14 Août

Quand l’envie de courir en montagne te prend

©EG / France 3 Ocitanie

©EG / France 3 Ocitanie

Tu as envie de te mettre à l’épreuve et le besoin de diversifier tes sensations autres que celles de la rando et ou du footing. On a testé la rando – course à pieds. Direction l’Andorre et un circuit autour du pic et du lac de Montmalus, un itinéraire sans surprise déjà réalisé l’hiver en ski de randonnée. Mais pourquoi ce besoin soudain d’explorer les Pyrénées autrement ?  Début d’explications.

Circuit du Montmalus au départ de la station de Grau Roig (Andorre) ©EG

Circuit du Montmalus au départ de la station de Grau Roig (Andorre)
©EG

Tu te dis que les autres y arrivent et ont l’air d’aimer, alors, pourquoi pas toi. L’engouement pour les trails explose à tel point qu’il est « presque » devenu difficile de s’inscrire à une compétition. Alors sans se prendre pour un athlète de haut niveau, et avec un tout petit peu d’entraînement, on ose se lancer. A cette étape, tu ne sais pas encore combien tu vas en baver !

Ne pas oublier d'admirer la vue. ©EG

Ne pas oublier d’admirer la vue.
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Tu te rends vite compte de tes limites physiques. La course en montagne a peu de point commun avec le footing en plaine. Le dénivelé et l’altitude calment tout de suite tes ambitions. Souffle court, cœur au bord de l’implosion et mollets en feu, malgré toute la force de ton mental (quand tu en as), la montagne te met vite au diapason.

Forte pente dès le départ. On est tout de suite dans le rouge ©EG

Forte pente dès le départ. On est tout de suite dans le rouge ©EG

Tu profites du paysage quand tu peux te permettre de ne pas regarder où tu dois poser les pieds. Impossible d’avancer sans regarder le chemin. Pierres, trous, pentes sont autant de pièges pour les chevilles et les genoux. Mais à courir en montagne autant profiter du paysage. Alors débutant ou pas, les pauses s’imposent pour se remplir des beaux paysages et de ses jeux de lumière uniques.

Le chemin ici bien tracé et facile est bien souvent escarpé surtout à l'approche des cols et vers les sommets. ©EG

Le chemin ici bien tracé et facile est bien souvent escarpé surtout à l’approche des cols et vers les sommets.
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Tu sais que tu vas faire du bien à tes poumons, certes, mais surtout à ta tête. Loin de la circulation, tu peux enfin enlever le casque de tes oreilles pour écouter le vrai bruit de la nature. Et ainsi te reconnecter avec un environnement naturel pur et brut et retrouver un sens à courir et plus encore.

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Moi, contente d’être au sommet mais loin d’être au bout de mes peines. ©EG

Tu vas de surprise en surprise. Chaque sortie est unique, en fonction de la saison, de la météo. Chaque course apporte sa part de nouveauté. Et tu trouveras même la plage de sable fin paradisiaque et l’eau limpide que l’on te fait miroiter dans les catalogues de vacances pour les Caraïbes.

Petite récompense après une heure et demi de course, plonger les pieds dans l'eau glacée. ©EG

Petite récompense après une heure et demi de course, plonger les pieds dans l’eau glacée.
©EG

Tu te sens léger et libre. Au placard les lourdes et rigides chaussures de montagne et le sac de 15kg. Tu pars léger et « court vêtu » pour une course rapide. Et là, tu remercies Kilian Jornet d’avoir révolutionné la façon dont tu peux aborder la montagne.

Si ta première tentative côté plaisir et expérience sportive est réussie. Tu seras volontaire pour renouveler l’expérience tout en restant lucide sur tes ambitions. Car ce qui compte c’est avant tout de courir pour te faire plaisir et non de courir pour courir après… on ne sait quoi.

12 Juil

Un guide de randonnées pour tout comprendre de la géologie des Pyrénées

©France 3 Occitanie

©France 3 Occitanie

Des géologues de la région viennent de sortir un guide  qui permet de comprendre la formation des Pyrénées. Il les présentent sous forme de randonnées dans des coins des Hautes-Pyrénées qui permettent aussi un voyage dans le temps jusqu’au primaire, il y a 300 millions d’années.

Pour comprendre la formation des Pyrénées, il ne faut pas forcément marcher des heures. Parfois il suffit de s’éloigner de quelques mètres du bitume et savoir regarder à ses pieds.
Dans la station de ski de Gavarnie, sous la ligne haute tension, sur le liapaz du plateau de Saint André le randonneur peut faire de drôles de découvertes. Le livre s’intéresse aussi à la faune et à l’économie des Pyrénées contemporaines où le tourisme compte beaucoup.


Un guide pour comprendre la formation des Pyrénées

Le guide géologique des Hautes-Pyrénées d’Alain Péré, Yves Hervouët et Dominique Rossier propose 10 itinéraires de randonnée pour découvrir les différents environnements : le Massif du Pibeste, le cirque de Gavarnie, la brèche de Roland, Cauterets, les anciennes mines d’Estaing accompagnés de  10 fiches découvertes pour apprécier les spécificités régionales : les tourbières d’altitude, la flore, le pastoralisme, le thermalisme, les séismes en Bigorre.

En 10 randonnées accessibles à tous le Guide Géologique des Hautes Pyrénées permet de saisir l’histoire des Pyrénées et fonctionne comme une machine à atteindre les temps immémoriaux.

10 Juil

Un quatrième refuge gardé en Andorre pour faire le tour du pays

Le nouveau refuge gardé d'Illa ©GrandValira

Le nouveau refuge gardé d’Illa
©GrandValira

Un nouveau refuge gardé vient d’être inauguré dans les Pyrénées andorranes. Situé dans la vallée de Madriu-Perafita-Claror, l’ancien bâtiment du refuge d’Illa a été entièrement rénové grâce à d’importants travaux. Il est désormais le 4ème refuge gardé du plus petit pays pyrénéen.

Désormais 50 randonneurs peuvent être accueillis dans ce refuge situé à 2 488 mètres d’altitude, dans la paroisse d’Encamp.  Il compte aujourd’hui 6 chambres pouvant accueillir 8 personnes.
Pour rénover l’ancien bâtiment, le bois a été choisi. L’installation de panneaux photovoltaïques le rend énergétiquement indépendant et il bénéficie d’un système spécial pour le recyclage des eaux usées. Le montant des travaux est évalué à 1,7M d’euros.

L’ouverture gardée de ce nouveau refuge permet aux randonneurs d’envisager le tour de l’Andorre de façon plus confortable. 92km et 6449 de dénivelé sur un chemin de haute montagne qui relie les refuges de Comapedrosa, Sorteny, Incles et vallée de Madriu (classée au patrimoine mondial de l’Unesco).

Pour en savoir plus sur le refuge d’Illa et réserver en ligne.

 

 

27 Juin

Pyrénées : la randonnée, une pratique de plus en plus tendance

MaxPPP / Gaétan Bally

MaxPPP / Gaétan Bally

Se couper du monde, vivre hors du temps, éprouver l’effort d’un plaisir simple : la randonnée est une tendance. Plus de 18 millions de Français pratiquent la marche à pieds, et avec eux, c’est tout un secteur de l’économie qui se met en marche. Un feuilleton signé Marc Raturat et Elise Laperdrix.

Banyuls dans les Pyrénées-Orientales. Départ depuis Banyuls sur le sentier du GR10. Le chemin de grande randonnée qui traverse d’est en ouest le massif sur lequel se croisent des milliers de randonneurs à la belle saison.

Col de Pailhères dans l’Ariège. Courir en montagne a longtemps été considéré comme sacrilège. Le montagnard devait avoir un pas mesuré pour marcher longtemps, ne pas se blesser…
Depuis une petite dizaine d’années le randonneur traditionnel voit apparaître une nouvelle sorte de montagnard, le Trailer, le coureur de montagne en français qui le laisse dubitatif.

Tourneboup. Lac Dets Coubouts dans les Hautes-Pyrénées. Le Col du Tourmalet a gagné sa réputation grâce au tour de France, mais la montagne ne se résume pas à la seule route.
Perpendiculaire au col, la vallée de Lagaubie a su préserver un aspect glaciaire.

Col du Portet-Etang de l’Oule dans les Hautes-Pyrénées. A cet endroit le GR ressemble à une allée de parc. Plat, peu de dénivelé, ni de trop gros caillou.
Cette portion dessinée dans les estives rejoint en 2km le lac de l’Oule.
La Fédération de la Randonnées Pédestre en a la charge.

22 Juin

Les questions (pas si bêtes) que vous vous posez avant de partir en randonnée pour la première fois

Comme toute chose nouvelle, faire sa première randonnée en montagne et de préférence dans les Pyrénées, ne s’improvise pas. Vêtements, parcours, météo, nourriture sont autant de sujets pour lesquels il est indispensable de se renseigner. On fait le point.

Comment choisir ses chaussures ?

Des chaussures à votre pied

Sans chaussures, pas de randonnée possible. C’est le matériel indispensable sur lequel il faut porter toute son attention. On déconseille les chaussures neuves sorties de la boîte sans jamais avoir été essayées pour un premier départ. Prenez le temps de les tester pas nécessairement sur terrains accidentés. Si les nouveaux matériaux ont progressé, certains modèles trop rigides et certains pieds plus fragiles souffrent encore d’ ampoules et divers bobos. Une entrée en matière décourageante pour des premiers essais de marche en montagne. Faites-vous aider pour votre premier achat, il en existe pour tous les niveaux et toutes les ambitions.

Quels sont les vêtements dont on ne peut pas se passer ?

Des vêtements choisis en fonction de la saison

Sans pour autant se ruiner avec l’achat de vêtement très techniques, il faut est préférable de partir avec des affaires adaptées à l’effort physique. Un tee-shirt respirant, une laine polaire, un pantalon léger et dans lequel on est confortable. Un vêtement pour se protéger du vent et de la pluie. En montagne le temps change rapidement et il faut pouvoir se protéger rapidement. Dans le sac, on laisse une paire de gants et un bonnet. En altitude, il fait vite froid. Le thermomètre perd 1°C environ tous les 100m d’altitude. De la même manière, il faut toujours avoir avec soi des lunettes, un chapeau et une crème solaire.
Le sac à dos doit être adapté à votre morphologie. Inutile de prendre trop grand au risque de le charger et de caler en cours de randonnée, épuisé par le poids du sac-à-dos.

Comment choisir son parcours ?

Un parcours à votre portée

Il ne faut pas croire que la montagne plus c’est haut plus c’est beau. Et l’envie de grimper jusqu’au sommet donne des ailes. Pour la première fois, il vous faudra peut-être modérer vos envies. Se lancer dans l’ascension d’un sommet même de moyenne altitude peut vite se révéler au-dessus de vos limites. C’est aussi le cas des animaux domestiques qui vous accompagnent en sortie. L’objectif est de se faire plaisir, pas d' »en baver » au point de ne plus vouloir recommencer. Alors renseignez-vous sur le parcours. Le nombre de mètre de dénivelé permet d’établir le niveau de difficulté. On compte 300 m/heure pour un randonneur moyen (non débutant). Quand les distances à parcourir sont importantes, il faut pondérer la montée avec le dénivelé.

Comment consulter la bonne météo ?

La météo à évaluer avant le départ

Premier réflexe à avoir pour préparer sa sortie, consulter le bulletin montagne de Météo France sur le site ou par téléphone 08 99 71 02 XX. Les deux chiffres sont ceux du département dans lequel vous comptez randonner. La précision est importante car d’un bout à l’autre du massif des Pyrénées, les conditions météorologiques peuvent être radicalement différentes.
Si la météo est mauvaise (pluie, orage, neige) autant renoncer tout de suite à la randonnée et la programmer ultérieurement. S’il y a bien des éléments contre lesquels on ne peut lutter ce sont ceux-là. Pour un randonneur débutant, il s’agit tout simplement de bon sens. Déraisonnable de se mettre dans une situation galère dès son premier essai.

Alimentation, de quoi ai-je besoin ?

De l’eau et de la nourriture pour la balade et un tout petit peu plus

Qui dit effort, dit carburant. En montagne, les besoins en calorie augmentent avec la difficulté de la course et les conditions météo. S’il fait froid, l’organisme est mis à rude épreuve et prendre le temps de bien se nourrir est indispensable. Quand il fait chaud et avec la montée en altitude, les besoins en eau croissent. Pour que les muscles fonctionnent normalement, il ne faut pas être déshydraté. De l’eau dans des bouteilles plastiques, des encas énergétiques et un pique-nique pour les sorties à la journée sont suffisants. Choisissez des emballages légers et surtout pensez à les ramener dans la vallée. Et gardez quelques réserves au cas où la promenade durerait plus longtemps que prévu.

 

Parmi les autres précautions, prévenez vos proches de votre destination. Si vous avez les genoux fragiles, des bâtons vous aideront dans les descentes. Et prenez votre téléphone portable, il peut être d’un grand secours pour alerter. Et aussi faire quelques photos souvenirs.

 

18 Août

Deux randonneurs britanniques secourus après 5 jours d’errance sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. De Saint-Jean Pied de Port à Roncevaux. ©MaxPPP

Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. De Saint-Jean Pied de Port à Roncevaux.
©MaxPPP

Deux randonneurs britanniques engagés sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ont été retrouvés par les secouristes espagnols après avoir perdu leur chemin. Après 5 jours d’errance, ils étaient affamés et déshydratés.

Deux randonneurs britanniques ont été sauvés par les secouristes espagnols alors qu’ils étaient perdus depuis 5 jours sur le célèbre chemin de Saint-Jacques de Compostelle dans les Pyrénées. Ils étaient déshydratés et affamés. Ils ont survécu en buvant l’eau potable dans des auges des animaux qu’ils ont trouvé sur le parcours, rapporte le site d’information Dailymail.

Les sauveteurs les ont repéré lors d’un survol de la zone en hélicoptère. Ils ont aperçu une croix qu’ils avaient faite avec des vêtements de couleurs vives sur le flanc de la montagne sur le côté français de la frontière près de Valcarlos, Espagne, autour de 18 heures mardi 16 août. En raison du terrain escarpé, c’est un véhicule 4×4 qui s’est finalement rendu sur les lieux pour les évacuer.

Les deux Anglais avaient quitté la ville frontalière française de Saint Jean Pied de Port, le vendredi après-midi. Ils comptaient rallier Roncevaux en Espagne soit environ 20km de sentier puis se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice par le chemin emprunté chaque année par des milliers de pèlerins.

21 Juil

Troumouse et Estaubé : deux cirques glaciaires faciles d’accès

Cirque de Troumouse, Hautes-Pyrénées. le plus grand cirque des Pyrénées ©MaxPPP

Cirque de Troumouse, Hautes-Pyrénées. le plus grand cirque des Pyrénées
©MaxPPP

A quelques kilomètres du cirque de Gavanie, se trouvent deux autres cirques glaciaires, tout aussi impressionnants et beaux. Le cirque de Troumouse est le plus grand des Pyrénées et d’Europe. Le cirque d’Estaubé, plus petit, est reconnu pour son activité pastorale dans les Hautes-Pyrénées.

Troumouse et Estaubé sont moins connus du grand public que le cirque de Gavarnie. Pourtant, ils n’en sont pas moins intéressants pour les randonneurs : une approche facile et moins de touristes. Troumouse impressionne par sa taille. Ses barres rocheuses entourent le cirque de 4km de diamètre. Il est dominé par l’un des plus hauts sommets des Pyrénées : le pic de la Munia (3133m d’altitude). Le cirque d’Estaubé est le plus petit des trois cirques, mais c’est incontestablement le  plus sauvage. On y trouve notamment des traces anciennes laissées par les bergers et des edelweiss à foison.

Visites à 1800m en compagnie du journaliste Patrice Teisseire-Dufour. Un reportage de Marc Raturat et Olivier Denoun.


Promenade dans les cirques de Troumouse et d’Estaubé

12 Juil

Les 14 commandements pour réussir sa randonnée dans les Pyrénées

©manuel | MC

©manuel | MC

C’est le moment de sortir le sac à dos et les chaussures de montagne du placard. La saison de la randonnée est ouverte. Afin de bien se préparer, le site internet reussirmarandonnee.fr, recense point par point  tout ce qu’il faut anticiper en terme de matériel et les comportements à adopter pour une balade en toute sécurité. Ce sont 14 commandements dont voici l’essentiel.

On ne part pas en montagne sans un minimum de préparation même la « montagne à vache », l’appellation commune des parcours peu sportifs réservés aux familles.

1- La météo, tu surveilleras

Essentiel. Toute randonnée n’est envisageable que si le temps est adapté. En été, les phénomènes à observer sont les orages. Ils sont fréquents et se développent vite en altitude. La foudre est un réel danger pour les promeneurs. Le vent pose aussi un problème lorsqu’il est violent, ce qui est assez commun lorsque l’on approche des crêtes. Et enfin, la neige. Car oui, il y en a encore en montagne. Les névés sont des sources fréquentes de chutes qui ne se terminent pas toujours très bien. Cette année particulièrement, les plaques de neige sont nombreuses en début de saison estivale.

2- Le parcours, tu étudieras sur la carte

Une carte tu prendras et tu t’entraîneras à lire. Chaque couleur a un sens. Une carte IGN place toujours le nord en haut de la carte. Bref, un petit apprentissage à réaliser avant de prendre le départ. Quand on est perdu, même si on a une carte, c’est trop tard.

3- Du niveau des membres du groupe, tu tiendras compte

Il est primordial d’adapter son choix de promenade à son niveau d’entraînement. Pour la première sortie de l’année éviter de faire l’un des 212 3000 que comptent les Pyrénées. Si vous partez à plusieurs. Il faut s’adapter au niveau du membre le plus faible. Outre la distance, s’est surtout le dénivelé qu’il faut regarder. Au delà de 1000m dans la journée, il faut déjà avoir un certain entraînement.
4 catégories sont décrites, elles te permettront d’évaluer les marcheurs.

4- Le fond du sac, tu vérifieras

S’il est important de ne pas trop se charger, il reste indispensable de prendre l’indispensable. C’est ce que l’on appelle le fond de sac. Composé pour l’essentiel de la trousse de secours, du téléphone portable chargé, de la couverture de survie, des cartes ou topos correspondant à votre randonnée, d’une casquette ou d’un bob, de lunettes de soleil, de crème solaire, d’un sifflet : utile pour alerter les secours; d’eau et de  nourriture en quantité suffisante mais pas trop. Et aussi d’un vêtement pour la pluie, de gants et d’un bonnet, même en été les températures peuvent brutalement chuter, d’un sac poubelle pour ramener les déchets qui sera utile pour garder les affaires au sec en cas de pluie. Plus un sac est grand plus on tendance à la charger…

5- Jamais seul, tu ne partiras

Faire de la randonnée n’est pas sans danger. La moindre chute se transformer en drame. Un coéquipier est donc indispensable. Et même accompagné, il est important de prévenir votre entourage de votre destination. Ils seront à même de contacter les secours si vous ne rentrez pas dans les temps.

6- Aux enfants, tu t’adapteras

Partir en montagne avec des enfants se prépare. En plus d’un itinéraire adapté à leur niveau et à leur âge, on est vigilent sur leurs chaussures qui doivent être de vraies chaussures de randonnée. Les tout petits seront portés. Là encore, il faudra être attentif à leur installation et aux protections contre le soleil et le froid.

7- L’alerte, tu sauras donner en cas d’accident

Un seul numéro à retenir : le 112. En montagne le réseau n’est pas égal, donc il n’est pas toujours facile de téléphoner. Si un refuge est à proximité, ne pas hésiter à s’y rendre. Quand l’hélicoptère approche le signe conventionnel pour demander de l’aide est le Y fait avec les bras en l’air. En attendant leur arrivée, il faut protéger les randonneurs à commencer par soi-même et donner les premiers secours. Se faire aider si vous n’êtes pas seul.

8- Partir tôt, tu t’obligeras

Plus on donne le top départ de la balade tardivement plus on voit les risques de changement de la météo augmenter. En effet, pendant la période estivale, les risque d’orages est non négligeable. La plupart du temps, ils éclatent dans l’après-midi et en soirée. Cela permet aussi, de partir « à la fraîche », de se laisser de la marge en cas de prolongation forcée de la randonnée..

9- Le chemin, tu suivras

Plusieurs raisons à signaler pour ce commandement essentiel. Votre sécurité bien sûr. Le chemin est toujours l’itinéraire le plus sûr. Son parcours est adapté graduellement à l’effort physique. Et puis, c’est respecter la biodiversité de la nature en ne la dégradant pas en marchant hors sentier.

10- La nature, tu respecteras

Rester propre et discret. Propre en ramenant vos déchets et en ne laissant rien sur place, même de la nourriture pour les animaux. Respectueux des animaux et des plantes. On ne cueille pas, on ne s’approche pas des animaux, on les dérange le moins possible…

11- De l’eau, tu boiras

Avant et tout au long de l’effort tu penseras à t’hydrater et à manger. Les règles de nutrition restent les mêmes que celles des autres sports d’endurance. Privilégiez la veille au soir un repas à base de sucres lents, ne pas boire d’alcool. Puis pendant, la promenade manger et boire régulièrement en petite quantité.

12- Tes déchets, tu ramèneras

Tu n’aimes pas voir les détritus des autres randonneurs, donc tu ne fais pas la même chose. La montagne est un espace de liberté sauvage qu’il faut respecter pour qu’il reste une destination nature propre. Donc, ton passage doit être invisible. A commencer par les restes de tes encas.

13- Les animaux, tu ne nourriras pas

Ils n’ont pas besoin de toi. Toute l’année, ils se débrouillent tout seul. Par ailleurs, ce que tu pourrais leur laisser risque d’être inadapté à leur besoin, tu pourrais donc les mettre en danger.

14- Le balisage, tu suivras

Il existe différents types de balisages. Ceux-ci te permettent de savoir où te te situe, comme ceux spécifiques du Parc National, d’autres de repérer ton chemin. Le plus connu d’entre eux est celui du GR10, le sentier qui traverse les Pyrénées de part en part. Il est constitué de deux barres de peinture une rouge et une blanche.

 

01 Juil

Randonneurs, soyez prudents pour traverser les névés

Partie sommitale du pic du Rhule ©Facebook refuge du Rhule

Partie sommitale du pic du Rhule
©Facebook refuge du Rhule

L’activité randonnée est en plein essor. Principalement en été où les marcheurs sont plus nombreux à arpenter les sentiers des Pyrénées. Mais cette année les conditions en montagne affichent un bon mois de retard, et donc la présence de névés plus conséquents à franchir. Adoptez-donc la bonne attitude pour limiter les risques de glissades et leurs conséquences.

Les été se suivent et ne se ressemblent pas surtout en montagne, où les conditions climatiques influent sur la faisabilité et la technicité d’une randonnée. Passer un névé, n’est pas forcément chose aisée et sans risque. Le matin, la neige est souvent gelée et le risque de chute non négligeable. Le franchissement de névés requiert quelques précautions. Certains d’entre eux peuvent se révéler infranchissables sans une connaissance technique suffisante et un matériel adapté. Si vous n’êtes pas sûr de vous, renoncez ou changez d’itinéraire.

Pour les plus courants, ceux que vous rencontrerez sur les sentiers à flanc de pente ou coincés dans des cheminées encaissées, ne vous y engagez pas si vous n’êtes pas équipés de chaussures de randonnée suffisamment rigides pour prendre appui avec l’ensemble de la semelle. Munissez vous de bâtons qui vous permettront de mieux vous équilibrer et enfin couvrez-vous. En effet, tomber et glisser sur la neige peut entraîner de graves brûlures.

Voici un aperçu des conditions d’enneigement avec les photos du refuge de la Brèche de Roland

Les crampons et le piolet peuvent être nécessaires pour franchir les derniers mètres des plus hauts sommets des Pyrénées au-dessus de 2700m, comme ci-dessous au Mont Perdu.

Mont Perdu, espagne ©Refuge de Goriz

Mont Perdu, espagne
©Refuge de Goriz

Enfin, les lacs d’altitude sont partiellement dégelés. Il est particulièrement imprudent de mettre un pied sur les plaques qui recouvrent leur surface. Elles sont fragilisées par les chaleurs estivales, peuvent céder à tout moment. Les lacs en plein dégel magnifient le paysage, contentez-vous de les admirer depuis la berge.

lac de Barroude au mois de juin ©Facebook Marie Ger

lac de Barroude au mois de juin
©Facebook Marie Ger

28 Juin

Les 4 maux du randonneur

©MaxPPP

©MaxPPP

Quelle est belle la montagne ! Certes mais pour en profiter en toute sérénité, voici quelques clés, souvent ignorées des listes de conseils publiées dans les guides de randonnée mais qui pourtant vous garantissent une promenade agréable.

Les ampoules

Aïe, aïe aïe. Impossible de prendre du plaisir avec les pieds en feu et l’envie pressante de se déchausser. Les ampoules, une véritable torture qu’il faut à tout prix éviter. Premier conseil de bon sens, ne jamais partir en longue randonnée avec des chaussures neuves. Elles ont besoin d’être « cassées » pour devenir votre meilleur allié. Pour ceux qui ont la peau délicate, acheter des chaussettes anti-ampoule, le résultat n’est pas garanti à 100% mais cela évite aux pieds de chauffer trop vite. Et munissez-vous de pansements spécifiques à poser avant le départ si vous savez où vont se situer les ampoules ou à la première sensation de brûlure. Sans ça vous n’irez pas loin.

Des chaussures inadaptées

Toujours, les pieds. Il faut dire qu’ils sont fortement mis à contribution. Ni trop grandes, ni trop petites, les chaussures sont LE matériel à choisir avec le plus d’attention. Faites confiance à vos sensations quand vous les achetez et prévoyez une demi pointure de plus pour les chaussettes, plus épaisses que celles des chaussures de ville. Pensez à l’espace nécessaire pour que vos petits orteils ne soient pas trop comprimés en descente. Ça fait très vite très mal. Inutile également de prendre trop grand. Vos appuis seront mauvais, inconfortables et le risque d’ampoules accru.

Un sac trop lourd

Quand vous le remplissez, une chose essentielle doit occuper votre esprit « vous allez devoir le porter ». Et là commence une autre histoire. On diminue de nombre de tee-shirt et une quantité trop importante de nourriture pour privilégier des vêtements fonctionnels respirants et légers. Des barres énergétiques adaptées, plutôt que le cake maison qui va arriver en miette. Bref on se renseigne et on met sur le dessus du sac ce dont on va se servir le plus souvent. En été, la casquette, la crème solaire et l’eau.
La bière on la boira une fois rentré. comme le dit l’adage « après l’effort, le réconfort ».

Le vêtement de pluie au fond du sac

En montagne, le temps change souvent parfois brutalement. Alors si vous avez le moindre doute sur la météo avant de partir, en cas de prévisions instables. L’habit pluie et vent doit se trouver à portée de main. Pas au fond du sac. Imaginez-vous sur une vire ou une pente glissante en train de déballer votre sac, pressé par la pluie d’orage. Vous risquez de perdre une partie du contenu de votre sac. Le mieux donc est d’anticiper.

Rassurez-vous, ces erreurs on les a toutes faîtes. Mais comme on aime partager, on préfère vous en faire part. Maintenant à vous de les prendre ou pas. Dans tous les cas, profitez bien des paysages somptueux et sauvages des Pyrénées. Et, on compte sur vous pour nous envoyer vos plus belles photos sur webtoulouse@francetv.fr.