17 Mai

TV Sud reporte son démarrage à Toulouse pour « raisons techniques »

Coup dur pour la future télé locale privée de Toulouse : alors que ses dirigeants avaient fixé au 31 mai prochain son démarrage, ils ont été contraints de le reporter. Explications.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

Le canal 31 de la TNT à Toulouse va rester orphelin pendant encore quelques temps. Alors que TV Sud avait annoncé son démarrage dans la ville rose le 31 mai prochain, on a appris auprès de la direction que la chaîne reportait son lancement pour une durée indéterminée.

Le dossier de TV Sud a pourtant été mené tambour battant depuis la disparition de TLT en juillet 2015 : dès les jours suivants le PDG de Médias du Sud Christophe Musset, qui exploite déjà les télés locales de Nîmes, Montpellier et Perpignan montrait son intérêt pour la fréquence laissée libre à Toulouse. Contre l’avis de la mairie de Toulouse, refroidie par les dernières années difficiles de TLT, le dossier a continué à avancer. D’autant que Christophe Musset a pu s’appuyer sur le soutien du Conseil Régional : alors que se constituait la nouvelle grande région Occitanie, Médias du Sud a rapidement compris qu’un réseau de télés locales, basé sur le navire amiral toulousain, pourrait avoir les faveurs de la Région. Bingo, début 2017, après le feu vert obtenu devant le CSA, le conseil régional s’est engagé à verser 1,5 million d’euros sur 3 ans à TV Sud Toulouse.

Durant la procédure, tous les obstacles s’étaient effacés un à un devant le projet de TV Sud : notamment la concurrence. Dans un scénario incroyable, BFM TV qui avait déposé un dossier de reprise de la fréquence toulousaine l’a finalement retiré… la veille des auditions au CSA pour finalement entrer dans le projet de TV Sud en tant qu’actionnaire minoritaire !

Sans surprise, le 12 octobre 2016, le CSA a donné son feu vert au projet avant de le valider définitivement début 2017. Moins de 18 mois s’étaient donc écoulés entre la fin de TLT et l’obtention de la fréquence toulousaine par TV Sud.

Les dirigeants voulaient absolument démarrer à Toulouse avant les élections législatives du mois de juin : le mois de mars avait été évoqué ; finalement le délai était trop court. La date du 31 mai avait alors été officialisée. Mais il restait beaucoup à faire notamment sur le plan technique : car à Toulouse il n’y aura qu’une dizaine de journalistes et des commerciaux. Toute la partie technique de la diffusion se fera depuis le siège de TV Sud à Gallargues-le-Montueux près de Nîmes. 

« Nous avons de très gros besoins techniques de transmission par internet, explique Jean Brun, directeur des rédactions et des antennes. On doit pouvoir par exemple piloter des caméras à distance depuis notre régie centrale à Gallargues. Ces besoins sont inhabituels pour les prestataires techniques et cela prend plus de temps que prévu ». 

TV Sud ne s’engage pas à donner une nouvelle date pour le démarrage de son antenne toulousaine. Jean Brun a tout de même « l’espoir » de démarrer avant l’été. En attendant, la chaîne entend tout de même couvrir les élections législatives en Haute-Garonne avec « un débat et une soirée électorale » diffusés sur les canaux des chaînes existantes à Montpellier, Nîmes et Perpignan et sur internet.

FV (@fabvalery)

27 Mar

TV Sud confirme l’entrée à son capital de Bruno Ledoux

Le riche investisseur entre au capital de Médias du Sud, qui s’apprête à ouvrir une nouvelle télé locale à Toulouse, avec comme objectif de créer un réseau de télés locales privées en France.

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Comme nous l’avions révélé sur ce blog en septembre dernier, alors que TV Sud était encore en concurrence avec BFM pour décrocher la fréquence locale de Toulouse (post-TLT), Bruno Ledoux vient de s’associer au groupe Médias du Sud. La letter of intention de Bruno Ledoux, richissime investisseur, s’est transformée en une entrée au capital du groupe gestionnaire de TV Sud, selon un communiqué du groupe de télés locales (Montpellier, Nîmes, Perpignan et bientôt Toulouse).

Sauveur de Libé

Issu d’une famille de riches industriels, Bruno Ledoux, à la tête d’une fortune personnelle considérable, est plutôt du genre discret. En 2014, il a été considéré comme le sauveur du journal Libération, alors en faillite. Actionnaire de référence du journal, il s’en est ensuite éloigné à la faveur d’un échange d’action avec SFR Presse, émanation d’Altice Média, détenue par le magnat Patrick Drahi.

Nous révélions donc ici en septembre 2016, qu’il était devenu la « botte secrète » de Christophe Musset, le PDG de Médias du Sud dans la course qu’il menait pour décrocher la fréquence de télé locale de Toulouse, laissée libre après la disparition de TLT en juillet 2015. Face à eux à cette époque, BFM TV… du groupe Altice Média. Finalement, à la veille du passage du grand oral devant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, à la surprise générale, BFM retire sa candidature et s’assoce au projet de TV Sud !

Aux côtés de TV Sud devant le CSA

D’ailleurs ce jour-là, devant le CSA, Bruno Ledoux, d’habitude presque invisible, est à la table face aux sages de l’audiovisuel. Une victoire pour Christophe Musset qui montre ainsi, avec la lettre d’intention du riche investisseur, que le CSA n’a pas de crainte à avoir concernant la solidité financière du groupe. 

En entrant au capital de Médias du Sud, Bruno Leroux ne sera pas directement opérateur de la future chaîne locale de Toulouse (qui va émettre à partir du 31 mai 2017). La holding, dans laquelle il vient d’entrer, est actionnaire à 90,1 % de la société TV Sud LR (pour « Languedoc Roussillon) associée aux Journaux du Midi (groupe La Dépêche) qui détient les 9,9 % restants. C’est cette société TV Sud LR qui détiendra 80,1 % de TV Sud Toulouse, les 19,9 autres % étant détenus par New Co (alias BFM TV).

Vers un réseau national de télés locales

Ce que recherche Bruno Ledoux, en s’associant avec Christophe Musset, c’est de créer un réseau de télés locales en France. Il est déjà actionnaire de Télif, qui réunit 7 télés locale de la région Île-de-France. Christophe Musset, lui, va créer avec Toulouse, un réseau régional de télés locales privées (bien que financées en partie par de l’argent public) : une sorte de laboratoire régional du projet de réseau national.

L’enjeu est évidemment d’être plus puissant unis qu’isolé, de diminuer les coûts en mutualisant les moyens mais aussi de parvenir à monétiser les vidéos des différentes télés locales sur internet. A ce sujet, TV Sud est en pointe. Bruno Ledoux semble l’avoir compris. Il n’y a pas que de la philantropie dans sa démarche.

FV (@fabvalery)

03 Fév

La future chaîne TV Sud Toulouse va recevoir 1,5 million d’euros de la Région

La commission permanente du Conseil régional d’Occitanie a approuvé vendredi 3 février le contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec TV Sud qui lance une nouvelle antenne locale à Toulouse le 31 mai. 1,5 millions d’euros seront versés sur l’exercice 2017-2019.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

De longues semaines qu’il attend ça. Le patron de Médias du Sud, maison-mère de TV Sud, Christophe Musset, a reçu ce vendredi un feu vert financier du Conseil régional d’Occitanie qui s’est engagé à verser 1,5 millions d’euros entre 2017 et 2019. Le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) entre la chaîne locale et la Région a été approuvé ce vendredi par la Commission permanente du Conseil régional.

Bonne semaine pour TV Sud qui a aussi reçu le feu vert officiel du CSA pour la fréquence de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015. Les « sages » de l’audiovisuel ont ratifié le projet de convention entre les deux parties.

Sans surprise, puisque que le CSA avait déjà fait connaître son choix en octobre dernier. Un choix pas très difficile à faire, TV Sud étant seule candidate après le retrait de BFM TV, qui avait préféré entré au capital du projet de son adversaire ! Mais il restait à obtenir l’argent de la région !

De longues discussions

Pendant des semaines, d’après nos informations, les dirigeants de TV Sud ont négocié avec le Conseil régional la signature du Contrat d’objectifs et de moyens (COM) et ses termes financiers et d’engagement en matière de programmes. Un financement impératif pour que le CSA accepte de signer la convention. Et d’après nos informations, ces négociations n’ont pas été faciles.

Au sein même de la majorité du Conseil Régional d’Occitanie, les points de vue divergeaient autour du versement de sommes importantes à une chaîne privée. Certains élus, qui auraient bien vu un rapprochement avec France 3, renaclaient à signer le chèque. TV Sud et ses antennes de Nîmes, Montpellier et Perpignan étaient déjà sous contrat avec l’ex-région Languedoc-Roussillon. Il fallait donc intégrer le projet toulousain dans les négociations.

500 000 euros par an

Finalement, l’accord a été décroché et la Région versera 500 000 euros par an à TV Sud Toulouse, soit un peu moins de 50 % de son budget prévisionnel (1,2 millions en 2017) ! Cette somme correspond à ce que l’ancien conseil régional Midi-Pyrénées avait versé à feue TLT (avec trois versements de 500 000 euros sur les 3 derniers exercices de la chaîne avant sa disparition en juillet 2015). En comparaison, la Région verse 200 000 euros par an à TV Perpignan.

Le patron du groupe Médias du Sud (qui est aussi associé dans le projet à La Dépêche du Midi, minoritaire) Christophe Musset précise qu’il lui faudra trouver d’autres financement, l’objectif étant de passer à 2 millions d’euros de budget en 2018.

Les élus régionaux ont en quelque sorte « payer pour voir », charge pour TV Sud d’être à la hauteur des espérances de la Région, notamment en matière de promotion du nouveau territoire régional, pour revenir à la table des négociations pour les années suivantes.

L’équipe de TV Sud peut maintenant continuer son travail pour l’installation de la nouvelle chaîne toulousaine, avec le recrutement de journalistes, une dizaine de « city-reporters » qui vont sillonner Toulouse et réaliser chaque jour un journal d’une dizaine de minutes diffusé à 19h30.

Une chaîne régionale privée, avec des fonds publics

Située dans la capitale de la région, TV Sud Toulouse devrait rapidement devenir le « navire-amiral » de TV Sud, qui exploite déjà les chaînes locales de Nîmes, Perpignan et Montpellier. Une mutualisation des moyens, y compris de diffusion, est prévue dès le lancement. Quant aux programmes, ils devraient également être rapidement mis en commun pour que les 4 chaînes de TV en Occitanie forment une nouvelle télé régionale. Répondant ainsi au voeu de Carole Delga qui avait appelé de ses voeux un média audiovisuel à l’échelle de la région, capable de promouvoir le nouveau périmètre régional. Quant à la mairie de Toulouse, elle est, contrairement à TLT, totalement absente du projet. Un souhait de Jean-Luc Moudenc qui a laissé le champ libre à Carole Delga.

Lancement attendu de TV Sud Toulouse le 31 mai, juste avant les élections législatives.

FV (@fabvalery)

12 Oct

La télé locale de Toulouse attribuée à TV Sud

Sans surprise, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a sélectionné ce mercredi le dossier de TV Sud pour exploiter la fréquence TNT locale disponible à Toulouse depuis la disparition de TLT en juillet 2015. La chaîne compte BFM TV comme associée.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

Le pseudo-suspens n’aura pas duré bien longtemps. TV Sud a été « sélectionnée » ce jour par le CSA pour monter sa version toulousaine de chaîne de télé locale. Une semaine après l’audition des patrons de la chaîne devant les sages de la tour Mirabeau, la décision est tombée.

Le dossier de TV Sud Toulouse a donc été « sélectionné » par les membres du CSA à la vitesse de l’éclair. Il faut dire qu’il n’y avait plus… qu’un seul candidat, BFM TV ayant retiré son propre dossier à la faveur d’une association dans celui de TV Sud à hauteur de 19,9 %  (via sa maison-mère le groupe d’Alain Weill, Next RadioTV). Un mariage de raison, dont nous avions expliqué ici même le déroulement, qui, d’après nos informations, avait été en partie soufflé aux deux concurrents par le CSA lui-même, pas mécontent de trouver un projet local soutenu par un groupe national. Le pire scénario aurait été de déclarer l’appel d’offres infructueux ou d’accorder l’autorisation à une chaîne aux reins financiers peu solides. Là, finalement, tout était décidé d’avance. Il ne restait plus qu’à conclure la procédure.

La procédure suit donc son cours, désormais sur un volet plus administratif : TV Sud doit fournir au CSA dans les semaines qui viennent des documents importants comme le contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec le Conseil régional ou encore les termes de l’accord avec le financier des médias Bruno Ledoux ou de celui avec BFM TV. Dans la foulée, il faudra rédiger la convention d’autorisation d’exploitation de la fréquence signée entre le CSA et la chaîne.

TV Sud Toulouse va donc pouvoir passer à la phase active de son installation. Le patron Christophe Musset et son directeur de la rédaction et des programmes Jean Brun prévoient de recruter une quinzaine de personnes, majoritairement des journalistes. La grille sera en grande partie mutualisée, comme les services supports, avec les autres chaînes du groupe. TV Sud espère démarrer son antenne toulousaine au printemps 2017.

Sur le plan éditorial, Christophe Musset a affirmé devant le CSA que BFM TV n’aurait pas d’influence sur la ligne éditoriale de la chaîne. 

Fabrice Valéry (@fabvalery)

05 Oct

Associée à BFM, TV Sud veut une télé du « bien vivre ensemble » à Toulouse

Après le coup de théâtre du retrait du dossier de BFM TV qui entre finalement au capital de son ex-concurrent (à hauteur de 19,9 %), on en sait un peu plus sur l’unique projet de chaîne de télé locale pour Toulouse.

Les porteurs du projet de TV Sud devant le CSA (Photo : F . Valéry / France 3)

Les porteurs du projet de TV Sud devant le CSA (Photo : F . Valéry / France 3)

« Nous voulons mettre en place une télé du bien vivre ensemble, n’a cessé de marteler Christophe Musset, le patron de TV Sud, devant les sages du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui l’auditionnaient ce mercredi 5 octobre. Une chaîne qui aide à la compréhension de ce nouveau territoire qu’est la région Occitanie ». Le patron de TV Sud parle même de « servir ce territoire », des propos qui se rapprochent de ceux de la présidente PS de Région Carole Delga qui appelle de ses voeux une télé qui « mettent en valeur le territoire de la nouvelle région ».

Bruno Ledoux, le soutien de poids

Face au CSA, Christophe Musset était entouré par Jean Brun, le directeur des rédactions de TV Sud, Jean-Nicolas Baylet, le directeur général de La Dépêche du Midi (partenaire à 10 %) et le millionnaire Bruno Ledoux qui s’engage à prendre 25 % de la holding Médias du Sud (MDS) si le groupe remporte la fréquence de Toulouse, pour mettre en place un réseau régional puis national de télés locales.

Les porteurs du projet ont insisté sur le fait que la fréquence de Toulouse est « vitale » pour les autres télés locales du groupe. « Les autres chaînes du groupe ont besoin de Toulouse, et Toulouse aura besoin des autres chaînes ».

BFM n’aura pas d’influence sur l’éditorial

Sur le plan économique, le capital de TV Sud Toulouse sera constitué à 80,1 % par TV Sud Languedoc-Roussillon et 19,9 % par le groupe Next Radio TV (propriétaire de BFM TV) représenté par Alain Weill. L’accord avec BFM a été conclu lundi soir, soit quelques heures seulement avant les auditions publiques devant le CSA. Christophe Musset a indiqué que BFM TV n’aurait « pas d’influence sur l’éditorial ». 

Le groupe Dépêche du Midi reste à hauteur de 10 % du capital de TV Sud Languedoc-Roussillon. La nouvelle chaîne, si elle obtient l’autorisation du CSA, table sur l’apport d’argent public (par l’intermédiaire de Contrat d’objectifs et de moyens notamment avec la Région) à hauteur d’un tiers de ses ressources, au moins la première année.

JT, réactivité et télé-achat de produits régionaux

Quant aux programmes, TV Sud Toulouse prévoit un journal télévisé local de 10 minutes à 19h30 et des émissions locales mais surtout table sur une forte mutualisation de ses moyens et de ses programmes avec les autres chaînes existantes (à Nîmes, Montpellier et Toulouse) pour créer un réseau de télés locales en Occitanie. Elle prévoit aussi de prendre l’antenne à tout moment de la journée en cas d’actualité importante : faits-divers, intempéries, etc. Enfin, il existe un projet d’émission de télé-achat de produits régionaux.

15 personnes recrutées

15 personnes seraient recrutées à Toulouse. C’est moins que TLT avant sa disparition mais TV Sud dispose déjà d’une équipe de direction, de gestion, de diffusion technique, qui sera commune à toutes les chaînes. Il n’est pas exclu non plus de travailler avec les journalistes de La Dépêche du Midi qui fabrique déjà des reportages vidéos.

Après délibération du CSA, qui pourrait prendre entre 2 et 3 mois pour délibérer, et si les « sages » ne déclarent pas l’appel d’offres infructueux, TV Sud Toulouse pourrait démarrer à l’antenne fin mars 2017.

Fabrice Valéry (@fabvalery).

22 Sep

Des professionnels de l’audiovisuel s’engagent contre le projet de BFM TV à Toulouse

La riposte ne s’est pas faite attendre. Dix jours après la révélation sur ce blog de la candidature de BFM TV à l’appel du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour la fréquence de télé locale à Toulouse, une cinquantaine de professionnels de l’audiovisuel signent une charge contre le projet toulousain de la chaîne info.

Crédit photo : MaxPPP

Crédit photo : MaxPPP

Ils sont producteurs, réalisateurs, techniciens ou patrons de société de production : 50 signataires viennent d’adresser un courrier au président du CSA (avec copie au maire de Toulouse, à la présidente de la Région et au président du Conseil départemental) dans lequel ils « flinguent » BFM TV. Continuer la lecture

12 Sep

BFM TV est candidate à la télé locale de Toulouse

Crédit photo : MaxPPP

Crédit photo : MaxPPP

INFO LE BLOG MEDIAS D’ICI – C’est la surprise du jour. Alors que Médias du Sud (MDS) et sa chaîne TVSud semblaient être les seuls à avoir déposé un dossier auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour reprendre la fréquence TNT disponible à Toulouse depuis la disparition de TLT, on a appris ce lundi 12 septembre qu’un deuxième opérateur avait candidater et pas des moindres : BFM TV ! Cette information devrait être confirmée dans les heures qui viennent, le CSA se réunissant en séance plénière mercredi 14 pour arrêter la liste officielle des candidats. Continuer la lecture

26 Août

TVPI jette l’éponge, TV Sud seule candidate à la succession de TLT à Toulouse ?

TELEVISION

Et s’il n’y avait qu’un seul candidat ? Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne dévoilera pas avant plusieurs jours le nom des candidats à la reprise de la fréquence TNT laissée libre par la disparition de la chaîne locale TéléToulouse (TLT), mais on sait désormais que TVPI qui comptait candidater n’a finalement pas déposé de dossier.

TVPI jette l’éponge

La date limite de dépôt des candidatures, fixée au 25 août à 19 heures, est aujourd’hui dépassée. TV Sud et son président Christophe Musset, sur les rangs dès les premiers jours après la disparition de TLT en juillet 2015, a bien déposé son dossier en temps et en heures. En revanche, l’autre candidat déclaré, TVPI, basé à Bayonne, nous a indiqué ce vendredi avoir finalement renoncé à le faire. TVPI souhaitait monter à Toulouse une télé métropolitaine adressée plus particulièrement à un public jeune.

Le CSA semble considérer que le nouveau modèle économique des télés locales passe par un financement régional »

« La première raison, explique le directeur Michel Lamarque, c’est que le délai de deux mois était trop court, alors qu’il faut 4 mois pour monter un dossier sérieux. La deuxième c’est que l’on devine un pré-fléchage de l’attribution de la fréquence et que j’ai passé l’âge de jouer les faire-valoir pour un autre. Enfin, les dernières attributions par le CSA, à Marseille et à Toulon ont été aux candidats qui avaient décroché le financement du Conseil régional. Le CSA semble donc considérer que le nouveau modèle économique des télés locales par un financement régional ».

Michel Lamarque qui regrette qu’à la disparition de TLT le tribunal de commerce de Toulouse ait rejeté son plan de reprise. « Cela aurait évité l’interruption d’antenne et le licenciement de tous les salariés ».

Un projet régional pour TV Sud

Faire une télé régionale, c’est le projet de Médias du Sud qui exploite déjà les télés locales TV Sud (à Nîmes, Montpellier et Perpignan) et qui a bien déposé un dossier au CSA. Son patron Christophe Musset veut mettre en place un réseau de télés régionales au niveau de la région Occitanie : il bénéficie du soutien du groupe Dépêche du Midi (qui a racheté récemment Midi Libre à Montpellier) et surtout, semble-t-il, de la bénédiction du nouveau conseil régional d’Occitanie, déjà partenaire financier de TV Sud à Montpellier à travers un contrat d’objectif et de moyens (COM). TV Sud souhaite même désormais monter une chaîne tout info sur la région, indiquant employer une soixantaine de personnes à cet exercice : les salariés des télés existantes plus une vingtaine de nouveaux employés à Toulouse comme nous l’indiquait Christophe Musset récemment.

La ville de Toulouse (volontairement) hors du jeu

En l’absence de TVPI, TV Sud pourrait donc être seule candidate à la reprise de la télé toulousaine, à moins qu’un autre candidat soit sorti du bois dans les dernières heures, dans le plus grand secret. Cette candidature, qui s’apparente donc à celle d’une télé régionale sur une fréquence locale, a aussi pour conséquence de mettre hors du jeu la mairie de Toulouse, qui a pourtant été à la manoeuvre politique et financière (17 millions d’euros au total de coût pour la ville selon Jean-Luc Moudenc), durant toute la vie de TLT.

Mais le maire de Toulouse ne veut plus entendre parler de cette télé. Il a réaffirmé en juillet qu’il « n’engagera pas Toulouse dans un nouveau projet de télé locale ». Il préfère investir « dans les écoles et les crèches », mais n’exclut cependant pas des achats d’espaces sur la nouvelle chaîne, un engagement « révocable et sans engagement ».

Le CSA va maintenant lister les candidats, ce qui devrait être vite fait. Valider le dossier de candidature de TV Sud, fixer la date de l’audition, délibérer puis attribuer la fréquence, sans doute en janvier 2017, juste avant le dernier renouvellement des « sages » du CSA avant la présidentielle.

Fabrice Valéry (@fabvalery)