24 Avr

Dimanche, 20h: et soudain, tout le monde ne pensa qu’à une chose, les législatives

vote illustration isoloir

N’allez pas croire que la qualification d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle envoie aux oubliettes les partis traditionnels. Malgré l’élimination précoce et historique de leur candidat, PS et LR misent sur les législatives pour revenir dans le jeu, et pourquoi pas, remporter une majorité à l’Assemblée. Avec des candidats souvent méconnus, En Marche comme le FN ne seront pas en position de force pour ce scrutin, où la prime au sortant reste importante. Continuer la lecture

30 Jan

Après la primaire : rassemblement, attentisme ou départ annoncé ?

Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon (@CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/MaxPPP)

Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon (@CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/MaxPPP)

Seule la députée du Doubs Barbara Romagnan avait misé sur le cheval gagnant, Benoît Hamon. Le député de Haute-Saône, Jean-Michel Villaumé, soutenait, lui, Manuel Valls. Sinon, les autres parlementaires de gauche s’étaient montrés… discrets, voire prudents. Aujourd’hui que la victoire de Benoît Hamon est incontestable, comment réagissent les uns et les autres ?

On commence notre tour des grands élus avec Martial Bourquin, sénateur du Doubs. Il note :  » Une grande volonté de changement dans l’électorat de gauche. On doit tous être unis derrière Benoît Hamon. Franchement, une nouvelle page s’ouvre pour la gauche. Cette page, il faut qu’on l’ouvre ensemble et qu’il n’y ait pas de volonté de ne pas respecter ce verdict. En ce qui me concerne, je serai derrière le candidat choisi par la primaire. » (son interview en longueur plus bas)

« Faire l’union sur une ligne qui convienne à tout le monde. »

Frédéric Barbier, le député de la 4ème circonscription du Doubs, souhaite également une union : « J’espère que nous allons être capable de faire l’union sur une ligne qui convienne à tout le monde. » (Pour cette synthèse, il faudrait appeler… non, non, ce n’est pas une bonne idée. François Hollande a jeté l’éponge.)

Marc-Henri Duvernet, premier secrétaire fédéral du Jura, a soutenu Arnaud Montebourg au premier tour puis il a voté Benoît Hamon au second. Lui aussi appelle au rassemblement derrière le vainqueur. Il affirme que ce « score net et incontestable lui donne une véritable légitimité. Les gens ne veulent pas d’un discours basé sur la peur, comme ceux tenus par Trump ou Poutine. Ils souhaitent de l’espoir, de la solidarité. Benoît Hamon propose un futur désirable. Il faut se rassembler derrière lui pour une transition démocratique, écologique et sociale. »

Beaucoup moins enthousiaste, Nicolas Bodin, premier secrétaire fédéral du PS du Doubs, se pose de nombreuses questions pour « l’après », c’est à dire pour maintenant et pour les campagnes présidentielle et législative. Lui, il s’interroge tout haut : «Quelle ligne politique sera défendue pendant la campagne de la présidentielle ? Celle du PS ou celle de Benoît Hamon ? » Oui, quelque part, il y aurait « incompatibilité, comme dirait l’autre…

« Je ne peux pas soutenir le revenu universel »

L’un des parlementaires a tranché : Jean-Michel Villaumé, député PS de Haute-Saône qui ne se représente pas (ce détail n’en est pas un…). Dès les résultats du premier tour favorables à Hamon, il avait annoncé dans un communiqué :  » Si Benoît Hamon est désigné pour être le candidat des socialistes, je ne me sentirai pas lié par ce choix et soutiendrai le candidat qui sera en mesure d’éviter aux Français d’avoir à choisir, au second tour, entre Marine Le Pen et François Fillon. »

Ces propos avaient au moins le mérite de la clarté, même s’ils ont été jugés inapropriés avant le deuxième tour par certains responsables socialistes. Aujourd’hui, Jean-Michel Villaumé « récidive » : « Je suis un social-démocrate ou un réformiste. Alors, pour moi, en ce moment, c’est douloureux. Je suis un député légitimiste. J’ai soutenu le pacte de responsabilité et la loi travail. Faut tout jeter aujourd’hui ? Je ne peux pas soutenir le revenu universel moi qui défend les valeurs du travail et du courage. » Et il ajoute que :

« Je serai demain à Paris avec les 30 députés du Pôle Réformateur et nous publierons une tribune sur notre position. D’ici quelques semaines, j’étudierai une autre offre politique, celle d’Emmanuel Macron. »

Pas la première scission

Entre volonté de rassemblement, questionnement et départ quasi annoncé, les positions des socialistes sont très variables.

Grandes questions : qui va rester au PS ? Qui va en partir ? Le PS va-t-il exploser ?

Habituellement, c’est l’aile gauche qui quitte le navire. Sans remonter au Congrès de Tours de 1920, deux exemples récents : Jean-Pierre Chevénement qui part du PS en 1993 pour fonder le MDC (Mouvement Des Citoyens) et Jean-Luc Mélenchon qui s’en va du PS pour créer le Front De Gauche en 2008.

Jean-Pierre Chevénement, s’il représente une référence à gauche, n’a réussi qu’un petit 5 % à la présidentielle de 2002.

Dix ans plus tard, Jean-Luc Mélenchon, lui, a totalisé 11 % des voix à la présidentielle. Il est encore en course pour le 23 avril de cette année. Mais c’est lui, en fait, qui est certainement le plus gêné par la victoire de Benoît Hamon : il commence à y avoir beaucoup de candidats à la gauche du Parti Socialiste.


Martial Bourquin: « on doit tous être unis derrière Benoît Hamon »

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20 Nov

A Besançon, une adjointe de gauche vote à la primaire de la droite et s’attire les foudres de ses camarades

Catherine Thiebaut (ex-EELV) est adjointe au maire de Besançon (©f3fc) en charge des bâtiments municipaux, du patrimoine immobilier, du parc Automobile et de la lgistique

Catherine Thiebaut (ex-EELV) est adjointe au maire de Besançon en charge des bâtiments municipaux, du patrimoine immobilier, du parc Automobile et de la logistique (©f3fc)

Adjointe au maire PS de Besançon, l’écologiste Catherine Thiébaut a voté à la primaire de la droite et du centre. L’élue (ex-EELV) ne l’a pas caché sur les réseaux sociaux, suscitant de vives critiques de la part de ses camarades de gauche. « Je n’ai pas viré à droite, mais j’ai voté pour le moins pire, nous explique-t-elle après avoir glissé un bulletin Juppé dans l’urne. Je suis toujours de gauche, toujours écologiste, mais j’ai peur qu’au 2e tour de la présidentielle nous n’ayons le choix qu’entre un Républicain et Marine Le Pen »Continuer la lecture

16 Nov

Soutien d’Emmanuel Macron, le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret peut-il rester au PS ?

Jean-Louis Fousseret, maire PS de Besançon (©f3fc)

Jean-Louis Fousseret, maire PS de Besançon (©f3fc)

Emmanuel Macron est donc candidat à l’élection présidentielle. En se déclarant sans passer par la primaire organisée par le Parti socialiste, l’ancien ministre de l’Economie place certains de ses partisans en porte-à-faux par rapport à leur parti. Comment rester au PS tout en soutenant un candidat autre que celui du PS? La question se pose notamment pour Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon. Continuer la lecture

28 Mai

La fédération PS du Doubs prend position en faveur d’une primaire à gauche avant 2017

PS doubs logoLe conseil fédéral du Parti socialiste du Doubs a adopté une motion défendant la « primaire citoyenne de gauche », « condition indispensable (…) pour permettre à la gauche de gagner l’élection présidentielle en 2017 » Dans ce texte rédigé par les mandataires de trois motions du dernier congrès, les socialistes du Doubs demandent « le respect des statuts internes du PS instituant la désignation de son candidat par un processus de Primaires ». Autrement dit, la candidature du président de la République sortant, François Hollande, n’a rien d’évident pour eux. Continuer la lecture

06 Mai

Le PS accuse Nuit Debout et des syndicats d’avoir tagué son local à Besançon

Les tags ont été inscrits après une réunion entre des représentants du PS et des membres de l'intersyndicale et de Nuit Debout (DR)

Les tags ont été inscrits après une réunion entre des représentants du PS et des membres de l’intersyndicale et de Nuit Debout (DR)

« PS partout, justice nulle part », « séparation du Medef et de l’Etat », « Parti national socialiste »… Les inscriptions découvertes sur les volets roulants du local du Parti socialiste à Besançon ont heurté le patron du PS dans le Doubs Nicolas Bodin. Ce dernier a d’ailleurs sa petite idée sur les auteurs de ses tags, découverts juste après une réunion entre responsables locaux socialistes et une délégation de l’intersyndicale et de Nuit Debout. Continuer la lecture

24 Nov

Etat d’urgence: le PS du Doubs recadre la députée Barbara Romagnan

Barbara Romagnan (DR)

« Je souhaite – soutenu par de très nombreux militants – exprimer ma totale incompréhension quant à ce vote ». La parole de Nicolas Bodin est rare, et donc d’autant plus forte. Le patron du Parti socialiste dans le Doubs s’est fendu d’un communiqué, ce lundi, pour réagir à l’opposition de la députée Barbara Romagnan à la prolongation de l’état d’urgence jeudi dernier. Cette position « rompt l’unité nationale indispensable dans ces circonstances », dénonce le premier fédéral du Doubs, pour qui « ce vote apparaît donc comme déconnecté des sentiments de la très grande majorité de nos concitoyens qui ont été extrêmement choqués par cet événement ». Continuer la lecture

09 Fév

Victoire de Frédéric Barbier : son discours, des réactions, plus de questions que de réponses…

Frédéric Barbier, PS, député de la 4ème circonscription du DoubsFrédéric Barbier a remporté le siège de député avec 863 voix d’avance sur la candidate FN, Sophie Montel, soit sur le score de 51,43 % à 48,57 % des voix. Au foyer municipal d’Audincourt, dimanche soir, le coeur n’était pas vraiment à la fête… La victoire, oui, mais avec un Front National aussi haut, l’heure n’était pas festive : beaucoup de gravité, de questions et d’inquiétude….

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17 Jan

Le PS mise sur l’expérimenté Claude Jeannerot pour conserver le conseil général du Doubs

Claude Jeannerot (©f3fc)

Claude Jeannerot (©f3fc)

« C’est la dernière fois ». Claude Jeannerot aura 70 ans en avril. Un anniversaire qu’il fêtera, peut-être, une nouvelle fois, au conseil général du Doubs. C’est en tout cas ce qu’espère le Parti socialiste. A la tête du Département depuis 11 ans, élu du canton de Besançon-ouest depuis 17 ans, Claude Jeannerot mènera la bataille des élections départementales à la tête des bataillons socialistes. « C’est notre leader naturel », confirme Nicolas Bodin, le patron du Parti socialiste dans le département, lors de la présentation des candidats ce vendredi à Besançon. Continuer la lecture