23 Mar

L’ancien maire de Toulouse Philippe Douste-Blazy soutient Macron

Nouveau ralliement au camp d’Emmanuel Macron : l’ancien ministre et maire de Lourdes et Toulouse Philippe Douste-Blazy vient de lui apporter son soutien.

Philippe Douste-Blazy (AFP)

Philippe Douste-Blazy (AFP)

Philippe Douste-Blazy revient dans l’actualité : l’ancien ministre (notamment de la santé et des affaires étrangères), ancien maire de Lourdes puis de Toulouse, mais également co-fondateur de l’UMP aux côtés de Jacques Chirac, a apporté ce jeudi son soutien à Emmanuel Macron dans la course à la présidentielle taclant au passage François Fillon qui « n’a pas été à la hauteur des responsabilités » en maintenant sa candidature après sa mise en examen.

Emmanuel Macron « est porteur de ce message universel français fait d’un enracinement à des valeurs et d’une ouverture au monde », indique dans un entretien à Marianne Philippe Douste-Blazy, actuel conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU sur le Financement innovant du développement.

« L’élément clé reste, à mes yeux, sa capacité à dépasser les clivages partisans de plus en plus artificiels et qui ont fait tant de mal à notre pays », développe l’ancien ministre, qui avait rallié une grande partie de l’UDF à la création de l’UMP en 2002 aux dépens de François Bayrou.

Il appelle aussi les partisans d’Alain Juppé, dont il dit être resté fidèle, à faire la même démarche que lui vers Emmanuel Macron.

« Cette élection était imperdable, poursuit Philippe Douste-Blazy au sujet de François Fillon. Je ne veux rien ajouter, le ridicule
étant atteint depuis trop longtemps ».

Philippe Douste-Blazy était le candidat de la France pour le poste de directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mais sa candidature n’a pas été retenue.

FV (@fabvalery) avec AFP

17 Mar

Tarn-et-Garonne : l’improbable alliance Baylet-Barèges

Brigitte Barèges vient de perdre, dans le cadre de son mandat de conseillère départementale, la présidence du principal organisme HLM du Tarn-et-Garonne. Une alliance entre la maire LR de Montauban et les radicaux de gauche n’a pas permis d’éviter ce débarquement.

Brigitte Barèges, maire de Montauban et Christian Astruc, président du CD82. Photo MaxPPP

Brigitte Barèges, maire de Montauban et Christian Astruc, président du CD82. (Photo MaxPPP)

C’est la deuxième lame du couperet. En décembre 2016, Brigitte Barèges a été évincée d’une vice-présidence du conseil départemental. Quatre mois plus tard, la maire de Montauban est privée de son dernier levier au sein de l’institution départementale : la présidence de Tarn-et-Garonne Habitat (TGH). Brigitte Barèges dénonce de « basses postures politiques » et parle d’une « purge bien orchestrée ».

La moitié des logements sont sur le Grand Montauban

Sa colère est à la hauteur de l’enjeux. Brigitte Barèges préside TGH depuis juin 2015 et la perte du conseil départemental par Jean-Michel Baylet. Cette présidence est loin d’être symbolique. Tarn-et-Garonne Habitat est le 1er bailleur social du département. Il gère 4363 logements sur 73 communes. Géré pendant 20 ans par le PRG, TGH a connu des périodes un peu compliquées. Les impayés de loyer constituent toujours un problème. Mais ses finances (grâce notamment à un versement de 6 millions d’euros de l’Etat au travers de la Caisse des dépôts et Consignation) sont saines.

Un détail n’a rien d’accessoire : 48% des logements de TGH sont situés sur le Grand Montauban. Pour la maire de Montauban, la présidence de TGH est donc stratégique. Cela permet de maîtriser l’offre de logement social sur ses terres municipales. Sans parler de l’attribution de marchés publics. Auprès des entreprises comme des locataires (qui sont des électeurs potentiels), TGH est une bonne vitrine. C’est un investissement (politiquement) rentable.

Décidé par le président Christian Astruc

Pour Brigitte Barèges, la perte de l’organisme HLM (satellite du conseil départemental) est (incontestablement) un mauvais coup. La maire de Montauban sait parfaitement d’où il vient. C’est le président du département, Christian Astruc qui a souhaité retirer à Brigitte Barèges le levier de TGH. Le vote a eu lieu à l’occasion d’un débat d’orientation budgétaire. Mais, peu importe le moment, l’intention était publique. Elle est même assumée. Brigitte Barèges a refusé de voter le budget départemental de Christian Astruc. Depuis cet acte de sédition, le sort de la maire de Montauban est scellé.

Soutenue par 7 voix… du PRG

Ce qui est moins évident c’est la contre-attaque de Brigitte Barèges. La maire de Montauban s’est appuyée sur ses meilleurs « adversaires » : les radicaux de gauche. Le PRG a triplement aidé Brigitte Barèges. Les élus de Jean-Michel Baylet n’ont pas présenté de candidat(e) face à la maire de Montauban. Mais, ce n’est pas tout. Le PRG a voté pour Brigitte Barèges.

Enfin, les radicaux de gauche se sont transformés en « agents électoraux ». Les conseillers départementaux PRG ont essayé de rallier les socialistes pour qu’ils votent en faveur de Brigitte Barèges. Le PS a refusé de rentrer dans la manœuvre et il s’est retiré du vote en s’abstenant. Au final, Brigitte Barèges obtient 10 voix sur les 26 votants. Ces 10 voix comprennent 7 voix PRG.

La lutte frontale (et même brutale) entre Jean-Michel Baylet et Brigitte Barèges n’est plus d’actualité. Elle laisse la place à une alliance « objective » dont le ciment porte un nom. Celui du tombeur et du successeur de Jean-Michel Baylet à la présidence du Tarn-et-Garonne : Christian Astruc.

C’est un incroyable renversement de situation. Brigitte Barèges a permis la victoire de Christian Astruc contre…Jean-Michel Baylet.

L’ancien ennemi est devenu un allié et l’ex-partenaire un adversaire.

Dans le Tarn-et-Garonne, la politique réserve de vraies surprises.

Laurent Dubois (@laurentdub)

02 Mar

Le PS tarnais se cherche un nouveau « 1er fédéral »

Le PS Tarnais va renouveler, ce jeudi 2 mars, ses instances fédérales. Cette élection fait suite à la démission de Patrick Vieu. Deux candidats sont en compétition.

Photo MaxPPP

Photo MaxPPP

Le scrutin est relativement court. Il va se dérouler de 17 heures à 22 heures. Mais, surtout, l’élection est valable uniquement pour les 6 prochains mois. La désignation d’un nouveau 1er fédéral et d’un nouveau secrétaire de section permet d’assurer un intérim et d’attendre le Congrès national de septembre prochain. Cette élection (intermédiaire) est liée à un accident de parcours : la démission brutale et imprévue de l’ancien patron du PS 31.

Selon nos informations, Patrick Vieu n’a pas abandonné la politique. L’ex 1er fédéral serait tenté par le mouvement d’Emmanuel Macron, En Marche ! Mais l’ancien cadre PS a quitté son poste après sa défaite lors des investitures internes pour les prochaines législatives. C’est pour combler cette « vacance » du pouvoir fédéral que les militants tarnais sont appelés aux urnes.

Deux compétiteurs sont en piste : Vincent Recoules et Nathanaël Suaud.

Ancien membre du comité de soutien à François Hollande lors de la présidentielle de 2012, Vincent Recoules est un cheminot. Le militant a un parcours syndical à la CGT.

Nathanaël Suaud s’est engagé au moment des Primaires aux côtés de Manuel Valls. Le jeune militant a été candidat aux élections départementales de 2015.

Une « confrontation » interne a été organisée pour permettre aux militants d’évaluer la candidature des deux concurrents. Le débat s’est focalisé sur l’épineuse question de la « 3ème circonscription ». Les instances nationales du PS veulent revenir sur le vote des socialistes tarnais et imposer la députée sortante, Linda Gourjade.

Vincent Recoules a affirmé sa détermination à faire valoir le vote militant. Mais c’est Nathanaël Suaud qui est allé le plus loin. Il n’a pas hésité à mettre dans la balance sa démission en cas de « diktat » de Solférino.

Le scrutin (interne) de ce 2 mars ne permettra pas seulement de donner un nouveau visage au PS Tarnais. Un secrétaire va être désigné. Pas de suspens.

Patrice Kalfa est le seul candidat. Cet ancien infirmier psychiatrique et syndicaliste (CFDT, UMT) doit obtenir le poste.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

16 Fév

Des assistants « familiaux » au Conseil Régional d’Occitanie ?

Dimanche 12 février, le magazine Dimanche En Politique a posé à ses invités (Gérard Onesta et Myriam Martin du groupe Nouveau Monde, Thierry Viallon du Front National)  une question : existe-il au Conseil Régional des collaborateurs ayant des liens familiaux avec leur employeur, les conseillers régionaux ? Les trois élus ont répondu par la négative. Info ou Intox ?

Hôtel de Région Occitanie à Toulouse. Photo MaxPPP

Hôtel de Région Occitanie à Toulouse. Photo MaxPPP

Les députés et les sénateurs ne sont pas les seuls à disposer des collaborateurs. L’affaire Fillon jette une lumière crue sur les assistants parlementaires. L’emploi de membres de la famille et un soupçon d’emplois fictifs suscitent un trouble profond dans l’opinion publique. Mais, loin des palais nationaux, il existe des assistants qui, comme leur collègue de l’Assemblée Nationale et du Sénat, travaillent au quotidien aux côtés des groupes politiques et des élus régionaux.

Les assistants régionaux de vrais assistants même si…

Le statut de ces assistants régionaux n’est pas comparable à celui des assistants parlementaires. Il existe deux catégories d’assistants régionaux : auprès des groupes et auprès des vice-présidents. Ils exercent leur fonction sur la base d’un contrat de droit public. Leur rémunération est calquée sur la grille de la fonction publique territoriale et calculée sur la base d’une enveloppe déterminée en fonction d’un seuil (30% des indemnités additionnés de l’ensemble des élus).

De plus, selon nos informations, des contrôles de CV et de diplômes sont effectués. Bref, au Conseil Régional d’Occitanie (comme dans les autres conseils régionaux de France et de Navarre) on est loin du flou artistique qui règne au Palais Bourbon. Cela n’empêche pas les zones d’ombre. A Toulouse, les assistants doivent « bagder ». Pas de « pointeuse » à Montpellier. Mais, pour les toulousains, il existe une « tracabalité » des horaires de travail. Néanmoins, selon nos informations, il existerait un moyen simple pour passer entre les mailles du filet. Des personnes badgent à la place d’autres collègues indélicats. Une source interne au Conseil Régional précise également : « je ne garantirai pas que des assistants ne vont pas chercher des affiches pour les législatives et ne bossent pas pour le parti. Je ne dirai pas qu’il s’agit d’emplois fictifs mais des personnes qui bossent en même temps pour le parti ».

Malgré quelques points noirs, le bilan est globalement positif. Selon les invités de Dimanche En Politique, l’exemplarité des assistants régionaux s’étend également à une absence de « consanguinité ». Interrogés, en plateau, Myriam Martin, Gérard Onesta et Thierry Viallon ont répondu d’une même voix : aucun emploi familial.

Vérification faite, le représentant du Front National a été victime d’une amnésie volontaire. Le secrétaire général du groupe FN est marié avec une élue régionale.

Pas d’assistant « familial » ? Ben si

En mai 2012, Le Monde publie un article intitulé : « Dans l’Hérault, les Jamet, l’autre famille régnante du Front National« . Au détour d’un paragraphe, on peut lire l’expression « la PME Jamet-Vouzellaud« . Le nom de Jamet renvoie à celui de la présidente du groupe FN au conseil régional et celui de Vouzellaud au secrétaire général du groupe FN au…conseil régional. Le tandem politique entre la présidente et son secrétaire général n’est pas un simple tandem politique. Depuis la publication de l’article du Monde, la situation a évolué.

Le secrétaire général du groupe FN est toujours secrétaire général du groupe. Mais sa situation personnelle a changé. Sur le site du Front National, Guillaume Vouzellaud précise : vie maritale. Mais cette mention ne concerne plus la présidente du groupe. Elle renvoie implicitement (sans donner de nom) à une conseillère régionale FN.

En répondant « non » à la question « existe-t-il des assistants « familiaux ? », Thierry Viallon occulte donc un fait indéniable : le secrétaire général du groupe FN a bien une relation familiale avec une conseillère régionale de ce même groupe FN.

En soi ce mensonge par omission est véniel. Guillaume Vouzellaud n’est pas un emploi fictif.  Selon nos informations, il gère les 7 collaborateurs du groupe. Candidat à une vingtaine d’élections, le secrétaire général du groupe FN peut justifier d’une expérience et d’un parcours politique. De plus, le recrutement d’un collaborateur ayant des liens familiaux avec une élue est parfaitement légal.

L’attitude de Thierry Viallon est maladroite. Nier les évidences est toujours improductif. Mais elle traduit le profond malaise suscité par la polémique autour de l’affaire Fillon. Les emplois familiaux ne sont pas simplement devenus suspects. Ils sont condamnables et mêmes condamnés par l’opinion publique.

Dans ce contexte, le représentant du FN a préféré masquer la vérité ; ça pouvait passer. Enfin presque.

Laurent Dubois (@laurentdub)

10 Fév

Le député de l’Aude, Jean-Claude Perez, ironise sur le ralliement de Carole Delga à Benoît Hamon

Carole Delga appelle à un rassemblement autour du vainqueur de la primaire, Benoît Hamon. Dans l’Aude, un député (ex socialiste) ironise. Jean-Claude Perez rappelle que la présidente de Région a soutenu François Hollande puis Manuel Valls avant de rejoindre le candidat à la présidentielle.

Jean-Claude Perez, député de l'Aude. Photo MAxPPP

Jean-Claude Perez, député de l’Aude. Photo MaxPPP

Les signatures s’accumulent. 82 parlementaires, présidents de départements et responsables socialistes rejoignent l’appel initié par Carole Delga. Le rassemblement réunit des « vallsistes », des « hamonistes » et des « montebourgeois ». Cette synthèse ne convainc pas le député de l’Aude, Jean-Claude Perez. Le démissionnaire du PS transforme l’appel de Carole Delga en interpellation :

 Main sur le cœur, avec force, détermination et enthousiasme vous venez de signer une tribune…appelant à voter pour Benoît Hamon. Respectant vos convictions, je ne doute pas de la sincérité de votre engagement. Je voudrais simplement savoir si ce dernier est durable ou instantané ?

Jean-Claude Perez doute de la sincérité du ralliement de Carole Delga (et du président de l’Aude, André Viola). Le parlementaire n’utilise pas les mots qui fâchent et les expressions qui font tache. Jean-Claire Perez ne parle pas de rassemblement de façade, de ralliement de circonstance ou de retournement de vestes. Mais derrière l’ironie, c’est très clairement la tonalité générale de ses propos.

Il y a quelques mois vous étiez signataires d’une tribune nous expliquant que le seul a même de sauver la gauche était François Hollande…Vous nous expliquiez alors qu’il fallait absolument qu’il se représente à l’élection présidentielle car personne d’autre n’était digne d’occuper cette fonction…Quelques jours après son renoncement, vous nous avez expliqué que le nouveau sauveur de la gauche n’était autre que son premier ministre, Manuel Valls car il avait les dispositions d’un homme d’état, la compétence et l’autorité nécessaire…et que Benoît Hamon ne pouvait pas, lui, disputer la même division.

Jean-Claude Perez termine son « appel » à Carole Delga (et André Viola) par une demande d’information.

Si vous deviez confirmer votre choix définitif sur Benoît Hamon ou si Emmanuel Macron devait être le « chouchou » de votre cœur, il me serait particulièrement agréable que vous puissiez me l’indiquer rapidement pour que je puisse mener campagne avec celui qui pourrait être en mesure de battre la droite et l’extrême droite en mai prochain.

Il n’est pas évident que la présidente de Région apprécie l’ironie mordante de Jean-Claude Perez. Le téléphone du député de l’Aude risque de sonner. Mais ce ne sera pas forcément pour livrer les informations espérées par Jean-Claude Perez. Sur le fond, Carole Delga a déjà répondu aux interrogations du parlementaire audois. Lors de la réunion (préparatoire) à l’appel de Carcassonne, la présidente d’Occitanie a justifié son ralliement à Benoît Hamon : les électeurs se sont prononcés et les socialistes d’Occitanie doivent soutenir Benoît Hamon parce que c’est le vainqueur de la primaire.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

09 Fév

Menaces et insultes envers Carole Delga : les manifestations de soutien se multiplient

Mercredi 8 février, Carole Delga a saisi la justice suite à des menaces et des insultes. Depuis la divulguation de l’information, les manifestations de soutien se multiplient. Elles dépassent largement le cadre de la famille politique de la présidente PS d’Occitanie. Dans le Tarn-et-Garonne, une communauté de communes a voté, à l’unanimité, une motion pour exprimer sa solidarité.

carole Delga, président de la Région Photo MaxPPP

Carole Delga, président de la Région Photo MaxPPP

Gérard Onesta, président du bureau de l’assemblée régionale a été le premier, via Twitter, a exprimé son soutien

C’est un autre écologiste du conseil régional, Guillaume Cros qui a également, quasi instantanément, posté un message. Mais, à la différence de son collègue Gérard Onesta, l’élu EELV a ouvertement associer le FN aux menaces reçues par Carole Delga.

Le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a très rapidement rendu public un message de soutien.

La représentante d’Emmanuel Macron en Haute-Garonne, Monique Iborra, a réagit. Une opposition, pour ne pas dire une franche inimitié, existe entre Carole Delga et la députée de la Haute-Garonne. La présidente de Région n’est pas étrangère à l’exclusion du PS de Monique Iborra. Mais un réflexe républicain a pris le dessus.

Evidemment, le PS a également exprimé son soutien. Qu’il s’agisse d’élus, comme la vice-présidente du Conseil Régional, Nadia Pellefigue ou de militants à l’image de François Carbonnel.

La gauche et une personnalité de droite ne sont pas les seules à avoir réagi. Le Front National a condamné les menaces proférées contre Carole Delga. L’auteur des insultes et des menaces invoque, pour se « justifier » un incident entre la présidente d’Occitanie et un conseiller régional FN du Lot. L’élu lotois a exprimé son soutien envers Carole Delga et souhaite la plus grande fermeté dans le traitement judiciaire de l’affaire.

Le numéro 2 du FN, Louis Aliot, ainsi que le groupe Front National au conseil régional ont également se sont également exprimés.

Le mercredi 9 février, les 52 élus de la communauté de communes Terre de Confluence, dans le Tarn-et-Garonne, a voté à l’unanimité une motion :

 Suite aux menaces de mort dont a fait l’objet la Présidente de la région Occitanie, le Conseil Communautaire « Terres des Confluences » entend manifester sa profonde émotion.    De tels comportements sont intolérables en démocratie. Les élus assurent Carole Delga de leur entière solidarité. 

 

Laurent Dubois (@laurentdub)

08 Fév

Haute-Garonne : une pétition pour interdire les emplois familiaux des parlementaires

Ce 9 février, le feuilleton Filon rebondit (encore) avec de nouvelles révélations du Canard Enchaîné. Le Pénélope Gate déborde en Occitanie. Un élu écologiste de Colomiers, Patrick Jimena, lance une pétition pour interdire les emplois familiaux par les parlementaires.

Plusieurs sénateurs, maire de petites communes réclament un cumul sous conditions. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

Plusieurs sénateurs, maire de petites communes réclament un cumul sous conditions. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

Le Canard Enchaîné est bien arrivé dans les kiosques de la Haute-Garonne. À peine livré à Colomiers, il a été lu par une personnalité écolo bien connu des médias. Face à l’affaire Fillon, Patrick Jimena a décidé de lancer une pétition en ligne.

L’ex-conseiller départemental Patrick Jimena explique le sens et la portée de son initiative :

Les dernières révélations autour de l’affaire Fillon m’ont poussé à mettre en ligne la pétition. J’espère qu’elle va fonctionner. Il faut que les abus cessent et j’interpelle les députés et tous les candidats aux législatives pour qu’ils proposent une loi. Cette loi porterait sur la gestion de l’argent public gérée par les députés. Mais le point central c’est d’interdire l’embauche des membres de la famille des députés ».

Le compteur des signatures est ouvert. Les prochains jours diront si le niveau est suffisant pour faire bouger les lignes.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Menacée de mort, Carole Delga porte plainte

La présidente du Conseil régional a reçu des menaces après l’incident de jeudi dernier en assemblée plénière qui l’a opposée à un élu du Front National.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.Photo : MaxPPP

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.Photo : MaxPPP

La présidente PS de la Région Occitanie a déposé plainte pour outrage et menace de mort. Un individu a posté un message sur le site du conseil régional dans la rubrique « contact ». Un message faisant référence à un incident avec le Front National lors de la dernière assemblée plénière et dans lequel sont proférées des menaces de mort.

Le message est le suivant :

Honte à Carole Delga qui ose enlever le micro d’un élu Front National. Cette info circule sur tous les médias. Bande de pourris de gauchiasses. Vous êtes la honte de la France et un jour on massacrera tous les socialos de merde. En espérant que la famille Delga se fasse égorger prochainement dans un attentat.

Le dépôt de plainte a été effectué mardi 8 février auprès des services de police toulousains. Selon nos informations, l’incident en plénière autour du micro et du Front National a également donné lieu à des insultes (souvent à caractère sexiste) sur les réseaux sociaux.

Après la parution de cet article sur notre blog, de nombreux messages de soutien ont été adressés à la présidente d’Occitanie de la part de membres de la majorité régionale mais aussi de l’opposition. Dans les rangs du FN, le numéro 3 Louis Alliot, a condamné ces menaces et l’élu lotois Emmanuel Crenne, avec qui Carole Delga avait eu le différend en assemblée plénière, a demandé « la peine maximale » pour l’auteur de ces menaces de mort :

De son côté, France Jamet, la présidente du groupe FN au Conseil régional a indiqué dans un communiqué :

Les élus du groupe FN RBM condamnent sans réserve, comme le Front National l’a toujours fait, toutes les violences, d’où qu’elles viennent et à l’égard de qui que ce soit !

Laurent Dubois (@laurentdub) avec FV (@fabvalery)

03 Fév

Voici le nouveau logo de la Région Occitanie… et son histoire !

Un peu plus d’un an après sa naissance, la Région Occitanie s’est dotée ce vendredi 3 février d’une nouvelle identité visuelle, dont nous vous racontons ici la (vraie) histoire.

IMG_0553Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, a présenté ce vendredi 3 février aux élus et à la presse la nouvelle identité visuelle du Conseil régional. Il s’agit d’un visuel très stylisé où la croix occitane et les couleurs catalanes se mêlent. Un moment de plénitude et de calme au cours d’une assemblée plénière très mouvementée.

Le logo, puisqu’il s’agit de cela, a été dessiné par Léa Filipowicz, une designer illustratrice free-lance qui vit à Toulouse. Agée de 22 ans, originaire du Gers, a obtenu en juin dernier le diplîme de l’école toulousaine « Axe Sud ».

En effet, la Région avait lancé fin 2016 un « concours de talents » ouvert aux étudiants et diplômés des écoles d’art, de graphisme et de design. Le jury, réuni le 20 janvier dernier, a fait son choix… presque définitif.

En effet, d’après nos informations, le jury composé d’élus n’a retenu… que l’idée de la lauréate. Pour ne froisser personne, le logo a ensuite été « retouché » par des professionnels du secteur.  

Il faut rappeler qu’au moment de l’annonce de ce concours, des dents avaient grincé dans la région.  « C’est un peu comme si on demandait aux bricoleurs du dimanche de construire le prochain lycée«  expliquait pour France 3 Jean-François Audigier, le président du Club de la Comm qui regroupe les entreprises du secteur de la communication dans l’ex-région Midi-Pyrénées. 

Finalement, une rencontre avait eu lieu entre la Région et les professionnels et ceux-ci ont donc été associés à la nouvelle identité visuelle qui va se substituer au logo provisoire qui avait été dessiné fin 2015 par le service communication de la Région.

Aux habitants de cette nouvelle région de s’approprier ce nouveau logo.

FV (@fabvalery)

VIDEO – Incident au Conseil régional entre Carole Delga et le Front National

C’est une scène inédite que l’on a vécu ce vendredi au Conseil régional d’Occitanie : la présidente a physiquement tenté de retirer le micro à un élu du Front National qui invectivait la gauche.

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La scène filmée par les caméras de la Région pendant l’assemblée plénière à Montpellier est assez incroyable : on y voit la présidente PS du Conseil Régional Carole Delga s’opposer physiquement aux propos tenus par un élu du Front National.

A ce moment, la présidente était sortie de la salle de réunion pour raisons personnelles. La séance était alors présidée par la première vice-présidente Sylvia Pinel. Les échanges sont alors houleux entre la gauche et la droite. A son retour dans la salle, la présidente Delga entend un élu FN, Emmanuel Crenne, dire que les socialistes qui « ont voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 », n’ont pas de leçon de démocratie à donner aux élus FN. Elle passe près de lui, puis revient sur ses pas et tente de lui arracher son micro.

Moment de tension. La présidente reprend alors sa place à la tribune et rappelle qu’elle ne laissera jamais passer de tels propos. La séance a ensuite été suspendue et une réunion d’urgence organisée avec les présidents de groupe.

Depuis son élection à la présidence de la région Occitanie, Carole Delga, qui doit faire face à un groupe de 40 élus du Front National, principal groupe d’opposition, s’est positionnée à plusieurs reprises en « rempart » face à l’extrême-droite.

De retour en séance, elle a réaffirmé sa volonté d’éviter tout débordement dans les prises de paroles et fustigé les élus « qui veulent faire le buzz » :

Dans cette intervention, Carole Delga fait référence à l’article 23 du règlement intérieur de l’assemblée régionale. Cet article s’intitule : « Respect de l’ordre en assemblée plénière ». Il y est notamment écrit :

La présidente a la seule police de l’assemblée. Elle peut faire expulser de l’auditoire ou arrêter tout individu qui trouble l’ordre (…)

Après cet incident, des élus de droite, comme Elisabeth Pouchelon (LR/Haute-Garonne) regrettait « qu’une nouvelle fois, Carole Delga ne tient pas ses troupes ». Le groupe Front National lui a protesté contre une « agression » de la présidente contre l’un de ses élus.

FV (@fabvalery) avec LD (@laurentdub)