26 Avr

Affichage sauvage : le candidat le plus verbalisé à Toulouse conteste les amendes

A raison de 12 euros l’affiche électorale collée en dehors des panneaux autorisés, la métropole toulousaine a déjà envoyé pour plus de 15 000 euros de factures aux différents candidats. Mais du côté du candidat le plus verbalisé on conteste la méthode.

(Photo : NPA31 / Facebook)

(Photo : NPA31 / Facebook)

Toulouse a  adressé plusieurs factures aux candidats à la présidentielle pour affichage sauvage dont le montant cumulé s’élève à 15 816 euros au 26 avril. Le plus sanctionné : Philippe Poutou qui devra payer 9 696 euros ! A 12 euros l’affiche, cela fait 808 affiches enlevées par le service propreté de la Métropole !

Près de deux tiers des amendes pour… Philippe Poutou

Le TOP 6 des plus verbalisés est le suivant (source : Toulouse Métropole)

  1. Philippe Poutou (NPA) : 9 696 euros
  2. Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) : 4 392 euros
  3. Benoît Hamon (PS) : 1 116 euros
  4. Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) : 252 euros
  5. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) : 180 euros
  6. François Asselineau (UPR) 180 euros

La métropole précise que les verbalisations ne sont pas terminées et que concernant les autres candidats (Fillon, Macron, Le Pen notamment) les services municipaux attendent d’avoir un nombre suffisants d’affiches enlevées pour établir la facture.

Le NPA conteste les « amendes d’opinion » et contre-attaque

Soutien de son candidat Philippe Poutou, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Toulouse, lourdement sanctionné, conteste les amendes et la méthode voulue par le maire LR et président de la métropole Jean-Luc Moudenc. « Il faudrait déjà que la ville de Toulouse nous disent combien il y a de panneaux d’expression politique libre dans une ville de 460 000 habitants, explique Laurent Marti du NPA 31. C’est simple : il y en a zéro ! Les panneaux d’affichage libre sont squattés par les concerts, donc des entreprises privées. Ce sont des amendes d’opinion disproportionnées ». Du côté du Capitole on précise qu’il existe des panneaux d’expression libre rue Lafayette et devant chaque bureau de vote.

Le représentant du NPA qui s’emporte aussi contre la grande banderole pro-LGV installée durant la campagne sur la façade du Capitole : « J’espère que la mairie s’est infligée une énorme amende à elle-même pour cette affichage illégal sur un monument classé et qui défend la position de François Fillon, candidat soutenu par Jean-Luc Moudenc, alors que nous, avec Philippe Poutou on est opposés à la LGV ». Interrogée à ce sujet, la mairie indique que les banderoles sur la façade du Capitole ne sont pas illégales car provisoires.

Un dispositif symbolique mais compliqué

Le NPA 31 indique qu’il va donc contester la forte amende adressée par la mairie. « Il faudra prouver que ce sont bien des militants du NPA qui ont collé ces affiches, explique Laurent Marti. Et puis à chaque fois qu’une ville a voulu sanctionner financièrement de l’affichage politique, à la fin les tribunaux ont annulé les amendes en raison du manque d’emplacements pour l’affichage ». 

La métropole a mis en place un dispositif visant à une campagne propre à Toulouse. Mais la procédure est complexe : constatation, mise en demeure, délais d’attente raisonnable, enlèvement de l’affiche, établissement de la facture, recouvrement par le Trésor Public. Une nouvelle étape pourrait rapidement s’y ajouter : la contestation devant la justice. Le NPA 31 envisage la création d’un collectif avec d’autres mouvements verbalisés pour attaquer les sanctions financière imposées par la mairie.

FV (@fabvalery)

25 Avr

Ces 5 circonscriptions de Midi-Pyrénées où Marine Le Pen est arrivée en tête

Le résultat du premier tour de la présidentielle est riche d’enseignement au regard des élections législatives prévues en juin. Dans l’ex-région Midi-Pyrénées, le FN est arrivé en tête dans 5 circonscriptions.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Dans le Tarn, la Haute-Garonne et surtout le Tarn-et-Garonne, plusieurs circonscriptions ont été dominées dimanche par le vote Marine Le Pen. Sans pour autant tirer de conclusions hâtives sur le scrutin des législatives (11 et 18 juin), car des événements vont se produire d’ici-là (second tour présidentielle, alliances électorales post-présidentielle, etc) et les électeurs ne reproduisent pas forcément leur vote d’un scrutin à l’autre, il est intéressant de regarder là où le FN a été le plus performant.

Domination dans le Tarn-et-Garonne

Dans la 2ème circonscription du Tarn-et-Garonne, Romain Lopez a passé une très bonne soirée dimanche. Le jeune candidat du Front National dans la 2ème circonscription du Tarn-et-Garonne (collaborateur parlementaire de la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen) s’est frotté les mains en voyant que Marine Le Pen recueillait près de 30 % sur la circonscription (29,06 %). Un record en Midi-Pyrénées. Marine Le Pen est en tête dans toutes les grandes communes : Castelsarrasin, Moissac et même Valence d’Agen, fief de la famille Baylet.

Les calculettes ont donc chauffé de tous les côtés dimanche. Notamment au PRG. La candidate en danger n’est pas n’importe qui : Sylvia Pinel, députée sortante, ex-ministre de François Hollande et présidente du PRG. Dans la circonscription, Emmanuel Macron arrive en seconde position avec… 10 points de moins que le score de Marine Le Pen (19, 81 %). Le candidat officiellement soutenu par Sylvia Pinel, Benoît Hamon, culmine à 5,44 % ! Si le FN ne sort pas explicitement favori, il est tout de même en position de force sur cette circonscription.

Le FN qui confirme sa domination dans ce département. Dans l’autre circonscription (la 1ère), Marine Le Pen est aussi en tête (24,24 %) devant Macron, Mélenchon et Fillon. Benoît Hamon est à 6,25 %. La députée sortante PS Valérie Rabault devra batailler ferme face à Thierry Viallon (FN). Brigitte Barèges, maire LR de Montauban, regardera la situation de très près… mais de l’extérieur. Bien qu’investie par son parti, elle a récemment renoncé à se présenter et vient de déclarer qu’elle ne choisira pas au second tour de la présidentielle entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. C’est son adjoint (ex-proche de Jean-Michel Baylet) l’avocat Thierry Deville qui devrait porter les couleurs des Républicains.

Confirmation dans le Tarn

Dans le département voisin du Tarn, le Front National est arrivé en tête dans la 3ème circonscription (Castres, Lavaur, etc). Marine Le Pen y a recueilli 23,57 % devant Emmanuel Macron (21,52 %), Jean-Luc Mélenchon (19,63 %), François Fillon n’arrivant qu’en 4ème position (18,46 %). La député PS sortante, Lynda Gourjade, proche de Benoît Hamon qui n’y réalise que 5,92 % est de plus empêtrée dans une scission interne : désignée par le PS national, elle fait face à la candidate PS Lysiane Louis, choisie par les militants locaux.

A droite, le maire de Lavaur Bernard Carayon est resté silencieux depuis dimanche. Il faut dire que dans sa propre commune, c’est Emmanuel Macron qui arrive en tête devant… Jean-Luc Mélenchon. François Fillon n’est que 3ème, Marine Le Pen 4ème.

Poussée au sud de la Haute-Garonne, sur les terres de Carole Delga

Si le vote FN gagne depuis des années du terrain dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne, la poussée Le Pen est nouvelle en Haute-Garonne. Toulouse résiste encore fortement (moins de 10 % pour Marine Le Pen dimanche) mais c’est le sud du département qui change de camp. Dans le Comminges, terre socialiste traditionnelle et d’élection de la présidente de la Région (et députée PS sortante qui ne se représente pas) Carole Delga, Marine Le Pen est arrivée en tête dimanche.

Dans la 8ème circonscription, celle de Carole Delga justement, Marine Le Pen réalise son meilleur score de Haute-Garonne (23,56 %). Le PS est exangue (7,53 %). Le suppléant de la députée sortante, Joël Arivagnet ne fait donc plus figure de favori. Le FN, les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon (21,47 %) et le mouvement En Marche ! (21,31 %) sont en meilleures positions. Au vu des résultats du premier tour de la présidentielle et du score de François Fillon (14,58 %), la droite traditionnelle, représentée par l’UDI Jean-Luc Rivière semble distancée.

La situation est assez similaire sur la 7ème circonscription, où le député PS sortant Patrick Lemasle ne se représente pas. Marine Le Pen était en tête dimanche (23, 37 %) cette fois devant Emmanuel Macron (23,01 %) et Jean-Luc Mélenchon (22,62 %). Le PS a investi l’élue régionale Marie-Caroline Tempesta, proche du premier secrétaire fédéral du PS Sébastien Vincini. Mais même sur ces terres PS, Benoît Hamon ne réalise que 7,54 %. Le FN est même en tête à Cintegabelle, l’ancienne terre d’élection de Lionel Jospin. C’est aussi l’un des deux seules circonscriptions de la région, où Emmanuel Macron a déjà investi sa candidate, Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au maire de Toulouse.

Vers des triangulaires et des quadrangulaires ?

Comme le souligne Le Monde, Marine Le Pen est arrivée en tête dans 216 circonscriptions en France sur 577. Dans beaucoup de cas, le FN ne parviendra pas à obtenir une majorité. Mais il est fort probable que le second tour le 18 juin se joue entre 3 voire 4 candidats. Et dans ce cas, tout est possible.

FV (@fabvalery)

23 Avr

Présidentielle : suivez en direct la soirée électorale du 1er tour en Occitanie

Dans un bureau de vote de Toulouse (Photo : C. Sardain / France 3)

Dans un bureau de vote de Toulouse (Photo : C. Sardain / France 3)

France 3 Occitanie se mobilise pour vous faire suivre la soirée électorale du premier tour de l’élection présidentielle. A partir de 19 heures vous pouvez suivre le « live » sur le site internet de France 3. Résultats dans les principales villes, réactions, articles d’explications, vidéos : tout est prévu pour vous faire vivre au mieux cette soirée électorale.

Rendez-vous en cliquant sur ce lien.

 

21 Avr

Lutte contre l’affichage « sauvage » à Toulouse : une procédure de sanction longue et compliquée

Jean-Luc Moudenc, le président de Toulouse Métropole avait créé la surprise en annonçant vouloir lutter contre l’affichage sauvage des partis politiques dans la campagne. Dans les faits, la procédure est longue avant d’encaisser l’amende de 12 euros par affiche illégalement collée.

Un exemple d'affichage illégal (Photo : F. Valéry / France 3)

Un exemple d’affichage illégal (Photo : F. Valéry / France 3)

Malgré la volonté de Toulouse Métropole de sanctionner les candidats aux élections (présidentielle et législatives) qui ne respectent pas les emplacements d’affichages légaux (panneaux électoraux officiels et d’affichage libre), on a vu fleurir ces derniers jours des centaines d’affiches « illégales » sur les murs, des ponts, des poteaux électriques, etc.

1061 affiches enlevées… 3 facturées

« A la date du 16 avril, explique Romuald Pagnucco, vice-président de la Métropole en charge de la propreté, nous avons enlevé 1061 affiches exactement. Mais seulement 3 ont été facturées aux partis concernés ». 

Pourquoi une telle distorsion ? Parce la procédure est assez compliquée. Il faut dans un premier temps que l’affiche collée au mauvais endroit soit signalée aux services de la métropole, soit par un riverain soit par les fonctionnaires qui travaillent sur le terrain. Les représentants du candidat concerné sont allés « mis en demeure » par la Métropole d’enlever l’affiche dans les meilleurs délais. Mais comme l’explique Romuald Pagnucco, « on doit laisser un délais raisonnable aux partis pour enlever les affiches ». Ce temps étant écoulé, les services de la Métropole doivent alors enlevé l’affiche eux-même. C’est seulement à ce moment que la facture peut être éditée.

Mais là encore, difficile de trouver le(s) véritable(s) auteur(s) du collage illégal. Il peut s’agir de militants du parti en question, ou de sympathisants, ou d’une association connexe… La Métropole saisit alors le Trésor Public qui doit se charger de faire procéder au paiement de la facture.

Le plus dur reste à venir

« A 12 euros l’affiche, calcule Romuald Pagnucco, on en est déjà à plus de 12 000 euros ». Mais cet argent n’est pas encore, comme nous l’expliquons ci-dessus, dans les caisses de la Métropole. La procédure est longue. Et le plus dur reste à venir.

« Ce sont dans les jours qui viennent, et sans doute encore plus dans l’entre-deux tours de la présidentielle, que les colleurs vont être le plus actifs, explique Romuald Pagnucco. Et en plus les candidats aux législatives (NDLR : 11 et 18 juin) vont aussi s’y mettre. On ne va pas manquer de travail ». 

FV (@fabvalery)

20 Avr

Benoît Hamon termine sa campagne à Carmaux (Tarn), patrie de Jaurès

C’est une surprise : le candidat socialiste, en difficultés dans les sondages, sera au pied de la statue de Jean-Jaurès vendredi 21 avril à 17 heures, à quelques heures de la fin de la campagne officielle.

Benoît Hamon (photo : Michel Labonne/ MaxPPP)

Benoît Hamon (photo : Michel Labonne/ MaxPPP)

Benoît Hamon en appelle à l’illustre figure du socialisme français. Le candidat socialiste qui était déjà en Occitanie mardi 18 avril avec son meeting au Zénith de Toulouse qui a réuni 6000 personnes, vient de faire savoir qu’il ajoute à son programme une nouvelle étape inattendue. Vendredi 21, Benoît Hamon sera à Carmaux, dans le Tarn, au pied de la statue de Jean Jaurès, pour, selon son entourage, « une déclaration solennelle »

Alors qu’il est distancé dans les sondages, y compris dans une région très marquée à gauche comme l’Occitanie, selon notre dernière étude des intentions de vote Ipsos-Stéria/Cevipof pour les régions de France 3, Benoît Hamon et ses soutiens, nombreux dans la région, espèrent un sursaut dans les urnes dimanche. La statue (ou la stature) de Jaurès ne sera donc pas de trop.

FV (@fabvalery)

 

18 Avr

Investiture retirée au profit d’EELV : la candidate PS Sandrine Floureusses va « continuer »

Le Bureau National du Parti Socialiste a confirmé l’accord avec les écologistes, qui porte sur 42 circonscriptions pour les élections législatives. Dans la 5ème circonscription de la Haute-Garonne, la candidate PS investie est donc détrônée au profit d’une candidate EELV. Mais elle continue sa campagne, coûte que coûte.

Sandrine Floureusses en campagne sur le marché de Saint-Alban

Sandrine Floureusses en campagne sur le marché de Saint-Alban

Sandrine Floureusses est en colère. La candidate PS sur la 5ème circonscription de la Haute-Garonne (et vice-présidente du Conseil départemental) s’est vue retirer son investiture aux élections législatives par le bureau national du Parti Socialiste, en raison d’un accord portant sur 42 circonscriptions avec EELV, suite au retrait de la candidature à la présidentielle de Yannick Jadot au profit de Benoît Hamon.

Comme nous le révélions sur ce blog en février dernier, la 5ème circonscription est la seule concernée par cet accord dans l’ex-région Midi-Pyrénées. Cette décision a été officiellement notifiée à la fédération PS de Haute-Garonne, selon son premier secrétaire fédéral Sébastien Vincini.

« Je n’ai pas été informée officiellement, remarque Sandrine Floureusses. J’ai la confiance et l’investiture des militants. Quand je vois la mobilisation autour de ma candidature, la dynamique n’est pas du côté des appareils politiques parisiens mais des militants et des sympathisants sur le terrain. Je continue donc ma campagne comme avant, jusqu’au 18 juin ».

Une candidature « dissidente » donc ? La candidate, qui se maintient, ne prononce pas le mot. « On verra bien ce que le parti décidera ».

Après l’ébauche de cet accord national en février, le PS de la Haute-Garonne avait prudemment dénoncer le manque de concertation entre Solférino et les instances locales.

Officiellement désormais, les socialistes de la 5ème circonscriptions doivent soutenir la candidature de l’écologiste Clémentine Renaud, dont nous vous donnions le nom ici-même dès fin février. 

Mais l’accord PS/EELV comporte une « clause de revoyure » (SIC) après l’élection présidentielle indique Sébastien Vincini, le patron du PS de Haute-Garonne. Donc, rien n’est encore gravé dans le marbre. Pendant ce temps, l’ex-candidate socialiste continue sa campagne. Sous la menace d’une éventuelle exclusion du PS. Mais tout le monde préfère rester prudent. Il est urgent d’attendre les résultats de la présidentielle.

FV (@fabvalery)

03 Avr

Depuis 1965, Toulouse a (presque) toujours voté à gauche à la présidentielle

On dit que Toulouse vote à gauche pour les scrutins nationaux et à droite pour les élections locales. Info ou intox ? Nous avons vérifié en nous plongeant dans les résultats de la ville pour les 9 élections présidentielles qui ont eu lieu depuis 1965.

Lors du débat Mitterrand-Chirac en 1998 (photo : AFP)

Lors du débat Mitterrand-Chirac en 1998 (photo : AFP)

Si Toulouse était la France, le pays aurait été dirigé par 8 présidents de la République de gauche sur les 9 qui ont été élus. Si Toulouse était la France, Mitterrand aurait été élu président dès 1965 et Lionel Jospin dès 1995. Si Toulouse était la France, le général De Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ne l’auraient jamais été. Si Toulouse était la France, le pays se serait doté pour la première fois d’une femme présidente en 2007… 

Mais Toulouse n’est pas la France…

Pour autant ce que révèle la plongée dans les résultats des élections présidentielles successives à Toulouse, c’est qu’effectivement, depuis 1965 et l’instauration de l’élection au suffrage universel du chef de l’Etat, la ville a toujours choisi le candidat de gauche, à une exception près : en 1969. Même en 2002, la ville rose avait placé Lionel Jospin en tête au premier tour.

Mitterrand a battu De Gaulle en 1965

En 1965, pour la première élection du Président de la République au suffrage universel, De Gaulle paraît imbattable. François Mitterrand le pousse pourtant à un second tour inattendu. Alors que la France porte Charles de Gaulle à l’Elysée avec plus de 55 % des voix, Toulouse, dirigée alors par un maire socialiste , Louis Bazerque, inverse la tendance :

  • François Mitterrand : 55, 38 %
  • Charles de Gaulle : 44, 62 %

En 1969, Toulouse choisit Pompidou contre Poher

Après la démission de De Gaulle, désavoué lors d’un référendum, la gauche ne parvient pas à s’organiser divisée en le communiste Jacques Duclos, le SFIO Gaston Deferre et le PSU Michel Rocard. Le second tour oppose donc le Premier ministre Georges Pompidou et le président du Sénat Alain Poher. Pompidou est élu avec 58,61 % des voix. C’est la seule fois dans l’histoire que Toulouse choisit un président de droite. Et pour cause, il n’y a pas de candidat de gauche au second tour.

  • Georges Pompidou : 52,36 %
  • Alain Poher : 47,64 %

Mitterrand plutôt que Giscard en 1974

Après la mort de Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing s’impose à droite face à Jacques Chaban Delmas. A gauche, Mitterrand est presque en mesure de l’emporter mais s’incline de justesse (49,19 %) face au jeune ministre de l’Economie (50,81 %). A Toulouse, où Pierre Baudis a été élu maire en 1971, Mitterrand est largement devant.

  • François Mitterrand : 53,75 %
  • Valéry Giscard d’Estaing : 46,25 %

Le raz de marée Mitterrand en 1981

François Mitterrand tient sa revanche en 1981 en devenant enfin Président de la République (51,76 %) face au président sortant (48,24 %). A Toulouse, Miterrand lamine Giscard dans les urnes :

  • François Mitterrand : 58,54 %
  • Valéry Giscard d’Estaing : 41,46 %

Mitterrand face à Chirac en 1988

7 ans plus tard, le président PS est réélu largement avec 54,02 % des voix face à son premier ministre de cohabitation Jacques Chirac (45,98 %). Toulouse, qui compte un maire de centre-droit après l’élection de Dominique Baudis en 1983, choisit encore largement Mitterrand, avec cependant un écart moindre avec le score national.

  • François Mitterrand : 56,61 %
  • Jacques Chirac : 43,38 %

En 1995, Jospin bat Chirac

Elu de Haute-Garonne, Lionel Jospin, candidat PS face à Chirac en 1995 aurait été élu Président de la République si la France avait voté comme Toulouse. Le candidat socialiste est pourtant largement battu au niveau national avec 47,36 % contre 52,64 % à Jacques Chirac. Un résultat inversé à Toulouse :

  • Lionel Jospin : 51,78 %
  • Jacques Chirac : 48,21 %

2002 : Jospin en tête au premier tour

Comme le reste de la France, Toulouse a voté Chirac (86,06 %) au second tour de l’élection présidentielle de 2002, face à Jean-Marie Le Pen (13,94 %). Mais ce qui est intéressant, c’est de regarder le résultat du premier tour… A Toulouse, ou l’UDF Philippe Douste-Blazy a succédé à Dominique Baudis au Capitole en 2001, Lionel Jospin sort en tête :

  • Lionel Jospin : 20,23 %
  • Jacques Chirac : 17,34 %
  • Jean-Marie Le Pen : 14,65 %

En 2007, Royal plutôt que Sarkozy

Alors que la France choisit Nicolas Sarkozy (53,06 %) plutôt que Ségolène Royal (46,94 %), Toulouse, dont Jean-Luc Moudenc est le maire après le départ de Philippe Douste-Blazy en 2004, inverse le résultat et donne la majorité de ses voix à la candidate socialiste.

  • Ségolène Royal : 57,6 %
  • Nicolas Sarkozy : 42,4 %

En 2012, Hollande dépasse les 60 %

Même rejet du candidat Sarkozy, président sortant en 2012. Cette fois, Toulouse a un maire de gauche, le socialiste Pierre Cohen élu en 2008 et offre à François Hollande, élu président, l’un de ses meilleurs scores en France :

  • François Hollande : 62,54 %
  • Nicolas Sarkozy : 37,46 %

Et en 2017 ?

Impossible de se projeter, à partir de ces résultats, sur ce que sera le scrutin présidentiel de 2017. D’autant que la situation sur l’échiquier politique est loin d’être clair. Rendez-vous au soir du second tour, le 7 mai, pour savoir si Toulouse a de nouveau fait entendre sa voix.

FV (@fabvalery) avec J. Leroy

31 Mar

Politic Café #24 : une spéciale Benoît Hamon

Politic Café

Cette semaine dans notre module vidéo de commentaires de l’actualité politique en Occitanie on s’est exclusivement intéressés à la semaine du candidat PS Benoît Hamon : la tribune des militants PS de la région qui demandent aux socialistes qui soutiennent Macron de quitter le parti, le lâchage de certains écologistes au profit de Jean-Luc Mélenchon et la « prise de distance » de l’ancien président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy.