19 Sep

Et François Hollande fut intronisé dans la confrérie du melon de Lectoure !

L’ancien président de la République a eu droit à son intronisation dans la confrérie gersoise lors de l’opération des marchés flottants du sud-ouest le week-end dernier à Paris.

(Photo : CDT du Gers/Twitter)

(Photo : CDT du Gers/Twitter)

Que c’est dur la vie d’ex ! Ex-Président de la République, François Hollande, après quelques semaines de congés suivant son départ des l’Elysée, est de retour et ça carbure ! Ce week-end, lors des Marchés flottants du sud-ouest à Paris, l’ancien chef de l’Etat a été ni plus ni moins qu’intronisé dans la célèbre confrérie du melon de Lectoure dans le Gers.

Une initiative de son ami et ex-éphémère ministre de l’écologie, le président PS du Conseil départemental du Gers, Philippe Martin.

Voilà donc, l’ancien Président membre éminent de la confrérie et désormais promoteur du melon gersois sur toute la planète. Notons cependant que sur la photo de l’événement (ci-dessus), il n’y a pas que du melon sur la table, mais aussi des toasts au foie gras… du Gers.

Il faut dire que le Gers n’est pas terra incognita pour François Hollande. Il y séjourne en effet régulièrement dans le château que possèdent les parents de Julie Gayet à Berrac, près de…Lectoure !

Avec régulièrement, du melon au menu.

FV (@fabvalery)

07 Sep

L’épouse de Jean-Luc Moudenc va quitter son poste à Toulouse Métropole

Blandine Moudenc, cheffe de cabinet de son mari à Toulouse Métropole, est touchée par la nouvelle loi Belloubet de moralisation de la vie publique qui interdit les emplois familiaux. Elle va démissionner.

Blandine et Jean-Luc Moudenc (Photo : Xavier de Fenoyl / MaxPPP)

Blandine et Jean-Luc Moudenc (Photo : Xavier de Fenoyl / MaxPPP)

L’affaire Pénélope Fillon a des effets jusqu’à Toulouse. A la suite de l’affaire Fillon, nombre de candidats à l’élection présidentielle avaient promis de légiférer sur le sujet. Emmanuel Macron élu, c’est l’éphémère garde des Sceaux François Bayrou qui s’est attelé à l’écriture du texte. Après son départ du ministère de la Justice, le texte de loi a échu à la Toulousaine Nicole Belloubet. Après les aller-retours de l’été entre Assemblée Nationale et Sénat, la loi organique « pour la confiance dans la vie politique » a été adoptée le 9 août dernier. Dans la foulée, le Conseil constitutionnel a été saisi par le groupe Les Républicains. La haute-juridiction, dont est d’ailleurs issue Nicole Belloubet, doit se prononcer dans les jours qui viennent.

Si les juges suprêmes ne voient pas d’inconstitutionnalité dans cette loi, elle sera rapidement promulguée. Dès lors, la partie du texte de loi organique sur les emplois « familiaux » s’appliquera : interdiction des emplois familiaux de collaborateurs « pour la famille proche » (c’est à dire conjoints, partenaires de Pacs, concubins, parents et enfants mais aussi ceux du conjoint, partenaire de Pacs ou concubin) pour les ministres, parlementaires et  exécutifs locaux, sous peine de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, avec restitution des sommes versées.

Avant d’être élu maire LR de Toulouse en 2014, Jean-Luc Moudenc avait déjà embauché son épouse comme collaboratrice parlementaire. Arrivé au Capitole, il l’a d’abord nommée cheffe de cabinet adjointe à la Métropole puis cheffe de cabinet.

Dans l’entourage de Jean-Luc Moudenc on fait savoir que la nouvelle loi sera « bien évidemment respectée et appliquée par Blandine Moudenc ».

Une démission de son épouse qui va imposer une réorganisation de ses services à Jean-Luc Moudenc.

FV (@fabvalery)

17 Juil

Le maire de Balma Vincent Terrail-Novès prend ses « distances » avec Les Républicains

Vincent Terrail-Novès, maire de Balma élu sous l’étiquette LR et conseiller régional, ne se reconnaît plus dans sa famille politique et le fait savoir.

Vincent Terrail-Novès (Photo : T. Bordas / MaxPPP)

Vincent Terrail-Novès (Photo : T. Bordas / MaxPPP)

Officiellement, il n’a pas démissionné. Mais il n’a pas renouvelé non plus son adhésion. Et s’en explique (presque) sans détours. « Mes idées sont toujours à droite et au centre mais je n’ai plus envie de cautionner ce parti » a-t-il indiqué à France 3.

Pour Vincent Terrail-Novès, il manque un projet au parti Les Républicains. « La droite est à court d’idées, de propositions. Elle n’a pas assez travaillé le projet présidentiel. Il faut maintenant des choses nouvelles et ambitieuses ».

Et qui donc pour porter ce projet ? Pas l’équipe en place en tout cas, selon le jeune maire de Balma, dans la banlieue de Toulouse.

« Il faut surtout une nouvelle équipe. Ce ne sont pas des Hortefeux, des Morano qui peuvent porter un nouveau projet. J’ai beaucoup de respect pour ces personnes mais c’était il y a vingt ans ».

Vincent Terrail-Novès va plus loin : « Ce n’est pas étonnant qu’Edouard Philippe et Gérald Darmanin aient quitté le parti ».

Est-ce à dire que lui-même serait prêt à franchi le pas et rallier le parti présidentiel ?

Pas du tout ! « Je fais mon mandat local et je n’ai pas besoin d’une étiquette. Je ne rejoins pas la République en Marche car pour moi, c’est trop flou. Ni droite, ni gauche, ok, mais qu’est-ce qu’il y a derrière ? C’est trop flou », répète-t-il, « je ne connais pas les valeurs de La République en Marche. Et pour moi, elle n’a pas d’idéologie. Donc, c’est non ».

Concrètement, la « prise de distance » de Vincent Terrail-Novès ne change rien à sa position au Conseil régional. En effet, précise le maire de Balma, il n’y a pas de groupe LR à la région mais une union des élus de la droite et du centre, qui lui « correspond tout à fait ».

Marie Martin

06 Juil

Trois nouveaux adjoints à la mairie de Toulouse pour cause de cumul des mandats

Pour cause d’entrée en vigueur de la loi anti-cumul des mandats, 3 adjoints au maire devenus parlementaires ont démissionné de leur fonction. Trois nouveaux adjoints ont été élus ce jeudi soir.

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Les élus du conseil municipal de Toulouse qui ont l’habitude depuis 3 ans de séances marathon de plus de 10 ou 12 heures d’affilées, ont fait une simple apparition ce jeudi 6 juillet. La séance n’a duré que quelques dizaines de minutes, le temps de voter sur la nomination de trois nouveaux adjoints au maire.

Car pour cause d’entrée en vigueur de la loi anti-cumul, la sénatrice LR Brigitte Micouleau et les deux nouveaux députés LREM Elisabeth Toutut-Picard et Jean-Luc Lagleize ont démissionné de leurs responsabilités d’adjoints au maire (mais restent simples conseillers municipaux).

Pour les remplacer, petit jeu de chaises musicales… glissantes : du 1er adjoint au 7ème, pas de changement. A partir de la 8ème place, celle qu’occupait Elisabeth Toutut-Picard, tout le monde monte d’un cran. Les nouveaux venus dans l’équipe occupent donc les 3 dernières places : 24, 25 et 26ème adjoints au maire.

Le casting a été soigneusement choisi (même si c’est officiellement sur candidature) : Bertrand Serp (LR), Christine Escoulan (société civile) et Jacqueline Winnepenninckx-Kieser (MoDem) sont les 3 nouveaux adjoints.

Un dosage méticuleux au sein de la majorité de Jean-Luc Moudenc. Ils conservent leurs anciennes délégations.

Quant à la répartition des délégations des anciens adjoints, elles sont à la seule discrétion du maire. C’est donc Jean-Luc Moudenc, qui, sans doute à la fin de l’été, avant la rentrée, définira les nouvelles attributions au sein de son équipe. Dans son entourage, on affirme qu’il n’y aura pas de « révolution ».

Sans doute, mais la réorganisation d’une équipe municipale est toujours un levier important pour le maire : tel(le) ou tel(le) élu(e) en difficulté sur un dossier peut être discrètement exfiltré. Tel autre promu pour bons et loyaux services.

Réponse sans doute au coeur de l’été. Mais en douceur.

FV (@fabvalery)

03 Juil

Mouvement du 1er juillet : Philippe Martin et Pierre Cohen, proches de Benoît Hamon, ne vont pas quitter le PS

Benoît Hamon, en lançant samedi son Mouvement du 1er juillet, a annoncé qu’il quittait le PS. Dans la région, ses proches, notamment Philippe Martin ou Pierre Cohen, vont adhérer au mouvement tout en restant au Parti Socialiste. Explications.

Benoît Hamon le 1er juillet. (Photo : Jacques Demarthon/AFP).

Benoît Hamon le 1er juillet. (Photo : Jacques Demarthon/AFP).

Le départ de Benoît Hamon du PS ne va pas s’accompagner d’une hémorragie de militants ou élus locaux socialistes. A la question allez-vous vous aussi quitter le Parti Socialiste, deux grands élus et proches de l’ex-candidat à la présidentielle, donnent la même réponse : non ! Il s’agit de Philippe Martin, président du conseil départemental du Gers, ancien député et ancien ministre et de Pierre Cohen, ancien maire de Toulouse, conseiller municipal et communautaire d’opposition.

« Benoît Hamon nous a réuni, explique Pierre Cohen, avant de faire cette annonce dans son discours samedi pelouse de Reuilly. Il ne demande pas que l’on quitte nous aussi le parti. Et pour une bonne raison : lui a besoin de sa liberté. Il ne veut pas créer un courant de plus au PS ou seulement rénover le parti. Il veut la reconstruction de toute la gauche. Et le PS doit y participer, de l’intérieur ».

En d’autres termes, les élus hamonistes restent au PS pour être des leviers pour l’ex-candidat qui veut recomposer la gauche. Surtout, c’est sous-entendu, en quittant le navire ils laisseraient les clés du camion à la frange la plus centriste du PS. Ce serait jeter le parti dans les bras d’Emmanuel Macron et là, toute recomposition de la gauche, avec les écologistes, les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, le PS et une partie de la gauche serait impossible.

Les adhérents du futur Mouvement du 1er juillet auront donc la possibilité de garder leur carte dans un autre parti. Pour l’instant le mouvement n’en est qu’à ses balbutiements. Il lui faut trouver un statut juridique compatible avec l’appartenance à un parti politique, créer des émanations locales, trouver des référents départementaux. Un travail de longue haleine.

FV (@fabvalery)