21 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 21 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

Quand le Big Data façonne les villes de demainPlus économe en énergies, plus respectueuse de nos ressources, plus sécurisée, plus agréable à vivre, la ville du futur est pleine de promesses… qui seront tenues grâce au Big Data. Ce flux gigantesque de données produites chaque jour (qui auraient atteint, d’après l’EMC, 1 800 milliards de mégaoctets en 2011). Ces données sont collectées de diverses manières : logiciels d’entreprises publiques (transport, télécommunications), caméras et appareils de mesure installés par la ville, ou encore applications mobiles et objets connectés utilisés par chacun d’entre nous. Un flux qu’il serait impossible de capturer sans le cloud, cet espace de stockage nouvelle génération. C’est donc sur ce triptyque « cloud computing / Internet des objets / Big Data » que repose la dynamique de la ville intelligente. Mais n’est-ce qu’un nouveau mode de vie ? (@LivingCircular). Légende image : Satellite View Of New York, New York which was uploaded on December 8th, 2011. Crédit photo : Getty images / Stocktrek Images

« Ur-MoVe » : prédire les déplacements des mobinautes. Une définition de la ville intelligente selon le Smart City Council est : « une ville sachant utiliser les technologies de l’information et de la communication pour améliorer son habitabilité, sa maniabilité et sa durabilité. » Il semble évident, tenant compte de cette définition, qu’il faille se positionner à la fois sur une vision de l’IoT par l’objet en lui-même mais aussi par la valorisation de la donnée qu’il génère. En effet, quid de lampadaires intelligents dans un parc mais où nous ne collecterions pas les données qui en sont issues pour en tirer tout l’essence et la connaissance ? Ce lampadaire outre le fait de pouvoir s’allumer au passage de piétons à proximité ne peut-il pas aussi renseigner des usages de l’ensemble de ces piétons grâce auxquels nous pourrions déduire des améliorations à apporter ? (@villeintelmag).

Les cinq pièges à éviter avec vos prestataires de smart city. Perte de données, enfermement technologique ou encore mauvais usage des datas, voici quelques-unes des conséquences négatives d’un contrat mal ficelé dans le cadre des villes intelligentes. Les projets de smart city sont complexes et les villes et autres communautés d’agglomération doivent bien souvent s’en remettre à un ou plusieurs prestataires pour les mettre en place. Mais la confiance accordée à ces partenaires ne doit pas tourner à l’aveuglement. Voici ci-dessous les pièges à éviter. (@journaldunet).

#Transport

Google investit dans Lyft, le rival d’Uber. Lyft continue de tirer parti de la mauvaise passe d’Uber. Jeudi 19 octobre, la plate-forme américaine de voitures avec chauffeurs a rendu publique une importante levée de fonds, d’un montant de 1 milliard de dollars (845 millions d’euros). A cette occasion, Alphabet, la maison mère de Google, devient l’un de ses principaux actionnaires. Un symbole supplémentaire de la relation privilégiée qu’entretiennent les deux entreprises depuis plusieurs mois. Le tour de table valorise Lyft à hauteur de 11 milliards de dollars (9,31 milliards d’euros), soit 4 milliards de plus qu’au printemps. La société californienne reste toutefois encore très loin de son concurrent Uber, dont la valorisation, record pour une société non cotée, flirte avec les 70 milliards de dollars. La plus grande partie des fonds que vient de lever Lyft a été apportée par CapitalG, l’un des fonds d’investissement d’Alphabet, qui récupère un siège au sein du conseil d’administration de la compagnie. Mais leur montant exact n’a pas été précisé. @LeMondefr).

#Marketing

Izly, l’appli du Cnous qui géolocalise des étudiants et renseigne des sociétés publicitaires. Tous les jours, des centaines de milliers d’étudiants dégainent leur smartphone et l’application Izly pour payer leur « restau U ». Ce qu’ignorent nombre d’entre eux, c’est qu’à chaque utilisation de cette application, s’ils l’ont autorisée à les géolocaliser, leur position au mètre près est envoyée à deux sociétés de marketing, afin que des marques ou des magasins puissent leur proposer des messages publicitaires ciblés. Quelles sont ces entreprises et que font-elles de ces données ? Pourquoi le Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires), établissement public, a-t-il décidé d’insérer dans une application qu’il fait utiliser à tous les étudiants un dispositif potentiellement très intrusif, dans lequel interviennent quatre sociétés privées ?  (@Pixelsfr).

#Economie

Le Big Data au service de l’économie circulaire. Le Big Data permet à la Smart City de connaître en temps réel les flux qui la traversent (énergie, déchets, pollution) pour mieux les gérer et les valoriser. Bienvenue dans l’économie circulaire connectée ! Le Big Data, cette explosion de données numériques générées par Internet et par les objets connectés, peut être un allié et un accélérateur pour l’économie circulaire ! Au sein de la Smart City, la ville intelligente qui utilise les technologies numériques, il peut ainsi aider à mieux connaître et donc à mieux gérer, en temps réel, les ressources, les déchets et la pollution. On assiste depuis quelques années à l’émergence des « smart grids », des réseaux électriques intelligents qui utilisent le Big Data pour mieux distribuer l’électricité et favoriser l’efficacité énergétique. Grâce à des capteurs connectés, les « smart grids » prennent en compte en temps réel les besoins des consommateurs à différents points du réseau. Cela leur permet d’équilibrer en permanence l’offre et la demande mais aussi d’optimiser en amont la production et le stockage de l’énergie.  (@LivingCircular).

#Fiscalite

Et si Google était un service public ? La Commission européenne et plusieurs gouvernements européens, dont le gouvernement français, se sont mis en tête de faire payer des impôts à Google.On ne peut qu’approuver l’idée selon laquelle les multinationales, toutes spécialités confondues, devraient payer des impôts comme toutes les autres entreprises. On peut même se demander ce qui se serait passé si elles avaient payé leur part d’impôts depuis trente ou quarante ans. Privés de leur remarquable capacité à faire de l’optimisation fiscale en toute légalité, elles n’auraient sans doute pas pu croître et prospérer autant qu’elles l’ont fait. Peut-être même n’auraient-elles pas pu remplacer les entreprises plus petites et plus locales par des monopoles et des oligopoles mondiaux. C’est que l’internationalisation coûte cher et présente des risques considérables. (@latribune).

#TiersLieux

AntiCafé :la formule au temps passé débarque en France. Derrière la vitrine de l’Anticafé, une carte mesure le temps passé. La première heure est facturée cinq euros. Il faut compter 24 euros pour la journée, avec boissons et collations à volonté. Ici, la plupart des clients travaillent sur leur ordinateur. « Je suis en télétravail. Je travaille à temps partiel à Paris et à temps partiel à Bordeaux. Et c’est le côté ne pas être seule chez soi, pouvoir sortir un peu et rencontrer des gens », explique une cliente. « Je suis directeur artistique indépendant. Donc je travaille chez moi ou chez des clients. C’est un métier qui est un peu isolé donc par moments, on aime bien partager des instants de travail avec d’autres personnes », continue un autre. Ce créateur d’entreprise en a même fait son bureau pour 240 euros par mois. « J’ai commencé à regarder des bureaux très classiques, et très vite je me suis arrêté à une certaine notion de coût. Je me suis rabattu ici. Mon choix s’est fait par rapport au prix mensuel qui est largement abordable »,précise-t-il. Une ambiance bien différente d’un café traditionnel. Certains sont même en réunion de travail. En France, huit établissements pratiquent aujourd’hui cette formule au temps passé. (@franceinfo).

20 Oct

Régions.news #303 – Edition du vendredi 20 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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image001Légende image. Image réalisée sans filtre sepia. C’est la couleur du ciel lundi 16 octobre au-dessus de Cherbourg (Manche) après le passage l’ouragan Ophelia en Irlande. « Il s’agit de sable du Sahara, pris dans un flux de sud très puissant, à cause de l’ouragan Ophelia, et qui remonte donc le long des côtes françaises. Le phénomène s’accompagne en plus de particules causées par de violents incendies… au Portugal. » explique Météo France.  (Photo : Nicolas Lepigeon)

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

♦ Le lundi 16 octobre, c’était la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire. Dans le Puy-de-Dôme, des restaurateurs proposent désormais un gourmet bag, doggy bag à la française, qui permet d’emporter les restes chez soi. À Montpellier, une charte, Mon Resto Gaspi Zéro, a été mise en place dans les restaurants. Un élu de Courbevoie (Hauts-de-Seine) lance une application, The Food Life qui met en relation les grandes surfaces et les associations caritatives pour récupérer les invendus de produits frais. A Toulouse, SoAppli est une application qui vous aide à mieux gérer vos courses alimentaires.

#Sante

♦ Dans l’Oise, la télémédecine est à l’étude. Christophe Dietrich, maire de Laigneville a pris la décision qu’à compter de 2018 c’est par écran et caméra interposés que les Laignevillois auront la possibilité de consulter un généraliste. Il avait pris en mai un arrêté interdisant aux habitants de mourir chez eux, faute de pouvoir faire constater leur décès dans des délais décents par manque de médecin. A lire : Dans l’Essonne, l’hôpital de Ballainvilliers teste la télémédecine depuis cinq ans ; Depuis un an, les habitants du fond de la vallée de Masevaux, dans le Haut-Rhin, peuvent se faire soigner par télémédecine dans le cabinet d’Oberbruck.

♦ Dominique Poggi, médecin généraliste à Cargèse (Corse) s’est tourné vers la télémédecine pour répondre au manque de médecins : « C’est intéressant pour nous car c’est facile à mettre en œuvre. Il suffit d’un smartphone pour prendre des photos et d’un ordinateur pour pouvoir envoyer les dossiers ».

♦ Le plan de lutte du gouvernement contre les déserts médicaux en France présenté le 13 octobre, le gouvernement souhaite développer le recours à la télémédecine. Pour sa mise en œuvre, deux « obstacles » devront être écartés : résoudre les problèmes de connexion Internet dans certains territoires doivent être résolus d’ici à 2020 et inscrire la télémédecine dans le droit commun « dès 2018 » avec la création d’un tarif de consultation à distance

♦ Avec le développement de l’intelligence artificielle, demain la médecine se fera-t-elle sans médecin ? Vik est un chatbot, ou robot habilité à simuler une conversation avec un humain par voie écrite, qui est capable de répondre aux questions des patients atteints d’un cancer à la place d’un médecin.

image003Légende image. Lac asséché dans le sud asiatique. Crédit photo : Piyaset / Shutterstock. A voir : Clément Montfort, réalisateur. a produit une web-série documentaire baptisée Next sur l’avenir de notre civilisation : « Qu’est-ce qui nous attend concrètement ? Comment s’y préparer ? ». Voir les trois premiers épisodes courts disponibles sur Youtube.

#TiersLieux

♦ Notion introduite en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenburg pour désigner des lieux ne relevant ni du domicile ni du travail (cafés, librairies, bars), les tiers lieux permettent des rencontres dans un cadre convivial et accessible, créateur de liens. Le développement des technologies du numérique a contribué à l’apparition de ces « tiers-lieux », quasi-inexistants il y cinq ans. Ils prennent l’aspect d’espaces de travail collaboratifs les espaces de coworking, les fablabs, les hackerspaces, les techshops, les anti-cafés. On en compte désormais 900 en France selon le site Néo-Nomade, première plateforme de coworking en France. Ainsi ces espaces ne sont pas seulement les nouveaux bureaux du 21ème siècle, mais aussi une nouvelle manière de travailler qui préfigurent une révolution des relations au travail et à l’espace de travail.

♦ « Un Tiers Lieux ne se définit pas par ce qu’il est mais par ce que l’on en fait ! ». Définition donnée par le MoviLab dans son Manifeste des tiers lieux. Le MoviLab se détermine comme un dispositif d’incubation qui met en place des « laboratoires de modes de vie » durables. Laboratoire décrits comme « des espaces physiques ou virtuels de rencontre entre personnes et compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser ».

♦ Le coworking est né en 2005 à San Francisco de la volonté d’une nouvelle catégorie de travailleurs indépendants issus de la révolution numérique de partager des bureaux pour sortir de leur isolement tout en réalisant des économies. En France, l’émergence de ces lieux offre la possibilité de travailler en dehors de l’entreprise. Il existe aussi des espaces de coworking ruraux. Depuis 2012, on observe la création de tels espaces dans le Perche, l’Orne, l’Ardèche, l’Aquitaine. Dans le département de la Creuse, ces lieux fonctionnent sur « un modèle plus social qu’économique ». Ils sont souvent créés dans une perspective de régénération des territoires ruraux.

#Video

♦ [Etude] 50% de la vidéo sera mobile d’ici 2020. Par Alexandra Yeh, France Télévisions, Direction de l’Innovation. « D’ici trois ans, la moitié de notre consommation de télévision et de vidéo se fera sur des terminaux mobiles. C’est ce qu’affirme la 8ème édition de l’étude Ericsson ConsumerLab TV & Media, dont les conclusions sont sans appel : le poste de télévision traditionnel va continuer de perdre du terrain dans les années à venir, au profit notamment du smartphone qui va confirmer sa place de premier écran. » Lire la suite sur le site de @metamedia.

#LiensVagabonds

♦ Consulter les liens vagabonds du 14 octobre 2017 sur le site Méta-Media. A retenir cette semaine : – Crise de pertinence des médias d’informations ; – Six raisons pour lesquelles les réseaux sociaux sont devenus l’ennemi de la démocratie ; – Le journalisme doit-il se libérer des plateformes ? ; – Les algorithmes sont déjà devenus fous ; – La sémantique de l’Intelligence Artificielle.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 20 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Digital

x« Vous avez aimé la première révolution digitale ? Vous allez adorer la seconde. » Les historiens retiendront de ce début de XXIè siècle une mutation profonde de l’économie, la « révolution digitale », où les acteurs économiques dominants ne sont plus les acteurs de l’industrie, de l’énergie et de la distribution physique, mais ceux du numérique, les fameux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) en Occident, et BAT (Baidu, Alibaba, Tencent) en Orient. Cette révolution est de même ampleur que les révolutions industrielles du XIXème siècle ou celle de l’imprimerie au début de la Renaissance mais sur une échelle de temps accélérée. Ce n’est que le début. (@jfcaillard).

#IntelligenceArtificielle

Toujours plus puissant, AlphaGo apprend désormais sans données humaines. Encore un nouvel exploit pour AlphaGo. Après être devenu en 2016 le premier programme informatique capable de battre l’humain au go, en écrasant les meilleurs joueurs du monde, le logiciel de Google DeepMind a encore gagné en compétences. Dans un article publié mercredi 18 octobre par la prestigieuse revue scientifique Nature, les créateurs d’AlphaGo annoncent avoir mis au point une version considérablement plus puissante de leur programme, et surtout, qui est capable d’apprendre à jouer « sans rien savoir du jeu de go », expliquent-ils sur leur blog. Si, pour fonctionner, AlphaGo apprenait en se basant notamment sur des millions d’exemples de parties jouées par des humains, AlphaGo Zero, le nom de la nouvelle version, n’a besoin, lui, d’aucun exemple. Les seules informations dont dispose le programme, basé sur un réseau de neurones artificiels, sont les règles du jeu et la position des pierres noires et blanches sur le plateau. A partir de là, pour apprendre, le programme va jouer des millions de parties contre lui-même. Avec des coups aléatoires dans un premier temps, avant d’affiner, jeu après jeu, sa stratégie. (@Pixelsfr).

#Journalisme

Du bon usage des réseaux sociaux pour les journalistes du « New York Times. « Mes propos n’engagent pas ma rédaction. » Combien de biographies de journalistes du monde entier comportent cette mention sur Twitter ? Un avertissement considéré pourtant comme non suffisant par le New York Times, qui a publié, le 13 octobre, une nouvelle charte de déontologie à l’attention de ses rédacteurs afin de clarifier l’usage des réseaux sociaux par ses employés. Pour le quotidien, l’utilisation à titre personnel des réseaux sociaux par ces derniers doit être très mesurée : « Vous pensez peut-être que vos comptes sont des zones séparées de votre rôle au Times, mais il apparaît en fait que tout ce qu’on poste ou que l’on “like” en ligne est, à certains degrés, public, et donc associé au Times », explique l’un des points principaux de la charte. « Si nos journalistes peuvent être considérés comme étant partiaux, cela peut saper la crédibilité de toute une rédaction. » (@telerama).

#Cybercriminalite

L’État lance une plateforme d’assistance aux victimes. l suffira désormais de quelques clics aux victimes de piratages informatiques, pour se voir proposer une aide. Depuis mardi 17 octobre, le gouvernement a en effet lancé une plateforme dédiée. Son nom : cybermalveillance.gouv.fr. Cette plateforme est accessible aux particuliers, professionnels et administrations locales. Elle est supposée leur permettre d’entrer en relation avec des spécialistes qui se trouvent près de chez eux, et donc, qui sont susceptibles de les aider directement. L’idée est ultérieurement de « pouvoir qualifier ou certifier » ces spécialistes, a relevé Jérôme Notin, le responsable du site. Cybermalveillance.gouv.fr va également servir de vecteur de diffusion des messages de prévention, diffusés notamment par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Enfin, elle permettra d’observer l’évolution des menaces, un élément d’autant plus intéressant que les statistiques manquent cruellement sur les attaques dont sont victimes les PME et les particuliers. (@LExpress).

#Espionnage

Comment la publicité ciblée peut être utilisée pour espionner des particuliers. Quelques centaines d’euros, et des connaissances techniques de base : voilà les seuls outils nécessaires pour suivre à la trace les déplacements et les actions d’un particulier, par le biais des publicités ciblées qui s’affichent dans les applications mobiles de nos téléphones. C’est la conclusion d’une très complète étude (PDF) menée par des chercheurs de l’université de Washington, publiée dans le magazine IEEE Security & Privacy. Le système testé par les chercheurs, simple et peu coûteux, se base sur les capacités de ciblage toujours plus fines proposées par les plates-formes publicitaires dites « DSP » (demand side platform). Ces intermédiaires du monde de la publicité en ligne font l’interface entre la demande d’un annonceur et des milliers de sites et d’applications qui proposent d’afficher de la publicité ciblée en temps réel. L’annonceur choisit la population à qui il souhaite présenter sa publicité en fonction de critères plus ou moins larges (centres d’intérêt, géolocalisation, âge, sexe, etc.) et le DSP se charge de « trouver » des internautes correspondant à ce profil. (@Pixelsfr).

#Cybersecurite

Snapchat est-il le modèle qui inspirera l’avenir de la cybersécurité ? Snapchat n’est pas seulement le réseau social plébiscité par les millennials du monde entier –il commence aussi à incarner discrètement l’avenir de la cybersécurité. Voyez plutôt: à la base de la base, Snapchat vous permet d’envoyer des messages photo ou vidéo, les efface en quelques secondes et vous empêche de les récupérer. Un message auto-destructible comme protection parfaite de nos données et de nos informations –qui aurait cru qu’une bande de boutonneux assoiffés de mèmes allaient populariser la marque de fabrique de Mission impossible ? Dans le champ professionnel, des tas d’outils en sont venus à se calquer sur le modèle Snapchat. Les applications comme Whisper, Confide et Signal sont en vogue partout où circulent des informations sensibles et notamment entre les journalistes et leurs sources. Mais ces applications ont leurs limites, par exemple en ce qu’elles nécessitent une connexion internet et ne protègent pas totalement l’anonymat. Et elles ont aussi leurs failles, que des hackers tenaces (et créatifs) sont susceptibles d’exploiter. (@slatefr).

#Data

La localisation des données est un enjeu de plus en plus stratégique. En juillet, Apple a annoncé la création d’un nouveau centre de données en Chine, en réponse à une loi de cybersécurité, votée en 2016. Cette loi requiert de la part des entreprises qu’elles stockent les données des utilisateurs chinois sur le sol national. Elle impose également un contrôle sur la collecte et le déplacement des données des citoyens chinois. Le centre de données, fonctionnant entièrement à l’énergie renouvelable, sera localisé dans la province de Guizhou.  Il sera construit et géré en partenariat avec Guizhou Cloud Big Data, entreprise dédiée au traitement des masses de données. Le gouvernement de Guizhou ambitionne de transformer cette région pauvre et montagneuse en havre du stockage des données, afin d’y attirer les classes moyennes. Thomas Fischer, global security advocate de Digital Guardian, une entreprise spécialisée dans la protection des données, explique : « Google, Microsoft et Amazon se sont tous, de longue date, dotés de centres de données pour héberger les informations des utilisateurs localement. Avec la nouvelle loi de cybersécurité, Apple, après avoir repoussé cette décision pendant un moment, a été contraint de s’aligner. N’oublions pas que la Chine représente près de 20% du marché d’Apple, ils ne peuvent donc pas se permettre de ne pas fournir des services locaux. C’est une question de conformité aux régulations en vigueur, mais aussi de stricte gestion des coûts et de distribution des infrastructures.» (@latelier).

#Entreprise

Le futur siège d’Amazon déclenche une véritable frénésie aux Etats-Unis. Il y a quelques jours, Jeff Bezos a reçu un paquet qui n’était pas expédié par Amazon. Il s’agissait d’un cactus géant, de 6,50 mètres de hauteur, envoyé par la ville de Tucson, en Arizona. Un cadeau un peu fou destiné à attirer l’attention du patron d’Amazon, alors que se clôt jeudi 19 septembre un gigantesque appel d’offres qui doit lui permettre de choisir où implanter son second siège social, baptisé « HQ2 ». « Malheureusement, nous ne pouvons pas accepter les cadeaux (même ceux qui sont vraiment chouettes) », a répondu Amazon sur Twitter. Deux chiffres suffisent à expliquer la frénésie qui s’est emparée de dizaines de villes depuis l’annonce de l’appel à candidatures, début septembre : 5 milliards de dollars, le budget qu’Amazon compte investir, et 50.000 emplois – la capacité du futur bâtiment. Pour sortir du lot dans cet « appel d’offres olympique », selon le maire de Toronto, les candidats rivalisent de créativité, misant sur un cahier des charges un peu flou. (@LesEchos).

#Logement

Londres : chambre de 12 m², salle de gym… Bienvenue dans la plus grande colocation du monde. L’immeuble compte dix étages et ressemble à un hôtel. Il abrite à Londres la plus grande colocation du monde, selon son promoteur, offrant petites chambres mais services partagés haut de gamme à de jeunes adultes. Un projet qui se veut une réponse à la crise du logement. Ouvert au printemps 2016 le long d’une voie de circulation du nord-ouest de la capitale britannique, le bâtiment Old Oak est un pionnier de l’habitat partagé à si grande échelle. A l’intérieur : 545 chambres de 12 m² en moyenne. La salle de douche privative est réduite au minimum, avec un petit lavabo chevauchant presque la cuvette des toilettes. (@franceinfo).

#Senior

Demander sa retraite en ligne, c’est possible ! Contrairement à une idée reçue, les pensions de retraite ne sont jamais versées automatiquement: c’est à vous de les demander! Vous devez pour cela remplir différents formulaires administratifs, prendre rendez-vous auprès de tous les régimes de retraite auxquels vous avez pu être affilié au cours de votre carrière professionnelle et… attendre. Un schéma classique, expérimenté par les millions de personnes d’ores et déjà retraitées (l’an passé, plus de 600.000 personnes ont effectué une demande de retraite de base auprès du seul régime général par exemple), mais qui est peut-être en train de vivre ses dernières heures… et l’on ne va pas s’en plaindre. En tête de liste de la simplification administrative, on trouve aujourd’hui le portail info-retraite.fr et le fameux « compte personnel retraite » que tout-un-chacun ne doit plus tarder à créer. Pourquoi ? Parce qu’il retrace de façon personnalisée, l’ensemble des droits que vous avez acquis auprès des régimes de retraite obligatoires (il en existe 35 pour le moment…). (@LExpress).

#Culture

Quand la réalité augmentée s’invite au musée. Déambuler à travers le palais des Papes du temps de sa splendeur, au XIVe siècle. Découvrir que les murs étaient rouge vif, jaune, vert. Voir réapparaître la fresque partiellement détruite de la chambre du Cerf, les meubles et les draperies. Manipuler des objets en 3D, tout voir à 360 degrés : ce sera possible à partir de ce samedi à Avignon, jour de l’inauguration au palais des Papes de la plus grande installation au monde de réalité augmentée dans un lieu culturel. Les visiteurs n’auront qu’à pointer le millier de tablettes qui remplaceront les audioguides pour que, dans leur ligne de mire, neuf salles du palais des Papes revivent en 3D, meublées et décorées. D’autres seront « restituées » dans leur état actuel mais avec plus de détails. Quant aux jardins papaux, aujourd’hui disparus, dans chaque salle reconstituée en 3D il suffira de cliquer sur la bonne fenêtre pour les admirer. (@LesEchos).

19 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 19 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

xUber est-il bon pour la casse ou peut-il encore refaire sa carrosserie ? Poursuivie en justice par Google pour vol de technologie, décrié pour les conditions de travail déplorables de ses chauffeurs, soupçonné d’espionner illégalement ses utilisateurs via l’application mobile… la course d’Uber ressemble de plus en plus à un circuit de stock-car. Avec une valorisation boursière qui tutoie toujours les 70 milliards de dollars et un portefeuille de 40 millions de clients répartis dans 70 pays, Uber présente à première vue tous les signes d’une société pleine d’allant. C’est sans compter la cascade de polémiques qui ne cesse de grossir dans le sillage des limousines noires et qui flétrit grandement l’image et la réputation de l’entreprise. Le temps est révolu où l’entreprise passait pour le trublion innovant et sans complexes d’un marché des taxis complètement sclérosé et peu performant. Aujourd’hui, c’est Uber qui est dans la ligne de mire. Son erreur : avoir persisté dans une communication arrogante et blindée où la critique n’avait pas droit de cité. (@olivcim). Crédit photo : Ron Reiring en CC via Flickr.com.

#MediaSocial

Smartphone-déprime et e-anxiété : quand les réseaux sociaux nous rendent malades. Si le smartphone fait partie de notre quotidien et rend de nombreux services, de récentes recherches montrent qu’il présente des risques dont ses utilisateurs doivent se méfier. Les personnes qui l’utilisent très fréquemment, adolescents comme adultes, seraient davantage anxieuses et déprimées. Il peut également rendre « addict ». Le smartphone est aujourd’hui omniprésent dans nos vies : 58 % des Français déclarent avoir leur mobile 24 h sur 24  h avec eux ; 41 % le consultent même au milieu de la nuit et 7 % vont jusqu’à répondre à leurs messages dans leur lit. Dans une récente synthèse des recherches menées sur les grands usagers des smartphones et des réseaux sociaux, les chercheurs ont mis en évidence une plus grande probabilité de souffrir de certains problèmes psychologiques : anxiété, dépression et addiction. (@latribune).

#Medias

Snap et NBC Universal se marient pour séduire les jeunes Snap (la maison-mère de Snapchat) vient de s’allier avec le vénérable studio de cinéma et de télévision NBC Universal, filiale de l’opérateur Comcast. Les deux sociétés ont annoncé, mardi 17 octobre, la création d’une co-entreprise destinée à produire des séries originales pour le réseau social. Autrement dit, cette alliance réunit l’expertise télévisuelle de NBC Universal depuis les années 1950 (le studio a produit et diffusé sur sa chaîne NBC certains des plus grands fleurons de la télévision américaine), et la connaissance pointue des codes et des goûts des jeunes de moins de 30 ans de Snap. (@latribune).

#Internet

Hackers, mondes virtuels et histoires d’amour : Internet vu par la Science Fiction. À en croire certains, Mark Twain aurait décrit les prémisses d’Internet dans sa nouvelle « From The London Times in 1904 » où il fait référence à un « telectroscope » capable de se connecter à un réseau international de communications. Or c’est bien en 1984 qu’Internet fait son apparition dans la science-fiction. Dans le désormais culte roman Neuromancien, l’Américain William Gibson décrit le « cyberespace » (terme apparu déjà dans l’un de ses ouvrages en… 1982) comme une « hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d’opérateurs, dans tous les pays […]. Une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain […] des amas et des constellations de données. Comme les lumières de villes, dans le lointain ». Cette vision inspirera d’ailleurs le célèbre manifeste libertaire de John Perry Barlow, posant les jalons d’un Internet libre, où chacun peut être qui il souhaite, au-delà des frontières géographiques et physiques. Mais Internet n’est plus forcément la terre de cocagne imaginée par Barlow. L’auteur français de science-fiction Alain Damasio reprend même dans sa nouvelle fantastique So phare away (2015) la métaphore de Neuromancien en décrivant un réseau de phares saturé de lumières pour évoquer l’infobésité dont peuvent souffrir certains internautes. (@usbeketrica).

#Commerce

Auchan (lui aussi) veut supprimer le passage en caisse grâce à une appli mobile. Le concept d’Amazon Go, qui propose aux clients de ressortir du magasin avec leurs achats sans passer par l’étape caisse grâce à un mix de technologies, n’en finit pas d’inspirer les distributeurs français : ils tentent d’imiter cette approche dite « sans couture ». Après Monoprix qui a lancé l’app d’encaissement Monop’easy, c’est au tour d’Auchan de plancher sur un concept similaire. L’enseigne de grande distribution de la famille Mulliez travaille avec la start-up lilloise Keyneosoft sur une application permettant de scanner le code-barres des articles avec son mobile et de finaliser ses achats en payant directement depuis son smartphone. « Avec le self-scanning et le paiement mobile, plus besoin de passer en caisse », explique Alexandre Mayaud, CEO de la jeune pousse membre du Picom, le Pôle de compétitivité des industries du commerce. (@LUsineDigitale).

#Finance

La création de fintech au plus bas. Après l’euphorie vient la baisse de régime. Selon les données de la plateforme d’analyse de start-up Tracxn, le nombre de jeunes pousses créées dans la finance est tombé à 32 en France en 2016, contre 82 en 2015 et plus d’une centaine en 2015. Le phénomène n’est pas hexagonal : aux Etats-Unis, seules 500 Fintechs ont vu le jour en 2016 contre plus d’un millier en 2015. L’Allemagne et la Grande-Bretagne, qui accueillent bon nombre des entrepreneurs financiers, n’échappent pas à la tendance. Est-ce-à dire que la révolution Fintech s’essouffle ? « Il y a des signes qui montrent que la transformation du secteur financier promise par ces acteurs est bloquée : les avancées technologiques déployées sont réelles mais bon nombre de Fintechs ont du mal à passer à l’échelle », estime Accenture dans le rapport : « Fintechs : la révolution a-t-elle avorté ? ». A lirez aussi : Dans les coulisses des usines à Fintechs des banques. (@EchosExecutives).

#Monnaie

Bitcoin : bulle spéculative ou révolution technologique ? Où s’arrêtera la monnaie numérique la plus connue? Depuis sa création en 2009, le bitcoin a été déclaré mort 174 fois (série en cours). L’évolution de son prix est exponentielle et incite les investisseurs à la prudence. La crainte d’une bulle spéculative est à première vue fondée, au vu de l’irrationalité des rendements offerts depuis le début de l’année (quasiment 400%, passant de 1000 euros à presque 4800 euros). Certains observateurs sont convaincus qu’il ne s’agit encore que d’un avant-goût et que le prix du bitcoin atteindra des niveaux bien plus élevés encore. Quelles sont les raisons qui font que le bitcoin est ainsi demandé ? Tout d’abord, le débat fait rage pour savoir s’il peut représenter une alternative crédible à l’or. Le bitcoin possède en tout cas les principales caractéristiques d’une monnaie, à savoir la durabilité, la portabilité, la divisibilité et, enfin, le bitcoin a bien une valeur intrinsèque. (@letemps).

#Robotique

Les robots obtiendront leur propre statut juridique. Les promesses de l’intelligence artificielle (IA) dépassent parfois la science-fiction. Les algorithmes permettent en effet aux machines de s’adapter à la vie réelle et de répondre sans instruction préalable. Juridiquement, ce n’est pas simple. Qui est responsable lors d’un accident avec une voiture sans chauffeur ? Quand un drone tue dans un conflit armé ?  « Toute la question est de savoir si le robot est un substitut de l’homme », expliquait Ryan Calo, professeur de droit à l’Université de Washington, au Financial Times. Aujourd’hui, l’Estonie fait un pas de géant. Le gouvernement évalue la création d’un statut juridique pour l’IA et les robots, selon l’agence Bloomberg. Il introduirait un statut intermédiaire entre celui de la personne physique et de la personne morale. La mise en œuvre serait une question de quelques années. De son côté, le Parlement européen est en train d’établir des standards réglementaires sur les robots. Les discussions éthiques, réglementaires et juridiques ne peuvent tarder. Les entreprises avancent à grandes enjambées dans leurs projets de voiture sans chauffeur, d’Internet des objets, de robots ou de drones. (@letemps).

#Transhumanisme

Résister au transhumanisme. Pourquoi  ? Comment ? par Jacques Testart, critique de science, directeur de recherche honoraire à l’INSERM. Chercheur engagé, citoyen vigilant, préoccupé des dérives de nos sociétés, il s’affirme le défenseur têtu « d’une science contenue dans les limites de la dignité humaine » et de la démocratie réelle. Autant de prises de positions scientifiques et éthiques qu’il expose dans de nombreux articles de presse et ouvrages. « Les techniques du transhumanisme se forgent discrètement dans nos laboratoires et commencent à envahir notre quotidien. C’est que les marchands de confort et d’illusions rencontrent des intérêts industriels mais aussi des esprits réceptifs, surtout ceux des plus jeunes. Résister c’est d’abord informer et analyser mais c’est surtout produire un discours et des pratiques de déminage, c’est proposer des modes d’être au monde avec les autres qui refusent la performance et la compétition, c’est affirmer que l’humain vaut mieux que ce qu’il en parait trop souvent ». (@iatranshumanism).

#Culture

Si le piratage est un cancer, que penser des (in)actions des géants du Net sur nos démocraties ? Lors des rencontres du Cinéma de Dijon, Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture et co-directrice de la maison d’édition Actes Sud, a jugé que la lutte contre le piratage était une « priorité absolue », cette pratique étant une « arme de destruction massive de la valeur ». Un cancer, même, selon Xavier Rigault, le co-président de l’Union des producteurs de cinéma (UPC). Mais derrière ces mots forts se cache une réalité bien plus complexe. Notamment, celle de l’incapacité française à répondre aux évolutions technologiques, surtout lorsqu’il s’agit du domaine culturel, dont la presse, qui dépend du même ministère. (@nextinpact).

#Litterature

John Green, un écrivain culte pour ados à l’influence considérable sur YouTube. Cinq ans que les millions de lecteurs de John Green attendaient un nouveau roman. Tortues à l’infini est paru, le 10 octobre, à grand renfort de campagnes publicitaires et d’annonces. Depuis son précédent opus, Nos étoiles contraires, l’auteur américain pour adolescents s’est hissé au rang des écrivains les plus influents de la planète. L’ouvrage, emblématique des récits « young adult », raconte l’histoire d’amour de deux adolescents atteints du cancer – il s’est écoulé à plus de 23 millions d’exemplaires et a donné lieu à une adaptation cinématographique à succès en 2014. Dans Tortues à l’infini, John Green écrit les aventures d’Aza, 16 ans, une jeune femme atteinte de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) qui enquête sur la disparition d’un millionnaire. (@pixelsfr).

18 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 18 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x« Parler de solutions au problème climatique, c’est mentir aux gens ». Une web série documentaire plonge dans le monde de la « collapsologie ». L’effondrement serait inéluctable, et le nier serait le pire des dangers. Après trois premiers épisodes déjà disponibles en ligne, le réalisateur appelle les internautes à le financer sur la plateforme de crowdfunding Tipeee. Pablo Servigne, Anthony Brault, Raphaël Stevens… Ils appartiennent au mouvement naissant des « collapsologues ». Des prospectivistes tenant de la théorie de l’effondrement. Pas la fin du monde, mais la fin de notre civilisation telle qu’on la connaît. Fin du pétrole, réchauffement climatique, système financier bancal, des causes multiples rendraient inéluctable l’effondrement de notre modèle économique et donc de notre mode de vie. Plutôt que de se voiler la face, ils plaident pour une acceptation, et donc une meilleure adaptation aux changements brutaux à venir. Clément Montfort, lui, est réalisateur. Spécialisé dans l’écologie, il a réalisé plusieurs films pour la télévision : Soigneurs de terres ou La guerre des graines. Pour répondre aux deux questions qui l’obsèdent : « Qu’est-ce qui nous attend concrètement ? Comment s’y préparer ? », il a décidé de réaliser une web série documentaire baptisée Next, se plongeant dans le monde de la collapsologie. Avec déjà trois épisodes courts disponibles en ligne, il appelle les internautes à financer la suite de son projet sur la plateforme de crowdfunding Tipeee. Nous avons discuté avec lui de son projet, d’effondrement, et de la nécessité d’être pessimiste. (@usbeketrica).

Qu’est-ce que le climat ? Les explications d’Hervé Le Treut. Qu’est-ce que le climat ? Facile à formuler, la question ne s’évacue pas facilement. Et il faut toute la pédagogie d’Hervé Le Treut, membre de l’Académie des sciences et directeur de l’Institut Pierre-Simon-Laplace pour donner à comprendre ce qu’est cette « notion très concrète », qui nous vient des Grecs et « façonne nos infrastructures et nos habitats ». « Je définis le climat par l’idée de ‘système’ climatique », développe Hervé Le Treut. Ce « système » est notamment composé par l’atmosphère, l’hydrosphère, la géosphère, la biosphère et la noosphère. Dans les extraits vidéos présentés ci-dessous, il sera tout particulièrement question de l’atmosphère et de l’hydrosphère, « les océans, les rivières, tout ce qu’on appelle aujourd’hui le cycle de l’eau ». (@Sciences_Avenir).

#Ville

Smart Cities : les villes doivent consolider leur architecture de données. Le concept des villes intelligentes se répand à travers le monde, avec pour objectif, de modifier un paysage urbain devenu peu adapté aux nouveaux modes de consommation et à la sur-population des métropoles. Mais il est un constat : avant que les DSI et l’ensemble des équipes locales de ces grandes villes mondiales commencent à partager ces technologies intelligentes avec leurs administrés ainsi que leurs employés, il est nécessaire de disposer d’une bonne fondation, comme dans toute construction : les données. Pour Jennifer Belissent, analyste chez Forrester Research, il convient donc logiquement de d’abord mettre de l’ordre dans sa propre infrastructure, avant même de consentir le moindre investissement dans ces « Smart Cities ». « Après avoir échangé avec ces villes, je me suis aperçu que certaines d’entre elles n’étaient pas forcément prêtes à recevoir toutes ces technologies avancées », confirme l’analyste qui observe le secteur depuis 2009. Elle recommande aux DSI souhaitant transformer les villes de démarrer plutôt en consolidant les fondamentaux, avant de se jeter dans le grand bain. (@lemagit).

#TiersLieux

Notion introduite en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenburg pour désigner des lieux ne relevant ni du domicile ni du travail (cafés, librairies, bars), les tiers-lieux permettent des rencontres dans un cadre convivial et accessible, créateur de liens. Le développement des technologies du numérique a contribué à l’apparition de ces « tiers-lieux », quasi-inexistants il y cinq ans. Ils prennent l’aspect d’espaces de travail collaboratifs les espaces de coworking, les fablabs, les hackerspaces, les techshops, les anti-cafés. On en compte désormais 900 en France selon le site Néo-Nomade, première plateforme de coworking en France. Ainsi ces espaces ne sont pas seulement les nouveaux bureaux du 21ème siècle, mais aussi une nouvelle manière de travailler qui préfigurent une révolution des relations au travail et à l’espace de travail.

« Un Tiers Lieux ne se définit pas par ce qu’il est mais par ce que l’on en fait ! ». Définition donnée par le MoviLab dans son Manifeste des tiers lieux. Le MoviLab se détermine comme un dispositif d’incubation qui met en place des « laboratoires de modes de vie » durables. Laboratoire décrits comme « des espaces physiques ou virtuels de rencontre entre personnes et compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser ».

Le coworking est né en 2005 à San Francisco de la volonté d’une nouvelle catégorie de travailleurs indépendants issus de la révolution numérique de partager des bureaux pour sortir de leur isolement tout en réalisant des économies. En France, l’émergence de ces lieux offre la possibilité de travailler en dehors de l’entreprise. Il existe aussi des espaces de coworking ruraux. Depuis 2012, on observe la création de tels espaces dans le Perche, l’Orne, l’Ardèche, l’Aquitaine. Dans le département de la Creuse, ces lieux fonctionnent sur « un modèle plus social qu’économique ». Ils sont souvent créés dans une perspective de régénération des territoires ruraux.

#Transport

Déjà solaire, la route devient chauffante. Une brique de plus est posée dans le chantier de la smart city. La route, dont le potentiel de production d’électricité photovoltaïque est déjà testé en conditions réelles par l’entreprise de travaux publics Colas (groupe Bouygues), notamment sur un tronçon de 1 km inauguré en décembre 2016 en Normandie par la ministre de l’Environnement de l’époque Ségolène Royal, découvre désormais ses capacités de stockage de chaleur. Eurovia, filiale de Vinci spécialisée dans la construction d’infrastructures de transports, a lancé lundi 16 octobre son nouveau produit Power Road : une route intégrant, dans les couches supérieures de la chaussée, un échangeur thermique, permettant de valoriser la chaleur du soleil naturellement retenue par le bitume. « Nous ajoutons ainsi une nouvelle fonction à la route qui devient à énergie positive, tout en préservant ses qualités incontournables de solidité, sécurité, confort, durabilité », souligne le président d’Eurovia, Pierre Anjolras. (@latribune).

#Recyclage

Togo : la filière du recyclage des déchets en plein essor. C’est l’histoire d’une transformation en cours. Comment une ville longtemps nommée « Lomé la poubelle » devient l’exemple de la construction d’une filière économique rentable ? C’est la construction de toute pièce d’un modèle de récupération des déchets à tous les échelons de la société, de la décharge à l’entreprise, en passant même par les écoles. L’homme à l’origine du projet s’appelle Edem D’Almeida. Pour lui, « c’est un formidable bassin d’emplois ». Pour le directeur général d’Africa Global Recycling, « l’émergence passera par le déchet ». Lomé (Togo), c’est un million d’habitants et sa décharge. Depuis quelques années, des hommes et des femmes attendent l’arrivée des ordures pour commencer à les trier. Des gens viennent ensuite les racheter. Les femmes amènent leurs sacs de plastique pour la pesée. C’est un peu moins de cinq euros pour ce sac de 38 kilos. Au Togo, le déchet est donc devenu une ressource. Le changement date de 2013, depuis que le camion de l’entreprise sillonne la ville à la recherche de matières recyclables. 90% de la marchandise est exportée en Europe. L’entreprise est devenue rentable l’année dernière. (@Franceinfo). A lire : Africa Global Recycling, la PME togolaise qui transforme les déchets en or (@eMondefr)

#Web

Les usages des 10-13 ans, ces clandestins du web social. Par Barbara Chazelle, France Télévisions, Prospective et MediaLab de l’Information. Bien que légalement ils ne devraient pas y être, il n’est un secret pour personne que les moins de 13 ans ont investi les réseaux sociaux en mentant sur leur âge pour s’inscrire : les 7-12 ans passent 6h10 connectés chaque semaine, un chiffre en hausse de 30 minutes par rapport à 2016 et 45 minutes par rapport à 2015 selon Ipsos. Très influente bien que clandestine, cette « génération tête baissée » fascine par ses usages des plateformes que l’agence Heaven décrypte dans son deuxième baromètre « Born Social ». Lire la suite sur le site de @metamedia.

#Video

[Etude] 50% de la vidéo sera mobile d’ici 2020. Par Alexandra Yeh, France Télévisions, Direction de l’Innovation. D’ici trois ans, la moitié de notre consommation de télévision et de vidéo se fera sur des terminaux mobiles. C’est ce qu’affirme la 8ème édition de l’étude Ericsson ConsumerLab TV & Media, dont les conclusions sont sans appel : le poste de télévision traditionnel va continuer de perdre du terrain dans les années à venir, au profit notamment du smartphone qui va confirmer sa place de premier écran. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#IntelligenceArtificielle

Intel travaille sur une puce ultra-rapide. Après avoir lancé une puce encore jamais vue pour l’ordinateur quantique, Intel s’attaque plus sérieusement à l’intelligence artificielle (IA). Le fabricant de puces américain a annoncé qu’il travaillait sur un microprocesseur ultra rapide spécialement conçu pour l’intelligence artificielle. « Je pense que nous sommes juste aux débuts d’un grand changement. (…) L’intelligence artificielle sera du même ordre qu’internet dans les années 90 », a déclaré le patron d’Intel, Brian Krzanich, lors d’une conférence sur les technologies organisée en Californie par le ‘Wall Street Journal’. Intel n’est pas le premier à se lancer sur ce marché. Microsoft avait notamment annoncé fin 2016 qu’il comptait développer une puce spécifique pour l’intelligence artificielle. Mais au vu de l’importance historique d’Intel, premier fabricant au monde de semi-conducteurs, son entrée ne passera pas inaperçue. (@LesEchos).

17 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 17 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Cryptologie

xNotre époque a-t-elle tué le secret ? Dès la naissance de l’écriture, 3 000 ans avant notre ère, nous avons éprouvé le besoin de protéger nos messages. L’histoire de la cryptographie, l’art, puis la science de l’écriture secrète, est jalonnée de découvertes et de victoires, comme celle du génie de l’informatique Alan Turing sur la redoutable machine Enigma. Devenue aujourd’hui un élément crucial de la confidentialité sur Internet, la cryptographie est au coeur de l’exposition, « Top Secret : Un monde à décrypter » qui s’est ouverte mardi 10 octobre au Mundaneum de Mons, en Belgique. Son commissaire scientifique Jean-Jacques Quisquater, cryptologue et professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain, nous parle du futur des écritures secrètes et des menaces qui, dans nos sociétés de transparence, pèsent sur le secret. (@usbeketrica).

#Ville

Smart city et données personnelles : quels enjeux de politiques publiques et de vie privée ? Linc (Laboratoire d’innovation numérique de la CNIL publie son 5ème cahier Innovation et prospective intitulé : « La plateforme d’une ville – Les données personnelles au cœur de la fabrique de la smart city ». Ce cahier explore les enjeux politiques et sociaux qui émergent autour de la place croissante des données dans la ville, au-delà de la seule conformité à la loi Informatique et Libertés ou au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Ce cahier entend également contribuer aux débats et questionnements en cours sur la smart city, à travers un prisme de lecture et un éclairage propres à la CNIL : l’accompagnement de l’innovation couplé à la protection des données et des libertés individuelles en contexte urbain. Il s’adresse à tous les acteurs qui gravitent autour de ces questions, et notamment aux collectivités locales, qui font face à de nouvelles problématiques. Il souligne les conséquences de la massification des données sur les politiques publiques urbaines et en particulier sur les équilibres dans les rapports public / privé. Il propose de remettre en perspective la ville au prisme de l’économie des plateformes, et des équilibres de force entre acteurs publics, acteurs privés et citoyens. (@Cnil).

Airbnb vole au secours de l’Italie rurale. Le gouvernement italien main dans la main avec Airbnb pour sauver les bourgs ruraux italiens. Le premier a décrété 2017 « année des Borghi » (« année des villages ») et souhaite préserver les quelque 5.000 villages où résident encore 10.000 millions de personnes. La plateforme communautaire payante de réservation de logements de particuliers y voit une formidable opportunité économique. Dans un rapport présenté cette semaine et intitulé « Partager l’Italie rurale », l’entreprise américaine explique que 30.000 annonces y ont été publiées en 2016, ce qui a permis d’y accueillir plus de 500.000 voyageurs pour un chiffre d’affaires de presque 80 millions d’euros. (@LesEchos).

« La Ruche qui dit Oui ! », un réseau qui valorise l’agriculture de proximité. Créée à l’initiative d’Equanum SAS, une entreprise de l’économie sociale et solidaire fondée en septembre 2011 par trois personnes dont l’actuel secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, « la Ruche qui dit Oui ! », est désormais implantée dans de nombreuses villes, dont Angers qui en compte trois. Ce réseau permet à des agriculteurs-producteurs et des artisans de disposer d’une plateforme numérique qui leur permet de vendre leurs productions en direct à une clientèle le plus souvent urbaine. (@villeintelligente).

#Economie

Qui sont les architectes de la token economy ? Nouveaux actifs numériques émis par les start-up fondées sur la blockchain, les « tokens » sont le carburant qui alimente de nouvelles applications décentralisées, qui font la part belle au pair à pair. À la clé, une promesse de « re-décentralisation » d’internet. En juin dernier, la start-up Bancor a fait parler d’elle en levant, en l’espace de quelques heures, la coquette somme de 153 millions de dollars. Outre le montant du pactole et la rapidité avec laquelle Bancor l’a réuni, c’est le procédé employé qui a fait couler de l’encre. Car il ne s’agissait pas d’un financement traditionnel, mais d’une ICO, qui signifie Initial Coin Offering : une combinaison entre une levée de fonds institutionnelle et une campagne Kickstarter boostée aux hormones, avec toute sorte de rétribution possible. Plus précisément, Bancor a eu recours à des tokens (jetons en français). Ces actifs numériques sont émis par les start-up fondées sur la blockchain, cette base de données décentralisée qui permet de réaliser des transactions sécurisées et transparentes en ligne. Ils sont ensuite vendus aux investisseurs contre de la monnaie virtuelle. Les tokens constituent une monnaie parallèle, qui permet à la fois de financer des projets, de réaliser des échanges et de récompenser les individus qui assurent la sécurité de ces échanges. (@usbeketrica).

#Immobilier

L’immobilier ubérisé: les intermédiaires prêts pour le grand chambardement ? Fintech, foodtech, medtech, agritech… La révolution numérique gagne tous les secteurs, mais certains font plus de résistance que d’autres, et l’immobilier est de ceux-là. Pourtant, les digues sont en train de céder, et la vague du « real estech » (« immobilier ») est sur le point de déferler. Voilà la thèse que défendent dans cet essai Robin Rivaton et Vincent Pavanello. Le principal intérêt de cet ouvrage tient à l’explication simple des bouleversements qui se préparent à chaque étape de la grande chaîne de l’immobilier: comment les plateformes vont simplifier le financement des projets; comment la construction, du cabinet d’architecte au chantier, va s’industrialiser et s’automatiser avec, à la clef, une baisse spectaculaire des coûts de construction; comment l’abondance de données va rendre les transactions plus transparentes pour le plus grand profit des locataires et des propriétaires. On pourrait certes reprocher aux auteurs de nous raconter un avenir idéalisé et fantasmé. (@LExpress).

#Poste

Un site pour dénoncer les dysfonctionnements de courriers, colis et téléphonie. C’est une petite révolution, qui devrait permettre d’atténuer les lenteurs d’internet ou la fréquence des colis qui se perdent. L’Autorité de régulation des télécoms et de la Poste (Arcep), a annoncé ce mardi le lancement d’une nouvelle plateforme qui doit permettre aux utilisateurs de signaler des problèmes rencontrés au quotidien avec leurs opérateurs télécoms, ou dans la livraison des colis et courriers. Le site jalerte.arcep.fr, doit permettre à l’Arcep de « suivre en temps réel les difficultés rencontrées par les utlisateurs » de manière à être « plus efficace dans ses actions de régulation vis-à-vis des opérateurs ». Concrètement, l’utilisateur, particulier, élu, entreprise ou collectivité, peut signaler le problème rencontré en cliquant simplement sur une série de propositions détaillées sur le site de l’Arcep. (@LExpress).

#AffaireWeinstein

La modération de Twitter à nouveau épinglée. Après avoir suspendu durant douze heures le compte de l’actrice Rose McGowan, l’une des premières actrices à avoir dénoncé les violences sexuelles du producteur Harvey Weinstein, Twitter fait à nouveau l’objet de très vives critiques de la part d’utilisateurs dans le monde entier. Le réseau social a expliqué mercredi soir que le compte avait été bloqué pour avoir publié un numéro de téléphone d’une tierce personne ; ce qui est interdit par les règles de l’entreprise. Mais cette explication n’a pas satisfait, tant s’en faut, les très nombreuses personnes critiquant la modération du réseau social, déjà épinglé à de multiples reprises pour ses manquements dans la lutte contre le harcèlement. Alors que le PDG de Twitter, Jack Dorsey, estimait hier soir que l’entreprise devait faire preuve de davantage de « transparence », les critiques répondent unanimement que le problème réside en réalité dans les règles de Twitter, et non dans la manière dont l’entreprise les explique. A lire aussi : Affaire Weinstein : Twitter censure temporairement le compte de l’actrice Rose McGowan (@Pixelsfr).

#Harcelement

Après l’affaire Weinstein, la parole se libère sur Twitter. Le premier tweet #Balancetonporc a été publié vendredi 13 octobre. Depuis, des milliers de messages reprenant le hashtag ont envahi Twitter. Alors que le scandale Harvey Weinstein continue de défrayer la chronique, le magnat du cinéma ayant été exclu de l’Académie des Oscars samedi 14 octobre, Sandra Muller, journaliste pour La Lettre de l’audiovisuel, a lancé cet appel à témoignages, incitant les femmes à raconter et dénoncer un harcèlement sexuel dont elles ont été victimes « en donnant le nom et les détails ». (@Pixelsfr).

#IntellligenceArtificielle

« L’intelligence artificielle nous dépasse de plus en plus ». Dans son ouvrage « La guerre des intelligences » paru le 4 octobre aux éditions JC Lattès, l’essayiste et cofondateur du site web « Doctissimo » Laurent Alexandre s’attaque à l’intelligence artificielle (IA). Il aborde notamment les mutations qu’elle va provoquer dans nos modes de vie et en particulier dans notre conception de l’éducation. Selon un sondage Ifop dévoilé . mardi, 64 % des Français se disent « inquiets » du développement de l’intelligence artificielle. Un constat que partage Laurent Alexandre, dans l’émission « L’Invité des Echos ». « L’intelligence artificielle va nous dépasser sur des sujets techniques, des tâches bien précises comme la comptabilité, conduire des voitures », anticipe l’auteur. Mais « personne ne sait » si une intelligence qui aurait conscience d’elle-même existera un jour. A lire : L’intelligence artificielle, un séisme pour l’éducation (@LesEchos).

#Cybermalveillance

Une nouvelle plateforme officielle pour appeler à l’aide. Après les virus Wannacry et Petya not Petya avant l’été, avec des usines Renault à l’arrêt ou Saint-Gobain qui perd des dizaines de millions d’euros, c’est depuis hier une grave vulnérabilité dans les réseaux wi-fi qui a été révélée. Les rançongiciels, ces virus qui bloquent un ordinateur puis exigent une rançon, généralement de petites ou moyennes sommes, ont augmenté de 36% entre 2015 et 2016, et continuent de progresser sur les six premiers mois de 2017. Pour répondre aux inquiétudes grandissantes, l’Etat a lancé mardi 17 octobre une nouvelle plateforme, qui se veut unique au monde. Inspirée d’une idée luxembourgeoise, elle mobilise pour l’instant sept personnes et pourrait en compter 25 dans deux ans. (@franceculture).

16 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 16 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Education

xOption Startup, deux jours pour initier collégiens et lycéens aux métiers de l’innovationSi les startups cherchent à tout prix à draguer étudiants et jeunes diplômés dans l’espoir de les attraper dans leurs filets, collégiens et lycéens étaient jusqu’à présent peu sollicités. Les adolescents d’aujourd’hui étant pourtant les adultes de demain, plusieurs initiatives ont vu le jour pour les sensibiliser aux métiers d’avenir, à l’instar d’Option Startup. Les jeudi 12 et vendredi 13 octobre, ce sont donc plus de 180 sites répartis dans une vingtaine d’académies permettront à quelques 10 000 jeunes de participer à différents ateliers pensés autour de 24 thématiques telles que le big data, l’éco-innovation ou encore la robotique.Cet événement de deux jours permet aux collégiens et lycéens de découvrir, sous la houlette de leurs enseignants, différents lieux d’innovation (incubateurs, pépinières d’entreprises, tiers lieux) mais aussi échanger avec des entrepreneurs. (@bymaddyness).

Aux Etats-Unis, des lycéens apprennent à débusquer les « fake news ». Kyrie est bien embarrassée. Comment savoir si la phrase du président philippin, Rodrigo Duterte, incitant ses compatriotes « à tuer les vendeurs de drogue », est vraie ou pas. La jeune Américaine de 17 ans a deux minutes pour se faire une opinion. Telle est la règle édictée par Kim Ash, l’efficace formatrice, qui, ce matin-là, enseigne à un groupe de lycéens d’Alexandria (Virginie) comment reconnaître et déjouer une « fake news ». Ce programme a été lancé au printemps par le Newseum, le musée de la presse et du journalisme de Washington, alors que le terme fait florès depuis l’élection de Donald Trump. Ces derniers jours, le président des Etats-Unis n’a pas craint de demander « une enquête du Sénat » pour comprendre « pourquoi tant d’infos dans notre pays sont inventées, FAUSSES ! ». Lire la suite sur le site  @LeMondefr.

#Ville

Demain, vous pourrez parler avec la ville, mais aura-t-elle réponse à tout ? La ville de demain sera intelligente, nous dit-on. On se voit déjà avec Sylvester Stallone dans Demolition man, se prenant une amende par un distributeur de contraventions pour avoir dit un gros mot. Une ville qui répondrait à nos principales requêtes à l’aide d’un mobilier urbain ultra-connecté, peuplée de voitures autonomes, une ville mieux organisée, moins polluée. Le rêve, quoi. Mais n’est-on pas déjà en train de communiquer avec notre ville quand l’application Vélib nous indique les emplacements libres, quand un feu rouge indique le nom d’une rue, ou quand Waze nous informe des encombrements routiers en direct ? (@20minutes).

#Sante

Dans l’Oise, la télémédecine à l’étude. C’est pour tenter de lever les réticences de certains que Christophe Dietrich, maire de Laigneville, a organisé, jeudi 12 octobre, une démonstration de télémédecine à destination des élus et professionnels de santé du territoire. Car la décision, elle, est bien prise : à compter de l’an prochain, c’est par écran interposé que les Laignevillois auront la possibilité de consulter un généraliste. Désabusé, le maire de Laigneville prit même, en mai dernier, un arrêté interdisant aux habitants de mourir chez eux, faute de pouvoir faire constater leur décès dans des délais décents. Un arrêté absurde qui aura une conséquence inattendue : un coup de fil du professeur Jacques Cinqualbre. Cet ancien chirurgien du CHU de Strasbourg, qui compte à son actif plusieurs milliers de greffes d’organes, est aujourd’hui à la tête d’Hopi Medical, une société à l’origine du développement d’un chariot de télémédecine. Cet appareil est composé d’un ordinateur avec clavier et écran tactiles, d’une caméra haute définition, d’un lecteur de carte vitale et d’accessoires adaptés : otoscope, dermatoscope, caméra portative, échographe, stéthoscope et électrocardiographe. (@courrierpicard).

#Transport

Toyota détaille sa feuille de route vers le véhicule autonome… et déconstruit quelques mythes au passage. Qui sera le premier constructeur automobile ou géant technologique venu du web à mettre un véhicule autonome de niveau 5 (totalement automatisé) sur les routes ? La question suscite le débat alors que déferlent les annonces des Waymo (Google), Tesla, Audi, Lyft et les autres. Mais pour un autre acteur majeur de l’industrie, Toyota, il ne faut pas poser le sujet de cette manière. Le constructeur nippon a exposé ses arguments lors d’un séminaire technologique, organisé dans son centre de R&D de Zaventem début octobre 2017. Il existe un « mythe » du véhicule autonome de niveau 5 qu’il faut déconstruire, juge Gill Pratt, PDG du « Research institute » de la marque ouvert début 2016 dans la Silicon Valley. Tout le monde parle de ce fameux niveau 5 car il est de nature à bouleverser le business de la mobilité en abaissant drastiquement les coûts de déplacement, créant la promesse d’une explosion du marché du transport à la demande. « Le marché de la mobilité est cinq à dix fois plus important que celui de la vente d’automobiles », souligne-t-il. Mais si l’on raisonne du strict point de vue de la sécurité, ce n’est pas forcément le graal à atteindre ou l’unique solution disponible. « On n’a pas besoin d’aller nécessairement jusqu’à un véhicule de niveau 5, ce n’est pas la seule façon de sauver des vies. L’amélioration continue des assistances de conduite va aussi y contribuer ». (@LUsineDigitale).

Passages piétons : un affichage intégré dans la chaussée à la place des feux rouges. Il y a quelques mois, on parlait de feux rouges intégrés directement au sol pour tous ces piétons qui marchent les yeux rivés sur leur téléphone portable. L’idée était déjà d’améliorer la sécurité, puisque l’on a tendance à regarder vers le sol, plutôt qu’en l’air, quand on se déplace. Le même principe a été repris pour gérer un passage piéton dans son ensemble. Donc, il n’y a plus de feu rouge, mais des centaines de petites ampoules LED intégrées directement à la chaussée. En fait, c’est comme si la route et les trottoirs étaient transformés en écran géant sur lequel on peut afficher des instructions, en fonction de la position des piétons et de la circulation. (@europe1).

#Commerce

Alibaba investit 15 milliards de dollars dans la recherche, en Chine et à l’international. Alibaba semble être le seul géant à pouvoir s’élever face à Amazon sur le territoire du e-commerce. Si les deux titans de la vente en ligne ne s’affrontent pas sur les mêmes marchés, ils se tirent la bourre pour être le premier groupe mondial du secteur. Et face à la puissance américaine, le chinois ne compte pas lésiner sur ses efforts, notamment en matière de technologies de rupture. Pour cultiver son avance, l’Asiatique a dévoilé un plan d’investissement d’avenir colossal : 15 milliards de dollars en trois ans. Ces milliards seront investis à travers sa branche Alibaba DAMO Academy, un programme de recherche mondial destiné à débroussailler l’avenir des technologies. Cette division doit aider la croissance du Chinois qui espère compter deux milliards de clients en 2036, mais également améliorer les liens entre Alibaba et les pôles technologiques du monde entier. (@Numerama).

#Alimentation

À Montpellier, une charte pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans les restaurants. D’après une étude publiée par l’Ademe en 2016, 10 millions de tonnes de produits alimentaires sont détournés chaque année de l’alimentation humaine. Cela représente 150 kg de pertes et gaspillage par an et par personne. L’Ademe montre aussi que 15% des repas sont pris hors du domicile, dont 52% en restauration commerciale. Les restaurateurs ont donc leur carte à jouer dans la lutte contre le gaspillage. Et certains le font déjà. Afin de récompenser ces bonnes pratiques, Marine de Beaufort, membre de la Jeune Chambre Economique (JCE) de Montpellier, a eu l’idée de mettre en place la charte Mon Resto Gaspi Zéro. Déjà engagée dans le développement durable via sa start-up, elle a souhaité valoriser les restaurateurs sensibles à la question du gaspillage alimentaire. «L’idée a émergé à l’époque où il y avait un débat sur le doggy bag. Fallait-il le rendre obligatoire ou non dans la restauration?», explique-t-elle. Marine de Beaufort monte alors son projet dans le cadre de la JCE, et mène une enquête dans 15 restaurants du centre-ville. Avec son équipe, elle remarque que beaucoup de restaurants ne proposent pas de doggy bag, mais ont d’autres bons réflexes, notamment dans la gestion des stocks ou des déchets. (@Le_Figaro). A lire : SoAppli, l’application toulousaine qui lutte contre le gaspillage alimentaire publié sur le blog Tout ce qui buzz (@France3MidiPy‏).

#Fiscalite

Taxation des GAFA : Margrethe Vestager promet des avancées rapides. « Les règles fiscales européennes doivent faire en sorte que les entreprises du numérique apportent une contribution équitable. » De passage à Paris, où elle a rencontré jeudi matin le Premier ministre Edouard Philippe, la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a abordé l’épineuse question de la taxation des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), devant la presse. Une semaine après avoir annoncé l’assignation en justice de Dublin, qui n’a toujours pas recouvré les 13 milliards d’euros dus par Apple à l’Etat irlandais, la Danoise a assuré que la situation allait avancer rapidement. « C’est un train à grande vitesse, car nous allons aller très vite », a-t-elle promis, dans les locaux de la représentation de la Commission européenne en France. Un train roulant, donc, vers la fin de l’optimisation fiscale des géants du net. a lire : Taxation des GAFA : Washington rejette la proposition française (@latribune).

#Numerique

Lancement de la DigiWorld Week du 12 au 19 novembre. La DigiWorld Week revient à Montpellier du 12 au 19 novembre à Montpellier et dans la région. « Évènement de grande ampleur », la DigiWorld Week, c’est 5000 professionnels, plus de 400 intervenants et 50 évènements programmés à Montpellier mais aussi à Alès, Carcassonne, Nîmes, Perpignan ou Toulouse, pour décrypter les enjeux du nouveau monde numérique. Durant une semaine, les start-ups, les petites et moyennes entreprises pourront assister à des conférences, des ateliers, des challenges autour de thèmes aussi variés que l’IoT (l’internet des objets), l’Esanté (la santé numérique) mais aussi l’impact de l’intelligence artificielle dans l’e-sport. (@GazetteLive34).

#CyberAttaque

Le cyber, nouvelle arme de dissuasion planétaire. Les attaques informatiques majeures se multiplient et marquent de plus en plus les esprits. Souvent attribuées plus ou moins directement à des pays, dans la mesure où cela peut se déterminer ! La géopolitique devient cyber et les tensions sont extrêmes. Symbole des cybertensions actuelles, l’affaire est digne d’un James Bond : l’un des antivirus les plus utilisés au monde, de marque russe, vient d’être banni par l’administration américaine. Le logiciel, signé Kaspersky, avait été piraté par les services israéliens qui ont prévenu leurs alliés que la NSA était espionné par les Russes par ce biais ! (@franceculture).

15 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 15 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Piratage

xLa Russie a utilisé Pokémon Go pour attiser les tensions raciales aux Etats-Unis. La campagne russe pour influencer la campagne électorale américaine n’a pas porté que sur Facebook, Twitter ou encore Google (via YouTube). Selon une enquête de CNN, elle s’est également déployée sur toute une gamme de services et réseaux sociaux, et a même tenté de transformer Pokémon Go en arme pour exciter les antagonismes. En juillet 2016, une page Tumblr liée à l’agence russe Internet Research Agency, « usine à trolls liée au Kremlin, proposait un concours encourageant les sympathisants du mouvement Black Lives Matter à jouer près de lieux de dérapages policiers. Histoire, sans doute, de raviver la colère contre les homicides à répétition d’Afro-Américains ou au contraire d’exciter les anti-Black Lives Matter. (@LObs). Légende image : Des personnes déguisées en Pikachu, le plus célèbre des Pokémon. Photo d’illustration : Datiche Nicolas / Sipa.

#Ville

Les libertés individuelles, oubliées de la smart city. C’est un chantier titanesque qui se construit chaque jour à l’aide de capteurs discrets, disséminés dans les quartiers, les immeubles, et jusqu’au fond de nos poches. Avec la promesse réjouissante d’une cité fluide, optimisée, assainie, sécurisée. Mais la ville connectée est-elle compatible avec la protection des droits et libertés des individus ? Qu’en est-il de l’intérêt général lorsque la donnée se concentre, un peu plus chaque jour, entre les mains de quelques grands acteurs privés ? Soucieuse d’apporter sa pierre à l’édifice de la smart city, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publié, mardi 10 octobre, une riche synthèse des travaux de son laboratoire d’innovation numérique, intitulée « La plate-forme d’une ville, les données personnelles au cœur de la fabrique de la smart city ». La gardienne des données personnelles y explore les enjeux politiques et sociaux de la cité numérique et souligne les dérives à l’œuvre dans des villes dévoreuses de données. (@LeMondefr).

#Sante

Demain, la médecine sans médecin ?. Dans le domaine médical, le progrès technologique se développe de manière exponentielle. On peut même parfois se demander si la figure du bon docteur des familles, voire même du médecin en général, est vouée à disparaître. L’intelligence artificielle lui livre aujourd’hui une solide concurrence, si l’on en juge par l’existence de Vik, conçu par Benoît Brouard et son équipe de Wefight. Ce chatbot, ou robot habilité à simuler une conversation avec un humain par voie écrite, est en effet capable de répondre aux très nombreuses questions que se posent des patients atteints d’un cancer et leur entourage, qu’ils n’oseraient pas forcément adresser à un médecin. « Quels sont les symptômes et les manifestations de ma maladie ? », « Dois-je porter une perruque ? ». « Dois-je me nourrir autrement ? ». (@usbeketrica).

#Energie

Les éoliennes en pleine mer pourraient alimenter le monde entier en énergie. Des parcs éoliens installés en pleine mer pourraient générer bien plus d’énergie renouvelable que ceux installés sur la terre ferme, affirme une nouvelle étude du Carnegie Institution for Science, aux États-Unis. La chercheuse Anna Possner et son collègue Ken Caldeira expliquent dans leur article publié dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) que les vents plus forts (70% plus rapides) rencontrés en pleine mer pouvaient produire cinq fois plus d’énergie que ceux soufflant sur la terre ferme. Bien qu’il n’existe actuellement aucun parc éolien à grande échelle en eaux profondes, les résultats de l’étude suggèrent que cette technologie vaut la peine d’être étudiée, et ce même si la puissance de tels parcs devait varier en fonction des saisons. « En hiver, les parcs éoliens de l’Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation« , expliquent les chercheurs sur le site de l’institution. (@Sciences_Avenir).

#Fiscalite

Apple, Amazon : la fin du « régime détax » ? Son goût est puissant. Addictif, même. Cette décoction, appelée rescrit, produite en Europe, possède des vertus à nulles autres pareilles pour créer des effets bénéfiques sur la santé financière des entreprises du Net. La formule mise au point avec les autorités de Dublin et du grand-duché permet à des multinationales du numérique de jouir de taux d’imposition jamais vu : moins de 1% pour Apple en Irlande (contre 12,5% en temps normal), et 7,25% pour Amazon au Luxembourg (contre 29%). Un vrai « régime détax ». Sauf que Bruxelles est bien décidé à y mettre un terme. Ces accords discrétionnaires (tax rulings) sont considérés comme des aides d’Etat illégales par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. Les deux pays sont donc invités à recouvrer les arriérés d’impôts d’Apple et d’Amazon, soit respectivement 13 milliards et 250 millions d’euros. (@LExpress).

#Ruralite

Inquiétudes autour de l’accès aux services bancaires en zones rurales. Certes, la France se classe toujours, aux côtés de l’Espagne, en tête des pays européens affichant le nombre le plus élevé d’agences bancaires par habitants. Pourtant, l’accès aux services financiers devient une préoccupation en soi dans les zones rurales.  Les difficultés se concentrent sur l’accès à l’argent liquide. « C’est de plus en plus difficile, voire impossible de bénéficier d’un nouveau distributeur de billets, et ce en dépit de la croissance démographique », explique le maire de Bérat, Pierre-Marie Blanc. Après avoir essuyé des refus auprès des grandes banques françaises, le maire de cette commune de Haute-Garonne comptant un peu plus de 3.000 habitants a finalement obtenu l’accord de La Banque Postale pour inaugurer un distributeur automatique de billets (DAB) en 2015. (@LesEchos).

#Numerique

Pouvoir des plateformes et contre-pouvoir citoyen Airbnb, Deliveroo, Facebook …. les plateformes sont partout dans nos vies. Comment les réguler ? Le conseil national du numérique sollicite l’avis de tous et lance une consultation publique sur la confiance à l’ère des plateformes. Comment a été décidée la suppression d’un contenu sur Twitter ? Quels intérêts russes ont pu influencer l’élection américaine via Facebook ? L’algorithme d’un site de rencontre peut-il avoir des biais racistes ? Chaque jour s’allonge la liste déjà longue des scandales et reproches faits aux plateformes, ces nouveaux intermédiaires que nous utilisons au quotidien. Bref, les plateformes sont partout dans nos vies. Elles ont en commun un même fonctionnement : elles nous permettent d’accéder aux biens et services en échange de nos données personnelles. En somme, elles savent tout de nous. Face à cela, quelle est la capacité d’agir des citoyens ? Et comment se faire entendre ? C’est tout l’objet de la consultation publique lancée par le Conseil national du numérique, chargé de conseiller le gouvernement, sur la « confiance envers les plateformes ». Les contributions viendront nourrir le travail qu’il mène avec ses homologues en Allemagne, en Estonie et en Suède. L’objectif est d’aboutir à une position commune au niveau européen. (@franceculture). A regarder : Le règne des plates-formes numériques expliqué à ma grand-mère en trois minutes (@LUsineDigitale).

#Formation

Étude : 74% des Français estiment que savoir coder est essentiel pour les métiers d’avenir. Si les habitants de l’Hexagone sont persuadés que savoir coder est déjà et deviendra de plus en plus une compétence clé pour les métiers d’avenir, très peu s’y intéressent vraiment… C’est le grand paradoxe mis en lumière par l’étude Le codage et les Français réalisée par Kantar TNS pour Orange. Ainsi, si pour 74% des Français savoir coder est “essentiel” pour les métiers de demain, moins d’un Français sur quatre s’y intéresse vraiment. Le code pour tous n’est pas pour demain. A moins que… l’école ne passe par là. En effet, 58% des répondants estiment que tous les enfants devraient apprendre à coder à l’école et 54% qu’apprendre le codage est aussi important qu’apprendre une langue étrangère. (@bymaddyness).

#Media

[Etude] Quel avenir pour les médias immersifs ? Par Lorraine Poupon, France Télévisions, MédiaLab Difficile de saisir à notre époque l’ampleur de la révolution qu’a représentée la radio à son apparition ou plus tard la télévision. Entendre ce qu’autrefois on lisait, voir ce qu’autrefois on ne faisait qu’entendre. Et si la prochaine étape consistait à pouvoir vivre l’événement raconté ? Y être projeté, immergé ? Cette étude de l’Associated Press cherche à déterminer quelle place les nouveaux formats des réalités virtuelles, augmentées, hybrides, sont en train de se faire. Les outils existent déjà, ont déjà su faire leurs preuves. Si cette étude cherche à déterminer de quoi demain sera fait, il reste difficile de tirer des conclusions des expériences ponctuellement menées mais qui ne représentent pas encore une norme. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#LiensVagabonds

Facebook veut vous embarquer dans la VR sans fil, pour oublier les fake news. A retenir cette semaine : – Crise de pertinence des médias d’informations ; – Six raisons pour lesquelles les réseaux sociaux sont devenus l’ennemi de la démocratie ; – Le journalisme doit-il se libérer des plateformes ? ; – Les algorithmes sont déjà devenus fous ; – La sémantique de l’Intelligence Artificielle. (@Metamedia).

#Technologie

Obsolescence programmée, le futur est-il périssable ? Qu’est-ce que l’obsolescence ? Peut-on la « déprogrammer » ? Quelles formes l’obsolescence programmée prend-elle aujourd’hui ? Comment augmenter la durée de vie d’un produit ? Est-il toujours souhaitable, pour l’environnement, d’augmenter la durée de vie d’un produit  ? (@franceculture).

14 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 14 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Numerique

xDu clavier au cerveau : une brève histoire des interfaces homme – machine. Avant de devenir nos compagnons de tous les jours, les ordinateurs furent d’imposantes machines, qui pouvaient faire la taille de toute une pièce. Principalement développés dans le cadre de projets militaires, c’est là qu’ils furent d’abord employés. Le bien nommé Colossus fut ainsi utilisé par les Britanniques durant la Seconde Guerre mondiale pour décrypter les messages codés envoyés par les Allemands. Dans l’après-guerre, l’ordinateur commença à gagner la vie civile : chaque grande entreprise américaine se devait alors de posséder sa propre machine, coûtant la bagatelle de plusieurs millions de dollars. Pour les manipuler, on recrutait des ingénieurs spécialisés. À l’époque, on contrôlait en effet l’ordinateur à l’aide d’un simple clavier, où l’on entrait des lignes de code pour déclencher des actions. (@RSLNmag).

#Sante

Télémédecine, aides financières : le gouvernement dévoile son plan contre les déserts médicaux. « Sans accès effectif aux soins, on ne peut pas construire un avenir. » Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a présenté, vendredi 13 octobre, son plan de lutte contre les déserts médicaux en France. S’opposant à une « répartition forcée des médecins » sur le territoire, il a mis l’accent sur les regroupements de professionnels, sur l’innovation et sur les incitations financières. En cas de doute sur un grain de beauté suspect, un généraliste doit pouvoir solliciter l’avis d’un dermatologue en lui envoyant une photo. En s’appuyant sur cet exemple, Edouard Philippe a dit vouloir développer le recours à la télémédecine « en écartant deux blocages ». Les problèmes de connexion internet dans certains territoires doivent être résolus d’ici à 2020 dans le cadre des annonces d’Emmanuel Macron sur le haut débit et le très haut débit. Par ailleurs, la télémédecine sera inscrite dans le droit commun « dès 2018 » avec la création d’un tarif de consultation à distance, ce qui permettra de rémunérer le médecin travaillant à distance et la personne recevant le malade. Les fonds consacrés à la télémédecine seront doublés pour passer à 18 millions d’euros, avec l’objectif d’avoir du matériel pour assurer ce service dans tous les territoires d’ici à 2020. (@franceinfo).

Déserts médicaux : la télémédecine attend de sortir de l’expérimentation. Parmi les établissements pionniers à avoir pratiqué la télémédecine, l’hôpital gériatrique des Magnolias à Ballainvilliers dans l’Essonne s’apprête après cinq ans d’expérimentation à « pérenniser et étendre son dispositif ». L’hôpital sert aujourd’hui de support à l’organisation de téléconsultations au profit des résidents de six maisons de retraite du département en mettant à disposition ses médecins. Mais il profite également de ce service lorsque certaines spécialités ne sont pas représentées dans son établissement (dermatologie, neurologie…) grâce à un partenariat avec le centre hospitalier sud-francilien. En 2018, le dispositif doit s’agrandir à une dizaine d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). (@Midilibre).

Bilan positif un an après l’ouverture du cabinet de télémédecine à Oberbruck dans le Haut-Rhin. Depuis un an, les habitants du fond de la vallée de Masevaux, dans le Haut-Rhin, peuvent se faire soigner par télémédecine dans le cabinet d’Oberbruck. Le projet, piloté par l’association de soins et d’aides Mulhouse et environs (ASAME), suscite l’enthousiasme des praticiens et des patients. Les personnes malades peuvent en effet, depuis le 5 septembre 2016, se faire osculter par un praticien de Bordeaux, Nancy, Avignon, ou plus proche, Pfetterhouse dans le Haut-Rhin. Le procédé s’appelle la télémédecine. (@F3Alsace). A lire aussi : Dans l’Essonne, cet hôpital teste la télémédecine depuis cinq ans (@europe1).

La télémédecine comme moyen de lutte contre les déserts médicaux. La Corse compte 1 311 médecins. Un chiffre en baisse entre 2010 et 2017 dans la région selon le dernier atlas de la démographie médicale publié par l’ordre national des médecins. Car avec 314 médecins pour 100 000 habitants, la région est en dessous de la moyenne nationale fixée à 330. Ce manque de patriciens combiné à une population vieillissante, la Corse fait partie des territoires où la moyenne d’âge est la plus élevée, induisent la formation de déserts médicaux. Un problème encore plus frappant lorsqu’il est question de spécialistes. En attendant la possible arrivée de renforts, une solution a été trouvée : la télémédecine. Dominique Poggi est médecin généraliste à Cargèse. Pour faire face au manque de dermatologues dans son secteur, et d’éviter à ses patients de nombreux kilomètres, ce praticien s’est tourné vers cette technique. « C’est intéressant pour nous car c’est facile à mettre en œuvre. Il suffit d’un smartphone pour prendre des photos et d’un ordinateur pour pouvoir envoyer les dossiers. (@FTViaStella).

#Transport

Bientôt des voitures autonomes et sans assistant humain en Californie.  Les autorités californiennes ont dévoilé mercredi 11 octobre une nouvelle réglementation qui autorisera les tests de voitures autonomes sur les routes de l’Etat sans exiger qu’un conducteur soit présent à bord du véhicule. Cette décision pourrait entrer en vigueur en 2018. Elle éliminerait l’actuelle disposition qui exige dans toute voiture autonome un « contrôle physique par une personne physique assise sur le siège conducteur du véhicule ». La nouvelle réglementation stipule uniquement qu’il est nécessaire de « superviser la technologie autonome » de toute voiture sans chauffeur. Le Département des véhicules à moteur (DMV) de Californie a assuré dans un communiqué que ce changement visait à supprimer une exigence qui « pourrait limiter inutilement le développement de la technologie », offrant la possibilité de surveiller le véhicule à distance. (@LeMondefr).

#Securite

Mots de passe sur smartphones : chronique d’une mort annoncée ? Notre époque est marquée par l’adoption des smartphones et notre dépendance à leur égard est de plus en plus forte. 20,2 millions de smartphones se sont vendus en France en 2016. Nous nous en servons de plus en plus pour effectuer des opérations bancaires, passer des commandes, réserver des billets ou faire des achats, autant d’activités qui nous obligent à saisir des informations associées à notre carte de crédit : 38% des personnes interrogées à travers le monde ont acheté un produit ou un service via leur mobile au cours des six derniers mois, tandis que 47% déclarent avoir consulté leur compte bancaire durant la même période. Le m-commerce a représenté en France 7 milliards d’euros sur l’année 2016. (@latribune).

Comment protéger sa vie privée sur Internet. Rien de plus facile, pour une personne malveillante ou une entreprise intéressée par nos données personnelles, que de nous pister via nos machines numériques. Même si on n’a rien à cacher, mieux vaut ne pas laisser ouvertes les portes et les fenêtres digitales. Petit guide d’hygiène numérique. (@LesEchos).

 

#MediaSocial

Google, Facebook et Twitter dans la tourmente de « l’enquête russe ». Google mène une enquête sur des utilisateurs lui ayant versé « plusieurs dizaines de milliers de dollars » pour sponsoriser des contenus susceptibles d’influencer l’opinion américaine en 2016. Ces contenus se trouvaient sur des plateformes comme Gmail, YouTube, Google Search ainsi que sur l’ensemble du réseau de Double Click. Le service, racheté par Google en 2012, gère les publicités qui s’affichent sur des millions de sites Internet grâce à des procédés très largement informatisés. Une telle automatisation permet à Google de gérer des milliards de transactions chaque année et explique pour partie que l’entreprise remarque si tardivement les agissements suspicieux. Mais l’entreprise a surtout dû mettre le nez dans ses comptes pour les besoins d’une plus vaste enquête sur les possibles interférences russes dans la campagne présidentielle de 2016. Plusieurs entreprises du Web, comme Facebook, Twitter, Reddit et Youtube (qui appartient également à Google) sont sous pression des autorités américaines autour de l’épineuse « question russe ». (@FigaroTech).

#Television

Avec « Le Média », les Insoumis passent à la (web)télé. C’est une affaire qui agite pas mal le Landerneau journalistique. Le 15 janvier prochain, des proches de La France insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, vont lancer leur propre webtélé. Sobrement baptisée « Le Média », elle appartiendra à ceux qui la regardent, sur le modèle des « socios », ces actionnaires-supporters du FC Barcelone. Un média d’un nouveau genre aux contours encore flous mais qui se veut « indépendant, collaboratif, pluraliste, féministe, écologiste, culturel, francophone, humaniste et antiraciste », si l’on en croit son manifeste publié le 27 septembre dans Le Monde et signé par des personnalités aussi diverses que Laurent Baffie, le réalisateur Gérard Mordillat, l’ancien ministre Arnaud Montebourg ou le lanceur d’alerte Antoine Deltour. Ses grandes lignes seront dévoilées ce 11 octobre à 20 heures sur YouTube et une quarantaine de comptes Facebook. Rencontre avec sa future patronne, Sophia Chikirou, qui est aussi la… conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon. (@telerama).

#RealiteVirtuelle

Avec Oculus Go, Facebook veut réveiller le marché mollasson de la réalité virtuelle. Oculus Go, c’est le nom du nouveau casque de réalité virtuelle de Facebook qui a été dévoilé mercredi. L’entreprise revendique deux atouts : l’accessibilité et l’autonomie du dispositif. Il est présenté par son fabricant comme étant « le moyen le plus simple de se lancer dans la réalité virtuelle », un marché qui reste encore peu dynamique. Les ventes dans le domaine de la réalité virtuelle (VR), bien qu’honorables, ne sont pas exceptionnelles. Le casque Gear VR de Samsung s’est vendu depuis sa sortie à cinq millions d’unités, le Playstation VR de Sony à un million, jusqu’en juin 2017. L’Oculus Rift, comme le HTC Vive se seraient eux vendus entre quelques centaines de milliers et un million chacun, selon les estimations d’analystes. À titre de comparaison, en 2016, 21 millions de montres intelligentes ont été vendues. (@LExpress).

13 Oct

Régions.news #302 – Edition du vendredi 13 octobre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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image001Légende image. Un avion lance des produits destinés à ralentir le feu qui ravage une fois de plus la Californie depuis le 7 octobre. (Crédit photo Mike Blake / Reuters).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

♦ Tim Cook, pdg d’Apple a profité de sa rencontre avec Emmanuel Macron, lundi 9 octobre, pour visiter la société Eldim, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados). La société collabore avec l’entreprise américaine depuis près de dix ans et elle a fourni sa technologie de reconnaissance faciale dont sera équipée le prochain iPhone X. A lire : Comment fonctionne la reconnaissance faciale sécurisée d’Apple

♦ Un service de transport par voiture électrique autonome sera lancé à Rouen en 2018. Cette expérimentation de deux ans est baptisée « Rouen Normandy Autonomous Lab » représente un investissement total de 11 millions d’euros. Les utilisateurs de ces véhicules pourront appeler un véhicule depuis l’application dédiée disponible sur smartphone, à partir de l’un de ces 17 points d’arrêt prévus.

#InternetDesObjets

♦ La ville d’Angers se prépare à accueillir l’élite mondiale de l’électronique dans le cadre du « World Electonics Forum ». Pour l’occasion, une semaine dédiée à l’Internet des Objets, la « Connected week », sera organisée par l’écosystème Angers French Tech. Angers veut prendre la vague des objets connectés. « Leur nombre à travers le monde s’élèvera entre 50 et 80 milliards d’ici à 2020 », prévoit le maire, Christophe Béchu, Il espère que cette manifestation attirera les géants de la high-tech mondiale dans sa ville.

♦ « Internet des objets, nouveau paradigme ou chimère ? » Le sommet des Start-up de Lille du 4 octobre 2017 a été l’occasion de s’interroger sur l’irruption massive des objets connectés en prenant comme exemple l’agriculture.

#Sante

♦ Le jeudi 28 septembre au CHU Amiens-Picardie, il a fallu un robot, une imprimante 3D et trois chirurgiens pour opérer un enfant de 6 ans atteint d’une scoliose grave évolutive. Les chirurgiens ont préparé pendant un an l’opération en simulant l’opération avec un robot sur un mannequin dont la colonne vertébrale imprimée en 3 D était identique à celle du garçon. « Le chirurgien planifie la chirurgie, le robot porte les instruments et prend en compte les mouvements du patient, apporte de la précision et la vision en trois dimensions », explique Dr Michel Lefranc, neurochirurgien ayant participé à l’opération. Voir la vidéo sur @F3Picardie. Ainsi nous constatons que la chirurgie assistée par robot gagne du terrain dans les blocs opératoires. Cette technologie se révèle précieuse pour les chirurgiens et moins douloureuse pour les patients.

image003Légende image. Un robot tient un journal à Davos le 22 janvier 2016. (Crédit photo : Fabrice Coffrin / afp). A lire : « L’avènement des machines – La technologie et la menace d’un avenir sans emploi », le dernier ouvrage de Martin Ford dans lequel il rapporte un dialogue imaginaire entre un patron d’industrie automobile et un leader syndicaliste devant une chaîne robotisée. Le patron raille le syndicaliste sur son incapacité à syndiquer des robots, le syndicaliste rétorquant que le patron est incapable de vendre des automobiles aux robots.

#Journalisme

♦ Dans sa keynote annuelle lors de la conférence de l’Online News Association à Washington, la futurologue Amy Webb explique : « Je suis très inquiète. Plus encore sur l’avenir du journalisme que sur l’arsenal nucléaire nord-coréen ! Car nous sommes entrés cette année dans une nouvelle ère technologique, celle de l’intelligence artificielle, qui va fondamentalement transformer le journalisme et donner tout le contrôle de la distribution de l’information à une poignée* de géants du web américains et chinois. ». Elle ajoute : « Or les responsables des rédactions et des médias ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et sont en train rater les grands enjeux qui surgissent. Ils parlent de l’avenir, mais ne font rien. Ils sont scotchés au présent. Et pourtant ce sont ceux qui sont en charge du futur du journalisme ». A lire aussi : Un an de présidence Trump, les journalistes américains sont comme des lapins dans les phares.

#CryptoMonnaie

♦ Son cours s’envole et il fait des millionnaires. Le bitcoin, cette monnaie virtuelle qui n’existait pas il y a dix ans, est aujourd’hui le nouvel eldorado des chercheurs d’or modernes. Pour comprendre les raisons de la ruée sur le bitcoin, le magazine de France 2 « Complément d’enquête » est allé à la mine… En France, la « bitcoin mania » prend de l’ampleur. Ils sont nombreux à scruter le cours de cette monnaie virtuelle toute la journée. Ils ont leur propre banque et leur propre coffre-fort sous forme d’une clef USB anti-hacking. Le petit bitcoin a fait du chemin en huit ans. Aujourd’hui, il a pignon sur rue et il a sa Maison, au cœur du Sentier parisien.

♦ Le bitcoin en cinq questions. Conçues comme une alternative aux monnaies encadrées par des banques centrales et aux marchés traditionnels, les crypto-monnaies s’invitent désormais dans les stratégies d’entreprises et des réseaux bancaires. Par exemple, elles sont actuellement au cœur de discussions dans les instances financières russes. La plus célèbre d’entre elle est le bitcoin.

♦ Bitcoin, dash, ether, le nouvel eldorado du financement des startups ? Lever 35 millions de dollars en moins de 30 secondes sans passer sous les fourches caudines d’investisseurs pointilleux : de quoi faire rêver bon nombre de startups. Cette nouvelle forme de financement est en plein boom et les Etats eux aussi commencent à s’intéresser aux crypto-monnaies.

#LiensVagabonds

♦ onsulter les liens vagabonds du 7 octobre 2017 sur le site Méta-Media. A retenir cette semaine : – Las Vegas : Facebook et Google ne stoppent pas les fake news ; la faute aux algorithmes disent-ils ; ce n’est pas acceptable ; les plateformes doivent se doter d’une autorité morale ; ils ont assez d’argent pour casser la désinformation ; Murdoch est devenu le nouveau héros des médias ; – Le journalisme et la post-vérité ; – Et si les plateformes comme Facebook étaient tout simplement trop grandes pour être régulées ? ; – L’IA au service du journalisme ; – Comment les machines vont récrire le monde.

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