21 Sep

Diffamation contre le FN : la justice confirme définitivement la relaxe du journaliste toulousain Pascal Pallas

La Cour d’appel de Bordeaux a définitivement écarté toute responsabilité du journaliste après une longue procédure.

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Après 4 ans de procédure, le journaliste toulousain Pascal Pallas est enfin totalement blanchi dans l’affaire de la plainte pour diffamation du Front National.

Le FN 31 avait porté plainte en diffamation après la publication dans Voix du Midi d’un reportage où Nadia et Thierry Portheault, anciens militants du Front National, dénonçaient les propos racistes de certains cadres du FN de Haute-Garonne. La plainte avaient été déposée contre les époux Portheault mais c’est la justice qui avait décidé de poursuivre également l’auteur de l’article. Une affaire que nous avions suivi sur ce blog.

Relaxé en première instance, puis en appel, Pascal Pallas a du attendre un nouvel arrêt de la Cour d’appel, cette fois de Bordeaux, après la décision de la Cour de Cassation, saisie par le FN, de casser l’arrêt toulousain !

Cette fois, l’affaire est close.

« Dans cette affaire, complètement dominée par une volonté de communication politique, explique le journaliste, je n’ai jamais été véritablement inquiet pour mon sort, ayant respecté au cordeau les règles de base de notre métier de journaliste. Mais il est évident que c’est toujours mieux lorsque c’est écrit noir sur blanc sur une décision de justice, après presque 4 ans de procédure »

Au-delà de son cas personnel, celui qui est désormais délégué régional Occitanie du groupe Publihebdos, voit dans cet arrêt de la Cour d’appel de Bordeaux, une satisfaction pour la profession de journaliste : « Elle confirme la liberté d’expression du journaliste dès lors que celui-ci respecte le cadre de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, cumulant notamment les quatre critères de bonne foi examiné en cas d’attaque en diffamation : le but légitime de l’article, l’absence d’animosité personnelle, le sérieux de l’enquête, la prudence et la mesure dans l’expression. Cet arrêt est tout aussi préventif pour la profession de journaliste, hélas parfois pas tout à fait exempte de toute reproche. En ce sens, une piqûre de rappel des grands principes de la loi de 1881 ne peut pas faire de mal ».

FV (@fabvalery)