22 Sep

Fusion des Radicaux : Pierre-Nicolas Bapt (PRG) : « Il ne faut brûler aucune étape ».

Second volet d’interviews sur la réunion des Radicaux. Après un représentant du Parti Radical Valoisien, c’est au tour d’un radical de Gauche. Pierre-Nicolas Bapt est membre du bureau national du PRG et président de la fédération de la Haute-Garonne. Pierre-Nicolas Bapt détaille le processus de « mariage » et les conséquences locales.

Pierre-Nicolas Bapt. PRG

Pierre-Nicolas Bapt. PRG

Le Blog Politique. La fusion des Radicaux est en cours. Comment vivez vous ce mariage avec vos camarades Valoisiens ?

Pierre-Nicolas Bapt. Tout d’abord, je ne pense pas qu’il faille parler de fusion. Il s’agit plutôt à mon sens, et ce sentiment est partagé par beaucoup de PRV et de PRG avec lesquels j’ai échangé lors de nos Universités d’été communes à Montpellier, d’une construction-réunification d’un nouvel espace politique à forte consonance radicale il est vrai, et ce d’autant plus que Génération Écologie et l’UDE étaient partie prenante à Montpellier. Dans ce cadre de construction-réunification, je me permets d’insister sur ce terme, nous devons ensemble bâtir une programmatique et une gouvernance communes. J’ai ressenti réellement à Montpellier des bonnes volontés de part et d’autre. La séquence des présidentielles puis celle des législatives ont marqué durablement les esprits au sein des Radicaux. Le temps de la réunification est venu.Nous sommes donc plutôt au stade des fiançailles, viendront ensuite les temps du mariage avec un soucis pour beaucoup de Radicaux des deux rives d’éviter les doubles appartenances.

Au stade des fiançailles

Le Blog Politique. La fusion des Radicaux : cela veut il dire que les 2 anciens partis ne vont plus former qu’un seul ?

Pierre-Nicolas Bapt. Il ne faut brûler aucune étape. Au sein du PRG au niveau national ont été constitués 3 groupes de travail ( fédérations/territoires, projet et statut) pour lesquels pour 2 d’entre eux je suis membre ( fédérations/ territoires et projet). Ces 3 groupes internes vont alimenter 3 groupes de travail paritaires PRV-PRG dont les thèmes sont les mêmes. D’ailleurs notre sénatrice Françoise Laborde est membre du groupe paritaire « statuts » avec Jean-Luc Riviére pour le PRV. Ne former qu’une seule entité ou qu’un seul parti semble à l’évidence l’objectif ultime, mais il faut savoir que les militants Radicaux PRV et PRG seront consultés au cours de l’automne  au sein de leur fédération respective, pour s’exprimer et sur les statuts et sur le projet issus du travail en commun PRV-PRG.

Il ne faut brûler aucune étape

Le Blog Politique. Localement, en Haute Garonne ou ailleurs les fédérations Valoisiens et PRG vont elles également fusionner ?

Pierre-Nicolas Bapt. Au niveau national, si mariage il y a, il est prévu que nous ayons une co présidence. Sylvia Pinel – Laurent Henard constitueront la tête bicéphale de ce nouveau parti.En ce qui concerne les fédérations départementales, je ne sais pas si nous nous acheminons vers une direction similaire à celle nationale avec un directoire paritaire d’ex PRV et d’ex PRG ou si au lendemain de la création de ce nouveau parti, nous devrons nous livrer à la désignation d’un triumvirat Président-e, Secrétaire Général-e, Trésorier-e. Le groupe de travail paritaire « statuts » devrait nous éclairer sur ce point.

Le Blog Politique. Comment cela va t il se passer au niveau des collectivités ? Des Valoisiens siègent et sont dans l’opposition au Conseil Régional et le PRG est dans la majorité e Carole Delga. Un nouveau groupe peut il se créer ?

Pierre-Nicolas Bapt. Les deux présidents nationaux Sylvia Pinel et Laurent Henard nous ont éclairé sur ce point et non des moindres : il ne sera pas exigé de nos élus Radicaux PRV et PRG de renier leurs engagements passés et donc de renier les listes aux municipales ou aux régionales, ou les binômes aux départementales sur lesquels ils ont été élus.Si des élus Radicaux veulent sortir des groupes politiques dans lesquels ils siègent, pour constituer des groupes autonomes, il est évident que nous ferons bon accueil à ces initiatives basées sur le volontariat. Plus concrètement concernant les élus PRV et le groupe PRG de la Région Occitanie, je ne peux éclairer la situation dans la mesure où moi même je ne suis pas conseiller régional ni même élu dans une quelconque collectivité locale ou territoriale.Néanmoins, je pense qu’à l’heure de la constitution-création d’un parti à essence radicale, toutes les hypothèses sont envisageables.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Municipales à Toulouse : la candidature de Claude Raynal « mitonnée » autour d’une assiette

Une adresse et un rituel. Tous les mercredis des socialistes se retrouvent dans un restaurant de la rue Peyrolières à Toulouse. La droite se met à table à La Villa Tropézienne. Les élus régionaux se restaurent à Côté Garonne. Mais, pour le PS toulousain, c’est Le Peyrolières. Au menu : les municipales.

Claude Raynal. sénateur de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP

Claude Raynal. sénateur de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP

La tradition est née sous le mandat de Pierre Cohen. Tous les mercredis, la garde rapprochée de l’ancien maire se réunissait autour d’un œuf mayo maison ou d’une côte de porc purée.

Convive attitré, François Briançon craque pour le tartare de bœuf. Après la perte du Capitole, l’ancien adjoint aux sports continue de fréquenter les lieux.

Les clients du Peyrolières croisent parfois l’ancien maire PS de Toulouse. Ils déjeunent, de temps en temps, à quelques mètres de la conseillère municipale, Isabelle Hardy. Mais le pilier des lieux est constitué par François Briançon et deux de ses camarades.

Ces anciens de l’équipe Cohen ont de nouvelles responsabilités. Jean-François Portarrieu, ex Monsieur Communication et nouveau député En Marche de la Haute-Garonne. Eric Daguerre, ex-conseiller Transport de Pierre Cohen et actuel directeur de cabinet du président du Conseil Départemental Georges Méric.

La gastronomie et la cuisine politique font bon ménage. Au menu de ces agapes amicales, il y a forcément une tranche sur l’actualité du moment. Et pourquoi pas le prochain gros morceau à venir : les municipales à Toulouse.

Les convives ont en commun un passé. Mais ils partagent également un dénominateur bien présent, voire futur. Ce sont des proches d’une personnalité dont le nom circule pour les prochaines municipales : le sénateur Claude Raynal. Pour un militant socialiste, les déjeuners du Peyrolières sont « une véritable opération comm’. Ils ne s’en cachent pas et c’est un message très clair : on prépare les municipales. Ce n’est pas très sympa pour Pierre Cohen qui est candidat dans son tête et qui parcourt tout Toulouse car certains de ses anciens proches préparent la candidature de Claude Raynal ».

Interrogé par France 3 Occitanie, Eric Daguerre dément tout activisme municipal : « Je suis directeur de cabinet de Georges Méric (ndlr président du conseil départemental) et c’est ma seule fonction« . Dans une autre vie, Eric Daguerre a contribué à la campagne sénatoriale de Claude Raynal. Mais, pour l’habitué du Peyrolières, les déjeuners du mercredi sont uniquement un moment de convivialité. Profiter de la bonne carte d’un bon restaurant avec de bons amis.

Le Peyrolières est un endroit discret. C’est un des rares restaurants toulousains comportant une seconde salle, facilement « privatisable ». Mais cela reste un endroit public. La participation aux agapes du responsable départemental d’En Marche n’est pas passé inaperçu. Pierre Casteras est en ancien élus PS. Mais sa nouvelle casquette alimente les conversations entre  « camarades ». Un militant socialiste est persuadé que le représentant de La République En Marche met son grain de sel dans une candidature Raynal en apportant le soutien des « macronistes ».

Simple supposition. Mais un fait est avéré. Le Peyrollères a gagné une étoile au Michelin des tables politique. Il est perçu comme l’arrière-cuisine de Claude Raynal.

Une autre candidature socialiste est sur le feu. Celle de Nadia Pellefigue. L’ancien maire de Toulouse est également en piste. Un de ses camarades socialiste qualifie d’ailleurs amicalement Pierre Cohen comme « le candidat préférée de…Jean-Luc Moudenc« .

Laurent Dubois (@laurentdub)

Fusion des Radicaux, Jean-Luc Rivière : « dans un premier temps une co-présidence »

Le compte à rebours a commencé. Dans moins de 3 mois, le PRG et les Radicaux Valoisiens font fusionner. Quelles conséquences pratiques et politiques ? Réponses avec l’un des acteurs du processus, le radical valoisien, Jean-Luc Rivière.

Réunions des Radicaux de Gauche et Valoisiens à Montpellier.

Réunions des Radicaux de Gauche et Valoisiens à Montpellier.

Le Blog Politique. Vous appartenez à une commission qui travaille à la fusion des Radicaux. Quel est le calendrier et l’objectif de cette commission ? 

Jean-Luc Rivière. La commission « statuts » a pour objectif de proposer et rédiger les nouveaux statuts du futur parti qui naîtra en décembre lors de la fusion PRG et des Radicaux Valoisiens. Nous sommes 10 qui dés mercredi prochain nous mettons au travail : 5 pour chacun des partis actuels. Françoise Laborde, sénatrice de Haute Garonne, en est membre également. Les deux présidents Mme Sylvia Pinel ET Laurent Hénart ont été clair ce week-end à Montpellier. La fusion sera effective en décembre .

La fusion sera effective en décembre

Le Blog Politique. Au Conseil Régional, le PRG appartient à la majorité et les Radicaux Valoisiens sont dans l’opposition. Comment cela va se passer ?

Jean-Luc Rivière. Dans les collectivités les alliances passées perdureront. Toutefois la volonté des radicaux est de se faire entendre est de s’exprimer librement dans toutes les assemblées sur tous les sujets en attendant les futures élections . Dans toutes les collectivités la voix des radicaux portera leurs idées . Lors des prochains renouvellement nous nous présenterons devant les citoyens sous nos couleurs pour défendre nos idées.

Dans les collectivités, les alliances passées perdureront

Le Blog Politique. Un fusion, concrétement, cela veut dire 1 seul parti et un nouveau nom ?

Jean-Luc Rivière. La Fusion : c’est un seul parti et un nouveau nom.

Un seul parti et un nouveau nom

Le Blog Politique. Que va-t-il se passer pour la présidence du nouveau ?

Jean-Luc Rivière. Pour la présidence , il est prévu dans un premier temps une co-présidence, afin qu’ aucun militant aucun élus ne se sentent pas bien dans la nouvelle structure. L’entente faite d’amitié et de convictions basées sur la même volonté d’agir maintenant, que nous avons observé ce w end entre les deux présidents a non seulement rassure tout le monde mais a donne une belle dynamique à la fusion .

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

20 Sep

Sénatoriales Lot et Hautes-Pyrénées : les candidates En Marche face à la colère des maires

Face à la grogne des élus locaux, les candidates En Marche aux sénatoriales tentent une parade : la pédagogie.

Sénat. Photo MaXPPP/Lafite

Sénat. Photo MaXPPP/Lafite

Suppression de la taxe d’habitation. Fin des emplois aidés. Baisse des dotations. Les élus locaux sont en colère. Le mécontentement risque de peser sur les urnes, dimanche 24 septembre.  Les maires et conseillers municipaux fournissent les gros bataillons du corps électoral sénatorial. Le 1er test « post-présidentielle » peut mal tourner pour Emmanuel Macron et ses candidats. Les ténors de La République En Marche anticipent et font profil bas.

La République En Marche est un parti nouveau, sans assise locale. Par nature, les sénatoriales sont compliquées pour les « macronistes ».

Après une série d’annonces qui fâchent, le challenge se transforme en parcours du combattant.

Dans le Lot et les Hautes-Pyrénées, les deux représentantes d’En Marche reconnaissent que le climat est hostile. Virginie Siani avoue :

« c’est vrai. Ils (ndlr : les élus locaux) sont en colère. »

Même constat du côté de Cahors. Agnès Simon-Picquet déclare :

C’est certain. Il y a un besoin d’explication. A cause d’une certaine désinformation. Peut-être aussi à cause d’un manque communication.

La candidate lotoise estime, toutefois, qu’elle est très bien accueillie. Même ressenti pour Virginie Siani. Cette dernière est vice-présidente du conseil départemental et maire d’une commune. Elle connait et fréquente les élus locaux. Virginie SIani fait la tournée d’une quinzaine de mairies par jour. Les élus sont au rendez-vous. Les réunions sont également ouvertes aux non-électeurs c’est-à-dire aux citoyens. Certains se déplacent.

Parmi les dossiers chauds, la candidate du Lot cite les dotations « qui reviennent souvent dans les discussions« . En revanche, Agnès Simon-Picquet estime que la polémique autour de la suppression des emplois aidés n’impacte pas vraiment sa campagne :

Des maires nous disent directement que nous n’allons pas parler des emplois aidés que ce n’est pas un sujet car ils savent que des communes ont abusé. Ils sont d’accord avec la politique d’Emmanuel Macron

Dans le Lot comme dans les Hautes-Pyrénées, les deux candidates adoptent le même « parapluie » face au gros temps : la pédagogie. Rencontres et explications. Virginie Siani présente également sa vie du mandat sénatorial :

J’ai voté pour les sénatoriales et pendant 6 ans (ndlr : durée du mandat), je n’ai pas vu une seule réunion. Si je suis élue, je ferai un travail d’information des élus avec des réunions sectorielles. Des remarques pourront remonter. Je me tiendrai également informée des amendements ou des propositions de loi que je pourrai déposer. Sur les lois déjà votées, applicables, et qui concernent les Hautes-Pyrénées, les élus pourront également faire remonter des améliorations ou des demandes d’explications.

Les 854 Grands Électeurs des Hautes-Pyrénées diront, dimanche prochain, s’ils sont sensibles à la méthode.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

Le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, critique la méthode Macron

Absence de concertation. Rupture de confiance. Décisions abruptes. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc critique la méthode Macron.

Jean_Luc Moudenc et Emmanuel Macron Photo : AFP/Pavani

Jean_Luc Moudenc et Emmanuel Macron à Toulouse. Septembre 2017 Photo : AFP/Pavani

La 17e Conférence des Villes est organisée ce mercredi 20 septembre. Elle se déroule à l’Hôtel de Ville de Paris en présence du premier ministre, Edouard Philippe. Le maire de Toulouse et président de France Urbaine, Jean-Luc Moudenc, a prononcé un discours d’accueil. L’élu toulousain n’a pas contesté les coupes  budgétaires annoncées par le gouvernement. « Je ne demande pas plus de crédits. Je sais que vous n’en disposez pas » a déclaré fe maire de Toulouse face au premier ministre. Jean-Luc Moudenc s’est contenté de solliciter plus d’autonomie. Notamment fiscale.

Compréhensif sur le fond, Jean-Luc Moudenc est, en revanche, critique sur la forme. Le maire de Toulouse dénonce une certaine précipitation et surtout une absence de concertation :


JL Moudenc et méthode Macron

La critique du maire de Toulouse est directe. Mais cela n’empêche pas Jean-Luc Moudenc de vouloir « aider » Emmanuel Macron. Et, pour cela, il a besoin de la « collaboration » du président de la République. En effet, lors d’une rencontre en terre toulousaine, le maire de la Ville Rose a demandé au Chef de l’Etat de « l’aider à convaincre mes collègues élus locaux de la sincérité de la démarche de l’exécutif« .

Laurent Dubois (@laurentdub)

19 Sep

Et François Hollande fut intronisé dans la confrérie du melon de Lectoure !

L’ancien président de la République a eu droit à son intronisation dans la confrérie gersoise lors de l’opération des marchés flottants du sud-ouest le week-end dernier à Paris.

(Photo : CDT du Gers/Twitter)

(Photo : CDT du Gers/Twitter)

Que c’est dur la vie d’ex ! Ex-Président de la République, François Hollande, après quelques semaines de congés suivant son départ des l’Elysée, est de retour et ça carbure ! Ce week-end, lors des Marchés flottants du sud-ouest à Paris, l’ancien chef de l’Etat a été ni plus ni moins qu’intronisé dans la célèbre confrérie du melon de Lectoure dans le Gers.

Une initiative de son ami et ex-éphémère ministre de l’écologie, le président PS du Conseil départemental du Gers, Philippe Martin.

Voilà donc, l’ancien Président membre éminent de la confrérie et désormais promoteur du melon gersois sur toute la planète. Notons cependant que sur la photo de l’événement (ci-dessus), il n’y a pas que du melon sur la table, mais aussi des toasts au foie gras… du Gers.

Il faut dire que le Gers n’est pas terra incognita pour François Hollande. Il y séjourne en effet régulièrement dans le château que possèdent les parents de Julie Gayet à Berrac, près de…Lectoure !

Avec régulièrement, du melon au menu.

FV (@fabvalery)

Fin de la réserve parlementaire : les « regrets » d’un député En Marche !

La fin de la réserve parlementaire a un effet « positif ». Moins de temps à consacrer aux ex-bénéficiaires. Le député (LREM) de la Haute-Garonne Jean-François Portarrieu l’a annoncé à des associations.

Photo : JFPortarrieu, député de la Haute-Garonne

Photo : JFPortarrieu, député de la Haute-Garonne

En Haute-Garonne, les députés sont « cash » au sujet de la réserve parlementaire. Avant sa suppression, la députée de la 3ème circonscription affichait, dans ses documents de campagne, le nombre de bénéficiaires. Laurence Arribagé « vendait » et vantait la réserve parlementaire. Après le vote du 28 juillet et la fin des enveloppes, le représentant de la 5ème circonscription participe à un Forum des Associations, sur le commune de Fonbeauzard. Le 9 septembre dernier, face au milieu associatif, Jean-François Portarrieu déclare : « Vu que la réserve parlementaire a été supprimée, mon temps de parole est limité« . Autrement dit, inutile de s’étendre puisque il n’y a plus d’argent à distribuer.

La franchise de Jean-François Portarrieu a heurté des participants. Des commentaires sont apparus sur Facebook. Les propos de Jean-François Portarrieu ont été perçus comme un aveu. Un aveu de « clientélisme » contrarié. Pas de subvention à distribuer. Inutile de s’appesantir. Faute d’argent sur la table, les relations entre un député et le tissus associatif sont limités au minimum.

Contacté par France 3 Occitanie, Jean-François Portarrieu n’a pas souhaité s’exprimer.

Le député (LREM) de la Haute-Garonne ne brille pas par son « activisme ». Il est classé parmi les 150 députés les moins actifs de l’Assemblée . Trois semaines de présence lors de la précédente session, 4 présences en commission, aucune intervention dans l’hémicycle, aucune question écrite ou orale. En revanche, Jean-François Portarrieu a voté la suppression de la réserve parlementaire. Son aveu (plus de réserve, moins de temps) était peut-être un regret rétrospectif.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Séminaire de rentrée des député(e)s LREM : charcuterie de Lacaune et management collectif

Les député(e)s LREM sont en séminaire de rentrée ce lundi. Au menu, méthode de travail et…spécialités régionales.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Les deux prochains jours, les 18 et 19 septembre, les député(e)s La République En Marche se réunissent en Seine-Saint-Denis. Le président du groupe majoritaire à l’Assemblée, Richard Ferrand, insiste sur un point. Ce n’est pas un recadrage. Après une série de couacs et de flops, les député(e)s Macronistes sont « simplement » en formation. RIchard Ferrand livre le programme. Il s’agit « de continuer à construire une culture commune, de partager les méthodes de travail, de continuer à annoncer mais nous voulons travailler différemment que dans le passé ». 

Ce mardi, les parlementaires vont bénéficier des conseils de spécialistes en management collectif. Une séance au titre évocateur est prévue : « se rencontrer et commencer à construire« . LREM assume parfaitement une culture d’entreprise. CoWorking. Coaching. Team Building. De nombreux députés de la majorité viennent du secteur privé. Ils ne vont pas être perturbés.

Malgré une ambiance digne du quartier d’affaires de La Défense, il existe une pointe exotique. Lundi 18 septembre, après le Team Bulding et avant un dîner, un apéritif est prévu. Les député(e)s sont prié(e)s d’amener des produits régionaux. Un peu de terroir au milieu des anglicismes.

La député de la Haute-Garonne, Monique iborra, a choisi une véritable institution pâtissière. Le Fénétra existe depuis l’époque romaine. Ce gâteau à base d’abricots et d’amandes était consommé au moment de la fête des morts, au mois de mars. Le Fénétra a quasiment disparu des tables toulousaines dans les années 40. Mais il revient en force et on le trouve désormais, sans difficulté, dans les patisseries de la Ville Rose.

La Tarnaise Marie-Christine Verdier-Jouclas fait également dans les valeurs sures et les traditions gastronomiques du Sud-Ouest : charcuterie de Lacaune et croquants de Cordes. Le tout arrosé d’un vin de Gaillac.

Laurent Dubois (@laurentdub)