23 Mar

L’homme qui avait menacé de mort Carole Delga sera bientôt jugé

INFO FRANCE 3 – Après la plainte de la présidente PS du Conseil Régional qui avait reçu des menaces de mort, la police a identifié et interpellé l’auteur qui, placé en garde à vue, a reconnu les faits. Il sera bientôt jugé.

Carole Delga

Carole Delga

L’enquête a progressé à grande vitesse. Le 8 février dernier, Carole Delga portait plainte auprès de la police toulousaine après avoir reçu un message haineux faisant état de menaces de mort contre elle et sa famille.

Le message, laissé sur la rubrique « contact » du site internet du Conseil Régional, était le suivant :

« Honte à Carole Delga qui ose enlever le micro d’un élu Front National. Cette info circule sur tous les médias. Bande de pourris de gauchiasses. Vous êtes la honte de la France et un jour on massacrera tous les socialos de merde. En espérant que la famille Delga se fasse égorger prochainement dans un attentat ».

Ce message faisait référence à l’altercation qui avait eu lieu quelques heures plus tôt entre la présidente PS de la Région Occitanie et l’élu FN Emmanuel Crenne en séance plénière de la région à Montpellier : la présidente avait arraché son micro à l’élu du Lot alors qu’il accusait les socialistes d’avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940.

De nombreux élus, y compris du Front National, avait condamné ces menaces.

Rapidement, la police toulousaine a identifié l’auteur de ce message. Selon nos informations, confirmées par le parquet de Toulouse, il vit dans la région grenobloise. Placé en garde à vue ces derniers jours, l’homme a reconnu les faits. Il n’a pas de casier judiciaire, pas d’antécédents dans ce domaine. Il sera prochainement convoqué devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de Carole Delga et de sa famille, il risque une peine de prison avec sursis et une forte amende.

FV (@fabvalery).

L’ancien maire de Toulouse Philippe Douste-Blazy soutient Macron

Nouveau ralliement au camp d’Emmanuel Macron : l’ancien ministre et maire de Lourdes et Toulouse Philippe Douste-Blazy vient de lui apporter son soutien.

Philippe Douste-Blazy (AFP)

Philippe Douste-Blazy (AFP)

Philippe Douste-Blazy revient dans l’actualité : l’ancien ministre (notamment de la santé et des affaires étrangères), ancien maire de Lourdes puis de Toulouse, mais également co-fondateur de l’UMP aux côtés de Jacques Chirac, a apporté ce jeudi son soutien à Emmanuel Macron dans la course à la présidentielle taclant au passage François Fillon qui « n’a pas été à la hauteur des responsabilités » en maintenant sa candidature après sa mise en examen.

Emmanuel Macron « est porteur de ce message universel français fait d’un enracinement à des valeurs et d’une ouverture au monde », indique dans un entretien à Marianne Philippe Douste-Blazy, actuel conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU sur le Financement innovant du développement.

« L’élément clé reste, à mes yeux, sa capacité à dépasser les clivages partisans de plus en plus artificiels et qui ont fait tant de mal à notre pays », développe l’ancien ministre, qui avait rallié une grande partie de l’UDF à la création de l’UMP en 2002 aux dépens de François Bayrou.

Il appelle aussi les partisans d’Alain Juppé, dont il dit être resté fidèle, à faire la même démarche que lui vers Emmanuel Macron.

« Cette élection était imperdable, poursuit Philippe Douste-Blazy au sujet de François Fillon. Je ne veux rien ajouter, le ridicule
étant atteint depuis trop longtemps ».

Philippe Douste-Blazy était le candidat de la France pour le poste de directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mais sa candidature n’a pas été retenue.

FV (@fabvalery) avec AFP

19 Mar

Le dernier meeting de Benoît Hamon se tiendra… au Stade Ernest Wallon à Toulouse

Le candidat PS à l’élection présidentielle tiendra son dernier meeting avant le premier tour à Toulouse, comme nombre de ses prédécesseurs. Mais dans un cadre inédit : l’antre du Stade Toulousain.

Le stade Eernest Wallon à Toulouse

Le stade Eernest Wallon à Toulouse

Le vendredi 21 avril, le stade Ernest Wallon sera sans doute plein à craquer… Et pourtant aucun match de rugby n’y est programmé. Non, ce jour-là, à 48 heures du premier tour de l’élection présidentielle, c’est, selon nos informations, Benoît Hamon qui y disputera son dernier match : un ultime meeting avant le scrutin du dimanche 23 avril.

Les équipes de campagne de Benoît Hamon souhaitaient, comme c’est le cas depuis François Mitterrand, que le candidat PS termine sa campagne à Toulouse. Toulouse vote à droite aux élections locales, à gauche à la présidentielle ! Surtout, la Haute-Garonne a fourni à Benoît Hamon son plus gros contingent de parrainages.

La date du jeudi 20 avril avait été évoquée… Mais ce soir-là, c’est le second débat télévisé qui aura lieu sur France 2 (après celui du lundi 20 mars sur TF1).

Les organisateurs cherchaient une autre date et ont finalement choisi le vendredi 21 pour finir la campagne à Toulouse. Restait alors à trouver le lieu. La salle Jean-Mermoz ? Sans doute trop petite. Le parc des expos ? Trop froid. Le Stadium et ses 33 000 places ? Trop grand. La place du Capitole ? Déjà fait (Hollande et Mélenchon en 2012). Le Zénith et sa modularité ? La place est prise, ce soir-là, par… l’humoriste Jérémy Ferrari !

Le regard du PS s’est alors porté sur un lieu inédit pour un rassemblement politique : le Stade Ernest Wallon. Les discussions ont eu lieu avec René Bouscatel, le président du Stade Toulousain, notamment (le stade appartient au club). Les deux parties sont tombées d’accord. Et l’affaire se fera, le vendredi 21 avril à 19 heures. Une première.

Le stade peut accueillir 19 000 spectateurs. Sans doute un peu moins en configuration « meeting présidentiel ». Après ce meeting sur cette pelouse de rugby, il restera 2 jours au candidat PS pour… transformer l’essai !

FV (@fabvalery)

17 Mar

Politic Café #22 : le PRG et Hamon, Macron et les législatives, la clause Molière

Politic Café

Au sommaire de notre 22ème module vidéo de commentaires de l’actualité politique de la semaine :

  • le PRG qui soutient Benoît Hamon… mais les Radicaux libres de rejoindre Macron
  • Emmanuel Macron, justement, qui repousse après la présidentielle la désignation de ses candidats aux législatives
  • et la clause Molière, non-appliquée en Occitanie.

Elu président, Mélenchon pourrait réunir l’Assemblée Constituante à Toulouse

Interrogé sur RMC/BFM ce vendredi, le candidat de La France Insoumise a affirmé que l’assemblée constituante qu’il veut convoquer en cas de victoire à la présidentielle ne se réunirait pas à Paris mais qu’il songeait à le faire à Toulouse.

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse en août 2016 (photo : AFP)

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse en août 2016 (photo : AFP)

Et si la constitution de la 6ème République appelée de ses voeux par Jean-Luc Mélenchon s’écrivait à Toulouse ? Le candidat a indiqué vendredi 17 mars sur l’antenne de BFM/RMC qu’il ne souhaitait pas qu’en cas de victoire à la présidentielle cette constituante se réunisse à Paris et il a lancé le nom de Toulouse. « Pourquoi pas à Toulouse ? »

A écouter dans cette vidéo (à partir de la 49ème minute) :

Immédiatement, les supporters toulousains du candidat de la France Insoumise se sont saisis de l’info sur les réseaux sociaux :

Jean-Luc Mélenchon, hérault de la 6ème République, affirme que cette assemblée serait constituée de citoyens tirés au sort, s’il gagne la présidentielle et qu’elle aurait toute liberté de réécrire la constitution, même s’il admet qu’il donnera lui-même quelques idées, dont celle du référendum révocatoire pour se « débarrasser d’un élu ».

Jean-Luc Mélenchon, député européen du sud-ouest, est un habitué des grands rassemblements à Toulouse : en 2012, il avait tenu son dernier meeting place du Capitole, en août 2016, il avait fait sa rentrée politique dans le parc de l’observatoire de Jolimont et le 17 avril prochain il pourrait en tenir un nouveau rassemblement… sur la Prairie des Filtres.

FV (@fabvalery)

17 Fév

La conférence de Pénélope Fillon à Toulouse le 28 février est finalement annulée

L’épouse de François Fillon devait participer à une conférence de l’Université du 3ème âge à la fac de droit de Toulouse. Le thème : « L’éducation tout au long de la vie et la santé« . En pleine « affaire », la prise de parole de Pénélope Fillon n’est cependant pas confirmée. Finalement, la conférence est annulée.

Pénélope et François Fillon (Photo : MaxPPP)

Pénélope et François Fillon (Photo : MaxPPP)

L’université du 3ème âge de l’université Toulouse 1 Capitole aurait pû être le mardi 28 février prochain entre 15h30 et 16h30 prise d’assaut par des dizaines de journalistes et de curieux alors que ses conférences s’y déroulent habituellement dans le plus grand calme et la plus grande sérennité.

Car ce jour-là, comme l’avait remarqué Le Canard Enchaîné, devait se dérouler une conférence sur le thème « L’éducation tout au long de la vie et la santé ». Parmi les conférenciers annoncés : Pénélope Fillon.

Rompre le silence ?

Silencieuse depuis la révélation, le 25 janvier, par Le Canard de ses émoluments d’assistante parlementaire de son mari puis de son suppléant, les doutes sur la réalité du travail effectué et l’ouverture dans la foulée d’une enquête du parquet national financier (PNF) pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux, Pénélope Fillon serait donc venu s’exprimer sur l’éducation et la santé devant des tempes grises dans un amphi toulousain ? En plein #Penélopegate ? Rien n’était moins sûr. Au moment où nous publiions cet article, un cadre des Républicains de Haute-Garonne résumait ainsi la situation : « A sa place… ». Comprenez : « je n’irai pas me mettre dans cette galère ».

Finalement annulée

Mais après la parution de cet article, la direction de l’université Toulouse Capitole, jusqu’alors injoignable et silencieuse, a annoncé dans un tweet que la conférence était finalement annulée.

L’autre conférencière est… la suppléante de François Fillon

Le professeur François Vellas, qui dirige l’université du 3ème âge, n’a pu être joint. On ignore pour quelles raisons il avait été demandé à Pénélope Fillon de venir s’exprimer sur la formation et la santé. Elle devait d’ailleurs pour cette conférence être accompagnée d’une spécialiste : le docteur Dominique Stoppa-Lyonnet dirige le département génétique de l’Institut Curie. C’est une sommité dans son domaine. Mais c’est aussi… la suppléante du député François Fillon dans la 2ème circonscription de Paris !

FV (@fabvalery)