20 Mar

Presse à l’école : quand lycéens et collégiens d’Occitanie s’essayent au reportage télé

Dans le cadre de la semaine de la presse et des médias à l’école (20 au 25 mars 2017), plusieurs établissements de la région ont été invités à se questionner en vidéo sur la nouvelle région Occitanie. Voici leurs reportages.

MaxPPP

Photo d’illustration – MaxPPP

Eduquer aux médias, au journalisme, faire découvrir ses métiers, sa technique, développer l’esprit critique des jeunes, ce sont quelques uns des objectifs de la traditionnelle semaine de la presse et des médias à l’école.

Dans ce cadre, France 3 Occitanie et le rectorat de Toulouse travaillent, grâce à une convention, à encourager les élèves à developper le média vidéo dans les établissements et à s’essayer au reportage télé. Des visites des studios de France 3 à Toulouse sont aussi organisées.

Cette année, plusieurs établissements de l’ex-région Midi-Pyrénées ont planché sur la question de la nouvelle région « Occitanie ». Voici leurs vidéos.

Au lycée professionnel et technologique de l’Arrouza à Lourdes (Hautes-Pyrénées), les élèves de seconde en bac pro cuisine sont allés dans la rue à la rencontre des Lourdais. Ils ont posé des questions, parfois pièges, sur la nouvelle région. « Si je vous dis Occitanie, vous me dites quoi ? » C’est le titre de leur vidéo. Où, bac pro cuisine oblige, la question du cassoulet n’est pas oubliée :

« C’est quoi l’Occitanie ? » C’est aussi la question qu’ont posé les élèves du collège Jean-Jaurès de Maubourguet (Hautes-Pyrénées) :

Les élèves du lycée Saint-Exupéry de Blagnac sont aussi descendus dans la rue pour questionner les passants. Avec dans leur montage vidéo, des séquences verticales de type snapchat :

Enfin, c’est un autre choix qu’ont fait les élèves de la section bilingue occitan du collège Bellevue d’Albi. Assis autour d’une table, ils débattent entre eux (et en Occitan) sur les contours de la région Occitanie :

A noter enfin que dans le cadre de cette semaine de la presse à l’école, le journal local de France 3 Tarn se fera vendredi 24 mars avec les élèves de CM1/CM2 de l’école du village de Saliès.

FV (@fabvalery)

14 Mar

Média de solutions, « JT » (ex-Journal Toulousain) lance une nouvelle formule

Trois ans après sa reprise par des salariés et des associés en Scop, le Journal Toulousain lance le 30 mars une nouvelle formule, accompagnée d’une nouvelle maquette et d’une identité rafraîchie.

jt

« JT » c’est le nouveau nom contracté du Journal Toulousain, précédemment baptisé « le JT ». Cette fois, l’hebdomadaire franchit carrément le Rubicon : le projet d’en faire un « média de solution » était jusqu’à présent au milieu du gué. Désormais, le journal se fixe pour objectif d’offrir à ses lecteurs des infos « consctructives », en portant son regard sur les initiatives qui permettent d’améliorer la vie quotidienne, le monde du travail, notre cadre de vie… De trouver des solutions aux problèmes plutôt que de simplement les constater.

« Sociétal, social, environnemental, explique Rémi Demersseman-Pradel, nouveau gérant de la Scop et directeur de la publication du journal, JT doit être le média de solutions par excellence, d’abord au niveau local puis, via le web, au niveau national ».

La ligne éditoriale de JT a donc été recentrée sur cet objectif et la maquette toilettée (exemple d’une Une factice ci-dessus). Elle sera lancée le 30 mars prochain avec la sortie en kiosques de la nouvelle formule.

La rédaction (3 journalistes titulaires et plusieurs pigistes) travaille donc en ce sens, accompagnée par l’équipe commerciale. Installé dans les locaux du Lab’Oïkos, rue Riquet à Toulouse près de la place Saint-Aubin, le journal lancera dans quelques mois, après la nouvelle formule du print, un nouveau site internet, à vocation nationale.

La nouvelle formule d’un média qui a traversé de rudes épreuves ces dernières années est soutenue par une campagne de financement participatif.

Comme d’autres médias locaux, JT veut aussi créer des événements dans la cité. La soirée de lancement de la nouvelle formule le 30 mars sera donc aussi l’occasion de remettre les « trophées des solutions« . Une quinzaine d’entrepreneurs ou d’associations sont nominées.

FV (@fabvalery)

13 Mar

On peut tous s’offrir la Une de La Dépêche… sauf Jean-Michel Baylet !

Le groupe Dépêche du Midi vient de lancer un service pour personnaliser la une de ses journaux et permettre ainsi de l’offrir à des proches, pour un anniversaire ou un départ à la retraite. Mais on ne peut pas y mettre tous les noms.

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On a testé pour vous ! Ma-une.fr est un nouveau site lancé par le groupe Dépêche du Midi. Comme c’est déjà le cas pour bon nombre de journaux régionaux ou nationaux, vous pouvez sur ce site personnaliser à outrance la une pour en faire un objet offert à vos amis, vos proches, votre famille à n’importe quelle occasion.

Un cadeau personnalisé…

Il suffit pour cela de choisir de quel journal vous voulez reproduire et personnaliser la une, d’entrer le nom, le prénom, la date de naissance, les centres d’intérêts et la photo de la personne ou du groupe concerné. En quelques secondes vous recevez votre « Une » (gratuitement) par email et vous pouvez aussi la recevoir imprimée par les soins du journal !

…sauf pour Jean-Michel **** !

Mais, à La Dépêche du Midi, tout n’est pas possible ! Nous avons essayé de faire une une non pas à la gloire d’un ami ou d’un collègue de travail mais de… Jean-Michel Baylet, le ministre propriétaire du groupe La Dépêche.

Et là, surprise, notre une est censurée ! Impossible de faire apparaître son nom sur le site mis en place par le journal : à la place, quatre petites étoiles.

Un petit exercice de censure fait maison, sans doute pour éviter que des petits plaisantins ne composent des une gênantes pour des personnalités en vue ? Alors nous avons essayé d’autres noms :

  • François Hollande ? OK
  • François Fillon ? ça fonctionne
  • Emmanuel Macron ? c’est bon
  • Donald Trump ? It’s OK !

En revanche, ça ne fonctionne pas pour… Jean-Nicolas et Jean-Benoît Baylet, les deux fils du ministre, respectivement directeur général et directeur délégué du groupe.

Une censure qui ne s’applique donc pas aux personnalités publiques mais… juste à la famille propriétaire du journal !

FV (@fabvalery)

09 Mar

Tournoi de foot des écoles de journalisme : l’EJT remet son titre en jeu ce week-end à Toulouse

Vainqueur l’an passé du tournoi (et du blaireau surnommé « Typhus » qui fait office de trophée), l’Ecole de Journalisme de Toulouse remet son titre en jeu ce week-end à domicile. Avec une préparation quasi-professionnelle !

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Ce n’est pas tous les jours qu’un club de foot toulousain remporte un trophée. Alors quand l’an passé l’équipe de l’EJT a ramené de Lille le « Blaireau » attribué au vainqueur du tournoi de foot annuel des écoles de journalisme, une première, l’événement a eu un retentissement majeur !

Cette année, c’est donc à domicile que l’EJT remet son titre en jeu ce week-end des 11 et 12 mars. Et l’équipe s’est préparée comme jamais. On peut notamment suivre ses aventures sur le fil twitter de l’équipe, l’EJT FC : une préparation toute en auto-dérision !

L’EJT FC vit… dans un monde parallèle à celui du TFC ! Et justement, les étudiants-journalistes/footballeurs-amateurs ont même réussi à persuader le coach du TFC, Pascal Dupraz, de venir refaire pour eux un pastiche de sa célèbre « causerie » avant le match décisif de la saison dernière à Angers, qui a permis d’assurer le maintien en Ligue 1. La vidéo est particulièrement réussie :

Souhaitons donc bonne chance aux joueurs de l’EJT FC dans leur tentative de conserver Typhus à la maison !

FV (@fabvalery)

07 Mar

Médiacités lance une opération de crowdfunding pour soutenir son arrivée à Toulouse le 23 mai

On connaît désormais la date de lancement de Médiacités, le site d’info locale basé sur l’investigation, à Toulouse. Ce sera le 23 mai, quelques jours après le lancement de Lyon et avant Nantes.

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Médiacités fera son entrée dans le paysage médiatique toulousain le 23 mai prochain. Ce site internet, lancé en décembre à Lille, aura auparavant démarré le 10 mai à Lyon et poursuivra son extension le 17 juin à Nantes. Une croissance rapide qui coïncide avec le concept même de Médiacités, que nous avions qualifié ici-même, avant son lancement, de « Médiapart local » : une info basée exclusivement sur l’enquête, l’investigation.

Médiacités, lancé par des anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion promet une enquête nouvelle par ville chaque semaine et ne se limitera pas à enquêter sur les sphères politiques. mais « au coeur des pouvoirs locaux », quels qu’ils soient : politique donc, mais aussi sportif, culturel, économiques.

A Toulouse, l’équipe a déjà « pré-recruté » une douzaine de journalistes pigistes qui devront enquêter pour publier des « révélations » chaque semaine à partir de 23 mai.

Sans pub, le site internet a fait le choix du payant (un abonnement à 6,90 euros par mois ou 59 euros par an) et vient de lancer une opération de financement participatif qui lui permettra de financer ses premières enquêtes à Toulouse mais aussi d’apporter de nouvelles fonctionnalités à son site internet.

Si ce crowdfunding fonctionne au-delà des espérances, Médiacités s’engage à bousculer son calendrier prévisionnel de développement (actuellement l’objectif est d’être présent dans les 10 plus grandes métropoles françaises d’ici 2020) et promet de lancer une cinquième ville dès la fin de cette année… choisie par les internautes !

FV (@fabvalery)

24 Fév

Expo : l’ex-ZAD de Sivens vue par le reporter photographe Frédéric Scheiber

Le journaliste photographe a parcouru pendant 6 mois la « zone à défendre » autour du projet de barrage de Sivens. Il expose actuellement à Toulouse ses clichés enrichis de diaporamas sonores.

Photo : F. Scheiber

Photo : F. Scheiber

Des coins les plus reculés de la planète au bout de notre rue, les journalistes sont les témoins de l’évolution du monde. En ces périodes où la vidéo est surpuissante, présente partout, envahissant les réseaux sociaux, il est parfois utile de se poser face à une image arrêtée. Non la photographie n’est pas morte, elle « bouge » encore !

Toulouse compte d’ailleurs un grand nombre de très bons photo-reporters, dont Frédéric Scheiber, qui office depuis une vingtaine d’années pour différents organes de presse.

Il propose actuellement (jusqu’au 24 mai à la galerie Photon à Toulouse) une exposition de ses photos prises pendant 6 mois sur la « ZAD » (zone à défendre) du projet de barrage de Sivens dans le Tarn.

L’histoire, à travers des regards, de ce bataille pour la protection d’une zone humide. Le théâtre, aussi, d’un drame : la mort de Rémi Fraisse.

L’expo est accompagnée d’un dispositif multimédia : des QR Code disposés sous 6 photographies qui proposent au visiteur une immersion dans la ZAD à travers des diaporamas sonores.

FV (@fabvalery)

Une journaliste agressée lors de la manif des lycéens à Montpellier

Une journaliste de France Bleu Hérault a été agressée jeudi à Montpellier pendant la manifestation des lycéens en soutien à Théo.

Lors de la manif des lycéens à Montpellier (MaxPPP)

Lors de la manif des lycéens à Montpellier (MaxPPP)

Alors qu’elle était en train de réaliser des interviews de manifestants jeudi matin lors de la manif des lycéens en soutien à Théo, une journaliste de France Bleu Hérault a été agressée par un groupe de jeunes : elle a été frappée à la tête, on lui a tiré les cheveux. La journaliste a réussi à s’extirper seule de cette situation avant qu’elle ne dégénère.

Cet acte a été vivement condamné par la direction de la radio locale. Attaquer une journaliste venu couvrir cet événement, c’est, comme l’écrit sur Twitter le directeur de France Bleu Hérault Vincent Rodriguez,« une balle dans le pied ».

Il n’est jamais bon en démocratie de voir la presse ciblée par des actions violentes, d’où qu’elles viennent. De nombreux journalistes, des élus, ont d’ailleurs condamné cette agression.

6 interpellations ont eu lieu en marge de cette manifestation à Montpellier mais elles ne sont pas en lien avec l’agression de la journaliste qui a d’ailleurs porté plainte ce vendredi matin au commissariat de Montpellier. 

FV (@fabvalery)

23 Fév

Le D’Oc, le nouveau média montpelliérain qui veut prendre du recul sur l’actualité

Le D’Oc, un nouveau média numérique (avec un magazine papier gratuit trimestriel) a vu le jour mercredi 22 février sur le grand Montpellier. Il veut proposer un autre regard sur l’actualité.

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« Le nom est un double clin d’oeil, explique Benjamin Téoule, le journaliste porteur de ce projet. Le D’Oc, parce que comme un médecin nous voulons ausculter l’info. Le D’Oc, comme le documentaire car nous voulons la traiter en profondeur ».

Le D’Oc, nouveau média qui traite d’infos autour du Grand Montpellier, du Pic Saint-Loup et du Pays de l’Or, est en ligne depuis mercredi 22 février. Dans l’équipe, des photographes, des journalistes, réunis autour de Benjamin Téoule, ex de L’Agglorieuse et correspondant local de L’Express.

Cet ancien élève de l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT) avait depuis longtemps « l’envie de créer quelque chose« . Voilà chose faite avec ce projet, désormais concrétisé : un site internet qui ne fait pas du flux (environ une publication par jour) car il veut avant tout se détâcher de l’actualité « chaude » pour proposer aux lecteurs des « outils complémentaires aux médias de l’instantanéité ». « Ce n’est pas du tout un média contre un autre, explique Benjamin Téoule, mais nous souhaitons redonner leur place à des formes journalistiques actuellement moins utilisées localement : le reportage, l’enquête, l’interview ».

Le site (payant, environ 3,90 euros par mois selon la formule) et le trimestriel papier (gratuit) ne recevront aucune subvention des pouvoirs publics pour garder leur indépendance. Seule la publicité ouverte aux annonceurs privés sera présente.

Pour l’instant, ce nouveau média va prendre le temps de s’installer. Mais, il n’est pas exclu qu’il étende son territoire au reste de l’Occitanie. Son nom est d’ailleurs presque prédestiné.

En tout cas, c’est encore un pas vers plus de pluralisme dans la région. Dernièrement, c’est le site « Dis-leur ! » créé par deux anciens journalistes de Midi Libre qui a fait son apparition, avec là aussi le souhait d’offrir aux lecteurs d’autres champs que l’actualité pure et dure.

FV (@fabvalery)

17 Fév

TV Sud Toulouse émettra sur le canal 31 de la TNT

La nouvelle chaîne qui va remplacer TLT (disparue en juillet 2015) s’est vue attribuer le canal 31 (comme le numéro du département de la Haute-Garonne) sur la TNT.

(Photo : MaxPPP)

(Photo : MaxPPP)

Les dirigeants de TV Sud ne veulent surtout pas mettre leur pas dans ceux de feue TLT et promettent que leur chaîne proposera des prgrammes et un concept très différents de l’ex-Télé Toulouse (pas de plateau-studio à Toulouse, mutualisation des moyens et des programmes avec les chaînes existantes de Nîmes, Montpellier et Perpignan, etc).

Il y a pourtant un sujet qui les réjouit : ils ont obtenu le même numéro de fréquence sur la TNT. Le 31, comme le numéro de la Haute-Garonne, moyen mémotechnique pour se souvenir du numéro de la chaîne. Toujours utile dans le vaste paysage des chaînes gratuites. Rappelons qu’avant l’arrivée de la TNT, Télé Toulouse a joui d’une place de choix sur les télécommandes (la 7).

TV Sud, dont la convention signée avec le Conseil supérieur de l’audivisuel (CSA) a été publiée ce vendredi 17 février au Journal Officiel, veut démarrer ses programmes toulousains le 31 mai. Début février, la future chaîne toulousaine a reçu le soutien financier du Conseil Régional d’Occitanie à hauteur de 1,5 million d’euros sur 3 ans.

FV (@fabvalery)

16 Fév

Livre : 10 ans d’enquête sur les milieux djihadistes par le journaliste toulousain Jean-Manuel Escarnot

Le journaliste toulousain Jean-Manuel Escarnot publie ce 16 février le livre « Djihad, c’est arrivé près de chez vous » dans lequel il revient notamment sur les filières toulousaines (Merah, Essid, Clain, etc) et apporte également de nouveaux témoignages, particulièrement en matière de renseignement.

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Des émeutes de banlieue en 2005 jusqu’aux derniers attentats commis en France en 2016, des groupes toulousains constitués autour des frères Merah ou Clain aux témoignages de policiers ou d’infiltrés chargé de surveiller les suspects, Jean-Manuel Escarnot livre dans « Djihad, c’est arrivé près de chez vous » (Editions Robert Laffont) le fruit de 10 ans d’enquête dans les milieux djihadistes.

S’il n’est pas à proprement parlé un spécialiste du djihad, comme il le reconnaît d’ailleurs lui-même dans le livre, le journaliste (correspondant de Libération à Toulouse) a régulièrement enquêté sur ces réseaux depuis plus d’une dizaine d’années.

Il regroupe dans ce livre ses rencontres. Avec un diplomate français en Syrie, qui dès 2006, analyse ainsi la situation des jeunes Français se rendant en Syrie : « Il y a un certain nombre de jeunes issus de l’immigration que la France n’a pas réussi à intégrer et qui sont en même temps rejeter dans leur pays d’origine ».  Avec des familles, désespérées, de jeunes partis en Syrie. Avec aussi un policier, spécialiste du renseignement.

Il reconstitue aussi des conversations entre djihadistes, recueille des témoignages sur la radicalisation en prison. Révèle que certains Français en Syrie sont des « taupes » des services de renseignement !

L’un des moments forts du livre : le témoignage d’un « hacker » qui a travaillé pour le renseignement français. Une longue séquence, très documentée, où « Gabriel » (c’est un pseudo) raconte les comptes facebook ou les emails piratés, les infiltrations de réseaux de candidats au djihad.

« Djihad, c’est arrivé près de chez vous » (Robert Laffont, 18 euros) En librairie le 16 février.

FV (@fabvalery)