30 Jan

Jean-Michel Baylet confirme aux salariés de La Dépêche du Midi le rachat de Midi Libre

Jean-Michel Baylet (Photo MaxPPP)

Jean-Michel Baylet (Photo MaxPPP)

Jean-Michel Baylet, le PDG du groupe La Dépêche du Midi, a envoyé ce vendredi un mail à chaque salarié du groupe pour les informer qu’il avait désormais mandat du conseil d’administration pour négocier le rachat des Journaux du Midi (Midi Libre, L’Indépendant, etc).

Voici l’intégralité du message envoyé aux salariés de La Dépêche :

Mesdames, Messieurs,

J’ai l’honneur de vous informer que ce jour, vendredi 30 janvier 2015, le Conseil d’Administration du Groupe Dépêche du Midi à l’unanimité m’a donné mandat plein et entier, afin de finaliser la reprise du Groupe Les Journaux du Midi.

 Je tenais à vous faire partager immédiatement cette information qui marque une étape importante dans la vie de La Dépêche et nous permettra, j’en suis sûr,  de construire ensemble un groupe de communication puissant et solide sur cette grande région ».

 Jean-Michel Baylet

Le groupe La Dépêche du Midi est en négociation exclusive avec Sud-Ouest pour racheter les Journaux du Midi et son vaisseau amiral Midi Libre.

Parallèlement au conseil d’administration de La Dépêche à Toulouse, se tenait aussi ce vendredi un Comité d’entreprise des Journaux du Midi à Montpellier. Selon les syndicats, La Dépêche (associée dans cette opération au groupe Centre-France pour une part symbolique) devrait reprendre 52 % du groupe Midi-Libre.Sud-Ouest va vendre l’intégralité de ses parts, mais d’autres partenaires de La Dépêche, notamment l’industriel montpelliérain Louis Nicollin, vont compléter le nouveau tour de table.

Les élus SNJ (syndicat national des journalistes) au CE ont dénoncé dans un communiqué « l’indigence » des informations apportées, soulignant « qu’aucun représentant de l’acquéreur potentiel, ni du vendeur n’était présent ». La vente devrait être définitivement bouclée pour le 1er mai, ont également indiqué les syndicats qui craignent « des suppressions de postes », a souligné le SNJ, qui « sera particulièrement vigilant sur les projets sociaux et éditoriaux du nouvel actionnaire majoritaire« .

FV (avec AFP)

29 Jan

La radio Toulouse FM lance l’hymne des Toulousains

Ça s’appelle « Tous ceux qui sont Toulousains » et c’est un hymne pour les Toulousains, selon la radio Toulouse FM qui a mis en ligne le clip sur Youtube. C’est d’ailleurs Seb un animateur de la radio qui interprète la chanson. Hymne des Toulousains et au passage, un petit appel à écouter la radio !

Passée sur les ondes de la radio, elle a semble-t-il séduit les auditeurs et un clip a donc été tourné en quelques jours dans les rues de Toulouse avec les animateurs de la radio et des auditeurs.

Hymme ou pas, la chanson reste bien dans la tête !

« Tous ceux qui sont Toulousains, tapez 1

Tous ceux qui sont Labégeois, tapez 3

Tous ceux qui sont de Blagnac, tapez 4

Et tous ceux qui sont Parisiens, tapez rien »

FV

 

28 Jan

A Carmaux, l’abonnement à Charlie Hebdo divise le conseil municipal

La mairie de Carmaux (Photo : Rémy Gabalda / AFP)

La mairie de Carmaux (Photo : Rémy Gabalda / AFP)

C’est à la faveur d’une délibération du conseil municipal de Carmaux, dans le Tarndestinée à abonner le centre culturel à l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo que l’unité politique depuis les attentats a volé en éclats, rapporte La Dépêche du Midi ce mercredi.

Dans la cité de Jean Jaurès, le maire PS Alain Espiè a proposé un abonnement de soutien au journal. Le groupe UMP et le groupe Bleu marine (Front national) ont voté contre. « Pourquoi ce soutien ne s’adresse-t-il pas aux œuvres de la police ou aux familles des victimes civiles ? » a demandé Christian Legris (FN) avant d’évoquer la « responsabilité de cette liberté d’expression qui, par effet collatéral, est à l’origine de la morts de policiers et de civils ». 

Photo : Sylvain Duchampt / France 3

Photo : Sylvain Duchampt / France 3

Les élus de gauche ont vivement réagi à cette intervention, le maire rappelant que la liberté d’expression est un des fondements de la démocratie : « Ce qui est important c’est que la presse satirique existe et continue à exister » toujours selon le quotidien régional qui rapporte ces propos. 

Finalement, la délibération a été votée par la majorité et Charlie Hebdo sera désormais consultable au centre culture de Carmaux.

FV

27 Jan

Rachat de Midi Libre par La Dépêche : ça se précise !

© AFP

© AFP

Le groupe La Dépêche du Midi a réalisé une percée dans ses « négociations exclusives » avec le Groupe Sud Ouest (GSO) pour devenir « l’actionnaire de référence » et « l’opérateur » du groupe Midi Libre, que GSO cèdera finalement en totalité, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Les comités d’entreprise de La Dépêche et du Pôle des Journaux du Midi, qui publie notamment Midi Libre, Centre Presse Aveyron et L’Indépendant de Perpignan, doivent être informés vendredi 30 janvier (14H30) de l’avancée des négociations. Annoncées le 28 août 2014, elles pourraient, après l’accord des banques et l’avis de l’Autorité de la Concurrence, être finalisées vers la mi-avril.

Si tel devait être le cas, ce serait la naissance d’un nouveau poids lourd dans la presse quotidienne régionale (PQR), le groupe Centre France (La Montagne) étant aussi partie prenante dans l’opération comme actionnaire minoritaire (95% pour la Dépêche et 5% pour Centre France). De plus, le nouveau groupe anticiperait la création de la future Région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon.

Le groupe La Dépêche du Midi, présidé par Jean-Michel Baylet, est associé dans ces négociations à Centre France et à des actionnaires minoritaires locaux de la région de Montpellier, siège de Midi Libre. Au sein du Pôle des Journaux du Midi, La Dépêche était déjà actionnaire minoritaire (moins de 30%) des Gazettes Associées qui publient les hebdomadaires La Gazette de Montpellier, la Gazette de Sète et la Gazette de Nîmes. Parmi ces actionnaires très minoritaire figurerait notamment Louis Nicollin.

Aucune information n’a pour le moment filtré sur le montant de l’opération. Les Journaux du Midi avaient été acquis par le Groupe Sud Ouest en 2007 pour 90 millions d’euros. Depuis, un plan de départs volontaires a entraîné la sortie d’un peu plus d’une centaine de salariés. Selon GSO, les trois principaux titres de journaux du Midi vendent au total près de 220.000 exemplaires par jour.

FV (avec AFP)

26 Jan

La société toulousaine NAP rachète les « Maisons de la Presse » et les « Mag Presse »

Image d'illustration (MaxPPP)

Image d’illustration (MaxPPP)

La société toulousaine NAP, spécialisée dans la distribution de produits dans les bureaux de tabac et chez les distributeurs de journaux, a racheté à Presstalis, la SEDDIF, filiale qui gère la distribution chez les 650 Maisons de la Presse et les 1000 Mag Presse en France, selon un communiqué publié conjointement par les deux groupes.

Fondée à Toulouse, la société NAP était à l’origine un distributeur de jouets qui s’est diversifié en vendant maintenant bon nombre de produits chez les marchand de journaux : papeterie, abonnements téléphoniques, etc.

NAP était déjà actionnaire à 25 % de la SEDDIF et prend désormais le contrôle de l’entreprise avec 75 % du capital, Presstalis (ex-Nouvelles messageries de la presse parisienne NMPP) conservant 25 % des parts.

En pleine crise de la distribution de tabac et de la presse (malgré la reprise de la ventes de journaux depuis les attentats de Paris), Arnaud Ayrolles le président de NAP indique vouloir développer les Mag Presse et Maisons de la Presse et « se positionne en véritable allié des commerces de proximité indépendants. En leur proposant une gamme de solutions complète et clé en main, nous accompagnons au quotidien ces magasins installés au cœur des lieux de vie et soutenons la diversification de leurs activités pour en faire de véritables convenience stores, pérennes et profitables » (communiqué).

FV

 

23 Jan

Toulouse : ne cherchez pas le journal papier Metronews mardi

Pas de Metronews Toulouse pendant 5 jours au mois de janvier, en tout cas pas de version papier distribuée comme d’habitude notamment aux entrées et sorties du métro toulousain et dans des points de dépôts. Le journal ne paraîtra pas le mardi, a annoncé sa présidente cette semaine. Une version PDF sera toutefois téléchargeable sur le site internet du journal gratuit. Dès le mois de février, Metronews devrait recommencer à paraître 5 jours sur 7.

La une de Metronews Toulouse du 23 janvier

La une de Metronews Toulouse du 23 janvier

La direction de Metronews (qui appartient à TF1) indique que cette décision a été prise en raison de la faiblesse des entrées publicitaires. Le quotidien gratuit 20 minutes avait pour sa part annoncé en janvier la même décision sans préciser si le retour à 5 jours par semaine était prévu.

La presse gratuite fait face à un resserrement du marché publicitaire en France et cherche à y faire face en diminuant ses coûts de production.

FV

22 Jan

Jean-Christophe Tortora : « TLT n’est pas ma priorité »

Jean-Christophe Tortora (photo AFP)

Jean-Christophe Tortora (photo AFP)

Alors que la santé financière de chaîne locale toulousaine TLT et donc son avenir sont toujours au coeur des préoccupations des actionnaires et du premier d’entre-eux, la ville de Toulouse, plusieurs noms d’industriels ou de professionnels de la presse circulent pour participer à un éventuel nouveau tour de table et ainsi sauver TLT.

Parmi ces noms, celui de Jean-Christophe Tortora, patron de La Tribune, qui fut pendant plusieurs années producteurs et animateurs d’émissions sur Télé Toulouse.

« C’est vrai, dit-il, que je suis attaché à cette télé locale en tant que Toulousain et ancien de la maison. Et son évolution malheureuse me rend triste. Mais je ne suis pas un professionnel de la télévision, pas un expert en gestion audiovisuelle. Mon sentiment, quand je vois les difficultés financières récurrentes de TLT, c’est qu’il faut s’interroger sur le modèle économique de ces télévisions locales, qui ne peuvent pas vivre sans un engagement fort des collectivités locales ».

téléchargement

Le patron de presse, qui lance actuellement des offres numériques régionales de La Tribune, confirme donc qu’il ne sera pas le prochain repreneur de TLT mais pourrait tout de même faire partie du tour de table : « Je suis prêt à étudier toute proposition s’il y a un projet ambitieux mais pas en tant que locomotive. TLT n’est pas ma priorité en 2015. Et puis à Toulouse, TLT fait face à  France 3. Alors, y a-t-il la place pour deux chaînes métropolitaines ou régionales ?« .

En novembre dernier, le tribunal de commerce de Toulouse avait donné 3 mois de sursis supplémentaires aux dirigeants de TLT pour trouver une solution. Le PDG Emmanuel Schwartzenberg a donc jusqu’à fin février pour trouver de nouvelles rentrées d’argent pour la chaîne.

FV

21 Jan

Le site internet de France 3 Midi-Pyrénées victime d’une attaque informatique

Vous êtes nombreux à l’avoir remarqué : le site internet de France 3 Midi-Pyrénées ne fonctionnait pas normalement ce mercredi 21 janvier. Les serveurs informatiques qui hébergent les sites régionaux de France Télévisions en région parisienne ont en effet été victimes d’une cyberattaque durant la nuit de mardi à mercredi. Le ou les pirates non-identifiés sont parvenus à afficher ce message sur la page d’accueil vers 5 heures du matin :

Le message passé par les hackers sur le site de France 3

Le message passé par les hackers sur le site de France 3

Après intervention des services techniques, les homepages des sites régionaux de France 3 ont retrouvé leur aspect normal en tout début de matinée. Il était en revanche impossible d’y publier des informations jusqu’à la fin du processus de mise à jour des protocoles de sécurité.

En toute fin de matinée, le problème était résolu. Dans l’après-midi, les équipes techniques veillaient encore à la sécurisation des sites internet.

Malgré le retard pris dans cette journée très spéciale, l’équipe rédactionnelle web de France 3 Midi-Pyrénées vous informe à nouveau comme elles le fait chaque jour depuis des années.

Depuis les attentats de Paris, de nombreux sites de journaux ou médias ont été hackés par des pirates informatiques, notamment celui du Monde.fr encore dernièrement.

Nous présentons toutes nos excuses à nos lecteurs et leur donnons rendez-vous sur le site de France 3 Midi-Pyrénées pour suivre l’actualité dans notre région.

FV

Tarn : les journalistes s’insurgent contre les conditions d’accès à la « ZAD » de Sivens

Les conditions de travail des journalistes sur le site de Sivens ne sont pas simples depuis des mois. J’ai déjà décrit sur ce blog dans l’article « Sivens, un barrage contre les journalistes« , le traitement réservé à certains reporters. Les choses, semaines après semaines, ne vont pas en s’améliorant.

Lundi 19 janvier, après l’annonce des conclusions des experts mandatés par Ségolène Royal prônant l’abandon du projet initial et la construction d’un barrage plus petit, les occupants de la Zone à défendre (ZAD) ont improvisé une conférence de presse… dans des conditions assez incroyables : contrôle d’identité des journalistes présents, contrôle des cartes de presse, déclaration à visage masqué (voir ci-dessous le tweet de Sylvain Duchampt, journaliste à l’édition locale Tarn de France 3), refus de répondre aux questions, et, accessoirement, un coup de couteau dans le pneu de la voiture d’un journaliste !

Au lendemain de cet exercice journalistique très particulier, plusieurs journalistes s’insurgent dans une lettre ouverte : « J’ai eu mal à ma liberté d’expression et à ma liberté tout court, écrit un reporter de radioCoincé dans cette zone de non droit, menacé verbalement par des enc…agoulés, c’est clairement intolérable. Ces individus, organisés en milice, ont pris mon nom (que j’ai naïvement donné) Je suis aussi énervé car j’ai donné mon identité à une personne que je serai incapable de reconnaître. Ils ont franchement exercé des pressions sur nous, en organisant nos déplacements et en nous interdisant de faire librement notre métier ».

Pour une journaliste de presse écrire, « nous devons tous (NDLR : les journalistes) être solidaires pour boycotter ceux qui essaient de prendre la presse «en otage» par un système d’intimidation ».

La question qui se pose ne concerne donc pas le fond du dossier Sivens. Mais la forme que prend auprès de la presse l’occupation du site par les zadistes.

Être journaliste en France en 2015, répétons-le car cela semble nécessaire, c’est pouvoir travailler partout, poser librement des questions, pour informer en toute transparence les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs.

Partout, y compris à Sivens, qui, sauf erreur de ma part, n’est pas encore officiellement une zone de non-droit, hors des lois de la République !

FV

Le gratuit culturel toulousain Clutch lance une offre interactive sur le web

Le magazine culturel toulousain Clutch vient de lancer une nouvelle version de son site internet, en modifiant totalement son offre : il s’agit désormais d’un agenda interactif avec géolocalisation des événements culturels que la rédaction du magazine gratuit met en avant. L’internaute peut donc choisir sa programmation culturelle par quartier, par salles de spectacles, par dates, etc.

Capture d’écran de la page d’accueil du nouveau site de Clutch : 

clutch

« On ne voulait pas faire un site internet de média classique, raconte Baptiste Ostré, le rédacteur en chef de Clutch. De toute façon, on n’est pas assez nombreux pour animer une rédaction web. Alors on s’est simplement demandé ce qu’attendent nos lecteurs. Et l’évidence, c’est que quand on lit Clutch on regarde d’abord l’agenda et seulement après le rédactionnel ».

La rédaction a donc fait appel aux connaissances professionnelles d’un webmaster et travaille depuis août 2014 au développement de cette nouvelle offre numérique. « On a encore plein de projets, indique Baptiste Ostré, notamment enrichir de nouvelles rubriques comme de City Guide. Cela se fera au fur et à mesure ».

Clutch est né fin 2012. C’est une partie de l’équipe de feu Let’s Motiv, qui après leur licenciement et une tentative de reprendre leur magazine, a monté un SCOP (société coopérative) et surtout un nouveau projet. Le mensuel emploie 3 personnes (un journaliste, un commercial et un graphiste) et fait travailler une petite équipe de pigistes (et désormais un webmaster). Tiré à 25.000 exemplaires le magazine papier est diffusé dans 570 points de dépôts à Toulouse et dans l’agglomération.

La couverture du Clutch de janvier 2015

La couverture du Clutch de janvier 2015

Au format pocket, le magazine de 100 pages a désormais une vraie notoriété à Toulouse.

« C’est la publicité qui finance entièrement Clutch Le Mag, explique Baptiste Ostré. On a commencé en rognant sur tout : les salaires, les locaux. Aujourd’hui, ça va mieux, même si c’est un équilibre un peu précaire. Mais chaque numéro finance le suivant ».

FV

PS : Clutch organise chaque mois des soirées de lancement du magazine, intitulées « Clutchorama ». La prochaine aura lieu le 2 février au Métronum à Toulouse.