26 Nov

Trois (non, quatre ) manières de partager sa voiture en Bretagne

Koolicar : la petite carte qui facilite les échanges entre pariculiers

Koolicar : la petite carte qui facilite les échanges entre particuliers

Il s’appelle Koolicar, et après Bordeaux, Cannes, Niort, Vincennes ou Versailles, ce service d’auto-partage inédit débarque à Lorient. Avec Koolicar, les particuliers mettent à la location leur véhicule, mais un boîtier appelée la « koolbox » dispense les loueurs de se rencontrer. Ce projet, qui fût expérimenté sous l’égide de l’Ademe à Bègles, dispense les arguments habituels pour l’auto-partage: la voiture est trop chère pour un français sur 5, le budget annuel avoisine les 5000 euros, et après tout, ai-je bien besoin d’un véhicule pour des déplacements essentiellement urbains?

Le point de différentiation, selon Koolicar, c’est qu’avec la carte magnétique dont sont équipés les abonnés, plus d’échanges de clés, et pas de contraintes pour un état des lieux ou un rendez-vous. l’emplacement exact de la voiture est indiqué par sms, et à la restitution, les nombre de kilomètres et les heures comptées également.

C’est donc une troisième manière de partager sa voiture, ou de s’en passer. Des services qui selon une journaliste de Rue89 qui a testé Koolicar, Citiz et Drivy, sont complémentaires, et qui existent également en Bretagne.

City Roul

Le boîtier de Koolicar à Lorient est identique, en tout cas dans ses fonctions, à celui de City Roul à Rennes. L’entreprise, gérée aujourd’hui par une SEM de Rennes Metropole, Citédia, propose depuis 2008 des véhicules en libre-service. Les seize emplacements dans la ville sont fixes, et l’on redépose le véhicule là où on l’a pris. Avec Koolicar, qui sinon fonctionne exactement de la même manière (y compris sur les tarifs), les emplacements des véhicules seront peut-être plus variés. J’ai été personnellement abonné deux ans (2011-2013), sans autre véhicule, et la disponibilité d’un véhicule relativement près de chez soi était problématique le week-end et le mercredi.

Drivy, ouicar, buzzcar et les autres

L’argument de l’auto-partage n’est pas passé à côté des web-entrepreneurs, dont les services sont légions sur la toile. Tous proposent la palette classique de l’intermédiation. Ils mettent en relation les particuliers, et fournissent contrat et assurance pour la location. Olivier Razemon, spécialiste transport au Monde, en a testé un. Et est arrivé in fine à son mariage au fond des bois. A Rennes, le moteur de recherche de Ouicar propose une cinquantaine d’annonce, une trentaine à Lorient. Pas besoin d’abonnement dans ses services, mais une relation de confiance doit s’installer avec le loueur.

Et bien sûr le covoiturage

Pour faire régulièrement Rennes-Paris, ou Rennes-Albertville (et oui), j’ai le sentiment que le co-voiturage est en train de s’imposer comme la solution d’auto-partage numéro 1 en France. En tout cas pour les trajets points à point. On trouve des covoit’ avec des étudiants ou de jeunes actifs, mais pas que. Les 40-55 ans, qui ne lâcheront pas leur sacrée voiture comme ça, se plaisent à agrémenter leur trajet (« sur les conseils de mon fils« ) tout en allégeant leur porte-monnaie.

 

 

24 Nov

Soyons Smart: toute une promesse

Steven Depolo via Flickr

Steven Depolo via Flickr

Smart, en anglais, veut dire « intelligent ». Les objets connectés « plus communicants qu’intelligents » a-t-on pu entendre récemment dans Softpower sont l’un des fer de lance de cette transformation de nos usages, notre économie, notre manière de produire, consommer, échanger. Aussi notre consommation d’énergie deviendra économe grâce aux smart grids, dans des villes elles-mêmes élevées au rang d’une smart-city, berceau d’entreprises innovantes, dynamiques, à taille humaine.

Cette intelligence ne peut se limiter à la sphère technologique, même si clouds, grids et web 2.0 web-cube nous aident beaucoup. D’où l’idée de ce blog. Soyons smart, comme un défi collectif à relever. Soyons suffisement smarts pour ne laisser personne sur le bord du chemin.

L’homme, ou disons les usages, sont pour une fois au centre de cette transition. Il doit adopter la domotique, faire bon usage, c’est le cas de le dire, des compteurs dits « intelligents » qu’ERDF -ou un concurrent- va lui installer au prix fort.

La transition énergétique, des transports fluides et économes, notre vie connectée met l’homme au coeur de l’action. Cette économie du « co » en est l’expression. L’auto-partage, la co-décision, la co-construction induisent des rapports sociaux différents.

La vraie révolution est peut-être là, mettant la révolution industrielle – qui a mis les hommes en compétition – dans notre rétroviseur. Smart, utilisé souvent dans notre français des Trente Glorieuses, est synonyme de « sympa », de « poli », de « sociable ». « J’suis smart » pourrions-nous chanter sur un air de Boris Vian.

C’est pour que les gens qui nous entourent ne soient pas dépossédés de cette promesse que ce blog existe. Pour être un -modeste- trait d’union entre cette transformation technologique, économique mais aussi sociale, et nos lecteurs.

Mais qui suis-je, pour vous dire tout ça ?

Ce blog est tenu par Stéphane Grammont, alias @stefsg sur Twitter, responsable des éditions numériques à France3 Bretagne. Depuis 2001, j’ai suivi l’actualité portant sur l’innovation, l’enseignement supérieur, les TIC, pour le JT, tout en développant l’activité numérique en parallèle.

A titre personnel, je suis vice-président de l’association rennaise BUG, agissant sur la transformation sociale via les questions numérique, co-fondatrice de la Cantine Numérique, du Fab Lab de Rennes et acteur de la French Tech Rennes.

 

 

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