18 Mar

Que faut-il retenir des 614 parrainages d’élus de Franche-Comté pour la présidentielle ?

Le conseil constitutionnel a validé 14296 parrainages d'élus locaux pour la présidentielle (AFP / Jacques DEMARTHON)

Le conseil constitutionnel a validé 14296 parrainages d’élus locaux pour la présidentielle (AFP / Jacques DEMARTHON)

614 élus (maires, présidents d’intercommunalités, conseillers départementaux, conseillers régionaux, parlementaires) de Franche-Comté ont accordé leur parrainage à l’un des candidats à l’élection présidentielle. Le conseil constitutionnel a définitivement validé ce samedi 11 candidatures: Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou. Les élus de Franche-Comté avaient apporté leur signature à pas moins de 23 candidats. Le détail. Continuer la lecture

03 Fév

Deux parlementaires PS demandent aux ministères et à la Ville de Paris de rouler en scooter Peugeot

Les scooters Peugeot vont-ils équiper les services de l'Etat? C'est le souhait des deux parlementaires du Pays de Montbéliard (©f3fc)

Les scooters Peugeot vont-ils équiper les services de l’Etat? C’est le souhait des deux parlementaires du Pays de Montbéliard (©f3fc)

Acheter des scooters Peugeot made in Mandeure pour sauver un « fleuron industriel ». Voilà ce que demandent Frédéric Barbier, député PS du Doubs, et son collègue du Sénat Martial Bourquin. Dans un courrier adressé aux principaux ministères et aux maires des grandes villes, les deux parlementaires demandent aux responsables politiques concernés de « soutenir l’activité et la charge de travail du site de Mandeure », où sont produits les scooters Peugeot. Continuer la lecture

30 Jan

Après la primaire : rassemblement, attentisme ou départ annoncé ?

Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon (@CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/MaxPPP)

Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon (@CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/MaxPPP)

Seule la députée du Doubs Barbara Romagnan avait misé sur le cheval gagnant, Benoît Hamon. Le député de Haute-Saône, Jean-Michel Villaumé, soutenait, lui, Manuel Valls. Sinon, les autres parlementaires de gauche s’étaient montrés… discrets, voire prudents. Aujourd’hui que la victoire de Benoît Hamon est incontestable, comment réagissent les uns et les autres ?

On commence notre tour des grands élus avec Martial Bourquin, sénateur du Doubs. Il note :  » Une grande volonté de changement dans l’électorat de gauche. On doit tous être unis derrière Benoît Hamon. Franchement, une nouvelle page s’ouvre pour la gauche. Cette page, il faut qu’on l’ouvre ensemble et qu’il n’y ait pas de volonté de ne pas respecter ce verdict. En ce qui me concerne, je serai derrière le candidat choisi par la primaire. » (son interview en longueur plus bas)

« Faire l’union sur une ligne qui convienne à tout le monde. »

Frédéric Barbier, le député de la 4ème circonscription du Doubs, souhaite également une union : « J’espère que nous allons être capable de faire l’union sur une ligne qui convienne à tout le monde. » (Pour cette synthèse, il faudrait appeler… non, non, ce n’est pas une bonne idée. François Hollande a jeté l’éponge.)

Marc-Henri Duvernet, premier secrétaire fédéral du Jura, a soutenu Arnaud Montebourg au premier tour puis il a voté Benoît Hamon au second. Lui aussi appelle au rassemblement derrière le vainqueur. Il affirme que ce « score net et incontestable lui donne une véritable légitimité. Les gens ne veulent pas d’un discours basé sur la peur, comme ceux tenus par Trump ou Poutine. Ils souhaitent de l’espoir, de la solidarité. Benoît Hamon propose un futur désirable. Il faut se rassembler derrière lui pour une transition démocratique, écologique et sociale. »

Beaucoup moins enthousiaste, Nicolas Bodin, premier secrétaire fédéral du PS du Doubs, se pose de nombreuses questions pour « l’après », c’est à dire pour maintenant et pour les campagnes présidentielle et législative. Lui, il s’interroge tout haut : «Quelle ligne politique sera défendue pendant la campagne de la présidentielle ? Celle du PS ou celle de Benoît Hamon ? » Oui, quelque part, il y aurait « incompatibilité, comme dirait l’autre…

« Je ne peux pas soutenir le revenu universel »

L’un des parlementaires a tranché : Jean-Michel Villaumé, député PS de Haute-Saône qui ne se représente pas (ce détail n’en est pas un…). Dès les résultats du premier tour favorables à Hamon, il avait annoncé dans un communiqué :  » Si Benoît Hamon est désigné pour être le candidat des socialistes, je ne me sentirai pas lié par ce choix et soutiendrai le candidat qui sera en mesure d’éviter aux Français d’avoir à choisir, au second tour, entre Marine Le Pen et François Fillon. »

Ces propos avaient au moins le mérite de la clarté, même s’ils ont été jugés inapropriés avant le deuxième tour par certains responsables socialistes. Aujourd’hui, Jean-Michel Villaumé « récidive » : « Je suis un social-démocrate ou un réformiste. Alors, pour moi, en ce moment, c’est douloureux. Je suis un député légitimiste. J’ai soutenu le pacte de responsabilité et la loi travail. Faut tout jeter aujourd’hui ? Je ne peux pas soutenir le revenu universel moi qui défend les valeurs du travail et du courage. » Et il ajoute que :

« Je serai demain à Paris avec les 30 députés du Pôle Réformateur et nous publierons une tribune sur notre position. D’ici quelques semaines, j’étudierai une autre offre politique, celle d’Emmanuel Macron. »

Pas la première scission

Entre volonté de rassemblement, questionnement et départ quasi annoncé, les positions des socialistes sont très variables.

Grandes questions : qui va rester au PS ? Qui va en partir ? Le PS va-t-il exploser ?

Habituellement, c’est l’aile gauche qui quitte le navire. Sans remonter au Congrès de Tours de 1920, deux exemples récents : Jean-Pierre Chevénement qui part du PS en 1993 pour fonder le MDC (Mouvement Des Citoyens) et Jean-Luc Mélenchon qui s’en va du PS pour créer le Front De Gauche en 2008.

Jean-Pierre Chevénement, s’il représente une référence à gauche, n’a réussi qu’un petit 5 % à la présidentielle de 2002.

Dix ans plus tard, Jean-Luc Mélenchon, lui, a totalisé 11 % des voix à la présidentielle. Il est encore en course pour le 23 avril de cette année. Mais c’est lui, en fait, qui est certainement le plus gêné par la victoire de Benoît Hamon : il commence à y avoir beaucoup de candidats à la gauche du Parti Socialiste.


Martial Bourquin: « on doit tous être unis derrière Benoît Hamon »

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18 Jan

Martial Bourquin obtient le feu vert du Parlement pour renégocier les contrats d’assurance emprunteur

Martial Bourquin  (©f3fc)

Martial Bourquin (©f3fc)

Sénateurs et députés réunis mardi en commission mixte paritaire (CMP) se sont mis d’accord pour permettre aux emprunteurs de renégocier leur contrat d’assurance pendant toute la durée d’un prêt immobilier. La CMP a adopté à l’unanimité un amendement du sénateur du Doubs Martial Bourquin (PS) au projet de ratification d’ordonnances relatif à la consommation qui lui était soumis à l’issue d’une première lecture. « Je suis fier de cet amendement qui représente donc une mesure concrète pour redonner du pouvoir
d’achat à nos concitoyens, se satisfait le parlementaire du Pays de Montbéliard. Obtenir des taux raisonnables d’assurance emprunteur au profit des ménages pour faciliter
l’accession à la propriété immobilière avec un pouvoir d’achat augmenté de 500 à 700 euros par an a guidé mon action comme sénateur et rapporteur de ce texte ». Continuer la lecture

21 Déc

Prêt bancaire: le sénateur Martial Bourquin veut une renégociation annuelle de l’assurance emprunteur

Martial Bourquin est sénateur PS du Doubs et maire d'Audincourt (©f3fc)

Martial Bourquin est sénateur PS du Doubs et maire d’Audincourt (©f3fc)

C’est pour Martial Bourquin « une manne financière, objet de toutes les convoitises par les banques et les assureurs ». Le sénateur PS du Doubs parle ici de l’assurance emprunteur. « Alors qu’elle n’est pas une assurance obligatoire, sous la pression des prêteurs, elle est devenue de fait une condition sine qua non de l’accès au crédit bancaire », écrit le parlementaire, qui demandera par amendement cette semaine que « la résiliation annuelle prévue par le droit commun de l’assurance demeure applicable (art. L. 113-12 al. 2 du Code des assurances) au-delà de la période spéciale d’une année prévue par la loi Hamon ».

Aujourd’hui,  Continuer la lecture

05 Déc

Le candidat Manuel Valls tiendra son premier meeting de campagne dans le Doubs

Manuel Valls à Evry (DR)

Manuel Valls à Evry (DR)

Officiellement candidat à l’élection présidentielle depuis ce lundi soir, Manuel Valls tiendra son premier meeting de campagne mercredi dans le département du Doubs. Le futur ex-Premier ministre (il démissionnera demain) viendra dans le Pays de Montbéliard, au coeur d’un territoire industriel qui abrite la plus grosse usine automobile de France à Sochaux. Continuer la lecture

01 Déc

Martial Bourquin et plusieurs élus PS de Bourgogne Franche-Comté veulent « réinventer l’idée socialiste »

Martial Bourquin est sénateur PS du Doubs et maire d'Audincourt (©f3fc)

Martial Bourquin est sénateur PS du Doubs et maire d’Audincourt (©f3fc)

Un collectif d’élus participants au Mouvement pour la vie des idées et des alternatives (Movida) appelle dans Libération « tous nos amis de gauche à s’engager dans la féconde bataille des idées au lieu de se livrer à des guerres d’ego ». Cette tribune intitulée « Amis de gauche : parrainons les idées ! » assène que « faute d’idée, la gauche perd la bataille des cœurs, des envies et des sentiments. Et cela, au moment même où l’extrême droite tend à imposer sa vision et ses thèmes, ses réponses et ses questions ». Parmi les signataires, le sénateur PS et maire d’Audincourt Martial Bourquin, mais aussi plusieurs élus de Bourgogne Franche-Comté. Continuer la lecture

26 Juil

Etat d’urgence prolongé: qu’ont voté les sénateurs de Franche-Comté ?

7 des 8 sénateurs de Franche-Comté ont voté la prolongation de l'état d'urgence (DR)

7 des 8 sénateurs de Franche-Comté ont voté la prolongation de l’état d’urgence (DR)

Jeudi, le Sénat a adopté par 315 voix contre 26 la version définitive du projet de loi prolongeant l’état d’urgence et renforçant les mesures antiterroristes (lire ici). Des huit sénateurs de Franche-Comté, un seul s’est opposé au texte: il s’agit du Jurassien Gilbert Barbier (LR). Les 6 autres sénateurs de droite et le seul sénateur PS ont validé le projet de loi. Le détail. Continuer la lecture

23 Mai

Siège de la Région à Besançon? Marie-Guite Dufay face à la fronde des élus de Bourgogne

Marie-Guite Dufay (©f3fc)

Marie-Guite Dufay (©f3fc)

Le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté a jusqu’au 1er juillet pour déterminer le lieu officiel du siège de la collectivité et des assemblées plénières. Alors que la ville de Dijon a été désignée capitale régionale, il semble que Marie-Guite Dufay, la présidente PS, ait l’intention de fixer le siège de la Région à Besançon. Lorsqu’elle l’a annoncé la semaine passée aux parlementaires socialistes à Paris, les élus de Bourgogne ont vu rouge. « Il va y avoir du sang sur les murs », menace même l’un d’entre eux. Sans surprise, les parlementaires de Franche-Comté prennent parti pour la présidente… originaire de Franche-Comté et ancienne élue municipale à Besançon. Continuer la lecture

07 Avr

Tafta: Martial Bourquin et 60 élus PS refusent que le Parlement soit « réduit au silence »

Martial Bourquin est sénateur PS du Doubs et maire d'Audincourt (©f3fc)

Martial Bourquin est sénateur PS du Doubs et maire d’Audincourt (©f3fc)

Soixante députés et sénateurs socialistes, dont l’élu du Doubs Martial Bourquin, plaident, dans une tribune publiée ce jeudi sur le site du Monde, pour que le parlement français ne soit pas « réduit au silence » dans le cadre du traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) négocié entre l’Union européenne et les Etats-Unis. « Nous demandons solennellement au gouvernement français de refuser de signer tout accord avec les Etats-Unis si le Parlement est réduit au silence » écrivent ces élus socialistes de diverses sensibilités dans ce message, à l’initiative de la députée de Gironde Marie Récalde et du sénateur de Charente-Maritime Bernard Lalande. Continuer la lecture