29 Mai

TLT : le tribunal de commerce de Toulouse décidera le 3 juillet, liquidation « vraisemblable »

La régie de TLT (copyright TLT)

La régie de TLT (copyright TLT)

Le tribunal de commerce de Toulouse rendra sa décision concernant l’avenir de TLT (Télé Toulouse) le 3 juillet prochain, mais selon l’avocat des salariés « on se dirige vers la liquidation judiciaire ». Le tribunal pourrait donc prononcer la liquidation au début de l’été.

« Nous n’avons de la trésorerie que pour les salaires de juin, a ajouté Maître Michel Dublanche, représentant des 20 salariés. Il ne nous reste donc qu’un mois pour trouver une solution ». Trouver un nouvel actionnaire, un repreneur, ou permettre aux actuels actionnaires de réinjecter des fonds dans la chaîne, est mission impossible selon les salariés.

Les différents scénarios

Le 3 juillet le tribunal peut prononcer la liquidation judiciaire sans poursuite d’activité. Ou avec poursuite provisoire, le temps de chercher un repreneur. Autre scénario, désormais improbable, ne pas liquider TLT.

L’aval du CSA

Cette audience est intervenue deux jours après le renouvellement par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de l’autorisation d’émettre pour 5 ans pour TLT. Si les finances de la chaîne locale sont exangues, la ville de Toulouse attendait ce renouvellement pour mettre en action le volet financier du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) adopté par Toulouse Métropole début avril.

Le Pdg Emmanuel Schwartzenberg et une partie des salariés de TL au tribunal de commerce ce vendredi. (photo S. Compan / France 3)

Le Pdg Emmanuel Schwartzenberg et une partie des salariés de TL au tribunal de commerce ce vendredi. (photo S. Compan / France 3)

Une chaîne privée… avec de l’argent public

TLT a été créée en 1988. Installée d’abord à Compans-Caffarelli, elle a ensuite déménagée à l’arche Marengo. En 2008, en cessation de paiements, la chaîne est contrainte à un plan social. Avec moins de personnel, la chaîne perd non seulement de l’audience mais aussi de la notoriété. Elle entame avec beaucoup de retard un timide virage numérique. Le passage à la TNT est également douloureux : la chaîne émet sur le canal 31 et demeure difficile à trouver sur les box (n°236, 331, 435 ou 95 selon les opérateurs).

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Mais surtout, la chaîne locale symbolise un modèle économique essoufflé : chaîne « privée » mais soutenue (pour ne pas dire plus) depuis sa création par les subventions municipales, elle finit, au fil des recompositions de l’actionnariat, à devenir « semi-publique » avec la ville de Toulouse comme principal actionnaire et pourvoyeur de fonds ! Sans régie publicitaire, avec des rentrées financières maigres, la chaîne ne pouvait survivre que sous perfusion d’argent public.

Une bataille politique

Ces derniers mois, le dossier TLT est devenu très politique. Ancienne et nouvelle majorité se renvoient mutuellement la responsabilité à grands coups de courriers généreusement distribués à la presse. « Nous tentons de sauver TLT, parce rien n’a été fait ces 6 dernières années » s’ouvrait mi-2014 un proche de Jean-Luc Moudenc. A l’approche de la date fatidique devant le tribunal de commerce, l’ancienne majorité (par la voie de l’élue EELV Antoine Maurice) a reproché au contraire « l’attentisme«  de Jean-Luc Moudenc. « Exploitation politique«  lui a répondu l’adjoint au finances de Jean-Luc Moudenc, Sacha Briand.

Il faudra donc attendre encore. Pour la vingtaine de salariés, le supplice continue. Mais l’espoir s’amenuise.

FV

EN VIDEO / le reportage de Stéphane Compan et Frédéric Desse :

 

28 Mai

Le CSA renouvelle l’autorisation d’émettre de TLT, dont la survie est toujours incertaine

Olivier Schrameck, président du CSA

Olivier Schrameck, président du CSA

Alors qu’une journée cruciale est attendue ce vendredi 29 mai devant le tribunal de commerce de Toulouse, la chaîne locale TLT s’est vu renouveler pour 5 ans son autorisation d’émettre par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), comme le confirme ce courrier du président du CSA Olivier Schrameck, à l’issue de la réunion intervenue le mercredi 27 mai :

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Ce renouvellement est une bonne nouvelle pour la vingtaine de salariés de TLT mais le vrai enjeu se joue ce vendredi : le tribunal de commerce pourrait décider ce jour-là de la liquidation de la structure actuelle en raison de ses dettes.

La charge des salariés contre Jean-Luc Moudenc

Dans un communiqué les salariés de TLT se sont félicités du renouvellement de l’autorisation d’émettre par le CSA. Mais, à la veille du rendez-vous devant le tribunal de commerce, ils livrent également une charge contre le maire UMP de Toulouse : « Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse (mairie actionnaire à 60% du capital de TLT), écrivent-ils, a décidé depuis un an, pour des raisons obscures, de sacrifier la télévision locale toulousaine, créée en 1988 par Dominique Baudis, ancien maire centriste de Toulouse et Président emblématique du CSA. Pendant sa campagne, l’actuel maire de Toulouse s’était inscrit dans la continuité de Dominique Baudis  pour s’en démarquer aussitôt élu comme l’illustre l’affaire TLT, entre autres… Les salariés de TLT se demandent aujourd’hui, si l’acharnement du maire UMP de Toulouse à vouloir fermer le média, sous le faux nez de difficultés économiques, n’est pas une façon détournée de leur faire payer leur indépendance ».

Absence de repreneur ?

Les salariés de TLT demandent également au CSA « de veiller à ce que les éventuels repreneurs de la fréquence TNT, qui ne manqueront pas de se manifester si liquidation, reprennent aussi  tout ou grande partie des 20 salariés (journalistes et techniciens moyenne d’âge 45/50 ans), professionnels de l’audiovisuel et qui œuvrent dans la chaîne depuis sa création ».

D’après nos informations, les repreneurs ne se bousculent plus : ceux dont les noms ont circulé ces dernières semaines (Fiducial, Médias du sud, etc) auraient jeté l’éponge. Réponse demain, devant le tribunal de commerce.

FV

26 Mai

TLT : les écologistes dénoncent « l’attentisme » de Jean-Luc Moudenc

Antoine Maurice, président du groupe EELV au conseil municipal de Toulouse.

Antoine Maurice, président du groupe EELV au conseil municipal de Toulouse.

Dans un courrier adressé à Jean-Luc Moudenc, maire UMP et président de Toulouse Métropole, Antoine Maurice, le président du groupe EELV à la mairie, dénonce l’attentisme dont fait preuve le maire de la ville dans le dossier TLT.

Alors que le tribunal de commerce doit examiner de nouveau la situation de la chaîne locale ce vendredi 29 mai, « je tiens à exprimer ma perplexité face à ce qui s’apparente à de l’attentisme de votre part, écrit Antoine Maurice. Au mois d’avril, le Conseil de Toulouse Métropole a adopté la reconduction du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) avec TLT. Il aura fallu attendre cinq mois après l’arrivée à terme du précédent COM pour que ce renouvellement bienvenu soit enfin soumis à notre assemblée. Cinq mois durant lesquels la situation financière de TLT s’est aggravée. Aujourd’hui, à trois jours de l’audience au tribunal de commerce, il apparaît que ce COM, bien que voté, n’est toujours pas effectif. C’est là un signal très négatif quant à l’engagement de notre collectivité aux côtés de TLT ».

L’élu écologiste demande, de nouveau, qu’un projet éditorial nouveau soit bâti de manière collective pour l’avenir de TLT. Il réitère la proposition des élus écologistes (de la ville et de la région) d’associer davantage TLT à France 3 Midi-Pyrénées. 

Vendredi, le tribunal de commerce pourrait prononcer la liquidation de la structure actuelle, criblée de dettes.

FV

22 Mai

Metronews va cesser sa parution papier à Toulouse

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Metronews, le quotidien gratuit distribué par des étudiants tôt le matin aux entrées des bouches de métro à Toulouse, c’est bientôt terminé ! L’actionnaire majoritaire, le groupe TF1, a annoncé hier « une adaptation » du modèle économique du journal avec la suppression des éditions papier au profit de la seule existence du site internet.

C’est la baisse du marché publicitaire qui contraint TF1 à faire ce choix stratégique, d’après le groupe. Une soixantaine de postes sera supprimée dans toute la France (en plus de son édition parisienne, Metronews compte des éditions locales à Toulouse, Marseille, Lyon, Lille et Nice-Cannes.

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A Toulouse, il est encore trop tôt pour savoir ce que va devenir l’équipe rédactionnelle : 1 journaliste titulaire et 4 pigistes qui assurent les permanences et la mise à jour du site internet de Metronews Toulouse. 

En revanche, l’avenir est désormais sombre pour la vingtaine de jeunes qui assurent la distribution des exemplaires papier le matin dans les rues de Toulouse. Des jobs d’étudiants pour la plupart qui vont forcément disparaître.

TF1 informera le Comité d’entreprise le 26 mai prochain. D’ici là, c’est l’inquiétude qui domine.

FV

20 Mai

Les salariés de TLT de plus en plus inquiets face à la menace d’une liquidation judiciaire

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Les salariés de Télé Toulouse ont de nouveau exprimé mardi 20 mai leur vive inquiétude sur l’avenir de leur entreprise. TLT, criblée de dettes, vit sous le couperet du tribunal de commerce qui doit rendre sa décision le 29 mai sur une mise en liquidation judiciaire… Lire la suite sur le site info de France 3 Midi-Pyrénées.

06 Mai

Une soirée de soutien à TLT le 20 mai à Toulouse

Une soirée de soutien à TLT (Télé Toulouse) est organisée à La Dynamo à Toulouse le 20 mai prochain, alors que quelques jours plus tard le tribunal de commerce décidera de l’avenir de la chaîne locale. 

Les salariés organisent donc une soirée pour permettre aux Toulousains de montrer leur attachement à la chaîne qui existe depuis 27 ans. Des artistes y feront une petite prestation amicale : Bernardo Sandoval, El Gato Negro, Strange Enquete et Piérick.

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L’avenir de TLT est toujours sous un ciel très orageux en raison de sa situation financière. Très endettée la chaîne vit sous le couperet du tribunal de commerce : le loueur de véhicules, non-payé, a repris les voitures de reportages ; il n’y a pas plus de maquilleuse pour les plateaux, etc.

Les salariés demandent toujours aux actionnaires « de prendre leur responsabilité ». En avril, Toulouse Métropole a reconduit le contrat d’objectifs et de moyens (COM) mais cela ne suffira pas pour apurer le passif. Les salariés tiendront d’ailleurs une conférence de presse le jour-même de la soirée de soutien.

FV

04 Mai

Une opération de crowdfunding pour lancer Nectart, une nouvelle revue culturelle

La une du numéro 1 de Nectart

La une du numéro 1 de Nectart

Les éditions de l’Attribut, basées à Toulouse et dirigées par Eric Fourreau, lancent fin juin prochain Nectart une nouvelle revue culturelle. Au sommaire du numéro 1, un long entretien avec le psychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik.

Nectart, c’est l’acronyme de « Nouveaux Enjeux dans la Culture, Transformations Artistiques et Révolution Technologique ».

Pour ce lancement, les éditions de l’Attribut ont lancé une opération de financement participatif pour assurer les rémunérations des auteurs qui participent au projet, du graphiste et payer l’impression. Cette opération s’achève le 22 mai et plus de 60 % de la somme a déjà été collectée. L’éditeur espère donc atteindre rapidement les 100 % pour lancer le projet à la date prévue.

FV