07 Août

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 7 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Robotique

xA Astana la France montre les chefs-d’oeuvre de l’art numérique et robotique. Artistes et robots est un titre qui donne la couleur immédiatement car il y a un déficit de notoriété de ces artistes et de leur travail, comme de tous les artistes contemporains. C’est un parcours à la fois pédagogique et esthétique, où l’on se confronte à la question « Est-ce-qu’un robot pourrait remplacer un artiste ? » explique Jérôme Neutres, Commissaire d’expositions, conseiller du président de la Réunion des Musées nationaux-Grand Palais. Avec l’artiste Miguel Chevalier, il y travaille depuis 4 ans, a rassemblé les travaux des artistes du monde entier les plus emblématiques du numérique. La France a été un des berceaux de cette recherche. La question de savoir si le robot peut remplacer l’artiste connaît déjà une réponse positive, et depuis longtemps, mais on est obligé de constater que ces robots n’existeraient pas sans les artistes. (@franceinter). Légende image : L’exposition internationale d’Astana au Kazakhstan du 10 juin au 10 septembre 2017 Photo : Radio France / Astana2017.

#DonneesPersonnelles

Peut-on encore protéger nos données personnelles ? Après Apple, Amazon et Samsung, Google a mis en vente cette semaine son assistant numérique, Home. Mais le fonctionnement de cette interface repose sur une importante et inquiétante, récolte de données personnelles. Alors, quels sont les enjeux de l’enregistrement par des objets connectés de nos données personnelles ? Peut-on encore protéger notre vie privée et notre anonymat ? Et comment ? @franceculture reçoit Eric Sadin, écrivain, philosophe, auteur de La silicolonisation du monde (L’échappée, 2016), La vie algorithmique. Critique de la raison numérique (L’échappée, 2015), La société de l’anticipation. Le web précognitif ou la rupture anthropologique (Inculte, 2011). Retrouver la deuxième partie de l’entretien.

Les grandes oreilles de Google Home débarquent dans les appartements français. « Ok Google, quelle est la recette de la tarte aux pommes ? » Une simple phrase, prononcée à proximité du petit boitier blanc, et Google Home vous égrènera la liste des ingrédients. Car plus qu’une simple enceinte connectée, c’est avant tout un véritable assistant personnel. Problème : selon certains, il pourrait être un peu trop invasif, jusqu’à devenir une menace pour la vie privée. Google Home est vendu aux États-Unis depuis novembre 2016. Il l’est désormais aussi en France. Depuis le 3 août, on peut se le procurer dans tout l’Hexagone, pour la somme de 149 euros. Du point de vue de son utilité, les premiers testeurs semblent partagés. Il y a d’un côté, ceux qui s’en servent avec brio pour amuser (et cultiver) leurs enfants. Et puis de l’autre côté, il y a ceux qui ont du mal avec les choix musicaux du boitier de bon matin. A lire aussi : Le nouvel « assistant » virtuel de Google va vous prendre par la main (@LExpress).

#OpenData

PIA : 11 lauréats du second appel à projets pour le « développement de l’open data au sein des territoires ». Le 9 juillet 2013, le Premier Ministre a mis en place un fonds pour la « transition numérique de l’Etat et la modernisation de l’action publique » dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA). Après un premier volet dédié à l’open data ayant permis de financer 21 projets d’industrialisation de la mise à disposition de données publiques (à hauteur de 3,03 M€, pour un budget global de 6,12 M€ en incluant les co-financements), un nouvel appel à projets a été lancé en 2017 afin de développer l’open data au sein des territoires. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi pour une République Numérique, qui introduit notamment l’obligation pour les collectivités de plus de 3 500 habitants d’ouvrir leurs données publiques (article 6 de la Loi pour une République Numérique). Le nouvel appel à projets vise ainsi à permette aux territoires déjà engagés de développer de nouveaux outils et services (plateformes de données locales, intégration de nouvelles sources de données, recours au crowdsourcing, etc.). (@Etalab).

#Afrique

MP3ForLife : ce baladeur à l’énergie solaire est conçu pour sauver des millions de vies. L’entreprise allemande URIDU a trouvé le moyen de redonner vie au MP3. En Tanzanie, les femmes qui ne savent pas lire peuvent désormais accéder à des informations essentielles prodiguées par l’appareil, renommé pour l’occasion « MP3ForLife ». Les thèmes traités se rapportent à la santé ou à l’éducation, et visent à renforcer la connaissance et l’esprit de cohésion de ces femmes. (@WeDemain).

#RealiteVirtuelle

Un “accélérateur technologique” ouvre à Laval. Laval Virtual s’était déjà forgé un nom, depuis sa création en 1999. Ce salon professionnel de la réalité virtuelle et augmentée, revendique tout simplement la place de “numéro 1” mondial dans ce domaine. « En constante augmentation, la fréquentation a atteint 240 exposants et 17.500 visiteurs en 2017 » précise Laurent Chrétien, directeur de l’association Laval Virtual qui organise l’événement éponyme. Forte de ce succès, l’association s’apprête à passer la vitesse supérieure, avec l’inauguration cet été du “Laval Virtual Center”. Un nouvel espace de 3 000 m² destiné à la formation, mais aussi à la recherche et à l’expérimentation des entreprises, qui ouvrira ses portes fin août à Laval (Mayenne). L’investissement s’élève à environ 6 millions d’euros, dont la majeure partie apportée par l’agglomération. (@bymaddyness).

#JeuVideo

Diffusion du eSport à la TV : stop ou encore ? Au début de l’année 2016, L’Équipe faisait figure de pionnier en France de la retransmission de compétitions de sport électronique. Depuis, d’autres chaînes se sont lancées sur ce créneau pour la saison 2016/2017, en espérant capter de nouveaux publics grâce à l’eSport. En octobre 2015, La chaîne L’Équipe (anciennement L’Équipe 21) diffusait, en clair, la finale du jeu de football FIFA 16 lors de l’ESWC. Dans la foulée, la chaîne émanant de l’unique quotidien sportif français proposait une compétition axée sur le même jeu, appelée l’E-Football League. Diffusée de façon hebdomadaire entre janvier et juin 2016, l’émission devait être reconduite début 2017, preuve d’un certain succès d’audience et de retours positifs de la part des téléspectateurs. Mais finalement, il n’en a rien été : bien qu’une section eSport existe toujours sur le site lequipe.fr, le programme diffusé sur la chaîne a, quant à lui, pris fin le 5 juin 2016. Si le pionnier de la diffusion d’eSport sur les antennes de la TNT a changé son fusil d’épaule, d’autres se sont lancés dans l’aventure cette saison. Canal+ a dégainé fin octobre 2016 une nouvelle déclinaison du Canal Football Club, son programme phare dédié football, nommé sobrement Canal eSport Club. En novembre, BeIN Sports, la chaîne qatarie concurrente de Canal+ sur le sport, a obtenu les droits de diffusion de la Orange e-Ligue 1, version jeu vidéo du championnat de France de football, et a lancé un programme baptisé BeIN eSports. Depuis décembre, la plateforme MyTF1 Xtra propose la Xtra Cup autour du jeu League of Legends, avant de lancer Gaming en février 2017 une émission toujours diffusée sur sa plateforme Xtra. (@InaGlobal).

#Transport

Covoiturage : « Rencontrer des inconnus, c’est ma façon de renouer avec le monde ». Sarah a trois enfants, elle aime sortir, aller à des concerts et des festivals. L’écologie est chère à son cœur : cette ancienne animatrice environnement n’a pas de télé, privilégie les circuits courts et fait le marché. La quadragénaire a trouvé dans le covoiturage le moyen de concilier ses principes : échanger plus et polluer moins. Elle nous raconte : « Le covoiturage me permet d’être intègre envers moi-même, c’est un moyen de transport avec lequel je suis vraiment en adéquation. Je me retrouve dans l’idée de partager et de polluer moins. Je m’y suis naturellement mise il y a une dizaine d’années, quand on a commencé à créer des sites de covoiturage. Avant, j’avais déjà pris l’habitude d’accueillir des auto-stoppeurs, moi-même ayant fait du stop plus jeune. C’est lié à ma personnalité : si quelqu’un est en galère sur la route, je ne peux pas le laisser comme ça. Il y a vingt ans, j’étais dans l’univers de la musique, j’allais souvent à des soirées. C’était à l’arrache, après les événements on remplissait les voitures de gens qui voulaient partir : c’était déjà du covoiturage. (@LObs).

#Economie

La valorisation des licornes serait largement exagérée. Les licornes seraient bien des animaux imaginaires… Selon une étude publiée par deux chercheurs des universités de Stanford et de Colombie britannique, la valorisation réelle de la moitié de ces sociétés, censée dépasser le milliard de dollars, serait en fait bien inférieure. Un nouveau pavé dans la mare alors que le niveau de valorisations des start-up, outre-Atlantique notamment, est de plus en plus pointé du doigt. Pour les auteurs de l’étude, cette sur-valorisation, qui concerne les 116 sociétés étudiées (sur un total d’environ 200 licornes recensées dans le monde) tient au fait que l’on considère, dans les calculs, que toutes les actions ont la même valeur, qu’elles aient été émises lors du dernier tour de table ou lors des premiers. Une méthode de valorisation qui fonctionne pour les entreprises traditionnelles, mais qui n’est pas adaptée aux start-up, qui émettent en moyenne huit types différents d’actions au cours de leur vie ! Les actions détenues par les fondateurs, les employés, les business angels, les fonds d’investissement ou encore les fonds souverains, n’ont en réalité pas la même valeur. Pour séduire de gros investisseurs, dans les tours qui précèdent par exemple une introduction en Bourse ou un rachat, les start-up n’hésitent pas, en effet, à leur offrir des garanties, avec un prix minimum de sortie. Ce qui crée des différences substantielles entre ceux qui ont investi tôt dans la société et ceux qui y sont entrés plus tardivement. (@LesEchos).

#Terrorisme

Ce qu’il faut retenir du rapport qui remet en cause le système d’alerte en France. C’est un système « obsolète »,« contestable » et même « défaillant ». Le « système d’alerte et d’information des populations » (SAIP), déclenché en cas d’attentats, est l’objet d’un rapport particulièrement critique du sénateur Jean-Pierre Vogel, élu Les Républicains de la Sarthe, rendu public lundi 7 août. Ce texte, consulté par le journal Le Monde samedi, s’inquiète des dysfonctionnements du système d’alerte attentat en France, et des retards particulièrement importants du pays dans le domaine. Application mobile peu utilisée, réseau de sirènes « obsolète » et retard dans le lancement de SMS d’alerte : franceinfo vous résume ce qu’il faut retenir des conclusions de ce rapport sénatorial.  A lire aussi : Attaque sur les Champs-Elysées : pourquoi l’application SAIP n’a-t-elle pas fonctionné ?  et Fausse alerte attentat à Paris : l’application SAIP a-t-elle encore eu un raté ? (@franceinfo).

#Espace

La lettre de candidature à la Nasa de Jack, 9 ans, « gardien de la Galaxie en CM1 ». Jack Davis n’a que 9 ans mais il est déjà pétri d’ambitions. La Nasa a publié vendredi la lettre de candidature de ce jeune Américain du New Jersey, qui se présente comme « un gardien de la Galaxie scolarisé en CM1 ». Dans un style innocent et adorable, le garçonnet y répond à l’une des offres d’emploi de l’agence spatiale américaine : « Officier de protection planétaire ». Ce poste, unique aux Etats-Unis et pour le moins surprenant, a été créé en 1967. Il est vacant depuis le 13 juillet. Concrètement, l’heureux élu, payé entre 104 et 157 000 euros annuels, est chargé de prévenir toute contamination de la Terre par des bactéries extra-terrestres emmenées par inadvertance lors d’expéditions spatiales. Il doit aussi, à l’inverse, faire en sorte qu’aucune bactérie de notre planète soit emportée dans l’espace par les astronautes terriens. Un emploi très sérieux. A lire aussi : La Nasa recrute un « protecteur » de la Terre contre les agressions extraterrestres (@LExpress).