24 Fév

Expo : l’ex-ZAD de Sivens vue par le reporter photographe Frédéric Scheiber

Le journaliste photographe a parcouru pendant 6 mois la « zone à défendre » autour du projet de barrage de Sivens. Il expose actuellement à Toulouse ses clichés enrichis de diaporamas sonores.

Photo : F. Scheiber

Photo : F. Scheiber

Des coins les plus reculés de la planète au bout de notre rue, les journalistes sont les témoins de l’évolution du monde. En ces périodes où la vidéo est surpuissante, présente partout, envahissant les réseaux sociaux, il est parfois utile de se poser face à une image arrêtée. Non la photographie n’est pas morte, elle « bouge » encore !

Toulouse compte d’ailleurs un grand nombre de très bons photo-reporters, dont Frédéric Scheiber, qui office depuis une vingtaine d’années pour différents organes de presse.

Il propose actuellement (jusqu’au 24 mai à la galerie Photon à Toulouse) une exposition de ses photos prises pendant 6 mois sur la « ZAD » (zone à défendre) du projet de barrage de Sivens dans le Tarn.

L’histoire, à travers des regards, de ce bataille pour la protection d’une zone humide. Le théâtre, aussi, d’un drame : la mort de Rémi Fraisse.

L’expo est accompagnée d’un dispositif multimédia : des QR Code disposés sous 6 photographies qui proposent au visiteur une immersion dans la ZAD à travers des diaporamas sonores.

FV (@fabvalery)

Une journaliste agressée lors de la manif des lycéens à Montpellier

Une journaliste de France Bleu Hérault a été agressée jeudi à Montpellier pendant la manifestation des lycéens en soutien à Théo.

Lors de la manif des lycéens à Montpellier (MaxPPP)

Lors de la manif des lycéens à Montpellier (MaxPPP)

Alors qu’elle était en train de réaliser des interviews de manifestants jeudi matin lors de la manif des lycéens en soutien à Théo, une journaliste de France Bleu Hérault a été agressée par un groupe de jeunes : elle a été frappée à la tête, on lui a tiré les cheveux. La journaliste a réussi à s’extirper seule de cette situation avant qu’elle ne dégénère.

Cet acte a été vivement condamné par la direction de la radio locale. Attaquer une journaliste venu couvrir cet événement, c’est, comme l’écrit sur Twitter le directeur de France Bleu Hérault Vincent Rodriguez,« une balle dans le pied ».

Il n’est jamais bon en démocratie de voir la presse ciblée par des actions violentes, d’où qu’elles viennent. De nombreux journalistes, des élus, ont d’ailleurs condamné cette agression.

6 interpellations ont eu lieu en marge de cette manifestation à Montpellier mais elles ne sont pas en lien avec l’agression de la journaliste qui a d’ailleurs porté plainte ce vendredi matin au commissariat de Montpellier. 

FV (@fabvalery)

23 Fév

Le D’Oc, le nouveau média montpelliérain qui veut prendre du recul sur l’actualité

Le D’Oc, un nouveau média numérique (avec un magazine papier gratuit trimestriel) a vu le jour mercredi 22 février sur le grand Montpellier. Il veut proposer un autre regard sur l’actualité.

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« Le nom est un double clin d’oeil, explique Benjamin Téoule, le journaliste porteur de ce projet. Le D’Oc, parce que comme un médecin nous voulons ausculter l’info. Le D’Oc, comme le documentaire car nous voulons la traiter en profondeur ».

Le D’Oc, nouveau média qui traite d’infos autour du Grand Montpellier, du Pic Saint-Loup et du Pays de l’Or, est en ligne depuis mercredi 22 février. Dans l’équipe, des photographes, des journalistes, réunis autour de Benjamin Téoule, ex de L’Agglorieuse et correspondant local de L’Express.

Cet ancien élève de l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT) avait depuis longtemps « l’envie de créer quelque chose« . Voilà chose faite avec ce projet, désormais concrétisé : un site internet qui ne fait pas du flux (environ une publication par jour) car il veut avant tout se détâcher de l’actualité « chaude » pour proposer aux lecteurs des « outils complémentaires aux médias de l’instantanéité ». « Ce n’est pas du tout un média contre un autre, explique Benjamin Téoule, mais nous souhaitons redonner leur place à des formes journalistiques actuellement moins utilisées localement : le reportage, l’enquête, l’interview ».

Le site (payant, environ 3,90 euros par mois selon la formule) et le trimestriel papier (gratuit) ne recevront aucune subvention des pouvoirs publics pour garder leur indépendance. Seule la publicité ouverte aux annonceurs privés sera présente.

Pour l’instant, ce nouveau média va prendre le temps de s’installer. Mais, il n’est pas exclu qu’il étende son territoire au reste de l’Occitanie. Son nom est d’ailleurs presque prédestiné.

En tout cas, c’est encore un pas vers plus de pluralisme dans la région. Dernièrement, c’est le site « Dis-leur ! » créé par deux anciens journalistes de Midi Libre qui a fait son apparition, avec là aussi le souhait d’offrir aux lecteurs d’autres champs que l’actualité pure et dure.

FV (@fabvalery)

17 Fév

TV Sud Toulouse émettra sur le canal 31 de la TNT

La nouvelle chaîne qui va remplacer TLT (disparue en juillet 2015) s’est vue attribuer le canal 31 (comme le numéro du département de la Haute-Garonne) sur la TNT.

(Photo : MaxPPP)

(Photo : MaxPPP)

Les dirigeants de TV Sud ne veulent surtout pas mettre leur pas dans ceux de feue TLT et promettent que leur chaîne proposera des prgrammes et un concept très différents de l’ex-Télé Toulouse (pas de plateau-studio à Toulouse, mutualisation des moyens et des programmes avec les chaînes existantes de Nîmes, Montpellier et Perpignan, etc).

Il y a pourtant un sujet qui les réjouit : ils ont obtenu le même numéro de fréquence sur la TNT. Le 31, comme le numéro de la Haute-Garonne, moyen mémotechnique pour se souvenir du numéro de la chaîne. Toujours utile dans le vaste paysage des chaînes gratuites. Rappelons qu’avant l’arrivée de la TNT, Télé Toulouse a joui d’une place de choix sur les télécommandes (la 7).

TV Sud, dont la convention signée avec le Conseil supérieur de l’audivisuel (CSA) a été publiée ce vendredi 17 février au Journal Officiel, veut démarrer ses programmes toulousains le 31 mai. Début février, la future chaîne toulousaine a reçu le soutien financier du Conseil Régional d’Occitanie à hauteur de 1,5 million d’euros sur 3 ans.

FV (@fabvalery)

16 Fév

Livre : 10 ans d’enquête sur les milieux djihadistes par le journaliste toulousain Jean-Manuel Escarnot

Le journaliste toulousain Jean-Manuel Escarnot publie ce 16 février le livre « Djihad, c’est arrivé près de chez vous » dans lequel il revient notamment sur les filières toulousaines (Merah, Essid, Clain, etc) et apporte également de nouveaux témoignages, particulièrement en matière de renseignement.

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Des émeutes de banlieue en 2005 jusqu’aux derniers attentats commis en France en 2016, des groupes toulousains constitués autour des frères Merah ou Clain aux témoignages de policiers ou d’infiltrés chargé de surveiller les suspects, Jean-Manuel Escarnot livre dans « Djihad, c’est arrivé près de chez vous » (Editions Robert Laffont) le fruit de 10 ans d’enquête dans les milieux djihadistes.

S’il n’est pas à proprement parlé un spécialiste du djihad, comme il le reconnaît d’ailleurs lui-même dans le livre, le journaliste (correspondant de Libération à Toulouse) a régulièrement enquêté sur ces réseaux depuis plus d’une dizaine d’années.

Il regroupe dans ce livre ses rencontres. Avec un diplomate français en Syrie, qui dès 2006, analyse ainsi la situation des jeunes Français se rendant en Syrie : « Il y a un certain nombre de jeunes issus de l’immigration que la France n’a pas réussi à intégrer et qui sont en même temps rejeter dans leur pays d’origine ».  Avec des familles, désespérées, de jeunes partis en Syrie. Avec aussi un policier, spécialiste du renseignement.

Il reconstitue aussi des conversations entre djihadistes, recueille des témoignages sur la radicalisation en prison. Révèle que certains Français en Syrie sont des « taupes » des services de renseignement !

L’un des moments forts du livre : le témoignage d’un « hacker » qui a travaillé pour le renseignement français. Une longue séquence, très documentée, où « Gabriel » (c’est un pseudo) raconte les comptes facebook ou les emails piratés, les infiltrations de réseaux de candidats au djihad.

« Djihad, c’est arrivé près de chez vous » (Robert Laffont, 18 euros) En librairie le 16 février.

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« Dis-leur ! », le nouveau média contre la « bfmisation des esprits » en Occitanie

Deux anciens journalistes de Midi-Libre ont créé le site « Dis-leur ! » qui propose une info détachée de l’actualité en Occitanie. A découvrir.

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C’est une info qui veut prendre son temps et lutter contre la « bfmisation des esprits » comme en plaisante l’un des deux créateurs. Philippe Mouret et Olivier Schlama sont deux anciens journalistes de Midi-Libre, qui ont quitté le journal après son rachat par Jean-Michel Baylet et La Dépêche du Midi. « En tant que journaliste politique, je n’étais pas à l’aise dans un journal dirigé par un ministre« , explique Philippe Mouret. 

Surtout, les deux journalistes avaient envie de traiter l’information autrement, « d’aborder d’autres sujets que ceux que la presse traditionnelle publie en permanence ».

D’où l’idée de « Dis-leur ! », un titre retenu pour son homophonie avec « dealer », car « les journalistes sont des dealers d’infos ». Le site est d’ailleurs espièglement sous-titré « votre dose d’info en Occitanie » !

Installé sur la couveuse de jeunes entreprises du Grand Biterrois, le nouveau site régional d’info a vu le jour mardi 14 février, jour de la Saint-Valentin.

« On ne s’interdit rien, explique Philippe Mouret, mais on ne traitera les faits-divers ou le sport que s’ils ont un sens en matière de faits de société ». Pour son lancement Dis-leur ! propose par exemple des articles sur la chocolatine, sur les difficultés de circuler en train dans la région, ou encore une interview de Cécile Bois, la comédienne de la série Candice Renoir qui se déroule à Sète (dont sont originaires les deux créateurs du site).

En projet : des longs dossiers, des enquêtes, des échanges avec des blogueurs, l’apport de chroniqueurs et même une interactivité avec les lecteurs. « Régulièrement nous proposerons des sujets d’articles ou de dossiers et ce sont les lecteurs qui choisiront ceux que nous réaliserons. Ils pourront même proposer des idées d’articles ».

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14 Fév

Le journal tarnais « La Montagne Noire » renaît grâce notamment à Laurent Cabrol et Wendy Bouchard

Des Mazamétains ne se sont pas satisfaits de la disparition en décembre du journal fondé en 1904. Réunis en association avec à leur tête le dessinateur et animateur Claude Ferran, ils vont faire reparaître le journal début mars avec notamment les coups de main de Wendy Bouchard et Laurent Cabrol.

La future une de La Montagne Noire nouvelle formule (Photo : E. Wat / France 3)

La future une de La Montagne Noire nouvelle formule (Photo : E. Wat / France 3)

« La Montagne Noire » n’est pas morte. Elle bouge encore. Le journal bi-hebdomadaire du pays mazamétain, fondé en 1904, avait mis la clé sous la porte en décembre dernier. Une liquidation judiciaire qui entraînait la disparition du titre, successeur du « Petit Cévennol » et ancien « plus petit quotidien de France ».

Sous l’impulsion du dessinateur (de l’Almanach Vermot notamment) et animateur (Radio 100 % et ex-Sud Radio) Claude Ferran, qui préside l’association, huit personnalités de Mazamet ont décidé de faire revivre le titre.

Le journal ne changera pas »

« Nous avons tous mis de notre poche, explique Claude Ferran, mais notre association est sans but lucratif. Le seul objectif est de refaire vivre le journal. Nous nous y employons chaque jour depuis un mois ».

L’objectif est de faire reparaître « La Montagne Noire » début mars. Avec de sérieux coups de pouce : l’animateur météo d’Europe 1, le Mazamétain Laurent Cabrol (qui préside déjà le club de rugby le Sporting Club Mazamétain) participera bénévolement ainsi que sa collègue Wendy Bouchard également co-animatrice de l’émission « Même le Dimanche » avec Dave sur France 3.

Wendy Bouchard (photo : MaxPPP)

Wendy Bouchard (photo : MaxPPP)

« Je serai une sorte de rédactrice en chef adjointe bénévole, a expliqué la Tarnaise d’adoption, et j’enverrai au journal des petits articles parisiens ».

Si tout se passe comme prévu « La Montagne Noire » n’aura donc connu que deux mois d’interruption. Les Mazamétains vont enfin retrouver leur journal. « Il ne changera pas » assure Claude Ferran.

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13 Fév

Inondée, la radio Campus FM Toulouse ne peut plus émettre

Les locaux de la radio étudiante, situés dans le centre-ville de Toulouse, ont été totalement inondés ce lundi matin après la rupture d’une canalisation sur un chantier.

(Photo : Campus FM)

(Photo : Campus FM)

Campus FM Toulouse se souviendra longtemps de ce lundi 13 février, journée mondiale… de la radio !  Après une inondation accidentelle de ses locaux situés rue des Lois, dans le centre-ville de Toulouse, la radio universitaire toulousaine est contrainte au silence.

Ce lundi matin, un engin de chantier a percé une canalisation et les locaux de la radio qui émet sur 94 Mhz, situés en sous-sol, ont été totalement dévastés.

En début d’après-midi, les pompiers ont pompé l’eau situé dans les locaux de la radio. Plusieurs auditeurs se sont proposés sur les réseaux sociaux pour donner un coup de main. Mais une partie du matériel a été endommagé. La radio ne peut pas encore précisé quand elle reprendra ses émissions. Elle est à la recherche de nouveaux locaux.

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08 Fév

Le livre du journaliste Stéphane Thépot sur les paysans de l’Aveyron : un hymne à la résistance

Le journaliste toulousain publie le livre « Racines choisies, les paysans résistent ». « Non, les paysans ne sont pas morts. En Aveyron, comme ailleurs, ils (se) bougent encore » écrit l’auteur.

Le marché aux bestiaux de Laissac (Photo : MaxPPP)

Le marché aux bestiaux de Laissac (Photo : MaxPPP)

C’est un petit bouquin qui se lit comme on suivrait un reportage. Les déambulations d’un journaliste, bottes en plastique aux pieds, qui du Larzac à l’Aubrac, « laboure » les terres du Rouergue à la rencontre des paysans, croisant José Bové ou la veuve du syndicaliste agricole Raymond Lacombe, frappant sur la croupe des vaches Aubrac ou discutant avec les agriculteurs, les coudes posés sur la table. Ça sent le pain de campagne, l’étable et la sincérité. 

N’imaginez pas Stéphane Thépot, journaliste toulousain (qui travaille ou a travaillé pour Le Monde, Le Point, L’Express, La Croix...), comme un urbain lâché dans la campagne, un peu dégoûté de salir ses souliers ! Non, l’auteur a débuté sa carrière de journaliste dans les années 80 à La Volonté Paysanne, l’hebdomadaire agricole de l’Aveyron. Dans ces terres parfois hostiles et toujours résistantes, il a alors croisé le jeune José Bové (qui n’avait pas encore démonté le McDo de Millau), le puissant Raymond Lacombe et toute une cohorte de paysans aveyronnais qui, pour certains, s’interrogeaient (déjà) sur l’avenir du monde rural et de la paysannerie.

9791031200804_1_75Trente ans plus tard, les questions se posent toujours. Les urbains rejettent la mal-bouffe, redemandent des produits de qualité, de proximité. Mais les paysans sont moins nombreux, plus âgés, fatigués.

Stéphane Thépot part à la rencontre de ces figures, des anonymes, des jeunes, des vieux, des femmes et les interrogent sur le monde qui les entoure, leurs échecs, leurs espoirs. Son livre-reportage se lit finalement comme un roman. Avec des personnages aux faces burinés, aux idées bien arrêtées. Des paysans. Des vrais.

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« Racines choisies, les paysans résistent »

par Stéphane Thépot

Atelier Henry Dougier (collection Le changement est dans l’R) 12 euros. 

 

07 Fév

Le site d’investigation « Médiacités » débarque en mai à Toulouse

En constante mutation depuis plusieurs années, le paysage médiatique toulousain va s’enrichir d’un nouveau venu. Comme nous vous l’annoncions sur ce blog dès septembre dernier, « Médiacités », le nouveau site d’infos exclusivement consacré à l’enquête et à l’investigation s’installe à Toulouse en mai 2017.

L'équipe de Médiacités lors du lancement à Lille.

L’équipe de Médiacités lors du lancement à Lille.

Une enquête fouillée, une révélation chaque semaine c’est l’ambition de « Médiacités », le nouveau média d’investigation lancé en région par une équipe de 7 co-fondateurs, pour la plupart des anciens de L’Express-L’Expansion. Le site, qui a vu le jour le 1er décembre à Lille, est en cours de développement dans plusieurs grandes métropoles : Lyon (en avril), Toulouse (en mai) et Nantes (en mai ou juin).

Mi-2017, les lecteurs toulousains vont donc pouvoir découvrir ce nouveau média qui veut revaloriser le travail d’enquête journalistique en région à travers « les coulisses, l’envers de la ville dans laquelle vivent nos lecteurs », explique Jacques Trentesaux, l’un des fondateurs.

A Toulouse, « la machine est enclenchée »

A Toulouse, comme ailleurs, Médiacités, surnommé sur ce blog « le médiapart local », veut, en toute indépendance, publier au moins une enquête par semaine. Tous les sujets sont concernés : politique, sport, économie, culture, etc. Pour cela, l’équipe a commencé à constituer à Toulouse une escouade de 12 à 15 pigistes, journalistes aguerris, connaissant bien le terrain, parfois spécialistes de l’enquête. « Ce sont des journalistes que nous sélectionnons pour leurs qualités d’enquêteurs, explique l’un des co-fondateurs Sylvain Morvan, mais nous n’excluons pas non plus de travailler en partenariat avec d’autres médias. Ce qui nous intéresse c’est d’enquêter au coeur des pouvoirs locaux. A Toulouse, ça y est, la machine est lancée ». 

L’investigation sans concession

En deux mois d’existence à Lille, le site a déjà révélé plusieurs infos : la centrale nucléaire de Gravelines, le maire de Valenciennes, le Grand Stade de Lille, les #footballleaks à propos du nouveau patron du LOSC (en collaboration avec Médiapart et France 3 Hauts-de-France) sont déjà accrochés à son tableau de chasse !

Pour vous faire une idée du travail de Médiacités, consultez le site, pour l’instant uniquement consacré à des articles sur Lille et sa région : l’abonnement est (pour le moment) gratuit (mais on peut souscrire un abonnement de soutien). Dans quelques semaines, l’abonnement de base devrait fixé autour de 6 euros/mois.

Un média indépendant sur abonnement

Un choix du payant qui est aussi une garantie d’indépendance : pas de pub, pas de subvention de mairies ou d’institutionnels. Le site reçoit uniquement une aide à la presse en ligne délivrée par le ministère de la culture. A Toulouse, comme dans les autres villes, les fondateurs tablent sur 3000 abonnés pour être à l’équilibre et assurer un bon niveau de rémunération des pigistes.

Après le lancement de Lille et avant ceux de Lyon, Toulouse et Nantes, Médiacités va se lancer dans une opération de crowdfunding. « C’est essentiel pour nous de faire savoir que nous existons, souligne Jacques Trentesaux. Aujourd’hui nous vivons sur le bouche à oreille et quelques articles dans la presse. Le 1er mars nous lançons une opération de financement participatif grâce à laquelle nous espérons attirer des lecteurs mais aussi lever des fonds pour lancer notre plan marketing ».

Les Toulousains avides d’enquêtes journalistiques

« Ce sont les Toulousains qui se sont montrés les plus intéressés, explique Sylvain Morvan, quand nous avons lancé notre enquête en ligne dans les 4 villes, pour connaître les attentes des lecteurs. Toulouse est mûre pour ce projet. On sent qu’ici ça piaffe d’impatience ».

Il faudra donc attendre encore un peu. Médiacités Toulouse, c’est pour mai 2017.

FV (@fabvalery)

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