17 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 17 février 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Edition
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République numérique : des précisions à apporter sur la diffusion en libre accès. Le texte de loi propose aux auteurs de mettre leurs recherches en libre accès avec deux contraintes : un délai de 6 mois doit être respecté pour les sciences, techniques, et la médecine. Pour les sciences humaines et sociales, on bascule sur une période de 12 mois. Si l’on attend aujourd’hui le décret d’application de la loi, plus rien ne devrait bouger dans les textes. (@actualitte). https://c1.staticflickr.com/5/4060/4291413264_137620e540_o.jpg Photo : Hartwig HKD, CC BY ND 2.0

#Piratage

Des cyberattaques d’un nouveau genre sur les distributeurs de billets. A ce jour, une dizaine de distributeurs de billets auraient été touchés en France, ce qui en ferait le second pays le plus visé, derrière les Etats-Unis. L’entreprise de cybersécurité Kaspersky vient de publier une étude alarmiste, repérée par le site 01net, qui pointe du doigt l’émergence d’un nouveau type d’attaque informatique, détectée fin 2016. Le malware [logiciel malveillant] mis en cause est particulièrement discret puisqu’il ne s’inscrit pas sur le disque dur du distributeur, affirme Kaspersky, mais il s’insère dans la mémoire vive, sans donc laisser de trace. « Les auteurs des attaques restent dans la machine juste assez longtemps pour y collecter des informations, avant que leurs traces ne soient effacées du système au premier redémarrage », résume Kaspersky. (@LExpress).

#MediaSocial

Twitter ou la malédiction du média socialTwitter n’avait pas vraiment besoin de ça. La société californienne, à l’histoire déjà agitée, subit actuellement un « double effet Trump ». Positif, d’abord : la communication inédite du président américain a offert une exposition et une notoriété mondiale quotidienne à la plate-forme, bien au-delà de ses 319 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Cela tombe bien : c’est justement l’une des priorités de Twitter, qui se voit comme un média d’un genre nouveau, devant être jugé sur son audience plus que sur son utilisation par ses membres. Mais l’omniprésence du président américain , qui a même tressé des louanges à Twitter, parlant d’un « moyen moderne et extraordinaire de communication », n’a pas que des points positifs. Les analystes commencent à s’interroger sérieusement sur les effets néfastes de cette association. « Les annonceurs n’ont pas forcément envie d’être associés à cette plate-forme, a ainsi expliqué Richard Kramer, d’Arete Research, suite à la publication des résultats annuels de la société. Pouvez-vous imaginer, par exemple, Nordstrom acheter une campagne sur Twitter, puis découvrir un tweet incendiaire de Trump à leur sujet ? » Une référence au tweet vengeur du président américain envers la chaîne de magasins, coupable d’avoir mis un terme au contrat qui la liait avec la marque de prêt-à-porter de sa fille Ivanka. A lire aussi : Twitter dépassé en Bourse par son concurrent chinois Weibo  (@LesEchos).

Le YouTubeur star PewDiePie perd un contrat en or avec Disney pour antisémitismePewDiePie est abonné aux polémiques. Mais la dernière en date lui coûte particulièrement cher. Le YouTubeur le plus populaire au monde, suivi par 53 millions de personnes, vient de perdre son contrat avec Disney. En cause : des vidéos à caractère antisémite publiées sur sa page ces derniers mois. En janvier, Felix Kjellberg de son vrai nom a par exemple payé des Indiens pour présenter à l’écran une banderole « mort aux juifs ». Sa façon à lui de tester le site Fiverr, plate-forme permettant de rémunérer des personnes cinq dollars pour effectuer de petites tâches. Depuis le mois d’août, PewDiePie a publié pas moins de neuf vidéos comportant des références au nazisme ou des blagues antisémites, a recensé le Wall Street Journal. (@LesEchos).

#StartUp

Les candidats à la présidentielle sont-ils innovants ? C’est devenu une habitude. Avant chaque élection présidentielle, think tank et associations diverses et variées publient des études et des recommandations à l’attention des candidats. Au sein du Comité Richelieu, réseau français rassemblant 300 membres et 4000 entreprises d’innovation et de croissance, cette « to-do list » prend la forme d’un Livre Blanc de 71 pages. Après 2007 et 2012, l’édition 2017 rassemble 15 propositions censées doper les start-up et les PME innovantes. Depuis plus d’une décennie, ce réseau tente de faire grandir les entreprises innovantes tricolores pour qu’elles deviennent les fameux « Google français » dont rêvent bon nombre de candidats. Seulement, pour y parvenir, « les entreprises manquent de fonds propres », plaide le Comité Richelieu qui ne cesse de réclamer un « Small Business Act » à la française, en réservant « une part des marchés publics aux PME innovantes » et de plaider pour « un investissement direct [des particuliers] dans les entreprises de croissance ». (@LExpress).

#Entreprise

Après les cyberattaques, un rachat au rabais se profile pour Yahoo! Yahoo! est-il en train de revoir ses ambitions à la baisse ? En discussion depuis l’été dernier, Verizon Communications se rapprocherait d’un accord avec l’entreprise de Marissa Mayer afin de lui racheter ses activités de publicité en ligne et ses plateformes internet comme Yahoo Mail et Yahoo News. Le géant des télécoms négocierait un rabais entre 250 et 350 millions de dollars, rapporte Bloomberg, par rapport au montant initialement fixé à 4,83 milliards de dollars (4,56 milliards d’euros). Le compromis, qui pourrait être annoncé dès cette semaine, prévoit que les deux entreprises partageront le fardeau financier d’éventuelles poursuites juridiques liées aux cyberattaques subies par Yahoo!, rapporte à Reuters une source anonyme. (@latribune).

#Emploi

Facebook s’attaque au juteux marché de l’emploi. Les sites emploi américains – et français ont peut-être du souci à se faire. Facebook a confirmé le lancement d’un service d’offres d’emploi pour les recruteurs et les candidats, à la manière de ce que font déjà des poids lourds du secteur, mais avec les fonctionnalités du réseaux social. Facebook possédait déjà une page «Jobs», mais sur un marché estimé à 4 milliards de dollars en 2016, rien qu’aux Etats-Unis d’après des chiffres Ibis Wolrd, l’idée est de maximiser son offre. Le potentiel de lier réseau social et offres d’emplois a été identifié depuis plusieurs années. LinkedIn, Glassdoor, et Indeed s’affrontent aux Etats-Unis, rivalisant sur les dernières fonctionnalités à proposer aux utilisateurs et aux recruteurs. En France, une fois lancé dans l’Hexagone, Facebook pourrait venir bousculer Figaro Classifieds, RegionJobs, et Monster (Randstad). Sur le marché du recrutement en ligne, la filiale du groupe Figaro, qui vient de reprendre Viadeo, va s’appuyer sur  ses « 15 000 recruteurs » et sur ses synergies avec Cadremploi (4,8 millions de visite) et KelJob (2,5 millions de visites, OJD, 2014 et Xiti 2015). (@frenchweb). A lire aussi : Recherche d’emploi: Facebook s’attaque à LinkedIn (@LExpress).

#Travail

Le télétravail peut nuire à la santé. Dans un rapport consacré aux effets du travail à distance, l’organisation internationale dresse un tableau contrasté du recours aux outils mobiles professionnels hors de l’entreprise. Si le gain de temps est réel, le risque de stress l’est tout autant. L’excès de télétravail peut être dangereux. Voilà les conclusions de l’étude réalisée par l’Organisation internationale du travail (OIT, un organe de l’ONU) et l’agence européenne Eurofound et publiée le 15 février. Si la pratique a des vertus réelles comme le gain de temps, elle peut aussi entraîner des dérèglements et gêner la santé des travailleurs. C’est ce que démontrent les auteurs de ce document de 80 pages, qui s’appuient sur des recherches menées dans 15 pays* dont 10 membres de l’Union européenne. (@Lentreprise).

#Media

La défiance à l’égard des médias est-elle justifiée ? Les chiffres sont formels : les Français font peu et de moins en moins confiance aux journalistes. Accusés par les uns de faire l’actualité puis cloués au pilori par les autres pour ne pas avoir su l’anticiper, dénoncés pour leur dépendance au pouvoir politique et vilipendés pour leur acharnement lorsqu’un scandale éclate, taxés d’élitisme puis critiqués pour leur populisme, jugés hors-sol puis méprisés pour être incapables de prendre de la hauteur, soumis à la dictature du direct et trop lents à réagir, les médias seraient responsables du succès de Trump, du triomphe du Brexit, du dégoût des Français pour la politique et de la future victoire de Le Pen. Concurrencés par les réseaux sociaux et dilués dans la multiplication des supports de diffusion, les journalistes sont au centre des critiques en cette année électorale sous tension. (@franceculture).

#intelligenceArtificielle

Demain, des robots comme conseillers financiers ?  Grâce à l’intelligence artificielle, chez votre assureur ou votre banquier, le conseiller qui répondra à votre sms ou à votre coup de téléphone pourrait bien être demain…. un robot. Vous pourrez avec lui décider de placer les liquidités qui dorment sur votre compte, de modifier un contrat d’assurance, ou encore, «comme cela existe déjà en Australie, de moduler les mensualités de votre prêt immobilier» explique Laurent Bertin, directeur exécutif chez Accenture. Capable de connaître l’historique de vos placements, votre dossier d’assurance ou votre profil d’investisseur, et d’effectuer en conséquence certaines opérations, ce robot «coach financier» répondra à vos questions, par sms, par mail ou même au téléphone, d’une voix un peu métallique quand même, et exécutera vos ordres 24 heures sur 24. (@Figaro_Economie).

À quoi rêvent les algorithmes ? Nos vies à l’heure des big data. Ils font aujourd’hui partie de notre quotidien. Les algorithmes trient, confrontent, croisent et analysent nos données sans même que nous nous en rendions compte. Leur discrétion inquiète d’autant plus que, les contours des algorithmes sont encore flous. Dominique Cardon, auteur de l’ouvrage À quoi rêvent les algorithmes, démystifie ces programmes de calcul qui peuvent aussi faciliter nos vies. « Comme une recette de cuisine, un algorithme est une série d’instructions permettant d’obtenir un résultat. À très grande vitesse, il opère un ensemble de calcul à partir des gigantesques masses de données (le « big data »). Il hiérarchise l’information, devine ce qui nous intéresse, sélectionne les biens que nous préférons et s’efforce de nous suppléer dans de nombreuses tâches. Nous fabriquons ces calculateurs mais en retour, ils nous construisent. » Les algorithmes sont partout : dans nos achats, nos déplacements, dans nos démarches de recherche d’emploi, de formation professionnelle. (@Contrepoints).

#inFaux

L’Indonésie est noyée dans les « fake news ». Ahok était pourtant donné comme grand favori de cette élection. Il a toujours bénéficié d’une grande popularité pendant son mandat, alors même qu’il est issu de deux minorités – chrétienne (10 % de la population) et chinoise (2 %) – dans le plus grand pays musulman au monde (90 % de la population). La situation actuelle ne s’explique pas seulement par des raisons religieuses ou politiques, comme la proximité d’Ahok avec le président Joko Widodo ou la campagne menée par son adversaire musulman à Djakarta, Agus Yudhoyono. Elle doit aussi être comprise comme la conséquence de l’explosion de fausses informations et de canulars circulant sur les réseaux sociaux indonésiens depuis quelques mois. Depuis qu’elle est apparue dans les derniers mois de la campagne américaine, l’expression « fake news » a fini par englober tellement de significations qu’elle ne veut plus dire grand-chose. Des politiques l’utilisent pour discréditer les médias avec qui ils ne sont pas d’accord, des Etats passent des accords avec Facebook pour « les chasser ». Elle est « appliquée aussi bien à de vrais articles erronés qu’à de faux articles devenus vrais, dans un flou sémantique généralisé ». (@Big_Browser).