26 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 26 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Incendie

xIncendies : cinq innovations pour lutter contre les feux de forêt. Deux avions Canadairs supplémentaires pour une situation exceptionnelle. La France a demandé deux appareils européens en soutien pour lutter contre les incendies qui se multiplient dans le sud-est du pays et ont ravagé plus de 3 000 hectares en deux jours, mardi 25 juillet. Mais si ces appareils sont essentiels dans la lutte contre ces sinistres, tout comme l’intervention des pompiers au sol, de nombreuses innovations technologiques sont en cours de test pour mieux combattre les incendies. @Franceinfo vous liste cinq d’entre elles : des arbres résistants aux incendies, un robot capable de braver les flammes, des drones pour des missions de reconnaissance, des casques à réalité augmentée et un exctincteur qui propulse du son. Légende image : Un drone utilisé par les pompiers aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), le 28 avril 2014. (Photo : Bertrand Langlois / Afp).

#Ville

A Lille, SunRise teste les enjeux urbains de demain. L’expérience, commencée en 2011 avec l’aide du Conseil régional, de la Métropole européenne de Lille et de la Communauté d’agglomération de Béthune et des opérateurs d’énergies et de télécom, a très vite porté ses fruits. « Dès 2012, nous avons été labellisés démonstrateur européen », se souvient Isam Shahrour, professeur à l’Université de Lille 1, à la tête de ce laboratoire baptisé « génie civil et géo-environnement » (LGCgE) qui a fait naître le projet SunRise. SunRise, c’est aujourd’hui un terrain de jeu équivalent à un territoire de 25.000 habitants et près de 150 bâtiments. En croisant l’activité de recherche avec des formations et des projets d’acteurs économiques, SunRise a d’abord relevé le challenge d’équiper judicieusement ce périmètre de capteurs, avec l’aide d’une vingtaine de doctorants. « Nous savons désormais où placer les capteurs pour récupérer la bonne information : mieux vaut un capteur situé au bon endroit que dix autres mal installés », souligne le professeur. (@latribune).

Les villes intelligentes s’appuient sur l’IoT, mais c’est encore la confusion en matière de sécurité. Des villes du monde entier ont commencé à utiliser l’IoT pour gérer leurs infrastructures urbaines plus efficacement, un concept connu sous le nom de « villes intelligentes ». Toutefois, les équipes informatiques restent perplexes quant à la sécurité du cloud computing et beaucoup d’entre elles adoptent des stratégies contradictoires. Il existe de nombreuses applications différentes de villes intelligentes qui nous facilitent la vie et nous permettent de gagner en efficacité : attendre un bus en consultant le temps d’attente restant avant qu’il n’arrive, utiliser des poubelles de recyclage intelligentes qui surveillent quelle quantité vous recyclez, ou encore installer des applications qui vous indiquent où trouver des places de stationnement libres en centre-ville. Pourtant, de nombreuses villes ne sont pas encore intelligentes du tout. Sanjay Sarma, professeur d’ingénierie mécanique au MIT, témoigne : « Les villes aujourd’hui sont plutôt stupides. Une part considérable du trafic est constituée de conducteurs qui roulent au pas parce qu’ils cherchent une place de stationnement, les éclairages de rue sont souvent allumés à des moments où cela n’est pas nécessaire, les réseaux d’alimentation en eau perdent plus de 50 % de l’alimentation totale en fuites et le réseau électrique est incapable de vraiment répondre aux nouvelles technologies telles que les véhicules électriques et les panneaux solaires. Les parcmètres intelligents, les éclairages de rue connectés, les systèmes de distribution d’eau équipés d’instruments et les réseaux électriques intelligents permettront de réduire le trafic, d’économiser l’énergie et l’eau et de plus adapter le réseau électrique aux énergies renouvelables. » (@zdnetfr).

#Banque

Emploi : quel sera l’impact de l’intelligence artificielle sur la profession bancaire ? Il est des sujets particulièrement sensibles et l’intelligence artificielle, qui promet d’être au coeur des applications bancaires, en fait partie. Face aux inquiétudes des salariés des banques et de leurs représentants, qui redoutent de voir les robots les remplacer à terme, la profession bancaire a décidé de se mobiliser. L’Association française des banques (AFB), regroupant l’ensemble des établissements à l’exception des banques mutualistes, vient de mandater le cabinet Athling pour évaluer l’impact des technologies cognitives dans l’univers bancaire. Le coup d’envoi des travaux a été donné jeudi 20 juillet et leurs conclusions devraient être remises début décembre. Pour les syndicats, il y avait en effet urgence à se pencher sur cette question : « Cela fait plusieurs mois que nous demandons d’ouvrir une discussion sur le sujet : nous craignons que ces technologies se substituent peu à peu aux forces commerciales des grandes banques. Si cela doit arriver, on ne doit pas le faire en catimini mais on doit pouvoir s’y préparer pour trouver des solutions de reconversion ! », fait valoir Sébastien Busiris, responsable de la fédération FO Banques. Le sujet préoccupe l’ensemble des organisations syndicales dans la mesure où les applications de ces technologies ne se limitent pas à la banque de détail. « Les métiers de banque de financement et d’investissement peuvent aussi être touchés. Nous ne sommes pas hostiles à ces technologies mais il faut veiller à la manière dont elles seront utilisées : il ne faut pas qu’elles deviennent le prétexte d’économies sur la masse salariale », estime encore Régis Dos Santos, président du SNB. (@LesEchos).

Robotique, IA : la banque du futur sera-t-elle « bionique » ? Faudra-t-il greffer des implants électroniques aux conseillers bancaires de demain, à la manière de « L’homme qui valait trois milliards », pour en faire des banquiers « augmentés » plus performants ? Le Boston Consulting Group ne va naturellement pas aussi loin lorsqu’il invite les banques à « accélérer leur transformation bionique. » Derrière cette expression un peu barbare, le cabinet de conseil en stratégie américain parle en réalité d’un subtil équilibre à trouver entre technologies numériques (intelligence artificielle, robotique, apprentissage automatique ou machine learning) et interactions humaines pour réinventer le modèle de distribution de la banque de détail. Un concept qu’il a inventé il y a deux ans. « Les banques […] doivent devenir bioniques, en combinant les fonctionnalités digitales, rapides et pratiques, avec des interactions humaines, réfléchies et attentionnées », fait valoir le BCG dans sa dernière étude annuelle sur la banque de détail. Le cabinet de conseil fait miroiter aux acteurs du secteur une hausse de 30% de leur bénéfice opérationnel d’ici à 2020 s’ils accélèrent leurs efforts dans cette direction, en se concentrant sur trois points : la réorganisation du réseau d’agences, la personnalisation de la proposition de valeur et la refonte des parcours clients. (@latribune).

#Drone

Au Royaume-Uni, les propriétaires de drones devront s’enregistrer et suivre une formation. Les propriétaires de drones de plus de 250 grammes résidant au Royaume-Uni devront à terme s’enregistrer et suivre une formation à la sécurité, a annoncé le gouvernement. Les utilisateurs devront passer un test pour prouver qu’ils « comprennent les règles de sécurité et de respect de la vie privée », a détaillé le ministère des transports, sans donner de date de mise en œuvre de ce « plan drones ». Le gouvernement britannique prévoit également d’imposer des zones de survol interdites, dont les aéroports et les abords des prisons, qui seraient directement intégrées dans le logiciel des drones. Certains constructeurs, dont DJI, soutiennent le projet. Aux Etats-Unis, un projet similaire a été contesté devant les tribunaux, et n’est pas encore entré en application. (@pixelsfr).

#IntelligenceArtificielle

Les limites et les enjeux de l’AI vus par Kevin Kelly (Wired). La vie privée est-elle morte ? L’intelligence artificielle est-elle un danger pour l’humanité ? Un gouvernement mondial est-il possible ? Autant de questions auxquelles Kevin Kelly, co-fondateur du magazine américain Wired, a tenté de répondre à l’occasion de son passage à Paris fin juin dans le cadre de la conférence USI. Au Carrousel du Louvre, il a ainsi estimé que certains aspects de la vie privée allaient évoluer sans que cette notion ne disparaisse pour autant. «L’idée de vie privée va changer, elle sera très différente dans les années à venir», note-t-il. La notion de vie privée est notamment bousculée par l’impact croissant de l’intelligence artificielle. En effet, les géants américains comme Facebook, Google ou encore Amazon ne cessent d’engranger des données sur leurs utilisateurs pour affiner leurs stratégies marketing. Toutefois, Kevin Kelly tient à relativiser les conséquences de l’intelligence artificielle sur la vie de chaque individu. « Il y a plusieurs types d’intelligences artificielles, donc plusieurs types de limites. L’intelligence artificielle n’est pas contre l’humain, elle est avec l’humain », explique Kevin Kelly. Et d’ajouter : « Nous devons éduquer les robots pour qu’ils agissent mieux que nous. » (@frenchweb)

#Transhumanisme

« Sur le transhumanisme, il ne faut pas se dire « tout est nul et on n’en parle pas » ». Passionnée de sciences et surtout de science-fiction, Héloïse Chochois vient de publier en juin sa première bande-dessinée, aux Éditions Delcourt. « La Fabrique des corps » est une histoire chronologique de la réparation du corps humain, et s’essaie également à la prospective au dernier chapitre. Entre fiction et réalité, La Fabrique des Corps recèle de précisions intéressantes sur l’histoire de la médecine, et donne à réfléchir sur le futur de la profession. Grâce à un humour soigné, un dessin précis, et un scénario original, Héloïse Chochois parvient à rendre plaisante l’histoire d’un homme qui vient de se faire amputer. Tout l’enjeu de la vulgarisation scientifique.(@usbeketrica).

#Cinema

Spielberg dévoile un aperçu de son nouveau film Ready Player One. Un condensé de science-fiction où les héros du passé reviennent à la vie dans un monde numérique. Voici ce que l’on voit dans les premières images dévoilées le 22 juillet par Steven Spielberg de son nouveau film Ready Player One, devant plusieurs milliers de fans réunis au Comic-Con de San Diego. Basé sur le roman éponyme d’Ernest Cline, ce long-métrage met en scène un adolescent embarqué dans une chasse au trésor dans un jeu de réalité virtuelle, alors que la planète est déchirée par une crise énergétique. La bande-annonce s’ouvre sur le jeune Wade, incarné par Tye Sheridan, en train de s’équiper de son casque et ses gants de joueur avant d’être transporté dans l’univers virtuel d’Oasis. «Je suis né en 2025, mais j’aurais voulu grandir dans les années 1980 comme tous mes héros», explique-t-il. Sur la vidéo, le personnage rencontre Freddy Krueger, le monstre légendaire des Griffes de la nuit, ou encore le Géant de fer, robot très reconnaissable du dessin animé du réalisateur Brad Bird. À la fin de la vidéo, le héros en train de faire une course au volant de la fameuse DeLorean du film culte des années 80 : Retour vers le futur. (@Figaro_Culture). A lire aussi : Après l’avoir critiquée, Spielberg pense que la réalité virtuelle dominera le futur. (@usbeketrica).

Les robots dans la peau du «grand méchant» au cinéma. Les formes d’intelligences artificielles (IA) dessinées par Hollywood jouent la transgression, jusqu’à menacer l’espèce humaine. Comment envisager ne serait-ce qu’une seule seconde de faire confiance à une intelligence artificielle après Metropolis, War Games, Terminator, Matrix, Blade Runner, i-Robot ou A.I.? Jarvis, l’intelligence artificielle logée dans l’armure d’Iron Man, est une rare représentante de sa catégorie à figurer dans le camp des bons. Et encore, il s’en est fallu de peu qu’elle bascule du côté obscur de la force. Hollywood tient son méchant, mieux que le Joker, complètement insaisissable, capable de revêtir toutes les formes, de se loger dans un grille-pain pour électrocuter le premier venu, ou d’asservir l’humanité pour se nourrir de ce qui lui manque: les rêves (Matrix). La crainte inspirée par les créatures artificielles est vieille comme le monde. Le Golem, créature d’argile, fait son apparition dans l’Ancien Testament. Dénuée de pensée autonome, elle n’en est pas moins inquiétante. Son lointain descendant, le Monstre de Frankenstein, est encore plus effrayant et sa mise en scène par les metteurs en scène hollywoodiens ouvre l’ère des films d’horreur. Pourtant, dès les années 1930, Isaac Asimov, le père de la science-fiction, édicte les «Trois lois de la robotique», stipulant qu’un robot ne peut porter atteinte à un être humain, qu’il doit obéir aux ordres et qu’il doit protéger son existence, ces deux dernières lois s’appliquant dans le respect de la première. Nous voilà théoriquement protégés des robots et de leur intelligence, présumée supérieure mais sans conscience. (@FigaroTech).

#Television

« Westworld », saison 2 : robots pour être vrais. On ne naît pas libres, on le devient… Après avoir été les esclaves du Disneyland de l’enfer, les robots de « Westworld » se sont révoltés. Que feront-ils de leur destin tout neuf ? Quel sera le « programme » de la saison 2, attendue en 2018 ? HBO a profité du Comic Con de San Diego pour diffuser un tout premier trailer. Interprétations et divagations autour de quelques éléments qui prêtent à réflexion… C’est reparti pour un tour de piste, une mesure de plus dans la ronde macabre de « Westworld ». Symbole récurrent du parc d’attractions, le piano mécanique, ses engrenages et sa partition (ici maculée de sang…) refont leur apparition dès les premiers instants de la bande-annonce. Quelle meilleure façon de nous rappeler aux grands thèmes de la série : la robotisation de la création elle-même (le parc, baptisé Westworld, est une aventure à taille humaine où… tout est programmé) : la répétition potentiellement infinie du même thème (les hôtes-robots ont fini par le comprendre, comme les joueurs qui reviennent, de partie en partie : l’Histoire est un éternel retour…). Bien sûr, les créateurs, Lisa Joy et Jonathan Nolan, sont les premiers à souligner, comme ils l’ont déclaré lors d’une table ronde au Comic Con, que le piano mécanique – « l’une des premières images qui nous est venue à l’esprit en parlant de la série« -, est aussi une façon de retourner le miroir vers le téléspectateur : « Les humains aussi sont des genres de robots« … Autrement dit, des êtres que l’on peut, si ce n’est programmer, tout au moins manipuler. (@teleobs).

25 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 25 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Cinema

xLe réalisateur de « Dunkerque » torpille Netflix. Christopher Nolan, un des deux ou trois metteurs en scène les plus en vue de Hollywood, a estimé, à l’occasion de la sortie de son film « Dunkerque », que Netflix a une « aversion bizarre » contre les salles de cinéma et que le site leader mondial de la vidéo par abonnement passe à côté « d’une immense opportunité ». Celui qui a réalisé aussi trois « Batman » ainsi que Inception et Interstellar regrette ainsi dans une interview à IndieWire que la société de Reed Hastings poursuive « cette politique stupide de vouloir sortir des films simultanément en streaming et sur les écrans, ce qui est évidemment un modèle intenable pour les salles de cinéma ». Christopher Nolan ne devrait pas travailler de sitôt pour Netflix, même si celui-ci multiplie les commandes de productions maison. « Pourquoi ferais-je un film pour eux ? Quand vous faites un film de cinéma, c’est pour qu’il soit projeté en salles », a-t-il dit. Selon lui, son concurrent Amazon, avec son service Prime Video, « est clairement content de ne pas faire la même erreur (…). Les salles ont une fenêtre de 90 jours. C’est un modèle tout à fait praticable, c’est parfait ». (@LesEchos).  Une scène de « Dunkerque ». – Warner Bros. Entertainment Inc.

#Ville

Metapolis, la start-up bordelaise qui aide les métropoles à devenir des smart cities. Fabien Cauchi, a créé, seul, la société Metapolis en décembre 2015. Elle se positionne sur le concept de smart city. Un concept encore émergent et souvent abstrait pour le citoyen. Pourtant, il touche à son quotidien de manière très concrète, à l’image de l’application Waze pour éviter les embouteillages ou encore des services pour payer son ticket de tramway, de stationnement avec son smartphone.mal connu du grand public. « Il y a une vraie appétence aujourd’hui sur la smart city pour passer de la réflexion aux actions », observe Fabien Cauchi, le fondateur. La smart city vise tout simplement à rendre la ville plus agréable, faciliter les mobilités. « Ce sont des technologies, qui replacent les besoins de l’usager au centre de la cité », insiste-t-il. Avec en toile de fond un enjeu majeur : « Faire en sorte que les Google, Amazon, Facebook ne s’accaparent pas les données publiques pour les monétiser ensuite. Il faut que les collectivités en gardent la maîtrise et soient partie prenante de l’économie de partage », met en avant Fabien Cauchi. (@sudouest).

#Transport

Comment la réalité virtuelle transforme l’industrie automobile. Grâce à la réalité virtuelle, les concessionnaires automobiles peuvent désormais présenter leurs véhicules à leurs clients depuis n’importe où. Dans une boutique, dans un centre commercial, ou directement dans le salon du consommateur, les casques VR permettent de découvrir un véhicule sous toutes ses coutures sans avoir besoin d’être présent physiquement. L’utilisateur peut tourner tout autour de la voiture, et même visualiser toutes les options qui l’intéressent de façon instantanée. REWIND a créé le premier configurateur automobile en réalité virtuelle totalement immersif pour l’Oculus Rift DK2, dans le cadre du lancement de la Lexus NX. Grâce aux dernières technologies CGI, l’utilisateur est immergé dans un monde virtuel au sein duquel il peut configurer tous les différents aspects de la Lexus NX et prendre le volant pour un tour d’essai. Après cette première expérience lancée en 2014, de nombreux autres constructeurs ont suivi cet exemple. C’est le cas de Volvo, mais aussi d’Audi qui propose par exemple une application pour Oculus Rift permettant à l’utilisateur de configurer le véhicule de ses rêves et de l’essayer.

#Livraison

Ces livreurs à vélo qui veulent s’affranchir des plateformes. Pour les livreurs à vélo, la plateforme décide de presque tout. Quelle course ils vont pouvoir faire, combien ils seront payés… Face à cette situation, le Collectif des livreurs autonomes de Paris cherche à développer les coopératives de livreurs. Ils sont devenus le symbole de l’uberisation… sur leurs vélos, harnachés de leurs gros sacs à dos estampillés Foodora, Deliveroo, ou UberEats, les livreurs à vélo sont de plus en plus nombreux à critiquer ces plateformes et leurs algorithmes qui décident de leurs conditions de travail. Le CLAP, le collectif des livreurs autonomes de Paris, réfléchis depuis plusieurs mois aux moyens de s’affranchir de ce qu’ils dénoncent comme du salariat déguisé, assortis d’une subordination qui ne dit pas son nom. Jérôme Pimot, fondateur du Collectif des livreurs autonomes de Paris, ancien livreur à vélo, décrit un quotidien ou les travailleurs sont assujettis à quantités de règles édictées par les plateformes, règles qui s’appliquent parfois brutalement sans possibilité de dialogue. « Quand on a une commande, on devrait pouvoir la refuser si on sait qu’elle va nous emmener loin, mais non, on ne peut pas…ou alors si on le fait, on risque de se retrouver avec une lettre recommandée qui nous informe que notre contrat est rompu. (…) on ne maîtrise rien. » Jérôme Pimot, fondateur du CLAP. (@franceculture). A lire aussi : Projet d’une plateforme collaborative pour livrer les courses en Pays Bigouden. (@actufr).

(rvfrance).

#Commerce

Le futur du commerce se dessine en Chine, pas aux Etats-Unis. En Europe, les détailants ont tendance à regarder ce qui se dessine aux Etats-Unis pour se préparer au futur du commerce… et ne voient pas ce qui arrive depuis l’Asie, et plus particulièrement depuis la Chine. Pourtant, les entreprises occidentales ont sans doute de nombreux enseignements à tirer des tendances qui façonnent l’e-commerce chinois. Voilà en somme le message de Nicolas Bellefonds, directeur associé au Boston Consulting Group, qui est intervenu lors d’une journée de conférences organisée par Alibaba, l’Amazon chinois, en partenariat avec GS1, une organisation à but non lucratif spécialisée dans la définition de standards pour le commerce. Pour convaincre l’audience que la Chine a plus d’un temps d’avance en la matière, Nicolas Bellefonds égrène les données chiffrées : « Le marché des ventes en ligne en Chine est supérieur à la somme des ventes en ligne aux Etats-Unis et en Europe. Cela représente 750 milliards de dollars sur un an. Dans les trois à quatre prochaines années, le rythme de croissance annuel moyen du marché des ventes en ligne en Chine devrait s’élever à 19%, contre 9% dans le monde occidental », a-t-il exposé. Et de pointer le rôle clé du mobile dans cette croissance : « Il est tout de suite devenu la norme grâce à un saut générationnel dans l’e-commerce. Ce sont des consommateurs toujours connectés et inscrits dans une démarche d’achat en continu. En 2020, en Chine, 75% de l’e-commerce sera du m-commerce, contre 45% aux Etats-Unis », explique-t-il. Parmi les autres facteurs déterminants de ce boom des ventes en ligne : l’apparition d’une classe moyenne importante et un niveau de connaissance relatif aux grandes marques élevé. (@LUsineDigitale).

#Logement

L’intelligence artificielle à l’assaut de nos logements. La maison du futur sera-t-elle hyperconnectée et intelligente ? C’est le pari que font de nombreuses entreprises françaises, dont les innovations ont pour but de faciliter notre vie dans notre logement. L’entreprise HomeServe, en partenariat avec le leader européen de la compréhension de langage naturel Recast.AI, a par exemple développé un assistant virtuel qui propose des solutions pour résoudre en urgence les pannes domestiques. Baptisée «Tom», cette intelligence artificielle prend la forme d’un « chatbox » sur le modèle des applications de messagerie comme Messenger ou Whatsapp. L’utilisateur explique par message à l’intelligence artificielle le problème auquel il est confronté. A partir de ces informations, Tom identifie précisément la panne et formule un diagnostic. Il propose alors la bonne prestation, avec un devis personnalisé et un prix fixe. Le client peut ensuite planifier l’intervention d’un professionnel agréé proche de chez lui afin de résoudre son problème. (@Le_Figaro_Immo).

#RessourcesHumaines

Faut-il se méfier de l’assaut des algorithmes sur les ressources humaines ? Des algorithmes pour mieux recruter, gérer les carrières et même prédire les accidents du travail : des outils numériques de plus en plus sophistiqués fleurissent, bousculant la gestion des ressources humaines. L’offre « data RH » est devenue pléthorique : plus de 600 projets numériques « innovants » ont été recensés début 2017 par le Lab RH, association de 400 start-up. Leur ambition : révolutionner les ressources humaines, qu’il s’agisse de délester les responsables RH de tâches chronophages, ou aider les salariés à évoluer, voire leur faciliter la vie avec des services sur mesure ou des plateformes d’échange. Ils ont en commun d’utiliser des algorithmes capables de calculs à une vitesse inégalée afin d’établir des corrélations entre des milliers de données. Le big data ouvre « des champs de possibles que les entreprises commencent à explorer », observe Olivier Parent du Châtelet, du cabinet de conseil en management BearingPoint. Le recrutement d’abord, qui devient « prédictif », pour « identifier les bons profils », performants et susceptibles de bien « s’intégrer ». (@libe).

#MediaSocial

En Californie, une colonie de vacances forme les adolescents à devenir des stars des réseaux sociaux. A Claremont, une ville à l’ouest de Los Angeles, pendant dix jours se déroule un « summer camp » leur enseignant comment devenir célèbres, et riches, grâce aux réseaux sociaux. Parmi la vingtaine d’adolescents de 12 à 19 ans, deux ont même fait le voyage de Suède et d’Afrique du Sud. « Allez dans une classe et demandez aux enfants ce qu’ils veulent faire quand ils seront grands. Avant, ils disaient médecins ou avocats. Aujourd’hui, c’est star sur Instagram ou YouTube », raconte Michael Buckley, l’un des organisateurs de la colonie, qui a récemment publié « Au secours ! Mon enfant veut devenir Youtubeur ». Cet ancien employé de bureau a été l’un des premiers YouTubeurs à pouvoir quitter son job pour gagner sa vie avec des vidéos satiriques sur la « pop culture » il y a neuf ans. Depuis, les revenus tirés de ce genre d’activités ont explosé grâce aux partages de revenus publicitaires offerts par les plateformes et l’intérêt grandissant des marques pour les nouvelles idoles des jeunes. C’est sur la croissance de cette économie que surfe Nichelle Rodriguez, la directrice d’une société organisant des colonies de vacances pour les jeunes comédiens depuis vingt ans, en lançant trois colonies entièrement dédiées aux réseaux sociaux en Californie et au Royaume-Uni cet été, avant l’Australie cet hiver, puis le Japon l’année prochaine. (@LesEchos).

#RealiteAugmentee

Le boom de la réalité augmentée va transformer les mobiles (et les entreprises). Avec les lasers, les hologrammes et plus encore, les fabricants de smartphones veulent offrir toujours plus de fonctionnalités avec leurs mobiles. Et la réalité augmentée (AR) devrait bientôt être la suivante de la liste. On entend souvent dire que la réalité augmentée est un gadget pour les jeux et autres usages de ce genre. Mais un évènement important devrait faire évoluer les avis : A partir de l’an prochain, la réalité augmentée sera impliquée dans les communications d’entreprise, la logistique, la fabrication, l’analyse, la conception de produits, la formation, le marketing, les interventions sur le terrain et plus encore. Et si les smartphones et les tablettes actuels ne sont pas encore prêts pour cela, ce ne sera plus le cas des terminaux à venir. Avec une AR omniprésente, même les réunions de travail ou les conférences seront différentes. Plusieurs mobiles pourront voir la même chose dans le même espace. Par exemple, avec leurs tablettes, les participants à une réunion pourront tous voir les mêmes graphiques 3D, le même prototype virtuel, le même globe ou la même tête de l’intervenant flotter devant eux en hologramme. Finies les présentations PowerPoint déroulées sur un mur ! Toutes les données seront présentées en 3D, en hologramme et en réalité augmentée au milieu de la salle ou de la table. Et ce n’est pas tout : les participants distants verront également les mêmes images. Il y a même déjà un nom pour cela : « la collaboration en réalité augmentée ». (MondeInformatiq).

#IntelligenceArtificielle

La Chine se rêve en roi du monde dans l’intelligence artificielle. Si les US hébergent les plus grandes multinationales, toutes engagées dans l’IA, la superpuissance n’est pas seule en lice. La Chine enfilerait bien elle aussi le costume de puissance mondiale dans ce domaine économique prometteur. Le politique se mobilise en Chine. Comme le signale notre confrère de ZDNet.com, le principal organe administratif de la Chine a défini une approche en trois étapes pour faire de l’intelligence artificielle (IA) le moteur de la croissance économique du pays pour la prochaine décennie. Selon le plan lancé par le Conseil d’Etat et publié la semaine dernière, la Chine va dans un premier temps s’aligner sur les autres pays en pointe en termes de technologie et d’applications de l’IA. Objectif : être à niveau d’ici 2020 et disposer d’une industrie de l’IA évaluée à 22 milliards de dollars. La Chine espère ainsi devenir le principal centre d’innovation en intelligence artificielle au monde d’ici 2030. A cette échéance, l’industrie cœur en IA pourrait être valorisée près de 148 milliards de dollars – ce sans compter les autres industries liées à ce domaine. (@zdnetfr).

#Censure

Chine : La cybercensure s’infiltre dans tous les recoins du Net. Winnie l’ourson, personnage un peu benêt créé par un dessinateur anglais en 1926, et la Chaise de Vincent, peinte par Van Gogh en 1888, sont depuis dix jours la cible d’une traque impitoyable sur Internet en Chine. Leur crime ? Pour le premier, ressembler vaguement à Xi Jinping et être utilisé par les internautes pour se moquer de leur président. Pour la seconde, rendre hommage à Liu Xiaobo, mort le 13 juillet en captivité et dont le prix Nobel de la paix avait été posé sur une chaise vide en 2010. Depuis la disparition du poète et essayiste contestataire, le Parti communiste chinois a serré encore un peu plus la vis de la censure sur ses 1,37 milliard de citoyens. Pour la première fois, des images ont été censurées dans des conversations privées entre deux personnes sur la messagerie WeChat, utilisée par 938 millions de personnes, en plus de tous les messages contenant le nom «Liu» ou même juste le prénom «Xiaobo». Les chercheurs du Citizen Lab de l’université de Toronto ont également constaté que, sur le Twitter chinois, Sina Weibo, les posts contenant les lettres « RIP » (rest in peace), « LXB », ou la phrase célèbre du prix Nobel « Je n’ai pas d’ennemis  »sont supprimés au fur et à mesure. Même l’émoji «bougie» a disparu du microblog pour éviter toute forme d’hommage. « La Chine a basculé dans le monde de 1984 d’Orwell, explique Michel Bonnin, directeur d’études à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). Les moyens de contrôle chinois sont infiniment supérieurs à ce qui existe dans les dictatures d’Afrique ou d’Amérique latine. La violence ne se montre pas, car tout est contrôlé depuis le départ. Rien n’échappe à Big Brother, et ceux qui résistent sont de plus en plus sous pression. Quelqu’un comme Liu Xiaobo, qui a toujours respecté l’humanisme, le pacifisme, la tolérance, est l’ennemi mortel à abattre. ». (@libe).

24 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 24 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#RealiteVirtuelle

xAux Rencontres d’Arles, l’image fixe rencontre la réalité virtuelle. Le film Miyubides Canadiens Felix Lajeunesse and Paul Raphaël, développé par les studios Felix & Paul, est le gagnant du Grand Prix du festival de réalité virtuelle organisé aux Rencontres de la photographie d’Arles. Un festival dans le festival, qui pour sa deuxième édition, a étoffé son offre (une vingtaine de films à découvrir). Cette année, les films présentés ont également fait un saut qualitatif, aussi bien du point de vue de l’animation en 3D que de la narration. « La première édition a un peu essuyé les plâtres. Cette année, nous sommes allés dans le monde entier démarcher des réalisateurs, regarder des films dans les festivals, pour sélectionner les films plus intéressants », explique Emma Deshayes, assistante de production sur le festival. (@LeMondefr). Crédit image : une scène du film « Miyubi ». Felix & Paul.

#Transport

Au Rwanda, des drones livrent des vaccins et des poches de sang. En deux ans, l’entreprise américaine Zipline a réussi à faire de ses drones l’un des principaux moyens de transport médical au Rwanda. Chaque jour, entre 50 et 150 colis sont délivrés dans les hôpitaux de l’ouest du pays. Poches de sang, médicaments et maintenant vaccins arrivent en moins de 30 minutes dans chacun des centres médicaux du « pays des mille collines ». Les drones seraient-ils le meilleur moyen de désenclaver les zones difficiles d’accès dans les pays en voie de développement ? On a posé la question à Justin Hamilton, un employé de Zipline. (@ usbeketrica).

#Ville

Quand la Seine devient source d’innovations urbaines, tissant des liens entre Paris et Le Havre. Les maires de Paris, de Rouen et du Havre ont dévoilé, mercredi 19 juillet, les vingt lauréats de l’appel à projets Réinventer la Seine. Une flotte de barges mobiles où habiter, travailler et créer qui, selon les saisons, accostent au Havre ou à Paris ; un centre d’art urbain flottant pour découvrir des artistes du Grand Paris et au-delà ; une boulangerie et une brasserie artisanales qui s’approvisionnent en matières premières et délivrent leurs produits par voie fluviale… telles sont les premières esquisses d’une métropole qui pourrait finir par s’étendre de Paris au Havre via Rouen, dont les maires ont dévoilé, mercredi 19 juillet, les vingt projets gagnants du concours Réinventer la Seine (sur 174 candidatures). Lancé en mars 2016, cet appel à projets innovants a suscité un engouement à la hauteur de Réinventer Paris. « Cela a été une formidable occasion d’attirer l’œil sur notre ville, s’enthousiasme Luc Lemonnier, successeur d’Edouard Philippe à la mairie du Havre, qui a retenu trois projets. Des acteurs que nous n’avions jamais vus avant se sont intéressés à notre commune et nous ont apporté un regard renouvelé sur notre territoire. Cela crée une émulation. Ces projets expriment la volonté de faire des sites proposés, à la frange de la ville et du port, des lieux hybrides, avec une programmation multidimensionnelle. Ce qui renforce l’attractivité de notre territoire. » (@LeMondefr). A lire aussi : Treize projets lauréats pour “Réinventer la Seine” en Île-de-France (@France3Paris).

#Monnaie

Les monnaies virtuelles de la blockchain sont des gouffres énergétiques. Elles sont décentralisées, transparentes et complètements dématérialisées : les monnaies virtuelles qui reposent sur la technologie de la blockchain sont aussi extrêmement gourmandes en électricité. Selon le site Motherboard, le réseau Ethereum, principale cryptomonnaie concurrente du Bitcoin, consommerait autant d’électricité qu’un pays comme Chypre, soit environ 4,2 térawatt-heure. À chaque transaction en ether – l’unité de monnaie utilisée sur Ethereum, environ 45 kilowatt-heure seraient utilisés, soit l’équivalent de la consommation électrique d’un foyer américain pendant une journée et demie, ou encore de 7 000 transactions en carte bancaire VISA. Avec, par exemple, un peu plus de 250 000 transactions effectuées sur Ethereum pour la seule journée du mardi 27 juin, ça fait un paquet de kilowatt-heure envolés. Et ce n’est pas nouveau : en 2014, le réseau du Bitcoin avait déjà atteint une consommation électrique proche de celle d’un pays comme l’Irlande. Celles qu’on présente déjà comme le futur des échanges monétaires planétaires sont donc aussi des gouffres énergétiques. Et pour comprendre pourquoi l’Ethereum et le Bitcoin sont si gourmands, il faut se pencher sur la nature même de ce qui constitue la blockchain. (@MashableFR).

#Politique

2020 : Mark Zuckerberg est élu président des États-Unis. En seulement quatre ans, Donald Trump a tué le job de président des États-Unis, dévoyé la fonction et ruiné le pays. À l’issue de la campagne de 2020, c’est un richissime entrepreneur, encore trentenaire et sans étiquette partisane, qui est élu. Son projet : remettre l’Amérique en marche et refonder la démocratie. À moins qu’il ne s’agisse de les faire disparaître toutes les deux… (@usbeketrica).

#Smartphone

Facebook a déposé un brevet pour un mystérieux « appareil électronique modulaire ». Imaginez un téléphone qui se fait et se défait à la guise : comme une construction en LEGO, on pourrait y enlever la partie appareil photo pour la remplacer par un haut-parleur ou par un petit clavier tactile. Un smartphone personnalisable et multi-usage, dont il faudrait simplement changer la pièce défectueuse sans se débarrasser de tout l’objet. Cet appareil, on l’imagine aussi chez Facebook. L’entreprise de Mark Zuckerberg vient, selon Business Insider, de déposer un brevet pour un « appareil électronique modulaire ». Il est apparemment au cœur d’un gros travail dans le Building 8, cette division de Facebook consacrée exclusivement à des projets innovants et futuristes (comme écrire avec son esprit). A lire aussi : On a demandé à des experts à quoi ressemblera le smartphone du futur. (@MashableFR).

En septembre 2016, Google a décidé d’arrêter le développement du projet ARA, son smartphone modulaire. Google ne livrera pas de terminaux nés du projet. A la place, le géant envisagerait de vendre sous licence à des tiers sa technologie. Un des problèmes : si vous deviez concevoir un smartphone avec des blocs à associer comme des Lego, cela prendrait vite beaucoup de place, sans parler du design, du poids et de la taille de l’engin final. (@zdnetfr).

#Robotique

First global, la compétition qui se rêve en JO de la robotique. Les quatre adolescents de la team Bénin ont le sourire aux lèvres dans leur vidéo. Ils ont traversé la moitié du monde pour se rendre aux Etats-Unis, à Washington, où a eu lieu First Global, une compétition de robotique. Du 14 au 16 juillet, 163 équipes venues de 157 pays différents étaient rassemblées sous le toit du DAR Constitution Hall. « Souvenez-vous, la plupart des robots vont perdre la compétition, s’exclamait en riant Dean Kamen, le fondateur de First et l’inventeur du Segway, lors d’une cérémonie d’ouverture directement inspirée des Jeux olympiques. Et ça n’a aucune importance. Tous les participants, tous les enfants, gagnent. Vous gagnez déjà en vous aidant les uns les autres. » Et malgré la mièvrerie du discours, difficile de le contredire. Après une « parade des nations » d’une heure et demie le premier jour, pendant laquelle tous les adolescents entrent en piste en brandissant leur drapeau, les épreuves se sont étalées sur tout le week-end. A chaque partie, deux alliances de trois équipes doivent s’affronter pour obtenir le plus de points. (pixelsfr).

#Television

Les Emmy Awards 2017 font la part belle à la réalité Les Emmy Awards est une compétition qui remet des prix aux meilleurs programmes de télévision américains. L’an passé, la surprise est venue du prix reçu par le court métrage d’animation en réalité virtuelle « Henry » produit par les studios Oculus. Cette année encore, la réalité virtuelle est à l’honneur des nominations pour les Emmy Awards puisque 6 expériences en réalité virtuelle sont présentes. Chose notable, les différentes expériences VR nominées aux Emmy Awards ne le sont pas dans une catégorie dédiée mais apparaissent, chacunes, dans une catégorie spécifique et sont en compétition avec des productions classiques. (@rvfrance). A lire : En primant Henry, court métrage réalisé en VR, les Emmy Awards 2016 célèbrent la Réalité Virtuelle (@LADN_EU).

#LiensVagabonds

Après la fin de la TV, Netflix prépare la fin des salles de cinéma. A retenir cette semaine : – Le CSA autorise TF1 à couper son JT avec de la pub ; – Comment les médias et la pub utilisent la blockchain ; – Nous sous-estimons beaucoup ce que vont être les médias numériques dans les 10 prochaines années ; – 20 trucs pour rester secrets en ligne ; – Les 10 meilleurs outils de storytelling visuel. (@Metamedia).

23 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 23 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Festival

xLe MAB, le Mondial Air Ballons, est le plus grand rassemblement de montgolfières au monde. La  15ème édition s’est tenue samedi 22 juillet prés de Metz (@F3Lorraine).  Retrouver une sélection de photos de la manifestation sur la page Facebook de France 3 Lorraine.

#Tourisme

Les « greeters », ou le tourisme autrement. Découvrir une ville ou une région, dans le monde entier, avec des gens du coin : c’est ce que proposent les « greeters ». Ces bénévoles passionnés guident leurs hôtes hors des sentiers battus. Un tourisme d’échanges en phase avec son époque. L’origine de ce mouvement, parti bien évidemment de New York, remonte à 1992. Il est aujourd’hui présent dans 34 pays dans le monde et dans 150 villes et régions. Ulcérée par l’image négative de violence et d’insécurité que sa ville inspirait aux touristes du monde entier, Lynn Brooks décide avec un réseau d’amis de mettre en place des balades insolites dans les quartiers de la Grosse Pomme. La première organisation de greeters était née. Pays éminemment touristique, la France adopte vite cette tendance qui dessine les contours d’un tourisme participatif qui ne dit pas encore son nom. (@LesEchos).

#Geolocalisation

« Si on me tue un jour, on pourra me retrouver ». Il ne sait pas qu’on l’observe. Sur l’écran, on le cherche dans Paris et voilà qu’il apparaît rive gauche, à proximité de l’arrêt de métro Bibliothèque François-Mitterrand. Zoom avec les doigts sur la carte de Paris. Le cercle qui entoure sa photo bouge. Il se déplace, remonte une rue, tourne à une intersection, et se dirige droit vers la Seine. Sans qu’il ne nous en ait fait part, on devine son emploi du temps de cette chaude soirée de juillet : boire des verres sur le pont de l’un des bars-péniche du quartier. La propriétaire du téléphone me montre les autres fonctionnalités de Zenly, cette appli de géolocalisation récemment achetée par Snapchat et plutôt destinée aux ados et aux jeunes adultes. A cet ami trentenaire qu’elle suit à la trace, il est possible d’envoyer un message. Mieux, un émoji crotte, pizza, soleil ou bouche pulpeuse. Plus classique, elle peut savoir si Bertrand (un pseudo), un ami de longue date, se trouve à son bureau, s’il est parti à la mer. Après un voyage à l’étranger, elle reçoit une alerte pour l’informer qu’il est de retour sur le territoire national. (@LObs).

#Internet

Carto, l’Espagnol qui veut rivaliser avec Google. Carto pourrait devenir l’une des prochaines licornes européennes, selon le classement publié en début d’année par Tech Tour. Rien d’anormal pour une société qui a été créée par un scientifique qui s’intéressait à la biodiversité. « Quand on travaille sur la biodiversité, la géolocalisation est fondamentale. C’est comme cela que j’ai été amené à étudier ce problème et c’est ainsi qu’est né Carto », raconte Javier de la Torre, co-fondateur de la start-up espagnole spécialisée dans la cartographie, dont le siège est désormais installé à New York. Avec un designer, il se donne comme objectif de « donner à chacun la possibilité de créer des cartes ». « Du côté du grand public, Google Maps a fait un travail extraordinaire. D’autres services, comme Uber ou Airbnb, sont également basés en grande partie sur la cartographie. Mais très peu d’entreprises ont les capacités de développer de tels outils. Et il en va de même, par exemple, pour les villes », explique Javier de la Torre. Carto propose donc de mutualiser certaines ressources, d’analyser les données puis de donner accès à sa plate-forme à des tiers, entreprises ou collectivités locales. (@LesEchos).

#Media

Temps de cerveau (vraiment) disponible. Par Lorraine Poupon, France Télévisions, Direction de la Prospective. On nous aurait donc menti. Vos amis surdiplômés ne liraient pas dans leur intégralité tous les articles qu’ils partagent sur Facebook. Malgré ce qu’ils veulent laisser croire, les internautes préféreraient le format dépêche AFP ou breaking news de BFM TV à un reportage fouillé du Monde Diplomatique. De fait, notre capacité de concentration et notre attention sont limitées. Et cette rareté leur confère une valeur (monétaire !) considérable pour les médias en ligne comme pour les annonceurs. Dans son rapport, Brent Merritt de l’Université George Washington invite à s’y intéresser de plus près. C’est une nouvelle difficulté qui s’ajoute au secteur déjà sinistré des médias. Entre 1990 et 2016, ce sont 60% des emplois de la presse écrite qui ont disparu. Et ce n’est pas le passage au digital qui permet de compenser la perte en revenus publicitaires quand ceux-ci sont monopolisés par le duo Facebook – Google. Au troisième trimestre 2016, ils ont ainsi bénéficié à eux-seuls plus de 95% de la croissance de ces revenus tirés de la publicité. L’état des lieux est alarmant et il n’est pas sûr que les solutions choisies soient adaptées. (@metamedia).

#Trafic

Des millions de bitcoins, des drogues et des armes… la fin des sites de vente AlphaBay et Hansa. La déclaration très officielle, depuis le ministère de la justice américain, est venue mettre un terme aux doutes de nombreux internautes. Le ministre Jeff Sessions, accompagné du FBI, de l’agence antidrogue américaine et d’Europol, a annoncé jeudi 20 juillet la fermeture de deux importants sites Internet du marché noir : AlphaBay et Hansa. Les deux sites ont été fermés au cours de deux opérations coordonnant les autorités de plusieurs pays, dont la Thaïlande, les Pays-Bas, les Etats-Unis et l’Allemagne. Ces sites de vente en ligne, accessibles uniquement aux internautes connaissant l’adresse et munis du navigateur anonyme TOR, permettaient la vente et l’achat de drogue, d’armes, mais aussi de données confidentielles, comme des données de cartes de crédit. « AlphaBay a rassemblé jusqu’à 200 000 utilisateurs et 40 000 vendeurs. Il y avait plus de 350 000 annonces pour des drogues illégales et des produits chimiques toxiques », précise le communiqué d’Europol. (@pixelsfr).

#Monnaie

« Il ne faut pas épargner son argent en bitcoin ». Christophe Vergne, responsable des solutions de paiement chez Capgemini Financial Services, met en garde contre les placements en bitcoin. Monnaie virtuelle, le bitcoin vient de connaître une chute brutale de son cours. Faut-il s’en inquiéter ? Contrairement à une monnaie classique, le bitcoin n’est pas émis pas une banque centrale et son cours varie exclusivement en fonction de l’offre et de la demande du marché. Il sert bien souvent de valeur refuge, comme l’or. Ce fut le cas en 2009 lors de la crise financière chypriote: des épargnants russes se sont rués sur le bitcoin pour sortir leurs avoirs du pays, quitte à perdre un peu d’argent au passage. Le cours de cette monnaie est aujourd’hui si élevé que beaucoup de gens cherchent à s’en défaire. (@LExpress).

#Connexion

Adam Alter : « Les écrans nous rendent malheureux ». Puisque vous n’avez pas imprimé cet article comme le font les (mes) grands-mères, vous le lisez sur écran. Or les écrans, c’est mal. Mais les écrans, c’est aussi « miraculeux », admet Adam Alter, professeur de psychologie et de marketing à la New York University. En avril dernier, il délivrait un TED Talk intitulé « Pourquoi les écrans nous rendent moins heureux». Mi-efficace, mi-simpliste, la présentation vient d’être mise en ligne. Elle ajoute du grain à moudre aux réflexions désormais récurrentes sur notre addiction aux smartphones et nos vaines aspirations à la déconnexion. (@usbeketrica).

#Telecoms

En marche vers le grand marchandage. Emmanuel Macron a affirmé qu’il conservait le calendrier du Plan France Très haut débit, qui vise à apporter un Internet fixe ultra-rapide à tous les Français d’ici à la fin 2022. Mais face à la grogne de nombreux Français, qui doivent aujourd’hui se débrouiller dans les campagnes avec un ADSL de mauvaise qualité, le président de la République a fixé un objectif intermédiaire en 2020. Concrètement, à cette date, tous les foyers devront, a minima, disposer d’un « très bon débit ». D’après Antoine Darodes, le patron de l’Agence du numérique, « près de 5 millions de foyers » sont concernés par cet objectif intermédiaire. Pour y arriver, le gouvernement souhaite, en plus du déploiement de la fibre optique sur tout le territoire, mobiliser d’autres technologies. Parmi elles, il y a notamment la 4G : dans certains cas, celle-ci permet en effet d’offrir une connexion Internet fixe bien supérieure à l’ADSL. Quoi qu’il en soit, l’objectif d’un « très bon débit » pour tous en 2020 signifie que les opérateurs devront investir davantage dans leurs infrastructures. Mais pour ces acteurs, pas question de dépenser plus d’argent sans contrepartie. Mercredi, lors d’une audition devant la commission d’aménagement du territoire du Sénat, Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free ont clairement indiqué qu’un « nouveau contrat » devait voir le jour avec l’Etat. Du prolongement de la durée des licences d’utilisation des fréquences mobiles à la perspective d’un allègement de la fiscalité, les opérateurs ont détaillé les « carottes », dixitAntoine Darodes, qui pourraient les décider à en faire plus. (@latribune).

#Robotique

Relay, le robot majordome-livreur 100 % autonome. « Relay est le premier robot de livraison entièrement autonome à travers le monde capable de naviguer en toute sécurité dans des espaces occupés par l’homme », déclare Steve Cousins, PDG de Savioke, société basée en Californie à l’origine du robot. « Jusqu’à présent, des technologies similaires étaient limitées aux itinéraires fixes, ou déployées uniquement dans des espaces étroitement définis. Notre objectif le plus élevé est de créer des robots qui peuvent aider les gens. L’interaction devrait être aussi amicale et agréable que possible. » (@LUsineDigitale).

#Politique

Contrat de confi@nce. Les enjeux de la démocratie et de la citoyenneté à l’ère numérique appellent à un réenchantement du politique. Les nouvelles technologies le permettent. Par Philippe Boyer, directeur de l’innovation, Foncière des régions. On connaît le mot de Winston Churchill à propos de la démocratie, « le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres ». Bien que régulièrement contestée, la démocratie est encore ce qui se fait de mieux pour organiser la parole citoyenne même si cette dernière se trouve régulièrement affaiblie du fait de l’érosion de la participation aux scrutins, la montée des partis populistes ou encore la fragilisation du lien social sous le coup de la menace terroriste. C’est pour contrer ces faiblesses que de nombreuses initiatives et innovations surgissent. Portées par les Civic Tech, ces start-ups qui innovent afin que de nouveaux liens entre élus et citoyens soient créés, ou par de nombreux think tank, tous ont pour objectif de réconcilier les dimensions participative et représentative de notre démocratie, c’est-à-dire rien de moins que de réenchanter le politique. Quelques mois après la sortie du rapport co-édité par la Fondation Jean Jaurès et Renaissance Numérique – Démocratie, le réenchantement numérique, c’est au tour du Conseil national du numérique (CNNum) de publier un avis qui présente sa vision et ses recommandations en matière de démocratie numérique. Pour cette instance consultative, tout l’enjeu est d’établir un lien étroit entre numérique, participation et confiance. Si ce texte vient bien sûr en appui aux futures lois sur la moralisation de la vie politique qui seront examinées par les parlementaires courant juillet pour une adoption prévue début août, il s’agit surtout de pousser de nouvelles idées rendues possibles grâce et par le numérique. (@latribune).

22 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 22 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Robotique

xUn robot de la taille d’une Pokéball a embarqué dans la Station spatiale internationale. Qu’est-ce qui est mignon et qui flotte en impesanteur dans la Station spatiale internationale (ISS) ? Mais non, il ne s’agit pas du Français Thomas Pesquet, revenu sur Terre le 2 juin 2017 après un séjour spatial de 6 mois, mais de l’Int-Ball, sorte de drone-caméra de 15 cm3 pour 1 kg (à peine plus gros qu’une Pokéball) développée par l’Agence spatiale japonaise (JAXA). Il a été livré dans l’espace le 3 juin 2017 à l’occasion d’un ravitaillement réalisé par fusée « recyclée » par SpaceX. Les astronautes devaient ainsi procéder à des tests du petit robot… qui semblent se dérouler à merveille, si l’on en croit les premières vidéos publiées par la JAXA à la mi-juillet 2017. (@Sciences_Avenir).

« Petit poisson-lune » : le robot envoyé pour explorer les réacteurs radioactifs de la centrale de Fukushima. Un petit robot commandé à distance a été envoyé, mercredi 19 juillet, dans un réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, au Japon, accidenté après le tsunami de mars 2011. Nommé « Petit poisson-lune », il a pour mission de plonger dans les parties immergées du site pour évaluer les dégâts. Six ans après cette catastrophe nucléaire, le niveau précis de dangerosité des débris dans le réacteur restent toujours inconnus. Tous les robots qui ont été envoyés jusque-là pour évaluer les risques ont été endommagés par le niveau de rayonnement extrêmement élevé. Pour éviter une telle situation, « Petit poisson-lune – qui n’est pas plus gros qu’une tranche de pain selon Numerama, du liquide de refroissiement a été pulverisé sur le robot. Il devrait permettre d’empêcher le carburant de surchauffer à cause des radiations. A terme, l’objectif de la société Tokyo Electric Power Company (Tepco), l’exploitant de Fukushima, cherche à localiser l’ensemble du combustible nucléaire pour pouvoir l’évacuer. Un processus qui pourrait encore prendre 40 ans. (@franceinfo).

#IntelligenceArtificielle

Les parlementaires veulent « démystifier » les technologies. L’intelligence artificielle, beaucoup la connaissent sous son petit nom « HAL 9000 », le super calculateur qui prend en otage les passagers du vaisseau spatial Discovery One dans le film de Stanley Kubrick « 2001, l’Odyssée de l’espace. » Simple lueur rouge, le cerveau mécanique illustre bien la défiance que l’intelligence artificielle provoque pour le grand public. Robots tueurs et algorithmes surpuissants laissent entrevoir une dérive technologique inquiétante. Pour tenter de « démystifier » le phénomène, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST)  a présenté un rapport, ce mercredi au Sénat, réalisé par le député Claude de Ganay et la sénatrice Dominique Gillot. Le but : passer en revue les progrès et surtout les opportunités que représente l’intelligence artificielle. « Ce n’est pas uniquement les robots » souligne Claude de Ganay. « Ce sont les objets connectés, que nous utilisons au quotidien ». Les voitures en sont bardées. Les phares qui s’allument seuls dans l’obscurité ou les essuie-glaces qui s’enclenchent à la moindre goutte de pluie, « c’est de l’intelligence artificielle » rappelle le député. « Ce n’est pas uniquement les robots avec des attitudes catastrophiques pour l’humanité, qui veulent supplanter l’être humain. » Et oui, avant de vouloir (éventuellement) détruire les humains, les robots et ordinateurs ont d’abord pour mission de leur faciliter la vie. Les objets connectés, les voitures autonomes, la domotique sont autant de domaines où la technologie est désormais bien implantée et va exploser dans les années à venir. « Aujourd’hui, on a dans notre smartphone, la puissance de calcul de la Nasa » s’enthousiasme la sénatrice Dominique Gillot. (@publicsenat).

#Transhumanisme

Les robots auront-ils nos jobs, notre cœur et notre peau ? Elon Musk tire une fois de plus la sonnette d’alarme. Pour le patron de la marque de voitures électriques Tesla, il est urgent de réguler l’intelligence artificielle. Désormais, il s’agit, dit-il, du plus grand risque auquel notre civilisation sera confrontée. Alors y a-t-il vraiment de quoi s’inquiéter ? Elon Musk a-t-il raison ? « Il pose en tout cas une question qui est importante : ‘Comment peut-on réfléchir collectivement au choix de société qui émerge avec les nouvelles technologies, et dans ce cas-ci avec l’intelligence artificielle ?’ », commente Pierre Delvenne, docteur en sciences politique et sociale et chercheur qualifié du fond de la recherche scientifique. Mais, « avant de la réguler, j’ai l’impression qu’il faut en tous cas éclairer les décideurs politiques et peut-être les régulateurs, mais l’intelligence artificielle est tellement émergente qu’on ne sait pas encore exactement quelle trajectoire elle va prendre, donc il faudrait qu’elle soit un peu plus établie pour qu’on sache exactement ce qu’il faut réguler et comment le faire ». (@rtbfinfo).

#Banque

Comment l’intelligence artificielle investit le secteur bancaire. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle permet de traiter un formulaire de demande en 5 secondes, plutôt qu’en 58 minutes. Appliquée à un secteur bancaire en pleine mutation, cette technologie a beaucoup à apporter à l’un des plus vieux métiers du monde qui doit se moderniser d’urgence afin de mieux répondre aux attentes de ses clients et de les conserver, mais aussi pour rester compétitif face aux fintechs qui se multiplient. La mutation est en marche. (@Challenges).

#Blockchain

La France peut devenir la « Blockchain Nation » et gagner 5 milliards d’euros. L’innovation digitale récente Blockchain de chiffrement et de certification des transactions permet de créer des monnaies virtuelles, en plus de tous ses champs d’application déjà effectifs : l’enregistrement – infalsifiable – du cadastre, pour empêcher les spoliations agricoles au Honduras et Gabon, la traçabilité des médicaments pour éviter la contrefaçon et sauver 700.000 vies par an selon des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vente d’énergie électrique de pair-à-pair pour les producteurs individuels équipés de panneaux photovoltaïques, comme les 70.000 utilisateurs au Kenya, la digitalisation et la sécurisation de tous les dossiers médicaux comme en Suède et en Norvège, la réalisation de testaments inviolables sans passer par un tiers de confiance comme le notaire, etc. C’est la banque centrale de Singapour, la MAS, qui vient d’accentuer la dimension géostratégique de cette technologie avec l’annonce du lancement prochain d’une nouvelle monnaie, plus précisément une cryptomonnaie : le dollar digital de Singapour. Ce mouvement fait suite à des annonces récentes de la Russie ainsi que de la Chine, laquelle a même inscrit la technologie Blockchain dans son plan quinquennal en octobre dernier. L’enjeu est de taille pour ces pays, car tous ont perçu la capacité mutante de la technologie au travers de l’émergence, en 2009, du Bitcoin, premier écu de cette grande « e-lignée » qui a enfanté depuis pas moins de 900 monnaies alternatives : Litecoin, Dash, Ripple, etc. Pour autant, l’avis n’est pas unanime : la Banque centrale du Canada a annoncé le 29 mai dernier qu’il était trop tôt pour utiliser la Blockchain, malgré le vif intérêt du jeune Premier ministre, Justin Trudeau. La Banque du Japon, elle, a pris la position exactement inverse en officialisant le Bitcoin comme monnaie légale, le 1er avril dernier. (@latribune).

#Metier

Numérique : 85% des « métiers du futur » n’existeraient pas encore. Quel sera l’avenir de nos emplois en 2030 ? Dès mars 2017, une vingtaine d’experts du numérique, aussi bien des universitaires que des professionnels, a été invitée par Dell et par l’Institut pour le futur (le centre de recherche de l’université d’Oxford) à Palo Alto, en Californie. Ils se sont réunis pour des ateliers afin de prévoir les changements à venir pour le monde de l’entreprise et du travail. Les résultats de ces analyses sont impressionnants : 85% des emplois pour l’horizon 2030 n’existent pas aujourd’hui. La principale cause, selon l’étude, serait la future omniprésence du numérique et de la robotisation, bien plus efficace que l’homme – même pour des tâches intellectuelles, ou encore le désintérêt grandissant pour certains secteurs moins attractifs. D’après le groupe d’experts réunis en Californie, la transition numérique s’opère en trois étapes bien distinctes. La première étape, qui est la simple imitation de la pensée logique, serait déjà derrière nous. En revanche, d’ici quelques années, la naissance d’une véritable intelligence cognitive, capable d’imaginer des données et des solutions imparfaites, comme les humains, pourrait devenir une réalité. L’étude pousse la réflexion plus loin encore et prévoit même l’apparition de l’être humain virtuel d’ici 2030, ce qui constituerait la troisième étape de la révolution numérique. (@latribune).

#Entreprise

OfficeRiders transforme les appartements inoccupés la journée… en espaces pour les professionnels. C’est en partant d’un constat que Florian Delifer a créé OfficeRiders, entreprise dont il est aussi le CEO : « A San Francisco, où les loyers sont élevés, j’habitais dans une colocation et, la journée, on travaillait dans le salon ». A partir de cette expérience, il réalise que la moitié des appartements en ville est partiellement ou totalement inoccupée pendant la journée. D’où l’idée de rassembler cette offre d’espaces disponibles sur un site Internet. La demande est là, avec le développement du nombre de travailleurs nomades et des indépendants. Le site Internet, lancé en mai 2015, recense désormais des offres d’espaces dans une dizaine de villes françaises parmi les plus importantes. Aujourd’hui, la majorité des transactions continue de concerner l’agglomération parisienne. Plusieurs usages ont été retenus : on peut proposer son appartement pour des coworkers, pour l’organisation d’un événement, d’une réunion ou encore d’un tournage. Car la demande a quelque peu changé depuis le lancement : alors que le modèle avait été pensé plutôt pour les indépendants, le fondateur d’OfficeRiders indique qu’il a vu des grandes entreprises faire appel à ses services. Parmi les références que l’on trouve sur le site Internet figurent Google, Samsonite ou encore Chanel… Tous ceux qui réservent des bureaux ont le nom de « riders » dans le langage maison, les personnes mettant tout ou partie de leur maison à disposition contre argent sont les « hôtes« . (@LUsineDigitale).

#Finance

Quatre graphiques pour espérer que la bulle internet ne soit pas de retour. Bulle ? Techmania ? Changement majeur de l’économie mondiale ? Près de deux décennies après l’éclatement de la bulle Internet, les valeurs technologiques ont retrouvé le chemin des sommets. Le S&P500 Information Technology a ainsi battu son record historique à 992,29 points mercredi. Des signes d’une crise à venir ? Pas sûr… En 17 ans, l’économie a changé et la Bourse aussi. Voici quelques graphiques pour remettre en perspective ces records. En 2000, la valorisation des entreprises tech n’avait rien à voir avec les bénéfices qu’elles dégageaient : c’est très nettement moins le cas aujourd’hui. Grâce à une forte hausse des bénéfices des géants GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), le ratio PER a retrouvé des niveaux raisonnables. Ce ratio du cours de Bourse par rapport aux bénéfices progresse depuis 2012 pour flirter avec les 25 fois, mais il est très loin des niveaux de 2000 où il pouvait atteindre plus de 70 fois. L’autre changement majeur concerne les introductions en Bourse (IPO), dont le nombre a diminué. Selon le relevé de Bloomberg, il y en a eu 81 au deuxième trimestre 2000. Aujourd’hui, ce nombre est retombé pour se situer entre 20 et 40 selon les trimestres. De plus, quelques IPO Tech récentes ont échaudé les futures ambitions. Twitter ou même Snap n’ont pas été couronnés d’un franc succès. Passé l’euphorie des premiers jours, le cours n’a cessé de fondre. (@LesEchos »).

#Agriculture

Circuits courts : la lente évolution des producteurs. Les Etats généraux de l’alimentation ont débutés le jeudi 20 juillet à Bercy : plusieurs mois d’échanges pour recréer de la valeur autour des produits agricoles. Mais aussi, pourquoi pas, repenser les circuits traditionnels de distribution et répondre aux attentes de consommateurs en termes de qualité, de traçabilité, et de santé, par exemple par le développement des circuits courts. Ce mode de commercialisation comprend au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur, dans un rayon moyen de 70 km. Cette alimentation de proximité ouvre des perspectives économiques, sociales, environnementales, mais aussi de pur plaisir gustatif pour le consommateur. Décelant en eux « un réel potentiel en matière de consommation durable » l‘Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’ADEME, promulguait fin juin un avis positif concernant le développement des circuits courts. Découvrez l’évolution de cette pratique en graphiques, depuis la fin des années 1970, puis en reportage, auprès d’un producteur membre d’une Amap. (@franceculture).

#Media

Les médias pourront bientôt faire payer leurs articles sur Facebook. Pour lire des articles de presse sur Facebook, il vous faudra bientôt ouvrir votre porte-monnaie. Dès la rentrée prochaine, le réseau social introduira en effet sur sa plateforme un système d’abonnement, destiné aux contenus médias. C’est d’abord l’application mobile qui sera concernée, raconte le site The Street, et plus précisément les Instant Articles. Lancé en 2015, ce format offre la possibilité aux médias d’héberger leurs articles directement sur la plateforme. Jusqu’à présent, ce service était entièrement gratuit pour les utilisateurs. Un système qui ne semblait finalement guère convenir aux éditeurs. Campbell Brown, qui s’occupe de nouer des partenariats avec ces derniers chez Facebook, a ainsi déclaré mardi lors d’une conférence : « ils nous ont tous dit qu’ils voulaient une espèce de système d’abonnement, et c’est ce que nous allons faire. » Ce que reprochent les médias aux Instant Articles, c’est avant tout de ne pas être suffisamment rentables. Cette critique avait déjà été formulée par le passé, et avait donné lieu à quelques avancées: plus de publicités, des abonnements aux newsletters, ou encore des suggestions en pied du contenu, renvoyant à d’autres articles à lire sur le site du journal. L’abonnement s’inscrit donc logiquement dans cette lignée. (@LExpress).

21 Juil

Régions.news #290 – Edition du vendredi 21 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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image002Légende image. Tous les ans, en septembre, 40 artistes viennent recouvrir les murs d’Eastern Market à Detroit (Etats-Unis), Photo de Daniel Isley / 1X Run. A lire : Détroit, l’eldorado des branchés. Après avoir été déclarée en faillite en 2013, la ville remonte la pente. « Ici, il a toujours fallu survivre ensemble, et c’est à travers l’art que nous le faisons », raconte Robert Davis de Red Bull House of Art.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

♦ Cyril Boulet, artisan boucher affineur à Vannes, était l’invité, en mai, de Facebook France pour témoigner de son expérience. Depuis un peu plus d’un an, il a augmenté de 26% son chiffre d’affaires en communiquant sur le réseau social où ses clients peuvent passer commande à n’importe quelle heure. « L’idée était d’attirer une clientèle plus jeune »

♦ Depuis le 20 juin, la société américaine AirBnB permet à des hôtes de mettre gratuitement à disposition des chambres pour héberger des demandeurs d’asile et des réfugiés en France, grâce à sa plateforme « Open Homes ». Elle compte mi-juillet 600 annonces dans 260 communes, faisant de la France le premier pays européen en termes d’inscrits, se félicite le directeur d’AirBnB France.

#Agriculture

♦ Et si les terres agricoles qui entourent Albi servaient à nourrir sa population, comme cela était déjà le cas au Moyen-Age ? Une utopie pour certains, un coup de com’ pour d’autres. Un objectif pour la ville qui ambitionne d’atteindre l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2020 et fait figure de précurseur alors que se sont ouverts jeudi 20 juillet les « Etats généraux de l’alimentation » à Paris. Il reste trois ans pour atteindre les objectifs. Mais des freins existent encore. De son côté, la mairie ne peut pas fournir de bilan chiffré de la production ou de la consommation dans un rayon de 60 km et a du mal à trouver des terres disponibles.

#Blockchain [épisode1]

♦ La BlockChain (chaîne de blocs) est un processus informatique qui permet d’authentifier à 100% n’importe quelle transaction (échange d’argent, un transfert d’information confidentielle, etc.). Par exemple : pour faire un achat en ligne, plus besoin de passer par un intermédiaire financier qui certifie que vous avez de l’argent sur votre compte, la blockchain s’en charge. Elle est souvent présentée comme une sorte de grand registre virtuel dans lequel sont stockées toutes les transactions. Les données sont chiffrées. Chaque fois que l’on fait une opération, cela crée un petit bout d’information qu’on appelle « bloc ». C’est un procédé d’authentification indestructible et infalsifiable. Cela permet notamment d’éviter la vente en double ou la falsification de monnaie. A écouter : La révolution technologique qui va bousculer les institutions sur @franceinfo. (A suivre).

#Robot

♦ Lundi 17 juillet dans un centre commercial de la côte est des États-Unis, un robot de surveillance s’est suicidé en se noyant dans une fontaine. Est-ce que les robots ont des faiblesses algorithmiques ? A quoi peut bien rimer la vie d’un robot lorsque l’on a été programmé par des humains pour seconder des humains dans la surveillance d’autres humains. Lire aussi : Un homme a attaqué un robot de surveillance et l’humanité sera probablement un jour jugée pour ça.

image004Légende image. Livraison d’un ordinateur à la mairie de Norwich en Angleterre en février 1957

#Citation

♦ « Il faut considérer qu’il n’existe rien de plus difficile à accomplir, rien dont le succès ne soit plus douteux, ni rien de plus dangereux à mener, que d’initier un nouvel ordre des choses. » Nicolas Machiavel. (Le Prince).

#Pictogramme

♦ Lundi 17 juillet était la journée mondiale pour les émojis. L’Emoji (えもじ) est le terme japonais, créé à la fin des années 90, pour désigner les émoticônes (pictogramme) utilisées dans les messages électroniques et sur les réseaux sociaux. A quoi servent les émojis ? « Cela évite d’écrire, c’est plus rapide » relate un internaute. Un autre explique que « cela permet de mettre un peu de sentiments, un peu de joie et un peu de couleurs. ». Les emojis sont désormais si répandues qu’il est fréquent de les trouver dans les mails professionnels. Un outil pour humaniser un message qu’il faut néanmoins manier avec parcimonie et prudence.

♦ Pour les nouveaux émojis, le chemin est long avant d’arriver sur nos smartphones. Ils font l’objet de plusieurs étapes de validation sélective au sein du Consortium Unicode, association en charge depuis 25 ans de standardiser l’ensemble des caractères, pour qu’ils soient lisibles par tous les appareils électroniques.

♦ Comme tout langage, les émojis ont permis le développement d’un argot propre aux internautes. Ces petits smileys sont devenus si populaires, qu’ils sont parfois dotés d’un sens caché. Par exemple : avec la grenouille, on commente une situation gênante de manière sarcastique ; un serpent est synonyme de quelqu’un d’égoïste, de tricheur ou de traître… Si on veut en savoir plus, aller sur emojipedia.org. Les personnes de plus de 55 ans aussi en usent, et en abusent. On a pu lire ainsi dans un tweet de @eskr9 : « Depuis que ma grand-mère a acheté un iPhone, il y a presque plus d’emojis que de mots dans ses messages  ».

♦ Pourquoi un tel engouement ? Comment faut-il comprendre son essor ? L’émoji annonce-t-il le tout oral ? Pierre Halté, docteur en sciences du langage à l’Université Paris-Est Créteil, analyse ce phénomène planétaire. Il explique : « Beaucoup de gens pensent que les émojis contribuent à appauvrir notre langue verbale. Mais ce n’est pas le cas. Les émojis ne remplacent pas des mots, ils remplacent des gesticulations, une intonation, etc. que l’on utiliserait à l’oral. Ils s’intègrent au texte et interagissent avec lui. »

#LiensVagabonds

♦ Consulter les liens vagabonds du 15 juillet 2017 sur le site Méta-Media. A retenir cette semaine : – Des médias américains s’allient pour faire face au duopole Facebook et Google ; l’Union de la Presse américaine demande une modification de la loi anti-trust ; la presse libre a besoin de régulation ; une nouvelle loi ne sauvera pas la presse de son déclin ; Facebook fait le point avec la presse européenne ; – Grâce aux bots, Twitter s’est transformé en gigantesque machine à désinformation ; – Il est temps de sauver Internet ; et la neutralité du Net ; – Comment la Chine veut verrouiller encore plus Internet.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 21 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#MediaSocial

xSeriously, L’Outil Pour Renouer Le Dialogue Avec Les Trolls. « Après seulement sept échanges, les gens commencent à se traiter de nazis », indique Guillaume Buffet, ancien président et membre du conseil d’administration de Renaissance Numérique. Le think tank a travaillé deux ans à la mise au point d’une méthode pour désamorcer les conversations haineuses ou complotistes sur Internet et les réseaux sociaux. Lancé le 10 juillet, la plate-forme Seriously.ong permet de générer contre-arguments, attitudes à adopter et exemples à fournir. Mais attention, précise Guillaume Buffet, porteur du projet, « c’est tout sauf le robot pour désamorcer la haine. C’est un support au service du dialogue que les internautes peuvent utiliser pour répondre avec leurs propres mots ». (@forbes_fr). Sur internet, le troll pollue toute tentative de conversation : « après sept échanges, les gens commencent à se traiter de nazis ». Crédit image : Les trolls | Getty Images.

#Chatbot

Vous allez de plus en plus parler à un robot sur Internet mais c’est une bonne nouvelle. Issu de la contraction des mots « chat » (discussion) et « bot » (robot), un chatbot est un agent conversationnel intelligent, un robot logiciel capable d’interagir avec des humains en langage naturel, via un service de messagerie hébergé sur un site web ou sur les réseaux sociaux. Grâce aux nombreuses questions et réponses prédéfinies en amont par l’humain, le robot est en mesure de répondre à une demande de manière automatisée en seulement quelques secondes. Et les chatbots font leur chemin. Les avancées de l’intelligence artificielle ne leur permettent pas encore de réellement réfléchir, analyser et apprendre, mais les dotent néanmoins d’une compréhension du langage naturel et d’une interprétation suffisamment fine des requêtes pour que les utilisateurs les plébiscitent. Ce n’est ainsi pas un hasard si, depuis avril 2016 et l’annonce de l’ouverture de Facebook Messenger aux agents conversationnels, plus de 100.000 chatbots ont été lancés sur la messagerie instantanée du réseau social; ni si 80% des entreprises envisagent d’ores et déjà de confier à un chatbot leurs interactions clients d’ici à 2020; ou encore si 56% des Français estiment que les chatbots vont contribuer à simplifier leur vie. (@LeHuffPost).

#Publicite

La réalité virtuelle dans la pub : des outils nouveaux pour déclencher l’acte d’achat. Selon certaines estimations, la réalité virtuelle (VR) représentera un marché de 162 milliards de dollars (142 milliards d’euros) d’ici 2020. Seule la moitié de cette somme devrait provenir des ventes de matériel : le reste sera issu des logiciels, contenus et services. Les publicitaires ne peuvent pas se permettre de passer à côté, non seulement de l’importance du marché, mais surtout du potentiel d’influence unique que possède la VR sur nos choix et notre comportement. Si ce potentiel existe, c’est grâce au phénomène appelé sentiment de présence : la réalité virtuelle nous donne la perception d’être réellement, physiquement présent à l’intérieur de la scène qui se joue dans notre casque. Aux côtés du sentiment de présence, une foule d’autres facteurs psychologiques entrent en jeu. Des chercheurs du Virtual Human Interaction Lab à l’Université de Stanford (Californie) étudient, depuis des années, les effets de la VR sur le comportement. Leurs recherches ont produit des résultats impressionnants. Le plus remarquable est peut-être la découverte que notre apparence dans la réalité virtuelle peut changer notre comportement dans le « monde réel ». Ils ont découvert, par exemple, que le fait d’être vieilli dans la VR pouvait nous faire réfléchir à notre futur, et donc nous pousser à dépenser moins et épargner plus. D’autres études ont montré qu’une perte de poids virtuelle nous incitait à manger moins et à faire plus d’exercice, et pouvait nous rendre plus confiants en nous et plus sociables. Or, l’un des principaux objectifs de la publicité est d’influencer les comportements d’achat. La réalité virtuelle lui offre donc des possibilités encore plus larges que les médias traditionnels. C’est presque comme si un VRP était incorporé dans chaque ordinateur. (@FR_Conversation).

#Alimentation

Tout savoir de son alimentation grâce à la réalité augmentée. Savoir ce que l’on mange exactement est une préoccupation pour nombre de nos concitoyens. Ceux qui suivent un régime alimentaire bien sûr, mais aussi ceux qui font attention à leur hygiène de vie, ceux qui ont des allergies alimentaires ou bien encore ceux qui veulent tout savoir de ce qu’ils consomment. La réalité augmentée pourrait, dans un futur proche, nous offrir aisément toutes ces informations. Démonstration avec cette expérience. Le YouTubeur napkinmoments a récemment mis en ligne une vidéo d’une petite application qu’il a réalisé en réalité augmentée avec ARKit. Dans cette vidéo, il a placé une banane sur sa table. En pointant son iPhone vers le fruit, celui-ci reconnait qu’il s’agit d’une banane et donne un certain nombre d’informations nutritives sur le produit. Apparaissent, dans des bulles, les vitamines et minéraux que l’on trouve dans le produit, le nombre de calories, de sucres, de graisses, etc. (@rvfrance).

#Sante

Sur internet, ce médecin soulage ses collègues du poids de leur quotidien. Entre deux consultations dans son cabinet de généraliste, Baptiste Beaulieu écrit des livres, des posts de blog, et tourne quelques vidéos. « Ah vous tombez bien, il fallait que je raconte ça à quelqu’un. Là, je suis en train de m’énerver tout seul. » A peine a-t-il décroché le téléphone que déjà l’homme qui se cache derrière le pseudonyme « Baptiste Beaulieu » vocifère. Aujourd’hui, c’est un patient qui a été lourdement discriminé par son employeur parce qu’il est séropositif. Hier et demain, ce sera autre chose. Autre chose, parce que c’est comme ça qu’est le milieu médical. « Lourd ». « Difficile ». Ce qui a changé, c’est que depuis novembre 2012, le généraliste en parle ouvertement. Blog, livres, vidéos: sur tous les supports, le succès est au rendez-vous et les lecteurs se comptent par centaines de milliers. « Je croyais faire le plus beau métier du monde, j’ai pris une claque ». (@LExpress).

#Festival

West Web Festival, le festival rock du digital. Web, Business & Music. La quatrième édition du West Web Festival de l’accélérateur et du fonds West Web Valley s’est tenue à la mi-juillet à Carhaix près de Brest. Co-fondé par Charles Cabillic, Sébastien Le Corfec et Ronan Le Moal, l’événement a une nouvelle fois rempli ses ambitions: des conférences mélangées à une programmation musicale très riche. En effet, le festival a noué depuis 4 ans un partenariat avec les Vieilles Charrues où les festivaliers se retrouvent à la fin de la journée. Cette année, ils ont pu assister aux concerts de Phoenix, Justice ou encore Kungs. Au son de Born to be wild de Steppenwolf, les speakers se sont succédés sur la scène. La thématique de cette quatrième édition était les «Les entreprises traditionnelles qui prennent le virage du numérique». La première journée a débuté avec Michel Edouard Leclerc venu débattre de l’importance du digital dans son groupe et plus largement dans la grande distribution. A noter que le chiffre d’affaires du drive des magasins Leclerc s’élève à 2 600 milliards d’euros. (@frenchweb). A lire aussi : Frigo Magic, lauréat de la Startup Battle du West Web Festival 2017 (@bymaddyness).

#Paiement

Le paiement par mobile remplacera-t-il bientôt l’argent liquide ? Depuis des années, les économistes sont nombreux à annoncer la transition des pays scandinaves vers une société sans billets ni pièces. Au fur et à mesure, les espèces ont disparu du portefeuille des Suédois ou des Danois, remplacés par des cartes bancaires jugés moins chères et plus pratiques. En Suède, les consommateurs utilisent les cartes trois fois plus souvent que les autres Européens, et certains commerçants ou systèmes de transports ont éliminé l’option cash. Le Danemark constate également un pourcentage très bas d’espèces en circulation, tandis que les pièces et les billets ont représenté un cinquième de l’ensemble des transactions monétaires en 2015. (@LExpress).

#ObjetConnecte

Google ressuscite ses Glass. Portées disparues depuis près de trois ans, les Google Glass font leur retour. Mardi 18 juillet, le moteur de recherche a dévoilé une deuxième version de ses lunettes connectées. Avec un changement majeur: elles sont désormais exclusivement destinées aux entreprises. « Nous constatons des développements incroyables dans le monde du travail », assure Jay Kothari, le nouveau responsable du projet. « Plus de cinquante sociétés les utilisent pour travailler plus vite et plus facilement », poursuit-il. Le nouveau modèle ressemble fortement au premier. Mais il est désormais possible de l’accrocher sur des lunettes de vue ou de sécurité. Google assure aussi qu’il est plus léger et confortable que son prédécesseur. Les autres améliorations sont techniques: processeur plus performant, durée de vie de la batterie allongée, résolution plus importante de la caméra et meilleure connexion au Wi-Fi. L’appareil est commercialisé par un réseau de partenaires. Son prix peut ainsi varier en fonction des logiciels et services inclus.

#Sport

Le Tour de France, cette course à l’innovation technologique. L’un a mis 196 jours pour parcourir 127 millions de kilomètres dans l’espace ; plus terre à terre, les autres vont mettre trois semaines pour couvrir 3.540 kilomètres sur les routes. Mais Thomas Pesquet et certains coureurs cyclistes du Tour de France ont un point commun : les capsules e-Celsius, mises au point par la PME caennaise BodyCap. Ces gélules connectées, miniaturisées, sont ingérées par une partie du peloton, dont certains coureurs de l’équipe française de la FDJ (Thibault Pinot, Arnaud Démare). « On s’en sert en course et lors des entraînements. Cela permet de connaître la température centrale du corps afin de mesurer précisément les réactions des coureurs à la chaleur et les phénomènes de surchauffe ou de déshydratation », explique Frédéric Grappe, responsable de la performance à la FDJ. Est-ce la nouvelle innovation technologique qui va s’imposer dans le cyclisme professionnel, à l’instar de l’oreillette introduite par Motorola (alors sponsor d’équipe) dès 1992 pour mettre en contact coureurs et directeur sportif, et qui s’est ensuite démocratisée dans le peloton ? Ces gélules font, en tout cas, partie des pistes testées par les équipes pro. Car si le Tour de France est avant tout une épreuve d’endurance, le cyclisme est aussi une course à la technologie – et le vélo l’un des sports les plus connectés qui soient. Depuis des années, les capteurs en tout genre sont le fer de lance de l’arsenal technologique des équipes pour optimiser les performances de leurs coureurs. (@LesEchos).

#Prevention

Des robots-bateaux autonomes voguent désormais en Chine pour empêcher les noyades. Depuis l’hiver dernier, des robots aux airs de bateaux arpentent les eaux d’un grand lac chinois particulièrement dangereux pour les nageurs. Dans le lac Tian’e, à Hefei, dans l’est de la Chine, ces véhicules maritimes autonomes embarquent GPS, caméras ainsi que capteurs acoustiques et infrarouges avant d’être mis à l’eau. Objectif : assister les secours dans ce lieu très touristique, qui accueille des centaines de personnes lors de périodes estivales. L’année dernière, 15 personnes se sont noyées dans le lac Tian’e, selon l’agence de presse China Daily. Depuis l’inauguration du lac en 2004, 66 personnes y ont trouvé la mort. Ces nouveaux robots parcourent le lac depuis le 3 juillet dernier et seront accompagnés de vingt capteurs optiques et infrarouges, installés aux abords du lac, pour mener à bien leur mission. Un émetteur radio a également été installé le long des rives pour quadriller ce secteur de 70 hectares. Les véhicules sont ainsi capables d’alerter les nageurs qui s’approchent des zones dangereuses et de transmettre leur localisation aux sauveteurs. (@MashableFR).

#Cyberattaque

Une cyberattaque mondiale coûterait autant que l’ouragan Sandy. Une cyberattaque mondiale pourrait engendrer en moyenne des pertes économiques de 53 milliards de dollars (46 milliards d’euros), un chiffre équivalent au coût des dégâts provoqués par l’ouragan Sandy aux Etats-Unis en 2012, selon une étude publiée lundi par le marché britannique de l’assurance Lloyd’s of London. Cette étude, coréalisée par le cabinet Cyence, s’est intéressée aux potentielles pertes économiques que provoqueraient le piratage d’un fournisseur de services de cloud (informatique dématérialisée) et des cybertattaques des systèmes d’exploitation des ordinateurs d’entreprises. Les assureurs cherchent à estimer leur exposition à d’éventuelles pertes liées à des cyberattaques car, comme le révèle l’étude, en dépit de l’essor de la demande en cyberassurance, les montants couverts restent largement insuffisants. Le déficit d’assurance se chiffrant en dizaines de milliards de dollars. « Parce que le cyber est virtuel, il est vraiment difficile de comprendre comment une cyberattaque pourrait faire boule de neige », a déclaré à Reuters Inga Beale, directrice générale de Lloyd’s of London. (@latribune).

#Hoax

Non, « Jayden K Smith » ne va pas pirater votre compte Facebook. Un message circule actuellement sur Facebook, mettant en garde contre un pirate informatique. Sauf que celui-ci n’existe pas. Il ne vous avait pas envoyé de message depuis dix ans, mais voici qu’un vieux copain du lycée vous recontacte. Son message a beau être plein de fautes d’orthographe, vous comprenez qu’il vous met en garde contre un certain « Jayden K. Smith ». Si vous avez le malheur de l’accepter en ami, ou si une personne de votre liste de contacts le fait, il vous piratera. Bonne nouvelle: ceci n’est qu’une vaste blague et vous ne risquez a priori pas grand-chose. En tout cas, par ce biais-là. (@LExpress).

20 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 20 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Apocalypse

xEn cas d’apocalypse, cette petite créature pourrait être la dernière survivante. Impacts d’astéroïdes, étoiles explosives, rayonnement intense… il existe toute une variété d’événements astronomiques qui pourraient mener à notre perte sans parler de la destruction de tous les écosystèmes mondiaux. Mais il existe un animal qui se fiche royalement de tous ces « détails » : le tardigrade. Un animal microscopique connu pour sa résistance, serait en effet capable de survivre à toutes les apocalypses. Cet étrange animal boudiné à huit pattes griffues ne paye pourtant pas de mine avec son demi-millimètre de longueur, mais pourrait « survivre jusqu’à la mort du Soleil », affirme une étude publiée ce vendredi dans la revue Scientific Reports. Le tardigrade peut donc espérer vivre encore pendant « au moins 10 milliards d’années », soit bien plus longtemps que l’espèce humaine. (@sciencepost_fr).

#Robotique

Solitude : un robot de compagnie bientôt offert à 230 millions de Chinois ? Le gouvernement chinois souhaite trouver des solutions à la solitude des personnes âgées, dont le nombre est très important. Les entreprises proposant des robots de compagnie pourraient donc avoir beaucoup de travail dans un futur proche. Les personnes du troisième âge chinoises représentent un quart de la population mondiale appartenant à cette tranche d’âge dans le monde. Dans ce contexte, la question de leur solitude se pose et comme dans bon nombre de pays, les enfants et le reste de la famille ne peuvent pas leur tenir compagnie tous les jours et doivent les confier à des hospices ou des centres sociaux. Ici, il n’est pas question de soins prodigués par des robots, mais simplement tenir de compagnie aux personnes âgées et de les stimuler, une perspective qui semble donc intéresser le gouvernement chinois. Les robots ont une apparence assez séduisante au niveau des capacités, ainsi que des formes des couleurs, mais la question qui se pose est relative aux retraités eux-mêmes : est-ce une solution réellement compatible alors qu’après 60 ans ? Il est en effet parfois compliqué pour quelqu’un de tenir une conversation et d’utiliser une technologie telle qu’un robot. (@sciencepost_fr).

#Alimentation

Trois questions sur les Etats généraux de l’alimentation. « Nous garantirons des prix justes pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail », avait annoncé Emmanuel Macron dans son programme présidentiel. Pour parvenir à cet objectif, le candidat annonçait la mise en place d’Etats généraux de l’alimentation avec tous les acteurs du secteur « afin de définir un partage équilibré de la valeur ». Le gouvernement tient donc cette promesse avec le lancement de ces Etats généraux, jeudi 20 juillet. Franceinfo vous livre le mode d’emploi de cette grande consultation nationale. (@franceinfo).

Etats généraux de l’alimentation : « Il faut en finir avec le dogme du prix bas ». Les états généraux de l’alimentation, lancés jeudi 20 juillet à Paris, ont un objectif : tenter de réconcilier une filière agricole divisée et confrontée à une grave crise. Producteurs, industriels, distributeurs, associations de consommateurs et ONG environnementales se fixent jusqu’à novembre pour dégager des solutions concrètes. Permettre aux agriculteurs de vivre dignement, freiner la guerre des prix dans la distribution et répondre aux nouvelles attentes des consommateurs à la recherche de qualité seront au menu de ces discussions promises par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle. Comment y parvenir ? Le Monde a posé la question aux principaux acteurs de la filière : Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution ; Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), premier syndicat agricole ; Catherine Chapalain, directrice générale de l’Association nationale des industries alimentaires. (@LeMondefr).

#Numerique

Stroud High, le lycée de filles qui teste (avec succès) la « détox numérique ». Le lycée Stroud High, dans le Gloucestershire, fait désormais figure d’avant-garde dans l’éducation des jeunes à l’usage des nouvelles technologies. Les étudiantes de ce collège-lycée réservé aux filles, âgées de 12 à 18 ans, viennent en effet d’expérimenter une « détox numérique » d’une semaine. Une semaine entière sans utiliser son smartphone, à l’école comme à la maison. Au départ, les étudiantes n’étaient pas ravies, selon le Guardian qui relaie l’initiative. « Et puis nous en avons parlé », raconte Libby, une étudiante de 14 ans. « Et on s’est dit que ça pourrait être bien. C’est agaçant d’avoir une conversation avec quelqu’un qui regarde son téléphone ». Environ 400 élèves et professeurs du lycée Stroud High ont pris part à l’expérimentation. La plupart ont décrit une baisse de leur niveau de stress, le sentiment d’avoir plus de temps libre ou encore de mieux dormir. Jess Hourston, une étudiante de 16 ans, raconte avoir eu moins de mal à faire ses devoirs après la semaine de « détox numérique ». « Normalement, j’écris une phrase, ensuite je consulte Snapchat et je réécris la même phrase. Des devoirs qui devraient prendre une demi-heure prennent une heure et demie. Cette semaine-là, j’ai fait les meilleurs devoirs depuis un bon moment. Et je n’étais pas fatiguée. Normalement, j’ai mon téléphone avec moi pendant une bonne heure avant de dormir. Cette semaine-là, j’ai mieux dormi et j’étais plus en forme le matin. »  (Big_Browser).

#Innovation

La France classée 20e pays le plus innovant dans le digital, mais… La Norvège, la Suède et la Suisse sont les trois pays les plus avancés en matière de digital, selon l’étude «Digital Planet 2017 – How competitiveness and trust in digital economies vary across the world», réalisée par la Fletcher School pour MasterCard. La France se classe quant à elle à la 20e place, derrière l’Autriche et la Belgique. L’université américaine a classé 60 pays sur la base de leur Digital Evolution Index (DEI). Ce dernier est calculé en combinant plus de 100 indicateurs différents, tels que l’environnement légal, l’état de l’offre et de la demande, ou encore la capacité à innover. Au-delà de ce classement des économies sur la base de leur digitalisation, l’étude mesure également le dynamisme des pays en la matière. Dit autrement, la Fletcher School ne s’est pas contentée d’une photographie des économies à un instant T, elle a aussi classé les pays en fonction de la rapidité avec laquelle ils continuent à se transformer à l’heure actuelle. Il en ressort que des pays comme la France, la Suède ou encore les Etats-Unis, qui ont un DEI parmi les plus élevés au monde, connaissent également un ralentissement de leur digitalisation. « Se réinventer pour surmonter ces « plateaux numériques » nécessitera un effort conscient de la part de ces pays, qui devront parier sur une technologie numérique croissante dans laquelle ils ont une certaine avance », soulignent les auteurs de l’étude. A l’inverse, le Royaume-Uni ou Singapour affichent des DEI très élevés, et un dynamisme important. « Pour conserver leur avance, ces pays doivent maintenir leurs moteurs d’innovation à pleine puissance et générer une nouvelle demande », détaille l’étude. (@frenchweb).

#Incubateur

Un incubateur fintech à la Défense. Pour tisser des liens avec les principaux acteurs de la banque et de l’assurance, il n’y aurait pas de meilleur endroit. Paris&Co va lancer à la rentrée un incubateur dans le quartier d’affaires de la Défense (92) spécialisé dans les fintech. Objectif : accompagner une quarantaine de start-up par an, dont les plus prometteuses à l’international. Pour Paris et sa région, l’enjeu est stratégique. Un millier de jeunes pousses sont recensées sur ce secteur en France, dont la majorité domiciliées en Ile-de-France. « Et la tech imbibe l’ensemble du secteur depuis maintenant dix-huit mois », explique Arnaud de ­Bresson, directeur général d’Europlace, l’un des partenaires de l’initiative. A ses côtés, l’institut Bachelier joue le rôle de l’accompagnateur académique, la Société Générale celui du parrain bancaire, New­Alpha celui des sociétés de gestion et la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consom­mation, du travail et de l’emploi (Direccte) celui du soutien administratif. D’autres acteurs du secteur sont attendus pour soutenir financièrement cette initiative. (@LesEchos).

#Media

Médias vs. Silicon Valley : le nouvel échiquier mondial. « Le casse-tête numérique » : c’est le titre qu’avait choisi le Fonds des Médias du Canada (FMC) en février pour son rapport de tendances sur la nouvelle chaîne de valeur des contenus. L’institut y analysait le bouleversement profond que traverse l’industrie des médias et du divertissement à l’heure de l’intelligence artificielle et de la domination sans partage des grandes entreprises technologiques de la Silicon Valley. Le FMC revient ce mois-ci avec une mise à jour de ses recherches. L’hégémonie des géants de la tech est-elle irrévocable ? Serons-nous obligés de nous plier à leurs règles du jeu pour survivre ? En quelques années à peine, l’IA est devenue l’alpha et l’oméga des industries culturelles et créatives. Avec, selon le FMC, trois enjeux à explorer : La bulle de filtre, la reconnaissance (vocale, d’image, des émotions) et l’avènement de l’IA dans le secteur publicitaire. (@metamedia).

#Television

Le gala de la fête du printemps : une émission TV au service du PC chinois. En Chine, les festivités du Nouvel an chinois sont agrémentées d’un programme télévisuel incontournable dans tous les foyers depuis 1983: le gala CCTV de la Fête du Printemps. Diffusée dans toute la Chine et retransmis outre-mer, c’est l’émission de divertissement la plus regardée au monde avec près de 90 % d’audimat en République populaire de Chine, soit 700 à 800 millions de téléspectateurs chaque année. Devenu un phénomène culturel intergénérationnel, sa popularité s’est néanmoins estompée auprès des jeunes générations. C’est là tout l’enjeu pour le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, qui profite chaque année de cette occasion pour dispenser ses messages politiques à l’ensemble de la population. Face à cette menace de désaffection, une fois de plus le PCC a su relever le défi de séduire un public renouvelé, plus intéressé par les nouvelles technologies de divertissement que par la politique. (@InaGlobal).

#NeutraliteDuNet

La guerre est (encore) déclarée. Le 12 juillet, plusieurs gros acteurs du Web américain se mobilisent pour alerter leurs utilisateurs sur un sujet fondamental : la neutralité du Net. Dans leur viseur, le nouveau patron du régulateur américain, nommé par Trump, qui souhaite revenir sur les mesures protectrices prises par l’administration Obama. Pour les organisateurs de cette journée de mobilisation, « Internet s’est développé grâce à la neutralité du Net. C’est ce qui fait qu’Internet est si innovant et si dynamique. Sans elle, Internet serait comme la télévision câblée, où le contenu que vous voyez est ce que l’opérateur décide de vous fournir ». Le neutralité vise à ce que tous les contenus qui passent par les tuyaux d’Internet soient traités de façon équitable. En pratique, elle permet d’éviter que les opérateurs (Orange, Free, SFR, etc.) vous fassent payer plus cher pour avoir accès à leurs contenus, ou à celui de leurs partenaires commerciaux, dans de meilleures conditions.(@usbeketrica).

#Transhumanisme

L’homme augmenté, pour ou contre ? Une classe de seconde rend son verdict. Initier des jeunes au débat argumenté, sourcé et équilibré, les intéresser à des questions aussi complexes que l’humain augmenté ou la biologie de synthèse, leur donner des clefs d’analyse et de compréhension du monde… C’est le pari que relève l’Arbre des Connaissances, une association de chercheurs qui œuvre pour renforcer le lien entre scientifiques et jeunes, et développe le dispositif « Jouer à Débattre » depuis 2014. Un groupe d’adolescents s’installe dans une médiathèque où l’un de leurs enseignants les a conduits. Autour d’eux : des revues, des DVD, des BD et des livres. Beaucoup de livres. Ici, la culture est à portée de main. Pourtant, pour beaucoup de ces jeunes, les livres restent dans le décor : des tranches colorées qu’ils n’ont pas l’habitude d’aller déranger, pour chercher, trouver et lire. Ce matin, pendant deux heures, ils ne seront ni la seconde B du Lycée Descartes, ni même en 2017 : ils deviendront les protagonistes d’un procès qui se déroule en 2057. Grâce à un des supports pédagogiques développés par l’association l’Arbre des Connaissances, ces jeunes vont jouer un jeu de rôle pour s’initier au débat. (@usbeketrica).

19 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 19 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#RealiteVirtuelle

xGrâce à la réalité augmentée, un village médiéval tessinois nous immerge dans son passé. Le soleil tape fort en ce mercredi de juillet sur le site du Parc archéologique de Tremona-Castello qui surplombe le petit village du Mendrisiotto, au sud du Tessin. A l’entrée des ruines du bourg médiéval de Tremona, détruit par un incendie il y a plus de six cents ans avant d’être déserté par ses habitants, nous chaussons les lunettes 3D fournies par l’Office du tourisme de la région. Et nous voici subitement reportés au Moyen Age. En parcourant le chemin de terre qui traverse l’ancien village, nous découvrons au fur et à mesure par le son et l’image comment vivaient les gens de l’époque. Plusieurs thèmes sont abordés en italien et en anglais – les versions française et allemande seront disponibles à fin juillet –, comme l’histoire millénaire du site archéologique, les activités quotidiennes des paysans et artisans, les tâches ménagères, l’évolution du village jusqu’à son abandon définitif et l’historique des fouilles qui l’ont remis au jour. (@letemps).

#IntelligenceArtificielle

Elon Musk plaide pour une vraie régulation. La mise en garde peut paraître paradoxale. Quelques mois après avoir créé l’entreprise Neuralink qui vise à créer des interfaces entre le cerveau humain et la machine, Elon Musk sonne à nouveau l’alarme sur les dangers de l’intelligence artificielle et appelle à mettre en place une régulation avant qu’il ne soit trop tard. « L’intelligence artificielle est l’un des rares cas où je pense que nous devons être proactifs dans la régulation, au lieu d’être réactifs. Car le temps que nous réagissions, il sera trop tard », a averti l’entrepreneur devant les gouverneurs des Etats américains, réunis ce samedi dans l’Etat de Rhode Island lors de la National Governors Association. « L’intelligence artificielle est un danger fondamental pour l’existence de la civilisation humaine », a-t-il insisté. Et l’entrepreneur de décrire gravement quelques scénarios catastrophe d’une intelligence artificielle qui se retournerait contre les humains, par exemple en « lançant une guerre par la diffusion de fausses informations, en imitant des emails et des communiqués de presse ». Ce n’est pas la première fois qu’Elon Musk lance un tel signal d’alerte : il y a deux ans, il avait cosigné deux lettres ouvertes avec des scientifiques comme le physicien Stephen Hawking et l’informaticien cofondateur d’Apple Steve Wozniak, notamment pour s’opposer à l’utilisation d’armes autonomes, également appelées les « robots tueurs ». (@LesEchos).

Elon Musk appelle à réagir « avant qu’il ne soit trop tard »Face aux progrès de l’intelligence artificielle, Elon Musk est du genre peu serein. Invité ce samedi 15 juillet à s’exprimer face à une trentaine de gouverneurs des Etats-Unis, le prophète Elon a livré ses prédictions et profité d’être en compagnie des politiques pour les appeller à réagir « avant qu’il ne soit trop tard ». Quel est le moteur du bulldozer Elon Musk ? « What drives you ? » À la première question qui lui est posée, ce samedi 15 juillet, face aux gouverneurs des Etats-Unis, l’entrepreneur laisse quelques secondes en suspens avant de lâcher, calmement : « Je veux juste pouvoir me sentir bien quand je pense au futur. Et me dire qu’on fait ce qu’on peut pour qu’il soit aussi bien que possible, et pour qu’on ait hâte d’être à demain. » Avec Tesla, Musk espère « accélérer la transition vers une énergie durable », et avec Space X ouvrir la voie à une « vie multiplanètes », poursuit-il tranquillement, comme s’il énonçait le menu en deux parties de son petit-déjeuner (scénario peu probable puisque le petit-déjeuner est pour lui une horrible perte de temps).  (@usbeketrica).

#Robot

Lundi 17 juillet dans un centre commercial de la côte est des États-Unis, un robot de surveillance s’est suicidé en se noyant dans une fontaine. Est-ce que les robots ont des faiblesses algorithmiques ? A quoi peut bien rimer la vie d’un robot lorsque l’on a été programmé par des humains pour seconder des humains dans la surveillance d’autres humains. Lire aussi : Un homme a attaqué un robot de surveillance et l’humanité sera probablement un jour jugée pour ça. (@MashableFR).

#Pictogramme

Lundi 17 juillet était la journée mondiale pour les émojis. L’Emoji (えもじ) est le terme japonais, créé à la fin des années 90, pour désigner les émoticônes (pictogramme) utilisées dans les messages électroniques et sur Facebook. A quoi servent les émojis ? « Cela évite d’écrire, c’est plus rapide » relate un internaute. Un autre explique que « cela permet de mettre un peu de sentiments, un peu de joie et un peu de couleurs. ». Les emojis sont désormais si répandues qu’il est fréquent de les trouver dans les mails professionnels. Un outil pour humaniser un message qu’il faut néanmoins manier avec parcimonie et prudence.

Comme tout langage, les émojis ont permis le développement d’un argot propre aux internautes, certains servant à exprimer tout autre chose que leur signification d’origine. Par exemple : avec la grenouille, on commente une situation gênante de manière sarcastique ; un serpent est synonyme de quelqu’un d’égoïste, de tricheur ou de traître… Si on veut en savoir : emojipedia.org. Les personnes de plus de 55 ans aussi en usent, et en abusent – des emojis. On a pu lire dans un tweet : « Depuis que ma grand-mère a acheté un iPhone, il y a presque plus d’emojis que de mots dans ses messages  » (@eskr9).

Pourquoi un tel engouement? Comment faut-il comprendre son essor? L’émoji annonce-t-il le tout oral? Pierre Halté, docteur en sciences du langage à l’Université Paris-Est Créteil, analyse ce phénomène planétaire. Il explique : « Beaucoup de gens pensent que les émojis contribuent à appauvrir notre langue verbale. Mais ce n’est pas le cas. Les émojis ne remplacent pas des mots, ils remplacent des gesticulations, une intonation, etc. que l’on utiliserait à l’oral. Ils s’intègrent au texte et interagissent avec lui. » (@Figaro_Culture).

#Refugies

Quand AirBnB ouvre ses portes aux réfugiés. D’habitude, dormir chez un hôte AirBnB a un prix. Mais, depuis un mois, des hôtes se proposent pour héberger gratuitement des réfugiés en France. Depuis le 20 juin, la société américaine permet à des hôtes de mettre gratuitement à disposition des chambres pour héberger des demandeurs d’asile et des réfugiés en France, grâce à sa plateforme « Open Homes ». Open Homes compte à ce jour 600 annonces dans 260 communes, faisant de la France le premier pays européen en termes d’inscrits, se félicite le directeur d’AirBnB France. (@france_soir)

#MediaSocial

Cyril Boulet, artisan boucher affineur à Vannes, était l’invité, en mai, de Facebook France pour témoigner de son expérience. Depuis un peu plus d’un an, il a augmenté de 26% son chiffre d’affaires en communiquant sur le réseau social où ses clients peuvent passer commande à n’importe quelle heure. « L’idée était d’attirer une clientèle plus jeune » (@LeTelegramme).

Menacé par le gouvernement indonésien, Telegram accepte de supprimer des contenus terroristes. Telegram s’est rapidement exécuté. Vendredi, les autorités indonésiennes ont bloqué l’accès par ordinateur au célèbre service de messagerie, accusé de laisser proliférer des messages de propagande djihadiste. Le ministre des communications avait menacé de fermer l’ensemble du service, y compris l’application mobile utilisée par des millions d’Indonésiens, si Telegram ne réagissait pas. Dimanche, le PDG de Telegram Pavel Durov a annoncé qu’il allait supprimer les « chaînes » faisant la promotion de l’organisation Etat islamique (EI) signalées par le gouvernement. Mais aussi créer « une équipe dédiée de modérateurs maîtrisant la langue et la culture indonésienne afin de pouvoir gérer plus rapidement et efficacement les signalements de contenus terroristes ». (@Pixelsfr).

#Agriculture

Et si les terres agricoles qui entourent Albi servaient à nourrir sa population, comme cela était déjà le cas au Moyen-Age ? Une utopie pour certains, un coup de com’ pour d’autres. Un objectif pour la ville qui ambitionne d’atteindre l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2020 et fait figure de précurseur alors que s’ouvrent jeudi les « Etats généraux de l’alimentation » à Paris. Il reste trois ans pour atteindre les objectifs. Mais des freins existent encore. De son côté, la mairie ne peut pas fournir de bilan chiffré de la production ou de la consommation dans un rayon de 60 km et a du mal à trouver des terres disponibles. (@20minutes).

18 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 18 juillet 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

xPrésentation du projet « Machines With Brains », projet de sensibilisation à l’Intelligence Artificielle du site Quartz. En treize histoires interactives, les journalistes essayent de répondre à la question : Que devient l’humain dans un monde où les robots deviennent de plus en plus présents ? (@qz).

#MakerFaire

L’un des cousins de R2D2 est vendéen ! Bien entendu fan de Star Wars, Luis Monteiro fait partie de la communauté française des fabricants de R2. On compterait une trentaine de machines dans l’hexagone. Gros succès pour R2Q80 à Nantes, même si comme l’a indiqué Luis sur son compte Facebook , »On se croirait sur Tatooine. Il fait 40° . R2 aime pas « Les petits amplis montés sur le petit robot ont parfaitement fonctionné et ont permis au R2 de se faire entendre dans le brouhaha ambiant. En revanche, la chaleur ambiante a entraîné la chute de certaines pièces et a contraint le robot à finir en version décoiffée ». (@F3PaysdelaLoire).

Dossier : Maker Faire, l’événement fondateur du do it yourself. Nouvelle tendance à la fabrication par soi-même, le do it yourself emploie les imprimantes 3D ou d’autres objets. À l’occasion des Maker Faire, les amateurs échangent et partagent avec le public leur passion d’un mouvement qui peut révolutionner notre quotidien. La Maker Faire est un événement mondial et itinérant créé par le magazine américain Make (en)1. Il s’agit du plus grand mouvement au monde regroupant ateliers, présentations et conférences autour des thèmes de la créativité, de la fabrication et des cultures Do it yourself (Faites-le vous-même) et maker2. Ce type de salon accueille une palette très diversifiée d’exposants : adeptes des technologies, artistes, artisans, éducateurs, inventeurs, hobbyistes, ingénieurs, clubs de science, auteurs, étudiants et commerciaux ; tous viennent pour présenter leurs réalisations et partager leurs connaissances. (futurasciences).

#Politique

Et si la blockchain pouvait redonner du pouvoir politique aux citoyens ? On connaît les vertus de la blockchain : elle permet de stocker et transmettre des informations de façon transparente, décentralisée et totalement sécurisée. Mais au lieu de limiter cette technologie à la monnaie numérique qu’est le bitcoin, et si on l’étendait à d’autres champs d’application ? On a déjà vu par exemple que la blockchain pouvait être utile à l’échange d’électricité, et même peut-être, au système de droits d’auteur dans l’industrie musicale. Elle pourrait aussi être utilisée pour offrir une identité numérique aux sans-papiers de ce monde. Il y a un autre terrain sur lequel elle a de quoi être un levier : la participation citoyenne. Prenons les choses très simplement et commençons par une question. Aujourd’hui, quelle est cette chose qui valide vos bulletins dans l’urne, organise la vie administrative et régule le pouvoir des collectivités ? Notre confiance en l’État. Sans elle, le pouvoir de l’État n’a aucune légitimité. Si bien que l’on ne peut aujourd’hui envisager d’autres circuits légitimes que celui d’un pouvoir ascendant sur les citoyens. Pourtant, les nouvelles technologies ont apporté avec leur développement tout un lot de nouveaux outils pour repenser la gouvernance. Incorruptible et horizontale, la blockchain pourrait par exemple nous permettre de nous réapproprier la décision politique. (@MashableFR).

#Sante

Télécom Santé lève 8 millions d’euros pour numériser les hôpitaux. « La moitié des 8 millions d’euros levés vont être investis dans la consolidation du parc et dans la commercialisation de quatre nouveaux produits », précise Matthieu Mallident, CEO de Télécom Santé. L’autre moitié de la levée de fonds est allouée à une croissance externe et à la recherche de distributeurs à l’étranger. « Les Français dans le domaine médical ont bonne presse à l’étranger mais il faut maintenant que nous nous fassions un nom dans les salons spécialisés. » Pour se démarquer, l’entreprise créée en 2011 par Matthieu Mallident et Sébastien Duré compte sur leur première preuve de concept : les 2 000 chambres médicalisées équipées avec MédiaScreen. Cet écran de contrôle permet aux patients d’avoir accès à des services comme la télévision, la radio ou internet, et le personnel soignant l’utilise pour y intégrer le dossier médical, les relevés d’incidents et les différents relevés des capteurs. Cette technologie, lancée pour la première fois en 2012, n’est pas la seule qui occupe les chercheurs en R&D de Télécom Santé. « Notre but c’est de ne pas faire perdre de temps à la mauvaise personne », détaille Matthieu Mallident. « Lorsqu’une infirmière se retrouve à faire du travail administratif parce que les clients ont oublié des documents où des mesures, il y a un problème. Ce n’est pas son rôle. » (@LUsineDigitale).

#Travail

Enjeux 2030 : Le futur du travail, ce n’est pas que la robolution Le monde du travail est en pleine métamorphose. Si les trois précédentes révolutions industrielles ont suscité inquiétudes et progrès, la quatrième questionne davantage, tant la numérisation de l’économie disrupte tous les secteurs. Elle est pourtant porteuse d’opportunités financières, de nouveaux métiers et d’interactions nouvelles, comme l’ont bien compris des start-up miroirs du futur du travail. Génération milléniale, travail nomade, bien-être, big data ou intelligence artificielle : une galaxie de mots gravite autour d’une réflexion accrue sur le futur de l’emploi. La quatrième révolution industrielle, qui comprend des développements dans des domaines tels que l’intelligence artificielle et le machine learning, la robotique, les nanotechnologies, l’impression 3D ou la génétique et les biotechnologies, est en cours. Et les transformations qu’elle porte s’imposeront d’ici 2030, en modifiant profondément les paradigmes du travail. D’abord parce que la jeune génération et celle qui suivra, nées à l’ère du numérique et des crises économiques, ont des attentes nouvelles. Si la frontière entre la sphère professionnelle et la sphère privée s’efface chaque jour un peu plus, les millenials sont à la recherche d’emplois et de carrières porteurs de sens, et mêlant flexibilité et décisionnel collectif.  Pour attirer et retenir les talents, les entreprises sont donc invitées à innover tant sur les missions qu’elles proposent qu’en matière d’organisation de l’espace de travail ou de politique RH. (@usbeketrica). A lire aussi : « Des robots et des hommes » pour se préparer à la « robolution » (@LaCroix) et La Robolution, ou comment les robots vont changer notre avenir (@siecledigital).

#Finance

L’assurance en ligne ne décolle toujours pas. Alors que les banques en ligne se multiplient, avec notamment l’arrivée prochaine d’opérateurs téléphoniques (Orange, SFR) sur ce créneau, rien de tel dans l’assurance. Les assureurs en ligne restent très peu nombreux. En assurance-dommages (auto, habitation…), ils se comptent toujours sur les doigts d’une main (Direct Assurance, Amaguiz, Eurofil…). En quinze ans, leur nombre a même diminué. En assurance-vie, ils sont certes un peu plus présents (Boursorama, ING Direct, Fortuneo…), mais leur part de marché n’excède pas les 3 %. En parallèle, les Français n’utilisent quasiment pas les sites Internet des assureurs traditionnels pour souscrire un contrat. Au total, l’assurance en ligne pèse 2 % environ du chiffre d’affaires de l’assurance. Ce qui a de quoi surprendre à l’heure où les Français réalisent de plus en plus d’achats sur Internet et gèrent leurs sinistres depuis leur téléphone portable. (@Figaro_Economie).

#Handicap

Des bénévoles impiment des mains pour des enfants handicapés. Chaï est content. Il a une main de super-héros. Il en a lui-même choisi les couleurs : le noir et le jaune, comme Batman. Chaï est né six ans plus tôt, sans main droite, pour cause « d’agénésie », comme 450 enfants en France, chaque année, chez qui un membre s’est incomplètement développé. Pour ces derniers, les prothèses motorisées, sophistiquées, ne sont pas indiquées car elles sont extrêmement coûteuses, or il faudrait les changer régulièrement au fil de la croissance. Restent les modèles en cire ou en plastique, qui ne sont là que pour l’esthétique. Depuis plusieurs années, l’impression 3D, ou « fabrication additive », a tout changé et il est possible de réaliser des objets de toutes formes assez facilement, sans machine-outil. En cherchant une utilité à l’imprimante qu’il venait d’acheter, en 2014, Thierry Oquidam est tombé sur l’action d’une association américaine, Enabling the future, qui, depuis 2013, propose en open source les plans de prothèses de main très simples, à confectionner soi-même. Avec du plastique, une imprimante 3D et du fil de pêche, il est possible de fabriquer une prothèse mécanique, sans moteur, avec les doigts qui se referment (tous ensemble) quand on plie le bras, le tout pour moins de 50 euros. (@futurasciences).

#ViePrivee

WhatsApp, Amazon, Airbnb… : quelles sont les sociétés tech qui défendent le moins bien votre vie privée ? Quelles sont les entreprises high-tech qui assurent le mieux vos arrières lorsque vos données personnelles sont en jeu ? Pour le savoir, l’Electronic Frontier Foundation (EFF), une puissante organisation américaine de défense des libertés dans l’espace numérique, a commencé en 2011 à publier un rapport annuel évaluant la politique de protection des internautes à l’égard des demandes visant leurs informations. Pour 2017, l’EFF, dont l’ambition est internationale, s’est intéressée à cinq critères : – Est-ce que les meilleures pratiques de l’industrie sont suivies ? – Est-ce que les utilisateurs sont informés sur les demandes gouvernementales ? – Est-ce que la société promet de ne pas monétiser de données personnelles ? – Est-ce qu’elle exige un contrôle judiciaire sur les lettres de sécurité nationale ? – Est-ce qu’elle est pour une réforme législative en faveur des internautes ? (@Numerama).

#Censure

Winnie l’ourson censuré en Chine, parce qu’il ressemble au président Xi Jinping. Il n’y a presque plus aucune trace de lui. Le célèbre personnage de dessin animé, Winnie l’ourson, qui a bercé l’enfance de plusieurs générations de bambins, a été censuré sur les réseaux sociaux en Chine au cours du week-end, rapporte le Financial Times. Cette interdiction du sympathique nounours, explique le quotidien économique britannique, est due aux comparaisons récurrentes, faites ces dernières années, avec le président Xi Jinping, dont l’image est très protégé dans le pays. Le gentil petit ourson a été bloqué de Weibo, l’équivalent de Twitter en Chine, WeChat et Messenger, précise le journal qui a mis cette affaire en Une de son édition ce lundi. (@LExpress).

#Cybersecurite

L’Estonie va protéger ses données dans une e-ambassade au Luxembourg. L’Estonie, qui préside jusqu’à la fin de l’année le Conseil de l’Union européenne, est le champion européen du digital. Dans ce petit pays de 1,3 million d’habitants, on vote même par Internet. Les Estoniens, qui n’en sont pas à leur première trouvaille, ont déjà inventé le statut de e- résident. En quelques clics, des non-résidents peuvent obtenir une «e-citoyenneté», ouvrir un compte bancaire et créer une entreprise. En 2018, l’Estonie va aller plus loin en ouvrant au Luxembourg une e-ambassade, où seront stockées les données du pays (impôts, documents d’identité, retraites, législation…). « La cybersécurité est cruciale pour la confiance et le fonctionnement des services », a expliqué le premier ministre estonien, Juri Ratas. Marquée par cinq décennies d’occupation soviétique et ayant dû faire face il y a dix ans à une cyberattaque qui avait bloqué pendant deux semaines les sites du Parlement, de ministères, de banques et de médias, l’Estonie a choisi d’installer des serveurs sécurisés hors de son territoire pour prendre le relais si le système intérieur ne fonctionnait plus. Cette ambassade d’un nouveau genre n’emploiera pas de personnel, mais ce fort Knox du XXIe siècle, dont les données seront le trésor, obéira au même principe d’extraterritorialité qu’une ambassade classique. (@Figaro_Economie).