30 Août

Des journalistes menacés par un homme armé lors d’un reportage dans le Lot

Travaillant sur les dégâts causés sur un troupeau et imputés au loup, deux journalistes de France 3 Midi-Pyrénées ont été menacés par un éleveur armé d’un fusil de chasse.

L'homme armé d'un fusil a été raisonné par un policier des eaux et forêts

L’homme armé d’un fusil a été raisonné par un policier des eaux et forêts

L’incident s’est produit mercredi 30 août près de Gourdon (Lot). Deux journalistes de France 3 Midi-Pyrénées, qui effectuait un reportage dans le Lot après des attaques de canidés sur un troupeau de brebis ont été pris à partie et mis en joue par un homme armé d’un fusil de chasse. 

Les deux journalistes se trouvaient à ce moment-là sur la voie publique, en présence notamment d’un agent assermenté de la police des eaux et forêts. C’est à ce moment-là qu’un éleveur est arrivé. Il a alors épaulé son fusil de chasse et mis en joue les journalistes qui se trouvaient à une trentaine de mètres environ.

S’en est suivi un vif échange avant que l’homme armé ne revienne à la raison, après l’intervention du fonctionnaire.

La scène a été filmée et l’échange enregistré par le caméraman de France 3 :


Personne n’a été blessé durant cet incident. La perte d’une partie d’un troupeau, une attaque que l’éleveur attribue au loup (dont la présence n’est pas avérée dans le Lot), est un traumatisme pour un agriculteur. Pour autant, cette tension n’excuse en rien les menaces portées contre des journalistes qui ne faisaient que leur travail.

FV (@fabvalery)

Le journaliste et romancier Jean-Pierre Alaux devient éditorialiste sur Radio Totem

Il y fera un édito chaque matin à 7h15 à partir du 4 septembre.

Jean-Pierre Alaux

Jean-Pierre Alaux

Dans le mercato médiatique de l’été, il n’y a pas que le transfert de Patrick Cohen de France Inter à Europe 1 ! Jean-Pierre Alaux, journaliste et romancier, qui animait jusqu’à juin dernier la matinale de Radio Présence à Toulouse vient d’annoncer son « transfert » vers Radio Totem où il fera chaque matin un éditorial intitulé « C’est juste mon avis ».

Jean-Pierre Alaux débutera lundi 4 septembre sur l’antenne de la radio à 7h15 pour ce billet quotidien. « En quittant le micro de Radio Présence en juin dernier, écrit-il sur sa page facebook, je croyais en avoir terminé avec la radio. Mais le virus est tenace et, parmi les propositions qui m’ont été faites, je viens d’accepter de devenir, dès lundi prochain, éditorialiste sur le réseau Totem »

Journaliste, romancier, Jean-Pierre Alaux a déjà officié notamment sur Sud Radio ou encore feue Télé Toulouse. Il est aussi le co-auteur de la série de romans policiers « Le Sang de la Vigne », adapté à la télévision avec succès pour France 3 avec notamment Pierre Arditi.

Radio Totem est l’une des radios privées phares du centre et sud-ouest de la France. Basée dans l’Aveyron, elle compte 35 fréquences dans le massif central et une grande partie de l’est de la région Occitanie.

FV (@fabvalery)

29 Août

Google va financer « Robin », le projet interactif de La Dépêche du Midi

Le fonds Google de financement de projets numériques dans la presse a annoncé cet été les lauréats de la troisième session. Parmi les 107 projets dans 27 pays européens (dont 11 en France), celui d’assistant numérique personnalisé du journal régional.

(Photo Eric Piermont / AFP)

(Photo Eric Piermont / AFP)

Pour sa troisième session du fonds Google Digital News Initiative (DNI), Google a attribué 21 millions d’euros à 107 projets européens présentés par des entreprises de presse : 11 projets français ont été retenus en 2017 dont celui de partage de données pour l’Agence France Presse (AFP) mais aussi Le Figaro, 20 minutes ou La Dépêche du Midi.

Au total 21 millions d’euros d’aides ont été attribués, dont 1,5 millions pour les 11 projets français. Google n’a pas communiqué le détail des sommes attribuées à chaque projet.

C’est la première fois que La Dépêche du Midi décroche un financement par Google. Il s’agit d’un prototype de chatbot, un robot numérique, appelé « Robin », dont le but est selon le dossier de candidature de La Dépêche de « mettre à disposition notre base de données locale à nos abonnés de manière interactive ». « Nous imaginons notre Chatbot comme un compagnon quotidien qui pourrait suivre les clients dans leurs tâches quotidiennes, poursuit le groupe régional. En effet, l’utilisateur pourrait se renseigner sur divers sujets tels que l’élection du maire de sa ville, mais aussi sur les événements autour de lui, la météo pour le week-end ou même obtenir des conseils pour choisir un bon restaurant ».

Une sorte d’outil personnel digital qui mêlerait donc infos locales au citoyen et services au consommateur, alors que jusqu’à présent ces contenus sont plutôt séparés sur les outils numériques.

Le fonds Google pour l’initiative digitale dans l’information a été créé en 2015 au niveau européen, prenant la succession du fonds Google pour la presse (ou Fonds pour l’innovation numérique de la presse, FINP) qui avait été lancé en 2013. Accusant Google de fragiliser l’économie des médias et vampiriser les contenus, les éditeurs de presse d’information avaient alors obtenu un accord qui prévoyait en 2015 l’attribution de 60 millions d’euros sur trois ans à des projets d’innovation.

Avec cette troisième session (la quatrième campagne de candidature s’ouvre en septembre), Google a indiqué avoir déjà attribué 27,3 millions d’euros (round 1), 24,2 millions (round 2). Avec les 21 millions du round 3, on arrive à un total de 72,5 millions d’euros déjà attribués. A noter que les projets français sont largement à la traîne par rapport à l’Allemagne, l’Italie ou au Royaume-Uni.

FV (@fabvalery)

28 Août

Pendant l’été, Sud Radio a quitté Toulouse : une dizaine de licenciements

C’est terminé. Sud Radio, historiquement basée à Toulouse, a définitivement quitté ses locaux de Labège. Désormais la radio est entièrement réalisée depuis Paris.

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« Toulouse, berceau historique de Sud Radio ». Ces mots ont été prononcés à l’antenne le 26 juillet dernier, à l’issue du dernier flash info de 19 heures présenté depuis les locaux de Labège, près de Toulouse. Ce jour-là, une page de plus de 30 ans d’histoire de Sud Radio a été tournée.

Désormais, Sud Radio est une radio… parisienne. Ce « déménagement », nous vous l’avions révélé sur ce blog il y a un an. Fiducial Médias, propriétaire de Sud Radio et filiale de Fiducial, a depuis mené tambour battant le transfert de ses activités dans la capitale. Le personnel à Toulouse s’est vu proposer des mutations, la plupart du temps sans valorisation salariale. Beaucoup ont décliné ces offres : des premiers licenciements avaient eu lieu en janvier dernier, les autres ont suivi cet été. Ne restent plus, selon nos informations que trois délégués du personnel qui, après accord de l’administration, seront licenciés en septembre. Une dizaine d’emplois supprimés à Toulouse.

Désormais, une seule journaliste assurera à Toulouse la « correspondance » pour Sud Radio.

Malgré cette situation difficile, une partie de l’équipe licenciée a voulu marquer l’événement en publiant courant août une photo (voir ci-dessous) sur les réseaux sociaux pour marquer, avec le sourire, son « transfert » de Sud Radio à… Pôle Emploi !

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Sollicité à plusieurs reprises depuis l’annonce de ce transfert, la direction de Sud Radio n’a jamais souhaité nous répondre. En avril dernier, le PDG de Fiducial Médias, Didier Maïsto, s’était longuement exprimé sur TV Libertés, la web-TV dirigée par l’ex-Front National Martial Bild et chantre de la « réinformation » chère à l’extrême-droite. Il y parlait en ces termes de Sud Radio : « Quand nous l’avons reprise, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Depuis Sud Radio a notamment recruté l’ex-député Henri Guaino comme chroniqueur et confié à Valérie Expert une émission matinale sur… les médias.

Ce lundi 28 août, Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, était l’invité de la matinale… de Sud Radio. Mais le sujet portait sur les rythmes scolaires. Le sort des salariés de la radio et son déménagement autoritaire n’ont donc pas été évoqués à l’antenne.

Didier Maïsto qualifiait la radio historique du Grand Sud, dans son interview sur TV Libertés, de « radio nationale et généraliste installée au sud… de Paris ».

C’est désormais vraiment le cas.

FV (@fabvalery)