15 Sep

Le président du CSA, Olivier Schrameck, favorable au rapprochement entre France Télévisions et Radio France

En visite à Toulouse, Olivier Schrameck, le patron du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, a dit se réjouir du projet de rapprochement entre les entreprises de l’audiovisuel public. Une idée issue du… programme présidentiel d’Emmanuel Macron.

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Interrogé ce vendredi matin sur l’antenne de France Bleu Toulouse, Olivier Schrameck, qui a effectué une tournée de deux jours à Toulouse, a répondu à la question du rapprochement entre France Télévisions et Radio France.

Je crois profondément que l’avenir de l’audiovisuel va vers ce que l’on appelle parfois le pluri-média (…) Et pour trouver un bon équilibre économique et culturel, il faut pouvoir jouer de l’ensemble de la gamme des moyens d’information. (…) Effectivement, je me réjouis que ce thème puisse être prochainement à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale et du Sénat »

Olivier Schrameck a aussi lié la question du rapprochement des sociétés de l’audiovisuel public aux contraintes budgétaires imposées par l’Etat, leur actionnaire, citant notamment l’exemple de FranceInfo, site d’info et chaîne de télé communs aux entreprises publiques.

Voici l’intégralité de l’interview d’Olivier Schrameck, par Stéphanie Mora :

C’est un point passé presque inaperçu pendant la campagne présidentielle : Emmanuel Macron souhaitait une grande réforme de l’audiovisuel public, avec un rapprochement voire une fusion entre les entreprises publiques dont Radio France et France Télévisions. Depuis son élection, ce sujet n’est pas (encore) revenu sur la table.

On ne sait pas encore quelle forme pourrait prendre ce rapprochement mais il pourrait avoir des déclinaisons en région. Radio France est par exemple en pleine réorganisation en Occitanie. Absente de la plupart des départements de l’ex-région Midi-Pyrénées, France Bleu va voir s’étendre ses émissions avec 12 nouveaux émetteurs accordés par le CSA à France Bleu Toulouse, faisant ainsi de la radio locale-départementale une antenne régionale.

Parallèlement, Mathieu Gallet, le président de Radio France, a annoncé récemment la fermeture du bureau de France Info et France Inter à Toulouse et les correspondants de ces radios nationales pourraient se voir proposer des postes dans la région pour travailler… pour France Bleu !

Autant d’annonces, qui poussent certains journalistes ou techniques de la radio en Occitanie à penser qu’il s’agit de l’amorce d’un rapprochement… entre France Bleu et France 3.

L’Occitanie, un futur laboratoire pour l’audiovisuel public ?

FV (@fabvalery)

13 Sep

La tournée des popotes toulousaines du président du CSA Olivier Schrameck

Discret, peu médiatique, le président du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) Olivier Schrameck est à Toulouse les 14 et 15 septembre pour rencontrer notamment Jean-Luc Moudenc et Carole Delga.

Olivier Schrameck (Photo : Christophe Morin / MaxPPP)

Olivier Schrameck (Photo : Christophe Morin / MaxPPP)

 

Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) est en visite « officiellement » pendant deux jours à Toulouse jeudi 14 et vendredi 15 septembre. Le patron de l’instance de régulation et de contrôle des chaînes de télé et des radios se rend peu sur le terrain. Il arrive à Toulouse 15 jours avant le lancement des émissions de Vià Occitanie, nouveau nom de TV Sud. C’est le CSA qui lui a accordé fin 2016 la fréquence locale de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015.

A Toulouse, Olivier Schrameck va surtout faire la tournée des popotes politiques : il aura un entretien le jeudi matin avec Carole Delga, la présidente PS du Conseil régional d’Occitanie, et le vendredi matin avec Jean-Luc Moudenc le maire LR et président de la Métropole de Toulouse.

Le poids des élus sur les médias

Les dossiers audiovisuels sont (toujours) très politiques. Localement comme nationalement, les élus aiment croire qu’ils peuvent avoir la mainmise ou pour le moins une influence sur les médias. La télé particulièrement. Ce média fascine ou repousse. Concernant TV Sud (pardon, Vià Occitanie), échaudé par l’expérience de TLT dont la métropole était devenu le principal pourvoyeur de fonds, Jean-Luc Moudenc n’a pas souhaité entrer dans le capital voire signer un Contrat d’objectifs et de moyens. La ville de Toulouse sera donc spectatrice mais pourrait tout de même, selon nos informations, « sponsoriser » certaines émissions de la nouvelle chaîne ou acheter des espaces publicitaires.

Il faut dire que le projet est à l’opposé de ce qu’était TLT. Les dirigeants de Médias du Sud vont lancer le 28 septembre une chaîne régionale, avec une grille commune aux antennes actuelles de Montpellier, Nîmes et Perpignan et à la nouvelle de Toulouse. Vià Occitanie conservera des décrochages locaux mais sera avant tout une chaîne aux contours proches de celle de la nouvelle région Occitanie. D’ailleurs, peu après son élection, Carole Delga appelait de ses vœux une chaîne régionale de plein exercice qui parle du nouveau territoire à ses habitants. Le conseil régional, déjà partenaire de Médias du Sud en ex-Languedoc-Roussillon a accordé 1,5 million d’euros sur trois ans à la chaîne au titre de son arrivée à Toulouse. 

L’énigme du CTA

Olivier Schrameck rencontrera aussi les membres du comité territorial de l’audiovisuel (CTA). Cette instance est inconnue du grand public. Il s’agit pourtant de la représentation locale du CSA en région. Ils sont au nombre de 12 et ont un vrai pouvoir : « ils assurent, comme l’indique le CSA sur son site, l’instruction des demandes d’autorisation pour la diffusion des services de radio par voie hertzienne terrestre et l’observation de l’exécution des obligations qu’elles contiennent. Ils peuvent, à la demande de l’assemblée plénière du Conseil, participer à l’instruction des demandes d’autorisation concernant des services de télévision locale et participer à l’observation de l’exécution des obligations contenues dans les autorisations ».

Celui de Toulouse a une particularité : il compte parmi ses membres un élu du conseil régional et président de la commission culture et audiovisuel de la Région. Serge Regourd est un spécialiste de l’audiovisuel, certes, mais, comme nous le faisions remarquer sur ce blog en 2016, qui a fait le choix d’entrer en politique. Il a donc une double casquette surprenante. En septembre 2016, le CSA nous indiquait que l’intéressé se mettrait « en retrait » du CTA quand les dossiers télés seraient discutés. Serge Regourd nous avait répondu qu’on surestimait son pouvoir et qu’il n’était alors question d’aucun retrait.

Une « tempête dans un verre d’eau » concluait-il. Il faut bien reconnaître que face à l’océan des problèmes des Français (emploi, santé, éducation, urgence climatique, etc), le dossier de l’audiovisuel ne pèse pas plus qu’une goutte. Même pas un verre.

FV (@fabvalery)

30 Août

Le journaliste et romancier Jean-Pierre Alaux devient éditorialiste sur Radio Totem

Il y fera un édito chaque matin à 7h15 à partir du 4 septembre.

Jean-Pierre Alaux

Jean-Pierre Alaux

Dans le mercato médiatique de l’été, il n’y a pas que le transfert de Patrick Cohen de France Inter à Europe 1 ! Jean-Pierre Alaux, journaliste et romancier, qui animait jusqu’à juin dernier la matinale de Radio Présence à Toulouse vient d’annoncer son « transfert » vers Radio Totem où il fera chaque matin un éditorial intitulé « C’est juste mon avis ».

Jean-Pierre Alaux débutera lundi 4 septembre sur l’antenne de la radio à 7h15 pour ce billet quotidien. « En quittant le micro de Radio Présence en juin dernier, écrit-il sur sa page facebook, je croyais en avoir terminé avec la radio. Mais le virus est tenace et, parmi les propositions qui m’ont été faites, je viens d’accepter de devenir, dès lundi prochain, éditorialiste sur le réseau Totem »

Journaliste, romancier, Jean-Pierre Alaux a déjà officié notamment sur Sud Radio ou encore feue Télé Toulouse. Il est aussi le co-auteur de la série de romans policiers « Le Sang de la Vigne », adapté à la télévision avec succès pour France 3 avec notamment Pierre Arditi.

Radio Totem est l’une des radios privées phares du centre et sud-ouest de la France. Basée dans l’Aveyron, elle compte 35 fréquences dans le massif central et une grande partie de l’est de la région Occitanie.

FV (@fabvalery)

28 Août

Pendant l’été, Sud Radio a quitté Toulouse : une dizaine de licenciements

C’est terminé. Sud Radio, historiquement basée à Toulouse, a définitivement quitté ses locaux de Labège. Désormais la radio est entièrement réalisée depuis Paris.

12990844_10153378414856433_782366416704344438_n

« Toulouse, berceau historique de Sud Radio ». Ces mots ont été prononcés à l’antenne le 26 juillet dernier, à l’issue du dernier flash info de 19 heures présenté depuis les locaux de Labège, près de Toulouse. Ce jour-là, une page de plus de 30 ans d’histoire de Sud Radio a été tournée.

Désormais, Sud Radio est une radio… parisienne. Ce « déménagement », nous vous l’avions révélé sur ce blog il y a un an. Fiducial Médias, propriétaire de Sud Radio et filiale de Fiducial, a depuis mené tambour battant le transfert de ses activités dans la capitale. Le personnel à Toulouse s’est vu proposer des mutations, la plupart du temps sans valorisation salariale. Beaucoup ont décliné ces offres : des premiers licenciements avaient eu lieu en janvier dernier, les autres ont suivi cet été. Ne restent plus, selon nos informations que trois délégués du personnel qui, après accord de l’administration, seront licenciés en septembre. Une dizaine d’emplois supprimés à Toulouse.

Désormais, une seule journaliste assurera à Toulouse la « correspondance » pour Sud Radio.

Malgré cette situation difficile, une partie de l’équipe licenciée a voulu marquer l’événement en publiant courant août une photo (voir ci-dessous) sur les réseaux sociaux pour marquer, avec le sourire, son « transfert » de Sud Radio à… Pôle Emploi !

sud

Sollicité à plusieurs reprises depuis l’annonce de ce transfert, la direction de Sud Radio n’a jamais souhaité nous répondre. En avril dernier, le PDG de Fiducial Médias, Didier Maïsto, s’était longuement exprimé sur TV Libertés, la web-TV dirigée par l’ex-Front National Martial Bild et chantre de la « réinformation » chère à l’extrême-droite. Il y parlait en ces termes de Sud Radio : « Quand nous l’avons reprise, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Depuis Sud Radio a notamment recruté l’ex-député Henri Guaino comme chroniqueur et confié à Valérie Expert une émission matinale sur… les médias.

Ce lundi 28 août, Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, était l’invité de la matinale… de Sud Radio. Mais le sujet portait sur les rythmes scolaires. Le sort des salariés de la radio et son déménagement autoritaire n’ont donc pas été évoqués à l’antenne.

Didier Maïsto qualifiait la radio historique du Grand Sud, dans son interview sur TV Libertés, de « radio nationale et généraliste installée au sud… de Paris ».

C’est désormais vraiment le cas.

FV (@fabvalery)

13 Juil

France Inter va fermer son bureau à Toulouse

L’annonce a été faite lundi 10 juillet par le PDG de Radio-France, Mathieu Gallet, en visite à Toulouse. Quatre journalistes sont concernés.

Photo : AFP

Photo : AFP

Mathieu Gallet, le patron de Radio-France, n’a pas fait le voyage pour rien. Lundi, il était à Toulouse officiellement pour le concert inaugural du festival Radio France Occitanie Montpellier de Pibrac. Le concert s’appelait « voyage en polyphonie ». Mais quelques instants plus tôt, rencontrant les personnels de Radio-France à Toulouse et affublé, Mathieu Gallet et ses principaux lieutenants, dont Laurent Guimier, le nouveau directeur des antennes et des contenus, ont parlé d’une seule voix. Et le message était limpide.

Mathieu Gallet a annoncé la fermeture prochaine des bureaux de France Inter-France Info à Toulouse, Lyon et Marseille. Il s’agit des trois derniers bureaux de correspondants des chaînes nationales en région. Une radio locale de Radio France doit ouvrir prochainement à Lyon, où pourrait être intégrés les journalistes déjà présents.

A Toulouse, 4 journalistes assurent, pour l’ensemble de l’ex-région Midi-Pyrénées (et souvent au-delà), la correspondance pour les chaînes nationales. Un bureau créé en 1997, au moment de l’installation de la radio le Mouv’ à Toulouse.

Alors que vont devenir ces quatre journalistes ? Mathieu Gallet a simplement indiqué, selon nos informations, que des postes leur seront proposés. Sans préciser lesquels, ni même à quelle échéance.

Cette fermeture est en fait une nouvelle étape dans la stratégie de Radio-France. Après avoir recréer une antenne locale, France Bleu Toulouse, en 2011, le groupe public veut désormais la transformer en radio « régionale ». Comme nous l’indiquions sur ce blog en février dernier, Radio France a obtenu des fréquences dans 12 villes de l’ex-région Midi-Pyrénées (à Albi, Rodez, Montauban, etc) et compte, rapidement (échéance 2018 ?) modifier son organisation et sa grille.

Les 4 journalistes de France Inter devrait donc se voir proposer des postes dans le cadre de cette réorganisation. Mathieu Gallet, lundi à Toulouse, aurait, selon nos informations, annoncé la création de trois RER (rédacteur en résidence) à Montauban, Castres et… Pamiers !

Quant au personnel de France Bleu Toulouse, il attend toujours des précisions sur les contours de cette réorganisation. Des questions ont été posées au PDG, sans toujours trouver de réponses. Quid par exemple d’un éventuel rapprochement avec France 3 ? Il faut dire que dans le programme électoral d’Emmanuel Macron figurait le projet de création d’un grand audiovisuel public regroupant France Télévisions, Radio-France, l’INA, France Médias Monde, etc.

FV (@fabvalery)

26 Juin

La radio musicale publique FIP pourrait ouvrir un décrochage local à Toulouse et Montpellier

Un mouvement de grève devrait toucher la radio publique mardi contre le projet d’évolution des stations locales : les postes seraient réduits à Bordeaux, Nantes et Strasbourg au profit d’un « agenda local » à Toulouse, Montpellier et Marseille.

Anne Sérode, directrice de Fip (Photo : AFP)

Anne Sérode, directrice de Fip (Photo : AFP)

Les salariés de FIP sont appelés à faire grève mardi contre un projet d’évolution des stations locales de la radio publique, qui fait craindre aux syndicats leur disparition progressive, ce que conteste la direction.

Ce projet, présenté la semaine dernière en comité central d’entreprise, prévoit de réduire la voilure et les effectifs dans les trois antennes locales de Bordeaux, Nantes et Strasbourg, qui diffusent des informations de proximité (culturelles et associatives notamment) chaque jour entre 7 heures et 19 heures, et de créer de nouveaux décrochages locaux dans des villes supplémentaires, sous la forme d' »agendas culturels ».

Dans un communiqué publié lundi, les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, SNJ, SUD et Unsa ont dénoncé un plan « inacceptable en l’état », et dont le « seul élément clair est l’abandon du service public de proximité (…) au profit d’une radio qui deviendrait progressivement uniquement nationale ».

Ils demandent « le maintien des antennes locales » et de leurs effectifs, et indiquent avoir déposé un préavis de grève pour toute la journée de mardi.

De son côté, la directrice de Fip Anne Sérode (qui va être remplacée en juillet par Bérénice Ravache) a réaffirmé à l’AFP qu’aucune fermeture de stations locales n’était prévue et a défendu ce projet.

Il n’y a pas de fermeture, nous voulons élargir la présence locale dans davantage de villes, donc ouvrir des postes à Toulouse, Montpellier
et Marseille pour créer des agendas locaux et diminuer le nombre de postes à Bordeaux, Nantes et Strasbourg pour pouvoir permettre ce mouvement »

Créée en 1971, FIP, plus petit réseau du groupe Radio France, est une radio à dominante musicale, diffusée en FM dans une dizaine d’agglomérations, mais également sur internet et par satellite.

FV (avec AFP)

21 Juin

Licencié par Radio-France, le Toulousain Joël Collado gagne aux prud’hommes

Le prévisionniste à la voix si reconnaissable avait été remercié fin 2015 après 21 ans de services sur les antennes de Radio-France. Les prud’hommes viennent de requalifier son contrat en CDI et de déclarer son licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».

Joel Collado (Photo : Th. Bordas / MaxPPP)

Joel Collado (Photo : Th. Bordas / MaxPPP)

Joël Collado, remercié fin 2015 après avoir présenté durant 21 ans les bulletins météo sur France Inter et France Info, a obtenu la requalification en CDI de son contrat avec Radio France et le versement d’environ 36.000 euros, a-t-on appris mercredi.

Le prévisionniste de Météo France, âgé de 68 ans, avait présenté le 27 décembre 2015 son dernier bulletin sur les antennes du groupe public, après avoir indiqué sur France 3 Midi Pyrénées qu’il avait été remercié « pour des raisons mystérieuses ».

Ses employeurs, Météo France et Radio France, avaient invoqué à l’époque la volonté du groupe radiophonique de faire « évoluer le format » de la météo en faisant appel à une voix féminine, et à une prévisionniste installée en région parisienne, alors que Joël Collado présentait ses bulletins depuis Toulouse.

Saisi par l’ex-présentateur, qui avait signé en tout 215 contrats de travail avec le groupe public de radio depuis janvier 1995, le conseil des prud’hommes de Paris a requalifié cette relation de travail « en contrat à durée indéterminée » et considéré qu’il avait fait l’objet d’un « licenciement sans cause réelle et sérieuse », selon le jugement prononcé fin avril, et dont l’AFP s’est procuré une copie.

Les prud’hommes ont condamné Radio France à lui verser en tout environ 36.000 euros, notamment sous la forme d’une indemnité de licenciement conventionnelle, d’une indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse, de dommages et intérêts pour préjudice moral, et de frais de procédure. Joël Collado, qui était resté salarié de Météo France, demandait plus de 100.000 euros au total.

« M. Collado a été renvoyé de façon cavalière, du jour au lendemain », et même s’il n’a pas obtenu toutes les sommes qu’il réclamait, « il était important pour lui d’obtenir satisfaction, justice a été rendue », a déclaré à l’AFP son avocat, Maître Gilles-William Goldnadel. Son client n’a pas l’intention d’interjeter appel du jugement, a-t-il précisé.
Interrogé par l’AFP, Radio France n’a pas fait de commentaires dans l’immédiat.

(AFP)

01 Juin

En proie à des difficultés financières, Radio Larzac veut conserver sa liberté de ton

Malgré une aide exceptionnelle de la ville de Millau et un déménagement prévu cet été du plateau du Larzac à Millau, la radio associative n’est pas encore sauvée. Elle attend l’aide de ses auditeurs pour conserver sa liberté de ton, héritée des luttes sur le plateau.

16904929_10155099942602171_2962878493750588917_o

Avec une subvention exceptionnelle de 10 000 euros de la ville de Millau, Radio Larzac a fait un bout du chemin financier mais sa survie reste encore précaire. Il lui reste à trouver de l’argent pour assurer l’avenir. Une opération de crowdfunding est en cours.

La radio associative a de gros problèmes financiers. La baisse des aides notamment du fonds de soutien à la création radiophonique du ministère de la Culture, les frais en augmentation, ont peu à peu conduit la radio à de graves problèmes financiers.

La radio va quitter le plateau et s’installer en centre-ville de Millau l’été prochain pour être plus près de son auditoire. Elle devra aussi sans doute licencier l’un de ses 4 salariés.

Mais, pour autant, l’association souhaite que la radio conserve sa liberté de ton. Une liberté héritée des luttes menées dans les années 70 sur le plateau. Une liberté qui, elle, n’a pas de prix.

FV (@fabvalery)

EN VIDEO / le reportage de Mathilde de Flamesnil et Régis Dequeker


Radio Larzac en danger

18 Mai

France-Bleu en grève : programmes et infos perturbés à Toulouse

Un mouvement de grève touche le réseau France-Bleu ce jeudi 18 mai en raison notamment de la décision de la direction générale de retirer aux locales une tranche matinale. Mais le malaise est plus profond.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

Le réseau France-Bleu, les radios locales de Radio-France, est en crise. Ce jeudi 18 mai, les radios sont touchées par un mouvement de grève. A Toulouse, il n’y a pas eu d’émissions matinales et de journaux.

Le préavis de grève a été déposé par les syndicats CFDT, CGT, SNFORT, SNJ, SUD, UNSA. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est la décision de la direction du réseau de retirer aux radios locales la tranche 8h45/9h25 pour en faire une tranche nationale et la confier à l’animateur Jean-Luc Reichmann. 

Il est aussi question de supprimer la tranche locale 14h/16h et de confier aux rédactions locales la charge des infos à la demie de chaque heure pendant les matinales. Des réformes qui ne passent pas.

A moyens constants, après les baisses de ces dernières années, cette politique condamnera la grande majorité des locales à sacrifier les journaux du soir, des chroniques ou reportages, et/ou le web. Dans le même temps, elle dévalorise les stations et les équipes (intersyndicale)
 

Les syndicats et les grévistes réclament notamment le « respect des particularismes de chaque locale qui est l’ADN du réseau : avec des populations, des cultures et des moyens différents, toutes ne peuvent pas avoir la même grille ».

A Toulouse, cette inquiétude se double de celle concernant le projet annoncé en février dernier : celui de faire de France Bleu Toulouse, radio locale, une sorte de radio régionale d’Albi à Auch, de Rodez à Montauban. Mais avec quels moyens, quel personnel ? Jusqu’à présent la direction de France Bleu est restée silencieuse sur ce projet.

FV (@fabvalery)

18 Avr

Quand le patron de Sud Radio compare Macron à Mussolini

D’habitude quasi-invisible dans les médias, Didier Maïsto, le PDG de Fiducial Médias s’est longuement exprimé sur TV Libertés, une web TV proche de l’extrême-droite, comparant Emmanuel Macron à Benito Mussolini.

Didier Maïsto

Didier Maïsto

Il faut bien chercher Didier Maïsto dans les médias avant de trouver ses très rares apparitions. Le patron de la branche médias du groupe Fiducial appartenant à Christian Latouche, souvent sollicité, notamment par ce blog, refuse presque tout le temps de s’exprimer, sauf quand il écrit dans le magazine local Lyon Capitale, qui appartient à … Fiducial Médias. Il s’est pourtant prêté il y a quelques jours à un long (presque 2 heures) entretien/débat dans « Bistro Libertés » sur TV Libertés. Une émission présentée par Martial Bild, un ancien haut cadre du Front National, sur une chaîne exclusivement diffusé sur internet et qui comme les sites internet qui se revendiquent de la « réinformation » est proche des milieux identitaires et de l’extrême-droite.

Le « soft fascisme » d’Emmanuel Macron comparé à Benito Mussolini

D’ailleurs Martial Bild n’a pas été déçu de son invité d’honneur qui, en se gardant de dire pour qui il allait voter à la présidentielle, a prédit un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon, assurant qu’il voyait là un débat d’idées « loin des caricatures » entre ces deux candidats. L’homme affirme que la position de François Asselineau sur l’Europe (il prévoit le Frexit) « c’est pas idiot » et pousse même beaucoup plus loin. Pour Didier Maïsto, le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron est à comparé à la marche de Benito Mussolini. « C’est du soft fascisme » indique-t-il recueillant les applaudissements nourris des spectateurs du bistro de TV Libertés. (extrait ci-dessous à partir de 18’40 »).

Une pétition pour le report de l’élection présidentielle !

Didier Maïsto, ancien assistant parlementaire d’un député RPR du Rhône, est assez habitué aux coups de gueule. Il a publié un livre sur le « scandale Numéro 23 » du nom de la chaîne de la TNT, véritable charge contre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il a aussi, plus récemment, lancé une pétition pour demander… le report de l’élection présidentielle. Selon lui, « Cette campagne n’aborde pas les sujets de fond… mais touche le fond. Les Français ont droit à de véritables débats, pas à un concours de boules puantes ! ». Cette pétition, adressée au Conseil Constitutionnel, publiée sur le site Change.org, a obtenu en un mois… 40 signatures !

Sud Radio est désormais une radio « installée au sud… de Paris »

Didier Maïsto, d’ordinaire donc pas très bavard dans les médias, a aussi profité de son passage sur TV Libertés pour longuement parler de Sud Radio. « Quand nous l’avons reprise, explique-t-il, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Le patron a aussi justifié le recrutement de Brigitte Lahaye ou encore les positions iconoclastes d’André Bercoff, fustigeant les médias traditionnels et les journalistes en général, très formatés à ses yeux.

Pour lui, Sud Radio est désormais « une radio nationale et généraliste installée au sud de Paris« . Les salariés toulousains de la radio, mutés d’office de Toulouse à Paris ou licenciés en cas de refus, apprécieront.

FV (@fabvalery)