18 Avr

Quand le patron de Sud Radio compare Macron à Mussolini

D’habitude quasi-invisible dans les médias, Didier Maïsto, le PDG de Fiducial Médias s’est longuement exprimé sur TV Libertés, une web TV proche de l’extrême-droite, comparant Emmanuel Macron à Benito Mussolini.

Didier Maïsto

Didier Maïsto

Il faut bien chercher Didier Maïsto dans les médias avant de trouver ses très rares apparitions. Le patron de la branche médias du groupe Fiducial appartenant à Christian Latouche, souvent sollicité, notamment par ce blog, refuse presque tout le temps de s’exprimer, sauf quand il écrit dans le magazine local Lyon Capitale, qui appartient à … Fiducial Médias. Il s’est pourtant prêté il y a quelques jours à un long (presque 2 heures) entretien/débat dans « Bistro Libertés » sur TV Libertés. Une émission présentée par Martial Bild, un ancien haut cadre du Front National, sur une chaîne exclusivement diffusé sur internet et qui comme les sites internet qui se revendiquent de la « réinformation » est proche des milieux identitaires et de l’extrême-droite.

Le « soft fascisme » d’Emmanuel Macron comparé à Benito Mussolini

D’ailleurs Martial Bild n’a pas été déçu de son invité d’honneur qui, en se gardant de dire pour qui il allait voter à la présidentielle, a prédit un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon, assurant qu’il voyait là un débat d’idées « loin des caricatures » entre ces deux candidats. L’homme affirme que la position de François Asselineau sur l’Europe (il prévoit le Frexit) « c’est pas idiot » et pousse même beaucoup plus loin. Pour Didier Maïsto, le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron est à comparé à la marche de Benito Mussolini. « C’est du soft fascisme » indique-t-il recueillant les applaudissements nourris des spectateurs du bistro de TV Libertés. (extrait ci-dessous à partir de 18’40 »).

Une pétition pour le report de l’élection présidentielle !

Didier Maïsto, ancien assistant parlementaire d’un député RPR du Rhône, est assez habitué aux coups de gueule. Il a publié un livre sur le « scandale Numéro 23 » du nom de la chaîne de la TNT, véritable charge contre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il a aussi, plus récemment, lancé une pétition pour demander… le report de l’élection présidentielle. Selon lui, « Cette campagne n’aborde pas les sujets de fond… mais touche le fond. Les Français ont droit à de véritables débats, pas à un concours de boules puantes ! ». Cette pétition, adressée au Conseil Constitutionnel, publiée sur le site Change.org, a obtenu en un mois… 40 signatures !

Sud Radio est désormais une radio « installée au sud… de Paris »

Didier Maïsto, d’ordinaire donc pas très bavard dans les médias, a aussi profité de son passage sur TV Libertés pour longuement parler de Sud Radio. « Quand nous l’avons reprise, explique-t-il, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Le patron a aussi justifié le recrutement de Brigitte Lahaye ou encore les positions iconoclastes d’André Bercoff, fustigeant les médias traditionnels et les journalistes en général, très formatés à ses yeux.

Pour lui, Sud Radio est désormais « une radio nationale et généraliste installée au sud de Paris« . Les salariés toulousains de la radio, mutés d’office de Toulouse à Paris ou licenciés en cas de refus, apprécieront.

FV (@fabvalery)

05 Avr

Finalement, Sud Radio ne gardera aucun salarié à Toulouse

INFO FRANCE 3 – Coup de théâtre dans le redéploiement de l’ex-radio du grand sud à Paris. Le groupe Fiducial a annoncé ce mercredi aux représentants du personnel que tous les postes sont transférés à Paris. Plusieurs licenciements à la clé.

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Le feuilleton du déménagement de Sud Radio de Labège (près de Toulouse) à Paris n’en finit pas. Après cette annonce en mai 2016, Fiducial Médias, branche médias du groupe Fiducial, propriétaire de la radio, avait indiqué que la radio garderait un journaliste correspondant à Toulouse et que la rédaction des sports resterait basée à Toulouse.

Plus aucun correspondant à Toulouse

Mais patatras ! Ce mercredi matin, la direction a présenté un nouveau projet aux représentants du personnel : il n’y aura, en juin prochain, plus aucun salarié de la radio à Toulouse, journaliste ou autre. Le projet de maintenir un journaliste correspondant est abandonné.

Le service des sports supprimé

Fiducial avait prévu de laisser le service des sports (3 journalistes) à Toulouse. Finalement, la direction a décidé de fermer purement et simplement le service et de licencier les trois journalistes. Les sports seront externalisés chez un prestataire.

Mutation ou licenciement

D’ici juin, les 15 personnes qui travaillent encore à Toulouse (12 CDI et 3 CDD) se verront donc proposer une mutation à Paris. S’ils refusent, ils seront licenciés. Une première vague de licenciement a eu lieu fin 2016. 7 journalistes étaient concernés : un a accepté la mutation, les 6 autres ont été licenciés.

Dans 3 mois, Fiducial aura donc tiré un trait sur plusieurs décennies de présence de Sud Radio à Toulouse et dans le sud-ouest. 

FV (@fabvalery)

Le mensuel toulousain Boudu inaugure une nouvelle formule

18 mois après son lancement, le magazine sort en kiosques son numéro d’avril 2017 dans une nouvelle mise en page. « Le même esprit avec des habits neufs » explique l’équipe du journal.

nouveau boudu

Nouvelles rubirques, nouvelles signatures, « un peu plus d’actu au début, un peu plus relax à la fin », comme l’indique le magazine Boudu sur sa page facebook. Ce 5 avril, le magazine de société toulousain Boudu, lancé en novembre 2015, inaugure de nouveaux habits avec une mise en page remaniée.

Notre ADN ne change pas : être toujours là où il faut être et jamais là où on nous attend (éditorial) »

Dés le premier coup d’oeil, le magazine fait effectivement peau neuve : une mise en page plus moderne, plus aérée. Des choix plus news magazine « branché » pour séduire un public urbain.

 

Alors changer juste pour changer ? Dans l’éditorial de ce numéro 17, intitulé « Rester Boudu », le rédacteur en chef Jean Couderc s’explique : « On peut lancer une nouvelle formule sans pour autant renier ni regretter ses options initiales. Il n’en reste pas moins que nous avons ressenti le besoin de prendre en compte les nombreux avis qui se sont exprimés depuis le lancement de Boudu il y a un an et demi ».

Le lancement de cette nouvelle formule s’accompagne du rafraîchissement du site internet du magazine : certaines pages du numéro d’avril sont d’ailleurs consultable en ligne. Un conseil : c’est LA bonne occasion de découvrir ou de redécouvrir Boudu. Un magazine innovant et indépendant à Toulouse, c’est assez rare.

FV (@fabvalery)

27 Mar

TV Sud confirme l’entrée à son capital de Bruno Ledoux

Le riche investisseur entre au capital de Médias du Sud, qui s’apprête à ouvrir une nouvelle télé locale à Toulouse, avec comme objectif de créer un réseau de télés locales privées en France.

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Comme nous l’avions révélé sur ce blog en septembre dernier, alors que TV Sud était encore en concurrence avec BFM pour décrocher la fréquence locale de Toulouse (post-TLT), Bruno Ledoux vient de s’associer au groupe Médias du Sud. La letter of intention de Bruno Ledoux, richissime investisseur, s’est transformée en une entrée au capital du groupe gestionnaire de TV Sud, selon un communiqué du groupe de télés locales (Montpellier, Nîmes, Perpignan et bientôt Toulouse).

Sauveur de Libé

Issu d’une famille de riches industriels, Bruno Ledoux, à la tête d’une fortune personnelle considérable, est plutôt du genre discret. En 2014, il a été considéré comme le sauveur du journal Libération, alors en faillite. Actionnaire de référence du journal, il s’en est ensuite éloigné à la faveur d’un échange d’action avec SFR Presse, émanation d’Altice Média, détenue par le magnat Patrick Drahi.

Nous révélions donc ici en septembre 2016, qu’il était devenu la « botte secrète » de Christophe Musset, le PDG de Médias du Sud dans la course qu’il menait pour décrocher la fréquence de télé locale de Toulouse, laissée libre après la disparition de TLT en juillet 2015. Face à eux à cette époque, BFM TV… du groupe Altice Média. Finalement, à la veille du passage du grand oral devant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, à la surprise générale, BFM retire sa candidature et s’assoce au projet de TV Sud !

Aux côtés de TV Sud devant le CSA

D’ailleurs ce jour-là, devant le CSA, Bruno Ledoux, d’habitude presque invisible, est à la table face aux sages de l’audiovisuel. Une victoire pour Christophe Musset qui montre ainsi, avec la lettre d’intention du riche investisseur, que le CSA n’a pas de crainte à avoir concernant la solidité financière du groupe. 

En entrant au capital de Médias du Sud, Bruno Leroux ne sera pas directement opérateur de la future chaîne locale de Toulouse (qui va émettre à partir du 31 mai 2017). La holding, dans laquelle il vient d’entrer, est actionnaire à 90,1 % de la société TV Sud LR (pour « Languedoc Roussillon) associée aux Journaux du Midi (groupe La Dépêche) qui détient les 9,9 % restants. C’est cette société TV Sud LR qui détiendra 80,1 % de TV Sud Toulouse, les 19,9 autres % étant détenus par New Co (alias BFM TV).

Vers un réseau national de télés locales

Ce que recherche Bruno Ledoux, en s’associant avec Christophe Musset, c’est de créer un réseau de télés locales en France. Il est déjà actionnaire de Télif, qui réunit 7 télés locale de la région Île-de-France. Christophe Musset, lui, va créer avec Toulouse, un réseau régional de télés locales privées (bien que financées en partie par de l’argent public) : une sorte de laboratoire régional du projet de réseau national.

L’enjeu est évidemment d’être plus puissant unis qu’isolé, de diminuer les coûts en mutualisant les moyens mais aussi de parvenir à monétiser les vidéos des différentes télés locales sur internet. A ce sujet, TV Sud est en pointe. Bruno Ledoux semble l’avoir compris. Il n’y a pas que de la philantropie dans sa démarche.

FV (@fabvalery)

20 Mar

Presse à l’école : quand lycéens et collégiens d’Occitanie s’essayent au reportage télé

Dans le cadre de la semaine de la presse et des médias à l’école (20 au 25 mars 2017), plusieurs établissements de la région ont été invités à se questionner en vidéo sur la nouvelle région Occitanie. Voici leurs reportages.

MaxPPP

Photo d’illustration – MaxPPP

Eduquer aux médias, au journalisme, faire découvrir ses métiers, sa technique, développer l’esprit critique des jeunes, ce sont quelques uns des objectifs de la traditionnelle semaine de la presse et des médias à l’école.

Dans ce cadre, France 3 Occitanie et le rectorat de Toulouse travaillent, grâce à une convention, à encourager les élèves à developper le média vidéo dans les établissements et à s’essayer au reportage télé. Des visites des studios de France 3 à Toulouse sont aussi organisées.

Cette année, plusieurs établissements de l’ex-région Midi-Pyrénées ont planché sur la question de la nouvelle région « Occitanie ». Voici leurs vidéos.

Au lycée professionnel et technologique de l’Arrouza à Lourdes (Hautes-Pyrénées), les élèves de seconde en bac pro cuisine sont allés dans la rue à la rencontre des Lourdais. Ils ont posé des questions, parfois pièges, sur la nouvelle région. « Si je vous dis Occitanie, vous me dites quoi ? » C’est le titre de leur vidéo. Où, bac pro cuisine oblige, la question du cassoulet n’est pas oubliée :

« C’est quoi l’Occitanie ? » C’est aussi la question qu’ont posé les élèves du collège Jean-Jaurès de Maubourguet (Hautes-Pyrénées) :

Les élèves du lycée Saint-Exupéry de Blagnac sont aussi descendus dans la rue pour questionner les passants. Avec dans leur montage vidéo, des séquences verticales de type snapchat :

Enfin, c’est un autre choix qu’ont fait les élèves de la section bilingue occitan du collège Bellevue d’Albi. Assis autour d’une table, ils débattent entre eux (et en Occitan) sur les contours de la région Occitanie :

A noter enfin que dans le cadre de cette semaine de la presse à l’école, le journal local de France 3 Tarn se fera vendredi 24 mars avec les élèves de CM1/CM2 de l’école du village de Saliès.

FV (@fabvalery)

14 Mar

Média de solutions, « JT » (ex-Journal Toulousain) lance une nouvelle formule

Trois ans après sa reprise par des salariés et des associés en Scop, le Journal Toulousain lance le 30 mars une nouvelle formule, accompagnée d’une nouvelle maquette et d’une identité rafraîchie.

jt

« JT » c’est le nouveau nom contracté du Journal Toulousain, précédemment baptisé « le JT ». Cette fois, l’hebdomadaire franchit carrément le Rubicon : le projet d’en faire un « média de solution » était jusqu’à présent au milieu du gué. Désormais, le journal se fixe pour objectif d’offrir à ses lecteurs des infos « consctructives », en portant son regard sur les initiatives qui permettent d’améliorer la vie quotidienne, le monde du travail, notre cadre de vie… De trouver des solutions aux problèmes plutôt que de simplement les constater.

« Sociétal, social, environnemental, explique Rémi Demersseman-Pradel, nouveau gérant de la Scop et directeur de la publication du journal, JT doit être le média de solutions par excellence, d’abord au niveau local puis, via le web, au niveau national ».

La ligne éditoriale de JT a donc été recentrée sur cet objectif et la maquette toilettée (exemple d’une Une factice ci-dessus). Elle sera lancée le 30 mars prochain avec la sortie en kiosques de la nouvelle formule.

La rédaction (3 journalistes titulaires et plusieurs pigistes) travaille donc en ce sens, accompagnée par l’équipe commerciale. Installé dans les locaux du Lab’Oïkos, rue Riquet à Toulouse près de la place Saint-Aubin, le journal lancera dans quelques mois, après la nouvelle formule du print, un nouveau site internet, à vocation nationale.

La nouvelle formule d’un média qui a traversé de rudes épreuves ces dernières années est soutenue par une campagne de financement participatif.

Comme d’autres médias locaux, JT veut aussi créer des événements dans la cité. La soirée de lancement de la nouvelle formule le 30 mars sera donc aussi l’occasion de remettre les « trophées des solutions« . Une quinzaine d’entrepreneurs ou d’associations sont nominées.

FV (@fabvalery)

13 Mar

On peut tous s’offrir la Une de La Dépêche… sauf Jean-Michel Baylet !

Le groupe Dépêche du Midi vient de lancer un service pour personnaliser la une de ses journaux et permettre ainsi de l’offrir à des proches, pour un anniversaire ou un départ à la retraite. Mais on ne peut pas y mettre tous les noms.

Capture

On a testé pour vous ! Ma-une.fr est un nouveau site lancé par le groupe Dépêche du Midi. Comme c’est déjà le cas pour bon nombre de journaux régionaux ou nationaux, vous pouvez sur ce site personnaliser à outrance la une pour en faire un objet offert à vos amis, vos proches, votre famille à n’importe quelle occasion.

Un cadeau personnalisé…

Il suffit pour cela de choisir de quel journal vous voulez reproduire et personnaliser la une, d’entrer le nom, le prénom, la date de naissance, les centres d’intérêts et la photo de la personne ou du groupe concerné. En quelques secondes vous recevez votre « Une » (gratuitement) par email et vous pouvez aussi la recevoir imprimée par les soins du journal !

…sauf pour Jean-Michel **** !

Mais, à La Dépêche du Midi, tout n’est pas possible ! Nous avons essayé de faire une une non pas à la gloire d’un ami ou d’un collègue de travail mais de… Jean-Michel Baylet, le ministre propriétaire du groupe La Dépêche.

Et là, surprise, notre une est censurée ! Impossible de faire apparaître son nom sur le site mis en place par le journal : à la place, quatre petites étoiles.

Un petit exercice de censure fait maison, sans doute pour éviter que des petits plaisantins ne composent des une gênantes pour des personnalités en vue ? Alors nous avons essayé d’autres noms :

  • François Hollande ? OK
  • François Fillon ? ça fonctionne
  • Emmanuel Macron ? c’est bon
  • Donald Trump ? It’s OK !

En revanche, ça ne fonctionne pas pour… Jean-Nicolas et Jean-Benoît Baylet, les deux fils du ministre, respectivement directeur général et directeur délégué du groupe.

Une censure qui ne s’applique donc pas aux personnalités publiques mais… juste à la famille propriétaire du journal !

FV (@fabvalery)

09 Mar

Tournoi de foot des écoles de journalisme : l’EJT remet son titre en jeu ce week-end à Toulouse

Vainqueur l’an passé du tournoi (et du blaireau surnommé « Typhus » qui fait office de trophée), l’Ecole de Journalisme de Toulouse remet son titre en jeu ce week-end à domicile. Avec une préparation quasi-professionnelle !

EJT

Ce n’est pas tous les jours qu’un club de foot toulousain remporte un trophée. Alors quand l’an passé l’équipe de l’EJT a ramené de Lille le « Blaireau » attribué au vainqueur du tournoi de foot annuel des écoles de journalisme, une première, l’événement a eu un retentissement majeur !

Cette année, c’est donc à domicile que l’EJT remet son titre en jeu ce week-end des 11 et 12 mars. Et l’équipe s’est préparée comme jamais. On peut notamment suivre ses aventures sur le fil twitter de l’équipe, l’EJT FC : une préparation toute en auto-dérision !

L’EJT FC vit… dans un monde parallèle à celui du TFC ! Et justement, les étudiants-journalistes/footballeurs-amateurs ont même réussi à persuader le coach du TFC, Pascal Dupraz, de venir refaire pour eux un pastiche de sa célèbre « causerie » avant le match décisif de la saison dernière à Angers, qui a permis d’assurer le maintien en Ligue 1. La vidéo est particulièrement réussie :

Souhaitons donc bonne chance aux joueurs de l’EJT FC dans leur tentative de conserver Typhus à la maison !

FV (@fabvalery)

07 Mar

Médiacités lance une opération de crowdfunding pour soutenir son arrivée à Toulouse le 23 mai

On connaît désormais la date de lancement de Médiacités, le site d’info locale basé sur l’investigation, à Toulouse. Ce sera le 23 mai, quelques jours après le lancement de Lyon et avant Nantes.

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Médiacités fera son entrée dans le paysage médiatique toulousain le 23 mai prochain. Ce site internet, lancé en décembre à Lille, aura auparavant démarré le 10 mai à Lyon et poursuivra son extension le 17 juin à Nantes. Une croissance rapide qui coïncide avec le concept même de Médiacités, que nous avions qualifié ici-même, avant son lancement, de « Médiapart local » : une info basée exclusivement sur l’enquête, l’investigation.

Médiacités, lancé par des anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion promet une enquête nouvelle par ville chaque semaine et ne se limitera pas à enquêter sur les sphères politiques. mais « au coeur des pouvoirs locaux », quels qu’ils soient : politique donc, mais aussi sportif, culturel, économiques.

A Toulouse, l’équipe a déjà « pré-recruté » une douzaine de journalistes pigistes qui devront enquêter pour publier des « révélations » chaque semaine à partir de 23 mai.

Sans pub, le site internet a fait le choix du payant (un abonnement à 6,90 euros par mois ou 59 euros par an) et vient de lancer une opération de financement participatif qui lui permettra de financer ses premières enquêtes à Toulouse mais aussi d’apporter de nouvelles fonctionnalités à son site internet.

Si ce crowdfunding fonctionne au-delà des espérances, Médiacités s’engage à bousculer son calendrier prévisionnel de développement (actuellement l’objectif est d’être présent dans les 10 plus grandes métropoles françaises d’ici 2020) et promet de lancer une cinquième ville dès la fin de cette année… choisie par les internautes !

FV (@fabvalery)

24 Fév

Expo : l’ex-ZAD de Sivens vue par le reporter photographe Frédéric Scheiber

Le journaliste photographe a parcouru pendant 6 mois la « zone à défendre » autour du projet de barrage de Sivens. Il expose actuellement à Toulouse ses clichés enrichis de diaporamas sonores.

Photo : F. Scheiber

Photo : F. Scheiber

Des coins les plus reculés de la planète au bout de notre rue, les journalistes sont les témoins de l’évolution du monde. En ces périodes où la vidéo est surpuissante, présente partout, envahissant les réseaux sociaux, il est parfois utile de se poser face à une image arrêtée. Non la photographie n’est pas morte, elle « bouge » encore !

Toulouse compte d’ailleurs un grand nombre de très bons photo-reporters, dont Frédéric Scheiber, qui office depuis une vingtaine d’années pour différents organes de presse.

Il propose actuellement (jusqu’au 24 mai à la galerie Photon à Toulouse) une exposition de ses photos prises pendant 6 mois sur la « ZAD » (zone à défendre) du projet de barrage de Sivens dans le Tarn.

L’histoire, à travers des regards, de ce bataille pour la protection d’une zone humide. Le théâtre, aussi, d’un drame : la mort de Rémi Fraisse.

L’expo est accompagnée d’un dispositif multimédia : des QR Code disposés sous 6 photographies qui proposent au visiteur une immersion dans la ZAD à travers des diaporamas sonores.

FV (@fabvalery)