13 Déc

Après 102 ans d’existence, le journal tarnais « La Montagne noire » disparaît

Le tribunal de commerce de Castres (Tarn) a prononcé le 9 décembre dernier la liquidation judiciaire du bi-hebdomadaire en grande difficulté financière. Le journal s’arrête fin décembre après 102 ans d’existence.

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C’en est fini de « La Montagne noire ». Soumis à de graves difficultés financières, le journal basé à Aussillon dans le Tarn et édité par la SARL La Montagne Noire-La Voix Libre, vient d’annoncer sa liquidation judiciaire par le tribunal de commerce, le 9 décembre dernier.

Le numéro 5479 qui paraîtra le 23 décembre prochain sera donc le dernier, mettant ainsi un terme à plus d’un siècle d’actualité dans le pays mazamétain.

L’héritier du Petit Cévénol

C’est en août 1914, au début de la première guerre mondiale qu’est né « Le Petit Cévenol ». Un journal fondé d’abord pour donner aux Mazamétains des nouvelles du front. Après la guerre, le journal se transforme en traitant l’actualité locale. Il continue de paraître pendant la seconde guerre mondiale et est donc contraint de changer de nom à la Libération, devenant alors « La Montagne Noire ».

« Le plus petit quotidien de France »

Il est alors surnommé « le plus petit quotidien de France » avant de fusionner avec « La Voix est Libre » à la fin des années 80. De quotidien, le journal va ensuite devenir périodique.

En septembre 2015, le journal devenait bi-hebdomadaire, paraissant le mardi et le vendredi avec 8 pages dont 2 en couleurs. Des aménagements pour limiter les coûts qui n’auront pas suffi. L’ex-plus petit quotidien de France disparaît. Voici la une de ce 13 décembre :

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FV (@fabvalery)

 

08 Déc

Une pétition pour que les « petits » candidats à la présidentielle accèdent aux médias

Les candidats indépendants ou citoyens se sentent invisibles dans les médias. Ils veulent saisir le CSA. Parmi eux, 4 « petits » candidats de la région relayent une pétition qui demande plus de visibilité médiatique.

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Connaissez-vous Sébastien Nadot, David Saforcada, Robert Baud ou encore Gérard Privat ? Sans doute non et la raison en est, il faut bien l’avouer, qu’ils sont invisibles dans les grands médias. Et pourtant, ils sont tous candidats « citoyens » à l’élection présidentielle de 2017 et issus de la société civile.

Une pétition nationale a été lancée en ligne pour demander au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ainsi qu’aux dirigeants des grands groupes audiovisuels français d’assurer une place sur les antennes à ces « petits » candidats à la présidentielle. Une pétition relayée par les 4 candidats citoyens de notre région.

Toulousain, il est invité sur les plateaux télés parisiens… une heure avant !

Le prof de sport toulousain Sébastien Nadot, candidat du Mouvement des progressistes de Robert Hue, est en campagne depuis plusieurs mois. Il reconnaît que parfois, c’est sa situation qui pose problème aux médias : « Il m’est arrivé d’être contacté par une chaîne de télé à Paris vers 11h30 pour être sur leur plateau à midi et demie, a-t-il notamment raconté à des étudiants en journalisme de Sciences-Po Toulouse, alors que je me trouvai à Toulouse en survêtement avec mes élèves ! »

Couleurs politiques différentes, mais même traitement médiatique

Trois autres candidats « citoyens » de la région sont en course pour la présidentielle :

  • le Toulousain Robert Baud, qui avait déjà tenté l’aventure en 2007 et 2012 sans obtenir les 500 signatures, et veut représenter les écologistes de la société civile.
  • le Bonapartiste toulousain David Saforcada
  • le Tarnais « utopiste solidaire », humaniste et anti-libéral Gérard Privat. 

Ils ont donc des divergences politiques parfois très importantes, mais un même élan qui les rassemble : demander à être entendu sur leurs propositions par les médias. Au point de signer un communiqué commun fin novembre et même d’envisager une conférence de presse commune !

Les primaires occupent l’espace médiatique

Problème pour les « petits » candidats citoyens ou indépendants : la primaire de la droite qui vient de se terminer et celle de la gauche qui commence occupent tout l’espace médiatique. A tel point que certains médias audiovisuels se voient obligé de multiplier ensuite les invitations à des élus d’autres partis représentés au Parlement (dont le Front National) pour rééquilibrer les temps de parole.

Ecrasés par ces mastodontes primaires qui tendent vers un bipartisme à l’américaine, les petits candidats sont invisibles à la télé et inaudibles à la radio.

La barrière des 500 signatures

Début septembre, France Info avait recensé 82 candidats à l’élection présidentielle ! Les primaires (droite, écologiste, gauche) ont permis d’écrémer un certain nombre de candidats mais de nouvelles candidatures apparaissent presque chaque jour.

Le problème c’est que bien peu franchiront le cap des 500 signatures de maires permettant de déposer sa candidature. En 2007, seuls 12 candidats étaient présents au premier tour. 10 en 2012.

La machine médiatique, cette injustice !

Mais pour les « petits » candidats, c’est l’histoire de la poule et de l’oeuf ! Les médias ne s’intéressent pas à eux car ils ont peu de chance de réunir les 500 signatures et d’être finalement candidats. Eux estiment que s’ils avaient plus de présence médiatique, ils auraient plus de chance de séduire des maires !

De toute façon, la logique médiatique est parfois très injuste. Un autre candidat d’Occitanie n’a eu besoin que d’une déclaration de candidature vidéo d’une vingtaine de secondes pour susciter des dizaines d’articles dans la presse nationale. Le « candidat » Sylvain Durif, alias le « Christ cosmique de Bugarach » (Aude), aura eu plus de retombées médiatiques en quelques heures que l’ensemble des autres petits candidats en plusieurs mois !

FV (@fabvalery)

07 Déc

Toulouse : sortie du N°5 de « Gibraltar » réalisé grâce au financement participatif

Les éditions « Un pont entre deux mondes » à Toulouse avaient lancé en mai dernier une opération de crowdfunding pour financer le 5ème numéro de la revue méditerranéenne de qualité. Le N°5 sort en librairies.

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On y croise les « accordeurs de paix » en Palestine, les habitants du camp de Chatila à Beyrouth, et ainsi de suite.

Comme à son habitude « Gibraltar », la revue créée à Toulouse en 2013 pour « jeter un pont entre les deux rives de la Méditerranée », offre à ses lecteurs des reportages de grande qualité, des portfolios empreints d’émotion, des dessins, des récits, des fictions aussi dont, cette fois, un très beau texte sur l’Algérie du romancier Yasmina Khadra !

Comme à chaque fois, « Gibraltar » surprend ses lecteurs et nous fait voyager avec un regard aiguisé sur les enjeux géopolitiques qui influencent la vie quotidienne de dizaines de millions d’habitants.

Le numéro 4 de Gibraltar date (déjà) de février 2015. Beaucoup de temps a passé et beaucoup d’énergie a aussi été dépensée par son directeur, Santiago Mendieta, pour œuvrer à choisir des contenus exigeants, des auteurs de talents.

Mais réaliser une revue de cette qualité, avec 175 pages sans publicité, est une gageure. Il a donc fallu lancer (et réussir) une opération de financement participatif pour permettre au 5ème numéro de Gibraltar de sortir en librairie. Un pari réussi. Et c’est tant mieux pour les lecteurs.

FV (@fabvalery)

01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

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7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)