15 Avr

Journalistes, vous faites (vous feriez) le pire métier du monde !

Copyright AFP

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Dans la série « classement débile qui ne repose sur rien de concret mais fait parler de nous » (bingo, c’est gagné ! ) le site de recrutement CareerCast.com publie les 10 pires métiers à exercer en 2015 (et accessoirement les 10 meilleurs).

Et le pire métier du monde est… (roulement de tambours) : journaliste !

Ah ?

Mais quels sont les critères de cette pseudo-étude ?

  • le revenu : c’est une évidence que si tu veux, jeune lecteur, devenir riche, faire fortune, il te faudra choisir une autre voie. Mais tu en connais beaucoup toi des métiers où l’on gagne des millions ?
  • les perspectives d’évolution : journaliste tu débuteras, journaliste tu finiras ! Et alors ? Faut-il forcément terminer sa carrière directeur général quand on l’a débutée comme simple ouvrier ? Doit-on forcément devenir ministre quand on est fonctionnaire ? Ce critère d’évolution est d’autant plus faux que le métier de journaliste offre toute une palette de fonctions (rédacteur, secrétaire de rédaction, reporter, correspondant, chef d’édition, éditorialiste, rédacteur en chef, etc) et donc d’évolution possible.
  • les facteurs environnementaux : alors là, je sèche. Sans doute est-ce pour dire que parfois les journalistes, envoyés dans les pays en guerre, risquent plus leur vie que le facteur qui fait la tournée dans mon quartier (quoique ce matin une voiture a bien failli le renverser, le facteur !)
  • le stress : ah oui, le journaliste, c’est vrai, est plutôt stressé. Il fait un métier difficile, le pauvre, avec sa hiérarchie qui lui colle une pression d’enfer. Et alors ? Crois-tu vraiment que l’ouvrier à la chaîne chez Peugeot (voir à ce sujet le superbe reportage photo de Médiapart) ne stresse pas lui ? Ou l’institutrice devant sa classe ? Le chauffeur de bus aux commandes d’un véhicule bondé ? Le chirurgien devant un cœur ouvert ?  Non, ils sont super-cool, j’imagine. Mais le journaliste, lui, quel stress !
  • enfin les exigences physiques : c’est exact que s’asseoir deux heures dans un lieu chauffé pour une conférence de presse avant de se ruer sur le buffet et les petits fours ça demande une résistance physique autre que le maçon qui travaille sous la pluie ou dans le froid sur le chantier d’à côté. OK, je grossis volontairement le trait : le métier de journaliste ne se résume pas aux conférences de presse. Mais, en période normale, le muscle qui travaille le plus chez un journaliste, c’est le cerveau !

Bref, tout ça pour dire, que ces classements m’énervent, vous l’aurez compris. Il va encore falloir que je me justifie à droite et à gauche de faire ce métier si difficile :  « non ça va, ne vous inquiétez pas je vais y arriver ! ».

FV

PS : pour être complet, voici les 10 pires métiers à exercer (1 / journaliste, 2 / bûcheron, 3 / militaire, 4 / cuisinier, 5 / animateur, 6 / photo-journaliste, 7 / agent de correction, 8 / chauffeur de taxi, 9 / pompier, 10 / facteur).

PS 2 : et les 10 meilleurs (1 / actuaire, 2 / audiologiste, 3 / mathématicien, 4 / statisticien, 5 / ingénieur biomédical, 6 / scientifique de données, 7 / hygiéniste dentaire, 8 / développeur, 9 / ergothérapeute, 10 / analyste de systèmes informatiques).

PS 3 : je vous laisse rechercher vous-même ce qu’est le métier d’actuaire, celui qui est au top. Perso, je ne connaissais pas ! N’hésitez surtout pas à revenir vers moi si vous entendez un enfant dire : « Papa, quand je serai grand je veux être actuaire »). 

08 Avr

Le magazine culturel toulousain Clutch sort son premier Artbook

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Les Editions 138, société éditrice du magazine culturel gratuit Clutch, sortent ce jeudi 9 avril leur premier Artbook : un livre au format carré de 156 pages, un condensé de rencontres entre la rédaction et 17 artistes de Toulouse qui ont tous été publiés dans le magazine depuis 2012, dont Mademoiselle Kat, Manon Lacoste, André Azaïs, ou encore Gilen (voir ci-dessous) qui était notamment en une du premier numéro du magazine :

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En tirage limité, le livre est en vente sur le site de Clutch, à la Green Galerie et au magasin Gibert Joseph à Toulouse au prix de 29,90 euros.

FV

02 Avr

Comment la liberté d’informer s’est (presque) arrêtée aux portes du Tarn-et-Garonne

Au conseil départemental du Tarn-et-Garonne ce 2 avril / Photo AFP

Au conseil départemental du Tarn-et-Garonne ce 2 avril / Photo AFP

Ordre. Contre-ordre. Et re-contre-ordre ! C’est à ne plus rien y comprendre. Après avoir annoncé mercredi que France 3 Midi-Pyrénées retransmettrait jeudi 2 avril l’élection du président du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne sur son site internet, nous avons été obligés d’annoncer le soir-même que nous y renonçions… avant de finalement réussir à retransmettre cet événement en direct !

Cela mérite quelques explications. Que voici.

Notre mission de service public d’information nous imposait de tout faire pour retransmettre cette séance publique du Conseil départemental à Montauban car, pour qui s’intéresse à la politique, l’indécision à l’issue des élections faisait de ce « 3ème tour » un moment important de la politique régionale.

Mais mercredi 1er avril (et oui !), le Conseil départemental nous fait savoir qu’il sera impossible de retransmettre les débats… en raison de l’article 35 du règlement intérieur qui interdit de diffuser les débats en dehors du bâtiment.

Ces débats, entre élus représentants les citoyens, sont pourtant publics, la présence des médias y est autorisée. La présidence sortante du département n’en démord pas la veille de l’élection : pas de retransmission !

Alors que s’est-il réellement passé ce jeudi 2 avril pour que France 3 Midi-Pyrénées parvienne tout de même à diffuser cette élection en direct sur son site internet ? Nous avons décidé que le droit à l’information primait, dans ce cas précis, sur toute autre considération. Les journalistes de France 3 sont donc entrés avec leurs collègues dans la salle de l’assemblée, avec caméras et moyens de diffusion en direct contre l’avis du service communication du département… et à son insu !

Tout cela ne mérite évidemment ni louanges, ni médailles ! Car nous n’avons fait que notre travail. Mais nécessitait quelques éclaircissements.

FV

01 Avr

Changement à la tête du site Toulouse Infos

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Guillaume Truilhé, l’un des trois fondateurs du site Toulouse Infos, a annoncé lui-même dans un article du 31 mars avoir cédé le site d’infos locales à Pierre-Jean Gonzalez.

D’après le désormais ancien propriétaire, l’équipe devrait être renforcée et la ligne éditoriale revue par le nouveau dirigeant.

Créé en 2009 par trois jeunes journalistes, le site d’infos locales change donc de main après plusieurs autres titres de la presse toulousaine ou régionale ces derniers mois :

Décidément ça bouge beaucoup dans le paysage médiatique de Midi-Pyrénées.

FV