05 Avr

Finalement, Sud Radio ne gardera aucun salarié à Toulouse

INFO FRANCE 3 – Coup de théâtre dans le redéploiement de l’ex-radio du grand sud à Paris. Le groupe Fiducial a annoncé ce mercredi aux représentants du personnel que tous les postes sont transférés à Paris. Plusieurs licenciements à la clé.

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Le feuilleton du déménagement de Sud Radio de Labège (près de Toulouse) à Paris n’en finit pas. Après cette annonce en mai 2016, Fiducial Médias, branche médias du groupe Fiducial, propriétaire de la radio, avait indiqué que la radio garderait un journaliste correspondant à Toulouse et que la rédaction des sports resterait basée à Toulouse.

Plus aucun correspondant à Toulouse

Mais patatras ! Ce mercredi matin, la direction a présenté un nouveau projet aux représentants du personnel : il n’y aura, en juin prochain, plus aucun salarié de la radio à Toulouse, journaliste ou autre. Le projet de maintenir un journaliste correspondant est abandonné.

Le service des sports supprimé

Fiducial avait prévu de laisser le service des sports (3 journalistes) à Toulouse. Finalement, la direction a décidé de fermer purement et simplement le service et de licencier les trois journalistes. Les sports seront externalisés chez un prestataire.

Mutation ou licenciement

D’ici juin, les 15 personnes qui travaillent encore à Toulouse (12 CDI et 3 CDD) se verront donc proposer une mutation à Paris. S’ils refusent, ils seront licenciés. Une première vague de licenciement a eu lieu fin 2016. 7 journalistes étaient concernés : un a accepté la mutation, les 6 autres ont été licenciés.

Dans 3 mois, Fiducial aura donc tiré un trait sur plusieurs décennies de présence de Sud Radio à Toulouse et dans le sud-ouest. 

FV (@fabvalery)

01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

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7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)

29 Août

Sud Radio recrute Brigitte Lahaie, évincée de RMC

L’ex-star du porno, désormais animatrice radio, va débarquer sur Sud Radio, la radio (encore) basée à Toulouse avant son prochain déménagement à Paris, a-t-on appris ce lundi de source sûre.

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

La direction de Sud Radio, Fiducial Médias, s’est toujours défendu de vouloir copier le modèle économique et éditorial de RMC. Pourtant, avec cette annonce, les critiques en ce sens ne vont pas manquer. Sud Radio a en effet décidé de « récupérer » l’animatrice radio Brigitte Lahaie, qui animait jusqu’à présent une émission sur la sexualité sur RMC. Mais durant l’été, la direction de RMC, souhaitant se recentrer sur l’info et le sport, avait décidé de mettre fin à sa collaboration.

L’animatrice, qui dirige également un « juteux » site internet à son nom, avait indiqué sur son blog avoir découvert au dernier moment son éviction de RMC. Elle ne sera donc pas resté très longtemps sans micro. Dès le 5 septembre, elle récupère la tranche 14h/16h sur Sud Radio, la même que chez son ancien employeur. Continuer la lecture

25 Août

Une rentrée offensive pour Sud Radio

Christophe Bordet, rédacteur en chef de Sud Radio

Christophe Bordet, rédacteur en chef de Sud Radio

Sud Radio (groupe Fiducial), basée à Labège près de Toulouse, attaque la rentrée de septembre 2015 sur les chapeaux de roues !

Le « mercato » de l’été est impressionnant : la station accueille désormais les signatures de Luc Ferry, Eric Naulleau, Yolaine de la Bigne, Karine Duchochois et Alexandre Jardin dans son 5/9 le matin. Daniel Herrero sera aussi de retour sur l’antenne pour la Coupe du Monde de Rugby.

On passe en revue ces nouveautés avec Christophe Bordet, le rédacteur en chef, arrivé de RMC il y a 18 mois. Continuer la lecture

28 Mai

Le CSA renouvelle l’autorisation d’émettre de TLT, dont la survie est toujours incertaine

Olivier Schrameck, président du CSA

Olivier Schrameck, président du CSA

Alors qu’une journée cruciale est attendue ce vendredi 29 mai devant le tribunal de commerce de Toulouse, la chaîne locale TLT s’est vu renouveler pour 5 ans son autorisation d’émettre par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), comme le confirme ce courrier du président du CSA Olivier Schrameck, à l’issue de la réunion intervenue le mercredi 27 mai :

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Ce renouvellement est une bonne nouvelle pour la vingtaine de salariés de TLT mais le vrai enjeu se joue ce vendredi : le tribunal de commerce pourrait décider ce jour-là de la liquidation de la structure actuelle en raison de ses dettes.

La charge des salariés contre Jean-Luc Moudenc

Dans un communiqué les salariés de TLT se sont félicités du renouvellement de l’autorisation d’émettre par le CSA. Mais, à la veille du rendez-vous devant le tribunal de commerce, ils livrent également une charge contre le maire UMP de Toulouse : « Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse (mairie actionnaire à 60% du capital de TLT), écrivent-ils, a décidé depuis un an, pour des raisons obscures, de sacrifier la télévision locale toulousaine, créée en 1988 par Dominique Baudis, ancien maire centriste de Toulouse et Président emblématique du CSA. Pendant sa campagne, l’actuel maire de Toulouse s’était inscrit dans la continuité de Dominique Baudis  pour s’en démarquer aussitôt élu comme l’illustre l’affaire TLT, entre autres… Les salariés de TLT se demandent aujourd’hui, si l’acharnement du maire UMP de Toulouse à vouloir fermer le média, sous le faux nez de difficultés économiques, n’est pas une façon détournée de leur faire payer leur indépendance ».

Absence de repreneur ?

Les salariés de TLT demandent également au CSA « de veiller à ce que les éventuels repreneurs de la fréquence TNT, qui ne manqueront pas de se manifester si liquidation, reprennent aussi  tout ou grande partie des 20 salariés (journalistes et techniciens moyenne d’âge 45/50 ans), professionnels de l’audiovisuel et qui œuvrent dans la chaîne depuis sa création ».

D’après nos informations, les repreneurs ne se bousculent plus : ceux dont les noms ont circulé ces dernières semaines (Fiducial, Médias du sud, etc) auraient jeté l’éponge. Réponse demain, devant le tribunal de commerce.

FV

28 Fév

L’avenir de TLT au menu de Toulouse Métropole… un mois après la décision du tribunal de commerce

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A la suite des prises de position des présidents des groupes PS à la mairie et à Toulouse Métropole Pierre Cohen et Claude Raynal (lire ici notre billet à ce sujet), Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse-Métropole indique ce samedi dans un courrier envoyé à Claude Raynal et diffusé à la presse qu’il a mis à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Métropole le renouvellement du contrat d’objectif et de moyens (COM) qui prévoit le versement de fonds à la chaîne locale en échange d’objectifs en terme de programmes et d’audience.

Déjà trop tard ?

Problème : cette réunion est programmée… le 9 avril prochain, alors que c’est dans une semaine vendredi 6 mars, un mois plus tôt donc, que le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer sur l’avenir de la chaîne de télé locale, avec un risque élevé de prononcer la liquidation judiciaire de la structure actuelle.

Voici le courrier de Jean-Luc Moudenc

La discussion des élus de la Métropole sur le renouvellement du COM pourrait donc intervenir sur les ruines de la télé locale si le tribunal prononce la liquidation de TLT le 6 mars. 

Mais si la société actuelle (dont la ville de Toulouse est actionnaire principal via la société d’économie mixte CTV) est dissoute par la justice, la Métropole pourrait ainsi engager des discussions avec un repreneur, ou un groupe de nouveaux actionnaires.

Des repreneurs déjà sur les rangs

D’après nos informations, le Capitole continue ces derniers jours de consulter des groupes de médias intéressés par la télé locale pour tenter de réunir un nouveau tour de table et éviter l’écran noir… On parle beaucoup du groupe Médias du Sud qui exploite déjà des télés locales à Marseille, Nîmes et Montpellier. En revanche, la piste de Fiducial Médias, qui a repris récemment Sud Radio à Toulouse, semble désormais abandonnée.

Un dossier politique

A l’approche de la date fatidique du 6 mars, le dossier, déjà très politique, l’est encore plus. Lundi 2 mars, ce sont les élus écologistes qui organisent une conférence de presse pour présenter leurs propositions pour sauver TLT et en faire « une télé citoyenne« .

FV