17 Août

TLT : le directeur général de CTV conteste les propos du CSA

L’interview de Nicolas About, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) chargé des télés locales, réalisée sur ce blog début juillet juste après la disparition de la chaîne toulousaine TLT a fait réagir Jean-Marie Belin, nommé par Jean-Luc Moudenc à la direction générale de CTV, la société d’économie mixte qui gère les intérêts de Toulouse dans ce dossier.

Il nous a fait parvenir un long texte dans lequel il démonte plusieurs des arguments du CSA sur les responsabilités concernant la défaillance de TLT. Continuer la lecture

06 Mar

Le tribunal de commerce de Toulouse accorde deux mois supplémentaires à TLT

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

La décision de liquidation judiciaire tant redoutée par la vingtaine de salariés n’est pas tombée ce vendredi matin : le tribunal de commerce de Toulouse a accordé ce vendredi matin deux mois supplémentaires à Télé Toulouse (TLT). 

Criblée de dettes, la société était sous la menace d’une liquidation judiciaire : c’est d’ailleurs ce que son PDG Emmanuel Schwartzenberg avait demandé au tribunal. Mais finalement ce dernier a prolongé la durée de vie de TLT de deux mois supplémentaires pour permettre la réalisation de l’engagement pris ces derniers jours par Toulouse-Métropole et le Conseil Régional de renouveler leur aide financière par l’intermédiaire des contrats d’objectifs et de moyens (COM). Celui de Toulouse Métropole devrait être voté le 9 avril prochain.

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Coincés entre leur actionnaire majoritaire (la ville de Toulouse via la société d’économie mixte CTV) et leur PDG (contre lequel ils ont voté fin février une motion de défiance), les salariés de TLT sont donc soulagés. Ils avaient demandé eux-mêmes le report de l’audience pour permettre aux collectivités locales de finaliser le renouvellement des contrats d’objectifs et de moyens. Pour la représentante du CE, Anne Oriol, cette décision du jour est « une victoire ».

Dans cette nouvelle période, les actionnaires seront appelés à se réunir une nouvelle fois pour engager la société dans les contrats d’objectifs et de moyens cités plus haut mais aussi pour demander à certains actionnaires qui sont aussi des créanciers de la chaîne de tirer un trait sur une partie de sa dette : 300.000 euros seraient au compte de la ville de Toulouse, notamment le loyer des locaux de TLT à la médiathèque José Cabanis. Car les COM seront signés non pas pour apurer le passif mais pour financer des programmes ! Et pendant ce temps la dette risque de se creuser un peu plus.

Alors quelle sera l’attitude des actionnaires ? Oublier les créances ? Remettre de l’argent public au pot ? La dette s’élèverait actuellement à 1,8 millions d’euros et un juge-enquêteur va devoir, en deux mois, demander aux actionnaires une augmentation de capital qui paraît bien improbable.

Au conseil municipal qui se tenait au même moment, Jean-Luc Moudenc a rappelé que la ville de Toulouse a versé 17 millions d’euros à TLT depuis la création de la chaîne locale en 1988.

Capture

Les salariés de TLT ont aussi moyennement apprécié le mot que le maire Jean-Luc Moudenc a eu en ouverture du conseil municipal ce vendredi matin : une « pensée de sympathie » (citée notamment sur Twitter par l’adjointe au maire et députée UMP Laurence Arribagé – voir ci-dessus) que les salariés ont pris, au moment où ils attendaient la décision du tribunal, comme un baiser de la mort. Finalement, il reste encore un peu d’espoir !

FV

EN VIDEO / le reportage de Bruno Frédiani et Christian Bestard :

 

02 Mar

Pour sauver TLT, les écologistes réclament un rapprochement avec France 3 Midi-Pyrénées

Plusieurs élus écologistes ont demandé ce lundi matin à Toulouse, lors d’une conférence de presse, de rapprocher TLT de France 3 Midi-Pyrénées, alors que la chaîne locale de Toulouse est sous la menace d’une liquidation judiciaire, avant une audience cruciale au tribunal de commerce vendredi 6 mars prochain.

Les élus proposent que ce rapprochement avec France 3 se fasse avec la bénédiction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Pour cela, ils réclament au juge du tribunal de commerce de Toulouse de donner « quelques semaines de délai supplémentaires » à la chaîne locale. Gérard Onesta et Marie-Christine Pons (vice-présidents EELV du Conseil régional), Antoine Maurice et Michèle Bleuze (élus d’opposition EELV au conseil municipal de Toulouse) ont défendu l’idée de ce rapprochement pour assurer la survie de TLT et faire de la chaîne locale « une télé citoyenne ».

L’interview de Gérard Onesta :

Une tentative déjà avortée

Un tel rapprochement avait été envisagé il y a quelques mois par la ville de Toulouse : Jean-Luc Moudenc et Jean-Marie Belin, président de CTV la société d’économie mixte qui gère la participation de la ville dans le capital de TLT, avaient rencontré à Paris Rémi Pflimlin, le président de France Télévisions, pour évoquer un éventuel lien structurel entre les deux chaînes. Mais cette option a depuis été abandonnée.

Un dossier de plus en plus politique

La semaine dernière, ce sont les élus socialistes Pierre Cohen et Claude Raynal qui avaient demandé à Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver TLT, notamment en prolongeant le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) qui lie Toulouse à la chaîne locale. Le maire UMP de Toulouse a répondu samedi qu’il avait mis ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil de métropole, le 9 avril prochain, un mois donc après la décision attendue du tribunal de commerce.

En proie à de graves difficultés financières depuis des années, TLT pourrait connaître actuellement ses derniers jours d’existence avant l’audience de vendredi au tribunal de commerce. 21 salariés permanents sont concernés.

FV