01 Juil

Parigo #9 : la vignette Crit’air passe la seconde

Le 16 janvier dernier, Paris mettait en œuvre la toute première zone de circulation restreinte de France (ZCR). Six mois plus tard, l’heure n’est plus à la pédagogie : la chasse aux contrevenants est ouverte avec la légalisation, dès le 1er juillet, des amendes de 68€. Désormais les vignettes Crit’air n°5 ont interdiction de circuler dans la capitale.

Un véhicule francilien sur six est potentiellement concerné par les nouvelles interdictions : comment vont s’organiser les contrôles ? Quelles sont les prochaines étapes ? Ces voitures sont-elles devenues invendables ? Quelles conséquences pour le marché de l’occasion ? A quand le tour des vignettes n°4 ?

Paris n’est pas la seule grande ville à s’attaquer aux véhicules les plus polluants. 230 villes dans le monde en font de même. Avec quels résultats ? L’air y est-il meilleur ?

Parigo mène l’enquête.Bertrand Lambert @B_Lambert75

20 Mai

Parigo #4 : l’électrique s’invite en ville

A l’occasion du E grand prix de Formule E de Paris, Parigo s’intéresse à l’électromibilité, à deux ou à quatre roues. Que trouve t-on sous le capot de ces bolides 100% électriques, capables de passer de 0 à 100 km/h en 4 secondes ? Quels apports technologiques allons-nous retrouver demain dans nos voitures électriques ? Comment expliquer le succès des scooters électriques, à la location (avec les fameux 1000 scooters de Cityscoot) comme à l’achat ? Quelles perspectives pour l’autonomie des batteries ? Comment s’y prendre pour recharger son véhicule loin des grandes agglomérations ? Parigo vous dit tout :-)

Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Pour aller plus loin : #TPM4 : le boom de la voiture électrique, et si on roulait propre ?
► Sur une autre thématique : Parigo #3 : comment faire sauter les bouchons ?
► Sur le même thème : EXCLU : Cityscoot passe la vitesse supérieure et s’étend au nord de Paris

07 Mai

Parigo #2 : l’étonnant destin des gares oubliées de Paris

Longtemps délaissées, parfois tombées dans l’oubli, les anciennes gares de Paris, et notamment celles de la petite ceinture, reviennent pour la plupart à la vie. Elles changent d’usage et les idées ne manquent pas pour leur assigner une nouvelle place dans le paysage urbain. Parigo vous emmène en balade dans ce patrimoine architectural et industriel, venu du 19ème siècle.

La promenade passe aussi par la plus emblématique de toutes les anciennes gares parisiennes, la gare d’Orsay, devenue en 1984 le musée d’Orsay après 8 ans de travaux monumentaux. Ses visiteurs imaginent-ils vraiment qu’il y eut une gare dans ces salles d’exposition et que des milliers de voyageurs sont venus là pendant des décennies embarquer, dès 1900, dans des trains 100 % électriques, les tout premiers circulant à Paris ?

Mais il y a aussi la gare des Invalides ou l’on vient désormais pour prendre… l’avion.

L’ancienne gare de Charonne, dans le 20eme arrondissement, d’abord tranformée en café, et désormais devenue scène de concert et spectacles incontournable de la vie parisienne.

Les projets, aboutis ou en cours, comme à Massena, sont nombreux. Restaurants, lieux culturels, artistiques … quelle est la priorité de la SNCF en la matière : valoriser ou préserver ? A découvrir en fin d’émission… Bonne balade !

Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Sur un autre thème : Parigo#1 : transportez-moi sous l’oeil des caméras
► Pour aller plus loin : Le 22 avril, Transportez-moi devient… PARIGO !

08 Mar

Grand Paris des bus : les assurances de la mairie de Paris

CaptureSuite à mon post de vendredi dernier intitulé Grand Paris des Bus : vers un grand gâchis ?, Christophe Nadjowski, l’adjoint aux transports à la Maire de Paris, a tenu à répondre à certaines de mes interrogations (portées pour la plupart par les associations d’usagers, et notamment la FNAUT, très impliquée dans ce dossier complexe). Voici ses précisions :

  • sur la date de la mise en œuvre :
    L’échéance de mise en œuvre de la restructuration est bien septembre 2018. La Ville de Paris réalisera en 2017 et en 2018 les aménagements de voirie nécessaires pour mener à bien ce projet dans les temps, afin d’amplifier le programme qu’elle a initié en 2016 sur le trajet de la ligne 72. Il n’est pas question d’un report à 2019, et encore moins à l’automne 2019.
    interligne
  • sur l’interconnexion Paris – banlieue :
    12 prolongements seront réalisés en petite couronne, et 5 lignes de petite couronne seront prolongées vers Paris. C’est conséquent et inédit dans l’histoire du réseau parisien ! Pour la première fois, le réseau parisien va vraiment franchir les limites du périphérique, et plusieurs lignes seront prolongées jusqu’au futur métro Grand Paris Express.
    interligne
  • sur les nouvelles « traversantes » :
    Des aménagements de couloirs bus sont prévus pour chacune de ces lignes. Par exemple la rue de Belleville pour la ligne 20/53, l’avenue de Saint-Ouen pour la 21/81, l’avenue du Général Leclerc pour la 92/28
    interligne
  • sur les 3 lignes les plus chargées du réseau (62, 26, 60) :
    Nous demandons des renforts d’offre au Stif pour ces lignes Et en complément, comme annoncé lors des réunions de concertation, nous sommes prêts aussi à étudier dans le détail des aménagements pour améliorer le fonctionnement de ces lignes, comme la possibilité d’une mise à sens unique de la rue d’Alésia avec un couloir bus à contresens en approche du carrefour Victor et Hélène Basch.
    Continuer la lecture

03 Mar

Grand Paris des Bus : vers un grand gâchis ?

bus21Attention, révolution à venir ! Depuis plusieurs mois, la RATP, la ville de Paris et le STIF travaillent de concert à la restructuration du réseau de bus parisien. Il était temps puisque sa conception date de… 1947 ! Trop de bus dans le centre, pas assez en périphérie et près des nouveaux bassins d’emplois... le constat est partagé par tous, et depuis belle lurette. Mais les solutions proposées aujourd’hui ne semblent pas à la hauteur des enjeux.

Sans surprise, la concertation s’avère complexe. Elle est d’ailleurs loin d’être achevée. A tel point qu‘il est quasiment acquis que la mise en œuvre du nouveau plan bus ne pourra avoir lieu en septembre 2018, comme prévu initialement, mais plus sûrement à l’automne 2019. Pas de déclaration officielle à ce propos, mais des bruits de couloirs de plus en plus insistants. Après 70 ans d’inaction, nous ne sommes plus à un an près me direz-vous. Soit. Mais encore faut-il que les aménagements proposés répondent aux manques actuels et facilitent globalement l’usage du bus. Malheureusement ce n’est pas vraiment le cas.

Certes, le remaniement envisagé est conséquent :

  • 22 lignes fortement impactées, soit par fusion entre deux lignes (20+53, 21+81) soit par modification importante de leur desserte (24, 28, 30, 47, 48, 61, 65, 66, 67, 69, 72, 75, 83, 85, 86,87, 91, 92)
  • 20 lignes modifiées à la marge, localement
  • 1 ligne créée, à l’est : la 71, entre la porte de la Villette et la gare d’Austerlitz

Mais plusieurs problèmes sont peu, ou mal, traités :

  • l’interconnexion Paris – banlieue ne change guère : seules 7 lignes sont prolongées pour tisser du lien entre la capitale et sa proche banlieue (5 autres pourraient l’être aussi, mais aucune décision n’a été prise)
  • 3 « traversantes » – lignes structurantes circulant de porte à porte) sont créées par fusion/absorption (20-53, 21+81, 92 + partie sud 28) mais aucun aménagement de voirie n’est prévu pour faciliter la fluidité de ces nouvelles lignes
  • les 3 lignes les plus chargées du réseau (62, 26, 60) sont comme figées, alors qu’elle mériteraient au moins une réflexion sur leur saturation et leur régularité très inégale
  • le « bus des gares » n’est pas forcément une mauvaise idée en soi, mais la solution proposée – le prolongement du 91 vers les gares de l’Est et du Nord – semble peu pertinente d’autant plus que la gare de Bercy est toujours délibérément oubliée
  • la desserte des gares est censée être améliorée – et elle le sera sans doute – mais la modification de certains itinéraires va rendre fou bon nombre de touristes ou de banlieusards. Certaines lignes vont ainsi desservir une gare dans un sens mais… pas dans l’autre ! Ex : 21 (Saint-Lazare), 29 (gare de Lyon), 39 (gare de l’Est). Du grand n’importe quoi !
  • la lisibilité globale du réseau, déjà pas évidente, va encore prendre un coup : pour limiter l’engorgement de certains tronçons – politique nécessaire au rééquilibrage de l’offre – , il a été décidé de dévier certaines lignes et donc de leur faire faire une boucle, avec une forte dissociation des trajets aller/retour. Ex : 32, 39, 58, 67, 69, 75, 85. Comment voulez-vous que les voyageurs s’y retrouvent ?

Continuer la lecture

10 Fév

TPM#23 : les deux roues se croient-ils tout permis ?

Qui n’a jamais pesté contre un vélo ignorant un feu rouge, un scooter garé en plein milieu du trottoir, une moto roulant dans un couloir de bus... les deux roues semblent avoir oublié qu’ils n’étaient pas tout seul sur la route, notamment à Paris. Vous trouvez que j’exagère, voyez ce test, mené en 20 minutes, près de Balard, sans trucage : au final 14 infractions, soit une toutes les 90 secondes !
Pour aller plus loin, Transportez-moi met les pieds dans le plat et pose les questions qui fâchent. L’occasion également de faire le point sur l’expérimentation de l’inter-file sur le périphérique, pratique imposée par les motards et désormais encadrée.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

14 Jan

TPM#19 : Crit’air, une vignette pour un air meilleur ?

Verte, mauve, jaune, orange, marron ou grise, vous ne pourrez pas la manquer ! Elle est obligatoire à compter de ce lundi (le 16 janvier), et elle fait d’abord un détour par Transportez-moi : ses usages, les sanctions, les arnaques… on vous dit tout et on se pose aussi la question de son efficacité en terme de lutte contre la pollution. Depuis plusieurs jours, les lobbys sont à l’œuvre pour tenter de désinformer les franciliens : OUI la vignette Crit’air est bien OBLIGATOIRE dès lundi pour circuler ou stationner dans Paris, mais vous ne serez verbalisables (je l’avoue c’est assez pervers), en cas de défaut d’affichage, que dans quelques semaines : le décret est en cours d’écriture au ministère. En revanche, si vous tentez de rouler avec un véhicule d’avant 1997, vous risquez bel et bien 68 euros d’amende, même si la préfecture de police a annoncé une période de tolérance. Si vous voulez en avoir le cœur net, je vous conseille d’aller directement lire les décrets ici. Toujours est-il que malgré les critiques, cette vignette est déjà un succès : il s’en commande quotidiennement de 50 à 70.000 ! Si vous voulez la commander, attention aux arnaques, les infos ici.
Bertrand Lambert

► Sur le même thème : #TPM4 : le boom de la voiture électrique, et si on roulait propre ?
► Pour aller plus loin : #TPM3 : quelle place demain pour la voiture à Paris ?
► Sur le même thème : Quelques stats étonnantes sur la voiture à Paris…

04 Déc

TPM#13 : quel bilan pour le T3, 10 ans après ?

C’était il y a déjà dix ans, le 16 décembre 2006 : le tramway T3, sur le boulevard des Maréchaux, était inauguré avec fierté par le maire de Paris de l’époque, Bertrand Delanoë. Dix ans après, Transportez-moi fait le bilan de cette aventure. Côté trafic, c’est un succès presque inattendu : 150.000 personnes l’empruntent (sur sa partie originelle, au sud), c’est trois fois que pour le PC1, l’historique bus des maréchaux (51.000 voyageurs sur cette même portion, en 2006). Les voitures, quant à elles, ont pris la poudre d’escampette : -50% de trafic et -49% d’accidents. Spectaculaire. Les commerces sont revenus, les restaurants, les bars ont remplacé les garages et ont redonné vie à des quartiers jusqu’alors aspirateurs à voitures et sans âme.

Dans ce nouveau numéro de votre rendez-vous dédié aux transports, nous nous intéresserons aussi à l’histoire tumultueuse des tramways à Paris, entre amour et désamour : saviez vous qu’en 1937 les parisiens pensaient avoir dit adieu définitivement au tramway ? Qu’en 1927, 600 km de voies de tram étaient empruntées par 707 millions de voyageurs ? Qu’il y aujourd’hui plus de voyageurs (300.000) chaque jour sur le T3 (a&b) que sur le périphérique (270.000 voitures)? Paris est décidément pleine de surprise…

Nous ferons également un point sur le futur : le tramway fera t-il le tour de la capitale ? Rentrera t-il dans Paris ? Où en sont les travaux, dans le nord ? C’est parti pour 13 minutes d’images insolite, d’anecdotes et d’enquête.

Bertrand Lambert

► Sur le même thème : Quel prolongement à l’ouest pour le T3b ?
► Pour aller plus loin : L’extension du T3b a de l’amiante dans l’aile

29 Nov

Automobilistes parisiens : la vignette ou… la marche à pied

Voilà une nouvelle qui va encore faire bondir les associations d’automobilistes et, plus légitimement, ceux et celles qui travaillent en horaire décalé : à partir du 16 janvier prochain, les voitures circulant dans Paris devront obligatoirement afficher la couleur ! Faute de quoi, leur conducteur pourra – bientôt – être verbalisé (pour l’heure, ce n’est pas le cas, le décret est en cours d’écriture). Pour rouler, il faudra donc afficher sur son pare-brise l’une des six vignettes de couleurs différentes, selon le degré de pollution du véhicule, instaurées par le gouvernement. Voiture, moto, bus, camion, français ou immatriculé à l’étranger… tous les véhicules sont concernés, sans exception. Si jamais vous roulez avec une voiture « non autorisée » (c’est à dire trop vieille pour prétendre à une des 6 vignettes), vous risquez une amende de 68 € (135 € pour les poids lourds) : une période de tolérance a été annoncée, mais d’ici quelques semaines (mois ?), la police verbalisera, que vous rouliez ou que vous stationniez seulement dans la capitale.

Mais où trouver cette vignette me direz-vous ? Pour une fois, c’est assez simple, la demande se fait en quelques clics, en ligne, et vous recevrez le précieux sésame pour un coût de 4,18 euros, frais d’envoi inclus. Rien de scandaleux donc, surtout lorsqu’on se remémore le coût de la – vraie – vignette supprimée par Lionel Jospin à quelques mois de la présidentielle de 2002.

A partir du lundi 16 janvier, seuls les véhicules disposant de leur vignette pourront circuler dans la capitale, en semaine, de 8h à 20h (le week-end, pollution libre et autorisée pour tous). Les plus polluants, en effet, ne sont pas éligibles à la vignette (cf tableau ci dessous).

vignettesAutrement dit, si vous avez une voiture ou un utilitaire léger immatriculé avant le 1er janvier 1997, ou encore une moto immatriculée avant le 1er juin 1999, vous n’avez plus d’échappatoire : c’est métro ou marche à pied. De fait, la ville de Paris bannit déjà, depuis le 1er juillet 2016, ces différents véhicules, mais, jusqu’à présent, faute de volonté politique et d’outil de vérification simple, aucune sanction n’avait été prononcée contre les contrevenants, la Ville ayant opté pour une « période pédagogique. » C’est désormais bel et bien terminé. Tout contrevenant risquera une amende de 68 euros (135 euros pour un poids lourd).

L’objectif pour la municipalité est simple, favoriser la transition vers les véhicules zéro émissions (qui ont, par exemple, le droit de stationner gratuitement intramuros), moins bruyant et, surtout, moins polluant. Pour mémoire, les transports sont responsables de :

  • 66% des émissions de NOx (dans Paris, en 2010)
  • 56% des émissions de PM 10
  • 58% des émissions de PM 2,5 (les particules les plus fines)

Pour commander votre vignette, c’est ici que ça se passe, sur le site internet officiel : certificat-air.gouv.fr. 

Pour en savoir plus, Transportez-moi vous dit tout sur la vignette Crit’air et tente de savoir si ce type de mesure est efficace pour améliorer la qualité de l’air.

Bertrand Lambert

► Sur le même thème : TPM#9 : le stationnement version 2.0 arrive en ville
► Pour aller plus loin : #TPM3 : quelle place demain pour la voiture à Paris ?
► Sur le même thème : #TPM4 : le boom de la voiture électrique, et si on roulait propre ?

06 Nov

TPM#9 : le stationnement version 2.0 arrive en ville

Vous en avez marre de galérer pour vous garer ? Et si votre téléphone était LA solution pour ne plus tourner en rond à la recherche d’une place… comme 20% des voitures à Paris ! Cette semaine, Transportez-moi, l’émission, vous explique comment l’arrivée des outils numériques va vous faciliter la vie mais aussi vous contraindre à payer nos heures de stationnement.

Pour en savoir plus sur les trois applications testées :
Be Park : permet d’accéder à des places vacantes dans des parkings privés
Path to Park : géolocalisation des places libres. Cette application permet, grâce à de calculs statistiques de prédire et de localiser les zones de stationnement disponibles à proximité … et vous oriente pour y accéder !
Pay by phone : plus de monnaie ni de ticket : paiement direct via son portable

Bertrand Lambert

► Pour revoir TPM #3 consacrée à la place de la voiture à Paris, cliquez ici
► Pour revoir TPM #4 consacrée à la voiture électrique, cliquez ici