30 Août

Le journaliste et romancier Jean-Pierre Alaux devient éditorialiste sur Radio Totem

Il y fera un édito chaque matin à 7h15 à partir du 4 septembre.

Jean-Pierre Alaux

Jean-Pierre Alaux

Dans le mercato médiatique de l’été, il n’y a pas que le transfert de Patrick Cohen de France Inter à Europe 1 ! Jean-Pierre Alaux, journaliste et romancier, qui animait jusqu’à juin dernier la matinale de Radio Présence à Toulouse vient d’annoncer son « transfert » vers Radio Totem où il fera chaque matin un éditorial intitulé « C’est juste mon avis ».

Jean-Pierre Alaux débutera lundi 4 septembre sur l’antenne de la radio à 7h15 pour ce billet quotidien. « En quittant le micro de Radio Présence en juin dernier, écrit-il sur sa page facebook, je croyais en avoir terminé avec la radio. Mais le virus est tenace et, parmi les propositions qui m’ont été faites, je viens d’accepter de devenir, dès lundi prochain, éditorialiste sur le réseau Totem »

Journaliste, romancier, Jean-Pierre Alaux a déjà officié notamment sur Sud Radio ou encore feue Télé Toulouse. Il est aussi le co-auteur de la série de romans policiers « Le Sang de la Vigne », adapté à la télévision avec succès pour France 3 avec notamment Pierre Arditi.

Radio Totem est l’une des radios privées phares du centre et sud-ouest de la France. Basée dans l’Aveyron, elle compte 35 fréquences dans le massif central et une grande partie de l’est de la région Occitanie.

FV (@fabvalery)

29 Août

Google va financer « Robin », le projet interactif de La Dépêche du Midi

Le fonds Google de financement de projets numériques dans la presse a annoncé cet été les lauréats de la troisième session. Parmi les 107 projets dans 27 pays européens (dont 11 en France), celui d’assistant numérique personnalisé du journal régional.

(Photo Eric Piermont / AFP)

(Photo Eric Piermont / AFP)

Pour sa troisième session du fonds Google Digital News Initiative (DNI), Google a attribué 21 millions d’euros à 107 projets européens présentés par des entreprises de presse : 11 projets français ont été retenus en 2017 dont celui de partage de données pour l’Agence France Presse (AFP) mais aussi Le Figaro, 20 minutes ou La Dépêche du Midi.

Au total 21 millions d’euros d’aides ont été attribués, dont 1,5 millions pour les 11 projets français. Google n’a pas communiqué le détail des sommes attribuées à chaque projet.

C’est la première fois que La Dépêche du Midi décroche un financement par Google. Il s’agit d’un prototype de chatbot, un robot numérique, appelé « Robin », dont le but est selon le dossier de candidature de La Dépêche de « mettre à disposition notre base de données locale à nos abonnés de manière interactive ». « Nous imaginons notre Chatbot comme un compagnon quotidien qui pourrait suivre les clients dans leurs tâches quotidiennes, poursuit le groupe régional. En effet, l’utilisateur pourrait se renseigner sur divers sujets tels que l’élection du maire de sa ville, mais aussi sur les événements autour de lui, la météo pour le week-end ou même obtenir des conseils pour choisir un bon restaurant ».

Une sorte d’outil personnel digital qui mêlerait donc infos locales au citoyen et services au consommateur, alors que jusqu’à présent ces contenus sont plutôt séparés sur les outils numériques.

Le fonds Google pour l’initiative digitale dans l’information a été créé en 2015 au niveau européen, prenant la succession du fonds Google pour la presse (ou Fonds pour l’innovation numérique de la presse, FINP) qui avait été lancé en 2013. Accusant Google de fragiliser l’économie des médias et vampiriser les contenus, les éditeurs de presse d’information avaient alors obtenu un accord qui prévoyait en 2015 l’attribution de 60 millions d’euros sur trois ans à des projets d’innovation.

Avec cette troisième session (la quatrième campagne de candidature s’ouvre en septembre), Google a indiqué avoir déjà attribué 27,3 millions d’euros (round 1), 24,2 millions (round 2). Avec les 21 millions du round 3, on arrive à un total de 72,5 millions d’euros déjà attribués. A noter que les projets français sont largement à la traîne par rapport à l’Allemagne, l’Italie ou au Royaume-Uni.

FV (@fabvalery)

28 Août

Pendant l’été, Sud Radio a quitté Toulouse : une dizaine de licenciements

C’est terminé. Sud Radio, historiquement basée à Toulouse, a définitivement quitté ses locaux de Labège. Désormais la radio est entièrement réalisée depuis Paris.

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« Toulouse, berceau historique de Sud Radio ». Ces mots ont été prononcés à l’antenne le 26 juillet dernier, à l’issue du dernier flash info de 19 heures présenté depuis les locaux de Labège, près de Toulouse. Ce jour-là, une page de plus de 30 ans d’histoire de Sud Radio a été tournée.

Désormais, Sud Radio est une radio… parisienne. Ce « déménagement », nous vous l’avions révélé sur ce blog il y a un an. Fiducial Médias, propriétaire de Sud Radio et filiale de Fiducial, a depuis mené tambour battant le transfert de ses activités dans la capitale. Le personnel à Toulouse s’est vu proposer des mutations, la plupart du temps sans valorisation salariale. Beaucoup ont décliné ces offres : des premiers licenciements avaient eu lieu en janvier dernier, les autres ont suivi cet été. Ne restent plus, selon nos informations que trois délégués du personnel qui, après accord de l’administration, seront licenciés en septembre. Une dizaine d’emplois supprimés à Toulouse.

Désormais, une seule journaliste assurera à Toulouse la « correspondance » pour Sud Radio.

Malgré cette situation difficile, une partie de l’équipe licenciée a voulu marquer l’événement en publiant courant août une photo (voir ci-dessous) sur les réseaux sociaux pour marquer, avec le sourire, son « transfert » de Sud Radio à… Pôle Emploi !

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Sollicité à plusieurs reprises depuis l’annonce de ce transfert, la direction de Sud Radio n’a jamais souhaité nous répondre. En avril dernier, le PDG de Fiducial Médias, Didier Maïsto, s’était longuement exprimé sur TV Libertés, la web-TV dirigée par l’ex-Front National Martial Bild et chantre de la « réinformation » chère à l’extrême-droite. Il y parlait en ces termes de Sud Radio : « Quand nous l’avons reprise, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Depuis Sud Radio a notamment recruté l’ex-député Henri Guaino comme chroniqueur et confié à Valérie Expert une émission matinale sur… les médias.

Ce lundi 28 août, Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, était l’invité de la matinale… de Sud Radio. Mais le sujet portait sur les rythmes scolaires. Le sort des salariés de la radio et son déménagement autoritaire n’ont donc pas été évoqués à l’antenne.

Didier Maïsto qualifiait la radio historique du Grand Sud, dans son interview sur TV Libertés, de « radio nationale et généraliste installée au sud… de Paris ».

C’est désormais vraiment le cas.

FV (@fabvalery)

17 Juil

Un édito du « Journal d’ici » de Castres déclenche la colère des Harkis

Des associations de Harkis ont manifesté ce lundi 17 juillet devant les locaux du Journal d’Ici à Castres pour protester contre un éditorial de l’hebdomadaire local qui faisait le parallèle entre les élus de droite qui choisissent de soutenir Macron et… les Harkis (qui avait choisi la France plutôt que l’Algérie).

Les Harkis devant le siège du Journal d'Ici. (Photo : M. Brisse / France 3)

Les Harkis devant le siège du Journal d’Ici. (Photo : M. Brisse / France 3)

« Purgée de ses harkis, la droite pourra envisager sa propre refondation ». Ces mots, signés par Pierre Archet, directeur du Journal d’Ici, l’hebdomadaire de Castres, le 22 juin dernier dans un éditorial consacré à l’état de la droite après les législatives, ont fait bondir les associations de Harkis, nombreux dans le Tarn.

Ils se sont sentis comparés à des traîtres et n’ont pas goûté aux mots de l’hebdomadaire fondé en 2003 par Pierre Fabre. Plusieurs d’entre-eux se sont regroupés ce lundi 17 juillet devant les locaux du journal à Castres.

Pourtant, face aux réactions, la rédaction avait publié un autre article le 6 juillet. Sous le titre « Harkis : méprisable méprise », le Journal d’Ici répondait aux réactions suscitées par le premier éditorial : « Certains, pas toujours bien intentionnés et manifestement disposés à souffler sans vergogne sur les braises d’une sujet resté très sensible, ont voulu y voir une façon de qualifier les députés « constructifs » de traître à leur camp politique : nous les renvoyons à leur dictionnaire préféré. Et à leur irresponsabilité. Pour leur part, nos compatriotes rapatriés musulmans ne se sont pas laissés abuser par cette méprisable méprise ».

Apparemment, au vu de la manifestation de ce jour, la méprise n’est pas du côté que l’on croit.

FV (@fabvalery)

13 Juil

France Inter va fermer son bureau à Toulouse

L’annonce a été faite lundi 10 juillet par le PDG de Radio-France, Mathieu Gallet, en visite à Toulouse. Quatre journalistes sont concernés.

Photo : AFP

Photo : AFP

Mathieu Gallet, le patron de Radio-France, n’a pas fait le voyage pour rien. Lundi, il était à Toulouse officiellement pour le concert inaugural du festival Radio France Occitanie Montpellier de Pibrac. Le concert s’appelait « voyage en polyphonie ». Mais quelques instants plus tôt, rencontrant les personnels de Radio-France à Toulouse et affublé, Mathieu Gallet et ses principaux lieutenants, dont Laurent Guimier, le nouveau directeur des antennes et des contenus, ont parlé d’une seule voix. Et le message était limpide.

Mathieu Gallet a annoncé la fermeture prochaine des bureaux de France Inter-France Info à Toulouse, Lyon et Marseille. Il s’agit des trois derniers bureaux de correspondants des chaînes nationales en région. Une radio locale de Radio France doit ouvrir prochainement à Lyon, où pourrait être intégrés les journalistes déjà présents.

A Toulouse, 4 journalistes assurent, pour l’ensemble de l’ex-région Midi-Pyrénées (et souvent au-delà), la correspondance pour les chaînes nationales. Un bureau créé en 1997, au moment de l’installation de la radio le Mouv’ à Toulouse.

Alors que vont devenir ces quatre journalistes ? Mathieu Gallet a simplement indiqué, selon nos informations, que des postes leur seront proposés. Sans préciser lesquels, ni même à quelle échéance.

Cette fermeture est en fait une nouvelle étape dans la stratégie de Radio-France. Après avoir recréer une antenne locale, France Bleu Toulouse, en 2011, le groupe public veut désormais la transformer en radio « régionale ». Comme nous l’indiquions sur ce blog en février dernier, Radio France a obtenu des fréquences dans 12 villes de l’ex-région Midi-Pyrénées (à Albi, Rodez, Montauban, etc) et compte, rapidement (échéance 2018 ?) modifier son organisation et sa grille.

Les 4 journalistes de France Inter devrait donc se voir proposer des postes dans le cadre de cette réorganisation. Mathieu Gallet, lundi à Toulouse, aurait, selon nos informations, annoncé la création de trois RER (rédacteur en résidence) à Montauban, Castres et… Pamiers !

Quant au personnel de France Bleu Toulouse, il attend toujours des précisions sur les contours de cette réorganisation. Des questions ont été posées au PDG, sans toujours trouver de réponses. Quid par exemple d’un éventuel rapprochement avec France 3 ? Il faut dire que dans le programme électoral d’Emmanuel Macron figurait le projet de création d’un grand audiovisuel public regroupant France Télévisions, Radio-France, l’INA, France Médias Monde, etc.

FV (@fabvalery)

05 Juil

Samuel Forey et Tristan Waleckx, deux Prix Albert Londres passés par Midi Libre à Rodez

Les deux journalistes qui ont été récompensés mardi par la plus haute distinction journalistique en France ont tous les deux débutés à l’agence ruthénoise de Midi-Libre.

Samuel Forey (à gauche) et Tristan Waleckx (2ème en partant de la droite) lors de la remise du prix (Photo : Eric Fefenberg / AFP)

Samuel Forey (à gauche) et Tristan Waleckx (2ème en partant de la droite) lors de la remise du prix (Photo : Eric Fefenberg / AFP)

La presse quotidienne régionale, une école pour les journalistes. Deux des 4 journalistes récompensés mardi par le prestigieux prix Albert Londres ont débuté leur carrière à Midi Libre Rodez en Aveyron, comme le rappelle Centre Presse Aveyron.

Samuel Forey, a été distingué pour ses reportages publiés dans Le Figaro sur la bataille de Mossoul en Irak, où il a été légèrement blessé dans une explosion qui a tué ses confrères Véronique Robert, Stephan Villeneuve et Bakhtiyar Haddad.
« Je reçois ce prix prestigieux avec une immense fierté, une immense joie, assombrie par la mort brutale de trois confrères, trois camarades, trois amis », a réagi le journaliste indépendant de 36 ans installé en Irak. Centre-Presse Aveyron rappelle qu’il a travaillé à l’agence de Rodez de Midi Libre en 2009 et qu’il conserve des attaches dans le département.

De son côté, Tristan Waleckx, né à Montpellier comme le rappelle Dis Leur, a lui été récompensé pour le documentaire « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ? » diffusé dans Complément d’enquête sur France 2 et co-réalisé avec Matthieu Rénier. Pour sa part, il avait effectué un remplacement d’été à Midi-Libre en 2006 lorsqu’il était étudiant à l’école de journalisme de Lille. 

Fondé en 1933, en hommage au père du journalisme moderne Albert Londres, le prix récompense chaque année le travail de journalistes de moins de 40 ans. Une dotation de 3000 euros y est associée.

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04 Juil

Armagnacnews.com et Gascogne Côté Gers : il y a du nouveau dans la presse gersoise

Un site spécialisé (avec modération) dans l’Armagnac et un nouveau magazine aux couleurs de la Gascogne. Découverte de deux nouveaux médias gersois.

(Photo : Gascogne Côté Gers)

(Photo : Gascogne Côté Gers)

C’est le seul pure player (qui plus est gratuit) consacré à l’Armagnac. Armagnacnews.com a été créé par le journaliste Philippe Campa (ex-Sud Ouest et L’Indépendant) et e photographe et dirigeant de l’entreprise Plandecom. Il y est question de tout ce qui touche de près ou de loin à l’actualité de l’armagnac. Ce site d’information spécialisé espère se décliner rapidement en version papier.

Côté magazine, justement, Plandecom édite en ce début juillet le premier numéro de « Gascogne Côté Gers », un « lifestyle magazine » sur l’art de vivre, le tourisme et la culture dans le département du Gers. Au sommaire du premier numéro : le peintre Jean-Paul Chambas, André Daguin, etc. Tiré à 20 000 exemplaires, le magazine est gratuit. Son numéro 2 est attendu pour novembre 2017.

FV (@fabvalery)

 

03 Juil

Expo : l’illustrateur Pierre Samson dynamite l’histoire du Canal du Midi

Le journaliste-dessinateur et illustrateur a eu carte blanche pour réécrire l’histoire du canal. Une expo qui vient de s’installer au Musée du Canal du Midi à Revel (Haute-Garonne). A voir jusqu’en mars 2018.

La sédentarisation des peuples palafittiques du chenal (© Pierre Samson)

La sédentarisation des peuples palafittiques du chenal (© Pierre Samson)

Un visiteur qui n’aurait pas été prévenu pourrait être surpris. Un historien classique y perdrait son latin. Attention : humour et sarcasmes se mêlent à l’histoire, la vraie, créant des espaces de vraisemblances qui peuvent être troublants. Mais infiniment drôle !

Pierre Samson (célèbre dessinateur toulousain à la tête notamment du regretté Satiricon) reconnaît lui-même avoir « monté une brouillade d’images en mixant semi-vérités et vraisemblance, savoir historiques approximatifs et réalités géologiques décalées ».

Tout part de la découverte, lors de la vidange du lac de Saint-Ferréol, de la pseudo-découverte d’une espèce fossile inconnue baptisée Pillilupusambrax, mi-phoque mi-loup de mer, témoin d’une faille géologique entre Atlantique et Méditerranée : le canal du Midi, construit au XVIIème siècle par Pierre-Paul Riquet ne serait alors que l’aménagement d’un chenal naturel !

Pierre Samson triture habituellement l’actualité avec ses dessins. Cette fois, c’est l’Histoire qui prend cher avec ses photomontages !

Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? Au-delà de l’humour, c’est une vraie réflexion sur l’image, sa manipulation (assumée ou dissimulée) et sur, ce que nous appellerons « ce que l’on croit parce qu’on le voit ». Pas inutile à l’époque des fake news.

Pour cette exposition, Pierre Samson s’est entouré de quelques complices dont des journalistes (Stéphane Blanc, Pierre Nicolas), d’un scénographe (Vincent Sablong), d’un mouleur (Rémi Trotereau), etc.

« La folle histoire du Canal du Midi » (ou) la fin de l’imposture Riquet, jusqu’au 4 mars 2018 au Musée du Canal du Midi à Revel (Haute-Garonne).

FV (@fabvalery)

30 Juin

Mécontent d’un article, le député LREM Mickaël Nogal traite le journaliste de « m… » puis s’excuse

Le député de Haute-Garonne a adressé un message à ses soutiens après la publication d’un article qui lui déplaît. Il y traite le journaliste auteur de l’article, de « merde ». Avant de s’excuser.

Mickaël Nogal (Photo : Pascal Pavani / AFP)

Mickaël Nogal (Photo : Pascal Pavani / AFP)

Les journalistes sont prévenus : le quinquennat qui s’est ouvert sera peut-être celui de l’hyper-communication, pas forcément celui du respect de la liberté de la presse. Coup de fil de l’ex-ministre Bayrou à Radio-France, interdiction des photographes à la photo officielle du gouvernement, etc. Les exemples se multiplient. Dernier en date : le député (La République en Marche) de la Haute-Garonne Mickaël Nogal qui n’a pas apprécié un article du blog politique de France 3 Midi-Pyrénées a traité, dans un message adressé à ses soutiens (que nous nous sommes procuré) de… « merde » l’auteur de l’article.

Ce qu’on fait en général avec les (émoticone d’un étron) c’est qu’on évite de marcher dessus et de se salir les pompes »

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser le jeune (26 ans) député de la 4ème circonscription de la Haute-Garonne à se lancer ainsi dans une diatribe scatologique ? La cause de ce coup de colère se trouve dans un article publié ce vendredi matin sur le blog politique : un article où la rédaction de France 3 s’interroge sur le fait que ce nouveau député, qui a été pendant plus d’un an lobbyiste pour un groupe de sodas se retrouve désigné vice-président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale. Reconnaissez que ça pose quand même quelques questions !

Mickaël Nogal arguera sans doute qu’il s’agit d’un message « privé », envoyé en fait à des proches ou militants. Il apprendra qu’en politique rien n’est privé : un message envoyé à ses troupes se retrouve toujours dans l’instant sur les réseaux sociaux et sur les portables des journalistes. Mince alors ! Loin de nous cependant l’idée de mettre sa réaction sanguine sur le compte de son inexpérience : à 26 ans, nouveau député, il a déjà été collaborateur d’élu, lobbyiste et consultant… De quoi être « très fier de mon parcours et d’en être arrivé là où je suis ». 

Pour Mickaël Nogal, l’article en question est donc « à charge ». Il aurait sans doute préféré que le blog politique publie in extenso le joli communiqué de presse « prêt à insérer » qu’il a fait parvenir aux rédactions après sa nomination : titre, chapeau, paragraphes, intertitres, photos… Tout était prêt, il suffisait de faire copier/coller.

Le nouveau député n’est évidemment pas le premier (et sans doute pas le dernier) à s’en prendre aux journalistes qui publient des infos, posent des questions, bref font leur boulot. Mécontent, lui aussi, l’ex-ministre Baylet avait récemment qualifié France 3 de « presse à caniveau ».

Contacté par nos soins, pour savoir s’il maintenait ses propos et le qualificatif de « merde », le député LREM n’a pas répondu à nos sollicitations, sans doute trop occupé à chercher de nouvelles émoticônes sur son téléphone portable (ça c’est de l’humour, pas de l’info, précisons-le à Monsieur Le Député, si toutefois il lit cet article).

FV (@fabvalery)

Mise à jour – Finalement, après une demie journée de réflexion, ou parce que de nombreux médias nationaux avaient repris cette information, Mickaël Nogal a publié un texte sur Twitter (lire ci-dessous) dans lequel il s’excuse à plusieurs reprises des propos tenus à l’encontre du journaliste Laurent Dubois et parle de son propre « emportement ». Il revient également sur l’article à l’origine de cet « emportement » estimant qu’il remettait en cause sa probité. Rappelons que ce n’est évidemment pas le fait qu’il a travaillé dans le privé avant de devenir député qui pose questions mais qu’une partie de cette activité professionnelle a consisté à faire du lobbying pour quelqu’un qui, aujourd’hui, doit écrire et voter la loi. Dont acte.

26 Juin

La radio musicale publique FIP pourrait ouvrir un décrochage local à Toulouse et Montpellier

Un mouvement de grève devrait toucher la radio publique mardi contre le projet d’évolution des stations locales : les postes seraient réduits à Bordeaux, Nantes et Strasbourg au profit d’un « agenda local » à Toulouse, Montpellier et Marseille.

Anne Sérode, directrice de Fip (Photo : AFP)

Anne Sérode, directrice de Fip (Photo : AFP)

Les salariés de FIP sont appelés à faire grève mardi contre un projet d’évolution des stations locales de la radio publique, qui fait craindre aux syndicats leur disparition progressive, ce que conteste la direction.

Ce projet, présenté la semaine dernière en comité central d’entreprise, prévoit de réduire la voilure et les effectifs dans les trois antennes locales de Bordeaux, Nantes et Strasbourg, qui diffusent des informations de proximité (culturelles et associatives notamment) chaque jour entre 7 heures et 19 heures, et de créer de nouveaux décrochages locaux dans des villes supplémentaires, sous la forme d' »agendas culturels ».

Dans un communiqué publié lundi, les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, SNJ, SUD et Unsa ont dénoncé un plan « inacceptable en l’état », et dont le « seul élément clair est l’abandon du service public de proximité (…) au profit d’une radio qui deviendrait progressivement uniquement nationale ».

Ils demandent « le maintien des antennes locales » et de leurs effectifs, et indiquent avoir déposé un préavis de grève pour toute la journée de mardi.

De son côté, la directrice de Fip Anne Sérode (qui va être remplacée en juillet par Bérénice Ravache) a réaffirmé à l’AFP qu’aucune fermeture de stations locales n’était prévue et a défendu ce projet.

Il n’y a pas de fermeture, nous voulons élargir la présence locale dans davantage de villes, donc ouvrir des postes à Toulouse, Montpellier
et Marseille pour créer des agendas locaux et diminuer le nombre de postes à Bordeaux, Nantes et Strasbourg pour pouvoir permettre ce mouvement »

Créée en 1971, FIP, plus petit réseau du groupe Radio France, est une radio à dominante musicale, diffusée en FM dans une dizaine d’agglomérations, mais également sur internet et par satellite.

FV (avec AFP)

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