24 Mar

Start-up : Privateaser, le « Airbnb » des bars et restaurants créé par un Montalbanais

Privateaser est une plateforme proposant de réserver et de privatiser, un café, une salle de location ou un restaurant pour une fête. Un « Airbnb » des bars qui connaît un beau succès à Paris et depuis peu à Bordeaux et Toulouse.

© Privateaser

© Privateaser

Vous devez organiser un repas entre collègues, un anniversaire ou une fête entre amis. Mais où trouver un lieu prêt à vous accueillir ?

C’est la question favorite de Privateaser. La plateforme propose de réserver et de privatiser, en quelques clics, un café, une brasserie, un restaurant ou une salle de locationA ce jour, 1200 établissements sont répertoriés à Paris, Bordeaux et Toulouse.

Le service (gratuit pour l’utilisateur) est destiné aux entreprises et aux particuliers.

Lancé en 2014 à Paris, Privateaser connaît un beau succès dans la capitale française. Et depuis novembre 2016, la start-up se décline à Bordeaux et à ToulouseUne partie de notre équipe est originaire du Sud-Ouest, donc pour nous Toulouse sonnait comme une évidence » expliquait Nicolas Furlani lors du lancement. D’autres villes sont prévues dont Lyon. 

Derrière ce « Airbnb » des bars, se trouve un jeune Montalbanais : Nicolas Furlani. Aprés des études à Montauban et Toulouse, il est diplômé de Centrale Paris. Avec deux camarades, Alexandre Paepegaey et Raphaël Kolme, ils montent la start-up.

Aujourd’hui, Privateaser a attiré 600.000 utilisateurs en seulement 3 ans d’existence. Avec un chiffre d’affaires (en 2015) de 6 millions d’euros, la jeune pousse a déjà bouclé deux levées de fonds : 300.000 euros en mars 2015 et 500.000 euros en février 2016. 

>> Plus d’info en image avec ma chronique dans « 9h50 le matin Occitanie » sur France 3 – Mars 2017 :


Privateaser, le « Airbnb » des bars et restaurants crée par un Montalbanais

Occitanie, première région française des « Airbnb » professionnels ?

Ce concept d’uberiser les services chez les professionnels ou chez les particuliers (Airbnb) via le numérique, est en vogue depuis plusieurs mois en France. 

Un secteur qui compte plusieurs startups précurseurs en Occitanie. Sur ce blog, nous vous avons déjà parlé, en exclusivité, de la jeune pousse gersoise EcoCar’s qui comble les heures creuses chez les garagistes. Idem chez les restaurateurs grâce à la plateforme toulousaine FrenchWork. Ou encore le « airbnb » des coiffeurs toulousains avec la start-up « Le Ciseaux.fr ». Une niche qui pourrait se développer dans les prochaines années.

Julien Leroy

21 Mar

Jeux vidéo : Parier (gratuitement) sur des compétitions d’e-sport avec le site toulousain Betters’Rift

Betters’Rift propose aux fans d’eSport de parier (gratuitement) sur des compétitions de jeux vidéo. Née à Toulouse, la plateforme est unique en France.

© MaxPPP

© MaxPPP

League of Legend, Counter Strike, OverWatch… ces jeux vidéos restent (encore) méconnus pour le grand public. Pourtant, ils rassemblement des millions de joueurs à travers le monde (dont 4,5 millions en France). Il existe même des compétitions internationales qui réunissent des milliers de spectateurs.

Ce marché mondial du e-sport (sport électronique) est estimé à 1 milliard d’euros en 2017.

Un business du futur qui a donné l’idée à 3 Toulousains, Alexis Cassan, Philippe-Adrien Chaix et Manuel Godeux, de créer Betters’rift

Lancé en octobre 2016, Betters’rift propose des paris en ligne sur les matchs de jeux vidéo. Le tout est entièrement gratuit. « Pour parier, pas besoin de carte bleue » précise Philippe-Adrien Chaix, l’un des créateurs. « L’utilisateur se connecte et reçoit une somme virtuelle qu’il peut miser. S’il gagne suffisamment, il peut échanger ses gains contre des cadeaux chez nos boutiques partenaires ».

Nous avions été les premiers à vous présenter cette plateforme unique en France.

Depuis le début de l’année 2017, la stat-up est installée au sein de l’incubateur du Crédit Agricole à Toulouse. Une de nos équipes ont pu les rencontrer  :


Betters’Rift pour parier sur le e-sport

Julien Leroy

02 Fév

Fintech : la start-up toulousaine Morning reprise par la banque Edel

La banque Edel a pris le contrôle de la fintech Morning depuis le 1er février. La Maif reste actionnaire. Le fondateur, Éric Charpentier, est écarté du projet. Une reprise qui sonne probablement la fin de l’aventure de la néobanque ouverte au grand public.

@ Morning

La neobanque Morning, basée à Saint-Elix-le-Chateau au sud de Toulouse, a trouvé un repreneur, selon nos confrères La Tribune. Une information confirmée par nos sources.

La banque Edel, appartenant au groupe E.Leclerc, est le nouveau actionnaire majoritaire de la Fintech toulousaine. 

La Maif reste également au capital. L’ancien actionnaire principal avait sauvé la startup de la déroute en décembre 2016, en réapprovisionnant le compte de cautionnement déficitaire. Pour rappel, ce déficit avait amené le gendarme de la banque, l’ACPR, à suspendre les activités de Morning durant un mois.

Aujourd’hui, la trésorerie de Morning est (quasiment) à sec. Pour survivre, la fintech devait trouver un repreneur. Ils étaient 3 en lice (Treezor, Edel et Mutualize) et c’est Edel, basé à Labége, qui rafle la mise.

Et maintenant ?

Première conséquence : le départ du fondateur Éric Charpentier. Les nouveaux actionnaires souhaitent l’écarter. Les raisons exactes ne sont pas encore connues mais son limogeage n’est pas vraiment une surprise. En effet, de nombreux clients lui reprochent d’avoir prélevé sur le compte de cautionnement. Par ailleurs, Éric Charpentier avait vivement critiqué la Maif, en le déclarant responsable de la situation.

Sur Twitter, Eric Charpentier a commencé à s’exprimer en répondant à son avocat, Me Leguevaques.


Autre conséquence : les emplois. Cette reprise pourrait se traduire par une réduction des effectifs. Morning compte actuellement 49 salariés.

Par ailleurs, le projet de neobanque et d’agence collaborative ouverte au grand public, ne seraient plus la priorité du repreneur. Ce dernier aurait pour objectif de s’adresser essentiellement aux professionnels. Une stratégie b to b probablement plus viable.

Reste l’avenir du siège social de Morning à Saint-Elix-Le-Chateau (Haute-Garonne). Inauguré en juin 2016, le bâtiment a coûté un million d’euros.

A suivre…

Julien Leroy

Un paradis pour les fans d’Apple ouvre à Toulouse

Le plus grand Apple Premium Reseller d’Europe ouvre ses portes, ce jeudi 2 février, en plein centre-ville de Toulouse. Lancée par la société iConcept (avec le feu vert de la marque américaine), la boutique permettra de combler l’absence d’un Apple Store.

@ MaxPPP

@ MaxPPP

Apple possède 19 boutiques officielles dans l’hexagone installées dans les grandes métropoles. Mais aucune à Toulouse, la quatrième ville française. Une situation qui suscite de nombreuses interrogations. Apple boude-t-elle la ville rose ? 

En fait, pas vraiment. A défaut d’un Apple Store officiel, les fans de la pomme peuvent trouver leur bonheur dans les boutiques iConcept. Cette société bordelaise est le revendeur officiel d’Apple dans le sud-Ouest. 

En 20 ans, le groupe fondé par Pascal Dutilleux, a ouvert 10 boutiques dédiées à la célèbre marque : de Bordeaux à Toulouse en passant par Pau, Bayonne ou Limoges. Mais, c’est dans la ville rose que iConcept est le plus implanté avec désormais 4 points de vente. Des implantions qui se font toujours avec l’accord d’Apple, selon nos informations. 

Et c’est le cas pour ce nouveau Apple Premium Reseller, qui ouvre ses portes ce jeudi 2 février en plein centre-ville de Toulouse. « Le plus grand Apple Premium Reseller d’Europe » assure iConcept. 

Située sur la rue Alsace-Lorraine, la boutique s’étend sur 450 m² et deux étages. Dans les rayons, le public trouvera « toute la gamme des produits Apple parmi lesquels le matériel informatique, les objets connectés, les outils d’impression et des produits d’occasion et de déstockage » précise le communiqué de presse.

Côté services, « le magasin propose la réparation des Mac, Iphone, Ipad… en atelier ou sur site. 80% des réparations seront faites sur place et la prise en charge est proposée sans rendez-vous » poursuit le service de communication.

3 millions d’euros et 4 mois de travaux ont été nécessaires pour ce magasin unique en Europe. iConcept espère ainsi atteindre 37 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et 40 millions en 2018. Une vertiable sucess-story du sud-ouest.

>>> Plus d’info : www.iconcept.fr

01 Fév

Toulouse : les premières start-up dédiées à l’innovation positive s’installent au Momentum

Exclusivité.  Soutenir et aider les innovations dédiées à l’économie positive. C’est le créneau de « Momentum », un nouveau accélérateur de start-up qui vient d’ouvrir ses portes à Toulouse. La première promotion compte 5 jeunes pousses. Présentation de ces nouvelles pépites du numérique.

@ Momentum

@ Momentum

Comme annoncé au mois de novembre 2016 sur ce blog, l’incubateur « Momentum » ouvre officiellement ses portes cette semaine à Toulouse. Cet accélérateur est dédié à l’innovation sociale, sociétale et environnementale.

On appelle cela l’économie positive. « Une économie qui fait du bien à la planète et à l’Humain. Elle est constituée d’entreprises qui pensent à l’optimisation de leurs pratiques sociales, environnementales et sociétales pour minimiser l’impact de leurs activités sur les ressources naturelles et humaines » précise Boris Mounet, le responsable de Momentum.

Par exemple : « Ceux permettant la lutte contre le gaspillage alimentaire, favorisant l’émergence d’une agriculture saine et respectueuse de l’environnement, le développement d’applications mobiles permettant l’accès à l’éducation pour tous,… » poursuit-il.

Les 5 premières startups sélectionnées

La première promotion vient d’être dévoilée. Sur les 44 candidatures reçues depuis le mois de novembre 2016, 5 projets ont été retenus.

  • Jokosun est une entreprise sociale et solidaire qui vise à démocratiser l’accès à l’énergie en Afrique rurale et périurbaine, à commencer par le Sénégal (7 millions de personnes concernées ; 150 millions en Afrique de l’ouest). La startup propose ainsi des kits solaires couplés à la technologie du paiement mobile.
  • Politizr  est une plateforme web indépendante et neutre permettant aux élu-e-s (et ancien-ne-s élu-e-s) de toute la France de débattre publiquement des sujets proposés par leurs concitoyen-ne-s. Tout en favorisant l’horizontalité et la participation active des citoyen-ne-s, Politizr offre aux élu-e-s un espace inédit de co-élaboration des idées et d’explication des décisions ?
  • Trade School Toulouse est un réseau de mise en relation entre des espaces, des animateurs et des participants dans le but d’organiser des ateliers de transmission de tous types de connaissances. Ces ateliers sont basés sur un système de troc entre l’animateur et les participants.
  • Natur’concept est spécialisée dans le sourcing de solutions éco-responsables, dans la protection et le développement des innovations.
  • Applicolis est une plateforme de livraison urbaine, écologique et socialement responsable, mettant en relation des commerçants locaux avec les transporteurs présents dans leur ville.

Durant 6 mois, le programme d’accélération va « se déployer dans un esprit start-up avec une alternance de Workshops (ateliers collectifs axés sur la mise en situation), d’Office Hours (contact régulier et privilégié par un mentor/entrepreneur pour faire le point sur l’avancement des projets), de conférences (meetup) ou encore de networking (identification de réseaux pertinents, de ressources et/ou compétences) » détaille Boris Mounet. 

Les locaux de Momentum sont situés dans les bureaux du Lab’Oïkos, au cœur du quartier Saint-Aubin à Toulouse. Crée en 2016 par Remi Demersseman-Pradel, cet espace de coworking toulousain fait parti du réseau Oïkosystème.

Un concept qui intéresse Benoit Hamon

En attendant les premières innovations d’ici juin 2017, le concept de Momentum intéresse le candidat PS à l’élection présidentielle de 2017. Benoit Hamon est venu leur rendre visite, le 20 janvier dernier, lors de sa campagne pour la primaire. 

>> Site officiel de Momentum :www.joinmomentum.co

Julien Leroy

29 Jan

CES 2017 : Quelles retombées économiques pour les start-up de Toulouse et Montpellier ?

Malgré un déplacement coûteux, de nombreuses jeunes pousses de Toulouse et de Montpellier, ne regrettent pas le voyage au CES de Las Vegas. Leurs innovations ont cartonné, décrochant des contacts avec de grandes groupes mondiaux. Témoignages.

@ Catspad

@ Catspad

37 startup de Toulouse, Montpellier et de l’Occitanie étaient présentes au Consumer Electronics Show (CES) 2017, du 5 au 8 janvier à Las Vegas. Il s’agit du plus grand salon mondial consacré au high-tech et au numérique.

Une vitrine mondiale qui permet à nos jeunes pousses régionales soit de se faire connaître, soit de « dénicher les nouvelles idées et les tendances » explique le Toulousain, Julien Cabiac de Visiolab. Sa société est spécialisée dans la modélisation 3D pour l’immobilier et l’évènementiel. Pour son premier voyage au CES, le jeune entrepreneur est ravi. Il a pu tester de nombreuses innovations qu’il pourra appliquer dans ses produits.

Chez Revinax, même son de cloche. Cette start-up de Montpellier propose des formations de réalité virtuelle à destination des chirurgiens. « Nous avons rencontré des partenaires que nous n’aurions jamais vu en France » raconte Jean Vincent Trives, le co-fondateur de Revinax. « Le CES permet de réunir tous les acteurs en un même lieu » complète Julien Cabiac. 

C’était le responsable achat produits animaliers d’Amazon – Brice Cavelier, co-fondateur de la start-up toulousaine Catspad

« On ramène des piles de cartes de visite mais pas seulement. (..), en fait, on ramène des lettres d’intention (..) Ces gens là nous rappellent pour des seconds rendez-vous » explique Cédric Rosemont, directeur général d’Axible. Cette jeune pousse de Labège a présenté son cube connecté « So’cube » relié au réseau Sigfox. Chaque face permet de commander un service associé (taxi, nettoyage signaler une panne informatique,…)

Du côté de Catspad, son distributeur connecté de croquettes pour chat a fait sensation au CES de Las Vegas. La startup toulousaine a ainsi décroché un trophée de l’innovation. Mais également plusieurs contacts. Comme cette personne venue spécialement à leur stand. « C’était le responsable achat produits animaliers de chez Amazon (..) une société mondiale qui pèse quelques milliards. Il y a qu’au CES qu’on peut le voir » raconte Brice Cavelier, co-fondateur de Catspad.

« Cela nous a quand même coûté 15.000 euros d’être présent sur place » souligne Julie Leleu, co-fondatrice de Catspad. « Mais le retour sur investissement est plus qu’important (..) Ca nous a permis de gagner presqu’un an à la fois, en visibilité commerciale et industrielle« .

>> Reportage sur le retour du CES 2017 / Denis Tanchereau & Olivier Denoun – France 3 MidiPyrénées – Janvier 2017  :
 
Innov’action : retour du CES Las Vegas
Julien Leroy

10 Jan

Success story du toulousain Santédiscount, le leader français de la parapharmacie en ligne

Le premier site internet français de parapharmacie est basé à L’Union, près de Toulouse. Santédiscount.com connait aujourd’hui une croissance record avec 30 millions d’euros de chiffre d’affaires et une présence dans plusieurs pays européens. Reportage sur cette success-story occitane. 

© France 3 Midi-Pyrénées / BOFFET Laurence

© France 3 Midi-Pyrénées / BOFFET Laurence

« On envoie plusieurs milliers de colis par jour aux quatre coins de la France » précise Julien Levavasseur, responsable logistique chez santediscount.com. 

Santediscount.com est la plus grande parapharmacie de France en ligne. La start-up toulousaine affiche 1 million de commandes et un catalogue de 25.000 références-produits issues de 500 laboratoires. Conformément à la loi française, seuls les produits d’hygiène et de soins sans prescription médicale, peuvent être vendus sur Internet. 

Crée par deux pharmaciens Toulousains, Raoul Chiche, et Jean-Gabriel Carrier, Santediscount.com est basé à L’Union et compte 70 salariés. Parmi eux, des pharmaciens et des cosméticiennes diplômés qui conseillent les patients, par téléphone ou par e-mail. « Les gens ont vraiment besoin d’être rassurés, même sur Internet » raconte Tiffany Nouaillant, l’une des pharmaciennes.

Success-story toulousaine

Aujourd’hui, santediscount.com connait une croissance record. Le site web a doublé son chiffre d’affaires, de 15 millions en 2015 à 30 millions en 2016. « Nous visons 100 millions d’euros d’ici 2 ans » détaille le directeur général, Loïc Lagarde. Un objectif à portée de main depuis le rachat, en décembre 2016, de son principal concurrent : Comptoir Santé au groupe Casino. 

La start-up de L’Union prévoit également de recruter 60 personnes dans les prochains mois et de poursuivre son déploiement en Europe. Le leader français veut décliner son concept à l’international. Déjà présent en Espagne, en Italie et en Grande-Bretagne sous la marque Sanareva, l’enseigne toulousaine vise le reste de l’Europe et la Russie. 

Le potentiel de développement est énorme. En France, le marché de la parapharmacie représente 4 milliards d’euros chaque année pour seulement 3% sur internet. 

Les coulisses de santediscount.com à L’Union, près de Toulouse (reportage France 3 Midi-Pyrénées de Denis Tanchereau & Laurence Boffet) :


Santédiscount, le premier site internet français de parapharmacie né à Toulouse

>> Site officiel : www.santediscount.com

Julien Leroy

29 Déc

Fintech : Levée des sanctions pour la start-up toulousaine Morning

Bonne nouvelle pour les 75.000 clients et les 48 salariés de la fintech Morning. Le gendarme de la banque, l’ACPR, vient de donner ce jeudi 29 décembre, son feu vert pour le redémarrage des services. La startup basée à Saint-Elix-le-Château, près de Toulouse, l’a annoncé elle-même, en début de soirée, sur sa page Facebook.

© France 3 Midi-Pyrénées / Eric Foissac

© France 3 Midi-Pyrénées / Eric Foissac

« Les interdictions faites à la SAS MORNNG de fournir des services de paiement et de débiter le compte de cantonnement sont levées » annonce la note de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Publiée ce jeudi 29 décembre, elle met un terme à 29 jours de sanction réglementaire. La startup toulousaine peut être soulagée.

Une bonne nouvelle qui était presque attendue. Depuis la réunion de médiation du 16 décembre 2016 à Toulouse, les actionnaires dont la Maif, avaient multiplié les signaux rassurants. Et ce jusqu’à l’audience devant le gendarme de la banque, le 20 décembre dernier.

Nous savons désormais que le compte de cautionnement et le déficit de trésorerie pour un total de 1 million d’euros, ont été comblés.

«  (..) La somme de 500 000 euros qui avait été prélevée sur le compte de cantonnement en septembre 2016 a été reversée le 22 décembre 2016 et qu’en outre des sommes de 538 494 euros et 21 416 euros destinées à combler l’insuffisance de cantonnement supplémentaire identifiée par le commissaire aux comptes ont été versées sur ce compte les 23 et 27 décembre 2016 ; qu’enfin un virement de 6 220 euros a été crédité sur le compte le 28 décembre 2016 » précise la note de l’ACPR.

Redémarrage des services

Cette levée des sanctions va permettre à Morning de redémarrer l’ensemble de ses activités. Les 75.000 clients vont pourvoir retrouver leur argent. Une retour à la normal qui se fera progressivement. La « néobanque » toulousaine l’a annoncé, ce jeudi en début de soirée sur sa page Facebook.

Et maintenant ?

Reste à savoir si Morming peut rebondir de cette crise. Plusieurs questions se posent.

La première concerne la confiance des 75.000 clients. Leurs comptes ont été bloqués durant quasiment 1 mois. Des sommes qui peuvent aller de quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros. « 1200 euros de bloqué » me raconte Valentin Hardy, un récent client qui a crée une cagnotte pour le nouvel an.

Ils sont également nombreux a critiquer le manque de communication de Morning. « Certes c’est une petite entreprise, cependant ils se doivent d’informer ces clients » avoue notre client déçu ainsi que plusieurs particuliers joints sur les réseaux sociaux. Il est certain que plusieurs clients partiront. Reste à connaitre leur impact.

Deuxième question : comment assurer l’avenir financière de Morning ? Nous avions commencé à l’aborder dans notre article « Comment sauver Morning ?« . Au-de-là de la sanction réglementaire, quelle est la solidité des comptes de Morning ? La Maif va-t-elle rester actionnaire ? Quel rôle vont jouer les 3 nouveaux investisseurs potentiels présentés par nos confrères d’Actu Côté Toulouse ? Des questions qui trouveront réponses dans les prochains jours.

Julien Leroy

17 Déc

La neobanque toulousaine Morning et la Maif trouvent une solution (temporaire)

La startup Morning et son principal actionnaire, la Maif, sont parvenus, ce vendredi 16 decembre, à trouver un accord financier temporaire pour éviter la faillite d’ici la fin de l’année. Un petit répit pour les 50 salariés. La prochaine étape se déroulera mardi 20 decembre, lors d’une audition devant l’ACPR, le gendarme de la banque. 


La Maif veut bien sauver temporairement Morning. Le principal actionnaire de la fintech toulousaine, se serait engagé à financer les salaires de decembre des 50 salariés et à combler le compte de cautionnement à court terme. Impossible d’en savoir plus pour le moment. La direction de la fintech reste injoignable. Seul la Maif a communiqué dans la soirée sur tweeter. 

« Heureux d’avoir repris le dialogue avec @Morning_com et trouvé des 1ères solutions à court terme » a tweeté aussitôt la Maif. 

L’accord a été trouvé à l’issue de la journée du 16 decembre après deux longues réunions. La première était organisée à la préfecture de Haute-Garonne, en présence de la Maif, de Morning, des autres actionnaires et du Conseil régional. Une rencontre de médiation initiée en début de semaine par les pouvoirs publics. En fin de journée, une seconde réunion a eu lieu avec le commissaire aux comptes de Morning, les salariés et le groupe d’assurance. C’est à ce moment qu’un accord aurait été conclu. 

Prochaine étape, l’audition devant l’ACPR

La solution trouvée doit surtout permette de lever l’interdiction réglementaire décidée par l’ACPR. Depuis le 1er decembre, les activités de Morning et les comptes de ses 75.000 clients sont bloquées. 

Une audition devant le gendarme de la banque est prévue ce mardi 20 decembre. La startup de Saint-Elix-le-chateau, près de Toulouse, espère convaincre l’ACPR afin de redémarrer ses services.  Une prochaine étape avant de chercher d’autres solutions pour consolider la trésorerie de Morning. 

Julien Leroy 

15 Déc

A Montauban, la start-up Cocolico est sauvée

Exclusivité. La start-up Cocolico, basée à Montauban, ne va pas disparaître. Menacée de faillite en septembre dernier, la marque de vêtement pour enfant 100% français est parvenue à boucler une nouvelle levée de fonds grâce à de nouveaux investisseurs et aux internautes.

© Cocolico

© Cocolico

Muriel Thuillier peut être soulagée. La fondatrice de la start-up Cocolico, spécialisée dans le prêt-à-porter pour enfants « made in France », a frôlé la faillite. Mais, aujourd’hui, l’aventure continue grâce une levée de fonds de 211 000 euros et de nouveaux investisseurs dont le groupe Fred & Farid. 

En septembre 2016, la jeune pousse de Montauban titre la sonnette d’alarme en annonçant qu’il manque 140 000 euros dans son budget. Une situation causée principalement par une levée de fonds qui n’a pas aboutie

Pourtant, la jeune pousse montalbanaise se porte très bien. Depuis 2015, elle propose une collection de vêtements sur-mesure et unique pour les enfants de 0 à 8 ans. Les collections sont produites depuis le Tarn-et-Garonne, où les couturières confectionnent à la main chaque pièce. Parallèlement, Cocolico a ouvert 4 magasins en Chine et le carnet de commande est plein. Le chiffre d’affaire annuel s’élève à 350 000 euros.  

Pari gagné !

Pour tenter de sauver la vingtaine d’emploi, Muriel Thuillier lance alors plusieurs campagnes de communication et organise des ventes de déstockage. 

« Pari gagné puisque grâce à la réalisation de vidéos humoristiques -s’inspirant de publicités pour des produits de luxe- publiées sur différents réseaux tous les jours pendant 2 semaines, de nouveaux investisseurs se sont présentés » explique Muriel Thuillier dans un communiqué de presse du 14 décembre. 

Au final, la startup parvient à boucler une levée de fonds de 211 000 euros, bien au-de-là du déficit de 140 000 euros.

Et ce grâce à de nouveaux investisseurs dont l’agence de communication Fred & Farid. « L’arrivée du groupe Fred & Farid au capital de Cocolico marque un tournant de taille pour la marque » car il est « solidement implantée en Chine » explique la créative de la startup. Or, Cocolico cartonne actuellement sur le marché asiatique.

Ce plan de sauvetage de la startup a permis également de signer une collaboration artistique avec Catherine Painvin, fondatrice de Tartine et Chocolat et ancienne conseillère chez Jacadi, deux célèbres marques de vêtements pour enfants.

En 2015, Cocolico était classée parmi les 5 pépites françaises qui marqueront leur secteur dans les dix prochaines années selon une étude de l’agence W… l’aventure continue.

Julien Leroy