23 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 23 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Lisbonne

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Le Portugal se rêve en nouveau paradis européen des start-up. Le choix en a surpris beaucoup. En quittant Dublin, siège de nombreux grands groupes américains en Europe, pour Lisbonne, le Web Summit, plus grande conférence tech européenne, n’est pas seulement allé vers la ville qui avait le plus envie de l’accueillir. Il a aussi mis en lumière un écosystème certes naissant, mais qui grandit vite. Près de 80 incubateurs à travers la ville, le premier, Startup Lisboa, a été créé il y a sept ans seulement, des exemples de réussite qui commencent à se multiplier (l’alternative au Google Play Store sur les marchés émergents Aptoide, l’outil de traduction Unbabel…), des financements à la hausse… (@EchosBusiness). A lire aussi : Le Portugal, nouvelle terre promise Depuis quelques années, le pays jouit d’une très grande popularité auprès des Français. S’ils viennent déjà y passer leurs vacances, ou y coulent une agréable retraite, ils sont de plus en plus nombreux à y travailler et à créer leur entreprise. (@LesEchos).

Pourquoi Lisbonne attire autant les start-up. La Web Summit a ouvert ses portes pour la première année à Lisbonne. Du 7 au 10 novembre 2016, plus de 2 000 start-up de la tech exposent leurs nouvelles solutions à tour de rôle. Parmi elles, plus de 200 start-up portugaises. L’écosystème entrepreneurial des villes comme Lisbonne, Porto ou Braga, se développe à vitesse grand V et attire les investisseurs étrangers. Clara Armand-Delille, fondatrice, agence de conseil en communication ThirdEyeMedia, nous dit pourquoi. D’une part, Lisbonne est très attractive pour quelqu’un qui souhaiterait ouvrir une nouvelle activité. La ville est un terreau fertile pour la prise de risque et l’entreprenariat. Dans les dernières années, un nouveau modèle de développement a été mis en place dans le pays, et Lisbonne a su démontrer des avantages comparatifs très nets en matière d’innovation et de connaissances. Le coût de la vie est bien moins élevé que dans la majorité des autres capitales européennes. En plus de cela, le système d’éducation portugais est de première catégorie, offrant un pool de talents très compétitifs, et parlant couramment l’anglais. Développeurs, experts en UX, designers… : le pays déborde d’une jeunesse ambitieuse, ultra-qualifiée, et multilingue. (@LUsineDigitale).

Lisbonne, hub pour les start-up. Voilà Lisbonne avec tous les buzz pour elle. Elle est en effervescence. « Elle attire les jeunes entrepreneurs qui ont l’impression de trouver ici un réel intérêt pour l’innovation et les structures dont ils ont besoin », souligne Laurent Marionnet, qui, depuis la Chambre de commerce luso-française de Lisbonne, observe la métamorphose. Les accélérateurs d’entreprises fleurissent dans les immeubles industriels reconvertis en espaces de co-working. « Les start-up pourraient s’installer partout à travers le monde, mais la ville a su jouer de ses atouts, pointe-t-il. Elle a pour elle une qualité de vie qui la convertit en paradis potentiel pour les jeunes entrepreneurs. » Le soleil, le charme de la ville, les locaux disponibles, le personnel qualifié, le coût de la vie et la proximité de spots de surf facilitent la création d’un écosystème favorable. (@LesEchos).

Sandra Ansanay : « Il ne faut plus compter intégrer immédiatement un incubateur » Sandra Ansanay est membre du collectif FrenchUpers, qui rassemble les entrepreneurs de Lisbonne. Quel est le rôle de FrenchUpers ? Notre but est d’aider les entrepreneurs ou les nouveaux arrivants à agrandir leur réseau social ou professionnel et de leur donner des informations pertinentes sur l’entrepreneuriat au Portugal. FrenchUpers est né en février 2016, lors d’un apéro informel, qui est devenu ensuite un rendez-vous mensuel pour rassembler les start-up, les free-lances, les passionnés d’innovation ou les entrepreneurs francophones. Nous étions une quinzaine lors de la première édition. Aujourd’hui, nous sommes une centaine aux rendez-vous et la communauté compte quelque 700 membres. (@LesEchos). A lire aussi : Installer sa start-up à Lisbonne : les conseils de Sandra Ansanay (@EchosBusiness)

Revue de liens : – Portugal, la nouvelle Silicon Valley ? Pas encore, mais le pays met les moyens ! (@LUsineDigitale) ; – Pourquoi les start-up se pressent au Web Summit de Lisbonne (@Challenges) ; – Lisbonne, capitale des geeks. (@strategies) ; – Web Summit 2016 : les 15 start-up qui s’envolent à Lisbonne avec Business France. (@LUsineDigitale) ; – Contre l’austérité, le Portugal a la recette (@LExpress).

#FuturEnSeine

Les intelligences au cœur de Futur en Seine. A l’occasion de la nouvelle édition de Futur en Seine, le festival mettra les intelligences à l’honneur. « En 2017, on pense Intelligence Artificielle. On ne peut pas passer à côté : nous sommes en train de vivre une sorte de répétition générale de ce qui se passera à l’avenir : nous assistons à la mise en place de ces nouvelles technologies, qui vont continuer à se développer », explique Hélène Allain, responsable de la programmation du Festival. L’occasion de s’y intéresser de près, de s’engager et de se positionner pour devenir acteur de ce qui est en train de se passer !  Eric Scherer, Directeur de la prospective chez France Télévisions et conseiller éditorial de Futur en Seine rappelle que c’est la première fois que l’humanité est confrontée à un tel choc : celui de vivre avec des intelligences qui lui sont extérieures. « Nous avons toujours eu à cœur de mettre ou remettre de l’humain dans la technologie. Cette année nous allons montrer comment vivre avec l’intelligence artificielle : il s’agira d’aborder les modes de co-production, de co-évolution Homme / machine ». A lire aussi : Futur en Seine, vivre avec de nouvelles intelligences  (@LADN_EU).

#Robot

Y a-t-il un robot dans l’avion ? Un bras robotisé a réussi à faire atterrir un Boeing 737 aux Etats-Unis. Le pilotage automatique des avions existe depuis des lustres. Mais les pilotes automatiques sont invisibles et immatériels car il s’agit d’ordinateurs intégrés aux systèmes de pilotage des appareils. Aux Etats-Unis, l’entreprise spécialisée Aurora et la Darpa, la direction des projets avancés de l’armée américaine (qui a inventé Internet) jouent à un autre jeu : piloter un avion « en vrai », comme le font les pilotes, grâce à un bras robotisé articulé tels que ceux que l’on trouve dans les usines. A lire aussi : Le robot qui apporte la bière, ce n’est pas pour tout de suite et Un robot pour venir en aide aux pompiers (@franceinfo).

Parlez-vous le robot ? Parlez-vous le robot ? Autrement dit le langage de la programmation en informatique. Si aligner des signes électro-cabalistiques sur l’écran de votre ordinateur vous rebute, alors pas de panique ! Les chercheurs américains de l’institut des technologies du Massachusetts ont mis au point un système dénommé C-Learn qui simplifie grandement le développement des systèmes d’intelligence artificielle. Jusqu’à présent une machine learning ou « d’apprentissage automatique » en français, est capable de recouper et de croiser des tonnes de données afin d’en retirer une information pertinente. L’idée du MIT est d’instruire les robots comme on le ferait en milieu scolaire en alternant travaux pratiques et cours théoriques. L’élève « électronique » regarde comment ça fonctionne et imite son professeur, puis l’enseignant délivre au robot les connaissances de base expliquant les principes sous-jacents de la manœuvre. (@RFI).

Un robot éducatif dans les classes. La robotique s’immisce de plus en plus dans notre quotidien. Grâce à Poppy, un robot éducatif, il est notamment possible d’apprendre à danser, en s’inspirant de ses mouvements. Ce robot est un assemblage de plastiques et de moteurs développé dans un centre de recherche de Bordeaux (Gironde). Ici, tout est conçu pour que l’humain puisse s’approprier la machine. Sous différentes formes, parfois très simplifiées, le projet Poppy est entré à l’école. Grâce à un langage particulièrement intuitif, il permet aux élèves d’apprendre la programmation informatique. Les premiers résultats sont très encourageants. Il était possible de retrouver Poppy dans un stand du salon  Innorobo à Paris, car le robot éducatif n’est pas un simple enjeu expérimental, c’est aujourd’hui un véritable sujet de société. (@franceinfo).

#RealiteVirtuelle

Pourquoi le monde de demain se regardera en réalité augmentée. De prime abord, ce prototype de Microsoft, plus lourd qu’il n’y paraît, enthousiasme peu. Pourtant, quand on l’enfile, c’est tout un monde qui s’ouvre. Un menu Windows apparaît dans les airs, flottant au milieu des tables et des chaises du bureau. Le bras tendu en avant, l’index mime un clic. L’hologramme d’une danseuse apparaît alors sur la table juste à gauche, et se met en mouvement. On peut se déplacer autour d’elle, l’image s’adapte parfaitement dans un effet trois dimensions, comme si la ballerine était réellement là. C’est magique… Et cette réalité augmentée n’est qu’un aperçu de ce que sera l’informatique de demain. (@OleMag).

#Sante

Santé connectée : un avenir gagnant-gagnant pour les professionnels et les patients. Les professionnels de santé se sont toujours adaptés aux évolutions des méthodes, des techniques et des pratiques de leur discipline au gré de l’avancée de la recherche médicale et au service d’une meilleure santé pour l’humanité. Nous vivons aujourd’hui dans un monde où la technologie est omniprésente dans notre quotidien et il n’est pas étonnant, notamment après l’avènement et le succès des objets connectés, que le secteur de la santé en soit impacté. La santé connectée se veut bénéfique et prometteuse tant au niveau préventif qu’au niveau du suivi d’un patient. Toute innovation technologique suscite des réactions positives que tout un chacun entend reconnaître mais qui déclenche également des craintes auxquelles il convient de répondre. La santé connectée n’est pas en reste et représente aujourd’hui un avenir prometteur, signe d’une nouvelle relation patient/médecin et d’une nouvelle façon d’appréhender sa santé pour les patients. (@frenchweb).

#Education

Révisez le bac avec YouTube ! Des professeurs aux youtubeurs, nombreux sont ceux qui proposent des vidéos spécifiques à l’approche de l’examen qui marque la fin du lycée. (@francebleu). A voir le guide de l’Etudiant avec une sélection de plusieurs chaînes aux contenus sérieux.

#Media

Brut, Explicite, Minute Buzz : le pari des médias 100% réseaux sociaux. Octobre 2016. Le monde des médias français est pris d’une secousse. L’un des poids lourds du divertissement sur le web francophone, MinuteBuzz, annonce sa décision de passer entièrement au média social. Il abandonne ainsi son site et ne produit et ne diffuse plus ses contenus que sur les plateformes sociales, Facebook et Twitter en tête. Une voie audacieuse, qui pourrait même sembler risquée pour les moins avertis, mais qui a déjà été tentée par le passé, mais pas en France. Ainsi, aux États-unis, des médias comme Now This ou AJ+, développé par Al Jazeera, ont fait ce mouvement respectivement en 2012 et 2014. Que produisent ces médias ? Des vidéos courtes, colorées, très dynamiques et explicatives avec des textes clairs et de la musique entraînante, profitant de la mise en avant de ces contenus opérés par Facebook. Ce n’est pas un mystère, Mark Zuckerberg destine son réseau social à devenir « video first ».  Les contenus de Now This et AJ+ sont principalement destinés aux millenials, cette cible marketing qui comprend les 18-35 ans, grands consommateurs d’informations via les applications mobiles. En quelques années seulement, ces médias sont devenus, des mastodontes, puisque AJ+ comptabilise un peu plus de 9.5 millions de fans sur sa page Facebook anglophone tandis que NowThis dépasse légèrement les 11 millions sur la même plateforme. (@InaGlobal).

#MediaSocial

Mort en direct, maltraitance, nudité… Ce que le « Guardian » révèle des méthodes de modération de Facebook. Vis ma vie de modérateur sur Facebook. Le Guardian révèle, dimanche 21 mai, les règles confidentielles qui régissent la modération sur le réseau social. Le quotidien britannique a eu accès à plus de 100 documents internes fixant la conduite à tenir face à certains types de contenus partagés par les 2 milliards d’utilisateurs, tels que des images violentes, allant du terrorisme à la pornographie en passant par le cannibalisme, des discours de haine ou encore des suicides en direct. Le groupe américain, régulièrement sous le feu des critiques aux Etats-Unis et en Europe pour sa politique de modération, emploie 4 500 modérateurs et prévoit d’en embaucher 3 000 de plus. Objectif : faire face à un volume de contenus toujours plus important. « Nous allons simplifier le signalement des problèmes, accélérer la réponse de nos équipes sur les publications qui ne respectent pas nos standards et faciliter le contact avec les autorités si quelqu’un a besoin d’aide », a réagi Monika Bickert, directrice de la politique des contenus de Facebook. De fait, les modérateurs ont « souvent dix secondes » pour prendre une décision, note le quotidien britannique. Voici une sélection, non exhaustive, de ce qui peut être publié ou de ce qui doit être censuré sur Facebook. (@franceinfo).

22 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 22 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Cinema

xComment Pixar a perdu la main. Pendant 15 ans, le studio d’animation était le meilleur de la planète. Ensuite, Disney l’a acheté. (@TheAtlantic).Crédit image : Zohar Lazar.

#IntelligenceArtificielle

Charles-Édouard Bouée: « Nous disposerons tous d’une intelligence artificielle portative ». Les enjeux de l’intelligence artificielle sont immenses. Le PDG du cabinet Roland Berger plaide pour une prise de conscience des États. Charles-Édouard Bouée observe depuis des années l’impact de la transformation numérique sur les entreprises et plus largement sur l’ensemble des citoyens. Dans son dernier ouvrage («La Chute de l’empire humain», avec François Roche, Grasset, 2017), il décrit comment l’intelligence artificielle va s’imposer dans nos vies. Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? Charles-Édouard Bouée : « En simplifiant, c’est la reproduction par la machine d’un cerveau humain. L’intelligence artificielle, c’est donc la capacité d’acquérir des connaissances, de raisonner, de décider et enfin, à un moment ou à un autre, de prendre conscience de sa propre existence. À ce stade, on parlera de singularité, l’intelligence artificielle devrait alors s’autodévelopper comme le cerveau humain, qui n’a jamais cessé d’évoluer depuis des milliers d’années. » (@Figaro_Economie).

Intelligence artificielle : hémisphères en surchauffe. La course aux armements de l’intelligence artificielle (IA) est lancée. Les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) et, moins connus, le «BAT» chinois (Baidu, Alibaba, Tencent) s’y sont engouffrés : ils investissent et rachètent des start-up à tour de bras, recrutent à prix d’or des chercheurs et multiplient les laboratoires de recherche. Mais ces géants restent généralement plutôt discrets sur leurs activités de R&D dans cette discipline devenue l’objet de tous les fantasmes. Tout récemment, Google et Facebook ont pris les devants dans leurs antennes parisiennes afin d’expliquer où ils allaient et ce qu’ils cherchaient en matière d’IA. Au moment où la France, dans la foulée des Etats-Unis, de la Chine ou encore de la Corée du Sud, vient de se doter d’un plan « France IA » avec une enveloppe globale de 1,5 milliard d’euros sur dix ans dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, les deux géants du numérique ont sorti de leurs labos leurs meilleurs chercheurs. Une opération de démystification afin d’exposer leurs applications nourries à l’IA qui tournent déjà sur des millions de machines sans que leurs utilisateurs le sachent et leur stratégie dans un domaine où même les plus puissants continuent de tâtonner. (@libe).

Tout va bien, l’intelligence artificielle se met au service de l’hypersurveillance. Entre l’objet connecté au service de la sécurité et l’outil de surveillance obsessionnelle, la frontière se brouille. Au travail comme à la maison, les caméras s’infiltrent toujours plus insidieusement, au risque de voir se rapprocher le scénario dystopique des « télécrans » de 1984. Derrière ces avancées technologiques inquiétantes œuvre l’intelligence artificielle. (@usbeketrica).

#Presse

Emmanuel Macron, journaliste de lui-même. Les journalistes politiques sont inquiets. Le nouveau président ne les aime pas. Il ne recherche ni leur compagnie ni leur avis, ne leur fait pas de confidences, ne les reçoit pas au Château ! Les soupçons de toute une profession, déjà échaudée par les cachotteries d’une campagne électorale parfaitement orchestrée, ont été confirmés jeudi 18 mai. Préparant le déplacement du président au Mali, l’Elysée a prétendu sélectionner les reporters invités à le suivre. Selon le service de presse de la présidence, il s’agissait de privilégier les spécialistes de l’Afrique et de la défense au détriment des chroniqueurs politiques parisiens… Cette prétention a provoqué la publication d’un appel solennel signé par la plupart des médias, dont L’Obs : « Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. » (@LObs).

#Information

La lutte contre les « fake news » passe-t-elle par une nouvelle infraction ? « Post-vérité », « fake news », « informations alternatives »… Après s’être invitées dans la campagne américaine et le référendum sur le Brexit, les rumeurs et informations erronées et trompeuses ont pollué la campagne présidentielle française jusqu’aux dernières heures précédant le vote du second tour. Cette échéance fut même marquée par un épisode inédit : la diffusion sur des réseaux sociaux d’ « informations » – dont de nombreux faux – provenant du piratage des comptes de messagerie de membres de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Manœuvre destinée à asseoir en vérité l’existence d’un compte off shore du favori des sondages, évoqué par sa rivale Marine Le Pen en plein débat télévisé pré-électoral ? Une enquête préliminaire pour divulgation de fausses nouvelles a été ouverte par le parquet de Paris. Les fausses nouvelles ne datent pas d’hier. Bien avant la littérature complotiste à visée antisémite, les discours politiques de l’Antiquité en étaient truffés. Selon Robert Darnton, directeur des bibliothèques de l’université américaine Harvard, c’est l’historien byzantin Procope de Césarée qui en aurait établi la tradition au VIe siècle, avec ses « anecdota », rumeurs et commérages toxiques sur la vie privée de l’empereur Justinien. La multiplication récente des sources d’informations a donné des ailes aux fake news qui utilisent désormais le tremplin des réseaux sociaux pour toucher une audience de plus en plus large et friande. Le contexte favorable de défiance des citoyens à l’égard des institutions les fait s’épanouir comme jamais. (@LePoint).

#Livre

Non, l’e-book n’est pas mort ! A écouter les professionnels de l’édition, le marché de l’ebook – qui a atteint 15% à 25% des ventes de livres aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et 10% en Europe continentale – plafonne, voire régresse depuis 2013. Mais la réalité est assez différente. Le livre électronique pourrait ainsi reprendre à son compte la savoureuse formule de Mark Twain : « Les rumeurs sur ma mort sont très exagérées ! » En effet, les chiffres généralement cités par la profession et repris par les grands médias sont partiels : ce sont ceux des « Big Five », les géants de l’édition américaine : Hachette Book Group, Harper Collins, Penguin, MacMillan, Penguin Random House et Simon&Schuster. Le groupe Hachette a ainsi détaillé pour Les Echos : « Entre 2015 et 2016, la part de marché de l’e-book aux Etats-Unis a baissé de 16% – dont -6% pour Hachette Book Group [filiale USA du groupe Hachette Livre, NDLR] – et a reculé de 19% au Royaume-Uni, dont -9% chez Hachette UK. » (@LObs).

#MediaSocial

Sur les réseaux sociaux : quand l’enfant devient un faire-valoir. Les rapports qu’entretiennent les parents avec leurs enfants sur Internet sont moins médiatisés et pourtant tout aussi préoccupants. Cas extrême : ce mois-ci, des parents américains ont perdu la garde de leurs enfants pour avoir posté une vidéo dégradante sur YouTube. On les voit mettre eux-mêmes de l’encre effaçable sur la moquette de leur appartement. Puis ils accusent leurs enfants à dessein. Cody, 9 ans, se défend comme il peut : « Je n’ai pas fait ça, je jure devant Dieu que je n’ai pas fait ça » (« I didn’t do that. I swear to God I didn’t do that. » Les parents continuent de le gronder lui et son frère. Ce n’est qu’après que Cody s’est mis à genoux, s’est effondré en larmes avec son frère, que le père et la mère leur dévoilent qu’il ne s’agissait que d’une blague (« prank » en anglais). Nombre de vues de la vidéo : plus de 2 millions ! (@LObs).

#Drone

L’ONU veut créer un système de suivi mondial des drones. La démocratisation des drones entraîne forcément des dérives ou des risques, comme en témoignent les plaintes au sujet d’abus en matière de surveillance notamment. Malgré les différentes législations adoptées depuis 2012, le problème persiste et pousse ainsi l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), dépendante de l’ONU, a prendre des mesures. Elle appelle de fait à la consultation publique des 191 États membres de l’ONU sur la création d’un système de suivi de drone civil, à l’occasion des 22 et 23 septembre prochains à Montréal. Ce projet devrait permettre, grâce à une base de données internationale consultable en temps réel, de connaître instantanément le propriétaire d’un drone, son modèle, sa position, son altitude, sa trajectoire mais également la localisation précise de la télécommande. (@Numerama).

#Univers

Tout l’univers en moins de 20 minutes. Tout le monde en conviendra : de la création de l’espace-temps à l’invention de l’imprimante 3D, il s’est passé un certain nombre de choses tout à fait intéressantes et même régulièrement passionnantes. Des choses qu’il faudrait une vie pour apprendre et comprendre. Ou du moins, jusqu’au coup de génie du vidéaste Bill Wurtz. Grâce à lui et à sa dernière vidéo, il est désormais possible de savoir absolument tout sur tout en moins de vingt minutes. Une sacrée gageure qui vous permettra de briller en société pour les quinze milliards d’années à venir. (@LeMonde).

#Ville

Faire de Casablanca une smart city, est-ce (vraiment) possible ? Casablanca a accueilli les 17 et 18 mai la seconde édition de la Smart City Expo. L’objectif de cette manifestation, qui s’inscrit dans l’agenda du Smart City Expo World Congress, est d’échanger autour de « solutions concrètes » devant accompagner la transformation de la ville. Son organisation a été confiée à la Société de développement local (SDL) Casablanca Events & Animation, sous la houlette de Fira de Barcelone. Le directeur général de la SDL, Mohamed Jouahri, revient sur l’importance de ce rendez-vous pour Casablanca et détaille la vision ambitieuse qu’il a pour la métropole qui, selon lui, sera quasiment transformée d’ici 2020. (@HuffPostMaroc).

#Cyberattaque

Cyberattaque WannaCry : « Ça fait près d’un an qu’on attendait ça », témoigne un expert israélien. Un événement d’une ampleur inédite, mais pas inattendu. C’est ainsi que l’Israélien Ilan Graicer, spécialiste reconnu en sécurité informatique, décrit la cyberattaque WannaCry qui a paralysé les ordinateurs de 200 000 particuliers, entreprises et institutions dans plus de 150 pays ces derniers jours. Interrogé par We Demain, cet homme, qui a dirigé pendant huit ans la recherche active de failles en cybersécurité au Centre Blavatnik de Tel Aviv, pointe une longue chaîne de responsabilités, du particulier à Microsoft en passant par la NSA. Pour comprendre ce qui s’est passé, introduit-il, il faut remonter à l’origine du problème, à savoir une faille de sécurité qui affecte les anciens systèmes d’exploitation Windows, à l’image de Windows XP : « Le problème, c’est que Windows XP n’est plus mis à jour par Microsoft, pour vous pousser à acheter les nouvelles versions, alors qu’il marche encore même s’il est vieux », accuse Ilan Graicer, pour qui Microsoft est clairement responsable. (@WeDemain).

#Piratage

En 2017, tous hackers ou tous hackés ? Pour lutter contre le tracking et le recueil de leurs données personnelles, de plus en plus d’internautes utilisent des technologies qui, il y a quelques années encore, étaient réservées aux pros de la sécurité informatique. Quelles conséquences pour les marques ? Exposé à deux jours du second tour de la présidentielle, le hacking des emails de la campagne d’Emmanuel Macron a fait pschitt : non seulement le candidat et ses proches communiquaient en privé par Telegram, l’application de messagerie ultra-sécurisée dont l’encryption résisterait même au FBI, mais l’équipe avait également réservé aux hackers des faux emails et mots de passe de messagerie pour les égarer et leur fournir de fausses informations. En d’autres termes, l’équipe de campagne avait fait le choix de ne pas opter pour une protection passive mais aussi de troller activement d’éventuels assaillants. (@AgenceSeenk).

21 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 21 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Segregation

x« Paye ton treillis« , un Tumblr contre le sexisme subi par les femmes militaires. « Envoyez juste les photos, pas les dossiers de recrutement. le seul critère, c’est que la demoiselle soit baisable. » Cette citation, attribuée à un chargé de recrutement d’un régiment de l’armée française, n’est qu’un exemple parmi d’autres du sexisme dont sont victimes les femmes militaires. Depuis février, plusieurs d’entre elles ont pu en témoigner, via le Tumblr « Paye ton treillis« , construit sur le même modèle que « Paye ta schnek »,. Elles y postent anonymement les remarques déplacées entendues sur leur physique, les réflexions sur la manière dont elles devraient « gérer leurs règles » et autres « vous les femmes, vous servez qu’à remonter le moral des troupes, en avant cul tendu ! » (@LExpress).

#Sante

L’explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans. Ils ont l’âge des premiers babillages, du cheval à bascule, des empilements de cubes… et déjà un smartphone à la main. Dans le train, en voiture, dans les salles d’attente, plus personne ne s’étonne de ces bambins plongés dans le téléphone portable de papa ou maman, tapotant l’écran tactile avec la même dextérité qu’un adulte. « Un enfant-écran », résume le Dr Anne-Lise Ducanda, un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de l’Essonne, un service public de la petite enfance. « En 2003, 35 enfants en difficulté m’étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l’Essonne, se souvient ce médecin. Depuis un an et demi, on m’en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d’en voir, j’ai fini par faire le lien avec leur consommation d’écrans. » Et, ajoute-t-elle, « je ne parle pas d’enfants qui regardent la télévision une heure par jour ! La plupart de ceux qui me sont adressés passent au moins six heures par jour devant des écrans. Certains n’arrivent pas à parler, à encastrer trois cubes ou encore à tenir leur crayon. Les troubles sont plus graves qu’il y a 15 ans et disparaissent dans la majorité des cas quand les parents arrivent à “déconnecter” leurs enfants. » (@Le_Figaro).

#Ville

Moins de feux pour une ville apaisée : l’expérimentation bordelaise. Bordeaux Métropole a voté, à la fin de 2015, la suppression de 300 feux tricolores d’ici à 2022. L’expérimentation en cours a pour objectif d’améliorer la sécurité, de fluidifier le trafic et de perfectionner l’usage de l’espace urbain. D’autres cités ont déjà testé et approuvé la démarche dans un souci d’apaiser la ville. « Nous n’avons pas besoin d’électronique pour faire du smart. » Sébastien Dabadie, directeur des infrastructures et des déplacements à Bordeaux Métropole, l’assène aujourd’hui haut et fort, preuve que la conception de la mobilité en ville a changé depuis les années 1980. « À cette période, les feux étaient la réponse à tout, à la vitesse, à la sécurité. Ils étaient synonymes de modernité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On constate aux feux des prises de vitesse en fin de vert et parfois une trop grande confiance du piéton dans la couleur du feu. Il y a quelques années, une analyse locale nous a permis d’aboutir à ce résultat : sur les 24 carrefours les plus accidentogènes, 23 étaient gérés par des feux. » A Lire aussi : Smart City Bordeaux 2017 : le programme dévoilé (@LaTribuneBdx).

La mobilité de demain conditionnée par l’offre de transports et l’appétence digitale des citoyens. Les premiers débats du Forum Smart City organisé le 18 mai à Bordeaux par @LaTribune étaient consacrés à la mobilité de demain. Lors de la table ronde, comment rendre la ville humaine et réinventer les liens de confiance entre les habitants, la gouvernance et les acteurs économiques, Bruno Marzloff, sociologue, fondateur du cabinet Chronos spécialisé dans les usages émergents dans les villes et les territoire explique : « Tout cela doit fortement raisonner avec la question d’une nouvelle définition de la smart city : pour moi, c’est la capacité de s’adapter de manière radicale à une nouvelle situation, d’assumer la rupture. Nous vivons dans une période de rupture, dans la mobilité c’est clair. Google est le premier acteur de la mobilité au monde, Amazon, le premier producteur de mobilité au monde, on peut aussi citer Uber ou Blablacar. Tous ont une caractéristique commune : ils se sont affranchis des règles du marché telles qu’elles existaient. Covoiturage, commande à distance, télétravail : les usagers aussi inventent. »

#Domotique

La maison connectée, un « cauchemar total en matière de sécurité ». L’entreprise de sécurité informatique Avast, basée à Prague, a mis en garde jeudi contre de possibles attaques contre les appareils électroménagers connectés à Internet, qualifiant les pirates ciblant les routeurs à domicile de menace majeure pour les consommateurs. « C’est une chose triviale à faire. Tout ce que l’utilisateur peut faire, c’est jeter le routeur et en installer un autre », a déclaré devant la presse le PDG d’Avast Vincent Steckler. De son côté, le directeur technique, Ondrej Vlcek, est allé jusqu’à qualifier de « cauchemar total en matière de sécurité » le fait que de plus en plus de consommateurs utilisent desvappareils connectés à Internet. Des téléviseurs, des systèmes audio, des machines à café tout comme des jouets figurent parmi les appareils vulnérables, selon lui. A lire aussi : Bienvenue dans la maison connectée (@LExpress).

#Agriculture

Sur Le Bon coin, 80 agriculteurs ont mis en vente leur exploitation pour 1 euro. Ils sont jeunes, exercent le métier d’exploitant agricole, et pour alerter l’État sur le malaise profond qui touche leur profession, ont décidé d’investir l’un des sites les plus fréquentés par les Français : Le Bon Coin. Le 11 mai dernier, 80 Jeunes agriculteurs de l’Allier ont mis en vente leur exploitation pour 1 euro avec…80 annonces différentes. Un prix essentiellement « symbolique », nous explique Geoffrey Rivaux, président de ce syndicat bourbonnais dont les adhérents sont tous âgés de moins de trente-cinq ans. « L’idée nous est venue lors d’un conseil d’administration. Nous ne voulions pas descendre dans la rue, avec le risque que la situation dégénère. Nous voulions une action positive. » Depuis leur mise en ligne, la très grande majorité des annonces ont été retirées du site, mais le but de Jeunes agriculteurs de l’Allier a été atteint : alerter l’opinion publique de la situation critique qu’ils vivent actuellement.  (@Figaro_Economie).

#LiensVagabonds

Qui est plus important pour notre avenir ? Les GAFA ou l’Etat ?. A retenir cette semaine : – Message aux journalistes politiques : c’est Google et autres GAFA qui bâtissent notre avenir, pas nos gouvernements ; technologie et politique, le grand chamboulement ; peut-être n’est-il pas judicieux de laisser toute l’innovation au privé ; – Pourquoi Amazon dévore le monde ; – Comment Google a transformé l’éducation US ; – Un futur président en IA ; – IA : tutoriel ; IA mode d’emploi ; liste d’outils d’IA à usage personnel IA en DIY. (@Metamedia).

#Gouvernance

Pour éviter que les GAFA ne modèlent notre futur, il faut investir dans la recherche. Un article du New York Times s’inquiète du pouvoir grandissant de Google, Facebook, Amazon, Microsoft et consorts dans le domaine de la recherche sur l’intelligence artificielle. Selon son auteur, le journaliste Farhad Manjoo, les Etats seraient en train de perdre de leur influence, et les conséquences pourraient être néfastes. Ce sont les GAFAM qui vont modeler notre futur, pas les gouvernements. Voici, en substance, la conclusion d’un article de l’auteur et journaliste Farhad Manjoo dans un article intitulé « C’est Google qui construit le futur, pas le gouvernement » publié par le New York Times. Son constat est simple : l’ensemble des technologies qui seront au centre de notre quotidien dans les années à venir se fondent sur l’intelligence artificielle. Et ce sont des entreprises privées, particulièrement les GAFAM, qui investissent massivement dans la recherche et le développement dans ce secteur. (@usbeketrica).

#MediaSocial

Twitter montre désormais à ses utilisateurs comment il les piste. C’est une nouvelle gamme d’outils que Twitter propose désormais à ses utilisateurs, en ce qui concerne leurs données personnelles. Dans une démarche que le réseau social qualifie, sur son blog, de « transparence », Twitter a commencé à déployer, mercredi 17 mai, quelques outils donnant plus de contrôle aux internautes sur les informations personnelles partagées avec des tiers, par exemple des annonceurs. (@Pixelsfr).

#Youtube

Youtubeurs et animateurs : ces ambassadeurs de marque. La notoriété absolue reste un vecteur de légitimité important aux yeux des consommateurs pour l’association à une marque. On observe que lorsqu’une personnalité a une forte crédibilité sur un secteur elle peut dépasser facilement les personnalités plus connues. Par exemple, sur la beauté, le loisir ou le gaming, on voit clairement la légitimité et la force des Youtubeurs sur ces industries y compris sur des cibles larges. L’étude se fonde sur 1200 répondants de 15-60 ans représentatifs de la population française 15-60 ans. (@LADN_EU).

#IntelligenceArtificielle

Numérique : Mounir Mahjoubi esquisse ses premiers chantiersMounir Mahjoubi a pris ses fonctions de secrétaire d’Etat au numérique jeudi 18 mai. A la différence de ses prédécesseurs, Christophe Sirugue, et Axelle Lemaire, l’ancien président du Conseil national du numérique sera rattaché au premier ministre, Edouard Philippe et non à Bercy. Raison officielle : le numérique est un sujet de transformation de la société, de l’économie et de l’administration. « Il faut donc être capable de passer à travers les murs », a lancé le tout jeune secrétaire d’Etat, qui souhaite « diffuser une méthode, une transformation »« Le numérique, c’est un mode de pensée, de travail », a-t-il dit avant d’énumérer les chantiers dont il compte s’emparer. (@LeMonde).

#Piratage

Vers la fin du piratage… et de l’Hadopi ? Créée en 2009, la haute autorité contre les téléchargements illégaux n’a pas éradiqué le piratage, qui représente encore un manque à gagner de 1,35 milliard d’euros en France. Mais la pédagogie et l’efficacité des offres payantes ont commencé à inverser la tendance, surtout dans la musique. (@LesEchos).

#Cinema

Cannes 2017 : six révolutions du cinéma mondial. À Cannes en 2017, un constat s’impose : le septième art est en train de muer à toute vitesse. Amazon devient un producteur « indé » de poids, les adultes se passionnent pour l’animation, les réalisateurs se sont emparés de la réalité virtuelle, les superhéros collectionnent les records, la Chine abrite les plus grands studios du monde, on peut désormais dîner dans les salles : six indices éclairants des révolutions en cours. A lire aussi : Cannes : le cinéma français choisit le pire moment pour résister au changement et Selon la SACD, la chronologie des médias est vulnérable juridiquement (@LesEchos).

20 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 20 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

x« L’intelligence artificielle va être un énorme tsunami ». « Il y a deux écoles. Ceux qui pensent que la machine aura tous les caractéristiques humaines. Les bonnes et les mauvaises… Elle sera cupide, voudra du pouvoir et asservir les autres. Et il y a ceux, les plus nombreux, qui pensent que la machine raisonnera par rapport à son propre empire. Elle voudra sécuriser son accès à l’énergie, la stocker et survivre. » (Charles-Édouard Bouée, président du cabinet de conseil Roland Berger). « Nous entrons dans l’âge des machines » et pour l’individu, le citoyen, le salarié, l’entreprise, l’État, cela sera une vague énorme. Dans un livre très didactique, « La Chute de l’empire humain », Charles-Édouard Bouée explique les défis qui nous attendent avec l’arrivée de l’intelligence artificielle « portative ». Selon lui, une IA consciente d’elle-même pourrait s’éveiller dans le courant de la décennie 2030. Et changer le monde… (@latribune).

Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Entretien avec Jean-Gabriel Ganascia. Travail, transports, vie quotidienne… L’intelligence artificielle embrasse aujourd’hui de nombreuses facettes de nos vies contemporaines. Un déferlement rapide qui cristallise espoirs et craintes. Celles-ci sont-elles fondées ? Comment lutter contre les idées reçues ? Entretien avec Jean-Gabriel Ganascia, président du comité d’éthique du CNRS et auteur de l’ouvrage « Le mythe de la Singularité – Faut-il craindre l’intelligence artificielle ? » (Seuil). (@Rslnmag).

Google réinvente ses produits à « l’ère de l’intelligence artificielle ». La firme de Mountain View a levé le voile mercredi soir sur une série de nouveautés à venir sur Gmail, Google Home ou encore Android. Elle a aussi fait un point sur les travaux en cours en matière de casques de réalité virtuelle. La conférence annuelle de Google bat son plein dans la Silicon Valley. Dédiée aux développeurs, elle permet néanmoins au grand public d’en apprendre davantage sur les projets en cours ou à venir de la firme de Mountain View. Le patron du géant américain, Sundar Pichai, a ainsi fait savoir mercredi que l’on assistait « à un nouveau basculement dans l’informatique, le passage de l’ère du mobile à l’ère de l’intelligence artificielle », qui contraignait Google à « ré-imaginer [ses] produits pour un monde permettant une interaction plus naturelle et fluide avec la technologie ». Retour sur les principales annonces de la conférence. (@LesEchos).

Séduire (et convaincre) l’intelligence artificielle. par Alexandre Thomas, directeur associé de Kantar Added Value France. Il n’y a aucun doute à avoir sur l’importance que prend le sujet de l’intelligence artificielle (IA) dans le «zeitgeist» (l’esprit du temps), l’inconscient et le conscient collectif, pour preuve l’évolution de la thématique dans les cinq dernières années, selon Google Trends: elle a triplé et ne semble pas prête de plafonner. L’intelligence artificielle va profondément transformer le paysage du marketing, en particulier opérationnel. Elle le fait même déjà. Le ciblage pourra être meilleur, les messages plus pertinents, le CRM plus efficace. Un certain nombre de tâches pourront être automatisées de façon… intelligente, et les humains pourront se concentrer sur les opérations à forte valeur ajoutée (pour encore quelques temps, tout du moins, avant que les machines ne prennent véritablement le contrôle, mais c’est là l’objet d’une autre tribune: #revenuuniversel ou #robotarmageddon?). En résumé, l’impact de l’IA est assez largement couvert et le paysage commence à progressivement se dessiner. Il y a toutefois un point sur lequel peu s’attardent jusqu’à présent et qui me semble assez fondamental: le fait que l’IA va entrer dans le quotidien des consommateurs, à quel point elle sera présente dans notre vie quotidienne et en quoi elle va bouleverser notre prise de décision. (@Strategies).

#Robot

Les robots compagnons au seuil de nos foyers. Il est tout mignon, vous reconnaît, joue avec les enfants, tient compagnie et surveille la maison en votre absence. Plus propre qu’un chien ou un chat, le robot domestique va très bientôt arriver dans votre foyer. Le premier animal numérique est attendu pour Noël. Conçu par la start-up parisienne Blue Frog Robotics et fabriqué en France, Buddy (copain, en anglais) est attendu pour Noël. C’est un petit robot souriant, tout en rondeurs, qui a une tablette à la place de la tête. « Si on veut faciliter l’interaction entre les humains et les machines, il faut créer de l’empathie », explique Rodolphe Hasselvander, le cofondateur de Blue Frog Electronics. « On a des assistants sur nos smartphones, on a des assistants vocaux (…), mais on voit qu’on ne s’en sert pas vraiment. Moi je suis technophile, mais je ne parle pas à mon smartphone ! » « A partir du moment où on crée du lien avec la machine, ça devient la meilleure plateforme vers votre environnement numérique », estime le papa du petit robot.  (@Figaro_Economie).

Et si demain le robot devenait souple ? Le salon Innorobo a ouvert ses portes pour trois jours à Paris. Y sera notamment évoquée lors des tables rondes la nouveauté en matière de robotique : le robot souple… L’image d’Epinal qu’on a du robot, c’est plutôt celle d’une boîte de conserve : mécanique en ferraille aux mouvements plutôt raides. Mais à l’ombre des laboratoires, sa physionomie est en train de changer. Des expérimentations ont lieu partout dans le monde pour lui déraidir les articulations A Pise en Italie, des chercheurs ont mis au point un robot poulpe à tentacules : Octobot de son petit nom. Pour bouger, il suffit qu’il déploie ces tentacules. Le plus fort avec lui, c’est qu’il n’a ni besoin de pile ni de batterie ni d’un fil qui le relie au courant… Pas un morceau d’électronique. C’est en interne, dans son organisme qu’ il produit le gaz qui lui permet d’avancer. (@franceinter).

#Emploi

Des robots pas si tueurs. Dans l’usine de piscines Desjoyaux de La Fouillouse, près de Saint-Etienne, d’énormes bras articulés jaunes manipulent les escaliers en polypropylène qui serviront à descendre doucement dans l’eau. Ces robots de marque Fanuc interviennent sur l’ensemble des lignes de production de l’usine et ont permis à l’entreprise familiale (180 employés, 82 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016) de s’en sortir lors de la crise financière entre 2008 et 2015 : «Nous avons traversé cette période terrible en investissant 50 millions d’euros, notamment dans ces robots qui nous ont rendus plus compétitifs et nous ont permis de baisser nos prix de revient. Grâce à eux, nous avons pu éviter de licencier et de délocaliser»,témoigne Jean-Louis Desjoyaux, le patron de cette PME stéphanoise. Une manière de répondre positivement, dans son cas, à cette question récurrente au moment où le salon Innorobo (16-18 mai) réunit la fine fleur du secteur à Paris : les robots vont-ils détruire des milliers de postes de travail ? (@libe).

#Droit

Droit de la robotique : « le robot demeure juridiquement un objet qui n’est pas responsable de ses actes ». Les robots et l’intelligence artificielle font beaucoup parler d’eux sur les questions de l’emploi, les services et la fiscalité. Mais qu’en est-il du point de vue du droit et quel est leur statut ? Entretien avec Rodolphe Gelin, directeur de la Recherche chez Softbank Robotics mère de NAO, Pepper et Roméo sur les robots et le droit. Pour lui et le directeur juridique Olivier Guilhem le robot demeure un objet sous la responsabilité et au service des Humains. (@humanite_fr).

#Transport

Une ville anglaise investit dans l’IA pour gérer ses feux de circulation et réduire les embouteillages. La ville de Milton Keynes au Royaume-Uni a décidé d’opter pour la circulation alternée à l’aide de l’intelligence artificielle. D’ici 2018, elle souhaite doter tous ses feux de circulation de cette technologie, adaptée au trafic en temps réel. Et si l’intelligence artificielle pouvait endiguer le problème des files d’attente interminables à l’heure de pointe sur la route ? Une ville britannique a décidé de tenter l’expérience, et prévoie d’équiper ses feux de circulation d’une IA pour réguler le trafic. Située en Angleterre, dans le comté du Buckinghamshire, la ville de Milton Keynes fait figure d’avant-gardiste à de multiples égards. Parfois surnommée la capitale énergétique du Royaume-Uni, Milton Keynes est réputée pour son architecture innovante. La ville devient à présent pionnière en matière d’installation et d’utilisation de feux « intelligents », pour lesquels elle a dépensé 3 millions de livres sterling. (@Numerama).

#Entreprise

Le coup d’accélérateur des grands groupes dans le financement des start-up. Comme un mantra, c’est à force de le répéter que c’est arrivé. Les grands groupes s’invitent de plus en plus dans les levées de fonds essentielles pour accompagner la très rapide croissance des start-up. C’est le principal enseignement du baromètre réalisé par KPMG lors des trois premiers mois de 2017, comme le souligne François Bloch, responsable du marché des entreprises de croissance chez KPMG : « La part des « corporate ventures » dans les levées de fonds augmente partout dans le monde, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Une tendance que j’ai pu constater sur le terrain lors des nombreuses opérations que j’ai accompagnées. J’étais très surpris de voir systématiquement des grands groupes dans la course des levées de fonds. » Selon lui, deux catégories se distinguent néanmoins encore dans les grandes entreprises. D’un côté, celles qui ont su s’adapter dans un environnement concurrentiel extrêmement fort et face à des sources de financement qui se multiplient. De l’autre, celles qui doivent encore améliorer leur process et qui n’ont pas mis en place les bons outils. (@EchosBusiness).

#Alimentation

Smart Food Paris souffle sa première bougie. Il ne sera resté qu’une petite heure, mais sa visite est une consécration. Jeudi 4 mai, Alain Ducasse, chef cuisinier français pluri-étoilé à la tête du groupe international homonyme, traversait le XXe arrondissement pour se rendre à Smart Food Paris, l’incubateur lancé par la mairie de la capitale pour promouvoir la FoodTech française. En explorant les locaux de ce petit hub de l’innovation alimentaire de l’Hexagone, il interrogeait les entrepreneurs en herbe, prodiguait ses conseils, proposait son aide, en incarnant ainsi l’intérêt que les startups de l’agroalimentaire suscitent de plus en plus chez les acteurs traditionnels. La venue d’Alain Ducasse était pour Smart Food Paris, qui avait révélé l’identité des poussins constituant sa première promotion le 9 juin 2016, aussi une manière de célébrer son premier anniversaire, temps de bilans et de nouveaux projets. La majorité des 20 startups qui pendant neuf mois ont bénéficié des services des équipes de Paris&Co, l’agence de développement économique et d’innovation qui pilote l’initiative, s’apprêtent en effet à prendre l’envol, en cédant leurs places à une nouvelle fournée. (@latribune).

#Media

Transition média, ou comment les marques se transforment en médias grâce au content marketing. Accompagner les marques dans leur transformation digitale et dans leur transformation média est un enjeu central du content marketing. Car quelle que soit la taille des organisations, les marques ont aujourd’hui l’opportunité de s’affranchir des intermédiaires pour devenir leur propre support média. Pendant les 3 minutes que vous consacrerez à la lecture de cet article, 1.500 heures de vidéos seront uploadées sur YouTube, 9 millions de nouveaux posts seront publiés sur Facebook, 4.200 nouveaux articles seront mis en ligne via WordPress. Ces chiffres illustrent bien l’ampleur du tsunami de contenu que nous vivons. Inéluctablement, ce raz-de-marée informationnel se heurte aux limites de notre réalité physique: les journées ne durant que 24 heures, notre temps disponible pour assimiler un flux d’information en constante augmentation manque. Dans ce paysage de plus en plus saturé, les marques doivent redoubler d’efforts et de moyens pour surnager au milieu de cet océan de contenu, pour développer leur notoriété, transmettre leurs messages et finalement augmenter leur chiffre d’affaires. (@Emarketing_fr).

#Cybersecurite

Les six techniques qui pourraient remplacer le mot de passe. D’ici cinq à dix ans, pour assurer (en partie) notre cybersécurité, nous n’aurons plus besoin de mémoriser un mot de passe complexe mêlant chiffres, lettres et caractères spéciaux. C’est notre corps qui servira de mot de passe. De l’empreinte digitale à la voix en passant par la fréquence cardiaque et la force de frappe, passons en revue les pistes à l’étude pour remplacer le mot de passe. (@usbeketrica).

19 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 19 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

xVingt-cinq projets qui prouvent que l’intelligence artificielle sera partout en 2027. Ces dix dernières années, l’intelligence artificielle a transformé le monde subtilement mais profondément. Mais cela n’a rien à voir avec ce qui nous attend dans la prochaine décennie au regard des innovations actuellement développées. La reconnaissance vocale intégrée à tous les smartphones n’était qu’un test. Dans les dix prochaines années, l’IA fera davantage de progrès que dans les 50 années passées. Avec des innovations rapidement applicables aux entreprises, à la politique et dans nos vies personnelles, l’influence de l’IA touchera bientôt à toutes les facettes de nos vies. Voici 25 innovations surprenantes qui prouvent que nos vies et notre société seront bientôt changées à jamais par l’intelligence artificielle. (@bymaddyness).

le meilleur partenaire dont un commercial puisse rêver. Tiffani Bova se souvient de ses débuts dans les ventes. Aujourd’hui évangéliste chez Salesforce en charge de l’innovation et la croissance de la clientèle, elle était lors de son premier poste commerciale chargée de vendre des solutions technologiques dans le milieu juridique. Dans une tribune publiée dans la version américaine du Huffington Post, elle se souvient de cette période où les commerciaux n’étaient pas assistés par la technologie : elle gérait ses contacts avec un carnet d’adresse Rolodex, son calendrier et une série de documents papiers. « Technologiquement, c’était une époque beaucoup plus simple, mais dans mon cas, plus simple signifiait plus de travail pour moi ». Tiffani Bova est tout sauf nostalgique de cette époque. Et d’expliquer qu’elle passait des heures à obtenir des leads, les entrer manuellement dans le système, passer des appels, laisser des messages, distribuer des cartes de visite, gérer le suivi de ses négociations… (@Actionco_fr).

Google va adapter ses produits à « l’ère de l’intelligence artificielle ». Le géant Google est en train de réinventer ses produits en les adaptant au «changement d’ère» de l’intelligence artificielle (IA) notamment via de nouvelles fonctionnalités de son application photo Google Lens, a affirmé son patron Sundar Pichai mercredi 17 mai. «Nous assistons à un nouveau basculement dans l’informatique: le passage de l’ère du mobile à l’ère de l’IA. Cela nous contraint à ré-imaginer nos produits pour un monde qui permet une interaction plus naturelle et fluide avec la technologie», a-t-il déclaré près du campus Google de Mountain View, en Californie. (@letemps).

Google I/O 2017 : Google passe en mode « AI first ». L’intelligence artificielle a la cote auprès des géants de la Tech américaine. Après Microsoft, qui a réaffirmé la semaine passée, lors de sa conférence annuelle «Build», son intention d’injecter de l’intelligence artificielle dans ses services pour accompagner les usages des développeurs, Google a dévoilé ses nouveautés dans le cadre de sa conférence Google I/O, qui s’est ouverte le 17 mai à Mountain View, au siège californien de l’entreprise. Au gré des annonces, une tendance claire s’est imposée : Google veut appliquer une couche d’intelligence artificielle à tous ses produits. En ouverture de la conférence, Sundar Pichai, le patron de Google, a d’ailleurs rappelé que la filiale d’Alphabet était passée d’une stratégie «mobile first» à une vision «AI first». En parallèle, Sundar Pichai a profité de l’occasion pour présenter les derniers chiffre de Google. A ce jour, le groupe américain revendique 800 millions d’utilisateurs actifs mensuels sur Google Drive et 500 millions d’utilisateurs de Google Photos, qui téléchargent 1,2 milliard de photos chaque jour. De plus, 2 milliards de personnes utilisent désormais un appareil Android. (@frenchweb). A lire aussi : Emojis, VR: ce qu’il faut retenir de la conférence annuelle de Google (@LExpress).

#Media

Pure-players : les plans de départ des vieux médias financent les nouveaux médias. Le paysage des sites indépendants d’information français témoigne d’une incroyable vitalité. Il y aura bientôt plus de pure-players en France que de personnes sachant ce que veut dire pure-player. Le Spiil, le syndicat du secteur, compte pas moins de 148 membres. On ne peut que se féliciter de cette profusion : un vent nouveau souffle sur le journalisme. Tout du moins en apparence. Car il en va des pure-players français comme des gouvernements de Macron : le renouvellement n’est que de façade. De nombreux pure-players (souvent les plus connus) ont été fondés par des anciens des grands médias. Liste non exhaustive. Tout se passe comme si la presse française avait trouvé le moyen de se régénérer par un mécanisme financier assez singulier. Les vieux journaux endettés versent de l’argent à leurs journalistes sous la forme d’un plan de départ ou d’une clause de cession dans le cas d’un rachat du média. Ces journalistes qui se retrouvent au chômage lancent alors leur journal en ligne. Les plans de départs et les clauses de cession dans la presse traditionnelle ont ainsi donné naissance aux médias indépendants les plus emblématiques: Mediapart, Rue89, Slate ou Les Jours. (@libe).

#Sondage

Législatives : comment bien lire un sondage. Les médias en raffolent mais le public s’en méfie. Qu’on les aime ou non, les sondages sont incontournables en période électorale et peuvent être riches en enseignements. Mais dans un flot d’études et d’enquêtes pas toujours très claires, difficile de s’y retrouver. Petit guide pour tirer le meilleur des sondages. Comme il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur, il y a le bon sondage et le mauvais sondage. Dans cet article, nous parlons d’enquêtes réalisées par des instituts spécialisés dans cette mission. Il ne faut donc pas leur donner la même valeur que les « questions du jour » que proposent de nombreux sites d’information. Leur fiabilité est tout à fait douteuse : possibilité de voter plusieurs fois, clic au hasard pour afficher le résultat, etc. De plus, ces sondages ne sont absolument pas représentatifs de la population française, puisque c’est en grande majorité le lectorat du média qui y répond. (@LesEchos).

#RealiteVirtuelle

OpenAI entraîne des robots en réalité virtuelle. OpenAI, l’association à but non lucratif cofondée par Elon Musk et Sam Altman pour « éviter que les technologies d’intelligence artificielle ne soient utilisées à mauvais escient », ne fait pas qu’étudier des scénarios hypothétiques. Elle y va aussi de ses propres efforts pour faire avancer ces technologies. L’organisation a révélé dans un communiqué de presse que ses chercheurs ont mis au point un système d’entraînement d’IA en réalité virtuelle. L’algorithme est baptisé « one-shot imitation learning », c’est à dire « apprentissage par imitation en une seule fois ». Pour faire simple, il permet à une machine d’apprendre à accomplir une tâche à partir d’un seul exemple fourni par un humain, même s’il n’utilise pas exactement la même solution pour y parvenir. La clé de cette approche est le fait que la démonstration est effectuée en réalité virtuelle. (@LUsineDigitale).

#Cinema

La réalité virtuelle anoblie par le Festival de Cannes 2017. Longtemps marginalisé à quelques expériences, le cinéma en réalité virtuelle a cependant aujourd’hui fait son trou et est en train de s’imposer comme un nouveau format à part entière. Le célèbre festival de Cannes fait, cette année, la part belle aux films immersifs en proposant, non seulement, un film VR de Alejandro Gonzalez Inarritu, dans sa sélection mais aussi en ouvrant un espace entièrement dédié à cette nouvelle forme d’art avec près de 80 films que le public pourra découvrir en chaussant un casque de réalité virtuelle. (@RFI).

#Internet

États-Unis : une course contre-la-montre pour défendre la neutralité du net. Promise par Obama, puis consacrée par l’administration en 2015, la neutralité du net est, depuis l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, plus que jamais menacée. Dans deux jours, la Commission fédérale des communications aux Etats-Unis (FCC) se prononcera en faveur ou non de son abrogation. Cela fait suite à la proposition de son dirigeant Ajit Pai. En avril dernier, celui-ci demandait ainsi de revenir sur le principe de neutralité du net, qui vise à garantir l’égalité de traitement de toutes les données sur internet par les fournisseurs d’accès (Free, Bouygues, SFR ou Orange), et interdit de rendre le débit plus rapide sur certains sites que sur d’autres. (@LExpress).

#Regulation

Réguler les Gafa, un serpent de mer au menu du gouvernement. La régulation des plates-formes Internet américaines : le sujet tient à coeur au nouveau président de la République. Il a même été, un temps, intégré à la loi Macron, avant d’en être retiré. Et, durant sa campagne, le candidat, pourtant longtemps associé par l’opinion publique à la plate-forme américaine Uber, a plusieurs fois évoqué la nécessité d’imposer de nouvelles obligations aux géants du Net, les Gafa. En cause, notamment : le déséquilibre entre les obligations de ces plates-formes mondiales et celles qui pèsent sur les créateurs, en France. Selon Emmanuel Macron, le poids pris par les Gafa a fragilisé la création. Son programme visait donc à « rétablir une concurrence équitable avec les grands acteurs numériques », pour que ceux-ci soient « soumis aux mêmes obligations, dans les pays où les oeuvres sont diffusées. » Il faudrait donc harmoniser le cadre fiscal des entreprises du numérique, afin de dégager de nouvelles sources de financement de la création. C’est ainsi que pourrait être financée, par exemple, l’une des idées de la campagne : la création d’un « pass culture » de 500 euros, offert à tous les jeunes le jour de leurs 18 ans, pour l’achat de biens culturels. Une mesure inspirée par l’initiative de Matteo Renzi, en Italie. (@LesEchos). A lire aussi : Mahjoubi veut un impôt « juste et équilibré » pour les géants d’Internet en Europe (@LExpress).

#Europe

Joëlle Toledano : « Bruxelles n’a pas les outils pour réguler le numérique » Nous sommes très en retard… Nous sommes dans des dynamiques économiques extrêmement rapides où les Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon), quand ils rentrent sur le marché, en prennent la quasi-totalité. Leur puissance économique atteint des niveaux inédits. Entre mi- 2015 et mi-2016, leur cash disponible s’est accru de 50 milliards de dollars, et il ne leur a ensuite fallu que trois trimestres pour générer 50 milliards de plus. Nos outils ne permettent pas d’encadrer les pouvoirs des nouveaux acteurs du numérique de façon à ce que les innovations qu’ils nous apportent soient bénéfiques à tous, favorisent la croissance et la productivité, tout en étant respectueuses de nos valeurs (protection des données personnelles, pluralisme, sécurité, etc.), et soumises à une fiscalité équitable. De toutes les procédures lancées par la Commission européenne contre Google, aucune n’a abouti. Pourquoi Google, soupçonné de pratiques anti-concurrentielles par la Commission depuis 2010, n’est-il toujours pas condamné ? L’incertitude juridique n’est pas acceptable pour l’ensemble de l’écosystème et profite évidemment aux puissants. En sept ans, la capitalisation de Google a triplé… (@LesEchos).

#Commerce

La France compte désormais plus de 4000 drives. Une étude du cabinet Nielsen, dévoilée à l’occasion de la conférence trimestrielle de la Fevad, révèle que la France compte aujourd’hui 4036 sites « drive » sur son territoire. Grâce à ce modèle inédit, l’Hexagone est parvenu à faire décoller les ventes alimentaires sur Internet, contrairement à d’autres pays voisins. Cette activité est aujourd’hui largement dominée par les acteurs traditionnels. Comment vont répondre les pure players à cette offensive ? (@LUsineDigitale).

#Livraison

Livraison par drones en France : Amazon franchit une nouvelle étape. « Un jour, voir des engins Prime Air sera aussi normal que voir des fourgons postaux sur les routes ». Amazon a annoncé, jeudi 19 mai, l’ouverture près de Paris d’un centre de développement de logiciels de gestion du trafic des drones. Basé à Clichy, dans les Hauts-de-Seine, ce centre doit héberger une douzaine de spécialistes logiciel, chargés de plancher sur un système de gestion du trafic sécurisé des drones qui viendra compléter le contrôle du trafic aérien existant, a précisé Amazon dans un communiqué. (@LExpress).

18 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 18 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Planete

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GoodPlanet : Yann Arthus-Bertrand replace l’écologie au cœur de Paris. Bienvenue à YABLand ! Ouverte samedi 13 mai, la fondation GoodPlanet de Yann Arthus Bertrand (YAB) est à l’image du travail de ce photographe : monumentale. Niché dans le domaine de Longchamp (Paris 16ème), un océan de verdure de 3,5 hectares, ce lieu se présente comme « le premier dédié à l’écologie et l’humanisme à Paris ». L’objectif vise à sensibiliser le grand public, notamment les scolaires, aux enjeux de l’environnement à travers des expositions, des projections, des conférences, des animations ou encore des ateliers pédagogiques. (@telerama). Légende image : Ecologie et humanisme : les deux valeurs au coeur du projet Yann Arthus Bertrand. Crédit photo : Humankind Production.

#CyberSecurite

« Le monde pourrait connaître un sabotage numérique grave ». « Le genre de choses qui pourrait vous empêcher de fermer l’œil la nuit. » C’est en ces termes que Rob Bertholee, le chef des services secrets néerlandais, a qualifié un potentiel sabotage d’infrastructures vitales devant plusieurs centaines d’experts et de représentants officiels. Ils se sont réunis à La Haye lors d’une conférence sur la cybersécurité. L’avertissement est intervenu alors qu’une cyberattaque internationale a fait plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays depuis vendredi 12 mai. « Les menaces de cyberattaques ne sont pas imaginaires, elles sont tout autour de nous », a assuré le directeur des services secrets lors de ce forum néerlandais. « A mon avis, nous pourrions être bien plus proches d’un acte grave de sabotage numérique que beaucoup de personnes ne le pensent. » (@latribune).

#CyberAttaque

« Entreprises, il faut être à jour sur les mises à jour de vos systèmes informatiques ! » Conclusion provisoire de la cyberattaque du vendredi 12 mai. Près de 210.000 machines ont été touchées, dans 150 pays. Un effet massif pour une attaque qui « n’est pas sophistiquée, expliquait le directeur général France de Kaspersky. « Si elle a pris une telle ampleur, c’est parce que les entreprises mettent du temps » à appliquer les mises à jour des logiciels qu’ils utilisent. (@Sciences_Avenir).

Cyberattaque mondiale : un nouveau virus détecté. Et si la cyberattaque géante du week-end dernier n’avait pas été isolée ? C’est ce que pensent des experts de cybersécurité, alors qu’un virus informatique exploitant les mêmes failles que le ransomware WannaCry apparu vendredi dernier s’est introduit dans plus de 200.000 ordinateurs et a fabriqué de la monnaie virtuelle. Ce virus a commencé à infecter des machines fin avril ou début mai. Il vient seulement d’être découvert car il ne bloquait pas les ordinateurs infectés. Il créait de la monnaie virtuelle sans paralyser les machines, contrairement au ransomware qui a frappé plus de 150 pays la semaine dernière. (@LesEchos). A lire aussi : Après WannaCry, voici Adylkuzz, nouvelle cyberattaque de grande ampleur (@LExpress).

Cyberattaque mondiale : les Shadow Brokers vont révéler de nouvelles failles. Vengeance ? Dans un communiqué à demi-compréhensible posté sur Steemit mercredi 17 mai, le groupe de hackers des Shadow Brokers dévoile son dernier projet. Celui de lancer, dès le mois de juin, un « service d’abonnement » des plus curieux. Comparé à un « club de dégustation de vin« , il permettrait de recevoir régulièrement des documents secrets concernant des archives de failles informatiques. Mises entre les mains de personnes mal intentionnées, celles-ci pourraient servir de point d’entrée pour diffuser des vers ou virus informatiques. Un « détail » qui ne semble en fait nullement inquiéter les Shadow Brokers. Ils assurent ainsi que l’usage qui sera fait des documents en question « ne regardera que [les abonnés]. »   (@LExpress).

Qui est derrière la cyberattaque mondiale ? La Corée du Nord ? La cyberattaque mondiale qui a paralysé des centaines de milliers d’entreprises et d’administrations depuis vendredi pose la question des responsabilités dans l’exploitation de failles de sécurité. Microsoft a confirmé, après beaucoup d’experts, que le logiciel connu sous le nom de « WannaCry » provenait de la NSA et a été rendu public en début d’année par une organisation nommée Shadow Brokers. Des chercheurs en sécurité informatique ont indiqué lundi 15 mai avoir découvert un lien potentiel entre la Corée du Nord et la cyberattaque mondiale qui frappe depuis vendredi des dizaines de milliers d’entreprises et d’administrations à travers le monde. (@latribune).

#IntelligenceArtificielle

Laurent Alexandre : « On va vers un véritable zoo d’intelligences à organiser ». Lors de la présentation de l’édition 2017 des conférences USI (Unexpected sources of inspiration), Laurent Alexandre a partagé sa réflexion sur l’intelligence artificielle et la façon dont elle redéfinit l’organisation de la société autour des capacités cognitives comme unité de valeur. Selon lui, il y aurait urgence à réformer l’école pour rendre les enfants… plus intelligents. Il explique : « Il ne faut pas avoir la naïveté de penser que nous allons vers une IA consciente d’elle-même. L’IA va rester con comme une bite ! Elle sera plus forte que l’homme pour conduire une voiture ou détecter et soigner un cancer mais ne sera pas de la même nature que l’intelligence humaine. Je la vois comme complémentaire plutôt que concurrente. » (@usbeketrica).

Des algorithmes basiques à l’intelligence artificielle forte, où allons-nous ? avec @dr_l_alexandre L’intelligence artificielle est le sujet tech du moment. Mais au milieu de beaucoup de non-sens, il est difficile d’y voir clair dans cette révolution. Souvent utilisée comme argument marketing par des startups ou des grands groupes, la révolution IA va bien au-delà est sera la révolution majeure de l’histoire de l’humanité. Laurent Alexandre en est convaincu. Vous avez peut-être vu son intervention au Sénat sur le sujet, visionnée plus d’un million de fois sur Facebook. Plus loin que cette intervention brillante, Laurent Alexandre explore le sujet depuis de nombreuses années à longueurs de livres passionnants et de conférences qui le sont tout autant. Ne vous attendez pas à une vision de futurologue le tête dans le cloud, tout cela est bien réel. Je vous emmène donc à la rencontre de Laurent Alexandre, à Bruxelles, pour 12 minutes passionnantes sur le passé, le présent, et surtout le futur de l’intelligence artificielle. Des algorithmes « à la papa » à l’intelligence artificielle consciente d’elle-même…

#Media

Médias et annonceurs : les chantiers de l’Intelligence artificielle. Il y a une prise de conscience générale, de la part de l’ensemble des médias : journaux, TV et autres. Le nouveau mur à l’entrée, c’est la maîtrise de la technologie. La digitalisation globale du secteur impose aux médias de maîtriser la grammaire de l’intelligence artificielle », affirme Bruno Patino, Directeur Editorial d’Arte. Cette prise de conscience dont parle Bruno Patino est liée à une « plateformisation » générale des médias, dont l’accès aux contenus est le fait d’algorithmes sur lesquels, bien souvent, ils n’ont pas la main. Dès lors, comprendre l’intelligence artificielle devient crucial pour être indépendant : il faut analyser ce qui se passe en distribution. (@LADN_EU).

#MediaSocial

Le Chinois Weibo dépasse Twitter en nombre d’utilisateurs. Le principal concurrent de Twitter en Chine, Weibo, a présenté des résultats à faire pâlir d’envie Jack Dorsey au premier trimestre 2017. La société a en effet affiché un chiffre d’affaires de 199,2 millions de dollars, en hausse de 67% comparé à la même période en 2016. En parallèle, son bénéfice, de 46,9 millions de dollars, a augmenté de 561% en l’espace d’un an. Pour la première fois depuis sa création, 3 ans après Twitter, Weibo a même dépassé le réseau social à l’oiseau bleu en nombre d’utilisateurs actifs par mois. La société dirigée par Gaofei Wang revendique en effet une communauté de 340 millions d’utilisateurs actifs par mois, en hausse de 30% par rapport à la même période en 2016, contre 328 millions d’utilisateurs actifs par mois pour Twitter. (@frenchweb).

#Cinema

La polémique Netflix à Cannes pose au moins deux questions essentielles : Quel rôle doit jouer le Festival de Cannes dans la représentation du cinéma mondial et comment la règlementation française peut-elle s’adapter aux nouveaux «acteurs» du marché, et aux nouveaux usages sans tomber dans la crise permaente ? (@slatefr). A lire : Cannes, tout comprendre de l’affaire Netflix (@Figaro_Culture).

Comment e-cinema.com veut imposer une alternative aux salles obscures. Sept cents films sortent tous les ans au cinéma, mais les Français en voient en moyenne 3,5. Et la plupart restent en salles à peine une ou deux semaines. Pour Frédéric Houzelle, fondateur du groupe de production Atlantis, numéro un en Europe, un constat s’impose : « Les Français aiment le cinéma, mais la plupart des films ne trouvent pas leur public. Il faut donc réinventer la manière dont on consomme le cinéma en prenant en compte les nouveaux usages numériques », indique-t-il. Parallèlement à l’ouverture du Festival de Cannes, l’entrepreneur présente donc sa solution : e-cinema.com, une nouvelle plateforme en VOD (vidéo à la demande). Ainsi à partir du 8 septembre, le site tentera d’imposer un nouveau rendez-vous aux cinéphiles: la sortie d’un film en VOD sur son site, chaque vendredi. E-cinema.com sera ainsi une offre alternative, permettant au public de voir davantage de films inédits, jamais sortis en salle mais de qualité cinéma, hors des salles obscures. (@latribune).

#JeuVideo

Barrière mise sur l’e-sport pour toucher les Millennials. L’e-sport continue de gagner du terrain en France. Le groupe Barrière, numéro un des casinos dans l’Hexagone, a annoncé la création d’un ensemble de compétitions de jeux-vidéo communautaires qui seront organisées dans les casinos du groupe. Baptisé le Barrière eSport Tour, l’événement prendra la forme d’un spectacle grand public ponctué par plusieurs animations, avec notamment des rencontres avec YouTubeurs populaires, des matches d’exhibition ou encore des dédicaces. (@frenchweb).

#Musique

Au Japon, le CD reste roi. Le marché japonais, où le téléchargement légal et le streaming commencent tout juste à prendre racine, est encore dominé par les ventes de formats physiques. En cause: le «Syndrome des Galapagos», un phénomène d’isolement marketing de l’archipel (@letemps).

17 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 17 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

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L’innovation ouverte va dévorer la mobilité – Entretien avec Gabriel Plassat. Grand architecte de la Fabrique des Mobilités, Gabriel Plassat est l’un des visionnaires et personnalités incontournables de la mobilité en France. En préparant le OuiShare Fest et les événements du Lab OuiShare / Chronos, Lire l’entretien sur @Ouishare Mag concernant les grands bouleversements de la mobilité, de Tesla, des nouveaux écosystèmes urbains, de la place des constructeurs européens et de ses projets. « La voiture autonome finalement, c’est la robotisation du conducteur. » (@paulrichardet). Crédit image : MTO « Doctor Robin » (avec l’aimable autorisation du MTO) A lire : Le film « Unpremeditated » du Street Artist MTO est un coup de poing. (@HuffPostArts).

#Sante

Médecine du futur : un diagnostic très prometteur. Le secteur de la santé amorce un nouveau virage déterminant, où nouvelles technologies et outils du numérique prennent une place toujours plus importante. Les innovations médicales se multiplient et le fourmillement des idées des chercheurs à travers le monde se révèle colossal. Alors que les nanotechnologies vont permettre de révolutionner l’administration médicamenteuse, que la réalité virtuelle prend ses marques dans la neurochirurgie, ou encore que les systèmes de diagnostic portable sont de plus en plus performants, gros plan sur quelques-uns des secteurs les plus prometteurs de la médecine de demain. (@LesClesDeDemain).

#Entreprise

Les « Chief Philosophy Officers » débarquent dans la Silicon Valley. Questionner la notion de succès auprès des entrepreneurs de la Silicon Valley, une folie ? À en croire Quartz, il y en a, en tout cas, qui essaient. Le pure-player d’information fait en effet état d’une « petite bande » de philosophes pratiques qui entrent progressivement dans le monde des affaires, en particulier dans la Silicon Valley, où les cadres locaux les engagent comme des sortes de « Chief Philosophy Officers ».Leur audience est encore limitée (quoique « intensément loyale », note Quartz), mais ces philosophes peuvent par exemple monter des groupes de lecture autour du stoïcisme, courant cité comme étant très en vogue, ou bien définir chaque termes de questions plus précises, de l’universel « Comment vivre une vie bonne ? » au plus local « Que devrait construire ma start-up ? ». (@RslnMag).

#Cyberattaque

La responsabilité des États dans la prolifération des cyberattaques. Des interventions médicales reportées dans plusieurs hôpitaux de Grande-Bretagne, une usine Renault à l’arrêt en France, et des dizaines de millions d’euros d’investissements nécessaires pour remettre d’aplomb le parc informatique des sociétés touchées. Le virus informatique WannaCry, qui a frappé plus de 250.000 ordinateurs en un temps record le week-end dernier, démontre que la cybercriminalité est passée à une échelle industrielle et affecte désormais toute l’économie. Le virus, l’un des plus ravageurs récemment entrés en circulation, aurait été beaucoup moins performant sans l’appui involontaire des services de renseignement américains. Des chercheurs travaillant pour la NSA, l’agence en charge du renseignement extérieur, sont soupçonnés d’avoir identifié, il y a plusieurs mois, la faille de sécurité sur laquelle repose WannaCry. Leur découverte a ensuite été dérobée par des pirates, peut-être liés à la Russie, puis réutilisée par un autre groupe de cybercriminels pour créer leur virus.  (@FigaroVox).

Cyberattaque mondiale : décryptage. Pour mieux comprendre l’ampleur de cette cyberattaque et les enjeux de la cybercriminalité grandissante, @franceculture reçoit Daniel Glazman, programmateur, il dirige une entreprise de logiciels high-tech et est un des rares français à avoir co-présidé pendant 7 ans un groupe international de normalisation du Web. Et Nicolas Arpagian, coordonnateur d’enseignements à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), vous y dirigez le cycle « Sécurité numérique ». Vous êtes l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Que-sais-je ?” La Cybersécurité (2010) et La cyberguerre : la guerre numérique a commencé (2009).

#Musique

Le format MP3, obsolète, prend sa retraite (enfin presque). A l’âge de 30 ans, le MP3 tire sa révérence. Ce format audio, inventé par un institut allemand, le Fraunhofer Institute for Integrated Circuits IIS, en 1987, a vu ses brevets expirer le 23 avril, raconte le site Numerama, lundi 15 mai. Aujourd’hui dépassé, le MP3 a permis de réduire considérablement la taille des fichiers audio, afin de faciliter leur stockage sur des CD vierges ou dans les ordinateurs. « La plupart des services multimédias à la pointe de la technologie, tels que le streaming ou la retransmission radio et TV utilisent des codes ISO-MPEG modernes tels que l’AAC ou le futur MPEG-H », explique l’institut sur son site internet, pointant le caractère désuet du célèbre format. « Ils peuvent fournir plus de fonctionnalités et une qualité audio plus élevée à des débits binaires bien plus bas que ceux du MP3. » (@franceinfo).

#StreetArt

Dans l’Instagram d’Ella & Pitr, les géants invisibles du street art. Dans le grand barnum du street art, où Banksy sort de terre un parc d’attraction et JR fait disparaître la pyramide du Louvre, Ella & Pitr ont gravé leur nom au palmarès en peignant la plus grande œuvre du monde : 20 000 m2. Un record bien bling bling, pour un tandem qui ne l’est pas du tout, cultivant la discrétion jusqu’à dissimuler ses œuvres au regard, en les peignant à l’horizontale sur des toits. Un beau paradoxe qui est le cœur du travail du couple, à la scène comme à la ville, qui en définit les contours en survolant les photos souvenirs de son compte Instagram. Même si Ella prévient : « On est discret sur le web, car on n’apprécie pas trop le rythme effréné imposé par les réseaux sociaux où ils faut poster, poster, poster tellement souvent, qu’au bout d’un moment, ça aveugle complètement. » (@telerama).

#Energie

Comment vendre son surplus d’énergie produite à son voisin grâce à la blockchain. Depuis 2016, une société new-yorkaise a construit une place de marché communautaire et un système de transactions de pair-à-pair basé sur la blockchain, pour permettre aux possesseurs de panneaux solaires de revendre le surplus d’énergie produite aux membres de leur communauté locale. Petite ou grande révolution ? Le point avec la MIT Technology Review. (@RslnMag).

#DroitsDAuteur

La blockchain pour gérer le droit d’auteur des contenus numériques. La société Mediachain vient de s’allier à Spotify pour gérer et sécuriser les contenus numériques de la plateforme de streaming musical en utilisant la blockchain. (@latelier).

#Blockchain

La révolution Blockchain va-t-elle vraiment advenir ? Une nouvelle génération de blockchains arrive à maturité. Cette fois ça y est, la révolution promise pourrait bel et bien advenir. Ethereum, la vedette de ces nouvelles blockchains, permettrait enfin de se passer d’intermédiaire pour échanger entre pairs, en toute transparence et sécurité, et de réinventer ainsi la démocratie et l’économie. L’ubérisation sans Uber. Ethereum séduit d’ailleurs déjà les artistes, les banques et les assurances. À l’occasion de la parution du livre Big Bang Blockchain, La seconde révolution d’Internet (Tallandier), du journaliste Stéphane Loignon, faisons le point sur les promesses et fantasmes de cette technologie. (@usbeketrica).

#Media

Comment la presse écrite est plagiée. Fragile, angoissée, menacée dans son existence même, la presse écrite peut trouver une amère consolation dans ce petit fait : elle est continûment plagiée par la machinerie audiovisuelle. Mieux, c’est le journalisme écrit qui, en réalité, fournit quotidiennement et gratuitement à la radio-télé comme à Internet l’essentiel de leur matière première. Les animateurs et les humoristes parlent principalement de ce qu’ils ont parcouru la veille, ou chipé le matin même, par-dessus l’épaule de leur voisin. Pour toutes les émissions d’humour, c’est flagrant. Elles s’organisent autour d’une mise en ondes rigolote de ce qu’on a piraté dans les quotidiens et les hebdomadaires. Mais quantité d’émissions « sérieuses » ne procèdent pas autrement. On a lu, on a consulté Wikipédia, on récite et on colle là-dessus un « point de vue » personnel. Ainsi l’audiovisuel devient-il un appareil médiatique au second degré, tout occupé à cet exercice paresseux qu’on pourrait appeler l’homélie médiatique. Au sens strict, l’homélie (du grec homilia : réunion) consiste en un commentaire collectif qui reprend et interprète sans fin une source originelle. L’homélie n’est pas seulement une célébration, elle prétend à la transmission solennelle d’un message dont l’origine exacte est quelquefois perdue, mais qui continue d’être, de proche en proche, pieusement récité. Or l’homélie entraîne quelques inconvénients fâcheux. (@teleobs).

#Technologie

La technologie de reconnaissance faciale connaît un vif succès en Chine. Elle s’appelle Face++ et connaît un développement foudroyant en Chine. Basée à Pékin, la start-up pèse désormais de l’ordre du milliard de dollars. La clé de son succès ? Une technologie de reconnaissance faciale. La Chine en est friante aussi bien à des fins policières que commerciales. La technologie de Face++ est utilisée dans plusieurs applications mobiles telles que Alipay, la solution de paiement développée par Alibaba comptant plus de 120 millions de personnes en Chine, ou encore pour pouvoir payer en toute sécurité son Didi, le Uber chinois. Quant au célèbre moteur de recherche Baidu, il développe un système pour permettre aux voyageurs de prendre un billet de train (ils sont nominatifs en Chine) en se faisant scanner son visage. (@LesEchos).

#Espace

Comment construire un village lunaire avec une imprimante 3D. L’Agence spatiale européenne (ESA) souhaite construire un « village lunaire » international dans les années 2020, pour des missions scientifiques, l’exploitation minière, le tourisme spatial… Et vient tout juste de montrer que les ressources locales et des technologies automatisées peuvent être mobilisées à cette fin. Les scientifiques du projet Regolight ont prouvé, en effet, que des matériaux très résistants pourraient être fabriqués à partir des poussières très fines présentes à la surface de Lune, le régolithe… assemblées en briques grâce à une sorte d’imprimante 3D ! (@Sciences_Avenir).

16 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 16 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Presidentielle2017

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Nicolas Vanderbiest : « Sur les réseaux sociaux, 2017 a été la campagne du faux ». Fake news, astroturfing, #MacronLeaks… Quel bilan tirer de la campagne présidentielle sur les réseaux sociaux ? Les influences étrangères ont-elles été aussi prégnantes qu’annoncées ? Comment les médias traditionnels ont-ils réagi ? Et les équipes politiques ? Le site @RslnMag s’est entretenu avec Nicolas Vanderbiest, chercheur spécialisé dans les phénomènes d’influence sur les réseaux sociaux et animateur du blog Reputatio Lab. A la question « Que retiendrez-vous de cette campagne 2017 ? », la réponse fut : « Clairement, 2017 a été la campagne du faux : on n’a pas parlé d’idées sur les réseaux, on a simplement cherché à dézinguer les candidats adverses. » Crédit image : Ricardo Gomez Angel via Skuawk CC0

#CyberAttaque

Pourquoi la NSA est (un peu) responsable de la cyberattaque mondiale.  Il a ralenti le fonctionnement des hôpitaux britanniques, mis à l’arrêt l’usine de Renault de Sandouville (Seine-Maritime) et perturbé les installations de l’opérateur espagnol Telefonica. Le logiciel malveillant Wannacry, qui verrouille les fichiers de l’ordinateur sur lequel il s’installe et force l’utilisateur à payer une rançon pour y avoir de nouveau accès, a fait au moins 200 000 victimes depuis le début de sa propagation, vendredi 12 mai. « Tout, dans le scénario présent, fait penser à une attaque criminelle » et non étatique, estime dans les colonnes du Monde Guillaume Poupard, directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information rattachée à Matignon. Mais depuis le début de la propagation de Wannacry, la NSA américaine est pointée du doigt par certains experts. Franceinfo vous explique les raisons des critiques.  (@franceinfo).

Les « leçons de la cyberattaque » vues par un dirigeant de Microsoft. « Le 14 mars, Microsoft avait publié une mise à jour de sécurité pour corriger cette vulnérabilité et protéger nos clients ». Dimanche 14 mai, en pleine cyber-tempête, l’un des responsables du service juridique du géant américain de l’informatique, a publié une note de blog dans laquelle il tire « les leçons de la cyberattaque ». « Le logiciel malveillant s’est rapidement répandu, d’abord au Royaume-Uni et en Espagne, indique Brad Smith, précisant que les exploits du programme WannaCrypt sont consécutifs d’éléments volés à la NSA aux Etats-Unis ». (@LExpress). A lire aussi : Le rançongiciel WannaCry ravive le débat sur les failles de sécurité.  (@Pixelsfr).

Et si la Corée du Nord avait piloté la cyberattaque mondiale ? Tout en précisant qu’il faudra probablement plusieurs semaines avant de remonter à la source exacte de la cyberattaque qui a frappé, depuis la semaine dernière, plus de 300.000 ordinateurs dans 150 pays , de plus en plus d’analystes disent avoir retrouvé, ces dernières heures, dans le virus « WannaCry » des éléments de signature des pirates informatiques liés au régime de Pyongyang. Des experts des sociétés de sécurité informatique Symantec and Kaspersky Lab ont ainsi identifié dans le virus activé vendredi dernier des lignes de code déjà repérées dans les programmes conçus par le « Lazarus Group », qui est lié par plusieurs agences de renseignement au régime nord-coréen. (@LesEchos).

#Piratage

Disney victime de chantage de la part de pirates informatiques. Le dernier volet des Pirates a-t-il été piraté ? Selon The Hollywood Reporter, des hackers  affiment avoir réussi à voler un film inédit à Walt Disney. Ce qu’a confirmé le PDG de la firme américaine Bob Iger, lundi 15 mai, tout en refusant de révéler le nom du film en question. Le site spécialisé Deadline (en anglais) croit savoir que le film « piraté » serait le nouveau volet de la saga des Pirates des Caraïbes, La Vengeance de Salazar. Sa sortie sur les grands écrans est prévue le 26 mai. D’autres sources évoquent de leur côté les nouvelles aventures de Flash McQueen, le célèbre personnage de Pixar, dont la sortie est programmée en juin. (@franceinfo).

#IntelligenceArtificielle

« Peut-on benchmarker l’intelligence artificielle ? ». L’intelligence artificielle est l’un des grands sujets technologiques à la mode depuis 2016. L’année avait démarré sur les chapeaux de roue avec la victoire de Google DeepMind AlphaGo sur le champion mondial du jeu de Go. Les investissements dans les startups de l’IA ont connu un pic en 2015 et 2016. L’intelligence artificielle a même remplacé la mobilité dans les priorités des DSI, selon les grands cabinets d’analystes. On est passé du mobile first à l’IA first. Les analystes envoient un message d’urgence vers les grandes entreprises, les enjoignant d’intégrer fissa l’IA dans leur stratégie, sous peine de se voir disrupter par d’autres et de devenir obsolètes. Ce n’est plus de l’uberisation, symbole de nouvelles formes d’intermédiation, mais le remplacement par des services qui ont moins besoin de salariés pour fonctionner. (@olivez)

Le talon d’Achille de l’intelligence artificielle.  lls sont à l’origine des dernières avancées les plus spectaculaires de l’intelligence artificielle, qu’il s’agisse d’analyse d’images, de reconnaissance vocale ou de traduction. On les appelle les réseaux de neurones profonds, mais ce sont en fait des algorithmes qui permettent aux machines d’apprendre par elles-mêmes – le fameux « machine learning ». Le problème, c’est que personne, pas même leurs concepteurs, n’est en mesure d’analyser par quel raisonnement ils arrivent à de si bons résultats. Les spécialistes de l’IA appellent cela « l’effet boîte noire ». Rien à voir avec les boîtes noires de l’aéronautique ou de l’automobile. C’est même tout le contraire : au lieu de donner accès facilement aux données qu’ils contiennent, les réseaux de neurones sont fondamentalement inaccessibles. On connaît les données qui y entrent, on connaît celles qui en sortent, mais entre les deux… mystère. « Pour entraîner un réseau de neurones, on va lui donner une multitude d’exemples, et en fonction de la différence entre le résultat obtenu et le résultat attendu, le système va mettre à jour ses coefficients », explique Gérard Berry, informaticien et professeur au Collège de France. Résultat : « Dans un programme informatique classique, si on connaît le code, on est capable de savoir ce qui se passe et de prévoir le résultat. Avec les réseaux profonds, on ne sait pas ce qui se passe : quand un algorithme donne une réponse, c’est comme ça. » (@LesEchos).

#RealiteVirtuelle

« The Enemy », première exposition en réalité virtuelle. L’exposition de Karim Ben Khelifa « The Enemy » est à découvrir du 18 mai au 4 juin à l’Institut du monde arabe à Paris. Le photographe de guerre propose de découvrir des clichés pris sur le terrain depuis 15 ans, en réalité virtuelle. Une première mondiale. « Moi ça a été mon expérience de correspondant de guerre. Ça a été des rencontres avec des gens qui effectivement étaient emmenés dans des histoires atroces, mais qui en même temps gardaient toujours une part d’humanité« , raconte Karim Ben Khelifa. Après 15 ans de photoreportage, Karim Ben Khelifa nous emmène à la rencontre de combattants en Israël, Palestine, Congo et Salvador, en face à face virtuel. « Mon idée était de faire quelque chose qui soit le plus proche d’une rencontre réelle », explique le photographe à @franceinfo.

Les chiffres décevants de la réalité virtuelle font douter les pros du jeu vidéo. « Personnellement, je n’y crois plus », reconnaît Jean-Yves Lapasset, de SEGA Europe. Au sein de l’industrie du jeu vidéo, dont une partie était réunie, du mercredi 10 au vendredi 12 mai, au Videogames Economics Forum d’Angoulême, le regard sur la réalité virtuelle est de plus en plus critique. Cinq ans après le spectaculaire financement du casque Oculus Rift sur Kickstarter, les indicateurs sont à l’orange, et les orientations des principaux constructeurs plutôt contradictoires. (@Pixelsfr).

Un jour la NASA colonisera Mars, et ce sera grâce à la réalité virtuelle. Lors d’une des sessions qui parsèment la GTC, conférence du fabricant de puce Nvidia, un représentant de la NASA a décrit le rôle primordial de la réalité virtuelle dans la préparation des astronautes et également l’adoption de l’impression 3D. (@01net).

#Ville

Carlo Ratti : « Nos villes sont de plus en plus contrôlées par des algorithmes ». Comment concilier respect de la vie privée et open data dans les villes intelligentes ? La sécurité des réseaux est-elle une utopie ? En quoi la prise de décision décentralisée est-elle importante ? Pour répondre à ces question, nous sommes allés à la rencontre de Carlo Ratti, spécialiste reconnu du sujet et qui, au sein de son laboratoire du MIT ou de son cabinet d’architecte, met au point des projets concrets de supermarchés du futur, d’égouts connectés ou encore de bâtiments intelligents. (@RslnMag).

#Transport

Avec Lyft, Google tisse sa toile dans la voiture autonome. Travis Kalanick n’avait pas besoin de ça. Englué depuis des lunes dans une marée de problèmes en tout genre, le patron-fondateur d’Uber a désormais la joie de voir deux de ses plus grands concurrents nouer une alliance dans le véhicule autonome, son ambition du moment : Lyft, son alter ego américain, s’est entendu avec Waymo, anciennement Google Car, afin de liguer leurs efforts en matière de véhicule autonome et tenter d’ubériser Uber. Pour l’heure, les nouveaux associés n’ont détaillé ni le calendrier envisagé ni leur programme commun. (@LesEchos).

#Cinema

Netflix et le festival de Cannes : la polémique en cinq actes. Netflix bouscule le festival de Cannes. Alors que la 70e édition s’ouvrira mercredi 17 mai, la plateforme américaine a obligé le festival à modifier son règlement. Netflix a deux films en compétition et une politique qui veut que ses films soient diffusés en ligne le même jour que leur sortie en salles. Mais la volonté du site de streaming se heurte à la règlementation française. @Franceinfo vous explique cette polémique. A lire aussi : Netflix appelle les festivals de cinéma (comme Cannes) à « changer » leur règle (@LExpress).

15 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 15 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Accélérationnisme

xLégende image. Anne de Vries, « Timetables », 2011, bois, métal, céramique, impression digitale

Comment une philosophie marginale prédit l’avenir dans lequel nous vivons. Le monde change à une vitesse vertigineuse – mais pour certains penseurs, pas assez vite. L’accélération est-elle une idée dangereuse ou parle-t-il de nos temps troublés ? (@guardian).

Qu’est-ce l’accélérationnisme ? Faut-il résister à l’accélération du monde ou au contraire l’embrasser ? En mai 2013, deux doctorants de la London School of economics publient un manifeste qui suscite un débat mondial. Leur but : sortir la gauche de son marasme actuel. Selon eux, tenter de résister à l’accélération de notre temps comme elle le fait ne sert à rien, celle-ci doit au contraire embrasser le mouvement, voire l’accentuer. « Si la gauche politique doit avoir un avenir, c’est dans la mesure où elle saura le mieux embrasser cette tendance accélérationniste refoulée. » #Accelerate. Manifeste pour une politique accélérationniste. (@franceculture). A lire le Manifeste accélérationniste de Srnicek Nick et Williams Alex. Ce vers quoi nous pousse l’accélérationnisme, c’est vers un avenir qui soit plus moderne, et d’une modernité alternative que le néolibéralisme est intrinsèquement incapable d’engendrer.

Accélérationnisme : et si demain on ne devait plus travailler ? Que signifie exactement « l’accélérationisme », cette mystérieuse théorie qui promet de réorienter le capitalisme afin d’en faire profiter non seulement les oligarques, mais également les masses ? Comment les accélérationnistes comptent-ils nous libérer du travail ? Pour le découvrir, rencontre avec Nick Srnicek, co-auteur de #AccelerateManifesto. (@cafebabel_FR).

A voir : Faster ? A propos du Manifeste pour une politique accélérationniste (@Bpi_Pompidou).  Faster ? A propos du Manifeste pour une… par Bpi_Centre_Pompidou

#IntelligenceArtificielle

L’Intelligence Artificielle au service de l’industrie 4.0… et de l’Homme ! L’industrie du futur est une réalité : les objets connectés font partie de notre quotidien. D’ici 3 ans, nous pourrons utiliser quelque 50 milliards de ces objets améliorés. Le monde se connecte par des machines, des environnements, des capteurs… Dans de nombreux secteurs d’activité, comme c’est le cas dans l’industrie, les technologies d’IA faible traitant des tâches verticales techniques dépassent l’Homme en termes d’efficacité. Grâce à des capteurs connectés, il est désormais possible d’anticiper des pannes sur des machines industrielles : Total, par exemple, fait ainsi d’importantes économies de maintenance en analysant les données de ses machines tournantes connectées. Sanofi a de son côté réussi à réduire ses coûts en digitalisant ses lignes de production de médicaments, et certainement pas au détriment de la qualité… L’utilisation d’outils de mobilité par les ouvriers est également gage d’efficacité sur l’ensemble de la chaîne de production. (@latribune).

#Cyberattaque

Sept questions sur une cyberattaque mondiale sans précédent. L’attaque, qui vient de s’achever, ne permet pas encore de tirer un bilan définitif. Selon Europol, 200.000 victimes ont été touchées dans plus de 150 pays. Elle comporte encore quelques zones d’ombre, sur l’origine et les motivations réelles des assaillants, notamment. Voici le point sur une opération sans précédent dans l’histoire. A lire aussi : Les failles inquiétantes en terme de cybersécurité de l’Italie (@LesEchos).

Cyberattaque mondiale : la situation « semble stable », selon Europol. Soulagement lundi matin. Alors qu’Europol, l’Office européen des polices, craignait dimanche 14 mai que le nombre de victimes du logiciel de racket WannaCry ne continue à croître, « lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leur ordinateur », il semblerait que la situation soit stabilisée. « Le nombre de victimes ne semble pas avoir augmenté et la situation semble stable en Europe, ce qui est un succès », a déclaré lundi matin à l’Agence France-Presse (AFP) le porte-parole d’Europol, Jan Op Gen Oorth. « Il semble qu’il y ait de nombreux responsables de la sécurité Internet qui ont fait leur travail durant le week-end et procédé aux mises à jour des logiciels de sécurité. » Même constat aux Etats-Unis, où le soleil se levait quelques heures plus tard. Selon Thomas Bossert, conseiller en sécurité intérieure de Donald Trump, interrogé par ABC, « pour le moment, la situation est sous contrôle ». (@Pixelsfr).

Cyberattaque : comment un jeune Anglais est devenu un « héros accidentel » « Désormais, je peux ajouter “a stoppé accidentellement une cyberattaque internationale” sur mon CV ». Dans un tweet humoristique publié samedi 13 mai, @malwaretechblog résume à merveille la situation. Cet Anglais de 22 ans a réussi, presque par hasard, à entraver la propagation du logiciel de racket qui s’est diffusé vendredi à grande vitesse, faisant plus de 200 000 victimes réparties dans 150 pays, selon les données d’Europol. Ce logiciel, appelé, WanaCrypt0r 2.0 chiffre les données présentes sur l’ordinateur infecté et exige, pour que le propriétaire puisse récupérer son contenu, une rançon d’un montant de 300 dollars. La rapidité inédite de sa diffusion, ainsi que l’importance de certaines organisations touchées, le système de santé britannique NHS, le constructeur automobile Renault ou encore l’opérateur espagnol Telefonica, ont généré une vive inquiétude vendredi. Jusqu’à ce que sa propagation soit brutalement freinée par @malwaretechblog, depuis hissé au rang de « héros accidentel » par la presse britannique. (@Pixelsfr).

#CyberGuerre

La militarisation du cyberespace. Les guerres ont subi au cours des siècles d’importantes transformations, tant dans la manière de les mener que dans les objectifs qui leur ont été assignés. L’affrontement armé, qu’il oppose des armées régulières ou des combattants irréguliers, est dépendant de nombreuses variables : le contexte dans lequel il s’inscrit, des facteurs culturels, capacitaires, organisationnels, par exemple. Mais les évolutions des sciences et technologies font sans doute partie des variables majeures qui ont le plus profondément impacté les guerres. Le XXe siècle fut celui de l’avènement de l’informatique et de la naissance de l’internet, qui ont reconfiguré la société mondiale, et les conflits armés. Plusieurs termes et expressions désignent ce que certains affirment être une révolution dans les affaires militaires : l’informatisation des forces, la guerre en réseau, la cyberguerre, le cyberconflit, la guerre dans le cyberespace ou encore la cyberdéfense. (@InaGlobal).

#Internet

« Recommandé pour vous » : les algorithmes, ennemis de la découvrabilité ? Le nombre de « data centers » de Google dans le monde est un mystère. Un chiffre est connu en revanche : 130 milliards de milliards de pages hébergées sur le World Wide Web et répertoriées par ces serveurs. Pourtant, l’immense majorité de ces contenus est destinée à rester ignorée, perdue dans les méandres de la toile. Car la première page de résultats de Google concentre 90% des clics des internautes, cannibalisant ainsi le trafic de milliards d’autres sites relégués aux oubliettes par PageRank, le très secret algorithme du moteur de recherche. Résultat : nous nous bousculons tous sur les mêmes sites, les mêmes plateformes, les mêmes contenus. Et pour les petits créateurs, vidéastes, musiciens ou encore auteurs qui postent leurs productions sur la toile dans l’espoir d’y rencontrer leur public, il devient de plus en plus difficile d’être découvert. Cette problématique, c’est celle de la « découvrabilité », un néologisme bien connu au Canada où les médias ont depuis longtemps saisi qu’elle était certainement le nouveau challenge des éditeurs. (@MetaMedia).

#Ville

Le territoire intelligent, un nouveau concept du développement urbain. La notion de Smart City s’applique à un territoire, plus adaptatif et plus efficace, dans lequel il s’agit d’améliorer la qualité de vie des citoyens à l’aide de technologies qui s’appuient sur un écosystème d’objets connectés et des services associés, sans oublier la participation indispensable des citoyens. (@villeintelmag).

#Transport

Toyota soutient un projet de voiture volante. Va-t-on pouvoir bientôt se rendre au travail à bord d’une voiture volante ? Le géant automobile japonais Toyota a décidé de participer au financement d’un projet de voiture volante développée par un groupe de jeunes ingénieurs qui rêvent que l’engin allume la flamme olympique des jeux de Tokyo en 2020. Ce groupe, né en 2012 sous le nom de Cartivator, a annoncé ce week-end avoir obtenu un soutien de 42,5 millions de yens (près de 345 000 euros) sur les trois prochaines années de la part de 15 compagnies du groupe Toyota, dont le constructeur lui-même. (@franceinfo).

#Service

Géolocalisé en 30 secondes: l’innovation des pompiers vannetais. Les pompiers de Vannes ont conçu un service web permettant aux victimes, d’un clic, de géolocaliser leur appel de détresse. Un gain de temps de dizaines de minutes, qui peut être déterminant. Les services de secours sont en train de l’adopter. Le capitaine Martin Deroide, chef du service opérationnel au SDIS 56, est un ancien développeur informatique. C’est pendant son temps libre qu’il a commencé à mettre au point Geoloc18_112, un service web qui permet d’activer, à la réception d’un appel, un service de géolocalisation. Lire la suite sur le blog Soyons smart! de @France3MidiPy.

#Planete

Le big data pour sauver les éléphants d’Afrique. Il y a urgence. La population des éléphants vivant dans les savanes d’Afrique a décliné de 30% entre 2007 et 2014. Comment agir et lutter plus efficacement contre le braconnage ? Le co-fondateur de Microsoft, Paul Allen, a mis en place un système qui permet aux rangers de mieux détecter les menaces, grâce à quantité de capteurs. Le salut de la savane grâce à la technologie ? (@usbeketrica).

14 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 14 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Cyberattaque

xCe que l’on sait de la cyberattaque « sans précédent » qui frappe le monde (et Renault en France). C’est « un aperçu » de ce que pourrait donner une « cyber-apocalypse », juge l’expert en cybersécurité Varun Badwhar, au micro de SkyNews. Depuis vendredi 12 mai, une vague de cyberattaques « sans précédent », selon Europol, frappe une centaine de pays, affectant le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations, dont les hôpitaux britanniques et le constructeur français Renault. Elle a fait « plus de 75.000 victimes », selon un bilan provisoire communiqué par la police française. (@LObs). http://referentiel.nouvelobs.com/file/16063643-ce-que-l-on-sait-de-la-cyberattaque-sans-precedent-qui-frappe-le-monde-et-renault-en-france.jpg Légende image : Empreinte de main sur un écran d’ordinateur (PublicDomainPictures.net/CC0

Le ransomware ou rançongiciel, un petit commerce prospère. Selon les chiffres de Kaspersky Security Network, le nombre d’attaques de ce type a plus que quintuplé entre 2014-2015 et 2015-2016, passant de 131 111 à 718 536. D’après un rapport de MacAfee datant de mai 2015, « ces campagnes de demandes de rançon ciblent essentiellement des victimes dans des pays relativement riches, car elles sont les plus enclines à payer une rançon. » 7% des victimes versent la rançon, selon ce rapport. Les pirates se sont même organisés en un système de type coopératif pour se répartir la manne. Dissimulant leurs serveurs de contrôle dans le réseau Tor, ils s’associent autour d’un virus pour démultiplier leurs capacités d’envoi de spams, et se partagent les bénéfices. Il suffit de s’acquitter d’un droit d’accès. Sur un forum clandestin, un pirate affirme empocher chaque mois entre 8000 et 10 000 dollars, tout frais déduits. (@LExpress).

« Tout, dans ce scénario, fait penser à une attaque criminelle » Guillaume Poupard, le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, revient sur le « rançongiciel » qui a perturbé des dizaines de milliers d’ordinateurs dans près de cent pays depuis vendredi 12 mai. (@Pixelsfr).

# ObjetsConnectes

Le malware Persirai s’attaque à 120000 caméras IP. Par malchance, c’est le travail d’un spécialiste de la sécurité indépendant, Pierre Kim, qui est en quelque sorte responsable de cette attaque. Les pirates ont en effet utilisé son rapport sur les failles de sécurité des caméras IP, dans lequel il dévoile plusieurs vulnérabilités. Les hackers ont donc mis au point un malware exploitant ces failles pour s’attaquer à l’univers de l’IoT. Dans ce rapport, Pierre Kim prenait cas par cas 1250 modèles de caméras connectées et certaines failles revenaient systématiquement, les pirates ont donc exploité ces dernières de façon à ce que leur malware Persirai puisse se propager rapidement. Ce nom devrait vous faire penser à un autre malware ayant fait la « une » de l’actualité, il s’agit de Mirai. (@PresseCitron).

Microsoft mise sur le « edge computing » pour faire face à l’explosion des objets connectés. Après le « cloud computing », Microsoft a un nouveau « buzz word » : le « edge computing ». Lors de sa conférence pour les développeurs informatiques organisée mercredi à Seattle, le géant des logiciels a mis l’accent sur cette nouvelle technologie permettant aux objets connectés d’effectuer certaines tâches aujourd’hui accomplies par les data centers. La société tente de répondre à l’incapacité des fermes de serveurs à faire face à l’explosion des données à mesure que l’usage des capteurs se généralise . « Quand j’ai rejoint Microsoft en 1992, la totalité du trafic sur Internet était de 100 gigabytes par jour. Aujourd’hui, c’est 17,5 millions de fois ce montant… par seconde! », s’est exclamé Satya Nadella, le PDG de Microsoft, sur scène. Et ce chiffre va continuer d’augmenter de façon exponentielle avec le passage « d’un monde mobile-first à un monde où l’expérience utilisateur est distribuée sur différents appareils », a estimé Satya Nadella, en prenant l’exemple des assistants personnels, comme Cortana. Ce logiciel suit l’utilisateur sur ses différents appareils: son enceinte connectée à la maison, son smartphone dans sa voiture, son ordinateur au bureau… (@LesEchos).

#RealiteVirtuelle

The Enemy, l’innovation documentaire du reportage de guerre. A quoi servent les images sur la guerre et comment informer aujourd’hui ? Comment raconter la guerre ? Karim Ben Khelifa, reporter photo se pose ces questions tout le temps. Il y a répondu par des publications dans les médias, des expos photos. Il cherchait à aller plus loin, et toucher le public au plus intime. Non par voyeurisme ou goût du sensationnel. Il voudrait juste qu’on se souvienne de la paroles des combattants, ceux qui tuent et sont tués. Avec France Télévisions Nouvelles Ecritures et Camera Lucida, le MIT et l’ONF au Canada, il a donc conçu un dispositif en réalité virtuelle, avec casque et en déambulation. La guerre par ceux qui la font vraiment, plutôt que par ceux qui la pensent ou l’observent. (@franceinter).

#Internet

Etats-Unis : des cafés débranchent le Wi-Fi pour que les clients se parlent. A priori, proposer du Wi-Fi dans un café est une aberration. Le café n’est-il pas le lieu de sociabilité par excellence, où l’on se retrouve pour discuter, où l’on commente le résultat des élections, des courses, du dernier match de foot, accoudé au comptoir ? En Europe, oui. Mais dans les pays anglo-saxons, il est rare de voir un coffee shop sans des ordinateurs portables ouverts et des étudiants en train d’y travailler, ou de surfer sur Internet. Il y a, dans ces pays, du Wi-Fi dans chaque café. Au point que les usagers ne se parlent plus, selon certains gérants qui ont décidé de les supprimer. Depuis quelque temps, des initiatives pour limiter la présence des nouvelles technologies dans les cafés se multiplient en Amérique du Nord et en Angleterre. Le New York Times et la BBC ont récemment consacré des enquêtes au phénomène. (@Big_Browser).

#Ville

« Le maire, la Data et la Smart City ». Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité, a accordé une interview à @ghislaindelabie (@OuiShare) dans le cadre des explorations DataCités et Mobility as Networks. Ce sujet sera abordé lors du prochain Ouishare Fest (5 -7 juillet 2017)

#IntelligenceArtificielle

Minori Takechi, un jeune entrepreneur japonais, a mis au point un robot virtuel d’assistance personnel, avec lequel il est possible de construire une relation émotionnelle. Il explique au Japan Times : « Ma vision est un monde où les gens peuvent partager leur quotidien avec leurs personnages de fiction préférés. Nous vivons dans une ère où toutes sortes de robots commencent à s’installer dans nos maisons. Mais la plupart sont inorganiques et mécaniques ; je doute que les gens vont vouloir communiquer avec quelque chose comme cela ». (@lesclesdedemain).

#LiensVagabonds

La course aux assistants intelligents s’accélère. A retenir cette semaine : – La BBC doit se réinventer pour une nouvelle génération ; – Le NYTimes a plus que doublé ses revenus numériques en 6 ans ; – El Pais s’associe à Amazon Prime pour distribuer ses journaux en 2 heures ; – Une vague de bots dans les newsrooms ; – Protéger sa vie numérique en 8 étapes faciles. (@Metamedia).

#IntelligenceArtificielle

« Les ordinateurs peuvent évoluer à la manière darwinienne ». Pierre Collet a mis au point dans son laboratoire à l’université de Strasbourg, Le Campus numérique des systèmes complexes, des « moteurs évolutionnaires » qui permettent aux ordinateurs de créer des objets industriels plus performants que ceux élaborés par des ingénieurs. Entretien avec un chercheur passionnant. (@LObs).