17 Juil

Un édito du « Journal d’ici » de Castres déclenche la colère des Harkis

Des associations de Harkis ont manifesté ce lundi 17 juillet devant les locaux du Journal d’Ici à Castres pour protester contre un éditorial de l’hebdomadaire local qui faisait le parallèle entre les élus de droite qui choisissent de soutenir Macron et… les Harkis (qui avait choisi la France plutôt que l’Algérie).

Les Harkis devant le siège du Journal d'Ici. (Photo : M. Brisse / France 3)

Les Harkis devant le siège du Journal d’Ici. (Photo : M. Brisse / France 3)

« Purgée de ses harkis, la droite pourra envisager sa propre refondation ». Ces mots, signés par Pierre Archet, directeur du Journal d’Ici, l’hebdomadaire de Castres, le 22 juin dernier dans un éditorial consacré à l’état de la droite après les législatives, ont fait bondir les associations de Harkis, nombreux dans le Tarn.

Ils se sont sentis comparés à des traîtres et n’ont pas goûté aux mots de l’hebdomadaire fondé en 2003 par Pierre Fabre. Plusieurs d’entre-eux se sont regroupés ce lundi 17 juillet devant les locaux du journal à Castres.

Pourtant, face aux réactions, la rédaction avait publié un autre article le 6 juillet. Sous le titre « Harkis : méprisable méprise », le Journal d’Ici répondait aux réactions suscitées par le premier éditorial : « Certains, pas toujours bien intentionnés et manifestement disposés à souffler sans vergogne sur les braises d’une sujet resté très sensible, ont voulu y voir une façon de qualifier les députés « constructifs » de traître à leur camp politique : nous les renvoyons à leur dictionnaire préféré. Et à leur irresponsabilité. Pour leur part, nos compatriotes rapatriés musulmans ne se sont pas laissés abuser par cette méprisable méprise ».

Apparemment, au vu de la manifestation de ce jour, la méprise n’est pas du côté que l’on croit.

FV (@fabvalery)

04 Juil

Armagnacnews.com et Gascogne Côté Gers : il y a du nouveau dans la presse gersoise

Un site spécialisé (avec modération) dans l’Armagnac et un nouveau magazine aux couleurs de la Gascogne. Découverte de deux nouveaux médias gersois.

(Photo : Gascogne Côté Gers)

(Photo : Gascogne Côté Gers)

C’est le seul pure player (qui plus est gratuit) consacré à l’Armagnac. Armagnacnews.com a été créé par le journaliste Philippe Campa (ex-Sud Ouest et L’Indépendant) et e photographe et dirigeant de l’entreprise Plandecom. Il y est question de tout ce qui touche de près ou de loin à l’actualité de l’armagnac. Ce site d’information spécialisé espère se décliner rapidement en version papier.

Côté magazine, justement, Plandecom édite en ce début juillet le premier numéro de « Gascogne Côté Gers », un « lifestyle magazine » sur l’art de vivre, le tourisme et la culture dans le département du Gers. Au sommaire du premier numéro : le peintre Jean-Paul Chambas, André Daguin, etc. Tiré à 20 000 exemplaires, le magazine est gratuit. Son numéro 2 est attendu pour novembre 2017.

FV (@fabvalery)

 

09 Mai

« Presse à caniveau » : quand le ministre Baylet s’en prend à France 3

DOCUMENT SONORE – Il a beau être patron de presse, le ministre Jean-Michel Baylet a une idée très personnelle du journalisme. Quand le travail d’un média ne lui plaît pas, il n’hésite pas à le traîner dans la boue. Une certaine idée de la liberté d’informer et du pluralisme, illustrée par des propos récents du ministre.

Photo : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Photo : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Il pourrait avoir, en raison de son statut de ministre de la République (pour quelques jours encore), un devoir de réserve vis-à-vis de la presse et des journalistes. Il pourrait aussi, parce qu’il est lui-même propriétaire d’un groupe de presse, avoir du respect pour la liberté de la presse et le travail des autres médias.

Mais Jean-Michel Baylet a une autre vision du travail des journalistes, surtout quand ce travail le concerne.

Dernier exemple en date, lors d’une réunion la semaine dernière à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) du conseil syndical du PETR (pôle d’équilibre territorial et rural) Garonne-Quercy-Gascogne qu’il préside.

« Chagriné » par deux articles publiés sur le blog politique de France 3 Midi-Pyrénées sur le statut « fictif » de son collaborateur Max Courrègelongue, ex-directeur général des services du Conseil Général, et véritable dirigeant sans statut du PETR, Jean-Michel Baylet s’en est pris au média régional.

Interrogé par un élu sur ces révélations parues dans la presse régionale, Jean-Michel Baylet s’emporte contre France 3 Midi-Pyrénées :

Ce n’est pas dans la presse régionale que vous avez lu tout cela, c’est dans une certaine presse de ragots et de caniveau

« Presse de ragots et de caniveau », « presse à caniveau » (SIC), par deux fois le ministre fustige les journalistes de France 3. Ce passage de la discussion, ou plutôt du monologue du ministre, a été enregistré. Un document sonore que nous reproduisons ci-dessous dans le but d’accréditer les informations que nous publions ici et la véracité des propos tenus :

Donc pour un ministre de la République, un média (qui plus est de service public) qui ne va pas dans son sens ou qui révèle des petites manoeuvres entre amis mérite d’être mis… au « caniveau ».

Sur la forme, c’est désolant. Le ministre, propriétaire du groupe La Dépêche du Midi qu’il a dirigé jusqu’à son entrée au gouvernement en 2016, devrait se souvenir que son journal a été mis en cause dans son traitement de l’une des pires affaires de calomnie des 50 dernières années, l’affaire Alègre-Baudis. Traiter donc ainsi un média régional de « presse à caniveau » révèle au mieux une amnésie sélective, au pire un aveuglement sur ses propres erreurs.

Sur le fond, le ministre ne se rend certainement pas compte que ce qu’il dit (et que l’on entend dans l’enregistrement ci-dessus) accrédite les infos publiées sur le blog de France 3. Selon lui (et c’est ce qu’écrivait France 3), Max Courrègelongue exerce des fonctions rémunérées à la Communauté de communes de deux rives (présidée, elle aussi, par Jean-Michel Baylet) et est bénévole auprès du PETR. Ce serait donc, sur son temps libre, que Max Courrègelongue irait faire tourner cette instance.

Des déclarations contradictoires avec celle du principal intéressé, qui avait indiqué à France 3, être rémunéré pour cette tâche mais avait refusé de dire par qui. Des déclarations, surtout, qui ne répondent pas aux interrogations soulevées par des élus et des journalistes : quel statut ? Quelle convention de mise à disposition du collaborateur d’une entité à l’autre ? Comment peut-on rémunérer un collaborateur qui a dépassé la limite d’âge (il a 71 ans) ?

Sur toutes ces questions, le ministre ne répond pas. Il préfère s’en prendre aux journalistes qui n’ont fait qu’écrire… la vérité.

Une attitude de « médias bashing » qui se répand dans la classe politique. Quand elle est endossée par un ministre, ce n’est déjà pas banal. Mais quand le ministre en question est propriétaire d’un groupe de presse, c’est un comble. 

FV (@fabvalery)

04 Mai

VIDEO – « Echo 09 », le nouveau mensuel gratuit en Ariège

Le N°3 d’Echo 09, mensuel d’infos et d’annonces ariégeois, est actuellement en cours de distribution. Retour sur cette nouvelle aventure.

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C’est un peu une sinécure de vouloir, en 2017, lancer un journal papier. C’est pourtant l’aventure dans laquelle s’est lancé un Ariègeois. Sylvain Sastre distribue actuellement, par ses propres moyens, les 25 000 exemplaires d’Echo 09, un nouveau mensuel gratuit en Ariège.

Au sommaire, du rédactionnel (des infos sur l’Ariège, les initiatives, les terroirs) et des petites annonces, prenant ainsi le relais du « 09 », le journal gratuit de petites annonces disparu il y a quelques années.

Pour l’instant, ça marche, au prix de beaucoup d’efforts des fondateurs : après 3 numéros, les rentrées publicitaires sont en hausse.

EN VIDEO / le reportage de Laurent Winsback et Pascal Dussol :


Echo 09, nouveau mensuel gratuit

05 Avr

Le mensuel toulousain Boudu inaugure une nouvelle formule

18 mois après son lancement, le magazine sort en kiosques son numéro d’avril 2017 dans une nouvelle mise en page. « Le même esprit avec des habits neufs » explique l’équipe du journal.

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Nouvelles rubirques, nouvelles signatures, « un peu plus d’actu au début, un peu plus relax à la fin », comme l’indique le magazine Boudu sur sa page facebook. Ce 5 avril, le magazine de société toulousain Boudu, lancé en novembre 2015, inaugure de nouveaux habits avec une mise en page remaniée.

Notre ADN ne change pas : être toujours là où il faut être et jamais là où on nous attend (éditorial) »

Dés le premier coup d’oeil, le magazine fait effectivement peau neuve : une mise en page plus moderne, plus aérée. Des choix plus news magazine « branché » pour séduire un public urbain.

 

Alors changer juste pour changer ? Dans l’éditorial de ce numéro 17, intitulé « Rester Boudu », le rédacteur en chef Jean Couderc s’explique : « On peut lancer une nouvelle formule sans pour autant renier ni regretter ses options initiales. Il n’en reste pas moins que nous avons ressenti le besoin de prendre en compte les nombreux avis qui se sont exprimés depuis le lancement de Boudu il y a un an et demi ».

Le lancement de cette nouvelle formule s’accompagne du rafraîchissement du site internet du magazine : certaines pages du numéro d’avril sont d’ailleurs consultable en ligne. Un conseil : c’est LA bonne occasion de découvrir ou de redécouvrir Boudu. Un magazine innovant et indépendant à Toulouse, c’est assez rare.

FV (@fabvalery)

14 Mar

Média de solutions, « JT » (ex-Journal Toulousain) lance une nouvelle formule

Trois ans après sa reprise par des salariés et des associés en Scop, le Journal Toulousain lance le 30 mars une nouvelle formule, accompagnée d’une nouvelle maquette et d’une identité rafraîchie.

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« JT » c’est le nouveau nom contracté du Journal Toulousain, précédemment baptisé « le JT ». Cette fois, l’hebdomadaire franchit carrément le Rubicon : le projet d’en faire un « média de solution » était jusqu’à présent au milieu du gué. Désormais, le journal se fixe pour objectif d’offrir à ses lecteurs des infos « consctructives », en portant son regard sur les initiatives qui permettent d’améliorer la vie quotidienne, le monde du travail, notre cadre de vie… De trouver des solutions aux problèmes plutôt que de simplement les constater.

« Sociétal, social, environnemental, explique Rémi Demersseman-Pradel, nouveau gérant de la Scop et directeur de la publication du journal, JT doit être le média de solutions par excellence, d’abord au niveau local puis, via le web, au niveau national ».

La ligne éditoriale de JT a donc été recentrée sur cet objectif et la maquette toilettée (exemple d’une Une factice ci-dessus). Elle sera lancée le 30 mars prochain avec la sortie en kiosques de la nouvelle formule.

La rédaction (3 journalistes titulaires et plusieurs pigistes) travaille donc en ce sens, accompagnée par l’équipe commerciale. Installé dans les locaux du Lab’Oïkos, rue Riquet à Toulouse près de la place Saint-Aubin, le journal lancera dans quelques mois, après la nouvelle formule du print, un nouveau site internet, à vocation nationale.

La nouvelle formule d’un média qui a traversé de rudes épreuves ces dernières années est soutenue par une campagne de financement participatif.

Comme d’autres médias locaux, JT veut aussi créer des événements dans la cité. La soirée de lancement de la nouvelle formule le 30 mars sera donc aussi l’occasion de remettre les « trophées des solutions« . Une quinzaine d’entrepreneurs ou d’associations sont nominées.

FV (@fabvalery)

23 Fév

Le D’Oc, le nouveau média montpelliérain qui veut prendre du recul sur l’actualité

Le D’Oc, un nouveau média numérique (avec un magazine papier gratuit trimestriel) a vu le jour mercredi 22 février sur le grand Montpellier. Il veut proposer un autre regard sur l’actualité.

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« Le nom est un double clin d’oeil, explique Benjamin Téoule, le journaliste porteur de ce projet. Le D’Oc, parce que comme un médecin nous voulons ausculter l’info. Le D’Oc, comme le documentaire car nous voulons la traiter en profondeur ».

Le D’Oc, nouveau média qui traite d’infos autour du Grand Montpellier, du Pic Saint-Loup et du Pays de l’Or, est en ligne depuis mercredi 22 février. Dans l’équipe, des photographes, des journalistes, réunis autour de Benjamin Téoule, ex de L’Agglorieuse et correspondant local de L’Express.

Cet ancien élève de l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT) avait depuis longtemps « l’envie de créer quelque chose« . Voilà chose faite avec ce projet, désormais concrétisé : un site internet qui ne fait pas du flux (environ une publication par jour) car il veut avant tout se détâcher de l’actualité « chaude » pour proposer aux lecteurs des « outils complémentaires aux médias de l’instantanéité ». « Ce n’est pas du tout un média contre un autre, explique Benjamin Téoule, mais nous souhaitons redonner leur place à des formes journalistiques actuellement moins utilisées localement : le reportage, l’enquête, l’interview ».

Le site (payant, environ 3,90 euros par mois selon la formule) et le trimestriel papier (gratuit) ne recevront aucune subvention des pouvoirs publics pour garder leur indépendance. Seule la publicité ouverte aux annonceurs privés sera présente.

Pour l’instant, ce nouveau média va prendre le temps de s’installer. Mais, il n’est pas exclu qu’il étende son territoire au reste de l’Occitanie. Son nom est d’ailleurs presque prédestiné.

En tout cas, c’est encore un pas vers plus de pluralisme dans la région. Dernièrement, c’est le site « Dis-leur ! » créé par deux anciens journalistes de Midi Libre qui a fait son apparition, avec là aussi le souhait d’offrir aux lecteurs d’autres champs que l’actualité pure et dure.

FV (@fabvalery)

14 Fév

Le journal tarnais « La Montagne Noire » renaît grâce notamment à Laurent Cabrol et Wendy Bouchard

Des Mazamétains ne se sont pas satisfaits de la disparition en décembre du journal fondé en 1904. Réunis en association avec à leur tête le dessinateur et animateur Claude Ferran, ils vont faire reparaître le journal début mars avec notamment les coups de main de Wendy Bouchard et Laurent Cabrol.

La future une de La Montagne Noire nouvelle formule (Photo : E. Wat / France 3)

La future une de La Montagne Noire nouvelle formule (Photo : E. Wat / France 3)

« La Montagne Noire » n’est pas morte. Elle bouge encore. Le journal bi-hebdomadaire du pays mazamétain, fondé en 1904, avait mis la clé sous la porte en décembre dernier. Une liquidation judiciaire qui entraînait la disparition du titre, successeur du « Petit Cévennol » et ancien « plus petit quotidien de France ».

Sous l’impulsion du dessinateur (de l’Almanach Vermot notamment) et animateur (Radio 100 % et ex-Sud Radio) Claude Ferran, qui préside l’association, huit personnalités de Mazamet ont décidé de faire revivre le titre.

Le journal ne changera pas »

« Nous avons tous mis de notre poche, explique Claude Ferran, mais notre association est sans but lucratif. Le seul objectif est de refaire vivre le journal. Nous nous y employons chaque jour depuis un mois ».

L’objectif est de faire reparaître « La Montagne Noire » début mars. Avec de sérieux coups de pouce : l’animateur météo d’Europe 1, le Mazamétain Laurent Cabrol (qui préside déjà le club de rugby le Sporting Club Mazamétain) participera bénévolement ainsi que sa collègue Wendy Bouchard également co-animatrice de l’émission « Même le Dimanche » avec Dave sur France 3.

Wendy Bouchard (photo : MaxPPP)

Wendy Bouchard (photo : MaxPPP)

« Je serai une sorte de rédactrice en chef adjointe bénévole, a expliqué la Tarnaise d’adoption, et j’enverrai au journal des petits articles parisiens ».

Si tout se passe comme prévu « La Montagne Noire » n’aura donc connu que deux mois d’interruption. Les Mazamétains vont enfin retrouver leur journal. « Il ne changera pas » assure Claude Ferran.

FV (@fabvalery)

31 Jan

Aides à la presse : qui a touché les 3,7 millions distribués en 2015 en Occitanie ?

Le ministère de la Culture et de la Communication a publié la liste des 326 titres de presse écrite qui ont touché des aides publiques en 2015. Au total, 77 millions d’euros dont 3,7 millions d’euros en Occitanie dont, du fait du rachat de Midi Libre et consorts, 96 % ont été versés au groupe Dépêche du Midi.

(Photo : MaxPPP)

(Photo : MaxPPP)

Après son rachat des Journaux du Midi, le groupe La Dépêche du Midi truste 96 % des aides publiques à la presse en Occitanie selon les chiffres 2015 publiés en janvier 2017 par le ministère de la Culture et de la Communication. Le groupe a en effet touché 3 593 977 euros cette année-là sur les 3 743 314 euros distribués par l’Etat dans la région (il est ici pris en compte la totalité des aides de l’année 2015, le rachat des journaux du midi par le groupe Dépêche étant effectif en juin 2015).

Les aides publiques aux différents titres du groupe Dépêche du Midi se décomposent de la manière suivante :

  • La Dépêche du Midi est le 8ème titre le plus aidé en France avec 1 656 519 euros versés en 2015 (821 050 au titre de l’aide au portage et 835 469 euros pour l’aide à la modernisation sociale, un doux euphémisme concernant la prise en charge financière des salariés relevant des conventions collectives et cessant leur activité). Cela représente selon les calculs de l’Etat une aide de 0,03 euro par exemplaire (un peu plus de 150 000 exemplaires/jour). En comparaison, l’aide de l’Etat au numéro est de 0,02 euro pour Ouest-France et 1 centime pour le quotidien régional Sud-Ouest. 
  • Midi-Libre a reçu 609 837 euros soit 1 centime à l’exemplaire.
  • Centre-Presse Aveyron a touché 590 092 euros dont 84 000 euros au titre du pluralisme soit 10 centimes du numéro.
  • La Nouvelle République des Pyrénées a reçu 348 669 euros (11 centimes l’exemplaire)
  • L’Indépendant : 140 737 euros soit 1 centime au numéro
  • Il faut ajouter Le Petit Bleu d’Agen et du Lot-et-Garonne, propriété du groupe mais édité hors région Occitanie : 248 123 euros soit 10 centimes par exemplaire.

18 autres titres de notre région sont aidés par l’Etat, mais à eux tous ils n’ont donc reçu que 149 337 euros en 2015 (soit une moyenne de 8 300 euros environ). Les titres aidés sont les suivants ; il s’agit principalement de petites publications locales ou départementales qui touchent donc des aides au titre du pluralisme :

  • Le Petit Journal (Tarn et Garonne, Ariège, PO etc) : 37 467 euros dont 29 416 au titre du pluralisme.
  • La Gazette de Montpellier : 23 246 euros au titre du pluralisme
  • Le Tarn Libre : 9 634 euros au titre du pluralisme
  • La Lozère nouvelle : 9451 euros au titre du pluralisme
  • La Gazette de Nîmes : 8082 euros au titre du pluralisme
  • Le Journal de Millau : 7691 euros au titre du pluralisme
  • La semaine des Pyrénées : 6791 euros au titre du pluralisme
  • La Croix du Midi/ Voix du Gers (etc) : 6382 euros au titre du pluralisme
  • La Gazette Ariégeoise : 5028 euros au titre du pluralisme
  • L’Opinion indépendante : 4501 euros au titre du pluralisme
  • Le Réveil du Midi : 4 458 euros au titre du pluralisme
  • L’Essor Bigourdan : 4140 euros au titre du pluralisme
  • Le Républicain d’Uzès et du Gard : 3830 euros au titre du pluralisme
  • L’Hebdo (Rodez) : 3674 euros au titre du pluralisme
  • L’Hebdo de l’Ardèche : 3674 euros au titre du pluralisme
  • Le Journal Toulousain : 3674 euros au titre du pluralisme
  • Le progrès Saint-Affricain : 3674 euros au titre du pluralisme
  • La semaine du Minervois : 3674 euros au titre du pluralisme
  • Le Bulletin d’Espalion : 2940 euros au titre du pluralisme

A noter qu’en 2016, le gouvernement a adopté la réforme des aides à la presse avec notamment la création  d’un fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse.

Les aides publiques à la presse sont régulièrement sous le feu des critiques en France, les journaux indépendants reprochant à l’Etat « d’arroser » les plus gros. En 2015, les 10 titres qui ont touché le plus d’aides au niveau national sont :

  1. Aujourd’hui en France/Le Parisien : 7,7 millions d’euros (0,15 euros par exemplaire)
  2. Libération : 6,5 millions (23 centimes par exemplaire)
  3. Le Figaro : 6,5 millions (7 centimes)
  4. Le Monde : 5,4 millions (6 centimes)
  5. La Croix : 4,4 millions (14 centimes)
  6. Ouest-France : 4,1 millions (2 centimes)
  7. L’Humanité : 3,6 millions (36 centimes, un record)
  8. La Dépêche du Midi (voir plus haut)
  9. Les Echos : 1,6 million (5 centimes)
  10. Le Progrès : 1,6 millions (2 centimes)

FV (@fabvalery)

30 Jan

La Dépêche du Midi a-t-elle basculé du côté d’Emmanuel Macron ?

Dès le lendemain de la primaire de la gauche, le journal régional, propriété de la famille Baylet, s’affiche Macron-compatible. Comme le PRG ?

La une de La Dépêche du Midi de ce 30 janvier.

La une de La Dépêche du Midi de ce 30 janvier.

Le gros titre « Géant » barre ce lundi matin la une de La Dépêche du Midi sur une photo qui prend presque toute la largeur de la une. De qui parle donc ainsi La Dépêche du Midi ? Du score de Benoît Hamon large vainqueur de la primaire de la gauche ? Non, il s’agit de… handball et du sixième titre de champion du monde de l’équipe de France.

Sur la une du journal, le résultat de la primaire est repoussé dans la manchette… à droite ! Etonnant pour un journal historiquement engagé à gauche.

Valls plus que Hamon…

C’est en pages intérieures que l’on comprend mieux : la primaire s’étale bien sur les 4 premières pages mais c’est le traitement de cette information qui tranche. « Manuel Valls avait la lourde tâche d’endosser le bilan de François Hollande » ; selon le journal l’ancien premier ministre n’est pas sur la touche après sa défaite mais va « recomposer la gauche » ; d’ailleurs « en Occitanie, Valls résiste mieux à Hamon ».

Toujours proche de la gauche et des différents candidats socialistes à la présidentielle (Mitterrand pendant des décennies, Jospin, Hollande), le journal ne se range clairement pas cette fois derrière Benoît Hamon.

Il faut dire que le propriétaire de La Dépêche du Midi, Jean-Michel Baylet, ministre du gouvernement Cazeneuve nommé par François Hollande l’an passé dans l’équipe de Manuel Valls, avait choisi de le soutenir, tout comme Sylvia Pinel, qui lui a succédé à la tête du PRG et s’est rangée derrière Manuel Valls au soir du premier tour de la primaire.

…et Macron plutôt que « l’utopie »

Valls éliminé, Hamon trop à gauche, La Dépêche du Midi semble avoir choisi « le trublion qui monte » : Emmanuel Macron ! Il faut pour comprendre cela lire l’éditorial de Jean-Claude Souléry. Intitulé « Regardez ailleurs ? »

A bien y regarder, il arrive qu’un bel utopiste ressemble de bonne foi à un sacré illusionniste (…) Que nous promet en effet le candidat socialiste ? Bientôt la fin du travail et le revenu pour tous ! Bientôt la distribution générale dans un monde contemplatif où, à la sueur des robots, l’homme n’aurait plus qu’à cueillir les fruits de son non-travail ! Ce n’est pas exactement le propos de Benoît Hamon. Mais presque.

L’éditorialiste indique que « dans un contexte aussi défavorable à la gauche, Manuel Valls aurait limité la casse (…) Du coup, le PS s’en va camper résolument à gauche, beaucoup plus à gauche que son électorat réel ».

Le journal suggère donc de « regarder ailleurs » : « Ceux qui, désormais, veulent se tourner vers le « progressisme » d’Emmanuel Macron expriment en quelque sorte le fameux « désirs d’avenir » cher à Ségolène Royal ».

Car, franchement -et ce n’est pas leur faire offense-, ni Benoît Hamon ni Jean-Luc Mélenchon ne peuvent aujourd’hui rêver de victoire finale. Alors, demain, Macron ?

La Dépêche du Midi, premier titre de la presse quotidienne régionale à s’engager derrière Emmanuel Macron ?

FV (@fabvalery)