13 Fév

Inondée, la radio Campus FM Toulouse ne peut plus émettre

Les locaux de la radio étudiante, situés dans le centre-ville de Toulouse, ont été totalement inondés ce lundi matin après la rupture d’une canalisation sur un chantier.

(Photo : Campus FM)

(Photo : Campus FM)

Campus FM Toulouse se souviendra longtemps de ce lundi 13 février, journée mondiale… de la radio !  Après une inondation accidentelle de ses locaux situés rue des Lois, dans le centre-ville de Toulouse, la radio universitaire toulousaine est contrainte au silence.

Ce lundi matin, un engin de chantier a percé une canalisation et les locaux de la radio qui émet sur 94 Mhz, situés en sous-sol, ont été totalement dévastés.

En début d’après-midi, les pompiers ont pompé l’eau situé dans les locaux de la radio. Plusieurs auditeurs se sont proposés sur les réseaux sociaux pour donner un coup de main. Mais une partie du matériel a été endommagé. La radio ne peut pas encore précisé quand elle reprendra ses émissions. Elle est à la recherche de nouveaux locaux.

FV (@fabvalery)

06 Fév

Auch, Albi, Rodez, Montauban : France Bleu Toulouse va étendre sa zone de diffusion

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a donné son feu vert à l’extension du réseau de diffusion de France Bleu Toulouse sur les départements du Tarn, du Lot, du Gers, du Tarn-et-Garonne, de l’Ariège et de l’Aveyron.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

Le réseau France Bleu va s’étendre en Occitanie. Le ministère de la culture et de la communication a obtenu en décembre dernier le feu vert du CSA pour étendre les émissions de France Bleu Toulouse à 12 villes de l’ex-région Midi-PyrénéesAlbi, Auch, Cahors, Carmaux, Castres, Figeac, Mazamet, Montauban, Pamiers, Rodez, Saint-Gaudens, Villefranche-de-Rouergue. En outre, c’est France Bleu Béarn qui pourra, c’est aussi une nouveauté, émettre sur Tarbes et Lourdes. Au niveau de la région Occitanie, France Bleu est déjà présente à Montpellier (France Bleu Hérault), Perpignan (France-Bleu Roussillon) et Nîmes/Mende (France Bleu Gard-Lozère).

« Très heureux »

« La seule chose que je peux dire actuellement, c’est que je suis très heureux de cette décision ». Pierre Galibert, directeur de France Bleu Toulouse n’en dira pas plus. Le dossier est géré au plus haut-niveau du groupe Radio-France et surtout, le chantier s’ouvre seulement maintenant.

A Toulouse, la radio publique est actuellement diffusée sur l’aire urbaine depuis sa (re)naissance en 2011 mais Radio France et son PDG Mathieu Gallet souhaitent éviter les « zones blanches ». France Bleu Toulouse devra donc se réorganiser au niveau de l’antenne et de ses implantations. Ouverture de bureaux locaux dans les départements, changement de ligne éditoriale pour l’info et pour les programmes ? Rien n’est encore officiel même si on se doute que Radio France ne peut pas se contenter de diffuser en Aveyron ou dans le Lot, une radio actuellement très toulousaine et très urbaine.

Longtemps dans l’ombre de Sud Radio

Historiquement, France Bleu, le réseau local de Radio France, n’a jamais été très implantée en Midi-Pyrénées, face, à l’époque, à la toute puissance de Sud Radio, ex-« radio du grand sud ». Mais Sud Radio est aujourd’hui en cours de déménagement de Toulouse à Paris et son propriétaire (le groupe Fiducial Médias) veut en faire une radio nationale. Les auditeurs (comme la nature) ayant horreur du vide (SIC), des réseaux privés se sont développés au fil du temps notamment dans le nord de la région (Radio Totem, 100 % Radio, etc).

France Bleu va donc désormais tenter de reprendre ces territoires et ces parts d’audience en conquérant des auditeurs dans ces « nouveaux » départements. Mais aucune date n’est encore avancée pour cette régionalisation de la radio locale.

FV (@fabvalery)

08 Déc

Une pétition pour que les « petits » candidats à la présidentielle accèdent aux médias

Les candidats indépendants ou citoyens se sentent invisibles dans les médias. Ils veulent saisir le CSA. Parmi eux, 4 « petits » candidats de la région relayent une pétition qui demande plus de visibilité médiatique.

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Connaissez-vous Sébastien Nadot, David Saforcada, Robert Baud ou encore Gérard Privat ? Sans doute non et la raison en est, il faut bien l’avouer, qu’ils sont invisibles dans les grands médias. Et pourtant, ils sont tous candidats « citoyens » à l’élection présidentielle de 2017 et issus de la société civile.

Une pétition nationale a été lancée en ligne pour demander au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ainsi qu’aux dirigeants des grands groupes audiovisuels français d’assurer une place sur les antennes à ces « petits » candidats à la présidentielle. Une pétition relayée par les 4 candidats citoyens de notre région.

Toulousain, il est invité sur les plateaux télés parisiens… une heure avant !

Le prof de sport toulousain Sébastien Nadot, candidat du Mouvement des progressistes de Robert Hue, est en campagne depuis plusieurs mois. Il reconnaît que parfois, c’est sa situation qui pose problème aux médias : « Il m’est arrivé d’être contacté par une chaîne de télé à Paris vers 11h30 pour être sur leur plateau à midi et demie, a-t-il notamment raconté à des étudiants en journalisme de Sciences-Po Toulouse, alors que je me trouvai à Toulouse en survêtement avec mes élèves ! »

Couleurs politiques différentes, mais même traitement médiatique

Trois autres candidats « citoyens » de la région sont en course pour la présidentielle :

  • le Toulousain Robert Baud, qui avait déjà tenté l’aventure en 2007 et 2012 sans obtenir les 500 signatures, et veut représenter les écologistes de la société civile.
  • le Bonapartiste toulousain David Saforcada
  • le Tarnais « utopiste solidaire », humaniste et anti-libéral Gérard Privat. 

Ils ont donc des divergences politiques parfois très importantes, mais un même élan qui les rassemble : demander à être entendu sur leurs propositions par les médias. Au point de signer un communiqué commun fin novembre et même d’envisager une conférence de presse commune !

Les primaires occupent l’espace médiatique

Problème pour les « petits » candidats citoyens ou indépendants : la primaire de la droite qui vient de se terminer et celle de la gauche qui commence occupent tout l’espace médiatique. A tel point que certains médias audiovisuels se voient obligé de multiplier ensuite les invitations à des élus d’autres partis représentés au Parlement (dont le Front National) pour rééquilibrer les temps de parole.

Ecrasés par ces mastodontes primaires qui tendent vers un bipartisme à l’américaine, les petits candidats sont invisibles à la télé et inaudibles à la radio.

La barrière des 500 signatures

Début septembre, France Info avait recensé 82 candidats à l’élection présidentielle ! Les primaires (droite, écologiste, gauche) ont permis d’écrémer un certain nombre de candidats mais de nouvelles candidatures apparaissent presque chaque jour.

Le problème c’est que bien peu franchiront le cap des 500 signatures de maires permettant de déposer sa candidature. En 2007, seuls 12 candidats étaient présents au premier tour. 10 en 2012.

La machine médiatique, cette injustice !

Mais pour les « petits » candidats, c’est l’histoire de la poule et de l’oeuf ! Les médias ne s’intéressent pas à eux car ils ont peu de chance de réunir les 500 signatures et d’être finalement candidats. Eux estiment que s’ils avaient plus de présence médiatique, ils auraient plus de chance de séduire des maires !

De toute façon, la logique médiatique est parfois très injuste. Un autre candidat d’Occitanie n’a eu besoin que d’une déclaration de candidature vidéo d’une vingtaine de secondes pour susciter des dizaines d’articles dans la presse nationale. Le « candidat » Sylvain Durif, alias le « Christ cosmique de Bugarach » (Aude), aura eu plus de retombées médiatiques en quelques heures que l’ensemble des autres petits candidats en plusieurs mois !

FV (@fabvalery)

01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

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7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)

15 Nov

L’agence audio toulousaine A2PRL ouvre un bureau à Paris

L’agence, qui se présente comme la première agence audio en Europe et travaille pour 200 diffuseurs dans le monde, ouvre une antenne à Paris pour des questions de notoriété mais aussi pour couvrir la campagne électorale qui s’annonce.

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C’est le journaliste Boris Kharlamoff (ex-Sud Radio et RMC) que la direction d’A2PRL a choisi pour animer le nouveau bureau parisien de l’agence audio basée à Toulouse. A2PRL a choisi cet automne d’installer un journaliste dans la capitale à la fois pour renforcer la notoriété de l’agence et réaliser des reportages notamment sur la campagne présidentielle pour ses clients.

« L’une de nos spécificités, explique Sylvain Athiel, directeur général d’A2PRL, c’est d’être basé à Toulouse et d’avoir la volonté d’y rester. Mais dans le même temps, l’entreprise, qui est bonne santé et en phase de développement, ne peut pas être coupée de Paris pour à la fois exister auprès des autres agences et puis couvrir l’actualité nationale ou internationale. Pour les grands rendez-vous nous avions des envoyés spéciaux mais à l’occasion de la campagne présidentielle nous nous sommes dit qu’il fallait avoir un journaliste sur place en permanence ».

A2PRL (ex-AFP audio) a été rachetée en juin 2014 au groupe Lagardère par le groupe toulousain Mediameeting. Elle compte 200 clients, principalement des radios locales et régionales musicales pour lesquelles elle assure des flashs infos, des journaux ou des chroniques radio mais aussi la couverture de grands événements sportifs.

L’agence s’est installée en 2015 dans des locaux de la route d’Espagne à Toulouse : une grande newsroom et une dizaine de studios radio y sont exploités 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Elle emploie une trentaine de personnes dont 25 journalistes.

Fabrice Valéry (@fabvalery)

16 Sep

Un Toulousain gagne 50 ans de loyer sur Virgin Radio et empoche un chèque de 382 000 euros

L’animateur Camille Combal, qui dirige la matinale de Virgin Radio, a fait gagner ce vendredi matin un chèque de 381 198 euros à un Toulousain de 31 ans, l’équivalent de 50 années de son loyer.

L'équipe de Camille Combal avec le gros chèque qui sera remis à un Toulousain.

L’équipe de Camille Combal avec le gros chèque qui sera remis à un Toulousain.

Eric est un papa célibataire de 31 ans, qui habite à Toulouse. Ce vendredi matin, son numéro de portable a été tiré au sort alors que Camille Combal était en train de faire gagner 50 ans de loyer à un auditeur.  Au total près de 382 000 Euros pour ce gagnant toulousain ! Continuer la lecture

30 Août

Le journaliste Patrick Roger nommé directeur général de Sud Radio

Fiducial Médias, propriétaire de la radio toujours basée à Toulouse, a nommé l’ancien directeur de la rédaction de BFM TV et d’Europe 1 à la tête de la radio en pleine mutation.

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Décidément ça bouge à Sud Radio ! Au lendemain de l’annonce de l’arrivée sur l’antenne de l’animatrice ex-star du porno Brigitte Lahaie pour une émission de début d’après-midi consacrée à la sexualité comme elle le faisait auparavant sur RMC, Fiducial Medias a procédé à la nomination du journaliste Patrick Roger à la direction générale de la radio, selon une source sûre, confirmant une information du blog de Jean-Marc Morandini. Continuer la lecture

29 Août

Sud Radio recrute Brigitte Lahaie, évincée de RMC

L’ex-star du porno, désormais animatrice radio, va débarquer sur Sud Radio, la radio (encore) basée à Toulouse avant son prochain déménagement à Paris, a-t-on appris ce lundi de source sûre.

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

La direction de Sud Radio, Fiducial Médias, s’est toujours défendu de vouloir copier le modèle économique et éditorial de RMC. Pourtant, avec cette annonce, les critiques en ce sens ne vont pas manquer. Sud Radio a en effet décidé de « récupérer » l’animatrice radio Brigitte Lahaie, qui animait jusqu’à présent une émission sur la sexualité sur RMC. Mais durant l’été, la direction de RMC, souhaitant se recentrer sur l’info et le sport, avait décidé de mettre fin à sa collaboration.

L’animatrice, qui dirige également un « juteux » site internet à son nom, avait indiqué sur son blog avoir découvert au dernier moment son éviction de RMC. Elle ne sera donc pas resté très longtemps sans micro. Dès le 5 septembre, elle récupère la tranche 14h/16h sur Sud Radio, la même que chez son ancien employeur. Continuer la lecture

01 Juil

L’inquiétude monte chez les salariés de Sud Radio, transférée à Paris

La colère est montée d’un cran ces derniers jours parmi le personnel, journalistes, animateurs, techniciens et administratif de Sud Radio, qui a appris début juin que la radio installée à Labège près de Toulouse serait transférée rapidement à Paris. Une menace de grève a été déposée pour lundi, finalement levée ce vendredi après une réunion avec Didier Maïsto, le pdg de Fiducial Médias, propriétaire de Sud Radio.

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Beaucoup de questions, peu de réponses

Quand le transfert aura-t-il lieu ? Dans quelles conditions ? Avec qui et pour quel projet éditorial ? Que deviendront les salariés qui vont refuser d’aller à Paris ? Le personnel a actuellement beaucoup de questions et peu de réponses. « On n’est pas contents de la forme que cela prend, explique un journaliste, avec une direction qui ne s’implique pas, qui ne nous parle pas et trop de zones d’ombres ».

Didier Maïsto en pompier de service

Le patron de Fiducial Médias s’est donc rendu en urgence à Toulouse ce vendredi pour rencontrer le personnel, CDI comme CDD ou pigistes. Un déplacement qui n’était pas prévu mais que la situation a imposé : le personnel menaçait de faire grève dès lundi 4 juillet. Devant le risque d’antenne perturbée, Didier Maïsto a fait le voyage à Labège pour éteindre l’incendie. D’après nos informations, le président a semble-t-il compris les raisons de la colère qui montait. Il a convenu qu’il devrait s’impliquer davantage dans le transfert vers Paris et surtout qu’il devait apporter des réponses aux salariés sur les conditions de ce transfert.

Un bureau, un studio et les sports à Toulouse

Toutefois, Didier Maïsto a apporté ce jour peu de réponses concrètes. Seule indication du Pdg : Toulouse conserverait un bureau de correspondants, avec un studio (qui ne serait plus à Labège) et sans doute la rédaction des sports, notamment pour le rugby. Des éléments oraux dont les salariés attendent la confirmation écrite.

Menace de grève levée et ultimatum

Les salariés ont donc levé leur menace de grève pour lundi 4 juillet mais ont donné à la direction un ultimatum : sur les dates du transfert, la grille d’été, les conditions du départ à Paris, l’avenir des CDD et des pigistes, ils veulent des réponses avant le milieu de semaine prochaine. Dans le cas contraire, une nouvelle date sera choisie pour un mouvement de grève. 

FV (@fabvalery)

01 Juin

Sud Radio va quitter Toulouse pour Paris

L’histoire de Sud Radio à Toulouse est en train de se terminer. La direction de la radio du sud a annoncé lundi aux élus du comité d’entreprise que le transfert de la radio à Paris allait bientôt débuter.

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Le président de Fiducial Médias, Didier Maïsto, a indiqué que l’avenir de la radio allait se jouer désormais dans les nouveaux locaux loués à Paris, quittant les locaux actuels de Labège, au sud-est de Toulouse, occupés depuis le déménagement des studios du quartier Compans-Caffarelli à Toulouse.

Sud Radio a été rachetée fin 2013 par Fiducial Médias, filiale du groupe Fiducial de Christian Latouche, qui possède déjà le magazine Lyon Capitale et la télé locale Lyon Capitale TV. Dans le panier de la mariée en 2013, une soixantaine d’émetteurs, principalement dans le sud-ouest de la France et surtout… une fréquence à Paris, ce qui vaut de l’or.

Fiducial Médias avait promis de développer la radio qui dépérissait. A la rentrée 2015, sous la houlette de Christophe Bordet, le rédacteur en chef, la grille de la radio avait été repensée avec le recrutement de « signatures » nationales. On sentait bien que « la radio du grand sud » penchait davantage vers une grille nationale, gérée depuis Paris, avec des grands noms, un peu sur le modèle de RMC.

Ce n’est pas un changement de lieu qui va améliorer la radio, c’est un projet » (un élu du CE)

Le personnel à Toulouse est sous le choc. 25 salariés en CDI, une dizaine en CDD et 13 pigistes sont concernés. Ils seront entendus un à un par la direction pour savoir s’ils ont l’intention de suivre à Paris ou veulent rester à Toulouse. Dans ce dernier cas, un élu du CE indique que la seule issue sera le licenciement.

« On s’y attendait un peu, reconnaît ce représentant du personnel. Mais Sud Radio a toujours eu des studios à Paris et pour autant nous faisions notre travail depuis Toulouse. Ce n’est pas un changement de lieu qui va améliorer la radio, c’est un projet. Et depuis 3 ans que nous avons été rachetés, il n’y a pas de projet ». 

Née dans les années 50, la radio des Vallée d’Andorre est devenue Sud Radio en 1966. Après la libéralisation des ondes en 1981, Sud Radio quitte Andorre et s’installe à Toulouse. Dans les années 90, la radio dispose à Toulouse de grands studios pouvant accueillir du public, d’émissions phares et d’une rédaction qui n’a rien à envier aux grandes radios généralistes. En 2005, le groupe Fabre vend la radio au groupe Start qui devient Sud Radio Group et qui déménage peu après à Labège. Après des années de vaches maigres, Fiducial reprend donc la radio en 2013 avec l’espoir d’en faire une grande radio nationale.

Contacté par nos soins, le président de Fiducial Médias, Didier Maïsto, a indiqué ne pas vouloir communiquer sur le projet de transfert à Paris. Pour l’instant, aucun calendrier n’a été donné aux salariés toulousains.

FV (@fabvalery)