28 Fév

L’avenir de TLT au menu de Toulouse Métropole… un mois après la décision du tribunal de commerce

téléchargement

A la suite des prises de position des présidents des groupes PS à la mairie et à Toulouse Métropole Pierre Cohen et Claude Raynal (lire ici notre billet à ce sujet), Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse-Métropole indique ce samedi dans un courrier envoyé à Claude Raynal et diffusé à la presse qu’il a mis à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Métropole le renouvellement du contrat d’objectif et de moyens (COM) qui prévoit le versement de fonds à la chaîne locale en échange d’objectifs en terme de programmes et d’audience.

Déjà trop tard ?

Problème : cette réunion est programmée… le 9 avril prochain, alors que c’est dans une semaine vendredi 6 mars, un mois plus tôt donc, que le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer sur l’avenir de la chaîne de télé locale, avec un risque élevé de prononcer la liquidation judiciaire de la structure actuelle.

Voici le courrier de Jean-Luc Moudenc

La discussion des élus de la Métropole sur le renouvellement du COM pourrait donc intervenir sur les ruines de la télé locale si le tribunal prononce la liquidation de TLT le 6 mars. 

Mais si la société actuelle (dont la ville de Toulouse est actionnaire principal via la société d’économie mixte CTV) est dissoute par la justice, la Métropole pourrait ainsi engager des discussions avec un repreneur, ou un groupe de nouveaux actionnaires.

Des repreneurs déjà sur les rangs

D’après nos informations, le Capitole continue ces derniers jours de consulter des groupes de médias intéressés par la télé locale pour tenter de réunir un nouveau tour de table et éviter l’écran noir… On parle beaucoup du groupe Médias du Sud qui exploite déjà des télés locales à Marseille, Nîmes et Montpellier. En revanche, la piste de Fiducial Médias, qui a repris récemment Sud Radio à Toulouse, semble désormais abandonnée.

Un dossier politique

A l’approche de la date fatidique du 6 mars, le dossier, déjà très politique, l’est encore plus. Lundi 2 mars, ce sont les élus écologistes qui organisent une conférence de presse pour présenter leurs propositions pour sauver TLT et en faire « une télé citoyenne« .

FV

27 Fév

Toulouse : les élus socialistes demandent à Jean-Luc Moudenc de sauver TLT

Les élus socialistes de la ville de Toulouse et de Toulouse-Métropole ont demandé ce vendredi au maire Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver la chaîne locale TLT, alors que la chaîne locale est convoquée vendredi 6 mars devant le tribunal de commerce de Toulouse qui pourrait prononcer sa liquidation judiciaire.

MEDIAS-TELEVISION-SOCIAL

Pierre Cohen, ancien maire et président du groupe d’opposition PS à la ville, demande à son successeur Jean-Luc Moudenc dans un communiqué de presse « des réponses claires sur l’avenir de TLT et les engagements financiers nécessaires pour assurer sa pérennité ». « La nouvelle municipalité toulousaine, écrit-il, a choisi de revoir le contrat d’objectifs et de moyens de la télévision locale en réduisant progressivement les moyens alloués par la ville. Alors que TLT vit en grande partie grâce à l’argent public, cette décision équivaut à une mise à mort du média. Lors de la précédente mandature, un véritable plan a été mis en place, redressant progressivement la situation de TLT à l’aide des actionnaires et mobilisant de nombreux acteurs locaux, culturels comme sportifs. Télé Toulouse assure, en complément des éditions locales de France Télévisions, une information de proximité, diverse et pluraliste, indispensable à notre Métropole ».

Moins offensif et plus consensuel, le sénateur socialiste de Haute-Garonne et président du groupe socialiste à Toulouse Métropole Claude Raynal vient lui d’écrire au maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc pour lui demander un engagement ferme vis-à-vis de TLT.

Après avoir reçu les salariés, Claude Raynal indique dans ce courrier (qu’il a transmis à la presse) qu’il souhaite que le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole confirme la continuation du Contrat d’Objectif et de Moyens (COM) avec la chaîne locale afin de donner des garanties avant l’audience cruciale devant le tribunal de commerce. Surtout, l’élu socialiste assure Jean-Luc Moudenc du soutien de son groupe d’opposition dans cette démarche.

Le courrier de Claude Raynal :

Paralysée par les dettes, TLT, dont l’actionnaire principal est la ville de Toulouse (via la société d’économie mixte CTV), vit sous perfusion des COM de la ville et de la région Midi-Pyrénées. La direction de la chaîne est convoquée par le tribunal de commerce le 6 mars et l’avenir de TLT est désormais plus qu’incertains. Plusieurs repreneurs seraient déjà sur les rangs, notamment le groupe Médias du Sud, qui exploite la télé locale de Montpellier TV Sud.

La vingtaine de salariés est aujourd’hui dans l’expectative.

FV

 

26 Fév

Le journaliste toulousain Pascal Pallas, poursuivi en diffamation, est finalement relaxé

Soulagement pour Pascal Pallas, le rédacteur de chef de la Voix du Midi à Toulouse : le tribunal correctionnel a prononcé ce jeudi sa relaxe dans l’affaire de diffamation qui opposait le Front National aux époux Portheault et dans laquelle il avait été mis en examen et renvoyé devant la justice pour complicité.

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Pascal Pallas (photo : Laurent Dubois)

Dans le même temps, Nadia et Thierry Portheault, poursuivis pour diffamation ont été également relaxés. Le Front National a même été condamné pour procédure abusive à verser 1000 euros à chacune des parties mises en cause et à prendre en charge leurs frais de justice.

L’affaire remonte à fin 2013 lorsque le journaliste toulousain réalise et publie l’interview des époux qui expliquent qu’ils quittent le Front National lassés des remarques racistes venant des cadres du FN 31, Nadia Portheault étant d’origine maghrébine.

Les époux Portheault

Les époux Portheault

Depuis cette affaire, ils ont publié un livre, « Revenus du Front », et Nadia est également candidate aux élections départementales (22 et 29 mars prochains) sous les couleurs de « Debout la France ».

A l’époque, donc, le Front National porte plainte pour diffamation et l’affaire est confiée à un juge d’instruction toulousain. C’est lui qui décide de convoquer puis de mettre en examen le journaliste auteur de l’article. Le parquet décide ensuite de le renvoyer en correctionnelle : un journaliste jugé pour avoir simplement fait son travail !

Cette décision avait soulevé un tollé dans la profession de journaliste : les poursuites d’un journaliste-auteur d’un article sont rares, le directeur de la publication d’un titre étant le seul représentant du média sur le plan juridique. Surtout, ces poursuites entravaient la liberté de travailler des journalistes et donc la liberté d’informer le public : comment informer librement en effet sur telle ou telle affaire, en faisant simplement et correctement son métier, quant on est sous la menace de poursuites qui vont vous conduire devant un tribunal ?

A l’audience, le 19 janvier, le procureur n’avait d’ailleurs requis aucune peine contre les prévenus. Ce jour, les juges ont suivi ces indications.

S’achève ici une affaire qui aura mobilisé les moyens de la justice, alors qu’aucun délit de presse n’était constitué. Si le parquet renonce à faire appel, c’est la fin d’un feuilleton qui n’aurait jamais dû commencer.

FV

25 Fév

« Gibraltar » continue de jeter « un pont entre deux mondes »

La revue de grande qualité « Gibraltar« , éditée à Toulouse par l’auteur et journaliste Santiago Mendieta, a livré en ce mois de février son 4ème numéro.

Gibraltar, c’est la revue de récits, de reportages, de fictions, qui veut jeter « un pont entre deux mondes » autour du bassin méditerranéen. Revue ou « mook » (contraction de magazine et de book), Gibraltar se lit comme un livre. Très illustrée, comme à son habitude, avec une maquette toujours très réussie, la revue continue son exploration des lieux, mais surtout de leurs habitants sur les deux rives de la Méditerranée.

cover4

Au sommaire pour le numéro 4 de ce semestriel, deux reportages dans les Pyrénées (Fillols, le village de tous les possibles, et Les Pyrénéens qui défient la frontière, sur la difficile traversée des Pyrénées centrales), des reportages à Chypre, en Turquie, à Gaza ou encore un récit dessiné sur la lutte des commerçants de Palerme qui refusent de payer l’impôt de la mafia sicilienne. A ne pas manquer non plus le joli reportage photo sur Gibraltar (pas le magazine mais l’enclave britannique qui lui a donné son nom !).

gibraltar

Plus qu’aux lieux qu’elle traverse, la revue s’intéresse aux gens, à leurs habitants. Et en ces temps mouvementés, une grande partie des textes et reportages de ce numéro 4 s’intéressent aux « héros du quotidien » qui s’élèvent contre les murs : pas seulement ceux que les hommes bâtissent pour protéger leur terre ou leurs biens, mais ceux, sans doute plus difficile encore à démolir, qui sont dans nos têtes.

Encore une fois, on ressort de cette lecture un peu plus intelligent qu’avant. La revue Gibraltar est en vente dans les bonnes librairies ou sur abonnement.

FV

 

24 Fév

Un journaliste pris pour cible par un policier lors de la manifestation des zadistes à Toulouse

Lors de la manifestation de samedi 21 février à Toulouse en soutien aux zadistes et contre les violences policières, un photo-reporter a été la cible d’un policier qui a frappé sur son boîtier photo avec son flashball. 

Christian Bellavia, photographe freelance qui travaillait ce jour-là pour le journal Libération, raconte : « C’était en fin de manifestation, près du palais de justice, quand les choses se sont dégradées. Les policiers intervenaient par petits groupes isolant les manifestants les plus violents pour les interpeller. Je ne portais pas encore mon brassard de presse mais j’avais mon boîtier photo très visible. Tout à coup un policier a frappé violemment sur le boîtier avec son flashball et a regagné un groupe de ses collègues. J’ai été surpris et j’ai eu assez mal car j’avais la main posée sur l’appareil photo à ce moment-là et c’est elle qui a amorti le choc ».

Le photographe s’avance alors vers un policier gradé pour demander des explications mais il n’obtient qu’un « calmez-vous, calmez-vous ! ». Il demande à voir un officier de police judiciaire mais on lui répond qu’il n’y en a pas sur place.

« J’ai bien vu que le coup porté par le policier était délibéré, poursuit Christian Bellavia, et qu’il avait bien identifié que j’étais photographe et pas manifestant. D’autant qu’à ce moment-là, il ne se passait rien. Il n’y avait pas de courses dans tous les sens ou de gaz lacrymogène. C’était un acte gratuit ! ».

Copyright Christian Bellavia

Copyright Christian Bellavia

Christian Bellavia, qui a raconté son histoire sur sa page facebook (avec une photo prise pendant la manifestation au même endroit, que nous reproduisons ci-dessus), relativise : il n’a pas été blessé, son appareil photo fonctionne. Mais il fait aussi le parallèle avec les événements de Nantes, où, le même jour et pour le même type de manif, un jeune journaliste a été forcé de vider la carte-mémoire de son appareil-photo par des policiers.

Il indique aussi qu’à Toulouse, un autre journaliste photoreporter a eu droit samedi à un « croche-pied » d’un policier, alors que là aussi, il était identifiable comme journaliste et pas comme manifestant.

A Nantes, la police a diffusé depuis sur son compte Twitter une photo montrant des journalistes habillés comme des manifestants avec la mention « reconnaissez que la distinction est parfois bien délicate » :

Il faut bien reconnaître que les journalistes sont, quand les manifestations dégénèrent, obligés de se protéger de coups et de projectiles (le plus souvent avec un casque de moto sur la tête) et des jets de gaz lacrymogène (avec une écharpe ou un foulard sur le visage). Mais il reste cependant assez facile pour tout le monde de faire la différence entre un casseur et un journaliste qui fait son métier, affublé d’une caméra ou d’un appareil-photo, même si les manifestants ont aussi leur propre « reporters » photo et vidéos.

Ce type de manifestation est toujours un grand moment de tension. L’acte gratuit et délibéré (mais aussi individuel) de ce policier sur le photographe toulousain reste heureusement isolé.

FV

 

18 Fév

2014, nouvelle année de baisse des ventes pour la presse régionale

Magazine display in a bookstore.  Présentoir de revues dans une librairie.

Midi-Pyrénées n’échappe pas à la règle nationale : comme partout en France, l’année 2014 a encore été marquée par une forte baisse des ventes de la presse régionale, qu’elle soit quotidienne (PQR) ou hebdomadaire (PHR), selon les chiffres communiqués par l’OJD.

L’érosion continue de La Dépêche

Parmi les quotidiens régionaux, La Dépêche du Midi fait partie des titres ayant le plus subi la baisse des ventes en France durant l’année (avec notamment Le Parisien, Nice Matin, Paris Normandie ou encore L’Alsace. Le quotidien régional a vu sa diffusion (ventes en France + ventes à l’étranger + diffusion gratuite) baisser de 5,29 % en 2014. C’est moins bien qu’en 2013 où les ventes de La Dépêche avaient aussi reculé, mais seulement de 3,6 %. Continuer la lecture

11 Fév

Presse économique : la Lettre M (Montpellier) rachète MPS et s’installe à Toulouse

Il y a du mouvement dans la presse économique dans la région. La Lettre M, publication économique multi-supports basée à Montpellier, vient de racheter MPS (Midi-Presse Service) à La Dépêche du Midi. Dans le cadre de sa réorganisation qui comprenait notamment la fermeture du mensuel Toulouse Mag, le groupe La Dépêche souhaitait mettre fin à cette publication économique sur abonnement qui existe en Midi-Pyrénées depuis 40 ans. Un accord a donc été trouvé avec La Lettre M.

lettre m

La Lettre M indique sur son site internet (réservé aux abonnés) que « sans attendre la naissance de la nouvelle région », elle s’installera dès le 24 février prochain à Toulouse, créant ainsi une grande lettre économique visant les décideurs de la future grande région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.  C’est donc désormais un seul titre qui remplacera les deux avec deux équipes rédactionnelles à Montpellier et à Toulouse. La Lettre M annonce une lettre d’info hebdomadaire de 24 pages et un nouveau site internet commun « plus complet et plus ouvert ». Continuer la lecture

10 Fév

Pierre Galibert nouveau directeur de France Bleu Toulouse

Pierre Galibert

Pierre Galibert

Pierre Galibert est nommé directeur de France Bleu Toulouse, en remplacement de Vincent Rodriguez, parti début janvier diriger France Bleu Montpellier. Le nouveau directeur prendra ses fonctions le 19 février.

Une nomination sans surprise : nous en parlions ici dès la mi-décembre.

Ancien de Sud Radio, Pierre Galibert était depuis 2011 directeur de France Bleu Roussillon à Perpignan.

Il est aussi connu du public télé pour avoir incarné de 1995 à 2010 « Maître Galibert » dans la célèbre émission « Les Zamours » sur France 2.

FV

 

03 Fév

On ne vise pas un journaliste en plein direct, même avec une boule de neige !

Non mais, qu’est-ce que c’est que ces pratiques de potaches ? En réalisant un direct pour iTélé depuis la station de Saint-Lary, Jean-Luc Thomas, le correspondant de la chaîne dans notre région, a essuyé, avec brio, un jet de boule de neige.

 

L’histoire ne dit pas s’il a, à son tour, fait manger un peu de poudreuse à son adversaire après son direct !

FV