12 Juin

La Dépêche du Midi recule au 19ème rang des « 200 titres de presse les plus aidés par l’Etat »

FRANCE-MEDIAS-PRESS-LA DEPECHE

Le quotidien régional a reculé à la 19ème place du classement des 200 titres de presse les plus aidés par l’Etat en 2014, publié ce vendredi par le Ministère de la Culture. Avec 3 403 194 d’euros d’aides (dont 895 485 euros d’aides directes et 1 846 567 d’euros de compensations au tarif postal), La Dépêche du Midi a perçu près d’un million d’euros d’aides en moins par rapport à 2013 (4 399 649 euros, au 16ème rang). Tendance en baisse qui se confirme : en 2012, La Dépêche avait touché 4 641 261 euros (17ème rang). La baisse des aides est liée à la baisse de la diffusion du journal.

0,06 € par exemplaire

A noter que chaque exemplaire de La Dépêche est aidé à hauteur de 0,06 €. A comparer avec les 0,26 € pour Le Parisien/Aujourd’hui en France ou 0,15 € par exemplaire pour Le Figaro, le journal le plus aidé en 2014.

D’autres titres de la région sont aidés

Centre-Presse Aveyron (groupe Journaux du Midi, bientôt racheté par La Dépêche) figure au 50ème rang de ce classement avec 1 068 646 euros reçus en 2014. La Voix du Midi (rachetée récemment par le groupe Ouest-France) au 193ème avec 113 008 euros.

Une réforme en 2015

Ce bilan 2014 s’accompagne de l’annonce d’une réforme des aides à la presse par la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin. Trois chantiers dont les deux premiers seront mis en place dès cette année 2015 :

  • les aides directes au pluralisme qui étaient réservées jusque-là aux quotidiens dit d’information politique et générale (IPG), sont étendues aux périodiques (hebdos, mensuels, trimestriels) « qui contribuent eux aussi à la qualité de notre conversation nationale »
  • les aides postales sont étendues à  la nouvelle catégorie de presse de la « connaissance et du savoir « . En revanche la presse de « loisirs et de divertissements » ne rentre plus dans les objectifs définis au titre des aides de l’État à la presse.
  • enfin la ministre veut engager une réforme pour encourager « l’émergence et à l’innovation. A la lumière du rapport sur le nouvel écosystème de la presse que m’a remis Jean-Marie Charon, je veux être aux côtés de la presse qui tente, qui expérimente et qui invente ».

 

DOCUMENT : la liste des 200 titres de presse les plus aidés par l’Etat en 2014 :

09 Juin

La Cour d’appel confirme la relaxe des époux Portheault et du journaliste Pascal Pallas dans l’affaire contre le FN

Les époux Portheault

Les époux Portheault

La Cour d’appel de Toulouse a confirmé lundi 8 juin la relaxe des époux Portheault et du journaliste de Voix du Midi Pascal Pallas dans l’affaire qui les opposait au Front National.

Rappelons que le FN 31 avait porté plainte en diffamation après la publication dans l’hebdomadaire d’un reportage où Nadia et Thierry Portheault, anciens militants du Front National, dénonçaient les propos racistes de certains cadres du FN de Haute-Garonne.

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Le parti politique n’avait pas porté plainte contre le journaliste, mais c’est le juge d’instruction qui l’avait poursuivi comme auteur de l’article. Renvoyé en correctionnelle, Pascal Pallas avait été logiquement relaxé en février dernier.

La Cour d’appel a donc confirmé la relaxe, en revanche, elle a supprimé les intérêts civils qui devaient être versés par le FN aux trois personnes accusées à tort, notamment pour payer les frais de justice.

FV

01 Avr

Changement à la tête du site Toulouse Infos

toulouse_infos noir

Guillaume Truilhé, l’un des trois fondateurs du site Toulouse Infos, a annoncé lui-même dans un article du 31 mars avoir cédé le site d’infos locales à Pierre-Jean Gonzalez.

D’après le désormais ancien propriétaire, l’équipe devrait être renforcée et la ligne éditoriale revue par le nouveau dirigeant.

Créé en 2009 par trois jeunes journalistes, le site d’infos locales change donc de main après plusieurs autres titres de la presse toulousaine ou régionale ces derniers mois :

Décidément ça bouge beaucoup dans le paysage médiatique de Midi-Pyrénées.

FV

 

19 Mar

Plainte du FN : retour au tribunal pour les époux Portheault et le journaliste toulousain Pascal Pallas

L’affaire de la plainte pour diffamation du FN contre les époux Portheault pour laquelle le journaliste rédacteur-en-chef de la Voix du Midi Pascal Pallas avait été poursuivi pour complicité par le juge d’instruction et renvoyé lui aussi devant le tribunal, rebondit en appel. Le parquet de Toulouse a fait appel du jugement en première instance. Selon l’avocat du journaliste, l’appel du parquet est consécutif à la contestation par le Front National des condamnations pécuniaires à son encontre.

L’audience devant la Cour d’Appel de Toulouse est fixée au 11 mai 2015.

L’affaire aurait dû s’arrêter le 26 février dernier lorsque le tribunal a prononcé la relaxe des prévenus, condamnant même le Front National pour procédure abusive à verser 1000 euros à chacune des personnes mises en cause.

Cette affaire avait fait grand bruit dans le monde de la presse : ce couple, anciens militants FN, révélait dans un article de la Voix du Midi publié fin 2013 les propos racistes émanant de cadres du FN 31 à l’encontre de Nadia Portheault, d’origine maghrébine. Le FN avait porté plainte pour diffamation contre le couple (pas contre le journal ni le journaliste) et c’est le juge d’instruction qui avait convoqué et mis en examen Pascal Pallas pour complicité en tant qu’auteur de l’article avant de le renvoyer devant le tribunal correctionnel.

La justice va donc pour la seconde fois juger une affaire de presse où la diffamation n’est pas constituée : le journaliste donnait dans son article la parole au Front National qui se défendait. Ce faisant, il montrait qu’il avait écrit son article « de bonne foi », ce qui est un élément juridique imparable en droit de la presse.

Je rappelle encore une fois sur ce blog que le soutien apporté par la profession à Pascal Pallas n’est pas une simple émanation d’un quelconque corporatisme : la liberté d’expression dont on parle beaucoup depuis l’attentat de Charlie Hebdo passe aussi par la liberté de la presse, qui s’exerce en France en respectant les lois en vigueur (en matière de diffamation, d’injure, de respect de la vie privée ou de présomption d’innocence).

Poursuivre l’auteur d’un article (et non le directeur de la publication comme le prévoit la loi) c’est mettre au-dessus de la profession de journaliste une sorte de menace permanente qui pourrait conduire à de l’auto-censure, et donc desservir le lecteur. Poursuivre un journaliste alors qu’il n’a fait que son métier, c’est s’en prendre aussi à tous les citoyens qui ont droit à une information libre.

FV

17 Mar

Lancement de « Côté Toulouse », un nouvel hebdo gratuit

Après l’important changement (de nom et de ligne éditoriale) début mars du site internet de Voix du Midi Toulouse, devenu Actu Côté Toulouse, le groupe Publihebdos (Ouest-France) qui a racheté la Société d’Edition de la Presse Régionale en novembre 2014, poursuit ce qui s’apparente à une véritable offensive sur le marché de la presse toulousaine.

Le groupe annonce en effet ce mardi le lancement dès jeudi 19 mars d’un nouvel hebdomadaire gratuit, « Côté Toulouse », tiré à 45.000 exemplaires et distribué dans de nombreux points de l’agglomération toulousaine. Un hebdo tout en couleur avec l’actualité toulousaine de la semaine, un guide de loisirs et des infos pratiques, qui vise clairement un public jeune et actif.  

Le numéro 0 de Côté Toulouse

Le numéro 0 de Côté Toulouse

L’hebdo gratuit sera donc distribué tous les jeudis à partir de cette semaine mais l’hebdomadaire payant Voix du Midi (qui s’adresse à un lectorat plus âgé) continue sa parution. C’est la même équipe, légèrement renforcée, qui oeuvre désormais sur les deux hebdos et le site internet.

Dans un contexte extrêmement morose pour la presse et particulièrement en Midi-Pyrénées, on ne peut que se réjouir de l’arrivée d’un nouveau titre.

Ouest-France, à travers son « bras armé » Publihebdos, se place cependant sur des segments de marchés en frontal avec La Dépêche du Midi, qui a lancé son propre hebdo gratuit « Ugh ! » en avril 2014. Un hebdo qui rassemble des infos « insolites » ou qui ont « buzzé » et qui s’adresse lui aussi… à un public jeune et urbain.

L’avenir dira si l’étroit marché publicitaire toulousain permet à plusieurs titres gratuits de vivre.

FV

 

09 Mar

7 médias de Midi-Pyrénées s’engagent à promouvoir l’engagement solidaire

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

C’est une grande première en France : sept entreprises de médias de la région Midi-Pyrénées (France 3, La Dépêche, Sud radio, TLT, La Voix du Midi, France Bleu et ToulEco) ont signé ce lundi 9 mars une convention de partenariat avec Midi-Pyrénées Coopdev’.

L’idée c’est que l’engagement solidaire des Midi-Pyrénéens (qui représente 40.000 personnes) dans des actions de coopération ou de solidarité internationale (à travers des associations ou des fondations) puisse enfin se voir dans les médias : des projets parfois très importants manquent de visibilité. 

Votre association veut monter un dispensaire en Afrique ? Tout est prêt, financé… Parfait. Mais qui est au courant dans notre région ?

A travers ce partenariat, ces 7 grands médias (associés à l’école de journalisme de Toulouse, l’EJT, et à l’école supérieure d’audiovisuelle, l’ESAV) se sont donc engagés à être les relais de ces initiatives positives et à participer ainsi à des opérations d’information, d’éducation à la citoyenneté active et à la solidarité internationale.

Midi-Pyrénées Coopdev’ se définit comme « un réseau régional multi-acteurs de la coopération et de la solidarité internationale » qui a pour vocation « d’œuvrer à l’équilibre mondial et faire en sorte que chaque citoyen, chaque collectivité, chaque entreprise agisse dans ce sens, à sa mesure, dans le respect des principes de co-élaboration des projets, de partage et de réciprocité ». Parmi ses adhérents (et financeurs), le réseau regroupe les collectivités locales, les universités, les hôpitaux, les chambres consulaires, les entreprises, etc.

FV

05 Mar

Voix du Midi.fr devient « Actu Côté Toulouse »

Capture d'écran de Actu Côté Toulouse

Capture d’écran de Actu Côté Toulouse

Le site internet de Voix du Midi Toulouse a changé de nom et de visage depuis mercredi 4 mars. Il faut désormais compter avec Actu Côté Toulouse : un site qui se recentre sur l’actualité de la métropole toulousaine. Un premier pas surtout dans le développement de l’offre numérique de La Voix du Midi : la rédaction de l’hebdomadaire promet sur le web plus de réactivité, plus d’infos, le tout 7 jours sur 7.

logo

 

Ce nouveau développement au sein de l’hebdomadaire est consécutif au rachat à la fin 2014 de la société d’édition de la presse régionale (SEPR), éditrice de Voix du Midi par le groupe Publihebdos (Ouest France). 

Cette nouvelle offre d’information sur Toulouse intervient, hasard du calendrier, au moment où la presse de la région traverse une nouvelle période de crise avec l’incertitude sur la survie de la télé locale toulousaine TLT et l’annonce de suppressions d’emplois à La Dépêche du Midi dans le cadre du projet de rachat de Midi Libre.

FV

26 Fév

Le journaliste toulousain Pascal Pallas, poursuivi en diffamation, est finalement relaxé

Soulagement pour Pascal Pallas, le rédacteur de chef de la Voix du Midi à Toulouse : le tribunal correctionnel a prononcé ce jeudi sa relaxe dans l’affaire de diffamation qui opposait le Front National aux époux Portheault et dans laquelle il avait été mis en examen et renvoyé devant la justice pour complicité.

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Dans le même temps, Nadia et Thierry Portheault, poursuivis pour diffamation ont été également relaxés. Le Front National a même été condamné pour procédure abusive à verser 1000 euros à chacune des parties mises en cause et à prendre en charge leurs frais de justice.

L’affaire remonte à fin 2013 lorsque le journaliste toulousain réalise et publie l’interview des époux qui expliquent qu’ils quittent le Front National lassés des remarques racistes venant des cadres du FN 31, Nadia Portheault étant d’origine maghrébine.

Les époux Portheault

Les époux Portheault

Depuis cette affaire, ils ont publié un livre, « Revenus du Front », et Nadia est également candidate aux élections départementales (22 et 29 mars prochains) sous les couleurs de « Debout la France ».

A l’époque, donc, le Front National porte plainte pour diffamation et l’affaire est confiée à un juge d’instruction toulousain. C’est lui qui décide de convoquer puis de mettre en examen le journaliste auteur de l’article. Le parquet décide ensuite de le renvoyer en correctionnelle : un journaliste jugé pour avoir simplement fait son travail !

Cette décision avait soulevé un tollé dans la profession de journaliste : les poursuites d’un journaliste-auteur d’un article sont rares, le directeur de la publication d’un titre étant le seul représentant du média sur le plan juridique. Surtout, ces poursuites entravaient la liberté de travailler des journalistes et donc la liberté d’informer le public : comment informer librement en effet sur telle ou telle affaire, en faisant simplement et correctement son métier, quant on est sous la menace de poursuites qui vont vous conduire devant un tribunal ?

A l’audience, le 19 janvier, le procureur n’avait d’ailleurs requis aucune peine contre les prévenus. Ce jour, les juges ont suivi ces indications.

S’achève ici une affaire qui aura mobilisé les moyens de la justice, alors qu’aucun délit de presse n’était constitué. Si le parquet renonce à faire appel, c’est la fin d’un feuilleton qui n’aurait jamais dû commencer.

FV

16 Jan

Un journaliste toulousain jugé pour… avoir fait son travail !

Dans un contexte très particulier pour les journalistes après l’attentat de Charlie Hebdo, quand le concept parfois corporatiste ou impalpable de « liberté de la presse » reçoit le soutien de millions de Français, le procès d’un journaliste toulousain qui se tient lundi 19 janvier apparaît totalement anachronique et, disons-le ouvertement, liberticide.

Pascal Pallas, rédacteur en chef de La Voix du Midi, est en effet convoqué lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour répondre de « complicité de diffamation ».

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Petit retour en arrière nécessaire pour comprendre en quoi cette affaire concerne tous les journalistes et au-delà tous les citoyens : en novembre 2013, le journaliste publie l’interview des époux Portheault, de Saint-Alban (Haute-Garonne) qui décident de claquer la porte du Front National après, disent-ils, avoir subi de la part de cadres ou militants du FN 31 quolibets et allusions racistes. Nadia Portheault est d’origine algérienne.

L’affaire a un retentissement national et le Front national décide alors de porter plainte contre les époux Portheault pour diffamation. Le parquet de Toulouse confie le dossier à un juge d’instruction. Jusqu’ici, rien de bien anormal.

Là où l’affaire devient atypique, c’est que le juge d’instruction convoque le journaliste auteur de l’article puis le met en examen pour « complicité de diffamation ». Or sur le plan purement juridique la diffamation de la part du journaliste n’est en rien constituée : sa « bonne foi » (plaidable dans les cas de diffamation imputée à la presse) n’est pas remise en cause et l’article laisse largement la parole aux « mis en cause », les représentants du Front national dans le département, en l’occurrence à l’époque Serge Laroze, ce qui est là-aussi un élément non-constitutif de la diffamation.

Au-delà du cas de Pascal Pallas, c’est donc l’exercice du métier de journaliste qui est en cause et par extension, pour les citoyens, le droit à être librement informés. Si un journaliste ne peut plus réaliser d’interviews, transcrire des propos, solliciter des réactions, sans être sous la menace d’une mise en examen ou même d’un procès, c’est un pan de notre démocratie qui s’effrite.

Pascal Pallas a reçu de nombreux témoignages de soutien, notamment de la part de l’Association des Journalistes Toulousains (AJT) qui appelle à venir le soutenir lors de son procès.

On saura rapidement si la justice restreint le périmètre de la liberté de la presse ou si cette affaire se résume à un excès de zèle de la part d’un magistrat instructeur.

FV

 

07 Nov

Le groupe qui édite « Voix du Midi » racheté par Ouest-France

La filiale du groupe Sipa Ouest France, Publihebdos (premier groupe de presse hebdomadaire en France) a racheté 70% de la Société d’édition de Presse régionale, propriété de la famille Mulliez, et qui édite douze hebdomadaires locaux dont La Voix du Midi à Toulouse

« Le groupe Presse régionale et le groupe Publihebdos, filiale de Sipa Ouest-France, annoncent qu’ils viennent de conclure un accord au terme duquel Publihebdos prend une participation de 70 % du capital de la S.A. Presse Régionale aux côtés de l’association « Les amis de la presse régionale » qui conserve 30 %« , a indiqué Publihebdos dans un communiqué.

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Le groupe Presse Régionale édite 12 journaux hebdomadaires, dont la Voix du Jura (basé à Lons-le-Saunier – 9 500 exemplaires), la Voix du Midi (basé à Toulouse – 13 000 exemplaires) et la Croix du Nord (basé à Lille – 12 000 exemplaires), selon la même source. Il emploie 67 salariés pour un chiffre d’affaires de 5,2 millions d’euros.

Publihebdos est le premier groupe de presse hebdomadaire régionale français avec 76 journaux implantés dans l’Ouest et en Ile-de-France et quelque 841.000 exemplaires à chaque parution. Il emploie 750 salariés pour un chiffre d’affaires de 78 millions d’euros en 2013.

Selon Voix du Midi (qui fêtera en 2015 ses 120 ans d’existence) ce regroupement devrait permettre de développer des projets notamment sur le numérique.

(avec AFP)