21 Juin

Occitanie : Des Montpelliérains inventent MonChaperon, le « blablacar » du piéton

Après le covoiturage, voici le copiétonnage ! Une startup de Montpellier a eu l’idée de créer « Monchaperon », la première application française pour trouver des piétons qui partagent le même trajet que vous.

© Eric Audras / Maxppp

© Eric Audras / Maxppp

Née à Montpellier, « MonChaperon » est  la première application de copiétonnage. Le principe est de mettre en relation des piétons qui souhaitent partager le même trajet à pied. En un mot, Monchaperon est le « blablacar » du piéton

« Passé une certaine heure, être seul dans la rue n’est pas rassurant et ce même sur de petits trajets » explique l’équipe de Montpellier. « Faire son trajet accompagné rassure et rend ce moment beaucoup plus sympathique » poursuit-elle. L’application s’adresse également aux personnes qui cherchent un peu de convivialité.

Disponible sur Android et Apple Store, il suffit de s’inscrire gratuitement et de trouver des « chaperons » qui effectuent le même chemin que vous. Cela marche aussi avec les trajets en transport en commun.

Comme sur Uber, l’application permet également de devenir un marcheur privé qui propose d’accompagner les personnes seules. « Beaucoup de demandes portent sur des petits trajets (raccompagnement du restaurant au parking, de la boite de nuit au parking…), vous pourrez donc faire de nombreux chaperonnages en une soirée et ainsi générer un réel complément de revenus » précise sur son site la start-up.

Lancée depuis fin 2016, le service en ligne affiche à ce jour plus de 3000 utilisateurs.

A télécharger sur www.monchaperon.fr

>> Plus d’info en image avec ma chronique dans « 9h50 le matin Occitanie » sur France 3 – juin 2017  :


MonChaperon, la première application de… copiétonnage née à Montpellier

Julien Leroy

19 Juin

Fintech : la néobanque toulousaine Morning se reveille

5 mois après la reprise par Edel (groupe E.Leclerc), la néobanque Morning basée près de Toulouse, a présenté, ce vendredi 16 juin, sa nouvelle stratégie. Tous les services qui ont fait le succès de la fintech, sont conservés. Mais le modèle économique est revu.

© J. Leroy / France 3 Midi-Pyrénées

© J. Leroy / France 3 Midi-Pyrénées

La néobanque Morning tente un nouveau réveil après la période trouble survenue fin 2016.

En décembre dernier, une trésorerie à sec, une sanction de l’ACPR (le gendarme du secteur bancaire) et une mésentente avec le principal actionnaire de l’époque (la Maif), entraînent la start-up toulousaine et ses 49 salariés au bord du dépôt de bilan.

La jeune pousse est alors racheté par la banque Edel du groupe E.Leclerc. Le repreneur devient progressivement l’actionnaire majoritaire avec 79% du capital. Le fondateur de Morning, Éric Charpentier, est congédié.

5 mois après, l’unique start-up numérique du Volvestre, basée à Saint-Elix-le-Château au sud de Toulouse, veut se relancer. Le nouveau CEO, Frédéric Senan, a présenté, ce vendredi 16 juin, sa nouvelle stratégie.

L’ADN de Morning conservée

Contrairement aux rumeurs au moment de la reprise, les services qui ont fait le succès de la néobanque, sont conservés. « Eric Charpentier voulait réinventer la banque et il avait de bonnes idées » explique Frédéric Senan, le nouveau directeur de Morning.

L’objectif est de « garder l’esprit du projet cobanking » poursuit-il. Ce terme crée par l’ancienne équipe, désigne « de nouveaux usages bancaires, collaboratifs et digitaux qui répondent aux attentes du consommateur d’aujourd’hui« .

La cagnotte en ligne est ainsi maintenue. Cette offre gratuite d’échange d’argent entre particuliers est la vitrine historique de la marque depuis les débuts en 2013. L’attachement des internautes à ce service a convaincu le repreneur.

De nouvelles offres à partir du 3 juillet

La chute de Morning fin 2016 a été provoquée (principalement) par un modèle économique eroné. C’est pourquoi, Edel veut relancer Morning en étoffant les offres et les fonctionnalités payantes.

« La start-up proposait jusqu’ici à ses clients de bénéficier d’un service d’envoi et de réception d’argent (..) Désormais, elle met également à leur disposition (..) un compte de paiement digital et ibanisé (..) pour gérer leur argent et suivre leurs dépenses quotidiennes en temps réel » explique la direction.

La fintech toulousaine va ainsi attaquer le marché bancaire BtoC en lançant, le 3 juillet prochain, plusieurs offres : Morning Play (pour collecter, partager et gérer son argent avec différents groupes d’ami), Morning Protect (pour les personnes sous tutelles) et Morning Jump (pour gérer l’argent de poche de ses enfants).

Chaque service comprend une carte de paiement Master Card et un numéro IBAN.

Une quatrième offre, Morning Welcome, verra le jour début septembre. Il s’agit d’un compte bancaire pour les étudiants étrangers vivants en France.

Parallèlement, la néobanque s’apprête à conquérir les professionnels avec des services adaptés. Des offres BtoBtoC est également en projet. L’ensemble sera dévoilé à la rentrée prochaine.

L’objectif est de « compiler la totalité des services de la Fintech » précise Frédéric Senan afin de concurrencer Nickel, C-zam, Lydia,…

Côté salariés

Sur les 49 salariés au moment du rachat, « 13 sont partis volontairement » affirme la nouvelle direction. Des recrutements sont en cours pour combler les départs. L’objectif est d’être « 41 d’ici la fin de l’été 2017″.

Et maintenant ?

L’équipe et la tactique sont en place. Reste à transformer l’essai. En cas de succès, Morning deviendra rentable. « 2017 sera une année blanche après 6 mois d’inactivité. En 2018, on espére couvrir les charges et devenir rentable en 2019 » précise Frédéric Senan. C’est tout le mal que l’on souhaite à cette start-up emblématique de l’écosystème numérique d’Occitanie et de la Fintech française.

Julien Leroy

08 Juin

Occitanie : Des Montpelliérains inventent l’application Sportihome, le « airbnb » des sportifs

Si vous êtes un passionné de kitesurf, d’équitation, de VTT, de randonnée, d’escalade ou encore de parapente, la nouvelle application Sportihome est faite pour vous. Inventée à Montpellier, elle est à la fois un Google Maps des meilleurs spots de sports d’aventure et un airbnb des sportifs.

© Sportihome

© Sportihome

Sportihome s’adresse à tous les passionnés de sport extrêmes : kitesurf, VTT, surf, randonnée, escalade, parapente,…

Créée à Montpellier, l’application est à la fois un « Google Maps » des meilleurs spots de sports d’aventure et un « airbnb » des voyageurs sportifs.

Un service unique en France

Sa première fonctionnalité est de proposer « un guide de spots renseignés et évalués par la communauté sportive » explique Sylvain Morel, l’un des deux fondateurs de Sportihome. « Vous avez la possibilité de rechercher des destinations par sport (kitesurf, vtt, randonnée, trail, golf, SUP, parapente, etc) et par ville bien évidement« . A ce jour, 260 spots sont recensés sur l’appli.

Mais l’innovation provient surtout de la deuxième fonctionnalité. En quelques clics, vous pouvez également « trouver (..) les logements à proximité évalués par d’autres sportifs« .

Pour chaque spot, l’application propose des hébergement chez un particulier qui partage la même passion. Bref, un « airbnb » pour les voyageurs sportifs. Votre hôte peut d’ailleurs venir avec vous et partager le plaisir sportif.

Lancé en janvier 2017, Sportihome compte « 3200 membres et plus de 220 logements » assurent les deux fondateurs : Sylvain Morel et Fred Diaw. Ces passionnés de kitesurf surfent déjà sur le succès. Leur start-up basée à Montpellier a déjà recruté 4 personnes. 

>>> Pour télécharger : https://sportihome.com/

>> Plus d’info en image avec ma chronique dans « 9h50 le matin Occitanie » sur France 3 – mai 2017 (à la 38e minute) :


9H50 le matin en Occitanie

Julien Leroy

31 Mai

E-santé : Avec l’application NotreSanté, des Toulousains inventent le « couteau suisse » du patient

Réunir sur votre smartphonne vos rendez-vous médicaux, les rappels de vaccins de vos enfants, vos remboursements de la Sécu et vos prescriptions… c’est désormais possible grâce une nouvelle application toulousaine : NotreSanté.

© notresante

© notresante

NotreSanté est « une application mobile à destination du grand public qui aide les familles dans la gestion de leur santé au quotidien » explique les 3 fondateurs toulousains.

Leur objectif est d’aider les familles à jongler entre les rendez-vous médicaux, les ordonnances, les traitements, la gestion des dépenses, les remboursements de la sécurité sociale.

Disponible sur Android et iOS, l’application permet ainsi de créer un dossier pour chaque membre de la famille (parents, enfants, grands-parents).

Pour chaque répertoire, il est possible de noter les rendez-vous médicaux, suivre les dépenses médicales et les remboursements, archiver et transférer les documents de santé vers les mutuelles, complémentaires santé et pharmacies. NotreSanté propose aussi des rappels de vaccins et de suivre les posologies des prescriptions médicales. Bref, une application « couteau suisse » du patient. 

Une version web est également disponible pour les professionnels de santé. Cela permet de dialoguer et de transmettre directement avec le patient.

A l’origine de cette innovation e-santé, se trouve une start-up toulousaine du même nom, créée en novembre 2016 par 3 amis. Benoît Vinceneux, Sébastien Tirvert ont travaillé notamment pour Pierre Fabre et Tony Marcello se charge du développement informatique.

Avec leur application révolutionnaire, ils espérèrent atteindre « 100 000 utilisateurs grand public et 10 000 professionnels de la santé » d’ici fin 2018. La communauté des Communes de Sor Agout dans le Tarn et le groupe d’expertise-comptables Soregor, figurent parmi leurs premiers clients.

>> Pour télécharger ou pour plus d’info : notresante.io

>>> Reportage de France 3 Midi-Pyrénées – Juin 2017 :

Application toulousaine NotreSanté

Julien Leroy

24 Mai

Uber lance à Toulouse son service de livraison de repas à domicile « UberEATS »

Après les VTC, Uber va proposer aux Toulousains de leur livrer des plats à domicile. Le lancement d’UberEats est prévu le 30 mai.

© UberEATS

© UberEATS

Uber se diversifie. L’entreprise américaine spécialiste du transport de particuliers en VTC, lancera à Toulouse, ce mardi 30 mai, son nouveau service : UberEATS. 

UberEATS est un service de livraison de repas à domicile. L’application permet de commander, en quelques clics, son plat favori parmi une sélection de restaurants. Le repas est livré « en moins de 30 minutes » promet Uber.

Le service est actuellement disponible dans plusieurs villes du monde et en France. Après un lancement à Paris (en mars 2016), Nantes, Bordeaux,… c’est au tour de Toulouse de bénéficier d’UberEATS.

En attendant les détails qui seront dévoilés la semaine prochaine, on peut se demander quel sera l’impact d’Uber dans ce secteur très concurrentiel ? Les start-up se succèdent depuis un an. Et Toulouse n’est pas épargné par le phénomène. La ville rose est déjà couverte par Deliveroo, AlloResto, Foodora,… 

Julien Leroy

 

23 Mai

Un Toulousain crée SnapPlanet, le premier réseau social des images spatiales

ExclusivitéSnapPlanet est un réseau réseau social pour créer et partager des images de la terre prise depuis l’espace. Une application pour smartphone née de l’imagination d’un ingénieur du CNES de Toulouse, Jérôme Gasperi.

Toulouse vu de l'espace / © Thomas Pesquet - MaxPPP

Toulouse vu de l’espace / © Thomas Pesquet – MaxPPP

SnapPlanet est un « instagram » des photos spatiales. 

Lancé au mois d’avril 2017, l’application est gratuite sur Iphone et AndroÏd. Une fois son profil enregistré, SnapPlanet « permet d’accéder en quelques secondes à des images (très) haute résolution de (presque) n’importe où sur Terre et à (presque) n’importe quelle date » explique Jérôme Gasperi, le fondateur. 

Pour chaque photo, l’internaute à la possibilité de liker, commenter, imprimer, aimer et partager. « Le but est de valoriser ces données spatiales auprès du grand public et raconter l’histoire de la terre » précise le créateur toulousain de 43 ans.

Les images spatiales sont issues des satellites d’observation européen Sentinel-2. Depuis 2015, ils fournissent tous les 5 jours, des images d’une largeur au sol de 290 km et d’une résolution de 10 à 60 m. « C’est moins précis que Google Earth mais les images sont actualisées tous les 5 jours » complète Jérôme Gasperi. 

D’ailleurs, le fondateur de SnapPlanet veut promouvoir cette mise à jour permanente de la terre. Son idée est de réaliser des comparaisons sur un lieu pour « être son propre reporter (..) comme, par exemple, le front de Mossoul ». 

Cette application unique en France est née de l’imagination d’un ingénieur du CNES de Toulouse, Jérôme Gasperi. Spécialiste de la valorisation des données satellites, il vient de créer sa start-up à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse. Soutenu par son employeur, il a déjà remporté deux prix scientifiques dont le Copernicus Masters 2015.  

>>> Reportage de France 3 Midi-Pyrénées – 30 mai 2017 :

SnapPlanet, le réseau social des images spatiales

>>> Télécharger SnapPlanet : www.snapplanet.io

 Julien Leroy

21 Mai

Montpellier : Staybler, le « Airbnb » des hébergements pour chevaux

Créée entre Montpellier et le Gard, Staybler est le premier « airbnb » des hébergements pour chevaux en Europe.

© Staybler

© Staybler

Staybler est un « airbnb » des hébergements pour chevaux.

La plate-forme « met en relation établissements équestres et cavaliers » pour « réserver directement en ligne boxs, prés ou paddocks » détaillent les 3 fondateurs. Les forfaits vont de 1 à 30 jours et la réservation se fait directement en ligne.

Le service s’adresse à la fois, aux cavaliers qui ont des difficultés à trouver une pension lors d’une compétition ou d’un voyage. Et aux centres équestres qui cherchent à rentabiliser ses espaces inoccupés. L’objectif est de mettre un terme au bouche à oreille et aux recherches interminables.

Lancé en février 2017, Staybler semble séduire la communauté équestre avec 450 inscrits, 100 hébergements recensés et 50 réservations. L’idée s’exporte également en Belgique et au Portugal. Malgré la présence de deux autres concurrents, l’application est pionnière en Europe.

A l’origine de cette innovation occitane, 3 jeunes entrepreneurs héraultais, amis depuis plusieurs années. Diplômée d’une école de commerce à Montpellier, Clémence est âgée de 27 ans et se charge du marketing. Guillaume (30 ans) est notaire et s’occupe des partenariats. Jean-Baptiste (27 ans) est consultant en aquaculture et travaille sur le développement technique et commercial de Staybler. La start-up est basée à Montpellier.

>> Plus d’info en image avec ma chronique dans « 9h50 le matin Occitanie » sur France 3 – mai 2017 :


Tout ce Qui Buzz : Staybler

>>> Site Staybler : www.staybler.com/fr/

Julien Leroy

02 Mai

BlaBlaCar se lance dans le covoiturage domicile-travail et concurrence le Toulousain Coovia

BlaBlaCar se lance sur le marché du covoiturage domicile-travail avec une offre pilote entre Toulouse et Montauban. Un secteur exploité depuis des années, par la start-up toulousaine Coovia.

© DAVID ADEMAS / MaxPPP

© DAVID ADEMAS / MaxPPP

BlaBlaCar s’attaque aux trajets quotidiens domicile-travail. Le leader européen du covoiturage lance, ce mardi 2 mai, l’application « BlaBlaLines » qui permet de trouver des conducteurs et des passagers faisant le même trajet pour aller au travail.

Deux sites pilotes sont ainsi testés en France : L’axe Toulouse / Montauban et l’axe Reims / Châlons-en-Champagne. L’objectif étant ensuite de généraliser le concept sur tout le territoire.

L’application a été repensée car BlaBlaCar est adapté aux covoiturage longue distance avec des réservations prises à l’avance. Pour le moment, BlaBlaLines est disponible uniquement sur Androïd en attendant la version Iphone.

Concurrence avec la start-up toulousaine Coovia, pionnière du secteur

Surnommé le « Blablacar des trajets réguliers », le toulousain Coovia perd ainsi son exclusivité. Née en 2012, l’application est la pionnière française du covoiturage domicile-travail. A ce jour, la start-up compte 9 salariés et près de 8000 utilisateurs dont plusieurs grandes entreprises (SMTC, Airbus,…).

« Ce n’est jamais agréable de voir l’arrivée d’un concurrent » m’avoue David Larcher, le fondateur de Coovia. « Mais cela prouve que le marché est mûr » et « va permettre de mettre en lumière ce type de covoiturage » poursuit-il.

Entre Tisséo (qui propose également un service de covoiturage pour les travailleurs), Coovia et BlaBlalines, les Toulousains n’ont plus d’excuses pour se mettre à cette pratique encore méconnue en France.

Julien Leroy

26 Avr

Tarn : Fin de la monnaie numérique COOPEK

Née dans le Tarn, la monnaie numérique « COOPEK » s’arrête. Après avoir suspendue ses services il y a quelques jours, aucune solution n’a pu être trouvée. Une nouvelle Fintech d’Occitanie disparait.
© Coopek

© Coopek

« Le COOPEK, c’est fini » annonce, ce mercredi 26 avril, l’équipe de la start-up basée au Séquestre, dans le Tarn.

Le 20 avril dernier, la monnaie numérique et alternative avait déjà été contrainte de suspendre ses services pour des raisons budgétaires. « Nous ne disposons pas des soutiens financiers et bancaires suffisants pour poursuivre la suite du lancement » expliquait Gérard Poujade, maire du Séquestre et initiateur du projet.

Une réunion avec les administrateurs s’est tenue, ce mardi 25 avril pour trouver des solutions. En vain. « Des financements insuffisants malgré des chiffres prometteurs La SCIC COOPEK n’aura pas pu trouver les financements pour poursuivre son lancement » annonce la start-up.

L’objectif de Coopek était de créer une économie complémentaire sans spéculation et plus durable en France.

Une monnaie différente qui « n’a pas vocation à remplacer le système actuel mais bien à apporter un système complémentaire qui profite aux plus engagés pour un développement plus durable et une société plus équitable » expliquait les fondateurs au moment du lancement. 

Coopek marchait ainsi chez des commerçants, des associations ou des entreprises partenaires. Après 7 mois de lancement, le projet comptait 400 sociétaires pour 50.000 coopek échangés (soit une valeur de 50.000 euros). Malgré un bilan positif, la fintech est obligé de fermer. « Une situation paradoxale » avoue l’équipe du projet. « Nous sommes en train de rembourser nos usagers et de clôturer les comptes » conclut-elle.

Cette situation rappelle malheureusement les difficultés des Fintech à pérenniser un modèle économique, surtout lorsqu’elles s’adressent au grand public. En Occitanie, les cas se multiplient comme celui du toulousain Morning.

Julien Leroy

25 Avr

Tarn : la monnaie numérique COOPEK suspend ses services

7 mois après son lancement, la monnaie numérique et nationale « COOPEK » vient d’être mise en stand-by. Née à Séquestre dans le Tarn, le projet Fintech rencontre des problèmes de financement.

© Coopek

© Coopek

« La SCIC COOPEK a été contrainte de suspendre ses services ce jeudi 20 avril 2017« . Voici le début du message adressé à tous les sociétaires de la monnaie et sur le site officiel. 

Créée par des Tarnais en octobre 2016, Coopek est une monnaie nationale et 100% numérique.

Mais 7 mois après son lancement national, le COOPEK est contraint de suspendre ses services pour des raisons budgétaires. « Nous ne disposons pas des soutiens financiers et bancaires suffisants pour poursuivre la suite du lancement » explique Gérard Poujade, maire du Séquestre et initiateur du projet.

En conséquence, « les clients peuvent continuer à consulter leurs comptes mais les échanges en monnaie COOPEK ne sont plus disponible » précise-t-il.

Cet arrêt est-il provisoire ? ou signe-t-il la fin de l’aventure ? Impossible de le savoir pour le moment. Selon nos informations, une réunion avec les administrateurs est prévue prochainement, pour trouver des solutions.

50.000 Coopek échangés en 6 mois

En octobre 2016, votre blog avait été le premier à vous présenter cette nouvelle monnaie alternative. L’objectif de Coopek est de créer une économie complémentaire sans spéculation et plus durable en France.

Une monnaie différente qui « n’a pas vocation à remplacer le système actuel mais bien à apporter un système complémentaire qui profite aux plus engagés pour un développement plus durable et une société plus équitable » expliquait les fondateurs au moment du lancement. 

Coopek marche ainsi chez des commerçants, des associations ou des entreprises partenaires. Après 7 mois de lancement, le projet compte 400 sociétaires pour 50.000 coopek échangés (soit une valeur de 50.000 euros).

La situation de la start-up tarnaise rappelle malheureusement les difficultés des Fintech à pérenniser un modèle économique, surtout lorsqu’elles s’adressent au grand public. En Occitanie, les cas se multiplient comme celui du toulousain Morning.

Julien Leroy