17 Juil

Un édito du « Journal d’ici » de Castres déclenche la colère des Harkis

Des associations de Harkis ont manifesté ce lundi 17 juillet devant les locaux du Journal d’Ici à Castres pour protester contre un éditorial de l’hebdomadaire local qui faisait le parallèle entre les élus de droite qui choisissent de soutenir Macron et… les Harkis (qui avait choisi la France plutôt que l’Algérie).

Les Harkis devant le siège du Journal d'Ici. (Photo : M. Brisse / France 3)

Les Harkis devant le siège du Journal d’Ici. (Photo : M. Brisse / France 3)

« Purgée de ses harkis, la droite pourra envisager sa propre refondation ». Ces mots, signés par Pierre Archet, directeur du Journal d’Ici, l’hebdomadaire de Castres, le 22 juin dernier dans un éditorial consacré à l’état de la droite après les législatives, ont fait bondir les associations de Harkis, nombreux dans le Tarn.

Ils se sont sentis comparés à des traîtres et n’ont pas goûté aux mots de l’hebdomadaire fondé en 2003 par Pierre Fabre. Plusieurs d’entre-eux se sont regroupés ce lundi 17 juillet devant les locaux du journal à Castres.

Pourtant, face aux réactions, la rédaction avait publié un autre article le 6 juillet. Sous le titre « Harkis : méprisable méprise », le Journal d’Ici répondait aux réactions suscitées par le premier éditorial : « Certains, pas toujours bien intentionnés et manifestement disposés à souffler sans vergogne sur les braises d’une sujet resté très sensible, ont voulu y voir une façon de qualifier les députés « constructifs » de traître à leur camp politique : nous les renvoyons à leur dictionnaire préféré. Et à leur irresponsabilité. Pour leur part, nos compatriotes rapatriés musulmans ne se sont pas laissés abuser par cette méprisable méprise ».

Apparemment, au vu de la manifestation de ce jour, la méprise n’est pas du côté que l’on croit.

FV (@fabvalery)

13 Juil

France Inter va fermer son bureau à Toulouse

L’annonce a été faite lundi 10 juillet par le PDG de Radio-France, Mathieu Gallet, en visite à Toulouse. Quatre journalistes sont concernés.

Photo : AFP

Photo : AFP

Mathieu Gallet, le patron de Radio-France, n’a pas fait le voyage pour rien. Lundi, il était à Toulouse officiellement pour le concert inaugural du festival Radio France Occitanie Montpellier de Pibrac. Le concert s’appelait « voyage en polyphonie ». Mais quelques instants plus tôt, rencontrant les personnels de Radio-France à Toulouse et affublé, Mathieu Gallet et ses principaux lieutenants, dont Laurent Guimier, le nouveau directeur des antennes et des contenus, ont parlé d’une seule voix. Et le message était limpide.

Mathieu Gallet a annoncé la fermeture prochaine des bureaux de France Inter-France Info à Toulouse, Lyon et Marseille. Il s’agit des trois derniers bureaux de correspondants des chaînes nationales en région. Une radio locale de Radio France doit ouvrir prochainement à Lyon, où pourrait être intégrés les journalistes déjà présents.

A Toulouse, 4 journalistes assurent, pour l’ensemble de l’ex-région Midi-Pyrénées (et souvent au-delà), la correspondance pour les chaînes nationales. Un bureau créé en 1997, au moment de l’installation de la radio le Mouv’ à Toulouse.

Alors que vont devenir ces quatre journalistes ? Mathieu Gallet a simplement indiqué, selon nos informations, que des postes leur seront proposés. Sans préciser lesquels, ni même à quelle échéance.

Cette fermeture est en fait une nouvelle étape dans la stratégie de Radio-France. Après avoir recréer une antenne locale, France Bleu Toulouse, en 2011, le groupe public veut désormais la transformer en radio « régionale ». Comme nous l’indiquions sur ce blog en février dernier, Radio France a obtenu des fréquences dans 12 villes de l’ex-région Midi-Pyrénées (à Albi, Rodez, Montauban, etc) et compte, rapidement (échéance 2018 ?) modifier son organisation et sa grille.

Les 4 journalistes de France Inter devrait donc se voir proposer des postes dans le cadre de cette réorganisation. Mathieu Gallet, lundi à Toulouse, aurait, selon nos informations, annoncé la création de trois RER (rédacteur en résidence) à Montauban, Castres et… Pamiers !

Quant au personnel de France Bleu Toulouse, il attend toujours des précisions sur les contours de cette réorganisation. Des questions ont été posées au PDG, sans toujours trouver de réponses. Quid par exemple d’un éventuel rapprochement avec France 3 ? Il faut dire que dans le programme électoral d’Emmanuel Macron figurait le projet de création d’un grand audiovisuel public regroupant France Télévisions, Radio-France, l’INA, France Médias Monde, etc.

FV (@fabvalery)

05 Juil

Samuel Forey et Tristan Waleckx, deux Prix Albert Londres passés par Midi Libre à Rodez

Les deux journalistes qui ont été récompensés mardi par la plus haute distinction journalistique en France ont tous les deux débutés à l’agence ruthénoise de Midi-Libre.

Samuel Forey (à gauche) et Tristan Waleckx (2ème en partant de la droite) lors de la remise du prix (Photo : Eric Fefenberg / AFP)

Samuel Forey (à gauche) et Tristan Waleckx (2ème en partant de la droite) lors de la remise du prix (Photo : Eric Fefenberg / AFP)

La presse quotidienne régionale, une école pour les journalistes. Deux des 4 journalistes récompensés mardi par le prestigieux prix Albert Londres ont débuté leur carrière à Midi Libre Rodez en Aveyron, comme le rappelle Centre Presse Aveyron.

Samuel Forey, a été distingué pour ses reportages publiés dans Le Figaro sur la bataille de Mossoul en Irak, où il a été légèrement blessé dans une explosion qui a tué ses confrères Véronique Robert, Stephan Villeneuve et Bakhtiyar Haddad.
« Je reçois ce prix prestigieux avec une immense fierté, une immense joie, assombrie par la mort brutale de trois confrères, trois camarades, trois amis », a réagi le journaliste indépendant de 36 ans installé en Irak. Centre-Presse Aveyron rappelle qu’il a travaillé à l’agence de Rodez de Midi Libre en 2009 et qu’il conserve des attaches dans le département.

De son côté, Tristan Waleckx, né à Montpellier comme le rappelle Dis Leur, a lui été récompensé pour le documentaire « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ? » diffusé dans Complément d’enquête sur France 2 et co-réalisé avec Matthieu Rénier. Pour sa part, il avait effectué un remplacement d’été à Midi-Libre en 2006 lorsqu’il était étudiant à l’école de journalisme de Lille. 

Fondé en 1933, en hommage au père du journalisme moderne Albert Londres, le prix récompense chaque année le travail de journalistes de moins de 40 ans. Une dotation de 3000 euros y est associée.

FV @fabvalery)

 

04 Juil

Armagnacnews.com et Gascogne Côté Gers : il y a du nouveau dans la presse gersoise

Un site spécialisé (avec modération) dans l’Armagnac et un nouveau magazine aux couleurs de la Gascogne. Découverte de deux nouveaux médias gersois.

(Photo : Gascogne Côté Gers)

(Photo : Gascogne Côté Gers)

C’est le seul pure player (qui plus est gratuit) consacré à l’Armagnac. Armagnacnews.com a été créé par le journaliste Philippe Campa (ex-Sud Ouest et L’Indépendant) et e photographe et dirigeant de l’entreprise Plandecom. Il y est question de tout ce qui touche de près ou de loin à l’actualité de l’armagnac. Ce site d’information spécialisé espère se décliner rapidement en version papier.

Côté magazine, justement, Plandecom édite en ce début juillet le premier numéro de « Gascogne Côté Gers », un « lifestyle magazine » sur l’art de vivre, le tourisme et la culture dans le département du Gers. Au sommaire du premier numéro : le peintre Jean-Paul Chambas, André Daguin, etc. Tiré à 20 000 exemplaires, le magazine est gratuit. Son numéro 2 est attendu pour novembre 2017.

FV (@fabvalery)

 

03 Juil

Expo : l’illustrateur Pierre Samson dynamite l’histoire du Canal du Midi

Le journaliste-dessinateur et illustrateur a eu carte blanche pour réécrire l’histoire du canal. Une expo qui vient de s’installer au Musée du Canal du Midi à Revel (Haute-Garonne). A voir jusqu’en mars 2018.

La sédentarisation des peuples palafittiques du chenal (© Pierre Samson)

La sédentarisation des peuples palafittiques du chenal (© Pierre Samson)

Un visiteur qui n’aurait pas été prévenu pourrait être surpris. Un historien classique y perdrait son latin. Attention : humour et sarcasmes se mêlent à l’histoire, la vraie, créant des espaces de vraisemblances qui peuvent être troublants. Mais infiniment drôle !

Pierre Samson (célèbre dessinateur toulousain à la tête notamment du regretté Satiricon) reconnaît lui-même avoir « monté une brouillade d’images en mixant semi-vérités et vraisemblance, savoir historiques approximatifs et réalités géologiques décalées ».

Tout part de la découverte, lors de la vidange du lac de Saint-Ferréol, de la pseudo-découverte d’une espèce fossile inconnue baptisée Pillilupusambrax, mi-phoque mi-loup de mer, témoin d’une faille géologique entre Atlantique et Méditerranée : le canal du Midi, construit au XVIIème siècle par Pierre-Paul Riquet ne serait alors que l’aménagement d’un chenal naturel !

Pierre Samson triture habituellement l’actualité avec ses dessins. Cette fois, c’est l’Histoire qui prend cher avec ses photomontages !

Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? Au-delà de l’humour, c’est une vraie réflexion sur l’image, sa manipulation (assumée ou dissimulée) et sur, ce que nous appellerons « ce que l’on croit parce qu’on le voit ». Pas inutile à l’époque des fake news.

Pour cette exposition, Pierre Samson s’est entouré de quelques complices dont des journalistes (Stéphane Blanc, Pierre Nicolas), d’un scénographe (Vincent Sablong), d’un mouleur (Rémi Trotereau), etc.

« La folle histoire du Canal du Midi » (ou) la fin de l’imposture Riquet, jusqu’au 4 mars 2018 au Musée du Canal du Midi à Revel (Haute-Garonne).

FV (@fabvalery)