18 Oct

Police de sécurité du quotidien : le cas toulousain

Emmanuel Macron ce mercredi après-midi, lors de son discours aux forces de sécurité. AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZER

Emmanuel Macron ce mercredi après-midi, lors de son discours aux forces de sécurité. AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZ

Ce mercredi après-midi, Emmanuel Macron a réuni les représentants des forces de l’ordre à l’Elysée. Accompagné de ses Ministres de la Défense, de l‘Intérieur et de la Justice, le Président de la République a expliqué aux forces de sécurité ce qu’il attendait d’elles. Notamment la mise en place de la « police de sécurité du quotidien » qui pourrait être expérimentée à Toulouse.

Dès le 7 septembre dernier, le maire de Toulouse  écrivait au Ministre de l’Intérieur pour demander des effectifs supplémentaires. « Il nous manque actuellement 100 à 150 policiers. C’est le constat toulousain au regard des moyens déployés par exemple dans une ville comme Bordeaux pour comparaison » argumente Didier Martinez, secrétaire régional Unité SGP Police FO.

Dans ce même courrier à Gérard Colomb, Jean-Luc Moudenc fait aussi acte de candidature pour que Toulouse expérimente le projet gouvernemental de Police Nationale du quotidien : « Toute avancée en matière de sécurité est bonne à prendre dans l’intérêt des toulousains » écrivait alors le maire LR de la métropole.

Renforts policiers annoncés »

« Ces nouvelles missions doivent être assorties d’effectifs » martèle Didier Martinez. « Le label, on l’aura mais sans moyens, au bout de trois mois, ça redeviendra du police secours. Ce serait un effet d’annonce illusoire » prévient-il.

Présent ce mercredi à l’Elysée lors des annonces présidentielles, le député LREM de Haute-Garonne Mickaël Nogal s’est « réjouis que ce dispositif soit accompagné de renforts policiers et d’un effort budgétaire sans précédent ». « En effet le budget du Ministère de l’Intérieur augmentera en 2018 de 6,8% et 10 000 postes de policiers et gendarmes seront crées sur le quinquennat, dont 7000 d’ici 2020 » a-t-il affirmé.

Pas le retour pur et simple de la police de proximité »

Emmanuel Macron l’a déclaré ce mercredi après-midi cette police du quotidien « ne sera pas le retour pur et simple à la police de proximité ». « On partage l’idée du recueil de renseignement. Mais est-ce qu’il faut revenir à la police de proximité quinze ans après ? Non ! Ça mettra beaucoup de temps car il faut regagner la confiance de gens qui se sentent trahis par une police qui est devenue celle du chiffre et du résultat » met en garde Didier Martinez.

Pour ce qui est de réinvestir les quartiers en revanche, les avis sont unanimes. « Dans certains quartiers, les dealers ont pignon sur rue et revendiquent leur territoire. L’Etat donne donc, sans le vouloir, l’impression aux gens d’être absent de ces zones alors qu’elles sont classées en zones de sécurité prioritaires » insistait en septembre dernier le maire de Toulouse.

Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi que la concertation sur cette police de séurité du quotidien débuterait dès lundi prochain. Pour l’heure une trentaine de villes se sont portées candidates à son expérimentation, seules une quinzaine seront retenus. Toulouse en sera-t-elle ? Réponse d’ici à la fin de l’année.

Patrick Noviello (@patnoviello) avec AFP

17 Oct

Haute-Garonne : l’armée mexicaine des députés En Marche !

Cinq députés de la Haute-Garonne sont membres du groupe d’amitié France-Mexique à l’Assemblée. Un groupe présidé par le toulousain, Jean-François Portarrieu.

Photo : MaxPPP/Isorel

Photo : MaxPPP/Isorel

La Haute-Garonne compte 10 députés. La moitié se retrouve dans le même groupe d’amitié, France Mexique. Ce n’est pas tout. Ce gros bataillon est  très majoritairement constitué d’une même famille politique : La République En Marche. Michaël Nogal, Corinne Vignon, Jean-Luc Lagleize (Modem), Sébastien Nadot, Jean-François Portarieu vont traverser l’océan Atlantique. Un autre député de la majorité présidentielle, le tarnais Philippe Folliot, fera également partie du voyage.

Les groupes d’amitiés parlementaires sont une tradition et une véritable institution. Une institution qui souffre d’une mauvaise image. Celle d’un « Club Med » financé par l’argent public.

Un ancien parlementaire relativise :

ça sert à faire voyager les parlementaires. C’est l’Assemblée ou le Sénat qui payent. Il y a un côté désagréable, on voyage aux frais de la Princesse. Mais, en même temps, cela permet de créer des liens. On est reçu par l’ambassadeur de France. On fait le tour des Alliances Françaises. On voit des ministres. Franchement, c’est utile. Il ne faut pas croire que l’on voyage tout le temps. Les déplacements, c’était un tous les 2 ou 3 ans dans le groupe auquel j’appartenais. En revanche, une fois par mois, il y avait une réunion et des rencontres.

Pour le groupe France-Mexique, les dossiers ne manquent pas. Le « pays ami » souffre d’une violence endémique et d’une véritable gangrène : le trafic de drogue. Les meurtres se comptent par milliers et des régions entières sont sous la coupe des Narcos. Mais, pour la députée Corinne Vignon, les questions de sécurité ne sont pas les seules :

Je pense que notre expérience du champ social peut permettre des échanges positifs auprès des autorités mexicaines afin de les inciter aux bonnes pratiques en matière de santé et de politique familiale. Je souhaite connaître les efforts fournis par le gouvernement mexicain en matière de politique environnementale.

Jean-Luc Lagleize insiste sur les enjeux géopolitiques :

On se polarise trop souvent sur l’Europe, les Etats-Unis et la Chine. Je souhaite que nous établissions des relations fortes également avec l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.

L’amitié parlementaire n’est pas exclusive. L’attrait pour le Mexique n’empêche pas de cultiver des rapports amicaux avec d’autres pays. Le tarnais, Philippe Folliot, est également inscrit dans les groupes France -Allemagne et France-Espagne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

16 Oct

Haute-Garonne : démissions en série et exclusion chez Les Républicains

Le parti Les Républicains traverse des turbulences en Haute-Garonne. Des délégués de circonscriptions démissionnent. De son côté, la fédération départementale se prépare à exclure un délégué « historique ».

Jean-Luc Moudenc maire (LR) de Toulouse et Laurence Arribagé présidente de LR31. Photo : MaxPPP

Jean-Luc Moudenc maire (LR) de Toulouse et Laurence Arribagé présidente de LR31. Photo : MaxPPP

La série noire continue chez LR31. Six mois après le départ de l’une de ses figures, la droite toulousaine subit une nouvelle série de démissions. Après la démission du maire de Balma, Vincent Terrail-Novès, c’est au tour de cadres du parti de quitter le navire. La déléguée de la 9ème circonscription, Mathilde Iclanzan, vient d’adresser aux adhérents. Elle quitte ses fonctions. Dans les prochaines semaines, sur les 5ème et 1ère circonscription, deux autres démissions doivent suivre.

Dans le même temps, la fédération départementale, présidée par Laurence Arribagé, s’apprête à exclure un autre délégué. Une figure « historique » qui milite à droite depuis le RPR de Jacques Chirac. Cette « démission d’office » soulève une vague d’indignation dans les rangs des militants de la 2ème circonscription.

Laurence Arribagé précise :

Roger n’assurant plus sa mission depuis plus de 18 mois, 16 membres de son comité de circonscription (sur 20) nous ont contactés par courrier en nous demandant la nomination d’un chargé de mission pour assurer l’intérim jusqu’aux prochaines élections internes. En effet, depuis plus d’un an, Roger ne souhaitant plus s’occuper de la mission pour laquelle il a sollicité la confiance de ses adhérents, il ne participe plus aux réunions et ne souhaite plus nous rencontrer. Cette situation regrettable ne doit pas impacter la volonté de ses adhérents de rester actifs et mobilisés. Il n’y a donc aucune exclusion mais un constat simple d’un abandon de poste que nous regrettons forcément.

 

Samedi 15 octobre, le comité départemental de LR31 s’est réuni. Une soixantaine de participants sur plus de 200 membres.Ce chiffre résume la situation.

Le parti est démobilisé. Cadres et militants sont désorientés. Ce malaise est lié à la dernière séquence électorale. En juin 2017, les candidats de la droite sur les circonscriptions de la Haute-Garonne n’ont pas seulement été éliminés. Ils ont réalisé des scores inférieurs à 10%. La main tendue de Jean-Luc Moudenc envers Emmanuel Macron a également déboussolé les troupes.

Mais le contexte national et le comportement du maire (LR) de Toulouse n’expliquent pas tout. La direction départementale est ouvertement critiquée. Verrouillage et absence de remise en cause. La gestion du parti par Laurence Arribagé et sa secrétaire départementale, Christine Gennaro-Saint, est pointée du doigt. Dans ce tableau plutôt sombre, il existe toutefois un peu de lumière. Selon un cadre du parti, la 3ème circonscription, gérée par Johnny Dunal, fonctionne et ne connait pas de fuite des adhérents.

Une consolation relative. Un « incident » révèle la profondeur du mal-être. Une hypothèse a circulé dans les rangs du parti. Un élu de la fédération, Damien Laborde, rejoindrait le groupe municipal d’En Marche à Colomiers. Ce ralliement ne susciterait aucune réaction de la part de la direction départementale. Il n’y aurait pas de sanction et le « converti » pourrait conserver l’étiquette LR. Damien Laborde dément catégoriquement et rejette toute velléité de soutien au parti d’Emmanuel Macron. Mais l’existence et la persistance d’un « vrai-faux » départ de Damien Labord montre une chose : le trouble qui règne au sein de la droite toulousaine.

Laurence Arribagé réfute tout malaise interne et précise, s’agissant de Damien Laborde :

Damien Laborde est entré en contact avec notre Secrétaire départementale, Christine Gennaro-Saint, pour évoquer la possibilité de s’associer avec le groupe « En Marche » au sein du Conseil municipal de Colomiers. Damien s’interrogerait sur la compatibilité d’un tel choix avec son statut d’adhérent de notre Mouvement. Nous l’avons informé clairement et sans ambiguïté que s’il faisait un tel choix, nous lui demanderions de prendre ses responsabilités en quittant notre Mouvement. Il est parfaitement faux d’écrire que la Fédération n’aurait aucune réaction. Si Damien ne prenait pas ses responsabilités, la Fédération demanderait son exclusion du Mouvement.

En décembre prochain, Les Républicains doivent élire un nouveau président. Le scrutin est joué d’avance. L’élection de Laurent Wauquiez est plus que probable. A défaut de suspens, le vote interne présente un intérêt : compter les votants et donc évaluer le nombre d’adhérents. Cette comptabilité, hautement politique, sera valable au niveau national. Mais elle s’appliquera également à la fédération de la Haute-Garonne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

« Pas de baisse de loyer suite à la baisse des APL » pour le président de Toulouse Habitat, Franck Biasotto

Adjoint au maire de Toulouse, Franck Biasotto, préside le plus important office HLM de la métropole toulousaine : 16 000 logements. L’élu toulousain revient sur les conséquences de la baisse des aides personnalisées au logement (APL). Il s’exprime notamment sur une déclaration d’Emmanuel Macron concernant les bailleurs sociaux et s’agissant d’une baisse des loyers liée à la baisse des APL.

Franck Biasotto, maire adjoint de Toulouse et président de Toulouse Habitat. Photo : FBiasotto

Franck Biasotto, maire adjoint de Toulouse et président de Toulouse Habitat. Photo : FBiasotto

Le Blog Politique. Le gouvernement baisse le montant des aides personnalisées au logement (APL). La mesure est effective depuis le 1er octobre. Votre réaction.

Franck Biasotto. C’est une mesure qui s’applique à tous les allocataires qu’ils soient locataires du parc social ou du parc privé… c’est le signal, certes un peu rapide, donné pour contenir le budget global des aides à la personne qui ne cesse de croître… Soit !

Emission spéciale « Un Logement pour Tous »


Dimanche en politique en Midi-Pyrénées

Le Blog Politique. Le gouvernement justifie cette mesure par un effet inflationniste sur les loyers. Vous êtes d’accord?

Franck Biasotto. Il semblerait qu’il y ait une confusion sur ce sujet. Pour le Logement social, la hausse des APL n’a aucune incidence sur la hausse des loyers puisque le montant des loyers du logement social est réglementé indépendamment et les organismes HLM n’ont donc aucune liberté à ce sujet. Donc pas d’effet inflationniste sur les loyers du coté du logement social. Pour le parc privé au contraire, l’APL étant distribuée sans contrepartie de modération des loyers, les propriétaires ont toute latitude pour ajuster à la hausse soit 4.98€ leur loyer résiduel. Ici donc, l’effet inflationniste peut jouer d’autant que sur les 18 Milliards d’€ du budget « aides à la personne », le parc privé en capte plus de 50%.Donc je pense qu’il faudrait éclairer le débat sur ce sujet qui est quelque peu tronqué. De ce fait, notre interrogation porte sur le fait que le budget « aides à la personne » de 18 M€ aurait pu être appréhendé dans sa globalité dans la continuité de la baisse des 5 € en créant notamment un statut du « logement privé abordable » pour le parc existant et à venir,  assorti d’incitation fiscale qui aurait pu avoir pour effet d’offrir rapidement des loyers moins chers tout en diminuant et contenant le budget.

La hausse de l’APL n’a aucune incidence sur la hausse des loyers dans le logement social

Le Blog Politique. Emmanuel Macron affirme que la baisse de l’APL sera compensée par une baisse des loyers dans le parc social. Allez vous baisser les loyers?

Franck Biasotto. Le président de la République a affirmé hier effectivement que la baisse de l’APL sera compensée par une baisse des loyers dans le parc social. Cette mesure a un impact très lourd sur l’ensemble des bailleurs sociaux. Pour l’exemple de Toulouse Métropole Habitat cela représente une baisse d’environ 10% de son chiffre d’affaires. Ce qui, de prime abord induit un très fort ralentissement de sa politique d’investissement,voire à un arrêt total en sachant que l’organisme investit 165 M€/an  avec les répercussions sur l’économie locale. Egalement, l’impact serait très lourd pour la politique de la ville notamment pour la poursuite du programme du renouveau urbain puisque 58% des logements de Toulouse Métropole Habitat sont dans les quartiers prioritaire . A noter aussi que Toulouse Métropole Habitat a un taux d’allocataires APL de 62% qui est supérieur à la moyenne nationale plus proche des 50%. Le président Macron a, hier soir,  nuancé ses propos en évoquant « les bailleurs riches » (en faisant référence aux 2.2 milliards de trésorerie disponible) qui devront aider ceux qui construisent, ont des quartiers difficiles et des locataires plus pauvres. Nous espérons avoir été entendus sur les particularités de nos territoires et que la redistribution évoquée sera à la hauteur du lourd impact de la baisse des loyers imposée.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Conseil Régional : 114 309 euros HT pour une seule journée de réunion, l’opposition demande des comptes

La dernière Assemblée Plénière (AP) du Conseil Régional a coûté 114 309 euros HT pour une seule journée de réunion.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie lors d'une AP à Montpellier. Photo MaxPPP

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie lors d’une AP à Montpellier. Photo MaxPPP

Vendredi 16 octobre, la commission permanente du Conseil Régional s’est réunie. La création de Maisons de la Région dans les départements était à l’ordre du jour. Mais un « vieux » dossier est également remonté à la surface. Celui de la tenue des AP à Montpellier. La dernière assemblée plénière a explosé les coûts avec une facture HT de 114 309 euros. Cette somme correspond à une seule journée de réunion.

En avril 2015, Carole Delga évaluait le coût (incluant location de la salle, sono, sécurité, restauration) à 60 000 euros. L’AP du 30 juin est largement au dessus de cette évaluation. Selon un membre de la commission permanente, la présidente de Région justifie l’explosion de la note par une simple contingence. La réunion a duré plus longtemps que prévu. En conséquence, le démontage  des installations a du être fait le lendemain et cela a entraîné une journée supplémentaire de location.

Ce n’est pas la première fois que le prix des « Plénières » est soulevé.

Il existe un bâtiment, propriété du Conseil Régional, qui pourrait héberger les AP. Il s’agit de l’Hôtel de Région toulousain. Mais cette formule est contraire à une promesse de campagne de Carole Delga. Avant son élection, la présidente de Région s’est engagée : les Plénières se tiendront à Montpellier.

Interrogée par l’opposition sur les 114 309 euros de la dernière AP, Carole Delga a rappelé ce principe. Le choix de Montpellier est un choix politique. Il est assumé et interdit tout retour en arrière. Carole Delga justifie également sa position par un argument « économique ». La location est moins chère que les travaux nécessaires pour héberger les conseilles régionaux à Toulouse. Carole Delga avance le chiffre de 2 à 3 millions d’euros.

L’opposition de droite a demandé les devis permettant de justifier ce chiffrage. La présidente de Région a refusé de communiquer les éventuelles pièces. Le tribunal administratif est saisi.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

13 Oct

L’ex-préfet de Midi-Pyrénées limogé par le gouvernement

Le préfet du Rhône a été démis de ses fonctions ce mercredi 11 octobre. Avant d’être muté à Lyon, Henri-Michel Comet a représenté l’Etat en Midi-Pyrénées.

Avant de devenir préfet de Région, Henri-Michel Comet a également été préfet du Tarn-et-Garonne.

L'ancien préfet, Pierre-Henri Comet (au centre) avec l'ancien président de Région, Martin Malvy, et l'ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen. Photo : MaxPPP

Henri-Michel Comet (au centre) avec l’ancien président de Région, Martin Malvy, et l’ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen. Photo : MaxPPP

Henri-Michel Comet est resté 7 mois en poste. Le double meurtre de la gare Saint-Charles et une enquête administrative accablante ont conduit à son remplacement. Le limogeage d’un préfet de Région n’a rien d’exceptionnel. En 2009, Nicolas Sarkozy a muté d’office le représentant de l’Etat à Calais suite à une visite présidentielle mouvementée. De son côté, François Hollande a poussé vers la sortie le préfet de police de Paris, Michel Gaudin. Un préfet considéré comme « sarkozyste ».

Il existe des précédents au limogeage d’Henri-Michel Comet. L’affaire Comet présente uniquement deux particularités. La nature des faits ayant conduit à la sanction : un meurtrier en situation irrégulière, arrêté la veille pour vol et laissé en liberté. Autre spécificité, la méthode. Un limogeage avec tambours et trompettes, annoncé face caméras par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Avant d’arriver à la préfecture de Lyon, en mars 2017, Henri Michel Comet, est passé par Nantes. Mais il est surtout resté 3 ans en Midi-Pyrénées, de mai 2011 à mai 2014.

Place Saint-Etienne, à Toulouse, Henri Michel Comet a géré une des suites de l’explosion d’AZF. Il a annulé le  transfert de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. En matière de sécurité, Henri-Michel Comet a milité pour le classement en Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) de plusieurs quartiers toulousains. Dans le domaine économique, l’ancien préfet s’est particulièrement soucié des entreprises en difficultés.

Un proche de l’ancien président de Région, Martin Malvy, déclare :

Un grand commis de l’Etat, à l’aise avec ses dossiers. Moins avec les élus ruraux de type commingeois. Il s’est cogné dans le Tarn-et-Garonne à l’exercice difficile de la gestion de Jean-Michel Baylet. Henri-Michel Comet a réussi à prévenir ou dégonfler pas mal de contentieux.

L’ancien maire (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, garde un excellent souvenir du passage du préfet Comet :

Très bon souvenir en tant que maire de Toulouse. Très bon haut-fonctionnaire et surtout très attentionné et compétent sur tous les dossiers que nous avons traité ensemble. Humainement un homme charmant et très agréable dans le cadre institutionnel.

Même tonalité positif pour la députée (PS) du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault :

Le préfet Comet a eu un impact très positif pour nous, dans le 82, à la fois en tant que préfet du 82 puis préfet de Région. Sans son implication personnelle le centre d’art de la cuisine de Négrepelisse n’aurait jamais vu le jour. Il a mobilisé les moyens budgétaires de l’Etat ce qui a divisé par 3 la facture pour le département. Je garde l’imagine d’un préfet visionnaire et amoureux de la culture ce qui est assez rare dans la préfectorale. Je pense que son passage dans le 82 fait qu’il a toujours gardé un œil vigilant pour le 82 quand il était préfet de région.

Actuel adjoint au maire de Jean-Luc Moudenc, en charge du logement, Franck Biasotto se souvient également d’un préfet « cordial et efficace ». Conseiller régional à l’époque, Gérard Onesta évoque des échanges courtois autour du dossier de l’eau en Midi-Pyrénées. Même si, comme le précise l’actuel président du Bureau de l’assemblée régionale, « le préfet ne voulait pas aborder la question des usages agricoles et que l’échange fort courtois à tourner court ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Fusion des communes : l’Occitanie y va tranquille

L’Insee vient de rendre un aperçu de l’application de la loi du 16 mars 2015 relative à l’amélioration du régime de la commune nouvelle.  A l’échelle du pays, l’Occitanie n’a pas multiplié les fusions à outrance si l’on en croit le bulletin d’information statistique de la Direction Générale des Collectivités Locales.

Photo Alexandre Marchi (Max PPP)

Photo Alexandre Marchi (Max PPP)

Dans notre grande région, 119 communes se sont regroupées pour former 42 communes nouvelles. Elles représentent moins d’un dixième des communes nouvelles françaises. Pour ordre d’idée, le nombre total de communes de France métropolitaine et des DOM a diminué de 3% en deux ans, passant de 36685 à 35416.

Majoritairement des regroupements entre deux communes »

La dernière fois que notre pays avait connu une baisse similaire, c’était entre 1971 et 1975 sous l’impulsion de la loi « Marcellin ».  En Occitanie, la Lozère, le Lot et l’Aveyron regroupent près des trois quarts des fusions. A l’opposé, quatre départements ne sont absolument pas concernés par ce remodelage : Le Gers, Les Pyrénées Orientales, l’Hérault et le Gard. A l’échelle nationale, seuls 23 autres départements sont dans le même cas.

Comme dans l’ensemble du territoire, la majorité de ces fusions ne concerne que 2 communes, et le nombre de communes se regroupant n’excède jamais 6 dans notre région. Dans de rares cas, des fusions se produisent entre des communes rurales et des communes urbaines.

Patrick Noviello (@patnoviello)

Plusieurs millions d’euros pour des Maisons du Conseil Régional dans les départements

Le Conseil Régional d’Occitanie crée et renforce des Maisons de la Région dans le Gard, dans le Tarn-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées.

Hôtel de Région Occitanie à Toulouse. Photo MaxPPP

Hôtel de Région Occitanie à Toulouse. Photo MaxPPP

Ce vendredi 13 octobre, la commission permanente (CP) du Conseil Régional d’Occitanie doit entériner la création ou le renforcement de Maisons de la Région. Implantées dans les départements, elles doivent assurer « la proximité de la collectivité régionale avec les hommes et les femmes de ce nouveau territoire ». Elles doivent permettre « d’accomplir des missions dans le domaine de l’accueil du public, de l’action citoyenne, de l’économie, de l’emploi , de la formation, de l’orientation, de la mobilité ».

Il existe plusieurs implantations locales, antérieures à la Fusion des deux ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. C’est le cas notamment dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales ou encore l’Hérault.

Selon les services de l’Hôtel de Régions, tous les départements et les bassins d’emplois de la nouvelle Grande Région hébergeront des Maisons.

Une première vague concerne Nîmes, Montauban, Rodez et Tarbes. Il s’agit de location et le bail est prévu pour 9 ans, résiliables au bout de 3 ans.

Maison de Nîmes : 154 615 euros par an

L’implantation se situe dans l’immeuble Le Triangle de la Gare, 21 allées Boissy d’Anglas. La superficie des bureaux est de 789,66 m2

Loyer annuel : 113 710,80 euros TTC

Charges Locatives : 22 742,40 euros TTC

Gestion technique et administrative : 3979 euros TTC

Taxes Foncières : 18 161, 95 HT par an

Dépôt de garantie : 23 689 euros

Maison de Montauban : 184 800 euros par an

L’implantation se situe 20 esplanade des Fontaines. Il s’agit d’un immeuble de 3 étages à usage de bureaux d’environ 1500 m2.

Loyer annuel : 184 800 euros TTC

Maison de Tarbes : 10 500 euros de loyer et des charges supplémentaires

L’implantation se situe avenue des Tilleuls. Il s’agit d’un avenant à un contrat de location antérieur pour des bureaux supplémentaires. Superficie : 70 m2

Loyer (supplémentaire) : 8 400 euros TTC

Charges locatives : 2 100 euros supplémentaire

Maison de Rodez : 13 171 euros par an

L’implantation se situe 41/43 rue Béteille. Comme pour la maison de Tarbes, il s’agit d’un avenant à une convention d’occupation de locaux signée en juillet 2013.

Loyer : 10 536 euros par an

Charges locales : 2 635 euros

Au total, sur cette première « tranche » de Maisons de la Région, les implantations de Rodez et de Montauban coûteront (sur la durée du bail de location), 3 millions d’euros.

A noter que les investissements immobiliers du Conseil Régional ne se limitent pas aux Maisons de la Région dans les départements.

Deux autres locations sont programmées.

Location de 1000 m2 de bureaux pour l’administration à Toulouse : plus de 2 millions d’euros

A Toulouse, au 6-9 esplanade Compans Cafarrelli, le conseil régional va louer pour une durée de 9 ans deux lots de bureaux (409 m2 et 891 m2) et deux lots de parking (10 et 22 places de parking). Cette location est justifiée par des besoins dans le cadre de la réorganisation des services suite à un transfert de compétence. En clair, il s’agit de loger les services administratifs. Le montant du loyer annuel (HT) est de 225 400 euros. La provision annuelle pour les taxes financières est de 29 900 euros HT. Sur la durée du bail, le conseil régional va donc dépenser (sans parler d’un dépôt de garantie de 56 630 euros et de 33 810 euros HT) plus de 2 millions d’euros hors taxe.

Création d’une Maison de l’Economie Nouvelle à Montpellier : plus d’1 million d’euros de loyer

Située au 215 rue Marcel Morse, la Maison de l’Economie Nouvelle a une superficie de 1779 m2. Le loyer annuel est de 197 469 euros HT.  Le dépôt de garantie est de 49 367,25 euros. Des honoraires sont également versés : 29 620,36 euros HT.

12 Oct

Rendez-vous du week-end : EELV reverdit à l’automne dans le Tarn

 

Les 14 et 15 octobre, le parti écologiste organise ses journées d’automne à Brassac dans le Tarn. L’occasion pour ses militants de toute l’Occitanie de se retrouver mais aussi pour ses dirigeants de réfléchir à une ligne.

David Cormand, secrétaire national d'Europe Ecologie Les Verts est également annoncé à Brassac pour ces journées d'automne. Photo AFP Jean-Sébastien Evrard.

David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts est également annoncé à Brassac pour ces journées d’automne. Photo AFP Jean-Sébastien Evrard.

Après les déconfitures électorales des partis dits « traditionnels », le constat ne fait aucun doute. « Tout le monde est perdu. C’est une situation difficile pour ceux qui croit en leur parti » reconnaît volontiers Guillaume Cros. Le vice-président de la Région en charge des affaires européennes viendra, samedi au matin, animer un débat sur la PAC.

Refondation ou reconstruction ? »

Les deux journées de débat et de rencontres se partagent entre questions d’actualité (Alimentation, réfugiés, droit du travail, Etat/régionalisme) et histoire de l’écologie. « Nous souhaitons également nous projeter vers le futur » explique Christine Arrighi. La secrétaire régionale d’EELV situe ses journées dans le prolongement d’une motion nationale sur la « refondation ou reconstruction » du parti. « Elles sont notre contribution à cette reconstruction ».

L’évènement se veut également ouvert aux débats donc aux autres composantes de la gauche. Sont ainsi annoncés par la direction régionale des Verts : Benoît Hamon pour le Mouvement du 1er Juillet, Marie-Pierre Vieu la députée européenne communiste ou encore Claire Dujardin ancienne candidate La France Insoumise aux Législatives à Toulouse. « L’objectif c’est une discussion voire une éventuelle confrontation dans un contexte plus détendu » explique Guillaume Cros.

Hulot ? Moins de mots, des actes ! »

« Ce n’est pas parce qu’on appartient à des partis ou mouvements différents qu’on ne peut pas dialoguer. Et puis nous voulons montrer que nous ne sommes pas dans le non systématique ou uniquement dans la rue pour protester, nous voulons proposer des alternatives » précise Christine Arrighi. Ces alternatives remonteront-elles jusqu’à Nicolas Hulot ? Le Ministre en charge de l’Ecologie n’a pas forcément une grosse côte à EELV.

« Moins de mots et des actes » voilà ce que réclame de sa part la secrétaire régionale d’Europe Ecologie Les Verts. « On verra bien ce que donneront les Etats Généraux de l’Alimentation… Mais quand on s’aperçoit qu’ils débutent par une discussion autour des prix, on s’interroge. » En attendant les Verts, eux, entendent bien être productifs ce week-end et amener leur pierre à l’édifice avant les assises de l’écologie prévues en 2018.

Patrick Noviello (@patnoviello)

Propos sexistes d’un élu de Montauban : le parti communiste demande sa démission

Le parti communiste du Tarn-et-Garonne demande la démission d’un maire adjoint de la ville de Montauban. Philippe Fasan a posté un message jugé sexiste sur sa page Facebook.

THIERRY PONS / DEPECHE NEWS MONTAUBAN ILLUSTRATION TOURISME, PATRIMOINE, BALADES, WEEK END, VACANCES, SEJOURS, ART, CULTURE, GRAND SITE, VILLE ET PAYS D ART ET D HISTOIRE, VILLE DE MONTAUBAN DANS LE TARN ET GARONNE. PONT VIEUX, MUSEE INGRES ET CLOCHER DE L EGLISE SAINT JACQUES (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree982806.jpg) [Photo via MaxPPP]

Ville de Montauban (Tarn-et-Garonne). Photo : MaxPPP

Le parti communiste du Tarn-et-Garonne parle de « propos sexistes inacceptables (et d’une) véritable diatribe où se mêlent sexisme, misogynie et propos rétrogrades et dégradants« . Les propos en question ont été postés sur la page Facebook d’un adjoint à la mairie de Montauban.

La phrase polémique se  « limite » à quelques mots :

En chaque femme, il y a quelque chose de bien mais je dois l’introduire moi-même

Contacté par France 3 Occitanie, Philippe Fasan déclare :

C’est une citation. La phrase est entre guillemets. Sexiste moi ? A la maison, j’ai une femme, deux filles, deux chattes et 20 poules. Je n’ai que des femelles à la maison. Alors sexiste. Je ne vais pas m’excuser. Je n’ai rien fait de mal. Je n’ai pas violé des enfants. Pour moi Facebook est un espace de liberté et d’expression où l’on peut rire et s’exprimer. Ce n’est pas le cas pour tout le monde et je le regrette. Je suis offensé. Je suis blessé.

Contacté par France 3 Occitanie, la mairie de Montauban n’a pas souhaité s’exprimer. A noter, que juridiquement, Brigitte Barèges ne peut pas « démissionner » son adjoint aux quartiers. La démission d’un élu local doit émaner de l’élu lui-même et prend la forme d’une lettre adressée au Préfet du département.

Laurent Dubois (@laurentdub)