26 Juin

Avec My-AIS, la plus petite balise de détresse au monde est rennaise

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La société rennaise Syrlinks a conçu la plus petite balise de détresse du monde, My-AIS, qui s’incorpore à un gilet de sauvetage ou un radeau de survie. Elle émet jusqu’à 10 milles des côtes.

C’est une collaboration entre avec l’IETR, l’Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes, et le fabriquant de gilets de sauvetage et de radeaux de survie lorientais Plastimo Marine, qui a permis à Syrlinks de concevoir My-Ais.

La balise est deux à quatre fois plus petite que ses concurrentes, déclenche automatiquement un signal de détresse dès qu’une personne tombe à l’eau, et fonctionne dans des zones situées de 5 à 10 milles des côtes, selon les conditions de mer. Elle peut alors être captée par des navires ou des stations de secours côtières.

My-AIS est de fabrication 100% bretonne et est commercialisée sous la marque SIMY du spécialiste des systèmes de communication sans fil et de géolocalisation pour des applications spatiales.

Syrlinks a notamment conçu des équipements utilisés pour la mission Rosetta et son robot Philae. La société rennaise collabore aujourd’hui au projet JUICE, qui a pour but d’étudier la composition des glaces des lunes de Jupiter.

30 Mai

Presse en ligne: devenons tous « fact checkeurs »

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Ceux qui se sont déjà fait piéger par une « fake news » diffusée sur les réseaux sociaux le savent : c’est très désagréable. Et dangereux pour la démocratie. Si des médias (dont France télévisions) réagissent pour faire la chasse aux fausses informations, idéal est que chaque lecteur soit un « fact checkeur ». Un MOOC existe pour se former à devenir perspicace.

On le sait, il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux sur internet, et plus généralement les réseaux sociaux. On l’a vu avec les élections américaine, puis française, les fake news prolifèrent en période électorale.

La « post-vérité », dont le principe est la distorsion de la réalité afin de convoquer l’émotionnel plus que le rationnel, fait aujourd’hui partie du jeu médiatique et politique. C’est peut-être même un cinquième pouvoir (ou cinquième colonne ?), tant le déploiement des stratégies par les uns et les autres, en général extrêmes, est sophistiqué.

Voyez comme Emmanuel Macron est devenu, à force de relais sur Facebook et Twitter, d’un extrait du documentaire « La stratégie du météore », de Paul Hurel, l’homme qui se lave les mains après avoir salué des ouvriers.

Il est d’abord intéressant de noter qu’une part de cette propagation naît d’un article, parodique celui-ci, du Gorafi.

On ‘la constaté, les « fake news » se partagent et se propagent plus vite que les informations sérieuses et vérifiées – comme en son temps la rumeur, ainsi cette dernière a très vite pris une ampleur telle qu’Emmanuel macron, durant une visite à l’usine Whirlpool, s’est fait prendre à partie sur ce thème.

Le site crosscheck, qui a disséqué cette fake comme de nombreuses autres, nous rappelle qu’en fait, si Emmanuel Macron se lave les mains dans ce documentaire, ce n’est pas parce qu’il sort d’une rencontre avec des ouvriers, mais d’une visite à un pêcheur d’anguille dans laquelle il avait mis la main à la pâte (pour la photo, on se rassure).

La réaction des médias

On estime que 25% des informations diffusées durant la campagne électorale étaient des « fake ». Une proportion à laquelle l’activité, coordonnée ou non, de la fachosphère, n’est pas étrangère.

Le site sus-mentionné, Crosscheck, est l’une des réaction de médias généralistes. le Monde, l’AFP, Rue 89 mais aussi Ouest-France ou The Guardian y mettent en commun leurs ressources pour vérifier et démonter des fakes: photos détournées, rééditées hors de leurs contexte, faux graphiques, affirmations trompeuses.

A mettre en favori également le site de la base de donnée établie par les Décodeurs, du Monde, Décodex. Elle vous permettra de savoir si le site qui diffuse une information est fiable ou pas.

Enfin, un certain nombre d’outils en ligne ou de réflexes peuvent vous permetre de mettre à l’épreuve vous-même l’authenticité d’une information ou d’un document. C’est pour former le lectorat à ces réflexes que France Télévisions, avec le Monde et Rue 89 ont créé un MOOC, « Tous Factcheckeurs ».

En six volets, il dresse la liste des bonnes pratiques à avoir face à cette désinformation galopante. Des pratiques salutaires également pour la confiance dans les réseaux sociaux, donc d’une certaine manière dans notre entourage.

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