06 Mar

TPM#25 : quel avenir pour le périphérique ?

Le périph’ sera-t-il un jour transformé en boulevard urbain ? Avec des pistes cyclables ? Sera-t-il couvert ? 44 ans après sa mise en service, le périphérique parisien est au cœur de nombreuses réflexions, à la fois menées par les politiques mais aussi par les urbanistes. Samedi 4 mars, Transportez-moi a mené l’enquête sur les projets en cours les plus fous imaginés par les uns et les autres. Savez-vous par exemple qu’un immeuble-pont avec 1.000 arbres allait bientôt être construit par-dessus le périphérique porte Maillot ? Depuis 10 ans, deux couvertures d’ampleur ont été réalisées : porte de Vanves et porte des Lilas. Pour quel bilan ? Transportez-moi se met également à la place des 1,2 million de personnes qui parcourent chaque jour tout ou partie de ses 35 km, et prend un peu de hauteur en allant ouvrir les fenêtres des 100.000 riverains qui vivent l’enfer 24h/24.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

30 Jan

TPM#21 : Transports sur la Seine… Sea Bubble se dévoile en avant première

Le transports fluvial est-il LA solution pour décongestionner Paris ? Transportez-moi lève l’ancre et mène l’enquête… Nous verrons que les Batobus, désormais accessibles pour 40 euros par an avec le passe Navigo, ne sont pas franchement adaptés à nos transports du quotidien, en termes de fréquence et de vitesse… A l’étranger et même ailleurs en France, à Bordeaux et à Nantes par exemple, le transport fluvial urbain a pourtant le vent en poupe, alors pourquoi pas chez nous ? La Seine deviendra t-elle un jour une nouvelle autoroute fluviale ? C’est en tout cas le rêve d’Alain Thébault, le célèbre navigateur qui a imaginé Sea Bubble, le taxi volant 100 % électrique à quatre places qui sera testé sur la Seine au printemps prochain. Il nous présente en avant première la toute première maquette de ce taxi flottant amené à concurrencer VTC et taxis.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Sur un autre thème : TPM#20 : Autolib’, un modèle dans l’impasse ?

23 Jan

Véhicules autonomes : revivez notre Facebook live !

Comme je vous l’annonçais en exclusivité la semaine dernière, les deux navettes autonomes testées par la RATP ont bien effectué leurs premiers tours de roue aujourd’hui sur le pont Charles-de-Gaulle, entre les gares d’Austerlitz et de Lyon.
On y était :-)
En notre compagnie : Elisabeth Borne, PDG de la RATP, Christophe Nadjowski, adjoint à la maire de Paris chargé des transports et Stéphane Beaudet, le vice-président de la Région en charge des transports.

Bertrand Lambert

► Pour aller plus loin : Navettes autonomes entre Austerlitz et gare de Lyon : c’est parti !

21 Jan

TPM#20 : Autolib’, un modèle dans l’impasse ?

Son succès populaire est indéniable : il se loue une Autolib’ toutes les 5 secondes ! Succès technique et technologique, Autolib’ s’avère pourtant un véritable gouffre financier, avec potentiellement 179 M€ de déficit d’ici 2023. Qui va payer ? Bolloré ? Les 97 communes adhérentes ? Les abonnés ? La publicité ? Pourquoi le nombre de locations diminue-t-il (-8 % en 2016) alors que le nombre d’abonnés, lui, s’envole (+30% en 2016). Comment expliquer ce paradoxe ? Le modèle d’exploitation d’Autolib’ est-il à revoir ? 5 ans après son lancement en fanfare à Paris, Transportez-moi mène l’enquête. Et pour la première fois, le maire de l’une des 97 municipalités adhérentes s’exprime face caméra : sa petite ville pourrait avoir à débourser 800.000 € pour éponger les dettes d’Autolib’ !Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Pour aller plus loin : Quand Autolib’ se transforme discrètement en panneau publicitaire à roulettes
► Sur le même thème : Notre enquête : Bolloré, roi de Paris ?
► Pour aller plus loin : Paris, plus que jamais vitrine industrielle de Bolloré

19 Jan

Navettes autonomes entre Austerlitz et gare de Lyon : c’est parti !

IMG_2840EXCLU – Il y a cinq mois, nous les avions découvertes avec curiosité lors d’une première démonstration sur les quais de Seine. Les petites navettes autonomes conçues par la start-up toulousaine EasyMile, associée au constructeur Ligier, font leur grand retour à Paris : dès lundi à 17h, vous pourrez monter à bord !

Leur trajet : les 207,75 m (soyons précis) du pont Charles de Gaulle, entre les gares de Lyon et d’Austerlitz. Les ultimes tests ont débuté aujourd’hui et vont durer trois jours. On aurait aimé que la navette aille vraiment d’une gare à l’autre, mais malheureusement le logiciel embarqué n’est pas capable aujourd’hui de franchir des carrefours et des intersections … du coup, les navettes permettront seulement de gagner un peu de temps, en ligne droite, dans l’espace fermé et sécurisé que représente le couloir de bus du pont (côté droit de la circulation), réquisitionné pour l’occasion.

La RATP a acquis deux navettes autonomes, pour un coût unitaire qui approcherait les 200.000 euros, soit plus ou moins le prix d’un bus dernière génération évidemment bien plus capacitaire. L’innovation a bien un prix ! Les deux véhicules sont 100% électriques, bardés d’informatique embarquée, de capteurs et de caméras, et peuvent transporter jusqu’à douze personnes (six assises, six debout -> cf vidéo ci-dessous). Le tout évidemment sans chauffeur et à une vitesse respectable de 20 km/h (les bus roulent en moyenne à 14 km/h dans la capitale).

Deux espaces de remisage (temporaires car amenés à être démontés ensuite) sont en cours de construction à chacune des extrémités du pont Charles de Gaulle, pour abriter – et sécuriser – les navettes la nuit.

Cette expérimentation, financée à 100% par la RATP, durera trois mois, jusqu’au 7 avril 2017, et ne coûtera rien aux usagers, puisque ces navettes seront gratuites.  Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Sur le même thème : TPM#15 : dans les coulisses de conception du train et du métro du futur
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14 Jan

TPM#19 : Crit’air, une vignette pour un air meilleur ?

Verte, mauve, jaune, orange, marron ou grise, vous ne pourrez pas la manquer ! Elle est obligatoire à compter de ce lundi (le 16 janvier), et elle fait d’abord un détour par Transportez-moi : ses usages, les sanctions, les arnaques… on vous dit tout et on se pose aussi la question de son efficacité en terme de lutte contre la pollution. Depuis plusieurs jours, les lobbys sont à l’œuvre pour tenter de désinformer les franciliens : OUI la vignette Crit’air est bien OBLIGATOIRE dès lundi pour circuler ou stationner dans Paris, mais vous ne serez verbalisables (je l’avoue c’est assez pervers), en cas de défaut d’affichage, que dans quelques semaines : le décret est en cours d’écriture au ministère. En revanche, si vous tentez de rouler avec un véhicule d’avant 1997, vous risquez bel et bien 68 euros d’amende, même si la préfecture de police a annoncé une période de tolérance. Si vous voulez en avoir le cœur net, je vous conseille d’aller directement lire les décrets ici. Toujours est-il que malgré les critiques, cette vignette est déjà un succès : il s’en commande quotidiennement de 50 à 70.000 ! Si vous voulez la commander, attention aux arnaques, les infos ici.
Bertrand Lambert

► Sur le même thème : #TPM4 : le boom de la voiture électrique, et si on roulait propre ?
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20 Nov

TPM#11 : demain, nous irons travailler en prenant … un téléphérique !

Longtemps, en France, l’image du téléphérique a été associée à la montagne et à la neige. Impossible d’évoquer la possibilité d’un téléphérique urbain sans que l’on vous rétorque qu’il n’y avait pas de pistes de ski en ville. Les peurs des riverains ou les contraintes liées aux monuments historiques ont ainsi conduit, il y a quelques années, à l’abandon des premiers projets franciliens, comme à Issy les Moulineaux et à Paris, entre les gares d’Austerlitz et de Lyon. Mais les temps ont bien changé : écologique, peu onéreux, rapide à mettre en place, souple, rapide… le téléphérique urbain est dans tous les esprits. Brest a lancé l’exploitation, ce week-end, du 1er de France, avec potentiellement 600.000 voyageurs annuels. Parallèlement, 13 projets à l’étude ou même en cours de réalisation en Ile de France. Et parmi eux, l’un, nommé « câble A » est définitivement lancé, les premiers travaux sont attendus pour la fin 2017, avec une mise en service en 2021. Transportez-moi, l’émission, diffusée le samedi 19 novembre, fait le point sur cette révolution.

Pour en savoir plus, allez sur le site de l’émission, cliquez ici.

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Bertrand Lambert

05 Sep

Des chèvres en gare … et des vraies !

Après les écrevisses et les poules exploitées – pour la bonne cause – sur une terrasse du siège parisien de la RATP, voilà que des chèvres sont appelées à la rescousse d’une gare SNCF ! Et ce sont bien des animaux, pas des voyageurs en déshérence, et donc énervés, comme ça peut parfois arriver…

chevreSi vous voyagez sur la ligne R du Transilien, au départ de Gare de Lyon, vous avez peut-être déjà aperçus, à Champagne-sur-Seine, trois chèvres des fossés (une espèce protégée en voie de disparition) destinées à débroussailler de manière écologique les abords de la gare. Cette expérimentation d’éco-pâturage, lancée discrètement cet été, est, semble t-il, déjà très appréciée par les agents SNCF, les voyageurs mais aussi par les riverains : il faut dire que ces nouveaux compagnons à 4 pattes font notoirement moins de bruit qu’une tondeuse !

Au-delà de l’aspect environnemental, cette initiative a également une portée sociétale puisque l’abri des chèvres a été réalisé par des travailleurs en insertion.

Bertrand Lambert

► Sur la même thématique : Sur le toit du siège de la RATP : 80 écrevisses, les seules à l’air libre de tout Paris (vidéo)

17 Juin

Les stations Autolib’ se parent de mystérieux atours métalliques

autolib vanves2Petite surprise hier à l’heure du déjeuner : un ouvrier installe autour de chacune des 6 bornes de recharge de l’une des stations de Vanves, dans les Hauts de Seine, une nouvelle protection métallique aux formes arrondies. L’idée est sans doute de protéger les bornes en cas de créneau douteux (il faut dire que les places sont plutôt ric rac) ou de marche arrière non maîtrisée, bref de consolider l’ensemble face aux dégradations volontaires (ou pas) subies ces derniers mois. Un peu comme les potelets installés sur certaines stations vélib’ pour renforcer la protection des stations les plus vandalisées.

Pour l’heure, impossible d’en savoir plus auprès du service de presse d’Autolib’ : cette station est-elle une exception, une expérimentation ou une première étape avant généralisation dans le reste du réseau ? Mystère, mystère. « Nous ne communiquons pas sur le sujet pour le moment » m’a t-on simplement répondu.

Bertrand Lambert

► Pour aller plus loin, notre analyse : Paris, plus que jamais vitrine industrielle de Bolloré
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16 Juin

Journée sans voiture du 25/09/2016 : périmètre élargi mais toujours autant de dérogations

On se souvient tous de la 1ere journée sans voiture du 27 septembre dernier : succès populaire indéniable, surtout sur les Champs-Elysées, mais aussi polémique à tous les étages : entre la mairie de Paris et la préfecture de police, entre pro et anti, entre cyclistes, piétons et automobilistes… avec comme sujet de discorde principal le périmètre de l’opération. Il faut dire que celui de la 1ere édition était peau de chagrin : pour schématiser, seul l’hyper centre ville était véritablement concerné. La faute, selon Anne Hidalgo, à la mauvaise volonté de la préfecture de police. Cette fois, la ville a su se montrer plus convaincante : le 25 septembre prochain, tous les arrondissements de la capitale seront concernés (au moins en partie), soit 650 km de chaussées. C’est 5 fois plus que l’an dernier ! 45% du territoire parisien intra-muros (environ 38 km2) sera au calme (la zone vert foncé), débarrassé de la pollution et du bruit des voitures. Miracle, nous entendrons de nouveau chanter les oiseaux sans avoir à tendre l’oreille et nous pourrons parler à notre voisin sans avoir besoin de hausser le ton. De quoi redécouvrir la ville tout autrement. Apaisée. Civilisée. Humaine. L’initiative est évidemment positive. Elle vise, comme l’an dernier, à sensibiliser les Parisiens à la nécessité de modifier leur comportement vis-à-vis de la voiture. Sauf que…

  • Le jour du Seigneur
    Organiser une journée sans voiture un dimanche, pourquoi pas, c’est bon pour le tourisme, ça permet de profiter de l’évènement en famille et d’éviter des embouteillages monstres en périphérie, mais ce n’est malheureusement pas ce jour là que les Parisiens ou banlieusards vont apprendre à penser autrement leur trajet domicile/travail, principal source de trafic routier dans Paris. On est donc encore loin du véritable moment pédagogique à destination des accrocs de l’auto souhaité par la ville.
  • Des dérogations à gogo
    Attention, « Journée sans voiture » ne veut pas dire « Paris sans voiture ». Comme l’an dernier, il y aura potentiellement des voitures en circulation partout, y compris dans les secteurs dits « piétons ». Ainsi, si vous habitez dans une zone a priori fermée aux voitures, vous aurez le droit de prendre votre véhicule comme bon vous semble. Les taxis (mais pas les VTC), les véhicules d’urgence, estafettes des commerçants (les marchés auront bien lieu ce jour là), camions de déménagement (ayant demandé une autorisation au préalable ici) ou encore, fort heureusement, les bus de la RATP (au contraire des cars de tourisme ou de type Ouibus qui seront bannis des zones piétonnes) pourront, eux aussi, circuler librement. Seule obligation, valable pour tout le monde : rouler au pas, à 20 km/h.
  • Une journée riquiqui
    11h-18h, soit 7 heures sans voiture, c’est ce qui s’appelle réduire une journée à sa portion congrue !


Pour rester positif, la deuxième édition est tout de même bien plus ambitieuse que la première, gageons que celle de 2017 sera encore plus radicale avec des quartiers entiers réellement piétons. Vivement Paris délivrée de l’emprise sonore et olfactive des moteurs à explosion !

Bertrand Lambert

► Pour se balader dans la carte interactive, cliquez ici.
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