24 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 24 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transhumanisme

xLe procès du transhumanisme, le 22 juin 2017. France, 2037, 39 ans après Google… le transhumanisme* est devenu une réalité, avec un gouvernement pro-transhumaniste au pouvoir depuis 2 ans. Le nouveau ministre de l’Intérieur promeut la loi de « Transhumanisation des forces de l’ordre », équipant les forces de sécurité d’une cornée artificielle intégrant des technologies de géolocalisation et de réalité augmentée. De quoi filmer, enregistrer, identifier, envoyer les données directement Place Beauvau… et ainsi fournir une preuve en cas de litige. Les sympathisants saluent l’initiative quand les opposants dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales et à l’intégrité du corps humain (la greffe pouvant notamment provoquer des effets indésirables). Ils décident de pirater le système… Non, ce n’est pas le script d’un épisode de Black Mirror, mais le scénario du cas pratique sur lequel vont plaider des avocats le 22 juin 2017 à 18h au Palais de justice de Paris. Il est possible de suivre la retransmission en direct sur Facebook live. En outre, les internautes peuvent voter (lien ici) sur les grandes questions posées lors du procès. Le résultat sera pris en compte par la Cour lors de rendre son jugement. Le transhumanisme est un mouvement, lancé par des futurologues américains et soutenu par des géants de la high-tech, qui promeut l’usage de la technologie pour améliorer l’être humain physiquement et mentalement ou le réparer (vaincre la maladie, le handicap, voire la mort elle-même…). (@Sciences_Avenir). Légende image : Le cerveau connecté. Mondolithic Studios / Novapix / Leemage

Body hacking : pirater son corps et redéfinir l’humain. Dans son ouvrage « Body hacking », Cyril Fiévet questionne une démarche volontaire, menée par des individus qui ont décidé de modifier leur corps en y adjoignant des composants artificiels dans le but de transformer son fonctionnement naturel. Un choix au premier abord radical, voire choquant, alors que la volonté même de vouloir changer son corps s’inscrit dans une lignée et la continuité de logique plus connues et plus admises. « Le tatouage, le piercing ou la chirurgie esthétique sont autant de méthodes pratiquées de longue date pour apporter des modifications importantes et souvent irréversibles, au corps humain », souligne l’auteur. Mais si la démarche relève du courant transhumaniste, les hommes et les femmes qui ont fait le choix de transformer leur corps sont, pour certains, en désaccord avec ce courant de pensée qu’ils jugent trop « empirique ou théorique ». Pour l’auteur, les body hackers sont en quelque sorte, des « ultra-transhumanistes, ayant décidé de privilégier la pratique et l’action à la simple réflexion théorique ». (@Contrepoints).

Les points sur les QI. Il y a quelques jours, le lobbyiste patenté du transhumanisme en France, le docteur Laurent Alexandre, affirmait à la radio : «La démocratie ne pourra pas survivre à des écarts de QI. La Sécurité sociale devra rembourser les opérations pour augmenter le cerveau.»En une seule des prophéties dont il a l’habitude, trois contrevérités sont assénées sur le ton de la certitude. Premièrement, le QI serait la référence absolue en matière d’intelligence. Deuxièmement, la médecine doit transformer le corps de façon à faire correspondre les individus aux nouvelles normes que ces progrès instituent. Troisièmement, pour éviter les inégalités que ne manquerait pas de susciter la mise en circulation de ces nouvelles normes, la Sécurité sociale doit se préparer à venir en aide aux nouveaux infirmes que ces dernières, en fait, «produisent». Depuis quelques années, la doctrine transhumaniste trouve un écho complaisant dans les médias sans que jamais y soit explicitée sa teneur scientiste, ultralibérale et in fine eugéniste. Séduisante parce que relevant de la fantasmagorie de science-fiction, intimidante parce que placée sous le sceau du progrès des neurosciences et du génie génétique, cette idéologie fonctionne comme toutes les doctrines à ambition messianique : au nom d’un avenir que l’on qualifie d’inéluctable, elle prône la mise en place d’un monde visant à le prévenir mais qui, en réalité, le produit. Aucun fanatisme religieux n’est allé aussi loin que le transhumanisme puisqu’il prône l’avènement d’un homme nouveau n’ayant pas seulement assimilé ses dogmes mais allant jusqu’à les incarner en transformant son corps de manière à ce qu’il corresponde au nouvel ordre qu’il met en place. (@libe).

Laurent Alexandre : « Bienvenue à Gattaca deviendra la norme ». Faut-il avoir peur du transhumanisme ? Entre fantasmes et réalité, Laurent Alexandre répond à toutes les questions que nous nous posons sur l’intelligence artificielle. Il dresse le portrait vertigineux et inquiétant du monde à venir, où les technologies transformeront radicalement l’humain. Laurent Alexandre est chirurgien-urologue, cofondateur du site Web Doctissimo. Il s’intéresse de près aux problématiques du transhumanisme. Il a publié Les robots font-ils l’amour?: le transhumanisme en 12 questions (Dunod, 2016). Il explique : « l’essentiel des règles n’émane plus des Parlements mais des plateformes numériques. Par ailleurs, les systèmes d’Intelligence Artificielle (IA) sont très difficiles à auditer: les poids et les comportements des différents neurones virtuels -il y en a souvent près d’un milliard- changent à chaque milliseconde, comme nos neurones biologiques changent de comportement en fonction de l’expérience et de l’environnement. La puissance publique n’a pas pris la mesure de la révolution en cours: la loi va devoir se réinventer pour encadrer l’IA et donc notre vie. » (@FigaroVox).

#IntelligenceArtificielle

Intelligence Artificielle versus Intelligence Humaine : combat ou collaboration ? L’intelligence humaine est challengée par les technologies. Plusieurs scénarios peuvent se superposer : un combat de puissance homme / machine, une alliance hyper-humaniste, un code éthique des codeurs des TIC ou une valorisation de l’intelligence collective ! Alors que l’intelligence artificielle s’immisce dans tous les secteurs, qu’en est-il des autres formes d’intelligence et de leur devenir ? L’intelligence artificielle existe depuis 70 ans. Le développement des BigData la met aujourd’hui au coeur de beaucoup d’innovations. Et ce n’est que le début : le marché mondial de l’IA devrait être multiplié par 10 d’ici 2020 et atteindre 7 milliards d’euros ! Le Deep Learning permet de reconnaître des images, comprendre des langages, diriger des voitures sur une route .. les perspectives sont immenses. Jusqu’où ? Faut-il en avoir peur ? Bill Gates, Stephen Hawking ou Elon Musk estiment que nous approchons du point de Singularité, ce moment où la machine dépassera l’intelligence humaine. A l’inverse, Yann Le Cun, un des pionniers du deep learning, aujourd’hui à la tête du nouveau laboratoire d’IA de Facebook installé à Paris, prône la thèse selon laquelle « l’intelligence artificielle n’est pas un équivalent du cerveau humain car les caractéristiques biologiques entre humain et robot diffèrent fondamentalement. » Jean-Gabriel Ganascia étudie l’IA depuis ses débuts. Selon lui, « il n’y a pas lieu d’être inquiet, mais il faut regarder l’avenir dans les yeux : il y a des transformations majeures qui vont affecter nos sociétés. » (@ODSForum).

#Robot

Avez-vous déjà vu des robots sumos ? Les combats de robots, c’est toujours un truc très cool pour les geeks que nous sommes. Il y a toujours des robots de toutes sortes, qui font plein de bruit, envoient des éclairs partout et nous offrent un spectacle purement drôle et excitant. Les robots sumos sont un peu différents. Ils sont presque déconcertants, tant ils prennent exemple sur les véritables sumos et les règles de ce sport japonais. Enfermés dans un cercle, deux robots se font face et doivent sortir l’adversaire de la zone de combat. Il y a six catégories en fonction de la taille et du poids des robots et cinq tailles de cercle différents. C’est un sport bien structuré, en somme. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’une fois dans le cercle, les robots sont entièrement autonomes et ne sont pas dirigés par les humains. Du coup, les combats sont extrêmement rapides et parfois, la ruse d’un robot suffit à vaincre un adversaire. Un amateur de robots sumos a publié sur YouTube, lundi 19 juin, sa compilation des meilleurs combats. On vous laisse regarder en mangeant plein de trucs pour devenir des vrais sumos qui déchirent. (@MashableFR).

Un robot sous-marin pour aider à démanteler la centrale nucléaire de Fukushima. La société Toshiba vient de développer le Toshiba ROV, un robot sous-marin capable de s’aventurer jusqu’à la cuve du réacteur nucléaire 3 de Fukushima. La mission de ce robot hautement résistant à la radioactivité est primordiale. Il aidera à l’analyse du circuit primaire du réacteur, afin de pouvoir le mettre hors service le plus rapidement possible. Grâce à sa taille minuscule (treize centimètres de diamètre pour une longueur de trente centimètres), il pourra aller là où l’homme ne le peut, via le trou de la cuve du réacteur qui ne mesure que quatorze centimètres. Six ans après le tsunami et la catastrophe nucléaire qui s’en est suivie, l’intérieur du réacteur 3 n’a encore pu être vu ni analysé, ce qui rend extrêmement difficile d’envisager son démantèlement. Grâce aux caméras dont le robot est équipé et aux multiples lumières LED, l’intérieur du réacteur sera enfin accessible à l’œil humain. Dans un premier temps, cela permettra de le débarrasser des nombreux débris de combustible qui empêchent son accès. Ensuite, l’urgence sera de récupérer le combustible fondu. Pour enfin, effectuer une décontamination totale des eaux. (@lesclesdedemain).

#Data

Big data, big money : qui profite de l’explosion des données ? Nous en sommes certains : la data va révolutionner le monde, mais qui va vraiment en profiter ? En 2011, la société de conseil Gartner indiquait : « Les informations sont le pétrole du XXIe siècle, et l’analytique en est le moteur à combustion ». Filant cette métaphore, chacun se pose légitimement la question de qui seront demain les tycoons de la donnée… Plus encore, quelles seront les méthodes des géants d’aujourd’hui et de demain : seront-elles, comme les géants du pétrole en leur temps, à la limite de la légalité ? Aura-t-on des marées noires de data ? Il y aura-t-il collusion avec nos politiques ? Notre société, notre économie, nos modes de vie vont être profondément modifiés par la data qui porte aujourd’hui une bonne partie de la croissance des pays occidentaux. En ce sens, il s’agit bien du pétrole du XXIe siècle. Mais là où un propriétaire s’enrichissait grâce à un puits de pétrole sur ses terres, qu’en est-il de nos données ? Quelle est leur valeur ? Va-t-elle nous revenir ? Chaque jour, chaque instant même, chacun d’entre nous génère de nombreuses données personnelles ou professionnelles, données appartenant à lui-même, à son entreprise ou encore publiées sur Internet ou récoltées par des entreprises tierces. (@FR_Conversation).

#RealiteVirtuelle

A Paris, une salle d’arcade mise tout sur la réalité virtuelle. Il y a bien longtemps que l’on n’avait pas entendu parler de salles d’arcade à Paris. Reléguées à un phénomène des années 1990 passé de mode, elles pourraient bien connaître leur revival grâce à l’essor de la réalité virtuelle. Rue de Turbigo, un espace de 200 mètres carrés a ouvert en mai. Et les néons aux accents futuristes qui ravivent le hall d’accueil donnent un premier indice aux visiteurs : ce qui les attend sera résolument moderne. Sur deux étages, quatorze stations assises ou debout permettent de s’essayer à des jeux de tir, d’exploration, de créativité… Novice comme initié, on y boxe en rythme sur la musique, on extermine des zombies, on conduit un vaisseau spatial, on s’évade dans le désert sur Google Earth. (@telerama).

#Sante

Intelligence artificielle et santé: un marché en plein essor. Il pourrait « atteindre 6,6 milliards de dollars en 2021, contre 634 millions en 2014 », estime le cabinet Frost & Sullivan, qui note que l’intelligence artificielle (IA), en aidant à diagnostiquer et à détecter de façon précoce des maladies, permettrait de réduire les dépenses de santé. C’est principalement grâce aux smartphones et aux objets connectés que le marché se développe. La jeune pousse Cardiogram assure ainsi que son application peut détecter les battements de cœur anormaux des porteurs d’une montre intelligente, selon une étude menée avec l’université de Californie. Grâce aux capteurs de la montre, l’algorithme est « capable de distinguer un rythme cardiaque normal d’une fibrillation auriculaire » pouvant conduire à une crise cardiaque, fait valoir Cardiogram sur son site internet, ajoutant que ce type d’arythmie n’est pas toujours perceptible par la victime. Autre exemple: des chercheurs de Harvard et de l’université du Vermont ont créé un outil permettant d’identifier des cas de dépression en analysant des photos publiées sur le réseau social Instagram. (@ladepechedumidi).

#Ville

Comment l’innovation et la technologie changent la vie des Barcelonnais. De simples initiatives comme des innovations technologiques font de Barcelone une ville intelligente. Grâce à des applications ou des transports en commun plus écologiques, la capitale catalane transforme le quotidien et la qualité de vie de ses habitants. Le concept de villes intelligentes (ou smarts cities en anglais) était encore méconnu il y a quelques années. Aujourd’hui, de plus en plus de communes ont décidé de le devenir en changeant la vie de leurs habitants. Amsterdam, Bogotá, Nice ou Barcelone, elles sont désormais présentes sur tous les continents. Selon le classement 2016 de Juniper Research, la capitale catalane se place comme la seconde smart city au monde. Pas mal. Pour en arriver là, Barcelone remplit les critères d’une ville intelligente, c’est-à-dire qu’elle améliore le quotidien des citadins, d’un point de vue social, environnemental et économique. Que ce soit rendre l’espace public plus accessible aux piétons, réduire la pollution avec des bus électriques ou faciliter les déplacements pour se rendre au travail, tous les aspects sont pris en compte. Si ce concept reste encore incompris pour beaucoup, les experts dans le domaine parlent pourtant d’une véritable révolution pour la société, se traduisant par un changement des habitudes et même une création d’emplois. (@Equinoxradio).

#Web

Culture, médias, divertissement : chuchotons-nous à l’oreille du web ? De la réalité virtuelle aux podcasts, streaming ou vidéos YouTube, finalement il n’y a qu’un pas. Qu’elles sont différentes ces manières que l’on peut avoir aujourd’hui de visionner, écouter, se divertir ou de se documenter en ligne. Le web a révolutionné notre approche des biens culturels. Les plateformes vidéo mettent en avant les artistes et créatifs comme jamais, le streaming chamboule l’industrie musicale et les nouveaux médiums artistiques comme la réalité virtuelle apportent des expériences inédites. (@LesClesDeDemain).

#Littérature

Neuf technologies prédites par Jules Verne, écrivain et visionnaire de génie. Écrivain et visionnaire de génie du 19e siècle, Jules Verne a écrit de nombreuses œuvres d’anticipation qui recèlent de technologies que l’on utilise aujourd’hui et qui étaient alors considérées comme totalement farfelues à son époque. Nous vous présentons 9 de ses inventions « imaginaires » qui ont finalement et véritablement vu le jour. (@DailyGeekShow).

23 Juin

Régions.news #286 – Edition du vendredi 23 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#286 en version pdf

image002Légende image. Le Oscar Okuda a utilisé plus de 450 bombes de peinture pour réaliser sa Joconde de 50 mètres de haut sur 15 mètres de large sur une des tours de la place de Vénétie dans le XIIIème arrondissement de Paris.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

♦ Mille et une start-up vont être accueillies dans l’incubateur Station F qui sera implanté dans la Halle Freyssinet à Paris. Il ouvrira ses portes début juillet. Considéré comme le plus grand incubateur du monde, il a été financé par Xavier Niel avec 250 millions d’euros d’investissement. Microsoft, Facebook, le Numa, le réseau d’étudiants entrepreneurs Schoolab et HEC sont devenus partenaires du projet. Station F, ouvert 24h sur 24, semble se donner les moyens de ses ambitions avec de nombreux services innovants dédiés aux startups comme l’ouverture de l’espace concept Anticafé, espace hybride entre le café et le coworking.

♦ Après le covoiturage, voici le copiétonnage ! Une jeune pousse montpelliéraine a eu l’idée de créer Monchaperon. Cette application met en relation des piétons qui souhaitent partager le même trajet à pied. « Passé une certaine heure, être seul dans la rue n’est pas rassurant et ce même sur de petits trajets » explique un des responsables de la start-up. Ainsi « faire son trajet accompagné rassure et rend ce moment beaucoup plus sympathique » poursuit-il. A lire sur le blog Tout ce qui buzz sur @France3MidiPy.

♦ Des robots dans des champs, des applications de météo au mètre près… l’agriculture connectée se développe et pourrait bien révolutionner le secteur. Chaque année en juin, les chambres d’agriculture organisent des journées Innov’action pour présenter ces nouveautés technologiques qui facilitent le quotidien des agriculteurs. A voir la page Facebook Innovaction.agriculture.

#Transport

♦ Mardi 12 juin, l’entreprise française SeaBubbles a testé à Paris ses véhicules qui glissent sur l’eau. D’ici deux ans, la société doit en faire des taxis sur la Seine, pour mieux circuler dans la capitale. Ils ressemblent à de grosses bulles volantes échappées d’une bande dessinée de science-fiction. Un prototype a été présenté au salon Vivatech, salon de l’innovation qui s’est tenu du 7 au 9 juin à Paris. A lire : La RATP réenchante l’ascension du funiculaire de Montmartre grâce à la réalité augmentée.

#Teleportation

♦ Régulièrement suspectée d’être à l’origine d’opération de piratage informatique, la Chine vient de prendre une longueur d’avance sur ses concurrents dans la course au futur réseau Internet inviolable. Presqu’un an après avoir lancé Mozi, le premier satellite à communication quantique au monde, Pékin a annoncé avoir réalisé avec succès une « téléportation » quantique depuis l’espace et sur une grande distance. A l’aide d’un rayon laser, une équipe de scientifiques chinois est parvenue à émettre depuis Mozi des particules de lumière (des photons) jumelles et à les envoyer simultanément à trois stations situées au Tibet et distantes pour certaines de 1 200 kilomètres, selon un article publié dans la revue américaine Science.

image004Légende image. Seuls les robots se laissent photographier Photo @padam92 prise à l’entrée du Festival Vivatech porte de Versailles le vendredi 16 juin.

#VivaTech

♦ Le robot sera-t-il le futur meilleur ami des enfants ? Sur le salon VivaTech, au moins une douzaine de start-up proposent de petits androïdes aux formes courbes et aux grands yeux clignotants conçus pour distraire les plus jeunes. Certains de ces petits robots sont à mi-chemin entre le jeu et l’outil thérapeutique dont une partie est destinée aux enfants autistes. Mais beaucoup de ces appareils sont encore au stade de prototype.

 ♦ Revue de liens : – Cinq start-up qui se sont illustrées sur le salon ; – Ces start-up qui veulent rendre le monde meilleur ; – Les grands groupes misent plus que jamais sur les start-up.

#LanceurDAlerte

♦ On connaissait déjà l’histoire de Chelsea Manning. Comment elle a décidé, en février 2010, de transmettre des milliers de documents secrets de l’armée américaine à WikiLeaks. Comment elle fut arrêtée, quatre mois plus tard, avant d’être condamnée à trente-cinq ans de prison. Comment Barack Obama, à trois jours de la fin de son mandat, a décidé de commuer sa peine, après sept années de détention. Elle a changé de sexe durant son incarcération. Elle s’appelait Bradley Channing. Depuis son arrestation, elle est privée de parole. Lundi 12 juin, le New York Times a publié un long article, dans lequel la lanceuse d’alerte détaille le parcours qui l’a menée à devenir une figure emblématique du début du XXIème siècle. Elle a expliqué à l’émission « Nightline » d’ABC avoir été affectée par les informations de mort et de destruction qu’elle recevait du champ de bataille en Irak et en Afghanistan. Elle a ajouté : « J’ai arrêté de voir seulement des statistiques et des données et j’ai commencé à voir des gens ». A lire aussi : Qui est Reality Winner, la jeune femme soupçonnée d’avoir fait fuiter un document de la NSA ?

#Journalisme

♦ La réalité virtuelle va-t-elle améliorer le journalisme ? Peu à peu le journalisme en réalité virtuelle devient partie intégrante de plusieurs rédactions. C’est notamment le cas avec Targo, premier média français dédié au journalisme en réalité virtuelle et à la vidéo 360°. A sa tête, deux anciens élèves de Sciences-Po Paris. Ils sont catégoriques : la réalité virtuelle apporte une plus-value au journalisme. Le premier intérêt est de montrer ce qu’il y a derrière la caméra et permettre au lecteur une plus grande liberté de consommation. « La 360 a libéré quelque chose de fondamentalement neuf dans le journalisme : voir derrière la caméra. Cela touche au principe même d’objectivité » analysent-ils.

#LiensVagabonds

♦ Consulter les liens vagabonds du 17 juin 2017 sur le site Méta-Media. A retenir cette semaine : – Facebook songe à un dispositif pour faire payer l’info des éditeurs ; – Le NYTimes recourt à l’IA pour gérer ses commentaires ; – Le Washington Post teste les articles vocaux ; – Nous sommes au début d’une vaste guerre contre la pollution publicitaire ; – La réalité augmentée pourrait sauver nos jobs.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 23 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Economie

null

Gig economy : de quoi parle-t-on ? Uber, Lyft, Airbnb ou Etsy… Toutes ces entreprises et plateformes font partie de la « gig economy ». Mais que recouvre ce terme, finalement assez flou ? Les plateformes sont-elles vraiment de « simples » intermédiaires ? La gig economy est-elle un phénomène, une finalité ou une transition du marché et des formes de l’emploi ? Explications.A l’origine, seuls les musiciens étaient à la recherche de « gig », le terme anglais pour désigner un concert ou une session de musique ponctuelle, payés à la tâche. Mais avec l’arrivée de plateformes comme Uber, Airbnb, Etsy ou autres Task Rabbit, le terme de « gig economy » est désormais utilisé bien au-delà du monde musical. Pourtant, les réalités économiques que recouvre ce terme sont très diverses, du chauffeur de VTC au consultant en sécurité informatique freelance. Les secteurs d’emplois, aussi, sont relativement variés. Alors de quoi parle-t-on précisément ? Tour d’horizon. (@RSLNmag). Photo : John-Mark Smith via Pexel CC0

La « gig economy » : vers une économie à la tâche mondialisée ? Le numérique n’en finit pas de bouleverser l’économie et la société. On le dit souvent, le modèle du salariat, hérité des précédentes révolutions industrielles et des luttes sociales du XXe siècle est en profonde mutation sous l’effet de la révolution numérique. Aux États-Unis, déjà plus d’un tiers des actifs (35 %) ont adopté ce statut. Au-delà de cette tendance de fond, ce sont de nouveaux modèles économiques et sociaux qui se mettent en place et qui nous rappellent l’économie à la tâche que nous avons déjà connue au XIXe siècle. Alors, retour vers le passé ou changement total de paradigme ? Quoiqu’il advienne, nous allons vers un monde du travail assez incertain avec des évolutions profondes déjà observables mais aussi des questions de fond pas encore résolues. Comme celui du modèle de protection sociale, de son financement mais aussi des conséquences multiples d’une nouvelle division internationale du travail totalement numérisée. (@latribune)

Le Parlement exige la protection des travailleurs de l’économie collaborative. Les eurodéputés veulent que l’UE et les autorités nationales assurent la protection juridique et sociale des travailleurs de l’économie collaborative, souvent en situation précaire. La proposition du Parlement européen regrette les orientations sur l’économie collaborative, publiées l’an dernier par la Commission européenne, qui ne sont pas suffisamment claires sur la manière dont les lois européennes devraient s’appliquer dans ce nouveau secteur. Dans son rapport qui doit être adopté le 15 juin, le Parlement demande donc aux États membres de « fournir une clarté légale » et de réglementer les start-ups fondées sur ce modèle. La Commission souhaite distinguer les plateformes collaboratives qui offrent un service, comme Uber ou Airbnb. Elle propose ainsi une approche globalement bienveillante. « Nous devons avancer une stratégie commune, au niveau européen, qui puisse allier marché du travail juste et un éventail partagé de principes légaux et de protection sociale », estime le rapporteur Nicola Danti (S&D, Italie). A lire : Les États membres se mobilisent pour le marché unique numérique (@Euractiv_fr).

#Emploi

« Google for jobs » veut concurrencer LinkedIn et Facebook. Google veut devenir le référent pour la recherche d’emploi. La firme de Mountain View lance « Google for Jobs » mardi 20 juin aux Etats-Unis, après une annonce faite le mois dernier lors de sa conférence annuelle pour les développeurs. La promesse affichée : rendre la recherche d’emploi « plus simple et plus efficace »… Pour centraliser la démarche, le géant américain va agréger des annonces d’une vingtaine de sites tiers, comme Facebook, LinkedIn, Glassdoor, CareerBuilder ou encore Monster. Il redirigera ensuite les utilisateurs vers le site ayant publié l’offre d’emploi en premier. « La recherche d’un emploi peut prendre du temps. Et se tenir au courant des nouvelles offres publiées tout au long de la journée peut devenir impossible », assure Nick Zakrasek, directeur de produit en charge du projet chez Google, dans un communiqué de presse. Les demandeurs d’emploi reçoivent par mail des alertes selon leurs critères établis, comme l’ancienneté de l’annonce ou encore le temps de trajet depuis leur domicile. « Trouver un emploi est comme un rendez-vous galant », déclare auprès de TechCrunch Nick Zakrasek. « Chaque personne a un ensemble unique de préférences et il ne faut qu’une seule personne pour remplir ce poste. » Car Google ambitionne également d’optimiser la recherche du côté des entreprises. (@latribune).

#Transport

Uber : un modèle économiquement viable ? Mardi 21 juin, sous la pression des actionnaires, le PDG d’Uber a annoncé sa démission. Le controversé Travis Kalanick conserve néanmoins son siège au conseil d’administration. Cette démission intervient alors que l’entreprise de location de voitures avec chauffeur traverse une crise sérieuse. Malgré un modèle innovant au départ, Uber enregistre, depuis plusieurs mois, des pertes colossales. « Uber est aujourd’hui en forte perte. L’entreprise a perdu l’an dernier près de trois milliards de dollars, à peu près la moitié de son chiffre d’affaires. Elle a besoin du soutien continu des investisseurs, qui ont déjà mis quinze milliards dans l’entreprise. Ces investisseurs n’attendent qu’une chose, c’est une rentabilité future. » explique Julien Jourdan, professeur de stratégie à l’université Paris-Dauphine. Il ajoute : « Uber s’est construit sur trois innovations majeures : une innovation technologique, une innovation de service et une innovation juridique. Les deux premières innovations ont été copiées par la concurrence. La troisième avait pour but de contourner le statut protégé des chauffeurs de taxi, comme avec le statut de VTC, mais ce statut présente différents inconvénients. La question se pose donc de savoir ce qu’Uber apporte par rapport à la concurrence. ». (@franceculture).

Uber doit entrer dans l’âge adulte. Tous les créateurs de start-up vous le diront. Il leur est arrivé à un moment de leur histoire de mordre la ligne jaune. De trouver des petits arrangements avec la loi. De partir à l’abordage sans s’encombrer de règles trop contraignantes. Le plus souvent sans que cela porte à conséquence. La Toile n’est-elle pas le plus grand territoire de liberté de la planète ? Uber a franchi plus d’une fois ces lignes jaunes. Il en a même fait un de ses principes de base. Dans la liste des valeurs fondatrices du géant californien, on retrouve écrites noir sur blanc les expressions : « Always be hustlin’ » ou « Stepping on toes ». « On peut toujours se débrouiller », quitte à « marcher sur les plates-bandes » des autres, concurrents ou régulateurs. En clair, chez Uber, la fin justifie toujours les moyens. (@LesEchos).

#Refugies

Des multinationales s’engagent pour les réfugiés: social-washing ou conviction ? Il aura fallu un tweet pour secouer la planète business. Quand le président américain brandit fièrement en janvier dernier son premier décret refusant l’accès aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans, Brian Chesky, le fondateur d’Airbnb, appelle son associé Joe Gebbia. « T‘as vu ? P***** c’est horrible, il faut qu’on fasse quelque chose », raconte à L’Express une source proche du dossier. Le « muslim ban », c’est en quelque sorte la deuxième vague sociale pour les entreprises américaines. En octobre 2012, après l’ouragan Sandy qui avait fait 130 morts et plus de 50 milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis, un élan de solidarité sans précédent avait parcouru le pays. A cette époque, la jeune start-up, spécialisée dans la location d’appartements entre particuliers, autorise ses utilisateurs à proposer gratuitement leur logement aux sinistrés, renonçant par la même à ses frais de service. Résultat, un millier d’appartements sont rapidement ouverts sur la plateforme, qui décide alors d’inaugurer un service d’urgence en cas de catastrophe. (@LExpress).

#MediaSocial

L’accès aux réseaux sociaux devient un droit constitutionnel aux Etats-Unis. Surfer sur Facebook ou communiquer son humeur du moment en 140 caractères sur Twitter fait désormais partie de la routine pour des milliards d’internautes. Aux Etats-Unis, lundi 19 juin, la Cour suprême a fait de leur utilisation une composante essentielle de la liberté d’expression, garantie par la Constitution. La plus haute instance judiciaire américaine devait trancher deux questions sur la portée du texte suprême dans l’espace numérique, dans le cadre d’une affaire de crimes sexuels, vieille de six ans. Le premier amendement de la Constitution américaine, relatif à la liberté d’expression, s’applique-t-il à Internet ? Et si oui, jusqu’à quel niveau le gouvernement peut-il donc en limiter l’accès aux individus ? (@pixelsfr).

#IntelligenceArtificielle 

 #Batiment

Une start-up amiénoise ubérise le matériel de BTP avec une plateforme de prêt entre professionnels. Parti du constat que les entreprises sous-utilisaient leur matériel et d’autres avaient des besoins uniquement ponctuels, l’Amiénois Kevin Legault a décidé de lancer son site de prêt de matériel BTP. Le site permet aux propriétaires de matériel BTP de déposer des annonces de location de matériel en fixant leur prix et leur disponibilité. Les demandeurs recherchent et sélectionnent le matériel qui les intéresse, à proximité de leur chantier et à moindre coût. « Cela leur permet de louer des équipements jusqu’à 50% moins cher qu’un loueur traditionnel », vante le site. L’offreur peut également proposer la livraison et la mise à disposition d’un opérateur. Cette transaction est assurée par un contrat de location, un contrat d’assurance, qui couvre pendant la période de la location le matériel en bris de machine, vol, incendie, responsabilité civile fonctionnement et circulation. De plus, un service client est mis à disposition des utilisateurs pour répondre à toutes leurs demandes de locations, le paiement est sécurisé et un système de notation permet d’évaluer aussi bien le propriétaire que le locataire. (@F3Picardie).

#Sante

E-santé : ces chatbots qui veulent nous mettre sur le divan. C’est par cette première précaution d’usage que Woebot, l’un des quelques chatbots développés afin d’améliorer le bien-être psychologique et mental de ses interlocuteurs, peut être amené à lancer la discussion. Woebot est l’un des premiers chatbots du genre, explique Mashable, qui précise qu’il n’est pas fait pour résoudre de profonds problèmes mentaux ou guérir un trauma, mais plutôt pour améliorer notre humeur ou nous réconforter. Alors que les soins mentaux sont peu populaires aux États-Unis, une étude de 2015 affirmait que 40% des Nord-Américains qui auraient dû recevoir un traitement ne l’ont en fait pas reçu –, de nombreux outils technologiques sont venus essayer de combler ce manque. Applications mobiles et chatbots dopés à l’intelligence artificielle se sont multipliés pour lutter en particulier contre la dépression et l’anxiété… (@RSLNmag).

#Consommation

Une première boutique en Chine sans employé ni caisse. Wheelys, une start-up suédoise, vient de lancer la Moby store, sa première boutique mobile, à l’université de Hefei, à 450 kilomètres à l’ouest de Shanghai. Sa spécificité ? Elle est entièrement automatisée. Cette boutique aux allures d’autobus est mobile, ce qui lui permet de se placer là où la foule est la plus importante, en évitant les loyers importants de Chine. Elle est également ouverte en continu, afin que les étudiants puissent trouver de quoi s’alimenter à n’importe quelle heure. Pour y entrer, il suffit de scanner un QR code sur son smartphone et les portes s’ouvrent. Ensuite, on est accueilli par un hologramme de visage humain au ton calme et hospitalier. De nombreux produits adressés aux étudiants sont présents dans les rayons bien chargés – des chips, des sodas, des gâteaux, des magazines ou encore des plats préparés. Tout y est accessible avec une facilité déconcertante. On scanne le code du produit sur une application – où l’on a préalablement renseigné ses coordonnées bancaires – et le produit est acheté. La start-up a choisi la Chine pour ce premier essai pour deux raisons. D’abord, pour sa densité de population. Mais aussi, pour sa culture technologique. Car le pays est déjà habitué à effectuer des paiements via les smartphones, grâce notamment à l’application Alipay. Ce choix d’emplacement s’accompagne également d’une relocalisation de l’activité recherche et développement de la Suède à la Chine, afin de pouvoir proposer rapidement de nouvelles fonctions technologiques au projet, comme un assistant au shopping qui fonctionne grâce à l’intelligence artificielle ou un système de sécurité biométrique pour contrôler l’ouverture et la fermeture des portes. (@LesClesDeDemain).

#Histoire

Le youtubeur Benjamin Brillaud s’intéresse à Saint-Quentin. C’est un an de travail et le premier épisode d’une série de 3 films réalisés par Benjamin Brillaud, youtubeur, en partenariat avec l’office de tourisme de Saint Quentin et le département de l’Aisne : 15 minutes qui expliquent la vie des civils durant la première guerre mondiale. Une vidéo tournée à Saint-Quentin et publiée sur la chaîne de Benjamin Brillaud, Nota Bene, dans laquelle le quotidien des Saint-Quentinois en 14/18 est raconté. Plusieurs quartiers et monuments de la ville servent de décor aux plateaux du Youtubeur mais surtout à son récit : on y découvre par exemple que le palais de Fervaques était utilisé comme hôpital par les Allemands. (@F3Picardie).

22 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 22 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Marketing

xL’intelligence artificielle, une priorité ! A peine plus d’un professionnel du marketing sur 10 (12%) se dit très satisfait des résultats obtenus suite aux investissements marketing réalisés par son entreprise, selon le rapport «State of Marketing» de Salesforce. Les trois quarts d’entre eux se déclarent même moyennement satisfaits de ces résultats. Premier enseignement de l’étude réalisée auprès de 3 500 cadres du marketing, ils sont 68% à estimer que la concurrence entre les entreprises se joue de plus en plus sur l’expérience qu’elles proposent à leurs clients. Et dans les deux tiers des cas, cette optimisation de l’expérience client est pilotée par les équipes marketing elles-mêmes. Du point de vue des clients, 52% se disent prêts à changer de marque si une entreprise ne personnalise pas suffisamment sa communication. Dans le B2B, cette proportion passe à 65%. (@frenchweb). Crédit photo : Pixabay.

#Agriculture

Une application pour gérer au plus près les besoins en eau des agriculteurs. Un système d’irrigation des cultures intelligent géré par une application sur téléphone mobile et ordinateur. Le but : apporter la juste quantité d’eau à la plante au bon moment. Cela permet de maximiser la croissance de la plante et d’augmenter les rendements. Exemple chez un céréalier à Muret. Joël est céréalier. Depuis cette année, il utilise un système d’irrigation intelligent. Un vrai changement dans sa manière d’arroser ses cultures. Et une vraie avancée pour lutter contre le gaspillage d’eau. Une gestion au plus juste nécessaire si comme actuellement les niveaux de réserve en eau des nappes phréatiques sont bas et que la chaleur est là. Ce service est fourni par la coopérative agricole à laquelle il adhère. Un paramétrage précis est effectué en fonction du type de culture, de la géolocalisation de la parcelle ou encore de la  nature du sol. Quand l’application est lancée, elle calcule très précisément grâce à son algorithme les apports dont a besoin la plante pour sa croissance. En prenant en compte les données météo telles que la pluie ou les températures. (@France3MidiPy).

#Emploi

Monster mise sur le mobile pour toucher les Millennials. A l’été 2016, le Néerlandais Randstad, spécialiste du travail temporaire, mettait la main sur Monster pour 387 millions d’euros. Cette opération marquait ainsi la fin d’une ère pour l’ancien numéro un mondial du recrutement en ligne. Alors que le chiffre d’affaires du jobboard américain s’élevait à 1,04 milliard de dollars en 2011, les revenus de Monster se sont effondrés pour tomber à 666,9 millions de dollars en 2015. Désormais dans le giron de Randstad, Monster entend se relancer pour affronter une concurrence qui s’est densifiée au cours de ces dernières années. Outre Indeed, LinkedIn et Glassdoor qui avaient bousculé le géant américain, Monster doit désormais faire face à de nouveaux acteurs, à l’image de l’Irlandais Jobbio ou de l’Espagnol Jobandtalent. (@frenchweb).

Avec son nouveau moteur de recherche intelligent, Google confirme ses ambitions dans l’emploi. Google poursuit son offensive sur le marché de l’emploi. Après avoir dévoilé en avril Google Hire, un moteur de recherche de CV dédié aux entreprises, la firme de Mountain View lance Google for Jobs. Présenté à l’occasion de la conférence Google I/O il y a un mois, ce nouvel outil permet d’agréger des offres emplois de plusieurs sites tiers, à l’image de Facebook, LinkedIn, Glassdoor ou encore Monster. Pour l’heure, le service n’est disponible qu’aux États-Unis. Pour bénéficier de Google for Jobs, l’utilisateur doit simplement saisir une requête, comme «emplois près de moi» ou quelque chose en rapport avec la recherche d’emploi. A partir de cette requête, il sera alors possible d’accéder à l’outil en lui-même pour affiner sa recherche, pour inclure uniquement des postes à temps plein par exemple. Google for Jobs permet également de filtrer les emplois selon le secteur, la position géographique et l’employeur. Pour maximiser ses chances de décrocher un emploi, l’utilisateur peut activer des notifications pour recevoir une alerte lorsqu’un nouveau poste correspondant à sa requête personnalisée est disponible.(@frenchweb).

#Economie

Créons les Apple équitables, Uber coopératifs et autres Amazon solidaires de demain ! Innovation sociale : voilà un concept qui permet d’affirmer haut et fort que les fabricants de tablettes ou les géants du net n’ont pas le monopole de la disruption. Le social peut lui aussi être dans l’innovation de rupture! La définition donnée par le Conseil supérieur de l’Economie sociale et solidaire (CSESS) est d’ailleurs sans équivoque: «L’innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits». Ces réponses nouvelles sont souvent le fruit d’une observation, d’une indignation ou d’une idée de génie. Les milliers d’entrepreneur.e.s sociaux, des intrapreneurs ou des citoyens en sont les artisans. Mais n’est-ce pas là justement que le bât blesse? Que l’innovation sociale ne reste qu’au stade de l’artisanat ? (@socialter).

#Incubateur

Pourquoi Microsoft rejoint l’incubateur Station F de Xavier Niel. Xavier Niel peut compter sur un partenaire de choix pour son incubateur « aux 1.000 start-up« , Station F, qui doit ouvrir début juillet dans l’ancienne Halle Freyssinet, dans le 13èmearrondissement de Paris. Microsoft France a officialisé, ce mardi 20 juin, sa participation au projet. Concrètement, il y allouera un certain nombre de postes de travail à des start-up, qui bénéficieront d’un accompagnement personnalisé d’experts. Microsoft n’est pas le premier à annoncer être partie prenante. Facebook, le Numa, le réseau d’étudiants entrepreneurs Schoolab, Vente-Privée, ou encore HEC ont monté des programmes partenaires. Le principe est le même pour tous: ils auront un quota de «postes de travail» répartis dans les étages de l’immense hall de 34.000 m². Au total, 3.000 postes de travail seront disponibles, qu’ils soient gérés en direct par l’incubateur (une centaine de start-up accueillies via le «Founders program», pour 195 euros par mois) ou via les programmes partenaires de Station F. (@Challenges).

#Sante

Sous pression, les biotechs comptent de plus en plus sur la santé numérique. En 2016, le secteur des biotechnologies n’a pas renoué avec les performances au sommet de 2015. Le bénéfice net des biotechs américaines et européennes a plongé de 52% à 7,9 milliard de dollars, leur capitalisation boursière a reculé de 17%, et le chiffre d’affaires a augmenté de 7% « seulement » à 139,4 milliards de dollars, contre 13% en 2015, rapporte une étude du cabinet EY, publiée mardi 20 juin. Pour le cabinet de conseil, cette performance en demi-teinte s’explique par la pression accrue des payeurs, aux Etats-Unis, qui cherchent à maîtriser leurs dépenses. Dans un tel contexte, les biotechs cherchent plus que jamais à rendre leurs investissements dans la R&D aussi efficients que possible. Dans ce domaine, les biotechs américaines et européennes ont dépensé 45,7 milliards de dollars en 2016 en R&D, soit 12% de plus qu’en 2015. « Toutes les biotechs cherchent à rationaliser leurs dépenses en R et D et le numérique est là pour les rendre plus efficientes », analyse Armelle Sérose, experte des sciences du vivant chez EY. (@latribune).

#Covoiturage

Teddy Pellerin, cofondateur du service de mobilité partagée Heetch, revient sur le lancement de La Base, la nouvelle offre de la start-up, et plaide pour une redéfinition du covoiturage. Il explique : « nous espérons pouvoir avancer sur l’évolution de la mobilité partagée et, de manière plus générale, sur le secteur de l’économie du partage, grâce à un cadre clair ». (@Ecommercemag_fr).

#Energie

Qwant se verdit un peu plus avec Akuo Energy. Il se distinguait déjà en revendiquant le respect de la vie privée de ses utilisateurs et en n’utilisant aucun dispositif de traçage ni exploitation des données personnelles. Désormais, le moteur de recherche français Qwant sera également le plus vert de tous. Le partenariat qui vient d’être conclu avec le producteur d’énergies renouvelables Akuo prévoit en effet que ce dernier devienne son fournisseur exclusif d’électricité. Or, même s’il reste un nain face au géant Google, la forte croissance de Qwant – qui a levé 18,5 millions d’euros en février dernier pour financer son développement en Europe, va entraîner une explosion proportionnelle de sa consommation électrique, dont le volume n’est aujourd’hui pas rendue public, pas plus que le montant du contrat passé avec Akuo Energy. Ce sont les data centers qui, notamment pour leur refroidissement, engloutissent la quasi-totalité de l’énergie consommée par les acteurs du numérique. En réalité, Qwant est déjà, mais plus discrètement, un acteur responsable du numérique. « Depuis nos débuts, la mise en ligne remonte à 2013,  nous compensons nos émissions, rappelle le fondateur de Qwant Eric Leandri. Mais nous avons souhaité franchir un pas supplémentaire. » (@latribune).

#Refugies

Logement d’urgence : Airbnb, un tremplin pour l’aide aux réfugiés. Airbnb n’est pas le meilleur ami des hôteliers, qu’il concurrence, ni des municipalités qui tentent, un peu partout dans le monde, de lui mettre des bâtons dans les roues. En revanche, il pourrait devenir le grand allié des associations et ONG d’aide aux réfugiés. Depuis le début du mois, la plateforme de location entre particuliers a lancé en France son nouveau service, Open Homes. Ce site satellite permet à des utilisateurs d’Airbnb d’ouvrir leurs portes, gratuitement et temporairement, à des réfugiés politiques ou climatiques. À lire aussi : Airbnb lance Open Homes, sa plateforme d’hébergement pour les réfugiés (@latribune).

#Algorithme

« La société algorithmique serait un cauchemar » Le premier est suédois, professeur de philosophie à Oxford et l’un des leaders du courant transhumaniste, depuis qu’il a fondé en 1998 la World Transhumanist Association (devenue depuis Humanity+). En 2014, il prédisait dans son livre Superintelligence : chemins, dangers, stratégies, recommandé par Elon Musk et Bill Gates, l’arrivée prochaine d’une superintelligence qui surpassera l’intelligence humaine. Le second, médecin, co-fondateur de Doctissimo et entrepreneur, est devenu le porte-parole français le plus virulent du débat sur l’avenir de l’intelligence artificielle, et se défend d’être transhumaniste. Nick Bostrom et Laurent Alexandre se sont succédés à Paris sur la scène de l’USI, conférence dédiée aux professionnels et à l’avenir du numérique et du monde. Usbek & Rica s’est glissé dans le public pour tenter de résoudre l’équation suivante : deux gourous + une IA = zéro chance de s’en sortir ? (@usbeketrica).

# ReseauSocial

Comment les gouvernements désinforment l’opinion publique. « La propagande informatique est à présent l’un des outils les plus puissants contre la démocratie ». Ce constat terrible issu d’une étude de l’université d’Oxford publiée ce 21 juin est sans appel pour les réseaux sociaux. D’après cette enquête menée par douze chercheurs, les réseaux sociaux sont largement utilisés par les gouvernements pour diffuser leur propagande, désinformation ou manipulation. Les chercheurs ont ainsi étudié l’usage de ces plateformes par les gouvernements de neuf pays (Etats-Unis, Chine, Russie, Pologne, Brésil, Canada, Allemagne, Ukraine et Taïwan). Ils ont interrogé 65 experts, analysé des dizaines de millions de publications mis en ligne sur sept réseaux sociaux différents (Twitter, Facebook, Reddit,..). Ils ont également confirmé à travers leur vaste enquête que la diffusion « des mensonges et de la désinformation », issus de la propagande traditionnelle, est favorisée par les algorithmes de Facebook et Twitter, explique le professeur d’Oxford, Phil Howard. « Des régimes utilisent des bots politiques, construits pour ressembler et agir comme de réels citoyens, pour réduire au silence les opposants et appuyer des messages officiels d’Etat. Les équipes de campagne et leurs soutiens déploient des bots politiques – et de la propagande numérique plus largement – durant les élections dans le but d’influencer le vote ou dénigrer les critiques ». (@latribune).

#Ville

Lyon City Demain, incubateur de projets pour mieux vivre en ville. Comment, à partir d’idées simples, « remettre le citoyen au cœur de la ville » afin de la rendre plus agréable à vivre ? Tel était le sens de l’appel international à projets lancé par l’association Lyon Design, dont l’un des objectifs est la mise en valeur d’innovations pour la construction de la société de demain. Quatorze projets ont été sélectionnés en juin 2016. Leurs concepteurs – jeunes pour la plupart – ont alors reçu chacun 3 000 euros pour la réalisation d’une maquette en 3 D et la recherche de partenaires susceptibles de les accompagner dans la réalisation d’un prototype. Le grand public et les professionnels intéressés ont ainsi pu tester, du 15 au 18 juin, dans le parc des Berges de Gerland – quartier en mutation de la métropole lyonnaise -, les quatorze prototypes, présentés lors de la troisième édition publique de Lyon City demain. Le collectif Unqui Designers de Paris, a ainsi présenté des aires de pauses olfactives baptisées « Inspire » : en s’asseyant ou en s’allongeant sur un mobilier urbain, les citadins se retirent de l’agitation urbaine et s’entourent de différentes essences de plantes parfumées aux vertus apaisantes.  (@LeMondefr)

21 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 21 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#MediaSocial

xSur son lit de mort, personne ne se dit : « J’aurais aimé passer plus de temps sur Facebook » Ex-employé de chez Google, où il a travaillé pendant dix ans sur la définition de la stratégie publicitaire de l’entreprise, James Williams est devenu aujourd’hui le chantre de « l’ethics by design ». D’après lui, l’ensemble des devices et des plateformes technologiques que nous utilisons chaque jour sont conçus pour contrôler notre attention. Et il est grand temps de remettre en question cette approche de la conception numérique pour inventer des alternatives durables et respectant notre liberté de choix. Notre comportement compulsif envers les technologies n’a rien d’innocent : ceux qui en conçoivent les interfaces ont été formés pour maîtriser l’art de nous y faire passer le plus de temps possible. Sauf qu’en appliquant les règles de « persuasion » qui prévalent dans la Silicon Valley depuis des années, les designers menacent indirectement notre liberté : celle d’accorder notre attention, et les 24 heures que comptent chaque journée, à ce que l’on veut. (@usbeketrica).

Terrorisme sur internet: Twitter accusé de tuer le LOL anti-Daech. Les réseaux sociaux et être inscrits sur une « liste blanche ». Une protection qui leur éviterait d’être censurés à tort par les outils de détection automatiques. La mesure, qui pourrait paraître anecdotique, répond pourtant à un problème bien réel. Car sur les réseaux sociaux, il n’est pas rare que ceux qui informent et luttent contre l’organisation État islamique, des parodiques aux analystes, soient censurés « par erreur ». Le cas d’Abou Zilleur, un « compte historique » de la Katiba des Narvalos, l’un des principaux groupes parodiques français, est emblématique. Suspendu « dans la nuit du 5 au 6 mai dernier », il n’a toujours pas été rétabli à ce jour. Une décision « abusive et non justifiée » qui révèle les problèmes de modération sur le réseau social, dénoncent les membres du groupe. « La suspension, ce sont des archives, je pense intéressantes, qui sont perdues. C’est tout un travail de deux ans qui a disparu », déplore Abou Zilleur. Cet internaute engagé a créé son compte « en 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, à une époque où les discours djihadistes sur Twitter et Facebook pullulaient et où Stop Djihadisme [le compte officiel anti-propagande du gouvernement] n’existait pas encore ».(@LExpress).

#Wikileaks

On connaissait déjà l’histoire de Chelsea Manning. Comment elle a décidé, en février 2010, de transmettre des milliers de documents secrets de l’armée américaine à WikiLeaks. Comment elle fut arrêtée, quatre mois plus tard, avant d’être condamnée à trente-cinq ans de prison. Comment Barack Obama, à trois jours de la fin de son mandat, a décidé de commuer sa peine, après sept années de détention. Elle a changé de sexe durant son incarcération. Elle s’appelait Bradley Channing. Depuis son arrestation, elle est privée de parole. Lundi 12 juin, le New York Times a publié un long article, dans lequel la lanceuse d’alerte détaille le parcours qui l’a menée à devenir une figure emblématique du début du XXIème siècle. Elle a expliqué à l’émission « Nightline » d’ABC avoir été affectée par les informations de mort et de destruction qu’elle recevait du champ de bataille en Irak et en Afghanistan. Elle a ajouté : « J’ai arrêté de voir seulement des statistiques et des données et j’ai commencé à voir des gens ».

#Transport

Après le covoiturage, voici le copiétonnage ! Une jeune pousse montpelliéraine a eu l’idée de créer Monchaperon, une application met en relation des piétons qui souhaitent partager le même trajet à pied. « Passé une certaine heure, être seul dans la rue n’est pas rassurant et ce même sur de petits trajets » explique un des responsables de la start-up. Ainsi « faire son trajet accompagné rassure et rend ce moment beaucoup plus sympathique » poursuit-il. A lire sur le blog Tout ce qui buzz sur @France3MidiPy.

#Economie

Travis Kalanick, patron d’Uber, quitte définitivement le groupe.  Coup de théâtre chez Uber. Mardi 20 juin dans la soirée, la plate-forme américaine de voitures avec chauffeur (VTC) a annoncé la démission de son cofondateur et patron Travis Kalanick, mis en difficulté après plusieurs polémiques sur le climat sexiste et discriminatoire qu’il avait laissé s’installer au sein de l’entreprise. « Travis a toujours placé Uber en premier, rappelle le groupe dans un communiqué. C’est une décision courageuse (…) qui va permettre à Uber de pleinement ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. » Cette annonce constitue une surprise. Il y a une semaine, M. Kalanick avait accepté de prendre du recul, délaissant son poste de directeur général pour une durée indéterminée. « J’ai besoin de travailler sur moi-même pour devenir le leader dont cette société a besoin », justifiait-il alors dans un message adressé à l’ensemble des salariés. Et il promettait de « construire une équipe dirigeante de première classe » pour permettre « au nouvel Uber de réussir ». (@LeMondefr).

#Commerce

E-commerce: comment fonctionne le « commerce des épices du XXIe siècle »? Dans une étude publiée fin 2016, l’expressiste DHL ose les grands mots : le e-commerce transfrontalier serait « le commerce des épices du XXIe siècle ». Exagéré? Pas tant que ça, si l’on considère les chiffres, vertigineux. Devenu la locomotive de la vente en ligne, le e-commerce cross-border représentait en 2015 un marché de 300 milliards de dollars. Et sa croissance devrait être de 25% par an jusqu’en 2020. A cette échéance, il représentera 900 milliards de dollars, et près d’un quart du e-commerce mondial. (@LExpress).

Le magasin à l’ère du numérique. Vendeurs « augmentés », chariot connecté, réalité virtuelle… le numérique imprègne les points de vente physique pour un parcours d’achat orienté « phygitail ». Focus sur les outils qui réenchantent l’expérience client. (@Emarketing_fr).

#Alimentation

Amazon croque Whole Foods : les synergies et défis à venir de cette méga-acquisition. Amazon a annoncé, vendredi 16 juin, qu’il allait s’offrir l’enseigne alimentaire spécialisée dans les produits biologiques Whole Foods pour 13,7 milliards de dollars. Si l’opération est bien finalisée au second semestre de l’année, ce sera la plus grosse acquisition réalisée par la firme de Jeff Bezos depuis sa création. Cette intrusion dans le monde physique (Whole Foods compte 460 magasins) pourrait sensiblement rebattre les cartes du marché américain de la distribution alimentaire. (@LUsineDigitale).

Sur le marché ultra-concurrentiel de la foodtech, Blue Apron concocte son entrée en bourse. Après le fantôme jaune de Snapchat, c’est au tour du tablier bleu de Blue Apron de faire son entrée en bourse sur la planète de la tech grand public. Dans son prospectus d’IPO (Initial Public Offering) publié le 19 juin 2017, la start-up new yorkaise prévoit un prix initial par action compris entre 15 et 17$, dans l’espoir de lever 586 millions de dollars. Lors de son introduction au New York Stock Exchange prévue pour le 28 juin prochain, Blue Apron vise une valorisation boursière de 3,2 milliards de dollars. Blue Apron est le pionnier américain de la livraison de box de produits frais à concocter chez soi. Fondée en 2012 par trois hommes, Matt Salzberg (CEO), Ilia Papas (CTO) et Matthew Wadiak (COO), la start-up basée à New York livre uniquement aux États-Unis. (@LUsineDigitale).

#IntelligenceArtificielle

« L’homme augmenté existe déjà ! »  L’homme augmenté s’est créé de mille fantasmes, du mythe d’Icare à l’homme qui évolue dans l’espace sans combinaison, en passant par les cyborgs. Mais ne sommes-nous pas déjà des êtres augmentés, capables de guérir des pires maux et de communiquer avec n’importe qui dans le monde ? Quelles conséquences auront ces « augmentations » sur notre futur ? Réponses de Maxime Derian, anthropologue des techniques, chercheur associé au CNRS (ISCC). Il explique : «  Si l’on considère que « l’homme augmenté » est le résultat d’un dépassement de ses capacités techniques et biologiques, alors, il existe déjà ! Dans toute l’histoire de l’Humanité, nous remarquons une constante : la lutte contre la douleur et la maladie. » (@LesClesDeDemain).

« L’IA va banaliser l’accès à la connaissance ». L’avènement de l’intelligence artificielle a des airs de nouvelle révolution industrielle. De fait, l’association homme-machine promet des résultats spectaculaires pour toutes les entreprises, quels que soient leurs profils et leur domaine d’expertise. Explications avec Nicolas Sekkaki, président d’IBM France. Il explique que « l’intelligence artificielle impactera tous les secteurs et tous les métiers, de l’automobile aux villes intelligentes, en passant par la santé. La grande révolution qu’elle permet, c’est la possibilité d’exploiter toutes les données, permettant ainsi de prendre les bonnes décisions. » A lire aussi : De l’Homme de Vitruve à l’Homme augmenté (@LesClesDeDemain).

#Journalisme

La réalité virtuelle va-t-elle améliorer le journalisme ? Peu à peu le journalisme en réalité virtuelle a dépassé le stade expérimental pour devenir partie intégrante de plusieurs rédactions. Mais avec quelles conséquences sur l’information ? C’est notamment le cas avec Targo, premier média français entièrement dédié au journalisme en réalité virtuelle et à la vidéo 360. A sa tête, deux anciens élèves de Sciences-Po Paris : Chloé Rochereuil et Victor Agulhon. Pourtant, les deux fondateurs sont catégoriques : la réalité virtuelle apporte une plus-value au journalisme. Le premier intérêt est de montrer ce qu’il y a derrière la caméra et permettre au lecteur une plus grande liberté de consommation. « La 360 a libéré quelque chose de fondamentalement neuf dans le journalisme : voir derrière la caméra. Cela touche au principe même d’objectivité » analyse Chloé. (@lesinrocks).

#Cinema

La 28ème édition du festival du film documentaire « Sunny Side of the Doc », qui se tient chaque année dans la ville, ouvre ses portes lundi 19 juin pour quatre jours. L’édition 2017 de ce festival, qui est aussi un marché du film, sera à nouveau marquée par une présence forte des technologies de réalité virtuelle, qui proposent des expériences visuelles et sonores inédites. Le festival lance à cette occasion un « Parcours interactif d’expériences immersives et innovantes », PiXii, qui permettra aux festivaliers d’expérimenter des contenus liés à la réalité virtuelle, mais aussi à la vidéo 360 degrés par exemple. (@LaCroix).

20 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 20 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#StationF

xStation F surprend encore avec l’arrivée d’un Anticafé dans ses locaux. Station F est considéré comme le plus grand incubateur du monde, qui ouvrira ses portes fin juin à Paris, semble se donner les moyens de ses ambitions avec de nombreux services et espaces innovants dédiés aux startups. Après l’annonce d’un makerspace ou d’un prochain fitness center, Station F nous apprend aujourd’hui l’ouverture de l’espace concept Anticafé. (@widoobiz). Photo de @GuillaumeGodet sur Twitter

#Transport

Covoiturage: pourquoi Blablacar casse les prix cet été. Blablacar mobilise sa communauté pour aider son prochain à partir en vacances pas cher. C’est du moins l’objectif affiché de la licorne française de Frédéric Mazzella avec le lancement lundi de l’opération estivale « VaVaCances ». « Une grande première qui va permettre de voyager à cinq euros partout en France », assure l’entreprise dans un communiqué. « Pour permettre à tout le monde de partir en vacances plus facilement, BlaBlaCar va proposer sur sa plate-forme cet été à tous les conducteurs qui publieront un trajet de se mobiliser et de proposer une de leurs places en covoiturage à cinq euros. Ils seront toujours en mesure de faire des économies conséquentes sur leurs trajets (jusqu’à 3 autres places peuvent être proposées au prix standard) tout en donnant un coup de pouce solidaire à un passager », détaille-t-elle. (@latribune).

La RATP réenchante l’ascension du funiculaire de Montmartre grâce à la réalité augmentée. La RATP a profité du salon Viva Technology pour présenter l’application « Montmartre 360° », développée avec la start-up Skyboy. Elle permet de découvrir l’histoire du célèbre funiculaire (inauguré en 1900) grâce à l’ « overlap reality », une technologie brevetée par la jeune pousse qui permet de superposer une image créative à une image réelle en toute fluidité. Les 90 secondes d’ascension se transforment en voyage dans le temps grâce aux informations historiques distillées et aux reconstitutions in situ. Skyblog était l’une des start-up présente sur le lab Viva Tech de la RATP en 2016. Un an plus tard, elle de retour avec l’application finalisée, disponible sur iOS et Android. Découvrez le projet en vidéo. (@LUsineDigitale).

#Sante

Le drone à défibrillateur, plus rapide que l’ambulance. Mais est-il plus efficace ? Qui est le plus rapide ? Le drone ou les urgences ? Après l’invention du « drone ambulancier » équipé d’un défibrillateur automatique externe, voici la première étude comparative de réactivité. Des chercheurs de l’Institut Karolinska en Suède ont testé la rapidité d’intervention de leur appareil. Ils ont choisi des zones reculées, où des crises cardiaques avaient déjà eu lieu. Et dans cette course pour la vie, c’est le drone qui arrive en tête, avec 16 minutes d’avance en moyenne. Dans un premier temps, un témoin alerte les secours par téléphone. C’est l’alarme. Le chronomètre se déclenche. A partir de ce coup de sifflet, le drone met seulement 3 secondes pour se lancer, contre 3 minutes pour l’ambulance. L’appareil, développé par l’Agence des Transports Suédoise, peut voler jusqu’à 75 km/h. Son module GPS embarqué le rend autonome. Pour réaliser cette étude, dont les résultats sont publiés dans le Journal of the American Medical Association, 2 pilotes ont surveillé 18 vols différents d’une distance moyenne de 3,2 km. (@Sciences_Avenir).

#Entreprise

Cinq start-up qui se sont illustrées sur Viva Tech 2017. Présentes sur le salon Viva Technology, qui a eu lieu du 15 au 17 juin, Dynseo (Paris), Bear (Montpellier), Mode.ai (Californie), Prevision.io (Paris – StationF) et YesWeHack (Rouen) innovent dans la santé, l’intelligence artificielle, le machine learning et le développement informatique. (@EchosBusiness).

6 indices qui montrent que la France devient un « paradis de la tech ». Vivatech sert surtout de révélateur au frémissement toujours plus intense de l’innovation entrepreneuriale en France. Car les planètes semblent – enfin – alignées pour que l’Hexagone figure parmi les leaders européens de cette nouvelle économie (surtout si la Grande-Bretagne quitte l’UE). Non seulement la France accueille désormais bon nombre de grands rendez-vous sur le monde de demain – de Futur en Seine à l’Echappée volée, de Hellow Tomorrow à Leader.s… sans oublier les déclinaisons des conférences TEDx – mais elle est presque devenue un « techparadis » ! (@LObs).

# Transhumanisme

Un procès moral inédit ! Le 22 juin 2017, se tiendra au sein du Palais de Justice de Paris, un procès moral sans précédent, celui du transhumanisme. Le Village de la Justice est partenaire de cet événement. Après avoir présenté ce débat contradictoire et son déroulement dans l’article « Le transhumanisme en France, êtes-vous prêt ? », la Rédaction vous propose un entretien avec Gérard Haas, à l’initiative de ce procès peu ordinaire.
Le procès est à suivre en direct sur la page Facebook de l’évènement. Pour Gérard Haas : « Le transhumanisme touche à l’éthique, à la morale, aux libertés de tout citoyen. Le choix du procès pour aborder ce sujet sensible s’est imposer à nous car nous voulions que le débat soit organisé de façon contradictoire. Le transhumanisme ne doit pas être abordé simplement à charge ou à décharge. » (@Villagejustice). https://youtu.be/LBbmw0ZjsgU

L’être humain peut-il devenir immortel ? Le terme  transhumanisme  remonte aux années 1950, mais sa popularisation date des années 1990, lorsque les chercheurs commencent à cerner les promesses de la convergence NBIC: les nanotechnologies (N), la biologie (B), l’informatique (I) et les sciences cognitives, intelligence artificielle et sciences du cerveau (C) progressent et convergent de façon explosive. Les transhumanistes soutiennent une vision radicale des droits de l’humain. Pour eux, un citoyen est un être autonome qui n’appartient à personne d’autre qu’à lui-même, et qui décide seul des modifications qu’il souhaite apporter à son cerveau, à son ADN ou à son corps grâce aux NBIC. Ils considèrent notamment que la maladie et le vieillissement ne sont pas une fatalité : le désir d’immortalité est au coeur de cette nouvelle religion. Le meilleur des mondes est la société eugéniste idéale décrite en 1931 par Aldous Huxley (1894-1963) dans son génial roman d’anticipation qui inspirera, en 1997, le film glaçant Bienvenue à Gattaca. (@LExpress).

L’humain obsolète : le transhumanisme est-il un mythe ? La fin du monde est-elle proche ? Ce n’est pas Philippulus, le prophète tintinesque de L’Etoile mystérieuse qui profère cette menace, mais un aréopage de sommités du monde scientifique et économique, de Stephen Hawking à Elon Musk passant par Bill Gates, qui ont publié plusieurs tribunes pour nous alerter sur cette catastrophe annoncée. Hawking l’affirme : « L’intelligence artificielle pourrait mettre fin à l’humanité. » D’ici quelques décennies, l’humanité telle que nous la connaissons laisserait place à une posthumanité incarnée dans un magma composite de circuits imprimés et de neurones artificiels. Sous le nom de Singularité technologique, un terme qui vient des mathématiques et de la physique pour caractériser des brusques changements d’état, cette théorie brumeuse affirme que les progrès de l’IA vont bientôt aboutir à une rupture brutale mais invisible qui signifierait la disparition de ce qui constitue l’humain. Les machines parviendront à se régénérer de façon autonome avec une complexité croissante, pour prendre de plus en plus de pouvoir et donc se débarrasser des formes de vie moins efficaces, c’est-à-dire de nous-mêmes, avec notre pauvre cerveau handicapé par les névroses et la dépression, et notre corps condamné au vieillissement.(@lesinrocks).

Bernard Stiegler : « Le transhumanisme est un néodarwinisme dangereux ». Comment l’évolution technologique transforme-t-elle la société ? Chaque année, les « Entretiens du nouveau monde industriel » convient philosophes et experts à débattre de cette question. Au programme de l’édition 2016, qui se tenait mardi 13 et mercredi 14 décembre 2016 à Paris : les dangers du transhumanisme, cette doctrine issue de la Silicon valley qui vise à « augmenter » l’homme – tout particulièrement sa durée de vie – à l’aide des sciences et techniques. « Penser l’exosomatisation (ou augmentation de l’homme) pour défendre la société » : tel est précisément l’intitulé de la série de conférences (les vidéos des interventions seront disponibles en ligne). Bernard Stiegler, philosophe et fondateur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) et de l’association Ars Industrialis, ouvrait l’édition 2016. L’occasion pour lui d’exposer le cadre théorique dans lequel il pense le développement technologique.(@Sciences_Avenir).

Transhumanisme, notre liberté menacée ?, par Jean-François Mattei ( membre de l’Institut de France et de l’Académie nationale de médecine). Le transhumanisme s’installe dans le débat, il est vrai encore limité à une élite intellectuelle et à des médias spécialisés. Parmi ses objectifs, il a celui d’améliorer l’homme, voire de préparer sa transformation grâce aux nouvelles technologies dites convergentes (nanotechnologies, biotechnologies, informatiques et cognitives). Le philosophe Fukuyama avait réitéré en 2002 que le transhumanisme était l’idée la plus dangereuse de l’histoire de l’humanité. Or, il ne s’agit plus d’une idée mais d’une réalité, et Ronald Bailey lui a répondu que le transhumanisme incarne les aspirations les plus audacieuses, courageuses, imaginatives et idéalistes de l’humanité. La génétique, l’intelligence artificielle, la robotique sont régulièrement discutées. C’est moins le cas d’un sujet pourtant très présent qui vient de défrayer l’actualité : les données personnelles des internautes deviennent une marchandise comme les autres que les fournisseurs d’accès à Internet pourront vendre au plus offrant sans même leur demander leur avis. Lire la suite sur le site de @LaCroix.

#HommeAugmente

Humains augmentés: ils se font implanter des puces dans la peau. Millimètre après millimètre, l’aiguille rentre dans la peau de Benoît Aveline. Âgé de 29 ans, celui qui se définit comme un grand « bidouilleur » est en train de se faire implanter entre le pouce et l’index une puce NFC. Une technologie permettant d’échanger des données entre deux appareils, que l’on retrouve par exemple dans les cartes de transport, cartes bleues et passeports. Elle lui permettra de remplacer toutes ces cartes par sa simple main. Après quelques minutes, l’opération touche à sa fin. Elle ne ferait, à en croire le jeune homme qui montre sa plaie sanguinolente, « pas plus mal qu’une grosse piqûre ». Entouré par les crépitements des appareils photos des journalistes et quelques curieux, Benoît Aveline affiche un sourire plus que satisfait.  (@LExpress).

#Marketing

19 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 19 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Drone

xLa libellule-cyborg qu’on voulait faire devenir drone. Des drones-abeilles, des robots-poissons… et désormais des libellules-cyborgs ? L’innovation inspirée par la nature, ou biomimétisme, n’en est pas à son coup d’essai, mais les insectes-cyborgs, blattoptères ou paléoptères qu’on équipe de micro-technologies portables, constituent peut-être un nouveau genre dans le bestiaire technologique que ni Ésope ni La Fontaine n’ont su imaginer. Le sac-à-dos tech charrié par la libellule développée sur le campus de recherche en neurosciences Janelia, interagit directement avec le système nerveux de ladite libellule pour le contrôler, décrit le magazine IEEE Spectrum. De petits panneaux solaires se chargent de fournir l’énergie suffisante au mécanisme. Et nous sommes loin de la fable : le premier envol d’une de ces curieux organismes dont le genre a été baptisé DragonflEye, visible ici en vidéo, a bien eu lieu. (@RSLNmag).

#Robot

Robot collaboratif, tablette… A quoi va ressembler l’usine du futur pour les ouvriers ? Une « usine-pilote » implantée en Ile-de-France redéfinit la place de l’homme et des machines… Le bâtiment, discrètement implanté dans la zone industrielle de Villebon-sur-Yvette (Essonne), ressemble à une entreprise classique. Mais une fois à l’intérieur, le « centre d’innovation » lancé en octobre 2016 par le Boston Consulting Group (BCG) révèle sa vraie nature. Moundir Rachidi, chargé du projet au BCG, le présente comme une « usine pilote ». Derrière les murs, deux petites chaînes tests de production, aucun produit n’est vendu à l’extérieur, ont été installées : d’un côté on fabrique des scooters (qui sont montés et démontés perpétuellement), de l’autre des bonbons. La grande différence par rapport à une usine classique, c’est l’utilisation méthodique de robots « intelligents » et des données informatiques sur les deux lignes. « Le centre permet d’étudier le rôle de l’humain au sein du site industriel de demain » poursuit Moundir Rachidi. Depuis son ouverture, le site a déjà reçu plus de 1.000 visites, dont beaucoup de la part d’industriels.(@20minutes).

Shimon, le premier robot capable d’écrire et jouer de la musique. Quatre bras montés sur un rail et une tête qui bat la mesure: Shimon est robot musicien. Il joue du marimba, ce xylophone africain à résonateurs, complexe pour les humains car il demande de manier 4 baguettes avec 2 mains seulement. Mais surtout, le robot fabriqué par le Centre Georgia Tech pour la technologie musicale est un compositeur original. Grâce au deep learning, il peut s’inspirer d’une vaste base de données et créer ses propres mélodies. « On lui donne les 4 premières mesures et Shimon fait le reste« , détaille Mason Bretan, doctorant en technologie musicale et co-inventeur. Comme n’importe quel compositeur humain, le robot s’inspire de sa culture musicale. Dans le cas de Shimon, c’est un ensemble de 5.000 chansons et plusieurs milliers de « fragments de musique et autres suites de notes ». Son bagage culturel est surtout composé de musique classique et de jazz, sur lesquels un « réseau neuronal » fait ses gammes. « Il génère une fusion de ces différents styles », poursuit Mason Bretan. « Mais Shimon peut générer des musiques très différentes. » (@Sciences_Avenir).

#Entreprise

VivaTech, Futur en Seine, Station F… Paris, le prochain spot du futur ? Laissez tomber la Silicon Valley, c’est à Paris que ça se passe. La capitale française a mis la main sur le futur au mois de juin et ne compte pas l’abandonner de sitôt. Futur en Seine la semaine dernière a ouvert le bal avec trois jours tournés vers le monde de demain ; VivaTechnology, le mini CES à la française, lui a emboîté le pas jeudi dernier, lançant une édition de très gros calibre (6.000 start-ups, 60.000 visiteurs et 1.500 investisseurs en trois jours) ; la Station F de Xavier Niel, le plus gros incubateur du monde, devrait ouvrir ses portes cet été. Qui dit mieux ? La Silicon Valley a du souci à se faire… mais peut-être pas tout de suite. (@20minutes). A lire aussi : Viva Technology s’installe dans le paysage (@LesEchos).

Paris serait-elle en passe de devenir la capitale européenne des start-up ? La France a en 2016 dépassé l’Allemagne en matière d’euros investis en capital-risque (2,7 contre 2,1 milliards de dollars). Avec 3,7 milliards de dollars cette même année, Londres fait toutefois office de première place européenne en matière d’investissements dans ses start-ups. Le média web Business Insider, s’appuyant sur une étude de la société d’investissement britannique Atomico, se demande toutefois si Paris n’est pas en train de devenir « le » hub numérique européen. Alors que de 2015 à 2016 le marché berlinois tanguait sévèrement (- 52 % d’investissements) quand celui de Londres ne faisait que se stabiliser, Paris, lui, a multiplié par 2,5 le montant investi dans ces jeunes pousses en à peine deux ans. Et à cette croissance jugée « soudaine » – comprenez « fragile » –, Business Insider ajoute une série d’arguments pour justifier de l’idée selon laquelle Paris pourrait durablement s’inscrire au sommet des destinations tech du continent.  (@RSLNmag).

#Commerce

Cinq Français de moins de 30 ans qui réinventent le commerce. Lycéens, étudiants ou jeunes indépendants, ils ont décidé de monter leur start-up dans le secteur du e-commerce. FrenchWeb a sélectionné cinq entrepreneurs français de moins de 30 ans qui ambitionnent de bouleverser le commerce physique et en ligne. (@frenchweb).

Amazon/Whole Foods Market: pourquoi les distributeurs doivent s’inquiéter. Amazon a annoncé le 16 juin racheter Whole Foods Market, un distributeur américain de produits biologiques, pour 13,7 milliards de dollars. C’est la première véritable incursion du géant dans le commerce physique. Marc Ménasé, ancien PDG de Menlook, business angel, investisseur dans Epicery, explique pourquoi Carrefour, Casino, Auchan and co doivent réagir. Ce qui est fascinant dans cette opération, c’est qu’Amazon n’est pas réputé pour faire des acquisitions à tout va. Ce n’est pas une entreprise qui s’emballe sur les valorisations. Si elle entre sur un dossier, c’est qu’elle a une stratégie de déploiement réfléchie. Dans le secteur de la mode, il y a dix ans, Amazon a ainsi racheté Zappos et Shopbop. Ensuite elle a aligné sa stratégie sur ces entreprises, et derrière, elle a lancé une déclinaison qui s’appelle Amazon fashion, et réalise aujourd’hui des milliards de dollars de chiffre d’affaires. Dans le secteur des produits frais, qui pèse mille milliards de dollars aux Etats-Unis, seulement 7% des ventes se font en ligne. Donc le potentiel sur internet est encore très important, les consommateurs sont en train de passer d’un canal de vente à l’autre. En créant une offre multicanal avec Whole Foods Market, Amazon s’achète une marque, une base de clients, un maillage territorial et une présence en agglomération, et donc derrière la capacité à déployer une offre à la demande colossale. (@Challenges). A lire aussi : Amazon achète Whole Food, une importante chaîne de magasins bio (@Numerama ).

#Agriculture

À Vancouver, on crée des fermes urbaines pour offrir nourriture et emploi aux plus démunis. Vancouver fait une fois de plus preuve d’exemplarité en termes d’écologie grâce à son réseau croissant de fermes urbaines qui procure des emplois et de la nourriture à des personnes en situation de précarité. Cela fait maintenant 7 ans que Sole Food Street Farms transforme des terrains vacants en fermes urbaines. La multiplication de ces terrains permet de créer des emplois, de former les citoyens aux basiques de l’agriculture et de rapprocher les fermiers et les amoureux de la bonne bouffe. Le projet Sole Food Street a une vocation environnementale et sociale qui rapporte une véritable bouffée d’air frais à la ville de Vancouver. (@LaReleveLaPeste).

#Transport

Comment la mobilité urbaine se réinvente. « Nouvelles modes » ou « nouveaux modes » de transports, ils envahissent chaque jour un peu plus les trottoirs de la ville. Hoverboard, monoroue, gyropodes … la mobilité urbaine se réinvente sous nos yeux. Vous n’avez pas pu les manquer : depuis deux ans environ, ils se sont multipliés. Chaque semaine ou presque de nouveau modèles débarquent dans nos villes – on devrait même dire « de nouveaux objets » tant il est parfois difficile de dire au premier coup d’oeil de quoi il s’agit : « gyropode », « mono roue », « e roue » ou encore « hoverboard », ils sont partout. Parigo ! Lire sur le blog Transportez-moi/ de @France3Paris.

Débat Airbus-Google : comment l’IA va révolutionner l’aérien. Un face-à-face entre Tom Enders et Eric Schmidt relève, a priori, d’un choc des cultures. Le premier est le patron d’Airbus, le vénérable constructeur aéronautique européen. Et le second est le président d’Alphabet (Google), le mastodonte américain du Net et des nouvelles technologies. Pourtant, les deux géants affirment aujourd’hui travailler de concert. Pour Google, Airbus est un client industriel de choix à qui il fournit nombre de logiciels. Et pour le constructeur européen, collaborer avec le groupe de Montain View est essentiel pour ne pas rater sa transformation digitale. De fait, le numérique et les nouvelles technologies sont aujourd’hui fondamentaux pour le développement de l’aérien dans de nombreux domaines. En guise d’exemple, Eric Schmidt, qui sait par ailleurs piloter, a évoqué la gestion du trafic dans les airs. D’après lui, si « un système de contrôle de la circulation aérienne global voyait le jour », le trafic pourrait être largement optimisé. En ligne avec son homologue de Google, Tom Enders a souligné que les avions pourraient ainsi consommer 10% de carburant en moins. (@latribune).

#Terrorisme

Facebook : « Nous voulons faire d’Internet une “no-go zone” pour les terroristes ». Monika Bickert est directrice des politiques publiques de Facebook, et Brian Fishman est chargé de la lutte contre le terrorisme sur le réseau social. Jeudi 15 juin, Facebook a publié un long texte dans lequel il détaille ses techniques de lutte contre la propagande, et notamment des outils de modération partiellement automatisés, basés sur l’intelligence artificielle. Monika Bickert explique : « Nous utilisons des outils de compréhension du langage naturel pour détecter de potentielles violations, qui sont transmises à nos équipes de modération. Mais nous n’avons pas assez confiance dans cette technologie pour l’autoriser à prendre une décision sans humain dans la boucle. » A lire aussi : Sous pression, Facebook détaille ses mesures contre l’apologie du terrorisme (@pixelsfr).

#SiliconValley

Google achète 300 maisons modulaires pour loger ses employés près de Mountain View. Google s’attaque à la crise du logement en Californie. Face à la flambée des prix dans la Silicon Valley, qui oblige des milliers de Californiens à déménager sur des terres plus abordables, Alphabet, la maison-mère de Google, a décidé d’acheter 300 maisons modulaires préfabriquées. Le montant de l’opération pourrait atteindre jusqu’à 30 millions de dollars, selon une information rapportée par le Wall Street Journal. Ces habitations bon marché conçues par la start-up Factory OS seront proposées à des employés de Google qui peinent à se loger à proximité des locaux de la firme situés à Mountain View. Cependant, ces logements seront seulement louables de manière provisoire. D’après le WSJ, la technologie de construction modulaire pourrait permettre de réduire de 20% à 50% les coûts de constructions dans la baie de San Francisco. (@frenchweb).

#LiensVagabonds

La pieuvre Amazon engloutit le monde. A retenir cette semaine : – Facebook songe à un dispositif pour faire payer l’info des éditeurs ; – Le NYTimes recourt à l’IA pour gérer ses commentaires ; – Le Washington Post teste les articles vocaux ; – Nous sommes au début d’une vaste guerre contre la pollution publicitaire ; – La réalité augmentée pourrait sauver nos jobs. (@Metamedia).

#Blockchain

Blockchain : où en sommes-nous ? Rencontre avec Claire Balva. Après l’effet de nouveauté, les technologies blockchain commencent à s’intégrer à différents domaines. Des civic tech à la finance en passant par l’énergie, les applications sont nombreuses, mais les possibilités et le fonctionnement de ces chaines de blocs restent peu connus.Mais où en sommes-nous véritablement ? Quelles seront les futures applications ? Quels freins existent-ils au développement de l’écosystème en France ? Pour répondre à ces questions, nous avons rencontré Claire Balva, présidente de Blockchain Partner. (@RSLNmag).

18 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 18 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#VivaTech

x

Légende image : Seuls les robots se laissent photographier (Photo @padam92).

Le robot, futur meilleur ami des enfants ? Les robots humanoïdes ont fait leurs premiers pas il y a déjà deux ans. Les plus connus s’appelaient Pepper ou Nao et étaient capables d’enchaîner quelques pas de danse ou de reconnaître les émotions de leurs interlocuteurs. Force est de constater qu’en 2017, ces automates bipèdes ne sont pas encore légion dans nos salons. Cela pourrait changer avec l’arrivée en force des robots destinés aux enfants. Sur le Salon VivaTech, au moins une douzaine de start-up proposent de petits androïdes aux formes courbes et aux grands yeux clignotants conçus pour distraire les plus jeunes. « Buddy c’est un petit robot compagnon, il se balade dans la maison comme un animal de compagnie et répond aux commandes vocales », présente Marc Gourlan, chef de produit pour la start-up française Blue Frog, venue à VivaTech pour lever des fonds. Haut d’une cinquantaine de centimètres, Buddy est capable de jouer à 1, 2, 3 Soleil, faire le juke-box ou proposer des jeux éducatifs. Plus de mille personnes l’ont déjà précommandé (pour 1.290 euros) via une campagne de crowdfunding. (@EchosBusiness).

Ces start-up qui veulent rendre le monde meilleur. Elles sont l’une des attractions de cette seconde édition de Viva Technology. Les start-up de l’innovation positive, qui oeuvrent à un niveau social ou environnemental pour rendre notre monde meilleur, sont nombreuses sur l’événement. « Nous voulons inscrire le « positive impact » dans l’ADN du Salon », explique Bruno Vinay, responsable de l’expérience de Viva Technology. Education, santé, réalité virtuelle… Le champ d’action est large. C’est pourquoi le concours de l’innovation sociale de Viva Technology, le Positive Impact Challenge, décernera samedi quatre prix : travail, éducation, social et environnement. En attendant, présentation de quelques « tech for good » prometteuses. (@LesEchos).

Les grands groupes misent plus que jamais sur les start-up De nombreuses entreprises françaises sont présentes au salon VivaTechnology. Elles sont accompagnées de start-up. Air France, Engie, la SNCF, la RATP, LVMH, La Poste, BNP Paribas… A VivaTech, le salon français de l’innovation qui se tient jusqu’à samedi à la Porte de Versailles, la majorité des grands groupes français présentent leurs innovations. « C’est un peu le lieu où il faut être », résume un directeur marketing. Et sur place, tous sont venus avec des start-up pour mettre en avant leur travail commun et ce qu’elles peuvent leur apporter. (@europe1).

Revue de Liens : – La sélection de Sciences et Avenir (@Sciences_Avenir) ; – Les startuppers réagissent aux annonces de Macron (@LesEchos).

#Robot

Le robot chirurgical de l’hôpital d’Orléans présenté au public. En l’espace d’une journée, le hall de l’hôpital d’Orléans était transformé en une salle de travaux dirigés. Des présentations thématiques ont eu lieu pour présenter la chirurgie robotique au grand public. « Tout nous a emballé ! L’explication, les chirurgiens, le matériel… », s’enthousiasme un visiteur. Les jeunes étaient également présents et ont testé ces robots. « C’est très fluide, dès qu’on bouge c’est très précis et ça réagit direct. C’est très intéressant », confie l’un deux. Le docteur Nicolas Brichart est un jeune médecin formé à Tours. C’est la qualité du cadre technique qui l’a décidé à venir pratiquer à Orléans. « Honnêtement, depuis plusieurs années, Orléans est très bien équipée en équipements lourds et on est vraiment au même niveau que les grands hôpitaux que ce soit les centres hospitaliers universitaires ou les hôpitaux parisiens. » (@F3Centre).

#JeuVideo

Quand l’e-sport devient réel. E-sport, un nouveau mot, pas encore adoubé par l’Académie française, mais qui marque déjà son temps. Au sens originel, il décrit le « sport numérique » ou l’art de maîtriser le jeu vidéo en compétition. Mais il pourrait rapidement évoluer et définir plus globalement une nouvelle discipline sportive. Depuis les premières joutes de jeux vidéo sont nées dans les années 90, le marché s’est considérablement développé et touche aujourd’hui une population beaucoup plus large, avec à la clé des enjeux financiers colossaux. Peut-on pour autant assimiler l’e-sport à une véritable pratique sportive ? Dans un récent entretien au journal L’Équipe, Nicolas Besombes, chercheur à l’Insep, expliquait que l’e-sport répond à trois des quatre critères pour faire partie intégrante du monde sportif : la motricité des doigts, l’affrontement avec d’autres joueurs et la réglementation des compétitions. Seule manque la reconnaissance du ministère en charge des sports. Une reconnaissance qui pourrait cependant évoluer, notamment avec l’apparition de ces compétitions aux Jeux olympiques d’hiver de 2022. Dans certains cas, la pratique des jeux vidéo suscite des vocations dans la vie réelle, comme le prouve l’exemple de Manuel Rodriguez, triple champion de France du jeu Just Dance : « J’ai commencé les concours sur écran, en m’entraînant de plus en plus pour maintenir mon niveau, et j’ai pris goût à la danse. Aujourd’hui, j’ai rejoint une école de danse professionnelle à Paris et j’aspire à en faire mon métier à temps plein », révèle-t-il. Si le sport virtuel s’approche d’une véritable discipline sportive, le sport traditionnel, lui aussi, est confronté à une évolution majeure avec l’arrivée des nouvelles technologies, que ce soit avec la réalité virtuelle, la réalité augmentée, ou le panel toujours plus dense d’objets connectés. (@LesEchos).

Jeux, consoles… ce qu’il faut retenir de l’E3 2017, le plus grand Salon du jeu vidéo. Il y a eu des centaines d’annonces : nouvelles licences, suites, consoles… Pendant une semaine, le monde du jeu vidéo a vécu au rythme des conférences et des présentations de l’E3 2017. Le Salon désormais achevé, Pixels vous résume les principales choses à savoir de ce qui reste l’évènement le plus important de l’année vidéoludique. (@Pixelsfr).

Les treize jeux vidéo les plus excitants annoncés à l’E3 2017. Traditionnellement, l’ouverture du plus grand salon du jeu vidéo (qui se tenait à Los Angeles du 13 au 15 juin) est précédée par les conférences de quelques acteurs majeurs du secteur (Sony Entertainment, Microsoft, Nintendo, Ubisoft, Electronic Arts et Bethesda). L’occasion d’annoncer leurs titres à venir et maintenir les joueurs du monde entier en haleine. Si, cette année, ce tunnel d’annonces s’avère un poil plus décevant que celui des deux dernières éditions, Pop Up’ a sélectionné pour vous treize jeux à surveiller de très près. (@francetvinfo). A lire aussi : Les treize jeux vidéo les plus excitants annoncés à l’E3 2017 et Consoles de jeu : « L’amélioration des graphismes n’est qu’une pièce dans un puzzle plus grand » (@pixelsfr).

#Ville

La ville ne sera pas intelligente sans une cybersécurité adaptée. Selon les Nations Unies, en 2050, plus de la moitié des 9,7 milliards d’habitants de la planète vivront en ville. A cette date, beaucoup de ces villes seront truffées de capteurs. Ces derniers ont déjà commencé à se multiplier et, avec eux, les projets visant à améliorer la qualité de vie des habitants fourmillent. Toutefois, dans le même temps, beaucoup s’interrogent sur la robustesse et la résilience des services numériques et des infrastructures connectées face aux cyberattaques. Tout commence par les technologies utilisées. « Beaucoup d’industriels travaillant sur la ville intelligente s’assurent de la sureté de leurs produits et services, du point de vue de la défaillance. Par contre ils appréhendent encore mal la sécurisation informatique de leurs systèmes », confirme Gérôme Billois, senior manager cybersécurité et confiance numérique chez la société de conseil Wavestone. Ce dernier souligne par exemple que seuls certains industriels développent quelques automates haut de gamme intégrant des fonctionnalités de cybersécurité. (@BFMBusiness).

#Transport

Découvrez le SeaBubble, le futur taxi qui volera sur la Seine à Paris. L’entreprise française SeaBubbles a testé ses véhicules qui glissent sur l’eau à Paris, ce mardi 12 juin. D’ici deux ans, la société doit en faire des taxis sur la Seine, pour mieux circuler dans la capitale. Un prototype du véhicule est exposé au salon Vivatech, à Paris, jusqu’à ce samedi soir. Cette bulle qui vole sur l’eau, créée par l’entreprise Seabubble, ambitionne de révolutionner le transport à Paris. Elle ressemble à un vaisseau échappé d’une bande dessinée, ou d’un manège pour enfants. Pourtant, c’est bien ce drôle de bateau qui, d’ici deux ans, pourra conduire les Parisiens d’un endroit à l’autre de la capitale en passant par la Seine. Un prototype est présenté au salon Vivatech, le salon de l’innovation à Paris, jusqu’à ce samedi soir. Il a été testé sur la Seine le mardi 12 juin. (@francebleu).

#Entreprise

Instagram veut séduire les entreprises au premier salon Instapreneurs. Pour attirer les petits entrepreneurs, Instagram sort l’offensive de charme. Dans l’ancien marché couvert du Carreau du Temple à Paris, sa filiale française organise le premier salon des « Instapreneurs » le samedi 17 juin. Cinquante TPE sont réunies pour apprendre à mieux utiliser la plateforme de partage d’images. Parmi elles, Shantybiscuits, une start-up qui prépare des biscuits à messages sur mesure, ou Papermint, qui propose des papiers peints aux motifs originaux et réalise 70 % de son activité avec Instagram. Speaker vedette, le fondateur du Slip français Guillaume Gibault (72 000 abonnés) explique que  » la plateforme nous a permis de poser une image globale, montrer nos produits et nos valeurs : le savoir faire, le savoir-vivre avec nos photos d’amusement ou d’art de la table, et le savoir-fédérer autour de la communauté entrepreneuriale du Made in France « . Son entreprise achète peu de publicités traditionnelles, mais 4 salariés sur les 50 sont chargés des réseaux sociaux et plus de 2 000 euros sont consacrés chaque semaine à la pub sur Instagram. (@Challenges).

#Sciences

CRISPR : le ciseau génétique provoque des centaines de mutations incontrôlées. Si nous étions dans un film catastrophe, nous en serions pile au moment où Jeff Goldblum grimé en scientifique alarmiste soupire : « Je déteste avoir toujours raison… ». Alors que la course à l’édition génique humaine s’accélère, boostée par le « ciseau moléculaire » révolutionnaire CRISPR-Cas9, des chercheurs viennent de découvrir que cet outil de manipulation du génome n’était pas aussi précis qu’escompté. Il pourrait en fait provoquer des centaines de mutations imprévues dans l’ADN. Dans une étude publiée dans la revue Nature Methods et mise en ligne le 30 mai 2017, les chercheurs ont scruté le génome d’une souris à laquelle ils avaient modifié un gène avec l’outil CRISPR. Si l’opération a parfaitement corrigé le gène ciblé (responsable de la cécité de la souris), il a aussi provoqué plus de 1 500 mutations où un nucléotide a été changé, et plus d’une centaine de mutations bien plus vastes concernant des fragments entiers d’ADN. (@usbeketrica).

17 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 17 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Futur

xComment rater une design fiction. Cet été, Usbek & Rica publie une série d’articles sur le design fiction, co-écrite par Nicolas Minvielle et Olivier Wathelet, co-auteurs du livre Jouer avec les futurs, ou comment utiliser le design fiction pour faire pivoter votre entreprise (Pearson, 2016). Dans ce premier épisode, les deux auteurs reviennent sur les origines du design fiction et appellent à préserver les fondamentaux de cette discipline, sans céder aux tentations de l’esthétisme vide, de la forme sans fond. (@usbeketrica).

#MondeVirtuel

Une start-up britannique veut « construire la Matrice » « Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre, ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa présence, quand tu pars au travail, quand tu vas à l’église, ou quand tu paies tes factures. Elle est le monde, qu’on superpose à ton regard pour t’empêcher de voir la vérité. » Elle, c’est la Matrice, bien sûr, ici dans la bouche de Morpheus, héros des Wachowski né juste avant l’an 2000 notamment par la lecture du livre Simulacres et simulation du sociologue et philosophe Jean Baudrillard. Mais de simulacres et de simulation numérique, il en est peut-être plus que jamais d’actualité, comme le rapporte Wired, qui évoque le « plan follement ambitieux » d’Improbable, la toute dernière « licorne » britannique : construire des mondes virtuels. Alors que l’idée que nous vivons dans une simulation a depuis longtemps ses adeptes dans la Silicon Valley, notre récente aisance à produire des environnements en réalité virtuelle semble faire accroître la probabilité que nous ne vivions que dans une réalité conçue par nos propres descendants, dans un lointain futur. Le projet d’Herman Narula, fondateur d’Improbable, ne va pas contribuer à réduire la porosité des frontières entre le réel et le virtuel : sa plateforme, SpatialOS, à l’image d’un Minecraft où des milliers de joueurs se retrouveraient dans le même espace, permet à chacun de créer, dans le cloud, un grand nombre de simulations de mondes virtuels. « On veut construire la Matrice », résume Narula, qui souhaite qu’à terme, ces mondes virtuels influent sur la manière dont nous prenions les décisions. Alors que les algorithmes et les données nous enfermeraient dans des situations déjà vécues, ou que l’on peut aisément anticiper, il s’agit ici, grâce à la simulation, de créer des nouveaux cas et donc d’améliorer la manière de prendre des décisions et d’agir, en temps réel, face à un nouvel événement ou dans une nouvelle situation, jusque-là inconnus. Lire le long format de Wired (@RSLNmag).

#JeuVideo

Nos 10 meilleurs jeux vidéo de l’E3 2017. Craquants, imaginatifs, impressionnants, prometteurs, explosifs, haletants ou régressifs : la rubrique Pixels a sélectionné ses jeux préférés, parmi ceux qui étaient jouables au Salon de l’Electronic Entertainment Exposition (E3) qui s’est déroulé à Los Angeles du 13 au 15 juin, ou sur les événements organisés en marge de celui-ci. A lire aussi : Jeux vidéo : l’E3 2017 en dix nouveautés très attendues (@Pixelsfr).

L’E3, une vitrine pour la création française. Sur les stands du Convention Center de Los Angeles, le français est l’une des langues les plus entendues. Ubisoft occupe l’un des plus grands emplacements de l’E3. Ses jeux Mario+The Lapins Crétins, The Crew 2 et Steep sont développés respectivement à Paris, Lyon et Annecy. Quant à Assassin’s Creed Origins et Skull and Bones, deux de ses principaux projets, ils sont tous deux réalisés par des Français, Jean Guesdon et François Logeais. Mais le troisième éditeur mondial ne manque pas de compatriotes dans ce salon. D’autres studios et éditeurs au poids grandissant dans l’industrie y occupent aussi une place de choix. (@FigaroTech). A lire aussi : E3 2017 : six professionnels racontent leur premier salon (@franceinter).

#Securite

Pékin réussit une liaison quantique depuis l’espace et fait un pas décisif vers un Internet inviolable. La situation est ironique. Régulièrement suspectée d’être à l’origine d’opération de piratage informatique, la Chine vient de prendre une longueur d’avance sur ses concurrents dans la course à la mise en oeuvre d’un futur réseau Internet inviolable. Presqu’un an après avoir lancé Mozi, le premier satellite à communication quantique au monde, Pékin a annoncé avoir réalisé avec succès une « téléportation » quantique depuis l’espace et sur une grande distance. A l’aide d’un rayon laser, l’équipe du professeur Jian-Wei Pan de l’Université de Hefei en Chine, est parvenu à émettre depuis Mozi des particules de lumière (des photons) jumelles et à les envoyer simultanément à trois stations situées au Tibet et distantes pour certaines de 1.200 kilomètres, selon un article publié dans la revue américaine Science. (@LesEchos). A lire aussi : Téléportation quantique: tout comprendre à la prouesse réalisée par la Chine (@LExpress) et Un record de « téléportation quantique » à 1200km de distance, la clé pour un chiffrement inviolable des messages (@LeHuffPost).

#Entreprise

Viva Tech: Macron veut faire de la France une « start-up nation ». En se déplaçant, jeudi 15 juin au salon Viva Tech qui accueille des entreprises innovantes du numérique, le président de la République s’est offert un long bain de foule. Assimilé à une version française du CES de Las Vegas (rien que ça), ce salon Viva se déroule jusqu’au 17 juin et doit accueillir 50 000 visiteurs de 50 pays en trois jours. Le chef de l’État a fait de cette visite le symbole de ses ambitions en matière de numérique. Selon lui, « il faut renforcer l’écosystème d’innovation et de croissance, décloisonner les relations avec les laboratoires et les grands groupes », a-t-il dit en arrivant. La France sera le pays leader de l’hyper-innovation, a-t-il promis dans un discours d’amour aux entrepreneurs et aux start-up. « Nous allons promouvoir un État adapté au XXIè siècle: numérique, innovant et inclusif. » La France d’Emmanuel Macron doit donc devenir un leader, une « nation start-up », selon ses propres termes, et le faire savoir. Pour mener à bien ce changement culture et cette vaste conquête, Emmanuel Macron a promis la création d’un fonds d’innovation de 10 milliards d’euros « pour donner de la visibilité à l’innovation française ». (@Lentreprise).

« Désormais, les entrepreneurs veulent avoir un impact social positif » SNCF développement vient d’éditer un ouvrage qui recense un millier de start-up. Un ouvrage collectif réalisé en mode collaboratif avec le Groupe La Poste, Les Mousquetaires, Maif, Nextdoor, Sanofi, SNCF Réseau, Accenture et Avanade. Ces start-up ont été créées entre 2010 et 2016, elles sont innovantes, mais pas uniquement sur la technologie. Il y a celles qui ont levé des fonds, pour un total de 2,5 milliards d’euros pour notre liste. Les 120 plus importantes comptent pour 1,3 milliard, ce qui permet une certaine traction en termes de clients. Mais nous comptons aussi des start-up qui se développent très bien sans lever de fonds. Il a fallu aussi aller piocher des pépites dans des univers plus cachés, comme les biotech, et utiliser des outils pour analyser la consommation des internautes pour détecter les jeunes pousses qui émergent dans l’économie collaborative. (@EchosBusiness).

#Emploi

McDonald’s va recruter 250.000 salariés grâce à… Snapchat. « Nous recherchons toujours des nouvelles voies pour recruter, tout en innovant. Nous pensons que les ‘Snaplications’ (les applications sur Snapchat, un mot inventé par McDonald’s, NDLR) constituent un bon moyen pour s’adresser aux demandeurs d’emplois là où ils sont, c’est à dire sur leur téléphone », explique Jez Langhorn, le directeur des ressources humaines pour McDonald’s USA. L’initiative est lancée (pour l’instant du moins) uniquement aux Etats-Unis. Concrètement, McDonald’s a acheté des publicités sur le réseau social incitant les demandeurs d’emploi à postuler directement depuis l’application. (@latribune).

#DonneesPersonnelles

À quel prix vendriez-vous des données personnelles ? Pour une pizza gratuite. Paradoxe de la confidentialité numérique : peu d’argent, peu de coûts, banalités. L’étude des économistes Susan Athey, Christian Catalini et Catherine Tucker pour le Bureau national des études économiques américain fait beaucoup parler. En étudiant, à Stanford et au MIT, les comportements de leurs étudiants lorsqu’il s’agit de faire des choix pour préserver leurs données personnelles, les trois chercheurs dressent un bilan assez désespérant : ils ont plutôt tendance à dire ce qu’ils font mais pas à faire ce qu’ils disent. Au début de l’année 2014, les enseignants se sont penchés sur le comportement de plus de 4 400 étudiants pour déterminer les facteurs décisifs des choix numériques faits par ces derniers. Le premier essai — le plus éloquent — des professeurs consiste à tenter d’obtenir des adresses mail en échange de pizzas gratuites. Or, selon l’étude, 98 % des étudiants ont accepté de livrer les adresses mail de leurs proches en échange de pizzas gratuites. En dehors de la nature humoristique du test, les chercheurs voulaient prouver qu’une fois mis en situation, les internautes ne sont pas aussi prudents qu’ils le pensent ou prétendent l’être. (@Numerama).

#Refugies

PayPal stoppe la collecte visant à bloquer les bateaux portant secours aux réfugiés en Méditerranée. « Sauver l’Europe de l’immigration clandestine, démasquer l’imposture des ONG. » Début mai, le mouvement d’extrême droite Génération identitaire, associé à divers groupes européens similaires, a lancé l’opération « Defend Europe ». Leur but : récolter suffisamment de fonds, entre autres avec PayPal, pour rassembler « une équipe de professionnels, affréter un bateau et naviguer sur la Méditerranée, pour contrecarrer les bateaux des ONG ». Anticipant l’accusation de non-assistance à personne en danger, le groupe précisait également qu’en cas de rencontre avec des migrants en détresse, il leur viendrait en aide, avant de les ramener sur les côtes africaines. Une annonce faisant écho à l’action menée le 12 mai, durant laquelle des identitaires avaient tenté de bloquer le passage du bateau Aquarius, affrété par les associations SOS-Méditerranée et Médecins sans frontières dans le port de Catane, en Sicile. (@pixelsfr).

#Commerce

La Chine, ce complexe eldorado du e-commerce. La Chine est de loin le leader mondial du e-commerce. Selon le spécialiste des études de marché eMarketer, les ventes en ligne ont atteint dans le pays 900 milliards de dollars en 2016, soit… près de la moitié du e-commerce mondial. En 2018, elles devraient s’élever à plus de 1500 milliards. Les croissances annuelles à deux chiffres sont la norme, tirées par le double boom des classes moyennes et de l’accès à internet. Et la marge de progression reste immense : pour l’instant, moins d’un tiers des habitants achète en ligne. Parmi ces achats, une part croissante se fait hors des frontières. Toujours selon eMarketer, 181 millions de Chinois (40% des e-shoppers du pays) ont fait au moins un achat en ligne à un vendeur étranger en 2016. Ils pourraient être 292 millions en 2020. Un tel marché a de quoi faire rêver. Mais la Chine est-elle vraiment un eldorado du e-commerce transfrontalier ? Un vendeur français, européen, peut-il vraiment s’y implanter ?. (@LExpress).

16 Juin

Régions.news #285 – Edition du vendredi 16 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#285 en version pdf

image002Légende image. Près de Séoul, une ville entière, baptisée Songdo, proposent aux habitants une gestion de l’eau, de l’électricité ou des ordures innovantes. Photo Getty Images. A lire : Poubelles, réverbères et parking connectés, les villes coréennes se réinventent. (@RFI).

#Ville

♦ C’est un supermarché de 5 000 m² de rayonnages du stand high-tech à la vaisselle en passant par les matériaux de construction. Mais dans cette galerie ouverte en avril à Vayres (Gironde), le consommateur n’a pas besoin de passer à la caisse. Tous les produits proposés sont des déchets recyclés, initialement destinés à la casse et récupérables gratuitement afin de leur offrir une seconde vie. A lire aussi : Moins de feux pour une ville apaisée : l’expérimentation bordelaise.

♦ A Angers, le bailleur social Podeliha utilise les objets connectés pour gérer le parc immobilier à distance. Il surveille ainsi le bon fonctionnement des appareillages, en réalisant au passage de belles économies. A lire aussi : La maison connectée peut être un « cauchemar total en matière de sécurité »

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

♦ Le comble de l’entrepreneuriat : quand on a un problème, on crée une entreprise pour le régler. C’est le cas de deux jeunes entrepreneurs rennais. Il fallait au moins deux mois pour décrocher un rendez-vous chez un dermatologue. Ils ont donc créé une application sur téléphone portable, Epiderm. On fait la photo du bouton, de l’allergie ou du grain de beauté. On l’envoie à un dermatologue professionnel qui vous répond en moins de 48 heures. Et s’il y a urgence, le médecin peut contacter un confrère et trouver une consultation rapidement.

♦ La start-up rennaise Blacknut a lancé en avant-première au Festival Futur-en-Seine son service de jeux vidéos sur le cloud (serveur extérieur). Un mélange entre Netflix pour sa formule d’abonnement tous écrans, de la console Nintendo WII pour les joueurs en famille et Canal Plus pour sa sélection du meilleur des jeux vidéos. Après une levée de fond de 2,4 millions d’euros en avril, la jeune pousse rennaise a lancé son service le 8 juin. Lire sur le blog Soyons smart! de @france3Bretagne. A lire aussi : Comment Internet se transformera-t-il grâce à la réalité virtuelle ?

♦ Créée à Montpellier, l’application Sportihome s’adresse à tous les passionnés de sport extrêmes. Le concept repose sur trois notions : héberger, partager et jouer ensemble. L’application est à la fois un « Google Maps » des meilleurs endroits de sports d’aventure et un « airbnb » des voyageurs sportifs. Lire sur le blog Tout ce qui buzz de @France3MidiPy

#Technologie

♦ Le salon VivaTech, rendez-vous incontournable des acteurs de la tech, se tient du 15 au 17 juin à Paris. L’événement réunira 5 000 start-up et 100 grandes entreprises. L’occasion de découvrir les nouvelles pépites françaises et les dernières innovations de la Silicon Valley.

image004Légende image. Les journalistes seront-ils remplacés par des robots ? (@mediabrief).

#Consommation

♦ Les marques vous observent. Elles veulent connaitre votre parcours dans un magasin grâce à votre téléphone mobile, savoir votre âge ou votre sexe quand vous regardez une publicité, ou encore deviner votre réaction devant des panneaux d’affichage. Elles souhaitent savoir comment vous faire dépenser plus. En banlieue parisienne, une salle de sport vient d’installer trois petits boitiers. Ils captent en temps réel le réseau de votre portable, et sont capables de reconstituer de manière anonyme votre parcours exact. (@franceinfo).

#Entreprise

♦ Une caméra placée dans le magasin repère les clients et épie leurs réactions. L’idée est de faire venir une vendeuse au bon moment. « Notre but est d’aider les commerçants à optimiser l’organisation de leurs rayons », explique Mégane Millan, 22 ans, développeuse à Angus.ai. Cette start-up parisienne, fondée en 2015, s’est spécialisée dans l’analyse automatique et en temps réel des flux vidéo, permettant notamment des mesures d’affluence, d’intérêt, de temps d’attente, d’anomalie… (@LeParisien_Tech). A lire aussi : A Futur en Seine, dix pépites franciliennes présentent leurs prototypes. (@LUsineDigitale).

#InternetDesObjets

♦ Imaginer des milliards de caméras, thermostats intelligents et autres téléviseurs reliés au réseau soient pris en otages par des hackers malveillants. De quoi couper l’accès Internet à des pays entiers. Des objets connectés bien pratiques mais qui souffrent d’une défaillance majeure : ce sont de véritables passoires en termes de sécurité informatique. Un « cauchemar » se prépare, alerte le directeur technique de la société de sécurité Avast, Ondrej Vlcek. « De simples babyphones connectés ont été piratés pour espionner chez les gens ou pour faire peur à l’enfant en pleine nuit », rappelle de son côté la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés). (@OuestFrance).

#Tendance

♦ Et si les médias redevenaient intelligents ? Après « digital », « mobile » et « social first », voici venu le temps d’une nouvelle injonction, d’un nouveau choc, pour un secteur en pleine transformation : « IA first » (Intelligence Artificielle) ! En gros, injecter dans des médias, souvent en déclin, une bonne dose de la nouvelle révolution industrielle qui est en train de définir le siècle : l’intelligence artificielle. Ce sujet est développé dans le Cahier de Tendances Méta-Media N°13, Printemps Eté 2017, avec de nombreux témoignages d’experts, ainsi qu’un grand chapitre sur l’essor des fake news et de la désinformation. (@Metamedia).

#LiensVagabonds

♦ Consulter les liens vagabonds du 10 juin 2017 sur le site Méta-Media. A retenir cette semaine : – La TV reste le média le plus consommé mais Internet gagne vite du terrain ; – Netflix : « la chronologie des médias est la seule chose des médias non encore affectée par Internet » ; – Quel avenir pour les salles de cinéma ; – Elections en Europe : le rôle de Facebook sous surveillance ; – Oubliez l’extrême droite populiste. Elle va être balayée par les crypto-anarchistes du web.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.