30 Juin

Marie-Sophie Lacarrau au 13 heures de France 2 : « une grande fierté »

La journaliste toulousaine a été choisie par France 2 pour succéder à Elise Lucet aux commandes du journal de 13 heures de la chaîne publique. Marie-Sophie Lacarrau va assurer la présentation du JT pendant l’été en alternance avec Nathanaël de Rincquesen qui deviendra ensuite son « joker » et s’installera définitivement au « 13 heures », dans une formule renouvelée dès la rentrée.

En exclusivité pour le blog Médias d’ici, Marie-Sophie Lacarrau s’exprime pour la première fois depuis sa nomination. Celle qui incarne désormais avec David Pujadas (20 heures) et Laurent Delahousse (week-end) les éditions d’informations de France 2, dit sa fierté et n’oublie pas d’où elle vient.

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Médias d’ici : Marie-Sophie, comment avez-vous accueilli la nouvelle de votre nomination au 13 heures de France 2 ?

Marie-Sophie Lacarrau : Bien-sûr je m’y attendais un peu mais sans être sûre de rien. Quand Michel Field, le directeur de l’information de France Télévisions m’a appelée, je me suis dit que ça y est dans les 15 secondes je vais savoir. J’étais évidemment ravie de son annonce d’autant qu’il a argumenté son choix et ce qu’il m’a dit m’a vraiment fait plaisir. C’est une grande fierté. Donc, je suis vraiment très heureuse et en même temps je sais que je bascule dans un autre monde. Sur le plan personnel, c’est un changement de vie radical avec aussi d’immenses responsabilités professionnelles.

Comment vivez-vous le fait qu’une journaliste de région soit choisie ?

Je trouve que c’est un super message envoyé à toutes les personnes qui travaillent dans les antennes régionales de France 3 et qui ont parfois l’impression d’être mal considérées, regardées par Paris d’un mauvais oeil, dénigrées. C’est la preuve qu’il n’y a pas de barrière. Que l’on peut se faire remarquer, même en travaillant en région. Et ça aussi c’est une grande fierté de se dire que France 2 a choisi une journaliste de région. 

Je suis la preuve aujourd’hui que l’on peut y arriver »

Ces 15 années à France 3 Midi-Pyrénées ont été très formatrices ?

Forcément. Je dis souvent que je n’ai pas fait d’école de journalisme, que j’ai été formée sur le terrain. Sur les routes de la Région Midi-Pyrénées avec des reportages qu’il fallait sortir dans l’urgence, parfois avec peu de moyens. Quand j’ai dit dans ma famille que je voulais être journaliste, on m’a dit que je n’y arriverai jamais, que je n’avais pas de relations dans ce milieu. Je suis la preuve aujourd’hui que l’on peut y arriver et je dois beaucoup à tous mes collègues, aux cadres, avec lesquels j’ai travaillé à Toulouse.

Quelles différences entre la présentation des JT de France 3 Midi-Pyrénées et le 13 heures de France 2 ?

A Toulouse, j’ai toujours eu l’impression de m’adresser à des gens que je connais, à ma famille, à des gens qui ont la même vie que moi. A France 2, le sentiment est différent. On parle évidemment à beaucoup plus de monde, avec un public d’une plus grande diversité. Mais cette disparité de la population est gommée par notre souhait de traiter l’actualité qui concerne le plus de monde. 

Elise Lucet a salué votre nomination sur Twitter. C’est un bel encouragement ?

Je ne suis pas sur Twitter, et non pas encore, mais quand je l’ai découvert, d’ailleurs sur votre blog, ça m’a beaucoup touchée qu’elle affiche en public ce que l’on s’était dit en privé. On va dire « oui elle se sent obligée de dire du bien parce qu’elle lui succède », mais j’ai sincèrement beaucoup d’admiration pour Elise qui est une grande professionnelle et avec laquelle j’ai de très bons rapports depuis deux ans que je la remplace pendant les vacances.

Le journal de 13 heures va évoluer sur la forme et sur le fond »

Votre arrivée au 13 heures de France 2 va s’accompagner d’une nouvelle formule de ce journal de la mi-journée ?

Oui, il y aura une nouvelle formule à la rentrée sur laquelle on travaille actuellement. On en est à jeter pleins d’idées sur la table pour trouver une formule différente, pour une édition qui doit évoluer. Dans le même temps, il existe des marques associées au 13 heures, des rubriques, que les téléspectateurs ne veulent pas perdre et que nous conserverons. Mais oui le journal va évoluer sur la forme et sur le fond.

Avec toujours, en face, la difficile concurrence du 13 heures de TF1, dominateur. Vous avez des objectifs d’audience ?

On ne me fixe aucun objectif d’audience mais avec toute l’équipe on espère réduire l’écart, qui est d’ailleurs de moins en moins important. J’ai découvert le fonctionnement de cette édition à l’été 2014 lorsque j’ai commencé à faire les remplacements d’Elise Lucet. Et j’ai vraiment eu un coup de coeur pour cette édition, pour l’équipe et pour la rédaction de France 2. 

Propos recueillis par Fabrice Valéry (@fabvalery).

21 Juin

Marie-Sophie Lacarrau prend les rênes du 13 heures de France 2

La Toulousaine, présentatrice des journaux de France 3 Midi-Pyrénées, a été choisie pour succéder à Elise Lucet, désormais patronne d’Envoyé Spécial et de Complément d’Enquête.

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C’est donc la journaliste toulousaine Marie-Sophie Lacarrau, jusqu’à présent présentatrice des éditions régionales de France 3 Midi-Pyrénées à Toulouse qui a été choisie par Michel Field, le patron de l’info à France Télévisions pour succéder à Elise Lucet. La présentatrice du 13 heures vient d’être nommée à la tête des magazines d’information du jeudi soir sur France 2, « Envoyé  Spécial » et « Complément d’Enquête ».

Après avoir été le « joker » de Carole Guessler au 19/20 national de France 3, Marie Sophie Lacarrau assurait depuis 2014 l’intérim d’Elise Lucet au 13 heures de France 2, notamment pendant les périodes de congés ou lorsque la présentatrice était mobilisée sur son émission phare « Cash Investigation ». La direction de l’info de la chaîne a pris son temps pour décider de la succession d’Elise Lucet et c’est donc Marie-Sophie Lacarrau, habituée à ce rôle, qui a été sélectionnée. Elle présente également depuis cette année In Situ, le magazine économique des rédactions régionales de France 3.

Sa nomination va s’accompagner d’une refonte du rendez-vous d’info de la mi-journée sur France 2, dont la nouvelle formule sera mise à l’antenne en septembre.

Cette Aveyronnaise d’origine va quitter la rédaction de France 3 Midi-Pyrénées pour rejoindre celle de France 2 où elle a déjà ses habitudes. A Toulouse, ceux qui ont travaillé à ses côtés savent que Marie-Sophie est une professionnelle d’une grande simplicité et d’une infinie rigueur. Chacun se réjouit de cette nomination.

FV

20 Jan

La journaliste Marie-Sophie Lacarrau devient… un personnage de BD

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Alors que le salon de la BD d’Angoulème doit s’ouvrir à la fin du mois, des auteurs de bande dessinée ont réservé une belle surprise à la journaliste toulousaine Marie Sophie Lacarrau. 

La présentatrice des journaux de France 3 Midi-Pyrénées, du nouveau magazine national économique de France 3 « In Situ » et joker d’Elise Lucet pour le 13 heures de France 2 est en effet l’un des personnages du dernier tome de la série « Les Rugbymens » (éditions Bamboo).

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Les deux scénaristes (Ariégeois) de cette série qui en est à son 14ème tome (« On a déboulé à Marcatraz ! ») et le dessinateur Poupard se sont en effet inspirés d’elle pour le personnage d’une présentatrice de journal. « On est de fidèles téléspectateurs, expliquent-ils, que ce soit sur la 2 ou sur la 3 et on a voulu lui faire un petit clin d’oeil ! »

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Qu’en pense la principale intéressée ? « C’est très flatteur, a réagi Marie-Sophie Lacarrau, et même assez ressemblant ! Mais c’est surtout une grande surprise. Jamais ne je n’aurai imaginé me retrouver un jour dans une bande-dessinée. En plus, le personnage que Poupard a dessiné me plaît beaucoup ».

FV

04 Sep

Votez pour Marie-Sophie Lacarrau, nommée aux Trofémina 2015

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La Toulousaine Marie-Sophie Lacarrau, présentatrice des éditions d’informations de France 3 Midi-Pyrénées et joker l’Elise Lucet au 13 heures de France 2, a été choisie dans la short-list des « femmes d’exception » qui se voient remettre chaque année un trophée dans diverses catégories.

Dans la catégorie « médias », le jury a choisi également Carole Gaessler, la journaliste de France 3, la blogueuse Dominique Planche, la dirigeante de RMC Découverte Guénaelle Troly, la rédactrice en chef des « Nouvelles esthétiques Spa » Laure Jeandemange, la journaliste de Cana+ et iTélé Magali Sallé-Forestier et la blogueuse et comédienne Victoria Montfort.

Le public peut voter pour ses lauréates jusqu’au 15 septembre. Alors mobilisez-vous pour que Marie-Sophie Lacarrau figure au premier rang !

FV

11 Jan

Journalistes, soyons à la hauteur !

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Je ne sais pas vous mais moi je me dis que malgré le malheur qui a frappé des dizaines de familles cette semaine, les journalistes ont une occasion inédite de redorer leur blason auprès des Français et de prendre le temps de réfléchir à leurs pratiques professionnelles. Mais serons-nous à la hauteur de cet enjeu ?

Parce que les terroristes s’en sont pris à des journalistes, des caricaturistes (et nous n’oublions pas les policiers et les juifs victimes de ces attentats), la France a vécu ces derniers jours un sursaut incroyable en faveur de la liberté de la presse, de la liberté d’expression.

Pourtant, les Français n’aiment pas les journalistes. Année après année, des sondages nous indiquent qu’ils ne font pas confiance à la presse. Les symptômes différent d’un avis à l’autre : trop dépendants de leurs actionnaires, trop proches des politiques, trop imprudents, trop ceci ou pas assez cela… Mais la maladie est la même : une faible confiance dans les grands médias traditionnels (lire ci-dessous le baromètre 2014 TNS-Sofres) qui s’accélère avec l’accès de nos concitoyens à des sources d’informations sans intermédiaires via notamment les réseaux sociaux.

Alors que peuvent apporter les journalistes ? L’information n’a d’intérêt que lorsqu’elle est contextualisée, expliquée. Dans une période de crise comme celle que nous venons de vivre, l’information brute, voire parcellaire, peut être diffusée, mais avec une grande prudence.

Tout va vite, parfois trop vite. Cette semaine, nous avons vu du bien et du moins bien. Audrey Goutard, journaliste spécialisée police-justice de France 2 incarne à mon sens le journalisme responsable. Pendant des heures d’antenne sur le plateau de la chaîne, cette journaliste très informée n’a cessé d’être en relation avec ses sources policières. Mais jamais les infos qu’elle a données à l’antenne n’ont mis en danger la vie des otages ou n’ont pu livrer des données essentielles des enquêtes aux terroristes qui auraient pu s’en servir.

La journaliste Audrey Goutard de France 2

La journaliste Audrey Goutard de France 2

Bien d’autres médias et journalistes ont continué cette semaine, malgré l’émotion, malgré le stress et l’incroyable et tragique feuilleton à rebondissements, à faire leur travail consciencieusement, c’est à dire littéralement : avec conscience.

Mais dans la course à l’info, certains médias ont aussi déversé un flot d’informations, parfois invérifiables et quelquefois dangereuses pour des vies humaines. Certes il n’y a eu aucun dérapage grave mais la profession ne s’est pas forcément grandi de ces attitudes irresponsables.

Pourtant, jamais les Français, assommés par la tuerie de Charlie Hebdo, ne se sont sentis aussi proches de la presse, de leur presse. Alors, soyons à la hauteur.

Les journalistes français ont là une occasion unique de réfléchir à l’exercice de leur métier. De se rapprocher aussi de la population, de ces centaines de milliers de Français qui sont descendus dans la rue. Il faudra pour cela abandonner le sensationnalisme, expliquer notre travail à nos lecteurs/auditeurs/téléspectateurs, assumer nos choix rédactionnels (dire par exemple haut et fort qu’une rédaction a choisi de ne pas traiter tel ou tel sujet), ne plus regarder les chiffres d’audience…

Sans doute ne serons-nous pas totalement à la hauteur, mais si nous progressons, même un peu, individuellement dans nos pratiques et collectivement dans nos choix éditoriaux, alors tout n’aura pas été perdu.

Je ne crois pas que les journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo auraient aimé ces vagues d’hommages et ces mobilisations populaires en leur honneur. Mais ils auraient sans doute souri de savoir que leur journal, financièrement mal en point et qui ne respectait rien ni personne, soit devenu brutalement le symbole mondial de la liberté d’expression, d’opinion et de la liberté de la presse. Et pourquoi pas, l’objet d’un rapprochement entre les Français et leurs journalistes.

FV

08 Sep

La Toulousaine Marie-Sophie Lacarrau joker d’Elise Lucet au « 13 heures » de France 2

La présentatrice toulousaine (mais d’origine aveyronnaise, ne l’oublions pas !) de France 3 Midi-Pyrénées a réussi avec succès son test estival : le remplacement d’Elise Lucet au journal de journal de 13 heures de France 2.

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Conséquence : celle qui remplaçait régulièrement Carole Gaessler depuis 4 ans au 19/20 de France 3 national, devient officiellement le « joker » d’Elise Lucet. Elle remplace la présentatrice lorsque celle-ci est en congé ou en tournage pour son émission « Cash Investigation ».

Bonne nouvelle pour les téléspectateurs de la région : elle continue, dans le même temps, de présenter successivement les éditions régionales du 12/13 et du 19/20 de France 3 Midi-Pyrénées.