01 Avr

TPM#29 : quel bilan 9 mois après la piétonisation des berges de Seine ?

Neuf mois après le passage de la dernière voiture sur la voie Georges-Pompidou et à la veille de l’inauguration du parc des Rives de Seine, Anne Hidalgo répond en exclusivité à mes questions. Les Parisiens ont-ils réellement délaissé leur voiture ? L’évaporation attendue s’est-elle matérialisée ? Quels aménagements pour les quartiers les plus impactés ?

Pour Saint-Germain et les quais hauts, la maire de Paris fait, vous le verrez, des propositions concrètes. Elle se dit prête également à répondre positivement à la proposition de la région, favorable au développement des parkings relais aux portes de Paris.

A découvrir aussi, en avant-première, les derniers chiffres disponibles du trafic, à savoir une baisse globale du nombre de véhicules sur les quais hauts, les quais bas et le boulevard Saint-Germain (- 25 % en un an), mais une persistance des difficultés sur les axes de report. Sur les quais hauts, ce sont désormais 45.000 véhicules par jour, contre 30.000 il y a un an, soit une hausse de 50 %, ce qui entraîne plus de bruit (+ 4 db la nuit) et des difficultés de circulation (+ 3 à 7 min de plus pour parcourir les 3,3 km concernés).

Bertrand Lambert @B_Lambert75

06 Jan

Les Champs-Elysées rendus aux piétons une fois par mois

Bruno Levesque / IP3 Paris France 07 juin 2015 L' avenue des Champs Elysees exceptionnellement interdits aux voitures est rendue aux pietons ce dimanche de la Concorde à l'avenue George V. Un marche de producteurs locaux est installes sur les contre allees et un pique nique en famille est organise. (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree769118.jpg) [Photo via MaxPPP]L’idée a fait doucement son chemin, elle deviendra réalité cette année. Les Champs-Elysées vont être rendus aux piétons une fois par mois, dès le retour des beaux jours, « au printemps », sur le modèle de ce qui s’était fait lors de la journée sans voiture organisée le dimanche 27 septembre dernier. Ainsi en a décidé Anne Hidalgo, qui l’a annoncé aujourd’hui lors de ses vœux aux élus de la ville.

Une excellente nouvelle pour toutes celles et tous ceux, plusieurs dizaines (centaines ?) de milliers, qui avaient arpenté, le 27 septembre dernier, la plus célèbre avenue du monde sans avoir à subir la pollution sonore, visuelle et olfactive des voitures habituellement reines des lieux.

Lors de ses vœux, la maire de Paris a également promis d’élargir à l’ensemble de la capitale le périmètre de la prochaine édition de la journée sans voiture, prévue le dernier week-end de septembre, sans doute le 25 septembre. En 2015, les critiques avaient été nombreuses (et nous en faisions partie) pour dénoncer le manque d’ambition du périmètre retenu, faute d’accord de la part du préfet de police. Anne Hidalgo espère cette fois avoir les coudées franches : elle se bat depuis plusieurs mois pour desserrer le corset préfectoral qui comprime ses pouvoirs de maire et ainsi se passer de l’aval du préfet pour ce type d’opération (il faudra passer tout de même par une réforme législative).

Bertrand Lambert

► Sur le même thème : Journée sans voiture du 27/09/2015, de qui se moque t-on ?

16 Déc

Notre enquête : Bolloré, roi de Paris ?

Autolib’… c’est lui ! Le Bluetram en démonstration actuellement sur les Champs Elysées… c’est encore lui ! Le Bluebus, bientôt en circulation sur la ligne 341… c’est toujours lui… Depuis quelques années, l’industriel breton Vincent Bolloré a fait de Paris sa vitrine. Il est partout. Cette omniprésence interroge et irrite la concurrence, mais la capitale semble y trouver son compte. Rien, pourtant, ne prédestinait l’ami et fervent supporter de Nicolas Sarkozy à devenir le chouchou d’une ville gérée par la gauche.

Notre enquête, signée Bertrand Lambert, Muriel Demguilhem et Jean-Yves Blanc
Paris vitrine de l’industriel Vincent Bolloré

► Pour aller plus loin, notre analyse : Paris, plus que jamais vitrine industrielle de Bolloré
► Sur le même thème : le Bluetram parade sur les Champs Elysées – VIDEO

04 Nov

Paris, plus que jamais vitrine industrielle de Bolloré

bolloréC’est l’histoire d’un industriel qui a eu l’intelligence de faire de Paris sa vitrine industrielle et technologique. Et peu importe si cela sert les intérêts d’une famille politique qui n’est pas franchement la sienne. Et peu importe si le procédé est un peu gros pour passer inaperçu… Après avoir servi de crash test grandeur nature à Autolib’, Paris s’apprête à en faire de même, 4 ans plus tard, avec les premiers BlueBus et Bluetram.

Petit retour en arrière : lorsque Bertrand Delanoë décide de doter Paris d’un système innovant d’autopartage électrique, le sang de Vincent Bolloré ne fait qu’un tour : c’est pour lui ! L’industriel réalise très vite qu’Autolib’ est, pour son groupe, une chance inouïe : celle de pouvoir démontrer, au cœur de la capitale, au cœur du pouvoir, et même au cœur du Monde pourrait-on dire, la fiabilité de sa batterie et de sa technologie.

Nous sommes alors en décembre 2011, et face aux journalistes, Vincent Bolloré, qui a rarement sa langue dans sa poche, ne cache d’ailleurs rien de ses intentions : « nous allons démontrer les capacités de (nos) batteries électriques« , lesquelles vont subir, en étant utilisées une dizaine de fois par jour, « le pire des stress tests« . Pour être certain de décrocher le contrat, Bolloré met les formes… et surtout les moyens : humains (1500 embauches annoncées), technologiques et financiers (100 M d’euros d’investissement de départ). Peu importe qu’Autolib’ lui coûte annuellement plusieurs dizaines de millions d’euros, l’important est que tout le monde voit ses batteries fonctionner, et sa Bluecar rouler ! Continuer la lecture

19 Oct

Piétonisation XXL des berges : un moindre mal pour les automobilistes

Selon un rituel de communication désormais bien rôdé, c’est dans le JDD que la Maire de Paris a dévoilé les détails de son un plan de piétonisation des quais bas rive droite. Deux options étaient sur la table depuis plusieurs mois : la plus modeste envisageait une fermeture sur 1,5 km, de la Place du Châtelet au Pont de Sully. La seconde, plus ambitieuse, portait sur 3,3 km, entre le tunnel des Tuileries et le port de l’Arsenal.

quai longFinalement, c’est cette dernière option (cf infographie ci-contre) qui sera soumise au Conseil de Paris. La consultation menée auprès des Parisiens depuis juin a, semble t-il, conforté Anne Hidalgo dans ce qui était sa préférence depuis le départ, à savoir «  le scénario le plus large s’il est compatible avec une mobilité acceptable sur Paris » (conférence de presse du 5 mai). C’est aussi dans cette direction que poussaient les alliés verts de la maire PS, et notamment son adjoint chargé des transports, Christophe Najdovski.

quai

L’option retenue, avec le tronçon plus long, est d’autant plus logique pour Anne Hidalgo qu’elle est, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la plus favorable en terme de mobilité… y compris pour les voitures ! Continuer la lecture