31 Mar

Kansei.tv un média unique en France consacré à l’architecture

C’est un média unique en France : la webtélé Kansei.tv (Kansei en japonais c’est l’émotion, l’harmonie, la sensibilité) existe depuis 2012 à Toulouse. Lancée par Stéphan Oddos, qui dirige plusieurs sociétés dans le design et l’aménagement de bureaux, cette télé sur web consacre ses reportages à l’actualité de l’architecture, au design et à l’urbanisme en Midi-Pyrénées.

« La région compte 1600 architectes dont 800 sur Toulouse, expliquent Stephan Oddos. Sur le plan architectural on peut dire que ça bouge timidement dans la région, mais on commence à voir des projets très intéressantes et surtout il y a un vrai intérêt du grand public pour l’architecture ».

Kansei.tv réalise en moyenne deux reportages vidéos par mois, sur l’un de ces quatre thèmes : maison individuelle, bâtiment d’entreprises, grands projets et urbanisme et enfin bâtiments publics.

Voici par exemple la vidéo réalisée dans la maison-laboratoire gersoise du décorateur Jérôme Méric :

A chaque fois, Stephan Oddos décrit le projet, fait la visite pour l’internaute mais surtout laisse la parole au concepteur, au client pour tenter de comprendre en images le projet de son point de départ à sa réalisation.

Kansei.tv est encore en phase de développement. Le modèle économique d’une webtv sur l’architecture est encore compliqué à trouver. Mais les projets ne manquent pas. Notamment celui de créer des trophées de l’architecture en Midi-Pyrénées.

FV

 

24 Mar

Semaine de la presse à l’école : France 3 partenaire de 5 établissements de l’académie de Toulouse

Pour la semaine de la presse à l’école qui se déroule du 23 au 28 mars 2015, France 3 Midi-Pyrénées est partenaire du rectorat d’académie de Toulouse et reçoit tout au long de la semaine des élèves de 5 établissements scolaires qui ont travaillé sur la presse et les médias. Ils ont tous réalisé des micro-trottoirs sur notre chaîne.

Il s’agit :

  • du Lycée de Fonsorbes (Haute-Garonne) où un groupe d’élèves de première a réalisé lui aussi ce micro-trott :
  • du Lycée Fermat de Toulouse avec 6 élèves de 1ère. « Lors d’un de nos cours de français, écrivent-ils, notre professeur nous a communiqué l’information de votre concours pour venir visiter vos locaux. Et c’est donc sans attendre que nous nous sommes proposés tous les six pour participer. Poussés tout d’abord par la curiosité, se sont nos âmes de journalistes amateurs qui se sont réveillées durant le “tournage” du micro-trottoir. En effet, chacun d’entre nous voit son avenir dans le journalisme et par ce projet, nous pouvions mettre un pied dans la réalité de ce métier, un pied dans notre avenir. De plus, en tant qu’équipe de choc, c’est un nouveau défi à renouveler pour montrer de quoi nous étions capables. Il est vrai que certaines personnes nous sont passées à côté sans même nous regarder quand nous les interpellions, mais dans l’ensemble, les gens ont essayé de répondre à nos questions ou au moins de nous répondre poliment qu’ils n’avaient pas le temps. Alors, sous la pluie, nous avons enchaîné les interviews dans la joie et la bonne humeur. Ainsi, ce projet s’est révélé très intéressant et enrichissant.  Par exemple, il a permis à Aurélien, le monteur de la vidéo, de se familiariser avec le logiciel de montage et donc d’en apprendre plus. Ou encore, il nous a permis de ne pas redouter la prise de parole en public et d’aller vers des inconnus pour les questionner. Nous avons maintenant la chance de pouvoir visiter les studios de France 3 et de pouvoir voir de plus près comment fonctionne le monde de l’information télévisuelle. En espérant que notre micro-trottoir vous aura aidé et intéressé. » Voici leur micro-trottoir en vidéo :

Tous ces élèves visitent cette semaine les locaux de France 3 Midi-Pyrénées à Toulouse et sont ainsi mis en contact direct avec le métier de journaliste et les techniques de la télévision.

FV

 

 

 

19 Mar

Plainte du FN : retour au tribunal pour les époux Portheault et le journaliste toulousain Pascal Pallas

L’affaire de la plainte pour diffamation du FN contre les époux Portheault pour laquelle le journaliste rédacteur-en-chef de la Voix du Midi Pascal Pallas avait été poursuivi pour complicité par le juge d’instruction et renvoyé lui aussi devant le tribunal, rebondit en appel. Le parquet de Toulouse a fait appel du jugement en première instance. Selon l’avocat du journaliste, l’appel du parquet est consécutif à la contestation par le Front National des condamnations pécuniaires à son encontre.

L’audience devant la Cour d’Appel de Toulouse est fixée au 11 mai 2015.

L’affaire aurait dû s’arrêter le 26 février dernier lorsque le tribunal a prononcé la relaxe des prévenus, condamnant même le Front National pour procédure abusive à verser 1000 euros à chacune des personnes mises en cause.

Cette affaire avait fait grand bruit dans le monde de la presse : ce couple, anciens militants FN, révélait dans un article de la Voix du Midi publié fin 2013 les propos racistes émanant de cadres du FN 31 à l’encontre de Nadia Portheault, d’origine maghrébine. Le FN avait porté plainte pour diffamation contre le couple (pas contre le journal ni le journaliste) et c’est le juge d’instruction qui avait convoqué et mis en examen Pascal Pallas pour complicité en tant qu’auteur de l’article avant de le renvoyer devant le tribunal correctionnel.

La justice va donc pour la seconde fois juger une affaire de presse où la diffamation n’est pas constituée : le journaliste donnait dans son article la parole au Front National qui se défendait. Ce faisant, il montrait qu’il avait écrit son article « de bonne foi », ce qui est un élément juridique imparable en droit de la presse.

Je rappelle encore une fois sur ce blog que le soutien apporté par la profession à Pascal Pallas n’est pas une simple émanation d’un quelconque corporatisme : la liberté d’expression dont on parle beaucoup depuis l’attentat de Charlie Hebdo passe aussi par la liberté de la presse, qui s’exerce en France en respectant les lois en vigueur (en matière de diffamation, d’injure, de respect de la vie privée ou de présomption d’innocence).

Poursuivre l’auteur d’un article (et non le directeur de la publication comme le prévoit la loi) c’est mettre au-dessus de la profession de journaliste une sorte de menace permanente qui pourrait conduire à de l’auto-censure, et donc desservir le lecteur. Poursuivre un journaliste alors qu’il n’a fait que son métier, c’est s’en prendre aussi à tous les citoyens qui ont droit à une information libre.

FV

Journée spéciale à Toulouse sur Europe 1 ce vendredi

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Europe 1 installe ses studios et ses principaux animateurs place du Capitole à Toulouse ce vendredi 20 mars pour 6 heures de direct. C’est Jean-Marc Morandini qui ouvrira l’antenne toulousaine de 9 heures à 12 heures pour Le Grand Direct (avec notamment Le Grand Direct des Médias de 9h à 10h), puis il passera le relais à la journaliste Wendy Bouchard pour Europe 1 Midi de 12 heures à 14 heures, avec un débat en deuxième partie où sera notamment invité Bruno Sire, le président de l’Université Toulouse 1 Capitole.

A 14 heures, Franck Ferrand présentera Au cœur de l’Histoire avec notamment comme invitée Sophie Brouquet, professeure d’histoire médiévale à l’université de Toulouse. Il reviendra notamment sur l’expression de la «ville rose» utilisée pour désigner Toulouse.

Il est possible d’assister aux émissions en se connectant sur le site du club Europe 1, dans la limite des places disponibles.

FV

Mouvements de grève à France 3 et France-Bleu

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Deux mouvements de grève pour des motifs différents touchent ce jeudi les antennes de France 3 Midi-Pyrénées et France-Bleu Toulouse. 

Au sein du groupe Radio France, c’est un préavis de grève illimité qui a été déposé par plusieurs organisations syndicales. Les inquiétudes des salariés portent sur les perspectives budgétaires déficitaires du groupe publique et sur leurs conséquences sur l’emploi. A France-Bleu Toulouse, les programmes du jour sont perturbés.

A France 3, l’intersyndicale a déposé un préavis de grève national après des sanctions contre des grévistes des sites parisiens où un mouvement social est suivi depuis plusieurs semaines, perturbant notamment les éditions nationales de France 3 et France 2.

Sur France 3 Midi-Pyrénées, les éditions du 12/13 et du 19/20 peuvent être perturbées ce jeudi par ce mouvement.

FV

17 Mar

Lancement de « Côté Toulouse », un nouvel hebdo gratuit

Après l’important changement (de nom et de ligne éditoriale) début mars du site internet de Voix du Midi Toulouse, devenu Actu Côté Toulouse, le groupe Publihebdos (Ouest-France) qui a racheté la Société d’Edition de la Presse Régionale en novembre 2014, poursuit ce qui s’apparente à une véritable offensive sur le marché de la presse toulousaine.

Le groupe annonce en effet ce mardi le lancement dès jeudi 19 mars d’un nouvel hebdomadaire gratuit, « Côté Toulouse », tiré à 45.000 exemplaires et distribué dans de nombreux points de l’agglomération toulousaine. Un hebdo tout en couleur avec l’actualité toulousaine de la semaine, un guide de loisirs et des infos pratiques, qui vise clairement un public jeune et actif.  

Le numéro 0 de Côté Toulouse

Le numéro 0 de Côté Toulouse

L’hebdo gratuit sera donc distribué tous les jeudis à partir de cette semaine mais l’hebdomadaire payant Voix du Midi (qui s’adresse à un lectorat plus âgé) continue sa parution. C’est la même équipe, légèrement renforcée, qui oeuvre désormais sur les deux hebdos et le site internet.

Dans un contexte extrêmement morose pour la presse et particulièrement en Midi-Pyrénées, on ne peut que se réjouir de l’arrivée d’un nouveau titre.

Ouest-France, à travers son « bras armé » Publihebdos, se place cependant sur des segments de marchés en frontal avec La Dépêche du Midi, qui a lancé son propre hebdo gratuit « Ugh ! » en avril 2014. Un hebdo qui rassemble des infos « insolites » ou qui ont « buzzé » et qui s’adresse lui aussi… à un public jeune et urbain.

L’avenir dira si l’étroit marché publicitaire toulousain permet à plusieurs titres gratuits de vivre.

FV

 

11 Mar

Le journaliste Stéphane Thépot livre sa deuxième version du guide « S’installer à Toulouse »

Quatre ans après la sortie de la première édition, le journaliste toulousain Stéphane Thépot signe en ce premier trimestre 2015, la version réactualisée du guide « S’installer à Toulouse – Midi Toulousain » (éditions Héliopoles), sous-titré « L’anti-guide touristique ».

10996551_644202432372994_3487813414568465088_n « Le concept, explique StéphaneThépot, c’est vraiment de parler aux gens qui s’installent à Toulouse et pas à ceux qui sont seulement de passage. Il s’agit donc de montrer les bons et les mauvais côtés de la ville mais surtout d’offrir un panorama des domaines qui vont intéresser un couple ou une famille qui arrive à Toulouse : scolarité des enfants, emploi, services publics, transports et évidemment les loisirs avec, comme dans tout guide, des bons plans restos ou sorties ». 

Cette mise à jour concerne « 50 % des contenus » selon Stéphane Thépot. « Depuis la première édition en 2011, Toulouse a changé de maire, le tramway est arrivé en centre-ville et puis certaines bonnes adresses ont changé ou ont simplement disparu ».

FV

« Les guides s’installer à… Toulouse Midi-Toulousain » L’anti-guide touristique – par Stéphane Thépot – 176 pages en couleurs, 230 photos, 20 infographies 19,80 €

 

 

09 Mar

7 médias de Midi-Pyrénées s’engagent à promouvoir l’engagement solidaire

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

C’est une grande première en France : sept entreprises de médias de la région Midi-Pyrénées (France 3, La Dépêche, Sud radio, TLT, La Voix du Midi, France Bleu et ToulEco) ont signé ce lundi 9 mars une convention de partenariat avec Midi-Pyrénées Coopdev’.

L’idée c’est que l’engagement solidaire des Midi-Pyrénéens (qui représente 40.000 personnes) dans des actions de coopération ou de solidarité internationale (à travers des associations ou des fondations) puisse enfin se voir dans les médias : des projets parfois très importants manquent de visibilité. 

Votre association veut monter un dispensaire en Afrique ? Tout est prêt, financé… Parfait. Mais qui est au courant dans notre région ?

A travers ce partenariat, ces 7 grands médias (associés à l’école de journalisme de Toulouse, l’EJT, et à l’école supérieure d’audiovisuelle, l’ESAV) se sont donc engagés à être les relais de ces initiatives positives et à participer ainsi à des opérations d’information, d’éducation à la citoyenneté active et à la solidarité internationale.

Midi-Pyrénées Coopdev’ se définit comme « un réseau régional multi-acteurs de la coopération et de la solidarité internationale » qui a pour vocation « d’œuvrer à l’équilibre mondial et faire en sorte que chaque citoyen, chaque collectivité, chaque entreprise agisse dans ce sens, à sa mesure, dans le respect des principes de co-élaboration des projets, de partage et de réciprocité ». Parmi ses adhérents (et financeurs), le réseau regroupe les collectivités locales, les universités, les hôpitaux, les chambres consulaires, les entreprises, etc.

FV

06 Mar

Rachat de Midi Libre : le CE de La Dépêche du Midi donne un avis négatif

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Deux jours après l’avis négatif du CCE des Journaux du Midi, le Comité d’entreprise (CE) de La Dépêche du Midi, en réunion extraordinaire ce vendredi à Toulouse, a donné lui aussi un avis négatif sur le projet de prise de contrôle par le groupe La Dépêche des Journaux du Midi (Midi Libre, L’Indépendant, etc) détenus jusqu’ici par Sud-Ouest. Cet avis n’est que consultatif.

20 % des emplois menacés

Dans un communiqué, les élus du CE indiquent que « l’essentiel des économies envisagées repose sur la réduction de la masse salariale ». Le projet présenté par la direction du groupe prévoit en effet 191 suppressions de postes aux Journaux du Midi et 155 à La Dépêche d’ici 2018, soit 20 % des effectifs.

Des doutes sur la capacité de financement

Les élus du personnel doutent également de la « capacité de La Dépêche à financer l’achat et l’ensemble des restructurations prévues » et s’interrogent sur « le nombre et l’identité des divers actionnaires, le pourcentage de le montant de la participation de chacun, le financement de l’opération ».

Enfin, les élus qui ont voté négativement à l’unanimité, demandent « l’engagement qu’aucun départ contraint ne sera opéré d’ici 2018″.

FV

Le tribunal de commerce de Toulouse accorde deux mois supplémentaires à TLT

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

La décision de liquidation judiciaire tant redoutée par la vingtaine de salariés n’est pas tombée ce vendredi matin : le tribunal de commerce de Toulouse a accordé ce vendredi matin deux mois supplémentaires à Télé Toulouse (TLT). 

Criblée de dettes, la société était sous la menace d’une liquidation judiciaire : c’est d’ailleurs ce que son PDG Emmanuel Schwartzenberg avait demandé au tribunal. Mais finalement ce dernier a prolongé la durée de vie de TLT de deux mois supplémentaires pour permettre la réalisation de l’engagement pris ces derniers jours par Toulouse-Métropole et le Conseil Régional de renouveler leur aide financière par l’intermédiaire des contrats d’objectifs et de moyens (COM). Celui de Toulouse Métropole devrait être voté le 9 avril prochain.

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Coincés entre leur actionnaire majoritaire (la ville de Toulouse via la société d’économie mixte CTV) et leur PDG (contre lequel ils ont voté fin février une motion de défiance), les salariés de TLT sont donc soulagés. Ils avaient demandé eux-mêmes le report de l’audience pour permettre aux collectivités locales de finaliser le renouvellement des contrats d’objectifs et de moyens. Pour la représentante du CE, Anne Oriol, cette décision du jour est « une victoire ».

Dans cette nouvelle période, les actionnaires seront appelés à se réunir une nouvelle fois pour engager la société dans les contrats d’objectifs et de moyens cités plus haut mais aussi pour demander à certains actionnaires qui sont aussi des créanciers de la chaîne de tirer un trait sur une partie de sa dette : 300.000 euros seraient au compte de la ville de Toulouse, notamment le loyer des locaux de TLT à la médiathèque José Cabanis. Car les COM seront signés non pas pour apurer le passif mais pour financer des programmes ! Et pendant ce temps la dette risque de se creuser un peu plus.

Alors quelle sera l’attitude des actionnaires ? Oublier les créances ? Remettre de l’argent public au pot ? La dette s’élèverait actuellement à 1,8 millions d’euros et un juge-enquêteur va devoir, en deux mois, demander aux actionnaires une augmentation de capital qui paraît bien improbable.

Au conseil municipal qui se tenait au même moment, Jean-Luc Moudenc a rappelé que la ville de Toulouse a versé 17 millions d’euros à TLT depuis la création de la chaîne locale en 1988.

Capture

Les salariés de TLT ont aussi moyennement apprécié le mot que le maire Jean-Luc Moudenc a eu en ouverture du conseil municipal ce vendredi matin : une « pensée de sympathie » (citée notamment sur Twitter par l’adjointe au maire et députée UMP Laurence Arribagé – voir ci-dessus) que les salariés ont pris, au moment où ils attendaient la décision du tribunal, comme un baiser de la mort. Finalement, il reste encore un peu d’espoir !

FV

EN VIDEO / le reportage de Bruno Frédiani et Christian Bestard :