11 Avr

Inquiétude au Parc national des Pyrénées en raison d’une importante mortalité des amphibiens

Cadavres d'amphibiens ©Parc National des Pyrénées

Cadavres d’amphibiens
©Parc National des Pyrénées

On ne connaît pas encore la cause de cette mortalité massive, mais l’inquiétude est de rigueur face à l’ampleur de l’hécatombe. Les gardes du parc National ont découvert des dizaines de cadavres d’amphibiens dans plusieurs laquets dans le Val d’Azun et à Gavarnie. Le Parc fait appel aux promeneurs pour les alerter.

Depuis quelques semaines de nombreux cadavres d’amphibiens (grenouilles) ont été retrouvés tout d’abord dans le Val d’Azun et désormais dans le secteur de Gavarnie par les gardes du parc national des Pyrénées. Une mortalité importante et subite pour laquelle deux hypothèses sont émises . Il pourrait s’agir soit :

  • d’ un accident d’hibernation dû à un changement très brusque de température (sorties de leur hibernation, les grenouilles ont été terrassées par un retour du froid rapide) ou
  • d’une épizootie foudroyante (pas de transmission à l’homme possible).

Une autopsie est en cours pour déterminer la cause.

Avis aux promeneurs pour donner l’alerte

Au cours de vos promenades, si vous découvrez plusieurs cadavres d’amphibiens (plusieurs dizaines), voici la procédure d’alerte :

  • Prendre une photo globale du site. Evitez de vous approcher trop près de la zone humide et de passer d’une zone humide à une autre afin de ne pas servir de vecteur pour la prolifération d’une éventuelle maladie (désinfection des chaussures conseillée).
  • Prendre contact avec le Parc national des Pyrénées  par mail jerome.lafitte@pyrenees-parcnational.fr
  • et renseigner l’observation sur le site : www.alerte-amphibien.fr

27 Mar

Pyrénées : les gypaètes barbus sous haute surveillance

Les gardes du parc National du parc des Pyrénées surveillent discrètement les gypaètes barbus. ©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Les gardes du parc National du parc des Pyrénées surveillent discrètement les gypaètes barbus.
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

S’il est le plus grand des vautours, le gypaète barbu n’en est pas moins très fragile. C’est pour cette raison, que les gardes du Parc National des Pyrénées, assurent sa surveillance dans la plus grande discrétion en évitant tout dérangement pendant la période de couvaison.

Le gypaète barbu est connu pour son régime alimentaire particulier, il casse les os avant de les ingérer. Cette année les quatorze couples qui vivent dans le Parc national des Pyrénées semblent en bonne voie pour apporter de nouveaux gypaétons. Douze d’entres eux couvent leur oeuf.

C’est la période de la couvaison, l’une des étapes à haut risque pour le développement de l’oisillon.
Les couples sont observés de loin à la jumelle par les agents du parc et les hélicoptères sont systématiquement interdits de vols dans environs immédiats des nids. Les parents dérangés n’hésitent pas à abandonner leur progéniture en cas de dérangement.

17 Nov

Le Parc National des Pyrénées préfère les mules au tracteur pour le débardage d’une parcelle de forêt près du cirque de Gavarnie

Les mules ©Stlvain Rollet

Les mules
©Sylvain Rollet, chargé de mission Eaux et forêts au Parc national des Pyrénées.

Afin préserver le sous-bois, le Parc National des Pyrénées a mené en collaboration avec l’Office National des forêts une opération d’afflouage, d’abbatage d’arbres. Le débardage de la parcelle située à proximité du cirque de Gavarnie a été effectué par deux mules.

Les mules se subtituent aisément au tracteur pour effectuer les opérations de débardage (transport des arbres abattus sur le lieu de coupe) quand il s’agit de zone difficile d’accès et de territoires protégés par la convention du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après une sélection minutieuse des arbres, réalisée à la fin de l’été par les agents de l’office national de la forêt (les arbres présentant des atouts de biodiversité (cavité par exemple) ont été préservés). Les autres ion été abattus. Les arbres coupés sont transportés depuis leu lieu de coupe jusqu’à la piste avec l’aide de deux mules Tartine et Loura, les mules de Julien Latapie.

Les impacts du débardage notamment aux abords de la piste qui mène au cirque de Gavarnie sont ainsi minimisés. Les bois seront ensuite récupérés par les affouagistes de Gavarnie.
Cette opération qui intervient dans le cadre de la Convention interrégionale du massif Pyrénées doit s’étaler sur deux ans pour un montant global de 3 400€.

Le reportage de Régis Cothias et Emmanuel Fillon :


Des mules pour préserver l’environnement dans le Parc National des Pyrénées

03 Nov

Hautes-Pyrénées : quand des militants de la « surfrider foundation » se mobilisent pour nettoyer la rivière Adour

©France 3 Midi-Pyrénées

©France 3 Midi-Pyrénées

Elle en avait besoin. La rivière Adour était polluée par toutes sortes de déchets transportés par les crues du gave de Pau. Des militants de la fondation surfrider se sont portés volontaires pour collecter puis trier des déchets sur 8 points différents du cours d’eau. 80% des détritus repêchés sont des plastiques.

Effets des crues du gave de Pau qui ont emporté des décharges qui se trouvaient près des berges, la rivière Adour était polluée par de nombreux détritus. Une dizaine de militants de la fondation surfrider Europe (association à but non lucratif, dont l’objectif est de protéger des lacs, des rivières, de l’océan, des vagues et du littoral), s’est engagé dans un grand chantier de nettoyage pour l’amélioration de la qualité de la rivière Adour, dans les Hautes-Pyrénées.

Régis Cothias et Marc Lasbarrères se sont rendus sur place lors de l’opération de nettoyage :


Des militants de surfrider foundation se mobilisent pour collecter les déchets de la rivière Adour

31 Mai

Opération ménage de printemps sur les pistes de ski

© A. Irosbehere Gourette 2015

© A. Irosbehere Gourette 2015

Chaque printemps, une fois la neige définitivement disparue des pistes de ski, le réseau N’PY organise une grande opération de nettoyage. L’événement baptisé « montagne propre » invite les volontaires, skieurs ou non, à venir enlever les différents déchets qui jonchent les pentes herbeuses. Ce sont des centaines de kilos de détritus qui ne viendront pas polluer la montagne.

C’est bien agréable de faire du ski, et encore plus de pouvoir se promener en montagne sans tomber tous les cinquante centimètres sur un bâton rouillé, un mégot de cigarettes, ou un emballage de barres chocolatées. Parce qu’en montagne aussi la nature doit être respectée et garder sa nature sauvage.

Pour enlever cette pollution, N’PY fait appel à un réseau d’associations spécialisées dans le sauvegarde de l’environnement et à la bonne volonté de bénévoles pour ramasser tout ce que les skieurs ont « oublié » de façon malencontreuse ou par manque de civisme sur les pistes.
Ceux qui salissent n’étant pas forcément ceux qui nettoient, les volontaires sont sollicités.

Deux journées sont organisées :

  • Le 18 juin à Peyragudes, Piau, Grand Tourmalet, Luz, Gourette, La Pierre Saint-Martin
  • Le 9 juillet à Cauterets

Ses journées alliant sortie en pleine nature et bonne action pour l’environnent rencontrent un franc succès. Il faut donc s’inscrire via internet car le nombre de places est limité.

Au niveau national en 2014, 7000 bénévoles avaient été mobilisés dans 130 stations différentes, pour 45 tonnes de déchets ramassés.

15 Sep

Au Grand Tourmalet, on protège le lézard de Bonnal

Lézard de Bonnal ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Lézard de Bonnal
©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Les travaux de la piste « panoramic » sont suspendus au Grand Tourmalet. Le lézard de Bonnal, un reptile pyrénéen et protégé, est installé sur les pentes de la future piste de ski. Avant d’y envoyer les pelleteuses, les spécimens sont capturés et déplacés quelques mètres plus loin.

Les skieurs devront attendre au moins une année supplémentaire avant de pouvoir profiter de la nouvelle piste « panoramic » du Grand Tourmalet. Le responsable de ce retard est le lézard de Bonnal, un petit reptile à la robe verte qui vit sur les pentes herbeuses du domaine skiable. Cette espèce est unique et elle vit dans les Pyrénées. Sous la pression des écologistes, les gestionnaires de la station ont préféré reporter le traçage de la piste.

Et en attendant, les spécimens sont  collectés et déplacés quelques mètres plus loin. Notre équipe Régis Cothias et Marc Lasbarrère étaient sur place pour assister à la capture. Diaporama.

Et reportage :

20 Mai

Il est encore temps de s’inscrire pour la journée montagne propre des stations du réseau N’Py

Affiche montagne propre N'Py 2015

Affiche montagne propre N’Py 2015

Tout est dit dans le titre de l’opération. Il s’agit de collecter les divers déchets qui ont été abandonnés en montagne pendant l’hiver. Une fois que la neige a disparu le spectacle est souvent désolant, déchets plastiques, divers gants et bâtons, cartons, mégots. Il y en a des tonnes. Deux journées sont organisées afin de les ramasser. 

Chaque année, N’Py, organise sur les stations de son réseau des journées « Montagne Propre ». Le samedi 20 juin  pour Peyragudes, Luz Ardiden, Piau Engaly, Gourette, le grand Tourmalet et La Pierre Saint-Martin et le le 29 août pour Cauterets – (attention, les inscriptions sont déjà closes pour Cauterets).

En organisant ces journées, les stations se mettent en conformité avec le label ISO 14001. Tout un chacun peut y contribuer le temps d’une journée en récupérant les déchets qui ont été abandonnés par les skieurs tout en se promenant sur les pentes. Pour que la montagne retrouve sa propreté. En 2013  près de 1800 bénévoles ont ramassé plus de 7,5 tonnes de déchets.

Comment se déroule la journée ?

Petit déjeuner ou café offert par la station, montée en télésiège en haut du domaine, nettoyage des pistes par petits groupes et pique nique offert par la station. Inscriptions obligatoire uniquement par internet sur www.n-py.com

Les domaines skiables N’PY participent à ces journées organisées en partenariat avec des associations qui œuvrent pour la protection de l’environnement – Mountain Riders, Fondation Quicksilver, Vacances Propres.

 

10 Mar

La commission européenne place le desman des Pyrénées sous haute protection

Desman des Pyrénées ©David Perez

Desman des Pyrénées ©David Perez

Le desman des Pyrénées, espèce endémique et très fragile, fait l’objet d’un programme de protection spécifique du programme européen Life +. Son objectif, mieux protéger cette espèce peu connue et très vulnérable.

L’habitat du desman des Pyrénées, un petit mammifère semi-aquatique doté d’une petite trompe, « est menacé », ont alerté mardi à Toulouse des scientifiques en présentant une aide du programme européen Life+, pour protéger cette espèce peu connue.

« L’enjeu de conservation est important, il faut agir vite », a alerté Mélanie Némoz, animatrice de Life + Desman, un nouveau plan quinquennal, qui succède au plan national d’action (PNA) en place depuis 2010.

Cet animal d’aspect étrange, mélange de rat et de fourmilier, est présent dans les rivières pyrénéennes et au nord-ouest de la péninsule ibérique. « On connaît très peu de choses sur ce mammifère semi-aquatique et insectivore », a reconnu Frédéric Blanc, chargé de mission du programme Life+ Desman.
Le Galemys pyrenaicus, ou rat-trompette, n’a été décrit qu’en 1811 par le naturaliste Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, une découverte relativement tardive qui en dit long sur les difficultés à cerner un mammifère essentiellement nocturne passant le plus clair de son temps dans l’eau.
Toutefois, le plan national d’action a permis de « montrer que les populations sont plus importantes à l’est de la chaîne des Pyrénées et surtout que l’aire de répartition du desman a chuté de 60% en 20 ans », a souligné M.Blanc.

Quelques images de l’animal dans son milieu naturel :

En quoi consiste le programme Life + en faveur du desman

Le projet Life+ Desman, d’un montant de 2,5 millions d’euros, est financé à hauteur de 50% par la Commission européenne. « Il prend la suite du PNA et aura un côté plus opérationnel. Son objectif est de conserver les populations de desmans et leur habitat », a précisé Mme Némoz. Grâce à un radio-pistage (des animaux sont équipés d’un émetteur), les scientifiques espèrent observer les conséquences des installations hydroélectriques dans les cours d’eau et « voir ce qu’on peut faire pour mieux les préserver », a détaillé Vincent Lacaze, coordinateur de l’association des Naturalistes de l’Ariège.
Le desman est encore mal connu des spécialistes, des locaux et du grand public « et doit faire l’objet de davantage de communication », a ajouté Mme Némoz.

L’espèce est classée « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature et se trouve dans la catégorie « quasi menacée » au niveau national. Cependant, « au vu des résultats de nos dernières études, le desman pourrait être classé dans la catégorie +vulnérable+, voire +en danger+ en France », selon Mme Némoz.