30 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 30 juin 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

xVéhicules autonomes : 5 chiffres à connaître pour comprendre leur développement. Entre spéculations, espoirs et avancées concrètes, les véhicules autonomes fascinent par de nombreux aspects. Leur future utilisation quotidienne, ainsi que leur impact sur l’économie globale, le marché du travail et les infrastructures ne font plus aucun doute. Pour mieux comprendre ce phénomène, retour en cinq chiffres sur le développement actuel des véhicules autonomes. (@RSLNmag). Photo : Pexels CC0 License.

#Ville

Melbourne, la ville intelligente allie social et technologie. Quand on parle de ville intelligente, la première thématique qui vient à l’esprit est souvent celle de la circulation. Algorithmes et nouvelles technologies peuvent en effet avoir un usage concret et immédiat pour améliorer le transport urbain. Mais pourquoi ne pas voir plus loin ? Et faire un lien entre des transports inefficaces et la réduction de nos interactions sociales ? C’est le projet porté par le « Resilient Melbourne Citymart Challenge ». Partant du principe que 10 minutes perdues dans les transports équivalent à 10% de temps en moins avec ses proches, ils ont décidé de lier les deux problématiques. L’idée est donc de mettre en places des solutions concrètes, efficaces et rapides. De nombreuses propositions ont été mises en places. Parmi celles-ci, on trouve notamment Parachuute, une application pour smartphone permettant d’échanger des services en terme de transports. Vous devriez aller chercher votre enfant à l’école mais vous êtes coincés au travail ? Utilisez l’application pour voir si quelqu’un peut vous aider à charge de revanche. Un autre problème récurrent est celui du dernier kilomètre dans les transports. Plus on s’éloigne du centre-ville, moins le tissu de transport en commun est dense. La start-up française Navya intervient alors avec un système de bus électriques. « Tous les gouvernements investissent dans les transports publics mais personne ne peut me récupérer sur le pas de la porte et me déposer à mon métro.  Cela incite des personnes à donner la priorité à leur voiture plutôt qu’aux transports en commun » explique Henri Coron, le vice-président des ventes de l’entreprise.(@ objetconnecte01).

À Paris, la première Maison du Zéro Déchet veut sensibiliser au mouvement anti-gaspillage. Face à un nécessaire recul sur nos façons de consommer, alors que la société est prise en étau entre accumulation de biens et gaspillage, le mode de vie zéro déchet préconise de repenser notre quotidien. À partir du 1er juillet, à Paris, la première Maison du Zéro Déchet (située au 3 rue Charles Nodier, dans le XVIIIe arrondissement de Paris) accueillera un public ravi d’en savoir plus sur ce mouvement anti-gaspillage en plein essor. À l’initiative de Zero Waste France, ONG de protection de l’environnement spécialiste de la réduction des déchets, l’idée d’un tel espace est née lors du premier Festival Zero Waste, en juillet 2016. Après une campagne de financement participatif à succès, une association a été créée pour porter le projet, composée de membres de Zero Waste France, Zero Waste Paris, et d’autres associations et collectifs parisiens investis dans la réduction des déchets. (@MashableFR).

Lyon City Demain, incubateur de projets pour mieux vivre en ville. Comment, à partir d’idées simples, « remettre le citoyen au cœur de la ville » afin de la rendre plus agréable à vivre ? Tel était le sens de l’appel international à projets lancé par l’association Lyon Design, dont l’un des objectifs est la mise en valeur d’innovations pour la construction de la société de demain. Quatorze projets ont été sélectionnés en juin 2016. Leurs concepteurs – jeunes pour la plupart – ont alors reçu chacun 3 000 euros pour la réalisation d’une maquette en 3 D et la recherche de partenaires susceptibles de les accompagner dans la réalisation d’un prototype. (@LeMondefr).

#Banque

Amazon prête aux PME presque comme une banque. C’est la hantise des banques traditionnelles : le débarquement des GAFA, les Google, Apple, Facebook, Amazon, qui viendraient grignoter leurs parts de marché grâce à leur maîtrise de l’analyse des données. Les uns et les autres ont déjà tenté des incursions, notamment dans le paiement, sans succès éclatant jusqu’ici. Mais Amazon est peut-être le plus avancé, sans que cela soit encore très visible. Le géant de l’e-commerce a déjà lancé des cartes bancaires Visa gratuites, utilisables partout, même hors ligne. Il est aussi devenu un prêteur important pour certaines petites entreprises utilisant sa plateforme, Marketplace, dans le but de vendre leurs produits, et les montants ont de quoi faire pâlir d’envie plus d’une startup de la Fintech : la firme de Seattle a récemment passé le seuil des 3 milliards de dollars de prêts accordés en cumulé à plus de 20.000 PME, depuis le lancement de son programme Amazon Lending en 2011. (@latribune).

#Incubateur

Xavier Niel : Station F aura « la plus grosse concentration de start-up du monde, devant la Silicon Valley ». C’est le top départ pour Station F. Ou plutôt l’arrivée, après quatre ans de préparatifs et de travaux. Invité de France Inter, Xavier Niel a préfiguré ce que serait ce nouveau bâtiment totem de la French Tech. « Il y aura 1000 start-up, 3500 jeunes, quelques centaines de personnes pour les aider à créer et développer leur start-up. Les entreprises que l’on crée aujourd’hui, ce sont les emplois de demain. L’idée est de transformer Paris, et par extension la France et l’Europe, en l’endroit où l’on va pouvoir créer son entreprise ». Ni incubateur, ni accélérateur, Station F se veut un campus et un concentrateur de talents. « Quand on mélange, on arrive à créer des choses plus grandes. Si chacun fait son truc dans son coin sans échanger, on n’y arrive pas. Créer l’endroit où il y aura la plus grosse concentration de start-up au monde, supérieure à celle que l’on peut trouver dans la Silicon Valley, c’est attirer les regards, c’est pousser toute personne intéressée à venir participer. Il faut créer une ambiance dans ce lieu qui donnera envie aux jeunes de se lancer dans l’entrepreneuriat ». (@LUsineDigitale).

#Travail

2020 : société du travail ou de l’oisiveté ? L’économiste Nicolas Bouzou fait partie de ces intervenants de l’USI, connus pour leur franc-parler et dont le discours nage à contre courant des rumeurs ambiantes. Le directeur de l’Asterés, a pris de la hauteur pour nous livrer sans détour, une vision de la société française à horizon 2020 dont « le travail formera la colonne vertébrale ». Or, la révolution des technologies NBIC (soit le carrefour des Nanotechnologies-biotechnologies-informatiques et sciences cognitives) entraîne actuellement une mutation du travail de taille et peut être, peut-on avancer, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Du moins parce que le monde change de peau à une vitesse bien plus vertigineuse. Surtout selon un récent sondage Odexa, si la majorité des Français sont favorables à l’accueil de l’IA et des robots au sein de la société, et que 76% d’entre eux, rêvent de la France comme d’un pays leader de l’intelligence artificielle, 2/3 des Français pensent pourtant que l’IA détruira davantage d’emplois qu’elle ne saura en créer. Cette angoisse d’un chômage conséquent, d’un « chômage technologique » n’a d’égal que le récent débat public sur le revenu universel, qui pourrait dans cette optique, conforter l’être humain dans la sphère de l’oisiveté, tandis que la robotique sera, elle, cantonnée à l’ouvrage. Alors, la société humaine de demain, sera-t-elle une société du travail ou une société oisive ? (@latelier).

#Media

Google Newsgeist ou le Bilderberg de l’info. Le Newsgeist à Copenhague le week-end dernier, c’était un peu le Bilderberg de l’info ! Deux cent dirigeants européens et nord-américains de médias en ligne, têtes chercheuses numériques, universitaires, patrons de start-ups, réunis de manière informelle par Google pour plancher, échanger, cogiter, proposer des pistes afin de contribuer à préserver un journalisme de qualité. Avec deux règles simples : agenda libre fixé sur place par les participants (« unconference ») et application de la règle dite de « Chatham House » (les échanges peuvent être rendus publics mais sans être attribués). Autant vous dire que vous connaissez déjà les thèmes qui ont été évoqués au bord de la Baltique : fake news, confiance, rôle des plateformes, monétisation, data & personnalisation, chute de la pub, millenials, nouveaux formats, VR, bots, IA, etc… Comme à chaque heure, il fallait choisir entre 8 groupes de travail différents, difficile d’avoir une vue d’ensemble. (@metamedia).

#Numerique

Cyberattaques, big data, fakes news : l’envers de la révolution numérique. Tribune : Professeur émérite au Conservatoire National des Arts et Métiers, membre de l’Académie des sciences commerciales, Jean-Paul AIMETTI est aussi l’auteur de No Data, quelle liberté dans un monde numérique?, (éd. Descartes et Cie, 2017). Nul ne saurait remettre en question les retombées positives de la révolution numérique lorsqu’il s’agit d’améliorer notre santé, de maîtriser notre consommation d’énergie ou d’optimiser nos déplacements. En contrepartie, la dictature grandissante du numérique et du big data a des conséquences alarmantes dans au moins deux domaines. Première mauvaise nouvelle: les nouveaux moyens de communication numériques amplifient de façon phénoménale la puissance et le rayon d’action de prédateurs en tout genre, individus ou groupes mal intentionnés, cyber-escrocs et organisations rêvant de domination planétaire. Seconde mauvaise nouvelle: nos libertés de pensée et d’action sont restreintes chaque jour davantage. L’avalanche matinale de mails, les publicités intrusives, les interruptions incessantes de messages ou la recherche d’informations pertinentes dans le maquis des fakes news et des faux avis laissent de moins en moins de temps à la réflexion ou à la créativité et peuvent être un frein à la productivité des entreprises. (@FigaroVox).

#Transhumanisme

Les français, plutôt favorables à l’homme augmenté. Imaginez le monde, à horizon 2023, gouverné par un appareil étatique transhumaniste qui se sert des bio et nanotechnologies pour surveiller la population et assoir son pouvoir. Des hackers opposés à l’idée d’augmentation des capacités de l’homme par la technologie font le procès des transhumanistes. C’est le scénario proposé par plusieurs cabinets d’avocats lors du Procés du Transhumanisme qui s’est tenu le 22 juin dernier à et retransmis en Facebook live, suivi par près de 120.000 personnes. La question soulevée lors des débats était donc de savoir si le projet d’augmentation des capacités de l’homme par la technologie dessinait un futur souhaitable pour l’humanité. Car si l’homme a de tout temps voulu être Dieu, omniscient, omnipotent et surpuissant, le projet transhumaniste pourrait aussi dessiner, en l’état actuel des choses, un modèle de société mathématique et froid, laissant aux géants économiques, ceux-là mêmes qui inventent les technologies de demain, tout pouvoir sur nos vies et sur nos corps. Comme l’IA, la question du bio-hacking et de l’homme augmenté est une question sensible tant elle peut produire le meilleur et le pire. Pourtant, ce n’est que le meilleur que le public a retenu à la fin du procès puisque toutes les personnes présentes ont voté en faveur de l’homme augmenté. Alors, demain seront nous tous transhumain ? C’est en tout cas le souhait, selon un sondage Swiss Life, de 72% de la population française, pour qui le transhumanisme est une bonne chose. Espérons cependant qu’il parvienne à nous rendre plus humains. Car comme le disait très justement Franz Kafka, « Détruis-toi pour te connaître. Construis-toi pour te surprendre. L’important n’est pas d’être. Mais de devenir». (@latelier).

#ScienceFiction

L’enfant de Thérapie. En juin et juillet, Usbek & Rica publie quatre articles et deux nouvelles de science-fiction de la revue Visions solidaires pour demain, en vente en librairie depuis avril 2017. Éditée par la Fondation Cognacq-Jay, cette revue explore et réfléchit au futur de la solidarité sociale. Sa source, mise à jour chaque semaine, est une « base de connaissance pour l’invention sociale et solidaire », riche de nombreux sujets de réflexion et de reportages vidéo ou photo dans le monde entier : solidarum.org. Vincent Borel est l’auteur de huit romans, parmi lesquels Antoine et Isabelle 
et Richard W. (2010 et 2013, Sabine Wespieser Éditeur). Son tout dernier livre, Fraternels, sorti pour la rentrée littéraire de septembre 2016 chez le même éditeur, met en scène la fable d’un avenir proche dont la clé serait une solidarité entre tous les décalés du monde. (@usbeketrica).