03 Avr

Depuis 1965, Toulouse a (presque) toujours voté à gauche à la présidentielle

On dit que Toulouse vote à gauche pour les scrutins nationaux et à droite pour les élections locales. Info ou intox ? Nous avons vérifié en nous plongeant dans les résultats de la ville pour les 9 élections présidentielles qui ont eu lieu depuis 1965.

Lors du débat Mitterrand-Chirac en 1998 (photo : AFP)

Lors du débat Mitterrand-Chirac en 1998 (photo : AFP)

Si Toulouse était la France, le pays aurait été dirigé par 8 présidents de la République de gauche sur les 9 qui ont été élus. Si Toulouse était la France, Mitterrand aurait été élu président dès 1965 et Lionel Jospin dès 1995. Si Toulouse était la France, le général De Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ne l’auraient jamais été. Si Toulouse était la France, le pays se serait doté pour la première fois d’une femme présidente en 2007… 

Mais Toulouse n’est pas la France…

Pour autant ce que révèle la plongée dans les résultats des élections présidentielles successives à Toulouse, c’est qu’effectivement, depuis 1965 et l’instauration de l’élection au suffrage universel du chef de l’Etat, la ville a toujours choisi le candidat de gauche, à une exception près : en 1969. Même en 2002, la ville rose avait placé Lionel Jospin en tête au premier tour.

Mitterrand a battu De Gaulle en 1965

En 1965, pour la première élection du Président de la République au suffrage universel, De Gaulle paraît imbattable. François Mitterrand le pousse pourtant à un second tour inattendu. Alors que la France porte Charles de Gaulle à l’Elysée avec plus de 55 % des voix, Toulouse, dirigée alors par un maire socialiste , Louis Bazerque, inverse la tendance :

  • François Mitterrand : 55, 38 %
  • Charles de Gaulle : 44, 62 %

En 1969, Toulouse choisit Pompidou contre Poher

Après la démission de De Gaulle, désavoué lors d’un référendum, la gauche ne parvient pas à s’organiser divisée en le communiste Jacques Duclos, le SFIO Gaston Deferre et le PSU Michel Rocard. Le second tour oppose donc le Premier ministre Georges Pompidou et le président du Sénat Alain Poher. Pompidou est élu avec 58,61 % des voix. C’est la seule fois dans l’histoire que Toulouse choisit un président de droite. Et pour cause, il n’y a pas de candidat de gauche au second tour.

  • Georges Pompidou : 52,36 %
  • Alain Poher : 47,64 %

Mitterrand plutôt que Giscard en 1974

Après la mort de Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing s’impose à droite face à Jacques Chaban Delmas. A gauche, Mitterrand est presque en mesure de l’emporter mais s’incline de justesse (49,19 %) face au jeune ministre de l’Economie (50,81 %). A Toulouse, où Pierre Baudis a été élu maire en 1971, Mitterrand est largement devant.

  • François Mitterrand : 53,75 %
  • Valéry Giscard d’Estaing : 46,25 %

Le raz de marée Mitterrand en 1981

François Mitterrand tient sa revanche en 1981 en devenant enfin Président de la République (51,76 %) face au président sortant (48,24 %). A Toulouse, Miterrand lamine Giscard dans les urnes :

  • François Mitterrand : 58,54 %
  • Valéry Giscard d’Estaing : 41,46 %

Mitterrand face à Chirac en 1988

7 ans plus tard, le président PS est réélu largement avec 54,02 % des voix face à son premier ministre de cohabitation Jacques Chirac (45,98 %). Toulouse, qui compte un maire de centre-droit après l’élection de Dominique Baudis en 1983, choisit encore largement Mitterrand, avec cependant un écart moindre avec le score national.

  • François Mitterrand : 56,61 %
  • Jacques Chirac : 43,38 %

En 1995, Jospin bat Chirac

Elu de Haute-Garonne, Lionel Jospin, candidat PS face à Chirac en 1995 aurait été élu Président de la République si la France avait voté comme Toulouse. Le candidat socialiste est pourtant largement battu au niveau national avec 47,36 % contre 52,64 % à Jacques Chirac. Un résultat inversé à Toulouse :

  • Lionel Jospin : 51,78 %
  • Jacques Chirac : 48,21 %

2002 : Jospin en tête au premier tour

Comme le reste de la France, Toulouse a voté Chirac (86,06 %) au second tour de l’élection présidentielle de 2002, face à Jean-Marie Le Pen (13,94 %). Mais ce qui est intéressant, c’est de regarder le résultat du premier tour… A Toulouse, ou l’UDF Philippe Douste-Blazy a succédé à Dominique Baudis au Capitole en 2001, Lionel Jospin sort en tête :

  • Lionel Jospin : 20,23 %
  • Jacques Chirac : 17,34 %
  • Jean-Marie Le Pen : 14,65 %

En 2007, Royal plutôt que Sarkozy

Alors que la France choisit Nicolas Sarkozy (53,06 %) plutôt que Ségolène Royal (46,94 %), Toulouse, dont Jean-Luc Moudenc est le maire après le départ de Philippe Douste-Blazy en 2004, inverse le résultat et donne la majorité de ses voix à la candidate socialiste.

  • Ségolène Royal : 57,6 %
  • Nicolas Sarkozy : 42,4 %

En 2012, Hollande dépasse les 60 %

Même rejet du candidat Sarkozy, président sortant en 2012. Cette fois, Toulouse a un maire de gauche, le socialiste Pierre Cohen élu en 2008 et offre à François Hollande, élu président, l’un de ses meilleurs scores en France :

  • François Hollande : 62,54 %
  • Nicolas Sarkozy : 37,46 %

Et en 2017 ?

Impossible de se projeter, à partir de ces résultats, sur ce que sera le scrutin présidentiel de 2017. D’autant que la situation sur l’échiquier politique est loin d’être clair. Rendez-vous au soir du second tour, le 7 mai, pour savoir si Toulouse a de nouveau fait entendre sa voix.

FV (@fabvalery) avec J. Leroy

22 Mar

Présidentielle : la présidente du PRG, Sylvia Pinel, soutien Benoît Hamon mais ne parraine pas…Benoît Hamon

La présidente du PRG apporte son soutien à Benoît Hamon. Mais Sylvia Pinel ne figure pas dans la liste, publiée par le conseil constitutionnel, des parrains du candidat socialiste.

Sylvia Pinel, présidente du PRG, et Benoît Hamon, candidat à la présidentielle. Photo MaxPPP

Sylvia Pinel, présidente du PRG, et Benoît Hamon, candidat à la présidentielle. Photo MaxPPP

Manuel Valls a refusé son parrainage à Benoît Hamon. La position de l’ancien premier ministre n’est pas isolée. Une Vallsiste n’a pas apporté sa signature au vainqueur de la Primaire. A la différence de l’ex locataire de Matignon, Sylvia Pinel ne met pas en avant une incompatibilité politique. Au contraire. La présidente du PRG a signé un accord électoral avec le socialiste.  A la tribune du (dernier) comité directeur de son parti, Sylvia Pinel a réaffirmé son soutien au candidat à la présidentielle.

Pour se ménager une porte de sortie et tenir compte de la « macronisation » du PRG, Sylvia Pinel laisse ses troupes libres. Les élus et cadres radicaux de gauche peuvent rejoindre Emmanuel Macron. D’ailleurs beaucoup n’ont pas attendu le « laissez-passer » pour basculer. Mais, du côté de la présidente du PRG, la ligne est claire. Sylvia Pinel est derrière Benoît Hamon.

Visiblement le soutien est verbal. Sylvia Pinel n’a pas joint  l’acte à la parole. La présidente du PRG n’a pas donné sa signature pour permettre à Benoît Hamon d’être candidat à la présidentielle. Evidemment, le geste est symbolique. Le candidat du PS avait impérativement besoin de 500 paraphes pour être présent sur la ligne de départ. C’est une obligation (juridique) posée par la loi organique du 18 juin 1976. Néanmoins, Benoît Hamon a facilement et largement passé la barre. La région Occitanie s’est d’ailleurs largement mobilisée et constitue le plus fort contingent de parrainages.

Mais ce résultat a été obtenu sans la contribution de la présidente du PRG

Le détail n’a pas échappé à une sénatrice appartenant au parti de Sylvia Pinel.

Une simple consultation du site du conseil constitutionnel permet de vérifier l’information. Le nom de Sylvia Pinel n’apparaît pas dans le moteur de recherche. Il suffit de taper « Carole Delga »  pour obtenir son parrainage en faveur de Benoît Hamon. Si on effectue la même opération en mentionnant Sylvia Pinel la réponse est : aucun élément à afficher.

La publication (intégrale) de la liste des parrainages est une nouveauté de la présidentielle de 2017. A partir de 1976, le conseil constitutionnel se contentait de tirer au sort un échantillon.

Dans le passé, Sylvia Pinel aurait pu passer entre les mailles du filet. Mais, avec la nouvelle publicité instaurée en 2017, le coup de projecteur est imparable.

Comment expliquer l’acte manqué de Sylvia Pinel ?

Un mauvais tour de l’inconscient politique de la radicale de gauche ?

Sylvia Pinel est, politiquement, très éloignée de la ligne « à gauche toute » de Benoît Hamon. Proche de Manuel Valls, l’âme sociale-libérale de Sylvia Pinel a peut être retenu sa plume.

Le soutien de la présidente du PRG envers Benoît Hamon est un soutien de raison. Une raison largement liée à la promesse de 40 circonscriptions pour les législatives.

Face au formulaire de parrainage, c’est peut être le cœur (Vallsite) qui a paralysé la main.

A moins qu’il ne s’agisse d’un simple oubli.

Laurent Dubois (@laurentdub)

06 Fév

Le Front National a-t-il deux visages au Conseil Régional d’Occitanie ?

Vendredi 3 février, en pleine Assemblée Plénière du Conseil Régional, Carole Delga a arraché le micro d’un élu Front National. L’incident a rapidement circulé sur Facebook et Twitter. C’était prévisible. Mais, de manière plus surprenante, une contre-offensive a été immédiatement menée par le directeur de cabinet de la présidente de Région. Dans un tweet, Laurent Blondiau dénonce les postures qui virent à l’imposture du FN : le Front National « insulte » mais… vote les projets de Carole Delga. Vrai ou Faux ? Intox ou réalité ?

France Jamet  (Crédit : AFP)

France Jamet (Crédit : AFP)

Depuis le début du mandat, le nouveau conseil régional de la nouvelle grande région Occitanie est secoué par des incidents de séance. Un élu de gauche a fait cadeau d’un chapeau Panama à la présidente du groupe FN, France Jamet. Le geste faisait référence à un scandale (dit des Panama Papers) qui touche des proches de Marine Le Pen. Quelques temps plus tard, une altercation autour d’une prise de parole de l’élue Front de Gauche, Myriam Martin, et le cabinet de la présidente a tourné au pugilat verbal. De son côté le Front National n’est pas en reste. Une escarmouche entre un élu Frontiste du Lot, Emmanuel Crenne, et le représentant lotois des Les Républicains, Aurélien Pradié a manqué dégénéré en bagarre.

Dans ce « festival », la palme revient à la plénière du 3 février dernier. Pour la première fois, c’est la présidente de Région qui est directement descendue dans l’arène. Suivie de près par son directeur de cabinet. L’intervention de Laurent Blondiau prend la forme d’un Tweet. Un Tweet qui dénonce le double discours du FN : insultes d’un côté et votes positifs de l’autre.

France 3 Occitanie s’est procuré les chiffres des votes lors de 5 assemblées plénières de 2016 et des 7 commissions permanentes tenues en 2016. Pour les assemblées plénières cela représente 70 délibérations. S’agissant des commissions permanentes il s’agit de 1675 rapports.

Assemblées Plénières 2016 : un FN majoritairement « contre ».

Le Front National a voté « pour » 30 % des rapports présentés et « contre » 53 % des textes soumis au vote. Dans 20 % des votes, le FN s’est abstenu.

A titre de comparaison, l’opposition de droite « Union des Elus de Droite et du Centre » (UEDC) a voté « pour » 37 % des rapports présentés et contre 47 % des textes soumis au vote.

Commission Permanente 2016 : un FN majoritaitement « pour ».

Le Front National a voté pour 66 % des rapports présentés. Seuls 19 % des rapports sont rejetés. Preuve en en que dans son tweet, le directeur de cabinet de Carole Delga, qui parle de 80 % des décisions votés par le FN a un peu forcé le trait.

Le FN est loin du « score »  de la droite et du centre (UEDC) : 93 % de « pour » et 3 % de « contre ». Mais, au regard des chiffres, il est clair que le FN ne pratique pas l’obstruction systématique. Le principal groupe d’opposition (40 élus FN) vote largement les décisions prises par la majorité de la présidente (PS) du Conseil Régional. Contacté par France 3 Occitanie, la présidente du groupe FN, ne nie pas la réalité des statistiques. France Jamet justifie les votes majoritairement positifs en commission permanente  :

C’est en Plénière que se votent les projets et orientations. En revanche, en commission permanente, ce n’est pas politique. Ce sont des mesures individuelles. Quand on vote pour des agriculteurs ou des artisans, on ne vote pas « contre ». En commission permanente, on vote contre dès que c’est politisé. S’agissant des « Francas » (ndlr mouvement de jeunesse) ou des LGBT (ndlr associations Lesbien Gay Bi et Trans), on vote contre. Je trouve toute de même étonnant que l’on nous reproche de ne pas voter contre tout. C’est du masochisme ou une communication perverse. Carole Delga souhaiterait que l’on s’oppose à toutes les décisions ? C’est étonnant.

La prochaine Assemblée Plénière se déroulera le 30 juin prochain. Fin mars, le 24, une nouvelle commission permanente va se tenir. Ce sera l’occasion de vérifier si le FN maintient ses votes à géométrie variable.

Laurent Dubois (@laurentdub)

27 Jan

Ces député(e)s de la région qui emploient enfants et conjoints

Un énorme pavé dans la marre. Le Canard Enchaîné épingle François Fillon et déclenche un « Pénolopegate« . Un soupçon d’emploi fictif conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire. L’affaire réveille la question (polémique) des conjoints, enfants et parents proches salariés par les parlementaires. La pratique est légale. Mais elle choque l’opinion publique. Dans un récent sondage, 76% des français souhaitent interdire les emplois familiaux par les député(e)s. Combien de parlementaires sont concernés en Occitanie ? Fact-checking.

Assemblée Nationale. Photo MaxPPP

Assemblée Nationale. Photo MaxPPP

Depuis 2009, le Parlement Européen interdit de recruter des collaborateurs dans le cercle « familial ». La contrainte est relative.Marine Le Pen a pu employer (et rémunérer) son compagnon, Louis Aliot, à partir du moment ou ils ne sont pas mariés. En France, à l’Assemblée Nationale, la seule contrainte concerne le montant de la rémunération. Un(e) député(e) employant un(e) conjoint(e) ne peut lui attribuer plus de la moitié de l’enveloppe consacrée à la rémunération des collaborateurs. L’enveloppe (mensuelle) est de 9561 euros. La femme ou le mari d’un(e) député(e) est donc « plafonnée » à 4780 euros par mois.

Au Sénat, le recrutement est plus étroitement encadré : un seul collaborateur « familial » par parlementaire. En Occitanie, le sénateur (PS) du Tarn, Thierry Carcenac, est notamment concerné par cette disposition. Le parlementaire tarnais et président du conseil départemental emploie sa conjointe.

Dans une enquête publiée en 2014, Mediapart a chiffré le nombre de collaborateurs « familiaux ». D’après le site d’Edwy Plenel, l’Assemblée Nationale rémunére 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014. Le Blog Politique de France 3 actualise la liste. Cette actualisation a été réalisée à partir des déclarations d’intérêts déposées auprès de la Haute Autorité Pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP). Des déclarations qui doivent mentionner les noms de collaborateurs. Parfois la nature du contrat de travail (CDD ou CDI) et la durée du temps de travail (partiel ou temps complet).

L’enquête de Mediapart recensait 127 député(e)s (sur 577) employant un membre de leur famille. Autrement dit, 22% des parlementaires siégeant à l’Assemblée Nationale pratiquent le recrutement familial.

10 député(e)s sur 49 de la région (en ex-Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées) sont concernés : 

  • Ils (ou elles) emploient un de leurs enfants :
    • Yves Censi (LR-Aveyron),
    • Linda Gourjade (PS-Tarn),
    • Monique Iborra (DVG – Haute-Garonne),
    • Patrick Lemasle (PS-Haute-Garonne),
    • Dominique Orliac (PRG-Lot, emploie son fils et sa fille),
    • Patrick Vignal (PS- Hérault)
  • Ils (ou elles) emploient leur conjoint :
    • Philippe Folliot (UDI-Tarn),
    • Martine Martinel (PS-Haute-Garonne),
    • Philippe Martin (PS-Gers),
    • Gilbert Collard (RBM-Gard).

Mais ce chiffre  « tombe » à 9 et bientôt à 8. Contacté par France 3 Midi-Pyrénées, Philippe Martin déclare que sa conjointe n’est plus sa collaboratrice parlementaire. Le député du Gers quitte donc la « short list ». Le député du Tarn, Philippe Folliot, précise que sa conjointe cessera d’être sa collaboratrice parlementaire avant la fin du mandat c’est-à-dire dans les prochaines semaines. A ces données, il faut ajouter une précision. Le député de l’Aveyron Yves Censi a recruté son fils uniquement le temps d’un CDD d’été.

Au final, ce sont donc 8 député(e)s qui continuent à employer des membres de leur famille. Majoritairement des fils et des filles. Mais aussi des conjoints.

En Occitanie, la pratique des collaborateurs « familiaux » est donc marginale. Elle concerne près d’un député d’Occitanie sur 5. Ce chiffre est en dessous de la moyenne nationale.

Laurent Dubois (@laurentdub)

26 Jan

Alain Minc juge le maire de Toulouse mal payé

Ce jeudi 26 janvier, Radio Classique a reçu, dans le cadre de sa matinale, Alain Minc. L’essayiste ultra-médiatique et nouveau soutien d’Emmanuel Macron a été interrogé sur l’affaire Pénélope Fillon. Au détour de son interview, Alain Minc a évoqué le…salaire du maire de Toulouse. L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy n’a cité aucun chiffre et s’est contenté d’une (vague) allusion. Quelques milliers d’euros. Mais justement quel est le montant des indemnités du maire de Toulouse ? Réponse.

Jean-Luc Moudenc. Maire de Toulouse. Photo MaXPPP

Jean-Luc Moudenc. Maire de Toulouse. Photo MaxPPP

Pour Alain Minc une des explications de l’affaire Pénopole Fillon est à rechercher du côté de la sous-rémunération des élus. L’essayiste estime que les député(e)s sont mal payé(e)s et condamné(e)s à des « arrangements ». Le lien avec l’enquête visant la femme de l’ancien Premier ministre n’est pas évident. La justice s’intéresse à un éventuel emploi fictif. Pénélope Fillon a-t-elle été pendant plusieurs années une véritable collaboratrice parlementaire ? C’est la question à laquelle le parquet national financier va devoir répondre. Mais Alain Minc élargit le dossier aux rapports entre les élus et l’argent.

Dans l’atmosphère populiste, démagogique ambiante. On n’ose pas dire : le métier politique n’est pas rémunéré. Combien gagne un maire ? Un maire gagne quelques milliers d’euros, le maire d’une ville comme Toulouse. Tout cela n’a pas de sens.

Quelques milliers d’euros. Ce n’est pas précis. C’est le moins que l’on puisse dire. Cette imprécision est l’occasion d’obtenir la « feuille » de paye de Jean-Luc Moudenc.

Contacté par France 3 Midi-Pyrénées, la mairie de Toulouse livre le montant pour le mois de janvier : 5926 euros net. Le cabinet du maire précise que ce montant peut fluctuer de quelques dizaines d’euros, en fonction de prélèvements sociaux. Par an, Jean-Luc Moudenc perçoit donc : 71 112 euros net.

A noter. Cette somme comprend uniquement les mandats locaux de Jean-Luc Moudenc (mairie de Toulouse et présidence de Toulouse Métropole).

Laurent Dubois (@laurentdub)

20 Jan

Des milliers d’adhérents revendiqués par Emmanuel Macron en Occitanie : est-il possible de tricher et de gonfler les chiffres ?

1 000 adhérents dans le Tarn, 4 000 en Haute-Garonne, 3200 pour l’Hérault et 11 000 sur l’ensemble de l’Occitanie. Le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron affiche ses bataillons. Ils sont nombreux, supérieurs ou équivalents (selon les départements) au plus important parti de notre région, le PS. Les chiffres reposent sur un système original : une inscription gratuite sur le web. Est-il possible de multiplier les « vraies-fausses » inscriptions et de gonfler artificiellement les chiffres ? Test.

Emmanuel Macron. Photo : MaxPPP

Emmanuel Macron. Photo : MaxPPP

Emmanuel Macron n’est pas le seul à pratiquer les E-adhésions. Le PS propose des inscriptions en ligne et le parti Les Républicains opte pour le téléchargement d’un formulaire. Mais il existe une différence entre le nouveau bolide la politique française et les partis traditionnels. L’adhésion au mouvement En Marche ! est gratuite. Une carte socialiste coûte 20 euros, minimum. Chez Les Républicains le ticket d’entrée est à 30 euros pour une personne, 40 euros s’agissant d’un couple.

Emmanuel Macron fait dans le simplicité à tous les niveaux : pas la peine de sortir une carte bleue et quelques minutes sur un clavier suffisent.

Simple et rapide

La procédure est simple et rapide. Le futur adhérent doit remplir un formulaire électronique qui se résume à moins de 20 cases. Nom. Prénom. Date de naissance. Adresse électronique. Mot de passe. Ville. Code Postal. Profession (facultatif) et centres d’intérêts (optionnel). Après avoir coché « J’adhère à la charte et j’ai pris connaissance des règles de fonctionnement d’En Marche« , il suffit de cliquer sur OK. Un mail est envoyé et une fois l’adresse électronique validée, c’est fait.

L’adhérent est alors dirigé vers une carte de géolocalisation. Le nouveau « macronien » voit apparaître les cercles locaux correspondant à son adresse postale.

On a testé pour vous !

Le Blog Politique a testé la procédure et suivi le processus. Premier enseignement, cela permet de connaître le nombre d’adhérents dans sa ville. La ville test est une ville moyenne : Albi.

A peine inscrit, le macronien (albigeois) en herbe apprend qu’il existe, dans sa commune, trois cercles. Le plus important comporte 44 membres et le plus petit 2.

Petit détail qui a son importance. Le nouvel adhérent peut se rattacher à un cercle existant ou… créer le sien. C’est le statut d’auto-entrepreneur appliqué au militantisme.

Mieux que le PS

Evidemment, l’essentiel est de savoir si le système Macron est fiable. Emmanuel Macron revendique 149 211 adhérents dans l’Hexagone. Alors que tous les partis traditionnels subissent une hémorragie de militants, c’est un excellent score et même un véritable exploit. Le mouvement En Marche ! a moins d’un an. Il a été lancé le 6 avril 2016 et il franchit la barre des 100 000 adhérents. Il ne s’agit pas vraiment de militants qui donnent de leur argent et sont supposés être capables de coller des affiches et de distribuer des tracts. Mais, à titre de comparaison, le PS annonce, en mai 2016, 111 450 cartes. En quelques mois, le mouvement d’Emmanuel Macron dépasse donc son vieux rival.

Une sécurisation des inscriptions très faible

Néanmoins, la procédure d’adhésion pose question. Une même adresse IP (permettant d’identifier un ordinateur) peut servir à plusieurs adhésions. Mais, surtout, avec un même nom, une même date de naissance, un même numéro de téléphone mais avec des adresses électroniques différentes, il est possible de procéder à plusieurs inscriptions. En réalité, la sécurité des inscriptions est faible (pour ne pas dire inexistante) et, par voie de conséquence, le compteur des adhésions est parfaitement falsifiable.

La facilité de la procédure d’inscription favorise la volatilité des adhésions. Inscrire ne coûte pas d’argent et se fait rapidement. Il est possible d’agir sur un coup de tête ou de cœur et  de zapper, sans s’investir réellement dans le mouvement. Mais, surtout, les équipes d’Emmanuel Macron peuvent multiplier les vraies-fausses adhésions. Le test réalisé par le Blog Politique est édifiant. Attention. Rien n’indique que des bidouillages existent. Mais c’est possible.

Tous les partis retouchent (plus ou « honnêtement ») les chiffres. A gauche, avant chaque élection interne, des cartes sont « achetées » par les candidats. La cotisation est payée à la place du « vrai-faux » militant. Ces cartes sont comptabilisés dans les livres de la Fédération départementale. Mais elles sont artificielles. La tentation de tricher sur le nombre d’adhérents peut également se traduire par une confusion volontaire entre les adhérents à jour de cotisation et les inscrits sur les listings.

Bref, la bataille autour du « plus grand nombre de militants » est une réalité aussi vieille que la politique. Le mouvement En Marche ! veut renouveler les pratiques. Mais il n’est pas certain qu’il résiste à la mauvaise pente des chiffres retouchés.

En tout cas, à défaut de le vouloir, il en a la possiblité.

Laurent Dubois (@laurentdub)

22 Déc

Le FN accuse Carole Delga de jouer la Mère Noël avec des migrants : les dessous d’une campagne douteuse

« La Mère Noël Delga offre des téléviseurs et des ordinateurs à des clandestins« . C’est le nom de la campagne choc menée par le Front National. Caricature à l’appui, le groupe FN de la région Occitanie dénonce des cadeaux faits, avec de l’argent régional, à des migrants résidents dans une commune ariégeoise. Des migrants qualifiés de « personnes issues de l’immigration économique massive économique et illégale« .

Le Front National est passé maître dans les opérations « limites ». Des opérations qui virent (parfois) à la désinformation et relèvent (tout bonnement) de la manipulation. Très organisé et actif sur les réseaux sociaux, le parti de Marine Le Pen franchit (parfois) la ligne jaune. La campagne visant ,à quelques jours de Noël, Carole Delga relève clairement de cette catégorie. Fact-checking.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie Photo MaxPPP

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie Photo MaxPPP

Pour le Front National, l’argent du contribuable va permettre d’offrir des cadeaux de Noël à des clandestins logés dans une commune ariégeoise. En réalité, les clandestins sont des migrants d’origine afghane. Ils sont âgés de 13 à 17 ans. Comme tous les migrants ils sont suivis par les services sociaux et l’administration. Mais, surtout, le conseil régional ne va pas leur offrir de cadeau de Noël sous forme de MacBook de PC, d’I Pad ou de Samsung Tab.

La subvention visée par le Front National et votée par le conseil régional s’élève à 1 664 euros.

Il s’agit d’une subvention exceptionnelle et qui a  été demandée par la commune. Selon nos informations, la somme n’a pas été encore versée.

Mais surtout elle ne profitera pas directement aux migrants. Les 1 664 euros vont permettre d’acheter un ordinateur et une imprimante. D’ailleurs le montant de l’enveloppe ne permet pas d’aller au-delà de ces achats. Précision. Un I Mac (entrée de gamme) coûte (prix catalogue décembre 2016) : 1249 euros. Un PC (entrée de gamme et sans écran) coûte dans le 300 euros. Si, comme le prétend le Front National, une subvention régionale offrait des ordinateurs aux migrants, le montant alloué ne serait pas de 1 664 euros.

De plus, l’équipement financé par le Conseil Régional n’est pas destiné aux 29 mineurs isolés qui séjournent dans la commune ariégeoise. L’ordinateur et l’imprimante vont être utilisés par les éducateurs et la responsable du centre d’accueil.

Le Front National évoque également l’achat de téléviseurs. Selon nos informations, il existe bien une télévision (et une parabole) dont bénéficient les migrants.

Mais cette installation a été financée sur les fonds privés de la députée Frédérique Massat.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

14 Déc

L’Occitanie, une terre anti-Mélenchon… chez les communistes !

La base contre l’appareil. Le 26 novembre dernier, les militants communistes ont contredit les instances nationales du PCF. Ils ont voté en faveur d’un soutien de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017. En Occitanie, les deux plus importants départements de la Région (la Haute-Garonne et l’Hérault) sont à rebours de la tendance nationale et se sont massivement exprimés contre une candidature du tribun de la gauche de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse. Photo MaxPPP

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse. Photo MaxPPP

La Haute-Saône offre son plus beau score (national) à Jean-Luc Mélenchon :  82,31 %. Dans les 13 départements d’Occitanie, 2527 militants communistes ont voté « pour » l’option Mélenchon. Mais les votes « contre » sont plus nombreux : 2 796. L’Ariège (65,41%), l’Aude (51,82%), l’Aveyron (77,72%), le Gard (66,91%), le Gers (54,45%), le Lot (55,08%), la Lozère (70,19%), le Tarn (64,39%) et le Tarn-et-Garonne (56,7%) placent Jean-Luc Mélenchon en tête.

Mais les deux plus importantes fédérations communistes d’Occitanie font basculer la Région dans le vote anti-Mélenchon. Le PCF 31 s’est prononcé à 72,46% pour une candidature issue du parti communiste et le PCF 34 est sur la même ligne avec 57,81%.

Ces résultats étaient prévisibles. Le patron des communistes en Haute-Garonne, Pierre Lacaze est un « anti-mélenchon » notoire. Mais, sur le fond, les conséquences sont limitées ; Jean-Luc Mélenchon a réuni plusieurs dizaines milliers

personnes place du Capitole, lors d’un meeting en 2012. Le « capital » médiatique et l’équation personnelle de Jean-Luc Mélenchon sont réels. Le tribun n’a pas besoin pour exister d’une force militante, prête à coller des affiches et à porter la bonne parole.

Néanmoins, le soutien des communistes est vital pour Jean-Luc Mélenchon. La Belle Epoque du PCF est révolue. Fini les bataillons d’élus, les bastions de banlieue et le quadrillage du terrain syndical ou associatif. Mais, dans toutes les batailles électorales, le nerf de la guerre reste intendance et les relais locaux. Sans parler du fameux sésame des 500 signatures pour participer à l’élection présidentielle. Sur ces points, Jean-Luc Mélenchon est fort…dépourvu.

Les relations entre le leader de la « France Insoumise » et le PC ressemble à un mariage de raison.

Jean-Luc Mélenchon apporte son image et les communistes fournissent l’intendance.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Le PS de Haute-Garonne continue de perdre des militants

Hémorragie de cartes et fuite d’adhérents. Le PS perd des militants. La Région Occitanie n’est pas épargnée. Mais il existe un autre indicateur de « santé ». Celui de la participation aux scrutins internes et notamment au dernier vote en date : l’investiture pour les législatives de 2017. France 3 Midi-Pyrénées s’est procuré le procès verbal des votes dans la plus importante fédération PS d’Occitanie, la Haute-Garonne. Les chiffres sont sans appel. Avec moins de 4000 inscrits et 2500 votants, c’est un PS historiquement faible qui s’est lancé dans les législatives de 2017. 

Photo MaxPPP

Photo MaxPPP

Le patron des élections du PS le reconnait. Dans l’émission Dimanche En Politique, diffusée dimanche 11 décembre sur l’antenne de France 3 Midi-Pyrénées, Christophe Borgel confesse une chute du nombre d’adhérents au PS. Plusieurs dizaines de milliers. Cet aveu devient concret lorsqu’il s’agit d’évaluer le corps électoral de la puissante fédération de la Haute-Garonne : 3 898 inscrits. Ce chiffre est très loin de la « Belle Epoque » des années 90. Selon nos informations, le nombre de carte était deux fois plus important. Le 1er fédéral du PS31, Sébastien Vincini, apporte une précision : « il ne faut pas confondre les adhérents et les inscrits. Nous avons 4 806 adhérents. Pour être inscrit, il faut être sur les nos listes électorales et être inscrit avant le mois de juin 2016« .

Néanmoins, la baisse des effectifs est plus sensible que les chiffres le (dé)montre. En effet, comme le précise un socialiste « historique » :

« pour le vote des investitures, des personnes ont repris une carte pour l’occasion et ils ne la reprendront pas ensuite. En plus des candidats aux législatives arrivent avec des gros paquets de cartes ».


C Borgel et le nombre d’adhérents au PS

Adhérents de fraîche date ou militants assidus, sur les 3 898 adhérents à jour de cotisation en Haute-Garonne, 2 559 se sont déplacés. Le taux de participation est donc de : 65,64%

Meilleure participation dans le Comminges

La circonscription qui bénéficie de la plus forte mobilisation est la 8ème, dans le Comminges : 78,31 %. Cette circonscription est, par ailleurs, la plus « peuplée » de la Haute-Garonne : 550 inscrits. En queue de peloton, on trouve la 1ère circonscription. La terre d’élection de la présidente de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton, obtient un petit 44,75%.

Entre les deux « extrêmes » (plus forte et plus faible participation), on trouve une circonscription qui passe la barre des 70% (75,15% dans la 5eme). Quatre circonscriptions se situent autour des 60 % et une dépasse les 50 points. Au delà de la mobilisation, un autre indicateur permet de mesurer la vitalité et la dynamique des résultats. Il s’agit du nombre de votants.

Des investitures votées par quelques centaines de militants

Catherine Lemorton investit par 142 voix. L’ancien ministre, Kader Arif, élu avec 260 voix. Le patron des élections du PS, Christophe Borgel, désigné par 172 militants. Gérard Bapt décroche une investiture en obtenant 158 suffrages exprimés. Les têtes d’affiche du PS font mieux que la majorité des autres candidats. La palme des « petits scores » revient à une ancienne élue municipale. Isabelle Hardy (3eme circonscription) obtient 65 voix.

Mais, d’une manière générale, la faiblesse du socle militant interpelle. Le PS détient, en Haute-Garonne, le conseil départemental et de nombreuses communes. C’est la commingeoise Carole Delga qui préside la nouvelle Grande Région, l’Occitanie. Malgré tous ces points d’appuis et ses places fortes, le parti socialiste n’est plus une force militante.

La droite et le centre connaissent également une crise des « vocations ». Malgré la forte mobilisation de la primaire de novembre dernier, les militants ne se bousculent pas au portillon chez Les Républicains.

En Haute-Garonne, les élections régionales et les scrutins internes ont débouché sur une augmentation des cotisations. Mais un cadre de la fédération LR31 évoque une baisse de 7% des adhésions par rapport à 2015. Mais les difficultés de la droite n’efface pas le « trou d’air » que traverse le PS.

Laurent Dubois(@laurentdub)

05 Déc

Sylvia Pinel a-t-elle les moyens financiers de se présenter à l’Elysée ?

La candidature à l’élection présidentielle de Sylvia Pinel soulève un certain  scepticisme. Des élus socialistes et même du PRG s’interrogent sur un point : le PRG peut-il financer les ambitions élyséennes de sa présidente ?

Sylvia Pinel, présidente du PRG et candidate à l'Elysée. MaxPPP

Sylvia Pinel, présidente du PRG et candidate à l’Elysée. MaxPPP

Dans la propre famille de Sylvia Pinel, des radicaux de gauche évoquent des difficultés financières. Un parlementaire PRG estime qu’une multiplication des candidatures aux législatives peut permettre de sortir de l’ornière. En effet, 50 candidats sur 50 circonscriptions permettent d’obtenir, pendant 5 ans et pour chaque voix obtenu, un financement de l’Etat.

Mais, en attendant, les radicaux de gauche ont-ils les reins assez solides ? Une présidentielle peut coûter jusqu’à 20 millions. Pour être rembourser par l’Etat (à la hauteur de 800 000 euros), il faut passer les 5 % des suffrages exprimés.

Quelles sont les finances du PRG ?

Selon le compte de résultat déposé en 2014 auprès de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des financements politiques (CNCCFP), le PRG a perçu 1 557 040 euros au titre des aides publiques.

Cette somme représente l’essentiel des produits du PRG. 1 557 040 euros proviennent de l’Etat et le total des produits du PRG est de 2 137 053 euros. Autrement dit, 73% des produits du parti des radicaux de gauche sont issus d’un financement public.

Le PS donne 28 000

A cela, il faut ajouter 28 243 euros versés par un parti partenaire. Ce n’est mentionné dans le compte de résultat déposé auprès de la CNCCFP. Mais il s’agit du Parti Socialiste.

Les ressources propres au PRG, internes au parti, proviennent de 4 sources :

  • Cotisations des adhérents : 149 540 euros
  • Contribution des élus : 204 865 euros.
  • Dons de personnes physiques : 106 611 euros.
  • Facturation de services rendus pour les candidats en campagne électorale : 39 939 euros.

Dans la colonne des dettes, le PRG affiche 318 316 euros. Mais, au final, cela n’empêche pas un équilibre des comptes. Cette situation financière ne suffit pas à assumer le coût d’une campagne électorale. En revanche, cela permet d’actionner un levier : l’emprunt.

Laurent Dubois (@laurentdub)