22 Sep

Exclusif – En Marche appelle à « infiltrer » la manifestation de Jean-Luc Mélenchon

INFO LE BLOG POLITIQUE DE FRANCE 3 MIDI-PYRENEES – La République En Marche demande à ses adhérents d’infiltrer la manifestation organisée par Jean-Luc Mélenchon contre la réforme du code du travail.

Jean-Luc Mélenchon. Photo : MaxPPP/Bataille

Jean-Luc Mélenchon. Photo : MaxPPP/Bataille

Le titre du mail est explicite : « Emmanuel Macron est le seul légitime à représenter le peuple. Manif du 23/09« . La suite du courrier est pour le moins surprenant. A première vue, on peut même penser à un fake. Mais les adresses mails et les noms correspondent bien à des responsables locaux de La République En Marche en Haute-Garonne.

Rédigé par un cadre de LREM en Haute-Garonne, il invite à une drôle de mobilisation :

Soyons nombreux, samedi. Balisons le trajet de la manif. Prenons des photos à adresser à (NDLR : nom d’un animateur local) qui saura en faire le meilleur usage.

S’agit-il de selfies aux côtés des manifestants de Jean-Luc Mélenchon ? S’agit-il de photographier les manifestants eux-mêmes ? Que vont devenir les photos adressés à un cadre LREM ? Mystère.

Dans le même mail, il est demandé aux sympathisants LREM de faire un signe de reconnaissance :

Le 23 accompagnons la manif par ce signe de la main (NDLR : les 4 doigts de la main) pour rappeler à Jean-Mélenchon qu’il est arrivé 4e à la présidentielle et qu’il n’a aucune légitimité à représenter le peuple. Faisons ce signal et sa signification. Beaucoup au-delà de nos rangs se reconnaîtrons.

L’appel à cette infiltration de la manifestation se termine par un rappel : « Et n’oublions jamais que pour Mélenchon, la démocratie est le problème, pas la solution ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

Municipales à Toulouse : la candidature de Claude Raynal « mitonnée » autour d’une assiette

Une adresse et un rituel. Tous les mercredis des socialistes se retrouvent dans un restaurant de la rue Peyrolières à Toulouse. La droite se met à table à La Villa Tropézienne. Les élus régionaux se restaurent à Côté Garonne. Mais, pour le PS toulousain, c’est Le Peyrolières. Au menu : les municipales.

Claude Raynal. sénateur de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP

Claude Raynal. sénateur de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP

La tradition est née sous le mandat de Pierre Cohen. Tous les mercredis, la garde rapprochée de l’ancien maire se réunissait autour d’un œuf mayo maison ou d’une côte de porc purée.

Convive attitré, François Briançon craque pour le tartare de bœuf. Après la perte du Capitole, l’ancien adjoint aux sports continue de fréquenter les lieux.

Les clients du Peyrolières croisent parfois l’ancien maire PS de Toulouse. Ils déjeunent, de temps en temps, à quelques mètres de la conseillère municipale, Isabelle Hardy. Mais le pilier des lieux est constitué par François Briançon et deux de ses camarades.

Ces anciens de l’équipe Cohen ont de nouvelles responsabilités. Jean-François Portarrieu, ex Monsieur Communication et nouveau député En Marche de la Haute-Garonne. Eric Daguerre, ex-conseiller Transport de Pierre Cohen et actuel directeur de cabinet du président du Conseil Départemental Georges Méric.

La gastronomie et la cuisine politique font bon ménage. Au menu de ces agapes amicales, il y a forcément une tranche sur l’actualité du moment. Et pourquoi pas le prochain gros morceau à venir : les municipales à Toulouse.

Les convives ont en commun un passé. Mais ils partagent également un dénominateur bien présent, voire futur. Ce sont des proches d’une personnalité dont le nom circule pour les prochaines municipales : le sénateur Claude Raynal. Pour un militant socialiste, les déjeuners du Peyrolières sont « une véritable opération comm’. Ils ne s’en cachent pas et c’est un message très clair : on prépare les municipales. Ce n’est pas très sympa pour Pierre Cohen qui est candidat dans son tête et qui parcourt tout Toulouse car certains de ses anciens proches préparent la candidature de Claude Raynal ».

Interrogé par France 3 Occitanie, Eric Daguerre dément tout activisme municipal : « Je suis directeur de cabinet de Georges Méric (ndlr président du conseil départemental) et c’est ma seule fonction« . Dans une autre vie, Eric Daguerre a contribué à la campagne sénatoriale de Claude Raynal. Mais, pour l’habitué du Peyrolières, les déjeuners du mercredi sont uniquement un moment de convivialité. Profiter de la bonne carte d’un bon restaurant avec de bons amis.

Le Peyrolières est un endroit discret. C’est un des rares restaurants toulousains comportant une seconde salle, facilement « privatisable ». Mais cela reste un endroit public. La participation aux agapes du responsable départemental d’En Marche n’est pas passé inaperçu. Pierre Casteras est en ancien élus PS. Mais sa nouvelle casquette alimente les conversations entre  « camarades ». Un militant socialiste est persuadé que le représentant de La République En Marche met son grain de sel dans une candidature Raynal en apportant le soutien des « macronistes ».

Simple supposition. Mais un fait est avéré. Le Peyrollères a gagné une étoile au Michelin des tables politique. Il est perçu comme l’arrière-cuisine de Claude Raynal.

Une autre candidature socialiste est sur le feu. Celle de Nadia Pellefigue. L’ancien maire de Toulouse est également en piste. Un de ses camarades socialiste qualifie d’ailleurs amicalement Pierre Cohen comme « le candidat préférée de…Jean-Luc Moudenc« .

Laurent Dubois (@laurentdub)

Suite à la publication de l’article, Pierre Casteras précise : « Je n’ai jamais mis les pieds dans ce restaurant, ni même reçu une invitation. Je n’ai jamais participé à un petit déjeuner, un déjeuner ou un After. Pour l’instant, le sujet (ndlr les municipales à Toulouse) n’est pas à l’ordre du jour et je ne m’en occupe. Je ne sais pas qui diffuse ce genre d’information. C’est de l’acharnement et cela commence à être lassant. Les personnes qui racontent cela, ont menti« .

Suite à la publication de l’article, Jean-François Portarieu précise :  » Je tiens à démentir catégoriquement les allégations selon lesquelles j’ai participé à des déjeuners au Peyrolières au cours desquels il a été question des prochaines élections municipales à Toulouse ! Je n’ai pas mis les pieds dans cet établissement depuis des années et le seul mandat qui m’occupe est celui qui m’a été confié depuis quelques mois par les électeurs de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne ».

Fin de la réserve parlementaire : les « regrets » d’un député En Marche !

La fin de la réserve parlementaire a un effet « positif ». Moins de temps à consacrer aux ex-bénéficiaires. Le député (LREM) de la Haute-Garonne Jean-François Portarrieu l’a annoncé à des associations.

Photo : JFPortarrieu, député de la Haute-Garonne

Photo : JFPortarrieu, député de la Haute-Garonne

En Haute-Garonne, les députés sont « cash » au sujet de la réserve parlementaire. Avant sa suppression, la députée de la 3ème circonscription affichait, dans ses documents de campagne, le nombre de bénéficiaires. Laurence Arribagé « vendait » et vantait la réserve parlementaire. Après le vote du 28 juillet et la fin des enveloppes, le représentant de la 5ème circonscription participe à un Forum des Associations, sur le commune de Fonbeauzard. Le 9 septembre dernier, face au milieu associatif, Jean-François Portarrieu déclare : « Vu que la réserve parlementaire a été supprimée, mon temps de parole est limité« . Autrement dit, inutile de s’étendre puisque il n’y a plus d’argent à distribuer.

La franchise de Jean-François Portarrieu a heurté des participants. Des commentaires sont apparus sur Facebook. Les propos de Jean-François Portarrieu ont été perçus comme un aveu. Un aveu de « clientélisme » contrarié. Pas de subvention à distribuer. Inutile de s’appesantir. Faute d’argent sur la table, les relations entre un député et le tissus associatif sont limités au minimum.

Contacté par France 3 Occitanie, Jean-François Portarrieu n’a pas souhaité s’exprimer.

Le député (LREM) de la Haute-Garonne ne brille pas par son « activisme ». Il est classé parmi les 150 députés les moins actifs de l’Assemblée . Trois semaines de présence lors de la précédente session, 4 présences en commission, aucune intervention dans l’hémicycle, aucune question écrite ou orale. En revanche, Jean-François Portarrieu a voté la suppression de la réserve parlementaire. Son aveu (plus de réserve, moins de temps) était peut-être un regret rétrospectif.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Séminaire de rentrée des député(e)s LREM : charcuterie de Lacaune et management collectif

Les député(e)s LREM sont en séminaire de rentrée ce lundi. Au menu, méthode de travail et…spécialités régionales.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Les deux prochains jours, les 18 et 19 septembre, les député(e)s La République En Marche se réunissent en Seine-Saint-Denis. Le président du groupe majoritaire à l’Assemblée, Richard Ferrand, insiste sur un point. Ce n’est pas un recadrage. Après une série de couacs et de flops, les député(e)s Macronistes sont « simplement » en formation. RIchard Ferrand livre le programme. Il s’agit « de continuer à construire une culture commune, de partager les méthodes de travail, de continuer à annoncer mais nous voulons travailler différemment que dans le passé ». 

Ce mardi, les parlementaires vont bénéficier des conseils de spécialistes en management collectif. Une séance au titre évocateur est prévue : « se rencontrer et commencer à construire« . LREM assume parfaitement une culture d’entreprise. CoWorking. Coaching. Team Building. De nombreux députés de la majorité viennent du secteur privé. Ils ne vont pas être perturbés.

Malgré une ambiance digne du quartier d’affaires de La Défense, il existe une pointe exotique. Lundi 18 septembre, après le Team Bulding et avant un dîner, un apéritif est prévu. Les député(e)s sont prié(e)s d’amener des produits régionaux. Un peu de terroir au milieu des anglicismes.

La député de la Haute-Garonne, Monique iborra, a choisi une véritable institution pâtissière. Le Fénétra existe depuis l’époque romaine. Ce gâteau à base d’abricots et d’amandes était consommé au moment de la fête des morts, au mois de mars. Le Fénétra a quasiment disparu des tables toulousaines dans les années 40. Mais il revient en force et on le trouve désormais, sans difficulté, dans les patisseries de la Ville Rose.

La Tarnaise Marie-Christine Verdier-Jouclas fait également dans les valeurs sures et les traditions gastronomiques du Sud-Ouest : charcuterie de Lacaune et croquants de Cordes. Le tout arrosé d’un vin de Gaillac.

Laurent Dubois (@laurentdub)

08 Sep

LREM évalue ses référents départementaux : vent de contestation en Haute-Garonne

Les référents territoriaux de LREM sont installés depuis deux mois. Mais ils sont déjà évalués et certains peuvent « sauter ». C’est le cas en Haute-Garonne où Pierre Casteras au centre d’une contestation par les animateurs locaux du mouvement.

Siège national de LREM à Paris. Photo : MaxPPP

Siège national de LREM à Paris. Photo : MaxPPP

Les responsables territoriaux du parti d’Emmanuel Macron ont été nommés en juillet dernier. Ces nominations font l’objet d’une évaluation nationale. Tous les départements sont concernés. Les animateurs locaux doivent jauger et juger l’activité des référents et faire remonter deux noms à Paris. Un questionnaire est mis à disposition. Il suffit, aux animateurs locaux, de cliquer sur le lien mis en place par le mouvement du Président de la République.

Le process a débuté le 6 septembre et sera clôturé le 20 septembre. En Haute-Garonne, cette évaluation rend certains dubitatifs. Un animateur local écrit à ses camarades :

Le siège relance la procédure sans explication alors que le même siège a installé des référents, il y a 2 mois. Voilà bien une valse hésitation qui ne va pas faciliter le fonctionnement du mouvement. Certes on va parler de démocratie quoique le dernier mot reviendra au siège

Un autre cadre du mouvement relativise l’impact et l’importance des responsables départementaux. Tout en soulignant, l’enjeu politique des nominations :

Les militants ne savent rien du Référent et s’en moquent pour la plupart. Par contre nous en connaissons l’importance, il y a mille choses à faire pour organiser et consolider les bases d’un mouvement qui est TRES fragile de mon point de vue… C’est un mouvement qui n’a ni histoire ni légitimité historique. Tout est à faire et il nous faut des bons

Un « évaluateur » plaide pour la stabilité et il s’interroge sur l’opportunité de changer le Référent en place, Pierre Casteras :

Changer de référent apporterait, selon moi, de la confusion

En revanche, plusieurs animateurs de la Haute-Garonne souhaitent le départ de leur actuel responsable départemental :

Si Casteras est confirmé, je décroche, c’est certain. Je n’ai pas de temps à perdre avec ces gens. Il ne fera rien de plus que ce qu’il a toujours fait : du vent !

Un autre cadre du mouvement est encore plus « cash » :

Il suffit de laisser traîner ses grandes oreilles dans Toulouse et de jauger deux minutes la personne (ndlr : Pierre Casteras) pour savoir que nous allons au casse pipe !

Avant de rallier LREM, Pierre Casteras  a été un élu socialiste et il a géré un satellite du Conseil Régional de l’ex-Midi-Pyrénées, la Confédération Pyrénéenne du Tourisme. Cette dernière expérience s’est soldée par la quasi-faillite de la structure et a  laissé des traces dans la mémoire locale. Des traces qui, visiblement, sont également présentes chez les animateurs locaux. Pour un cadre du mouvement, ce n’est pas le passé de Pierre Casteras qui pose problème. C’est plutôt le présent et son bilan :

Si vous trouvez Casteras formidable confirmez le mais pour le moment il a fait une seule réunion et à part faire le beau devant les caméras je n’ai strictement rien vu. Son comité a disparu dans les oubliettes. Il était délégué politique de circo et il n’a jamais mis les pieds dans un bureau de vote et quand on parle avec des gens sérieux ou qui font de la politique, tout le monde rigole de savoir que c’est le boss d’En Marche à Toulouse.

Ces opinions négatives ne vont pas forcément scellé le sort de Pierre Casteras. Les animateurs de la Haute-Garonne ont bien compris et intègrent les règles du jeu : « dans le processus engagé par le siège, il n’est pas question d’élection mais de permettre là ou c’est nécessaire d’ajuster le tir ». Les voix hostiles à Pierre Casteras ne sont pas des « suffrages ». Paris va désigner, pour les très prochaines années, le référent de la Haute-Garonne et, dans la balance, les animateurs locaux ont un poids relatif.

C’est la procédure centralisée qui veut cela. Mais il existe également une raison locale : Pierre Casteras est présenté comme l’éminence grise du nouveau député et ancien référent, Michaël Nogal. Il peut compter sur la force de lobbying de son prédécesseur.

Laurent Dubois (@laurentdub)

07 Sep

Marine Le Pen va débuter son tour de France à Toulouse le 23 septembre

La présidente du FN débute sa tournée nationale des fédérations départementales à Toulouse.

Marine Le Pen. Photo : MaxPPP

Marine Le Pen. Photo : MaxPPP

Marine Le Pen va à la rencontre des militants et des cadres du FN. Cette séquence doit durer 6 mois et elle va se dérouler sur l’ensemble de l’Hexagone. Ces déplacements vont s’étirer jusqu’au congrès de mars 2018. Un congrès au cours duquel Marine Le Pen sera candidate à sa propre succession. La première étape sera Toulousaine. Le 23 septembre, la présidente du Front National rencontrera à Toulouse les secrétaires départementaux et les militants. Un point presse est également prévu.

Pour le n°1 du FN31, Julien Leonardelli, « après une longue période électorale, c’est l’occasion de retrouver les militants et de lancer la refondation du parti« . La rencontre entre la présidente du FN et ses troupes s’inscrit, en effet, dans un contexte très particulier. Marine Le Pen ressort affaiblit de son échec au second tour de la présidentielle. Son débat calamiteux face à Emmanuel Macron a terni son image. Ce trou d’air ajouté à la contre-performance des législatives a accéléré les turbulences internes.

Dans ce contexte, la visite toulousaine de Marine Le Pen ne vise pas seulement à occuper le terrain. Elle a un air d’opération reconquête.

Laurent Dubois (@laurentdub)

05 Sep

Les fédérations départementales du PS au régime sec : économies et menaces sur l’emploi

Les deux plus importantes fédérations socialistes d’Occitanie sont impactées par la crise financière du PS national. Etat des lieux.

Siège du PS de la Haute-Garonne à Toulouse; Photo : MaxPPP

Siège du PS de la Haute-Garonne à Toulouse; Photo : MaxPPP

Le poids des chiffres et le choc du symbole. Le parti socialiste se prépare à vendre la fameuse Rue de Solférino. Le très chic siège national du PS est évalué à 53 millions d’euros. L’opération immobilière doit permettre de remplir des caisses vidées par la Bérézina électorale de 2017. Depuis 2012, le PS percevait de l’Etat 25 millions d’euros par an. Ce trésor de guerre reposait sur des dotations. Des dotations calculées notamment en fonction du nombre de voix obtenues et le nombre de sièges détenus.

Le passage de 295 député(e)s à 29 parlementaires et une érosion du capital de voix ruinent l’édifice financier établit en 2012. Les fédérations départementales sont impactées. Les dotations versées par le « national » vont nécessairement baisser et l’incertitude règne sur l’ampleur du coup de « rabot ». L’Occitanie n’échappe pas à cette rigueur budgétaire programmée. Mais les conséquences ne se font pas sentir de la même manière en Haute-Garonne et dans l’Hérault

Haute-Garonne : préserver les 2 emplois et chasse aux économies

De 2012 à 2017, les 8 député(e)s de la Haute-Garonne ont rapporté 320 euros par mois à la fédération du PS31. Cela représentait une enveloppe annuelle de 30 720 euros. Le siège toulousain percevait également 80 000 euros de dotation annuelle de la part du « national ». Cette équation financière est totalement remise en cause. Il reste 1 seul député en Haute-Garonne. La ligne « cotisation des parlementaires » est réduite de 90% et se réduit à 3200 euros par an.

S’agissant des dotations nationales, c’est le brouillard. Le trésorier du parti, Etienne Morin, ignore le montant des sommes qui vont lui parvenir de Paris. Le budget annuel du PS 31 se situe entre 300 et 350 000 euros. Mais une partie des recettes n’est pas évaluable et le budget 2018 s’annonce donc compliqué. Comme le précise le trésorier du PS, « le budget 2018 sera calculé avec une marge d’erreur« .

Le PS 31 anticipe et se lance dans un plan d’économies. La fédération socialiste est propriétaire de l’immeuble de la rue Lancefoc. Il a été acquis au terme d’un viager. Le PS 31 n’a pas de loyer ou de remboursement de prêt dans ses charges fixes. Mais il existe des postes de dépenses qui vont être « rognés ». C’est le cas de la publication et de la distribution des journaux de la Fédé. Un passage au numérique est prévu. Le chauffage, l’éclairage et les frais postaux vont également être gérés de manière rigoureuse.

Une autre dépense pèse lourdement sur les finances socialistes. Il s’agit des salaires de deux permanents. Le trésorier du PS 31 déclare :

« L’objectif est de conserver les salariés. Ce sont des emplois qui coûtent de l’argent mais ce sont aussi des emplois qui permettent de réaliser un travail et si on ne les a plus et bien le travail ne sera plus fait« .

Pour le moment, pas de « plan social » pour les salariés du PS 31. Mais, de manière implicite, le trésorier du PS n’exclut pas l’hypothèse. La réponse viendra notamment du montant des dotations versées par Paris. Et là, c’est le flou qui règne.

Hérault : l’incertitude sur les dotations versées par Paris

A la différence de Toulouse, la fédération de l’Hérault n’est pas impactée par la perte de député(e)s.

Le 1er fédéral, Hussein Bourgi, déclare :

« Les députés chez nous ne cotisaient que nationalement. Et pas localement. La perte des circonscriptions a eu un impact politique mais pas financier au niveau départemental. La seule inconnue pour nous est la répercussion de la diminution des aides publiques au PS qui risque de se traduire par la diminution de la dotation mensuelle que le Parti nous reverse. Pour l’instant nous n’avons pas eu d’information du trésorier national sur l’éventuelle baisse de cette dotation ni de son éventuel montant.

Une baisse ne fait pas de doute. Les caisses nationales du PS subissent une importante chute de recettes. Mécaniquement, mathématiquement, les dépenses vont subir un reflux. A Montpellier, le 1er fédéral a anticipé. Le PS 34 disposait de deux permanents. Suite au départ de l’un des deux salariés, un poste a été gelé. Les dépenses courantes sont également gérées de prés. Les déplacements sur Paris se font en TGV et en 2nde classe. Les nuitées d’hôtels sont remboursées sur la base d’un forfait de 100 euros et les repas sont défrayés à la hauteur de 20 euros.

Laurent Dubois (@laurentdub)

04 Sep

L’ancien député (PS) de la Haute-Garonne Gérard Bapt de retour dans son fauteuil de maire ?

L’ancien député (PS) Gérard Bapt pourrait prochainement retrouver son fauteuil de maire de Saint-Jean (31).

Gérard Bapt. Photo : MaxPPP/Lafite/Wostok

Gérard Bapt. Photo : MaxPPP/Lafite/Wostok

Après la défaite électorale de juin dernier, Gérard Bapt revient sur la scène politico-médiatique. L’ex-parlementaire a adressé un courrier à la ministre de la Santé, Agnès Buzin, au sujet du Levothyrox. Pendant la campagne des législatives, Gérard Bapt se présentait comme « le député qui a fait interdire les biberons au bisphénol« . Les dossiers médicaux c’étaient, avec le titre de plus ancien député de France, la marque de fabrique de Gérard Bapt. Avec ou sans siège au Palais-Bourbon, l’ex-député reste mobilisé sur les questions de santé publique.

Cet « activisme » pourrait déborder la « spécialité » de l’ancien cardiologue. Gérard Bapt est actuellement le 1er adjoint d’une commune de la couronne toulousaine, Saint-Jean. Grace à un jeu de chaises municipales, Gérard Bapt pourrait bien redevenir maire. Il suffit d’un vote au sein du conseil municipal et que la maire actuelle échange sa place avec celle actuellement détenue par Gérard Bapt.

Interrogé par France 3 Occitanie, Gérard Bapt déclare : « je suis préoccupé par l’affaire du Levothyrox. Je n’ai pas le temps de tirer des plans sur la comète. Il y eu des rumeurs peu de temps après les législatives. Madame Vézian (ndlr actuelle maire de Saint Jean) m’a raconté que l’on disait que je voulais redevenir maire pour remplacer Claude Reynal à la Métropole (ndlr éclats de rire) « .

En revanche, dans la famille politique et l’entourage de Gérard Bapt, un retour dans le fauteuil de 1er magistrat ne fait pas de doute. « Ce n’est même pas une question, tellement c’est évident. C’est sûr, sûr, sûr. Gérard Bapt est un addict de folie à la politique » déclare un socialiste.

Un autre ajoute : « ça ne m’étonnerait pas du tout et il le redeviendra surement (ndlr maire de Saint-Jean) et s’il a choisi Marie-Dominique Vézian pour le remplacer, c’est en sachant qu’elle serait prête à lui rendre sa place« . Si l’hypothèse se confirme, Gérard Bapt retrouverait, à 71 ans, un poste de maire abandonné en octobre 2012, après 23 ans de mandat.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Les députés En Marche d’Occitanie s’acquittent-ils de leur cotisation de 500 euros ?

Les député(e)s LREM doivent s’acquitter d’une cotisation mensuelle de 500 euros à leur groupe à l’Assemblée nationale. Des parlementaires refusent de payer la somme. Quels sont les bons payeurs en Occitanie ?

Richard Ferrand. Président du groupe LREM à l'Assemblée. Photo : Max PPP/Souici

Richard Ferrand. Président du groupe LREM à l’Assemblée. Photo : Max PPP/Souici

Tous les mois, les député(e)s de la majorité doivent mettre la main à la poche. Les parlementaires sont censés verser 500 euros à leur groupe. Fort de 314 élu(e)s, le groupe  La République En Marche peut bénéficier ainsi d’une enveloppe annuelle de 1,8 million d’euros. Cette importante trésorerie doit notamment permettre de « professionnaliser » les nouveaux représentant(e)s de la Nation. Un membre de la direction de LREM a déclaré à Europe 1 : « Cette cotisation, c’est le prix à payer pour que le groupe LREM se donne les moyens de sortir de l’amateurisme« . Les premiers pas de la majorité parlementaire ont été marqués par des gaffes ou des maladresses. Le recrutement de collaborateurs doit permettre de redresser la barre.

Le « sacrifice » financier des député(e)s LREM est supérieur à la moyenne. Les autres parlementaires des autres groupes sont moins ponctionnés. 250 euros par mois pour les socialistes. 300 euros pour le MoDem. Le député MoDem de la Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize, précise d’ailleurs que son « relevé de compte fait état d’un prélèvement de ce montant ».  Enfin, du côté de LR, le député du Lot, Aurélien Pradié déclare : « je dois vérifier le montant. Il n’a pas encore été prélevé. Dans mes souvenirs, il est environ de 400 euros ».

En toute hypothèse, il existe, pour tous les député(e)s une compensation : les sommes versées sont déductibles des impôts.

Visiblement, ce n’est pas suffisant pour motiver les troupes. Selon nos informations, des député(e)s LREM contestent le versement de leur cotisation. Ils ont demandé au président du groupe, Richard Ferrand, de justifier le montant. Les « frondeurs » ne contestent pas le principe d’une participation financière. Mais ils souhaitent obtenir un chiffrage. De nombreux députés LREM arrivent du secteur privé et transposent au Palais-Bourbon les pratiques de l’entreprise. Cela se ressent.

Contacté par France 3 Occitanie, le groupe LREM à l’Assemblée n’a pas souhaité s’exprimer sur le nom et le nombre des « mauvais payeurs ». Les député(e)s de la Région ont également été interrogé(e)s.

La députée de la Haute-Garonne, Monique Iborra a versé sa contribution. Michaël Nogal précise : « j’ai demandé aux services de l’Assemblée de prélever (la) somme tous les mois ». La députée tarnaise, Marie-Christine Verdier-Jouclas, a effectué un virement. Toujours dans le Tarn, Jean-Terlier affirme qu’il va s’acquitter de sa cotisation. En Haute-Garonne, Corinne Vignon a versé la somme.

Contactés nos soins, plusieurs députés LREM comme Sandrine Mörch, Jean-François Portarrieu ou encore Elisabeth Toutut-Picard ne nous ont pas répondu.

Laurent Dubois (@laurentdub)