26 Juin

La radio musicale publique FIP pourrait ouvrir un décrochage local à Toulouse et Montpellier

Un mouvement de grève devrait toucher la radio publique mardi contre le projet d’évolution des stations locales : les postes seraient réduits à Bordeaux, Nantes et Strasbourg au profit d’un « agenda local » à Toulouse, Montpellier et Marseille.

Anne Sérode, directrice de Fip (Photo : AFP)

Anne Sérode, directrice de Fip (Photo : AFP)

Les salariés de FIP sont appelés à faire grève mardi contre un projet d’évolution des stations locales de la radio publique, qui fait craindre aux syndicats leur disparition progressive, ce que conteste la direction.

Ce projet, présenté la semaine dernière en comité central d’entreprise, prévoit de réduire la voilure et les effectifs dans les trois antennes locales de Bordeaux, Nantes et Strasbourg, qui diffusent des informations de proximité (culturelles et associatives notamment) chaque jour entre 7 heures et 19 heures, et de créer de nouveaux décrochages locaux dans des villes supplémentaires, sous la forme d' »agendas culturels ».

Dans un communiqué publié lundi, les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, SNJ, SUD et Unsa ont dénoncé un plan « inacceptable en l’état », et dont le « seul élément clair est l’abandon du service public de proximité (…) au profit d’une radio qui deviendrait progressivement uniquement nationale ».

Ils demandent « le maintien des antennes locales » et de leurs effectifs, et indiquent avoir déposé un préavis de grève pour toute la journée de mardi.

De son côté, la directrice de Fip Anne Sérode (qui va être remplacée en juillet par Bérénice Ravache) a réaffirmé à l’AFP qu’aucune fermeture de stations locales n’était prévue et a défendu ce projet.

Il n’y a pas de fermeture, nous voulons élargir la présence locale dans davantage de villes, donc ouvrir des postes à Toulouse, Montpellier
et Marseille pour créer des agendas locaux et diminuer le nombre de postes à Bordeaux, Nantes et Strasbourg pour pouvoir permettre ce mouvement »

Créée en 1971, FIP, plus petit réseau du groupe Radio France, est une radio à dominante musicale, diffusée en FM dans une dizaine d’agglomérations, mais également sur internet et par satellite.

FV (avec AFP)

21 Juin

Licencié par Radio-France, le Toulousain Joël Collado gagne aux prud’hommes

Le prévisionniste à la voix si reconnaissable avait été remercié fin 2015 après 21 ans de services sur les antennes de Radio-France. Les prud’hommes viennent de requalifier son contrat en CDI et de déclarer son licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».

Joel Collado (Photo : Th. Bordas / MaxPPP)

Joel Collado (Photo : Th. Bordas / MaxPPP)

Joël Collado, remercié fin 2015 après avoir présenté durant 21 ans les bulletins météo sur France Inter et France Info, a obtenu la requalification en CDI de son contrat avec Radio France et le versement d’environ 36.000 euros, a-t-on appris mercredi.

Le prévisionniste de Météo France, âgé de 68 ans, avait présenté le 27 décembre 2015 son dernier bulletin sur les antennes du groupe public, après avoir indiqué sur France 3 Midi Pyrénées qu’il avait été remercié « pour des raisons mystérieuses ».

Ses employeurs, Météo France et Radio France, avaient invoqué à l’époque la volonté du groupe radiophonique de faire « évoluer le format » de la météo en faisant appel à une voix féminine, et à une prévisionniste installée en région parisienne, alors que Joël Collado présentait ses bulletins depuis Toulouse.

Saisi par l’ex-présentateur, qui avait signé en tout 215 contrats de travail avec le groupe public de radio depuis janvier 1995, le conseil des prud’hommes de Paris a requalifié cette relation de travail « en contrat à durée indéterminée » et considéré qu’il avait fait l’objet d’un « licenciement sans cause réelle et sérieuse », selon le jugement prononcé fin avril, et dont l’AFP s’est procuré une copie.

Les prud’hommes ont condamné Radio France à lui verser en tout environ 36.000 euros, notamment sous la forme d’une indemnité de licenciement conventionnelle, d’une indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse, de dommages et intérêts pour préjudice moral, et de frais de procédure. Joël Collado, qui était resté salarié de Météo France, demandait plus de 100.000 euros au total.

« M. Collado a été renvoyé de façon cavalière, du jour au lendemain », et même s’il n’a pas obtenu toutes les sommes qu’il réclamait, « il était important pour lui d’obtenir satisfaction, justice a été rendue », a déclaré à l’AFP son avocat, Maître Gilles-William Goldnadel. Son client n’a pas l’intention d’interjeter appel du jugement, a-t-il précisé.
Interrogé par l’AFP, Radio France n’a pas fait de commentaires dans l’immédiat.

(AFP)

01 Juin

En proie à des difficultés financières, Radio Larzac veut conserver sa liberté de ton

Malgré une aide exceptionnelle de la ville de Millau et un déménagement prévu cet été du plateau du Larzac à Millau, la radio associative n’est pas encore sauvée. Elle attend l’aide de ses auditeurs pour conserver sa liberté de ton, héritée des luttes sur le plateau.

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Avec une subvention exceptionnelle de 10 000 euros de la ville de Millau, Radio Larzac a fait un bout du chemin financier mais sa survie reste encore précaire. Il lui reste à trouver de l’argent pour assurer l’avenir. Une opération de crowdfunding est en cours.

La radio associative a de gros problèmes financiers. La baisse des aides notamment du fonds de soutien à la création radiophonique du ministère de la Culture, les frais en augmentation, ont peu à peu conduit la radio à de graves problèmes financiers.

La radio va quitter le plateau et s’installer en centre-ville de Millau l’été prochain pour être plus près de son auditoire. Elle devra aussi sans doute licencier l’un de ses 4 salariés.

Mais, pour autant, l’association souhaite que la radio conserve sa liberté de ton. Une liberté héritée des luttes menées dans les années 70 sur le plateau. Une liberté qui, elle, n’a pas de prix.

FV (@fabvalery)

EN VIDEO / le reportage de Mathilde de Flamesnil et Régis Dequeker


Radio Larzac en danger

18 Mai

France-Bleu en grève : programmes et infos perturbés à Toulouse

Un mouvement de grève touche le réseau France-Bleu ce jeudi 18 mai en raison notamment de la décision de la direction générale de retirer aux locales une tranche matinale. Mais le malaise est plus profond.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

Le réseau France-Bleu, les radios locales de Radio-France, est en crise. Ce jeudi 18 mai, les radios sont touchées par un mouvement de grève. A Toulouse, il n’y a pas eu d’émissions matinales et de journaux.

Le préavis de grève a été déposé par les syndicats CFDT, CGT, SNFORT, SNJ, SUD, UNSA. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est la décision de la direction du réseau de retirer aux radios locales la tranche 8h45/9h25 pour en faire une tranche nationale et la confier à l’animateur Jean-Luc Reichmann. 

Il est aussi question de supprimer la tranche locale 14h/16h et de confier aux rédactions locales la charge des infos à la demie de chaque heure pendant les matinales. Des réformes qui ne passent pas.

A moyens constants, après les baisses de ces dernières années, cette politique condamnera la grande majorité des locales à sacrifier les journaux du soir, des chroniques ou reportages, et/ou le web. Dans le même temps, elle dévalorise les stations et les équipes (intersyndicale)
 

Les syndicats et les grévistes réclament notamment le « respect des particularismes de chaque locale qui est l’ADN du réseau : avec des populations, des cultures et des moyens différents, toutes ne peuvent pas avoir la même grille ».

A Toulouse, cette inquiétude se double de celle concernant le projet annoncé en février dernier : celui de faire de France Bleu Toulouse, radio locale, une sorte de radio régionale d’Albi à Auch, de Rodez à Montauban. Mais avec quels moyens, quel personnel ? Jusqu’à présent la direction de France Bleu est restée silencieuse sur ce projet.

FV (@fabvalery)

18 Avr

Quand le patron de Sud Radio compare Macron à Mussolini

D’habitude quasi-invisible dans les médias, Didier Maïsto, le PDG de Fiducial Médias s’est longuement exprimé sur TV Libertés, une web TV proche de l’extrême-droite, comparant Emmanuel Macron à Benito Mussolini.

Didier Maïsto

Didier Maïsto

Il faut bien chercher Didier Maïsto dans les médias avant de trouver ses très rares apparitions. Le patron de la branche médias du groupe Fiducial appartenant à Christian Latouche, souvent sollicité, notamment par ce blog, refuse presque tout le temps de s’exprimer, sauf quand il écrit dans le magazine local Lyon Capitale, qui appartient à … Fiducial Médias. Il s’est pourtant prêté il y a quelques jours à un long (presque 2 heures) entretien/débat dans « Bistro Libertés » sur TV Libertés. Une émission présentée par Martial Bild, un ancien haut cadre du Front National, sur une chaîne exclusivement diffusé sur internet et qui comme les sites internet qui se revendiquent de la « réinformation » est proche des milieux identitaires et de l’extrême-droite.

Le « soft fascisme » d’Emmanuel Macron comparé à Benito Mussolini

D’ailleurs Martial Bild n’a pas été déçu de son invité d’honneur qui, en se gardant de dire pour qui il allait voter à la présidentielle, a prédit un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon, assurant qu’il voyait là un débat d’idées « loin des caricatures » entre ces deux candidats. L’homme affirme que la position de François Asselineau sur l’Europe (il prévoit le Frexit) « c’est pas idiot » et pousse même beaucoup plus loin. Pour Didier Maïsto, le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron est à comparé à la marche de Benito Mussolini. « C’est du soft fascisme » indique-t-il recueillant les applaudissements nourris des spectateurs du bistro de TV Libertés. (extrait ci-dessous à partir de 18’40 »).

Une pétition pour le report de l’élection présidentielle !

Didier Maïsto, ancien assistant parlementaire d’un député RPR du Rhône, est assez habitué aux coups de gueule. Il a publié un livre sur le « scandale Numéro 23 » du nom de la chaîne de la TNT, véritable charge contre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il a aussi, plus récemment, lancé une pétition pour demander… le report de l’élection présidentielle. Selon lui, « Cette campagne n’aborde pas les sujets de fond… mais touche le fond. Les Français ont droit à de véritables débats, pas à un concours de boules puantes ! ». Cette pétition, adressée au Conseil Constitutionnel, publiée sur le site Change.org, a obtenu en un mois… 40 signatures !

Sud Radio est désormais une radio « installée au sud… de Paris »

Didier Maïsto, d’ordinaire donc pas très bavard dans les médias, a aussi profité de son passage sur TV Libertés pour longuement parler de Sud Radio. « Quand nous l’avons reprise, explique-t-il, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Le patron a aussi justifié le recrutement de Brigitte Lahaye ou encore les positions iconoclastes d’André Bercoff, fustigeant les médias traditionnels et les journalistes en général, très formatés à ses yeux.

Pour lui, Sud Radio est désormais « une radio nationale et généraliste installée au sud de Paris« . Les salariés toulousains de la radio, mutés d’office de Toulouse à Paris ou licenciés en cas de refus, apprécieront.

FV (@fabvalery)

05 Avr

Finalement, Sud Radio ne gardera aucun salarié à Toulouse

INFO FRANCE 3 – Coup de théâtre dans le redéploiement de l’ex-radio du grand sud à Paris. Le groupe Fiducial a annoncé ce mercredi aux représentants du personnel que tous les postes sont transférés à Paris. Plusieurs licenciements à la clé.

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Le feuilleton du déménagement de Sud Radio de Labège (près de Toulouse) à Paris n’en finit pas. Après cette annonce en mai 2016, Fiducial Médias, branche médias du groupe Fiducial, propriétaire de la radio, avait indiqué que la radio garderait un journaliste correspondant à Toulouse et que la rédaction des sports resterait basée à Toulouse.

Plus aucun correspondant à Toulouse

Mais patatras ! Ce mercredi matin, la direction a présenté un nouveau projet aux représentants du personnel : il n’y aura, en juin prochain, plus aucun salarié de la radio à Toulouse, journaliste ou autre. Le projet de maintenir un journaliste correspondant est abandonné.

Le service des sports supprimé

Fiducial avait prévu de laisser le service des sports (3 journalistes) à Toulouse. Finalement, la direction a décidé de fermer purement et simplement le service et de licencier les trois journalistes. Les sports seront externalisés chez un prestataire.

Mutation ou licenciement

D’ici juin, les 15 personnes qui travaillent encore à Toulouse (12 CDI et 3 CDD) se verront donc proposer une mutation à Paris. S’ils refusent, ils seront licenciés. Une première vague de licenciement a eu lieu fin 2016. 7 journalistes étaient concernés : un a accepté la mutation, les 6 autres ont été licenciés.

Dans 3 mois, Fiducial aura donc tiré un trait sur plusieurs décennies de présence de Sud Radio à Toulouse et dans le sud-ouest. 

FV (@fabvalery)

13 Fév

Inondée, la radio Campus FM Toulouse ne peut plus émettre

Les locaux de la radio étudiante, situés dans le centre-ville de Toulouse, ont été totalement inondés ce lundi matin après la rupture d’une canalisation sur un chantier.

(Photo : Campus FM)

(Photo : Campus FM)

Campus FM Toulouse se souviendra longtemps de ce lundi 13 février, journée mondiale… de la radio !  Après une inondation accidentelle de ses locaux situés rue des Lois, dans le centre-ville de Toulouse, la radio universitaire toulousaine est contrainte au silence.

Ce lundi matin, un engin de chantier a percé une canalisation et les locaux de la radio qui émet sur 94 Mhz, situés en sous-sol, ont été totalement dévastés.

En début d’après-midi, les pompiers ont pompé l’eau situé dans les locaux de la radio. Plusieurs auditeurs se sont proposés sur les réseaux sociaux pour donner un coup de main. Mais une partie du matériel a été endommagé. La radio ne peut pas encore précisé quand elle reprendra ses émissions. Elle est à la recherche de nouveaux locaux.

FV (@fabvalery)

06 Fév

Auch, Albi, Rodez, Montauban : France Bleu Toulouse va étendre sa zone de diffusion

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a donné son feu vert à l’extension du réseau de diffusion de France Bleu Toulouse sur les départements du Tarn, du Lot, du Gers, du Tarn-et-Garonne, de l’Ariège et de l’Aveyron.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

Le réseau France Bleu va s’étendre en Occitanie. Le ministère de la culture et de la communication a obtenu en décembre dernier le feu vert du CSA pour étendre les émissions de France Bleu Toulouse à 12 villes de l’ex-région Midi-PyrénéesAlbi, Auch, Cahors, Carmaux, Castres, Figeac, Mazamet, Montauban, Pamiers, Rodez, Saint-Gaudens, Villefranche-de-Rouergue. En outre, c’est France Bleu Béarn qui pourra, c’est aussi une nouveauté, émettre sur Tarbes et Lourdes. Au niveau de la région Occitanie, France Bleu est déjà présente à Montpellier (France Bleu Hérault), Perpignan (France-Bleu Roussillon) et Nîmes/Mende (France Bleu Gard-Lozère).

« Très heureux »

« La seule chose que je peux dire actuellement, c’est que je suis très heureux de cette décision ». Pierre Galibert, directeur de France Bleu Toulouse n’en dira pas plus. Le dossier est géré au plus haut-niveau du groupe Radio-France et surtout, le chantier s’ouvre seulement maintenant.

A Toulouse, la radio publique est actuellement diffusée sur l’aire urbaine depuis sa (re)naissance en 2011 mais Radio France et son PDG Mathieu Gallet souhaitent éviter les « zones blanches ». France Bleu Toulouse devra donc se réorganiser au niveau de l’antenne et de ses implantations. Ouverture de bureaux locaux dans les départements, changement de ligne éditoriale pour l’info et pour les programmes ? Rien n’est encore officiel même si on se doute que Radio France ne peut pas se contenter de diffuser en Aveyron ou dans le Lot, une radio actuellement très toulousaine et très urbaine.

Longtemps dans l’ombre de Sud Radio

Historiquement, France Bleu, le réseau local de Radio France, n’a jamais été très implantée en Midi-Pyrénées, face, à l’époque, à la toute puissance de Sud Radio, ex-« radio du grand sud ». Mais Sud Radio est aujourd’hui en cours de déménagement de Toulouse à Paris et son propriétaire (le groupe Fiducial Médias) veut en faire une radio nationale. Les auditeurs (comme la nature) ayant horreur du vide (SIC), des réseaux privés se sont développés au fil du temps notamment dans le nord de la région (Radio Totem, 100 % Radio, etc).

France Bleu va donc désormais tenter de reprendre ces territoires et ces parts d’audience en conquérant des auditeurs dans ces « nouveaux » départements. Mais aucune date n’est encore avancée pour cette régionalisation de la radio locale.

FV (@fabvalery)

08 Déc

Une pétition pour que les « petits » candidats à la présidentielle accèdent aux médias

Les candidats indépendants ou citoyens se sentent invisibles dans les médias. Ils veulent saisir le CSA. Parmi eux, 4 « petits » candidats de la région relayent une pétition qui demande plus de visibilité médiatique.

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Connaissez-vous Sébastien Nadot, David Saforcada, Robert Baud ou encore Gérard Privat ? Sans doute non et la raison en est, il faut bien l’avouer, qu’ils sont invisibles dans les grands médias. Et pourtant, ils sont tous candidats « citoyens » à l’élection présidentielle de 2017 et issus de la société civile.

Une pétition nationale a été lancée en ligne pour demander au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ainsi qu’aux dirigeants des grands groupes audiovisuels français d’assurer une place sur les antennes à ces « petits » candidats à la présidentielle. Une pétition relayée par les 4 candidats citoyens de notre région.

Toulousain, il est invité sur les plateaux télés parisiens… une heure avant !

Le prof de sport toulousain Sébastien Nadot, candidat du Mouvement des progressistes de Robert Hue, est en campagne depuis plusieurs mois. Il reconnaît que parfois, c’est sa situation qui pose problème aux médias : « Il m’est arrivé d’être contacté par une chaîne de télé à Paris vers 11h30 pour être sur leur plateau à midi et demie, a-t-il notamment raconté à des étudiants en journalisme de Sciences-Po Toulouse, alors que je me trouvai à Toulouse en survêtement avec mes élèves ! »

Couleurs politiques différentes, mais même traitement médiatique

Trois autres candidats « citoyens » de la région sont en course pour la présidentielle :

  • le Toulousain Robert Baud, qui avait déjà tenté l’aventure en 2007 et 2012 sans obtenir les 500 signatures, et veut représenter les écologistes de la société civile.
  • le Bonapartiste toulousain David Saforcada
  • le Tarnais « utopiste solidaire », humaniste et anti-libéral Gérard Privat. 

Ils ont donc des divergences politiques parfois très importantes, mais un même élan qui les rassemble : demander à être entendu sur leurs propositions par les médias. Au point de signer un communiqué commun fin novembre et même d’envisager une conférence de presse commune !

Les primaires occupent l’espace médiatique

Problème pour les « petits » candidats citoyens ou indépendants : la primaire de la droite qui vient de se terminer et celle de la gauche qui commence occupent tout l’espace médiatique. A tel point que certains médias audiovisuels se voient obligé de multiplier ensuite les invitations à des élus d’autres partis représentés au Parlement (dont le Front National) pour rééquilibrer les temps de parole.

Ecrasés par ces mastodontes primaires qui tendent vers un bipartisme à l’américaine, les petits candidats sont invisibles à la télé et inaudibles à la radio.

La barrière des 500 signatures

Début septembre, France Info avait recensé 82 candidats à l’élection présidentielle ! Les primaires (droite, écologiste, gauche) ont permis d’écrémer un certain nombre de candidats mais de nouvelles candidatures apparaissent presque chaque jour.

Le problème c’est que bien peu franchiront le cap des 500 signatures de maires permettant de déposer sa candidature. En 2007, seuls 12 candidats étaient présents au premier tour. 10 en 2012.

La machine médiatique, cette injustice !

Mais pour les « petits » candidats, c’est l’histoire de la poule et de l’oeuf ! Les médias ne s’intéressent pas à eux car ils ont peu de chance de réunir les 500 signatures et d’être finalement candidats. Eux estiment que s’ils avaient plus de présence médiatique, ils auraient plus de chance de séduire des maires !

De toute façon, la logique médiatique est parfois très injuste. Un autre candidat d’Occitanie n’a eu besoin que d’une déclaration de candidature vidéo d’une vingtaine de secondes pour susciter des dizaines d’articles dans la presse nationale. Le « candidat » Sylvain Durif, alias le « Christ cosmique de Bugarach » (Aude), aura eu plus de retombées médiatiques en quelques heures que l’ensemble des autres petits candidats en plusieurs mois !

FV (@fabvalery)

01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

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7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)