03 Déc

[Sondage] le dernier avant le 1er tour : ça bouge pour des candidats

A partir du vendredi 4 décembre à minuit, les enquêtes d’opinions sont interdites de publication. L’étude commanditée par « Europe-Ecologie » est donc la dernière avant le 1er tour.

Les Régionales 2015 ont été marquées par une véritable inflation de sondages. 14 depuis la fin juillet. Quasiment une enquête par semaine durant ces quatre derniers mois. Toutes les études d’opinion ne se valent pas. La taille de l’échantillon (800 personnes est un minimum), la date de réalisation (avant ou après les attentats de Paris, proximité du scrutin), la nature de l’étude (régionale ou à déclinaison nationale) et la méthode (internet ou téléphone) influencent des chiffres.

Au regard de ces paramètres, le sondage commandité par « Europe-Ecologie » (OpinionWay, méthode en ligne avec échantillon raisonné) mérite un coup d’œil en raison de la taille de l’échantillon (1029 personnes) mais aussi de sa « fraîcheur » : réalisation du 1er au 2 décembre.

Au delà de ces aspects techniques, le sondage contient trois grands enseignements.

La confirmation d’une tendance lourde :

FN en tête, Carole Delga et Dominique Reynié avec des scores faibles au 1er tour, victoire de la gauche au 2nd et le FN devant la droite gouvernementale sur le podium d’arrivée.

Des chiffres « inédits » au 1er tour :

Philippe Saurel atteint son « plancher » avec 5%. « Bien Commun » de Christophe Cavard et « Lutte Ouvrière » avec Sandra Torremocha n’ont pas pu être sondés en raison de leurs faiblesses.

Des chiffres de second tour « mauvais » pour Carole Delga

Le sondage d’Opinionway est commandité par Gérard Onesta. Aucun doute sur le sujet. L’enquête communiquée à la presse contient une hypothèse qui « signe » la commande. Une hypothèse virtuelle mais qui constitue un véritable message politique. Gérard Onesta a fait tester une triangulaire sans le PS mais avec…Gérard Onesta. Et c’est là que la politique-fiction (un désistement de Carole Delga est totalement improbable) prend une tournure « douloureuse ».

Le score de Gérard Onesta (37%) est quasiment identique à celui de Carole Delga (38%).

Autrement dit, le vote de 2nd tour est un vote d’étiquette. La candidate socialiste ne bénéficie pas d’une prime, liée à sa personnalité ou à la qualité de sa campagne.

Il n’y a pas d’effet « Delga » comme on a pu connaître un vote « Malvy » ou « Frêche ».

1er tour :

  • Front National -Louis Aliot : 32%
  • LR-UDI-Modem -Dominique Reynié : 22%
  • PS-PRG-MRC-Carole Delga : 20%
  • « Nouveau Monde-En Commun »-Gérard Onesta : 13%
  • « Citoyens du Midi »-Philippe Saurel : 5%
  • « Debout La France »-Damien Lempereur : 4%
  • « Nouvelle Donne »-Michel Fabre : 2%
  • « Union Populaire Républicaine »-Yvan Hirimiris : 1%
  • « Force France Sud »-Jean-Claude Martinez : 1%
  • « Bien Commun »-Christophe Cavard : –
  • « Lutte Ouvrière »-Sandra Torremocha : –

2nd tour :

Option 1 :

  • PS-PRG-MRC-Carole Delga : 38%
  • Front National-Louis Aliot : 33%
  • LR-UDI-Modem-Dominique Reynié : 29%

Option 2 :

  • « Nouveau Monde En Commun »-Gérard Gnesta : 37%
  • Front National-Louis Aliot : 33%
  • LR-UDI-Modem-Dominique Reynié : 30%

Laurent Dubois

Un sondage place Delga (PS) et Aliot (FN) presque au coude à coude

Sans titre

Tous les sondages, avant le premier tour des régionales qui ont lieu dimanche 6 décembre, auront dit la même chose : en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, Louis Aliot (FN) est annoncé largement en tête au premier tour, mais c’est la socialiste Carole Delga qui l’emporterait au second tour.

Le dernier sondage, livré ce jeudi 3 décembre par l’IFOP pour le compte du groupe La Dépêche du Midi ne dénote pas. Ce qui change en revanche, c’est l’écart entre les deux principaux candidats qui se resserre, au point de commencer à se dire que la victoire de la gauche est loin d’être acquise face à un Front National qui ne semble pas s’arrêter de progresser dans les intentions de vote. Dominique Reynié, le candidat des Républicains, est loin de pouvoir jouer la victoire finale, largement distancé par Louis Aliot et Carole Delga, ne dépassant pas la barre des 30 %.

Intentions de vote au second tour : 

  • Carole Delga (PS-PRG-MRC-GE) : 37 %
  • Louis Aliot (FN) : 34 %
  • Dominique Reynié (LR-UDI-MoDem) : 29 %

Au premier tour, l’IFOP confirme les tendances des sondages précédents. Le FN largement en tête, devant Dominique Reynié et Carole Delga qui atteindrait juste les 20 %. Ce sondage note un affaiblissement de la liste EELV-FDG de Gérard Onesta qui ne franchirait pas la barre des 10 %.

Intentions de vote au premier tour : 

  • Louis Aliot (FN) : 31 %
  • Dominique Reynié (LR-UDI-MoDem) : 23,5 %
  • Carole Delga (PS-PRG-MRC-GE) : 20 %
  • Gérard Onesta (EELV-FDG) : 9,5 %
  • Philippe Saurel (DVG) : 6 %
  • Damien Lempereur (DLF) : 3,5 %
  • Christophe Cavard (Bien Commun) : 2,5 %
  • Gilles Fabre (Nouvelle Donne) : 1,5 %
  • Sandra Torremocha (LO) : 1 %
  • Yvan Hiriminis (UPR) : 1 %
  • Jean-Claude Martinez (France Force Sud) : 0,5 %

Fabrice Valery

Voir ou revoir le débat entre les 5 principales têtes de liste aux régionales.

02 Déc

Un logo provisoire pour la future grande région

logo

Ce n’est pas encore le logo définitif, ce n’est même pas le futur nom, mais ce sont les prémices d’une nouvelle identité pour la future région Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

A quatre jours du premier tour des élections régionales, les Conseil régionaux des deux régions ont rendu public ce mercredi 2 décembre un logo provisoire pour accompagner le nom tout aussi provisoire de la nouvelle région, issue de la fusion au 1er janvier 2016 : Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, l’ordre alphabétique ayant primé.

Ce nom et ce logo ne serviront que quelques mois : avant le 1er juillet 2016, la future assemblée régionale aura dû choisir un nom définitif et le logo qui l’accompagne.

La future assemblée régionale délibérera avant le 1er juillet 2016 afin d’adopter une proposition de nom définitif de la nouvelle Région qui sera soumise à l’Etat pour être fixée par décret au plus tard le 1er octobre 2016.

Les régions précisent que « cette signature provisoire » a été « réalisée en interne afin de limiter les coûts de conception et de réalisation et conçue en concertation par les deux directions de la communication des deux Régions actuelles ».

La signalétique actuelle des bâtiments sera elle maintenue jusqu’à l’adoption du logo et du nom définitifs.

F. Valéry

01 Déc

Gérard Onesta « prisonnier » d’un accord national au 2nd tour ?

Le 1er tour n’a pas commencé. Mais le 2nd fait déjà couler beaucoup de salive. Dans les états majors politiques on en parle abondamment. Il faut dire que le sujet est sensible. Entre le dimanche 6 décembre et le mardi 8 décembre, des négocations doivent permettre la fusion entre les deux principales listes de gauche. Celle de Carole Delga (PS-PRG) et celle de Gérard Onesta (Nouveau Monde).

Gérard Onesta tête de liste régionale "Nouveau Monde" et Marie-Pierre Vieu présidente du Front de Gauche

Gérard Onesta tête de liste régionale « Nouveau Monde » et Marie-Pierre Vieu présidente du Front de Gauche

A moins d’une semaine de l’échéance, comment se prépare ce moment redoutable et redouté ? Dans l’entourage de la candidate socialiste, on est  confiant. On compte sur un score important du FN. Un score qui va museler les prétentions et pousser aux compromis. Mais on parle également d’un accord conclu au niveau national.

David Cormand, secrétaire national EELV en charge des élections

David Cormand, secrétaire national EELV en charge des élections

Gérard Onesta est-il « condamné » à signer en raison d’un accord national ? Réponse avec le patron des Elections d’Europe-Ecologie, David Cormand :

« Aucune discussion d’aucune sorte. Vous pouvez appelez Emmanuelle Cosse (NDLR : la patronne d’EELV), elle vous le confirmera. On reste sur une position de principe : résister le plus possible à la droite et au FN. Mais en dehors de cela, ce sont les chefs de file régionaux qui seront à la manoeuvre qu’ils soient derrière le PS ou comme nous l’espérons dans votre région devant le PS. C’est Gérard Onesta qui tiendra le stylo et il ne recevra aucune directive d’Emmanuelle Cosse ou de moi même ».

Laurent Dubois

 

 

 

La fille de Jean-Michel Baylet recrutée au Comité Régional du Tourisme

Dans les couloirs de l’Hôtel de Région, les cartons se préparent. Le mandat se termine le 13 décembre et les préparatifs s’accélèrent. Mais, dans un des satellites du Conseil Régional, une nouvelle recrue vient d’aménager. Le 1er décembre la fille de Jean-Michel Baylet a intégré le Comité Régional de Tourisme.  

Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet

Dans un courrier interne, le président du CRT, Philippe Guérin (ex-maire de Cugnaux) demande au personnel «de bien vouloir réserver le meilleur accueil à Victoria Baylet». La nouvelle chargée de mission n’a pas de raison d’être inquiète.

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Victoria Baylet arrive de la Fondation « La Dépêche ». Elle peut compter sur son expérience d’ancienne secrétaire générale adjointe. Mais, de surcroît, elle ne débarque pas vraiment en terre inconnue. Le CTR est un établissement public largement financé par le Conseil Régional (plus de 6 millions d’euros en 2014). Mais c’est surtout un établissement public qui est proche du parti présidé par…Jean-Michel Baylet.

Son président, Philippe Guérin est un conseiller régional PRG et Victoria Baylet aura peut-être comme voisin de bureau le secrétaire général de son père en Haute-Garonne, Pierre Nicolas Bapt.

Laurent Dubois

30 Nov

Gérard Onesta : « le programme de « Nouveau Monde » est sur toutes les radios »

6 jours avant le 1er tour, Gérard Onesta répond à 3 questions. 3 questions qui ciblent la fin de sa campagne, les sondages et les relations avec le PS. Après des milliers de kilomètres sur les routes, des centaines de réunions publiques, des centaines d’interviews et de conférences de presse, Gérard Onesta garde son débit de « mitraillette » et son style « sniper ».

Gérard Onesta.

Gérard Onesta. 

Régionales 2015-C’est la dernière ligne droite avant le 1er tour. Vous avez prévu des moments forts ou des propositions chocs ? 

Gérard Onesta. Je vais continuer un déroulé prévu depuis 6 mois. Cela fait 6 mois que nous avons planifié l’annonce des listes, la montée en puissance et notre calendrier de meetings et de conférences de presse. Jeudi nous avons un grand meeting à Toulouse, juste avant un autre à Albi, à Tarbes et Perpignan sans parler des conférences de presse et du débat sur France 3. On va dérouler notre programme jusqu’au bout. Ce qui change cette semaine c’est que, depuis aujourd’hui lundi 30 novembre et le lancement de la Cop21, le programme de « Nouveau Monde en Commun » est sur toutes les radios et télévisions. Les 151 chefs de l’Etat qui participent à la Cop21 à Paris font campagne pour nous.

Régionales 2015-Un sondage BVA vous attribue 14% d’intentions de vote. Ce n’est pas votre meilleur score. Vous êtes monté jusqu’à 16 points avant de stagner dans plusieurs sondages à 11 points. Ce rebond va « booster » votre fin de campagne ?

Gérard Onesta. Depuis le début, nous nous sommes fixés comme objectif d’être à 5 points du PS à 10 jours du 1er tour pour être en tête de la gauche le 6 décembre. Nous sommes à 5 points du PS (NDLR Carole Delga obtient 19 points dans le sondage BVA). Le plus important dans les sondages et tous les sondeurs le disent, c’est la pente et la pente est favorable. Mais les 14% c’est dans la rue que je les ai vu. En défilant dimanche dans les rues de Toulouse pour défendre le climat. Des passants sont venus me voir pour m’apporter leur soutien et pour me dire qu’ils soutiendront la lutte contre le réchauffement dans les urnes. Samedi soir, j’étais dans le Comminges. Il y avait 200 personnes. Je n’ai jamais connu cela. Les 14, 15 ou 16% c’est au contact du terrain que je les ressens et que je m’aperçois qu’avec notre programme nous sommes vraiment dans le vrai.

Régionales 2015-Le BVA est, très probablement, le dernier sondage avant le 1er tour. Votre bon score va-t-il vous conduire à mettre la pression sur le PS ? Histoire de prendre des points sur votre « allié ».

Gérard Onesta. Le PS se met la pression tout seul. Quand il se fourvoie en interdisant les manifestations pour défendre le climat. Le PS se met la pression tout seul en se fourvoyant dans une logique sécuritaire ou avec les mauvais chiffres du chômage. Le PS se met la pression tout seul lorsqu’il prend sur ses listes un représentant de l’agriculture productiviste ou un membre du Medef. Je n’ai pas besoin de parler du PS. Le PS parle très bien de lui tout seul et on verra dans les urnes ce que cela donne.

Propos recueillis par Laurent Dubois

Réforme des régions : Le PC demande un plan d’urgence pour les communes rurales

 

Les nouvelles régions devront penser à tous les territoires

Les nouvelles régions devront penser à tous les territoires

Ne vous y trompez pas, les communistes sont candidats aux élections régionales aux côté de Gérard Onesta mais ils dénoncent la réforme des régions. Pour le dire, ils viennent d’écrire une lettre ouverte au Préfet de Midi-Pyrénées qui est aussi le préfet préfigurateur de la future grande région.

 

Entendez-vous dans nos campagnes la grogne des élus locaux. A l’heure où le pays a besoin de se rassembler et d’être solidaire, il ne faut pas oublier ces acteurs de liens sociaux. C’est ce qu’ont voulu dire en substance quelques élus communistes parmi lesquels le vice-président régional en charge des transports, Charles Marziani, quelques maires ruraux ou encore même un ancien adjoint de la ville Toulouse.

Des supers régions qui vont isoler les zones rurales

Pour eux, la loi Notre impose à des communes de fusionner, supprimant au passage de nombreux syndicats intercommunaux : « cela préfigure la disparition des départements et l’affaiblissement de la démocratie de proximité, au bénéfice de la métropolisation, sur fond de concurrence entre les territoires ». Et de pointer du doigt des « supers régions et supers intercommunalités qui vont isoler les zones rurales, mettre à mal la démocratie et le lien social, éléments pourtant essentiels après les attentats de Paris ».

 

Et de revenir à la charge contre la baisse des dotations d’état qu’ils qualifient comme « un pacte d’austérité ». Pour tout mettre à plat, les communistes réclament l’organisation d’Assises de la ruralité ainsi qu’une conférence des maires ruraux. Dans l’immédiat, ils en appellent au préfet pour « un moratoire de six mois à un an sur la mise en place des intercommunalités ».

Mise en concurrence de territoires

Les signataires dénoncent une « logique de mise en concurrence des territoires. » Ils prennent pour exemple le Comminges en Haute-Garonne, où selon eux seraient créées deux intercommunalités de 17000 habitants et une troisième de 44000 « pour concurrencer la métropole toulousaine ». Une réflexion sur l’équilibre et l’aménagement du territoire qui est au cœur de la campagne de ces Régionales et sur laquelle chaque candidat devra prendre position.

 

Patrick Noviello

Valérie Rabassa exclue du groupe de la Droite et du Centre suite à son appel à voter Louis Aliot

Valérie Rabassa est exclue du groupe « Union de la Droite et du Centre ». La conseillère régionale a annoncé son soutien à Louis Aliot le vendredi 27 novembre. Le lendemain, le président du groupe d’opposition au Conseil Régional, Jacques Thouroude a prononcé l’exclusion.

Jacques Thouroude, président du groupe de la Droite et du Centre au Conseil Régional

Jacques Thouroude, président du groupe de la Droite et du Centre au Conseil Régional 

Une sanction immédiate. Vendredi 27 novembre, sur Régionales 2015 et lors d’une conférence de presse, Valérie Rabassa appelle à voter pour Louis Aliot. Samedi 28 novembre, à 15 heures 05, Jacques Thouroude, après avoir consulté Gérard Trémège, informe l’intéressé de son exclusion du groupe régional d’opposition. Le ton du courrier est neutre. Aucune remarque sur le fond et pas de commentaire sur la position de Valerie Rabassa. Conformément aux textes applicables, la décision a été transmise au président du Conseil Régional, Martin Malvy.

Capture d’écran 2015-11-30 à 14.33.11

En octobre dernier, Valérie Rabassa a démissionné du parti de Nicolas Sarkozy. Mais elle restait membre de l’un des 5 groupes qui composent l’assemblée régionale.

Valérie Rabassa, conseillère régionale

Valérie Rabassa, conseillère régionale

Pendant plus de deux années, la Droite et le Centre se sont scindés en deux groupes. Au cours de l’hiver 2011, deux « chapelles » se constituées sur fond de querelles personnelles entre Brigitte Barèges et Gérard Trémège. Les régionales de 2010 et une lutte d’influence ont conduit à la constitution d’un « Osons Midi-Pyrénées » présidé par Jacques Thouroude et d’un « Républicains et territoires » dont le leader était Jacques Trémège.

Fin 2014, la « ré-union » est prononcée.

C’est de ce « nouveau » groupe que Valérie Rabassa est exclue. Un groupe composée de plusieurs colistiers de Dominique Reynié : Elisabeth Pouchelon, Thierry Deville, Philippe Calleja, Sacha Briand.

Cette exclusion est symbolique et sans réelle conséquence pratique. Sur le papier, le groupe existe jusqu’au 13 décembre. Mais la dernière « plénière » de l’Assemblée Régionale (le 3 novembre) marque la fin de son activité.

La semaine prochaine une réunion doit se tenir. Mais elle se réduira à un « pot de l’amitié » pour remercier les collaborateurs.

Contactée par téléphone, Valérie Rabassa réagit : « Je n’ai pas de commentaire à faire et je ne souhaite pas polémiquer. Je réitère simplement, mais avec force, mon appel à voter Louis Aliot dimanche prochain. C’est le seul candidat pouvant faire gagner la droite dans ma région ».

Laurent Dubois

27 Nov

[Exclusif] Une conseillère régionale de droite appelle à voter Aliot

Une semaine avant le 1er tour le ralliement va faire du bruit. Valérie Rabassa appelle à voter Louis Aliot. Ex-membre de LR, conseillère régionale sortante et élue municipale à Montech (82), Valérie Rabassa n’adhère pas au Front National. Mais elle soutient publiquement Louis Aliot et sera présente ce soir à ses côtés  lors d’un meeting. Ce timing n’est pas neutre. A quelques jours du 1er tour, l’appel de Valérie Rabassa renvoie la droite à sa pire crainte : le « transfert-transfuge » de voix et de personnalités au profit de Louis Aliot. La présence sur la liste FN de figures de la droite toulousaine ont marqué et troublé les esprits. L’épisode « Rabassa » va  de nouveau bousculer les lignes. Dans une interview exclusive, la conseillère régionale explique les raisons de son choix.

Valérie Rabassa, Conseillère Régionale et élue locale

Valérie Rabassa, Conseillère Régionale et élue locale

Régionales 2015-Quel est le sens et le contenu de votre ralliement à Louis Aliot ?

Valérie Rabassa. J’appelle formellement à voter massivement pour Louis Aliot. Il représente l’avenir de la droite. Je l’ai côtoyé lors de mon premier mandat régional lorsqu’il siègeait en Midi-Pyrénées. Cela plus de 10 ans que je le connais et c’est quelqu’un de sérieux et solide.

Régionales 2015-Concrétement comment va se traduire votre soutien en dehors de cet appel public ?

Valérie Rabassa. Je vais être présente ce soir aux côtés de Louis Aliot lors d’un meeting. S’il y a d’autres réunions publiques ou meetings avant le 1er tour comme entre les deux tours, c’est avec plaisir que je serais présente.

Régionales 2015-Vous avez quitté le parti de Nicolas Sarkozy en octobre dernier. Avant de démissionner, vous avez côtoyé Dominique Reynié. Vous lui avez même fourni des notes sur les questions économiques. Comment expliquez-vous le passage de Dominique Reynié à Louis Aliot ?

Valérie Rabassa. A la différence de Dominique Reynié, Louis Aliot est vraiment ancré dans notre région. Il connait très bien les dossiers régionaux et il est proche des gens. C’est quelqu’un d’accessible et à l’écoute. Il n’a pas un ton professoral et aucune arrogance intellectuelle. C’est un vrai politique qui « sent » les choses. Mais surtout Louis Aliot incarne les valeurs de la droite.

Régionales 2015-Quelles valeurs ?

Valérie Rabassa. La rigueur et l’honnêteté. Le goût du travail et le respect de gens.

Régionales 2015-Vous n’avez pas l’impression de « trahir » vos amis de droite en rejoignant le camp adversaire ? 

Valérie Rabassa.Non. A droite, beaucoup s’apprêtent à voter Louis Aliot en catimini. Dans l’électorat de droite, la candidature de Dominique Reynié ne prend absolument pas. De nombreux électeurs vont glisser un bulletin Aliot dans l’urne. Mais ils n’osent pas le dire. Je me contente de verbaliser ce que beaucoup d’électeurs et d’élus disent tout bas, entre amis ou en privé. L’avenir de la droite est du côté de Louis Aliot pas d’un Dominique Reynié qui mène une campagne chaotique et n’a aucun sens politique. Je le dis publiquement et c’est tout.

Propos recueillis par Laurent Dubois

 

Bataille de communiqués autour de Dominique Reynié dans l’Ariège

® Facebook Philippe Calleja

® Facebook Philippe Calleja

Le communiqué de presse est tranchant. L’UDI de l’Ariège retire son soutien à Dominique Reynié. Signé par le représentant de l’une des composantes de l’UDI, Jean-Claude Doussiet, le texte transmis aux rédactions évoque et invoque « des vases communicants » entre le représentant départemental de Dominique Reynié, Philippe Calleja, et « la droite extrême et le nationalisme ».

©Facebook Claude Doussiet

©Facebook Claude Doussiet

Contacté, Jean-Claude Doussiet n’a pas donné suite à une demande de précisions.

En revanche, du côté de Philippe Calleja, la réaction fuse immédiatement : « les représentants de l’UDI qui sont sur la liste préparent un communiqué de presse pour réaffirmer leur soutien total à Dominique Reynié. Le président de l’UDI de l’Ariège, dont la femme est d’ailleurs sur la liste de Dominique Reynié en Haute-Garonne, Michel Barre ne cautionne pas du tout les propos et l’attitude de Jean-Claude Doussiet ».

Pour rappel, deux représentants de l’UDI sont sur la liste ariégeoise de Dominique Reynié : Hubert Lopez (en 3eme position, maire adjoint de Pamiers) et Caroline Couve (en numéro 4).

Laurent Dubois

 

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