01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

12990844_10153378414856433_782366416704344438_n

7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)

29 Août

Sud Radio recrute Brigitte Lahaie, évincée de RMC

L’ex-star du porno, désormais animatrice radio, va débarquer sur Sud Radio, la radio (encore) basée à Toulouse avant son prochain déménagement à Paris, a-t-on appris ce lundi de source sûre.

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

La direction de Sud Radio, Fiducial Médias, s’est toujours défendu de vouloir copier le modèle économique et éditorial de RMC. Pourtant, avec cette annonce, les critiques en ce sens ne vont pas manquer. Sud Radio a en effet décidé de « récupérer » l’animatrice radio Brigitte Lahaie, qui animait jusqu’à présent une émission sur la sexualité sur RMC. Mais durant l’été, la direction de RMC, souhaitant se recentrer sur l’info et le sport, avait décidé de mettre fin à sa collaboration.

L’animatrice, qui dirige également un « juteux » site internet à son nom, avait indiqué sur son blog avoir découvert au dernier moment son éviction de RMC. Elle ne sera donc pas resté très longtemps sans micro. Dès le 5 septembre, elle récupère la tranche 14h/16h sur Sud Radio, la même que chez son ancien employeur. Continuer la lecture

01 Juil

L’inquiétude monte chez les salariés de Sud Radio, transférée à Paris

La colère est montée d’un cran ces derniers jours parmi le personnel, journalistes, animateurs, techniciens et administratif de Sud Radio, qui a appris début juin que la radio installée à Labège près de Toulouse serait transférée rapidement à Paris. Une menace de grève a été déposée pour lundi, finalement levée ce vendredi après une réunion avec Didier Maïsto, le pdg de Fiducial Médias, propriétaire de Sud Radio.

12990844_10153378414856433_782366416704344438_n

Beaucoup de questions, peu de réponses

Quand le transfert aura-t-il lieu ? Dans quelles conditions ? Avec qui et pour quel projet éditorial ? Que deviendront les salariés qui vont refuser d’aller à Paris ? Le personnel a actuellement beaucoup de questions et peu de réponses. « On n’est pas contents de la forme que cela prend, explique un journaliste, avec une direction qui ne s’implique pas, qui ne nous parle pas et trop de zones d’ombres ».

Didier Maïsto en pompier de service

Le patron de Fiducial Médias s’est donc rendu en urgence à Toulouse ce vendredi pour rencontrer le personnel, CDI comme CDD ou pigistes. Un déplacement qui n’était pas prévu mais que la situation a imposé : le personnel menaçait de faire grève dès lundi 4 juillet. Devant le risque d’antenne perturbée, Didier Maïsto a fait le voyage à Labège pour éteindre l’incendie. D’après nos informations, le président a semble-t-il compris les raisons de la colère qui montait. Il a convenu qu’il devrait s’impliquer davantage dans le transfert vers Paris et surtout qu’il devait apporter des réponses aux salariés sur les conditions de ce transfert.

Un bureau, un studio et les sports à Toulouse

Toutefois, Didier Maïsto a apporté ce jour peu de réponses concrètes. Seule indication du Pdg : Toulouse conserverait un bureau de correspondants, avec un studio (qui ne serait plus à Labège) et sans doute la rédaction des sports, notamment pour le rugby. Des éléments oraux dont les salariés attendent la confirmation écrite.

Menace de grève levée et ultimatum

Les salariés ont donc levé leur menace de grève pour lundi 4 juillet mais ont donné à la direction un ultimatum : sur les dates du transfert, la grille d’été, les conditions du départ à Paris, l’avenir des CDD et des pigistes, ils veulent des réponses avant le milieu de semaine prochaine. Dans le cas contraire, une nouvelle date sera choisie pour un mouvement de grève. 

FV (@fabvalery)

01 Juin

Sud Radio va quitter Toulouse pour Paris

L’histoire de Sud Radio à Toulouse est en train de se terminer. La direction de la radio du sud a annoncé lundi aux élus du comité d’entreprise que le transfert de la radio à Paris allait bientôt débuter.

12990844_10153378414856433_782366416704344438_n

Le président de Fiducial Médias, Didier Maïsto, a indiqué que l’avenir de la radio allait se jouer désormais dans les nouveaux locaux loués à Paris, quittant les locaux actuels de Labège, au sud-est de Toulouse, occupés depuis le déménagement des studios du quartier Compans-Caffarelli à Toulouse.

Sud Radio a été rachetée fin 2013 par Fiducial Médias, filiale du groupe Fiducial de Christian Latouche, qui possède déjà le magazine Lyon Capitale et la télé locale Lyon Capitale TV. Dans le panier de la mariée en 2013, une soixantaine d’émetteurs, principalement dans le sud-ouest de la France et surtout… une fréquence à Paris, ce qui vaut de l’or.

Fiducial Médias avait promis de développer la radio qui dépérissait. A la rentrée 2015, sous la houlette de Christophe Bordet, le rédacteur en chef, la grille de la radio avait été repensée avec le recrutement de « signatures » nationales. On sentait bien que « la radio du grand sud » penchait davantage vers une grille nationale, gérée depuis Paris, avec des grands noms, un peu sur le modèle de RMC.

Ce n’est pas un changement de lieu qui va améliorer la radio, c’est un projet » (un élu du CE)

Le personnel à Toulouse est sous le choc. 25 salariés en CDI, une dizaine en CDD et 13 pigistes sont concernés. Ils seront entendus un à un par la direction pour savoir s’ils ont l’intention de suivre à Paris ou veulent rester à Toulouse. Dans ce dernier cas, un élu du CE indique que la seule issue sera le licenciement.

« On s’y attendait un peu, reconnaît ce représentant du personnel. Mais Sud Radio a toujours eu des studios à Paris et pour autant nous faisions notre travail depuis Toulouse. Ce n’est pas un changement de lieu qui va améliorer la radio, c’est un projet. Et depuis 3 ans que nous avons été rachetés, il n’y a pas de projet ». 

Née dans les années 50, la radio des Vallée d’Andorre est devenue Sud Radio en 1966. Après la libéralisation des ondes en 1981, Sud Radio quitte Andorre et s’installe à Toulouse. Dans les années 90, la radio dispose à Toulouse de grands studios pouvant accueillir du public, d’émissions phares et d’une rédaction qui n’a rien à envier aux grandes radios généralistes. En 2005, le groupe Fabre vend la radio au groupe Start qui devient Sud Radio Group et qui déménage peu après à Labège. Après des années de vaches maigres, Fiducial reprend donc la radio en 2013 avec l’espoir d’en faire une grande radio nationale.

Contacté par nos soins, le président de Fiducial Médias, Didier Maïsto, a indiqué ne pas vouloir communiquer sur le projet de transfert à Paris. Pour l’instant, aucun calendrier n’a été donné aux salariés toulousains.

FV (@fabvalery)

25 Août

Une rentrée offensive pour Sud Radio

Christophe Bordet, rédacteur en chef de Sud Radio

Christophe Bordet, rédacteur en chef de Sud Radio

Sud Radio (groupe Fiducial), basée à Labège près de Toulouse, attaque la rentrée de septembre 2015 sur les chapeaux de roues !

Le « mercato » de l’été est impressionnant : la station accueille désormais les signatures de Luc Ferry, Eric Naulleau, Yolaine de la Bigne, Karine Duchochois et Alexandre Jardin dans son 5/9 le matin. Daniel Herrero sera aussi de retour sur l’antenne pour la Coupe du Monde de Rugby.

On passe en revue ces nouveautés avec Christophe Bordet, le rédacteur en chef, arrivé de RMC il y a 18 mois. Continuer la lecture

09 Mar

7 médias de Midi-Pyrénées s’engagent à promouvoir l’engagement solidaire

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

C’est une grande première en France : sept entreprises de médias de la région Midi-Pyrénées (France 3, La Dépêche, Sud radio, TLT, La Voix du Midi, France Bleu et ToulEco) ont signé ce lundi 9 mars une convention de partenariat avec Midi-Pyrénées Coopdev’.

L’idée c’est que l’engagement solidaire des Midi-Pyrénéens (qui représente 40.000 personnes) dans des actions de coopération ou de solidarité internationale (à travers des associations ou des fondations) puisse enfin se voir dans les médias : des projets parfois très importants manquent de visibilité. 

Votre association veut monter un dispensaire en Afrique ? Tout est prêt, financé… Parfait. Mais qui est au courant dans notre région ?

A travers ce partenariat, ces 7 grands médias (associés à l’école de journalisme de Toulouse, l’EJT, et à l’école supérieure d’audiovisuelle, l’ESAV) se sont donc engagés à être les relais de ces initiatives positives et à participer ainsi à des opérations d’information, d’éducation à la citoyenneté active et à la solidarité internationale.

Midi-Pyrénées Coopdev’ se définit comme « un réseau régional multi-acteurs de la coopération et de la solidarité internationale » qui a pour vocation « d’œuvrer à l’équilibre mondial et faire en sorte que chaque citoyen, chaque collectivité, chaque entreprise agisse dans ce sens, à sa mesure, dans le respect des principes de co-élaboration des projets, de partage et de réciprocité ». Parmi ses adhérents (et financeurs), le réseau regroupe les collectivités locales, les universités, les hôpitaux, les chambres consulaires, les entreprises, etc.

FV

28 Fév

L’avenir de TLT au menu de Toulouse Métropole… un mois après la décision du tribunal de commerce

téléchargement

A la suite des prises de position des présidents des groupes PS à la mairie et à Toulouse Métropole Pierre Cohen et Claude Raynal (lire ici notre billet à ce sujet), Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse-Métropole indique ce samedi dans un courrier envoyé à Claude Raynal et diffusé à la presse qu’il a mis à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Métropole le renouvellement du contrat d’objectif et de moyens (COM) qui prévoit le versement de fonds à la chaîne locale en échange d’objectifs en terme de programmes et d’audience.

Déjà trop tard ?

Problème : cette réunion est programmée… le 9 avril prochain, alors que c’est dans une semaine vendredi 6 mars, un mois plus tôt donc, que le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer sur l’avenir de la chaîne de télé locale, avec un risque élevé de prononcer la liquidation judiciaire de la structure actuelle.

Voici le courrier de Jean-Luc Moudenc

La discussion des élus de la Métropole sur le renouvellement du COM pourrait donc intervenir sur les ruines de la télé locale si le tribunal prononce la liquidation de TLT le 6 mars. 

Mais si la société actuelle (dont la ville de Toulouse est actionnaire principal via la société d’économie mixte CTV) est dissoute par la justice, la Métropole pourrait ainsi engager des discussions avec un repreneur, ou un groupe de nouveaux actionnaires.

Des repreneurs déjà sur les rangs

D’après nos informations, le Capitole continue ces derniers jours de consulter des groupes de médias intéressés par la télé locale pour tenter de réunir un nouveau tour de table et éviter l’écran noir… On parle beaucoup du groupe Médias du Sud qui exploite déjà des télés locales à Marseille, Nîmes et Montpellier. En revanche, la piste de Fiducial Médias, qui a repris récemment Sud Radio à Toulouse, semble désormais abandonnée.

Un dossier politique

A l’approche de la date fatidique du 6 mars, le dossier, déjà très politique, l’est encore plus. Lundi 2 mars, ce sont les élus écologistes qui organisent une conférence de presse pour présenter leurs propositions pour sauver TLT et en faire « une télé citoyenne« .

FV

10 Fév

Pierre Galibert nouveau directeur de France Bleu Toulouse

Pierre Galibert

Pierre Galibert

Pierre Galibert est nommé directeur de France Bleu Toulouse, en remplacement de Vincent Rodriguez, parti début janvier diriger France Bleu Montpellier. Le nouveau directeur prendra ses fonctions le 19 février.

Une nomination sans surprise : nous en parlions ici dès la mi-décembre.

Ancien de Sud Radio, Pierre Galibert était depuis 2011 directeur de France Bleu Roussillon à Perpignan.

Il est aussi connu du public télé pour avoir incarné de 1995 à 2010 « Maître Galibert » dans la célèbre émission « Les Zamours » sur France 2.

FV