30 Août

Le journaliste Patrick Roger nommé directeur général de Sud Radio

Fiducial Médias, propriétaire de la radio toujours basée à Toulouse, a nommé l’ancien directeur de la rédaction de BFM TV et d’Europe 1 à la tête de la radio en pleine mutation.

Europe-Matin-Patrick-Roger-05-08-15

Décidément ça bouge à Sud Radio ! Au lendemain de l’annonce de l’arrivée sur l’antenne de l’animatrice ex-star du porno Brigitte Lahaie pour une émission de début d’après-midi consacrée à la sexualité comme elle le faisait auparavant sur RMC, Fiducial Medias a procédé à la nomination du journaliste Patrick Roger à la direction générale de la radio, selon une source sûre, confirmant une information du blog de Jean-Marc Morandini. Continuer la lecture

29 Août

Sud Radio recrute Brigitte Lahaie, évincée de RMC

L’ex-star du porno, désormais animatrice radio, va débarquer sur Sud Radio, la radio (encore) basée à Toulouse avant son prochain déménagement à Paris, a-t-on appris ce lundi de source sûre.

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

Brigitte Lahaie (Photo : MaxPPP)

La direction de Sud Radio, Fiducial Médias, s’est toujours défendu de vouloir copier le modèle économique et éditorial de RMC. Pourtant, avec cette annonce, les critiques en ce sens ne vont pas manquer. Sud Radio a en effet décidé de « récupérer » l’animatrice radio Brigitte Lahaie, qui animait jusqu’à présent une émission sur la sexualité sur RMC. Mais durant l’été, la direction de RMC, souhaitant se recentrer sur l’info et le sport, avait décidé de mettre fin à sa collaboration.

L’animatrice, qui dirige également un « juteux » site internet à son nom, avait indiqué sur son blog avoir découvert au dernier moment son éviction de RMC. Elle ne sera donc pas resté très longtemps sans micro. Dès le 5 septembre, elle récupère la tranche 14h/16h sur Sud Radio, la même que chez son ancien employeur. Continuer la lecture

26 Août

TVPI jette l’éponge, TV Sud seule candidate à la succession de TLT à Toulouse ?

TELEVISION

Et s’il n’y avait qu’un seul candidat ? Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne dévoilera pas avant plusieurs jours le nom des candidats à la reprise de la fréquence TNT laissée libre par la disparition de la chaîne locale TéléToulouse (TLT), mais on sait désormais que TVPI qui comptait candidater n’a finalement pas déposé de dossier.

TVPI jette l’éponge

La date limite de dépôt des candidatures, fixée au 25 août à 19 heures, est aujourd’hui dépassée. TV Sud et son président Christophe Musset, sur les rangs dès les premiers jours après la disparition de TLT en juillet 2015, a bien déposé son dossier en temps et en heures. En revanche, l’autre candidat déclaré, TVPI, basé à Bayonne, nous a indiqué ce vendredi avoir finalement renoncé à le faire. TVPI souhaitait monter à Toulouse une télé métropolitaine adressée plus particulièrement à un public jeune.

Le CSA semble considérer que le nouveau modèle économique des télés locales passe par un financement régional »

« La première raison, explique le directeur Michel Lamarque, c’est que le délai de deux mois était trop court, alors qu’il faut 4 mois pour monter un dossier sérieux. La deuxième c’est que l’on devine un pré-fléchage de l’attribution de la fréquence et que j’ai passé l’âge de jouer les faire-valoir pour un autre. Enfin, les dernières attributions par le CSA, à Marseille et à Toulon ont été aux candidats qui avaient décroché le financement du Conseil régional. Le CSA semble donc considérer que le nouveau modèle économique des télés locales par un financement régional ».

Michel Lamarque qui regrette qu’à la disparition de TLT le tribunal de commerce de Toulouse ait rejeté son plan de reprise. « Cela aurait évité l’interruption d’antenne et le licenciement de tous les salariés ».

Un projet régional pour TV Sud

Faire une télé régionale, c’est le projet de Médias du Sud qui exploite déjà les télés locales TV Sud (à Nîmes, Montpellier et Perpignan) et qui a bien déposé un dossier au CSA. Son patron Christophe Musset veut mettre en place un réseau de télés régionales au niveau de la région Occitanie : il bénéficie du soutien du groupe Dépêche du Midi (qui a racheté récemment Midi Libre à Montpellier) et surtout, semble-t-il, de la bénédiction du nouveau conseil régional d’Occitanie, déjà partenaire financier de TV Sud à Montpellier à travers un contrat d’objectif et de moyens (COM). TV Sud souhaite même désormais monter une chaîne tout info sur la région, indiquant employer une soixantaine de personnes à cet exercice : les salariés des télés existantes plus une vingtaine de nouveaux employés à Toulouse comme nous l’indiquait Christophe Musset récemment.

La ville de Toulouse (volontairement) hors du jeu

En l’absence de TVPI, TV Sud pourrait donc être seule candidate à la reprise de la télé toulousaine, à moins qu’un autre candidat soit sorti du bois dans les dernières heures, dans le plus grand secret. Cette candidature, qui s’apparente donc à celle d’une télé régionale sur une fréquence locale, a aussi pour conséquence de mettre hors du jeu la mairie de Toulouse, qui a pourtant été à la manoeuvre politique et financière (17 millions d’euros au total de coût pour la ville selon Jean-Luc Moudenc), durant toute la vie de TLT.

Mais le maire de Toulouse ne veut plus entendre parler de cette télé. Il a réaffirmé en juillet qu’il « n’engagera pas Toulouse dans un nouveau projet de télé locale ». Il préfère investir « dans les écoles et les crèches », mais n’exclut cependant pas des achats d’espaces sur la nouvelle chaîne, un engagement « révocable et sans engagement ».

Le CSA va maintenant lister les candidats, ce qui devrait être vite fait. Valider le dossier de candidature de TV Sud, fixer la date de l’audition, délibérer puis attribuer la fréquence, sans doute en janvier 2017, juste avant le dernier renouvellement des « sages » du CSA avant la présidentielle.

Fabrice Valéry (@fabvalery)