19 Sep

Les hackers du groupe « Fancy Bears » publient de nouveaux dossiers confidentiels dont celui de Gauthier Grumier

Les dossiers confidentiels de 23 nouveaux athlètes ont été dévoilés par le groupe de pirates, des « Fancy Bears », qui ont fouillé dans les dossiers de l’Agence mondiale antidopage. Pour la première fois deux Français y figurent, dont le Nivernais Gauthier Grumier, double médaillé à Rio.grumier

 

Et une nouvelle fournée !  Les « Fancy Bears », un groupe de pirates informatiques anonymes ayant eu accès aux données de l’Agence mondiale antidopage (AMA), a révélé les données antidopage de 23 nouveaux athlètes. Au côté de l’Espagnol Rafael Nadal, du fondeur Mo Farah muli-médaillé, ou du nageur hongrois, Laszlo Cseh, on retrouve deux Français pour la première fois, le hurdler Dimitri Bascou, médaillé d’argent à Rio et l’escrimeur nivernais Gauthier Grumier.

Comme les précédents athlètes cités, ces derniers jours, tous ne sont évidemment pas dopés. Les hackers dévoilent juste leurs dossiers d’autorisations à usage thérapeutique (AUT). Les données proviennent de la base de données antidopage ADAMS, qui contient notamment les substances trouvées lors des contrôles antidopage et les certificats d’autorisation d’usage (AUT) permettant leur prise, et justifiant ainsi la non-disqualification des athlètes concernés.

Pour Gauthier Grumier, il s’agit d’une AUT datant de 2009 pour deux produits interdits. L’épéiste nivernais, double médaillé à Rio, a eu lui l’autorisation de prendre du betamethasone et du methylprednisolone en novembre 2009.

Dans un communiqué sur le site de la Fédération il réagit :  » Lors d’un repas avec l’équipe de France d’escrime à l’hôtel des championnats du monde d’Antalya, en 2009, j’ai ingéré un aliment contenant de la cacahuète par mégarde. Étant hautement allergique à ce genre d’aliment, s’en est suivi un choc anaphylactique violent. Les deux médicaments (methylprednisolone et betamethasone) m’ont été administrés pour me sauver la vie. J’en profite pour remercier une nouvelle fois le docteur Dominique Poux qui a su, dans l’urgence, me prodiguer les soins nécessaires et indispensables. Il s’agissait de justifier un traitement fait en urgence et entériné par les hautes instances médicales quand cette urgence s’est présentée. Il ne s’agit en aucun cas de dopage mais de soins médicaux.»
Ces sportifs sont censés bénéficier de médicaments pour se soigner et non améliorer de façon artificielle leurs performances. Mais ces hackers sèment insidieusement le doute.