22 Sep

« Objectif News » va devenir « La Tribune Objectif News »

Pour se développer en régions, le patron de La Tribune, le Toulousain Jean-Christophe Tortora, a indiqué qu’il allait faire passer la rédaction de 21 journalistes à une quarantaine de personnes. Les premières éditions locales, celles de Toulouse, Bordeaux et Lyon, seront lancées avant la fin 2014. Les autres métropoles (Grand Paris, Montpellier, Marseille, Nice, Strasbourg, Lille et Nantes) suivront jusqu’en septembre 2015.

Pour Toulouse, Jean-Christophe Tortora pourra s’appuyer sur la rédaction d’Objectif News un magazine économique et un site internet spécialisé qu’il a lancés à Toulouse et dont il est également le directeur de la publication. Les équipes y travaillent depuis plusieurs mois : La Tribune Objectif News doit voir le jour en novembre prochain.

© ObjectifNews

© ObjectifNews

« 2014 est la première année d’un exercice réussi. Ça n’était pas arrivé depuis 15 ans« , a déclaré Jean-Christophe Tortora, dirigeant du groupe de presse France Economie Régions, qui avait repris La Tribune en février 2012. Depuis, La Tribune a abandonné la version papier pour une version quotidienne numérique et une version papier hebdomadaire a été lancée.

Fort actuellement de 11.000 abonnés, dont 60 % en régions et 40 % en Ile-de-France, le titre vise 15.000 abonnés dans un an et 20.000 en 2016.
Le chiffre d’affaires de La Tribune est passé de 4,6 millions d’euros en 2012, à 6,6 millions en 2013 puis à 7,7 millions prévus en 2014, tandis que son résultat, négatif en 2012 (-3,1 millions d’euros) et 2013 (-0,8 million d’euros), devrait être à l’équilibre en 2014. Ce chiffre d’affaires est composé à 30% de la vente d’information (abonnements) et à 40 % de la publicité (21% sur le papier et 19% sur le web).

La Tribune mise également sur l’organisation de forums (26% du chiffre d’affaires), dont plus de 80 seront organisés en 2014 et plus d’une centaine en 2015. « Aujourd’hui, il y a une nécessité de renouveler les revenus. Le +live média+, c’est le prolongement du travail de la rédaction », a déclaré Jean-Christophe Tortora.

(avec AFP)

18 Sep

Peut-on raisonnablement demander au Président de la République pourquoi il n’a pas pris de parapluie à l’île de Sein ? [Ah, les journalistes !]

Je ne sais pas vous mais moi j’ai eu un peu honte à ma carte de presse lorsqu’une journaliste d’iTélé a demandé à François Hollande lors de sa conférence de presse pourquoi il n’avait pas pris de parapluie lors de son voyage sur l’ile de Sein.

Alors donc, voilà, dans un pays en crise (économique et politique), une journaliste qui se définit elle-même « journaliste politique » sur son compte Twitter, n’a rien trouvé d’autre à demander ce 18 septembre ?

Ah, en voilà un bel exemple pour les étudiants en journalisme !

Une belle image aussi des journalistes pour tous ceux qui regardaient l’exercice présidentiel à la télé ! 

Non mais sans blague, on fait des études, on débute en piges dans plusieurs médias, on décroche son premier contrat, on enfile des centaines de reportages, on fait des milliers de kilomètres, on passe des heures au téléphone, on fait des tonnes de direct à la télé, on écrit des millions de mots pour finir par… demander au Président de la République s’il n’a pas dégradé la fonction présidentielle en refusant un parapluie sous les trombes bretonnes ?

Les bras, le stylo, la caméra et tout le reste m’en tombent !

Chère Camille Langlade, puisqu’il s’agit de vous, ça sent le dossier bossé à fond, car quelques minutes plus tôt vous aviez déjà publié ça sur Twitter :

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Qui, respectant à la lettre la probité et les règles professionnelles, peut écrire ou dire que « le Président de la République attire la pluie », et se réclamer encore journaliste ? Et qui « dégrade la fonction », dans ce cas ? Hein ? Je pose la question. La réponse est induite.

Arrêtons « nos » conneries, s’il vous plait !

Enfin, cette question absurde, aura au moins eu un avantage : beaucoup de journalistes, comme Vanessa Descouraux de France-Inter, ont réagi devant cette misère intellectuelle :

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Et ça, c’est tant mieux !

FV

17 Sep

Faut-il publier le plus vite possible, quitte à écrire une connerie ?

Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que poser la question (encore une fois) c’est apporter la réponse !

Depuis la création des agences de presse il y a… pfff longtemps, publier rapidement une info, « être les premiers », fait partie, aussi, du boulot des journalistes. La chasse au scoop. On en pense ce que l’on veut, ce n’est pas, à mon sens, forcément négatif, de « sortir une info », ça peut même, parfois, servir la démocratie. Suivez mon regard.

Avec l’avènement de la presse sur internet, la rapidité de publication, pour cause de référencement sur Google et jonglage avec d’autres algorythmes, est devenue un sport national dans les médias (qui sont désormais tous sur le web).

Pire, sur les smartphones les centaines d’applis liées à l’info rivalisent de vitesse pour être les premières à publier les fameuses « alerte info ». Vous savez, ces très très très très courts messages qui s’affichent sur la page d’accueil de votre smartphone dès qu’une info jugée importante tombe sur l’AFP.

La vitesse de publication de ces alertes ferait, nous dit-on, augmenter la crédibilité du média. A vérifier.

Seulement voilà, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.

Le 13 août dernier, Le Parisien a publié une (mauvaise) alerte info qui est au fail ce que le Don Pérignon est à la Blanquette de Limoux :

Capture d'écran @elisebarthet (Twitter)

Une bonne bourde donc, car ce n’est pas aux combattants de l’Etat islamique en Irak que la France va livrer des armes, mais…à leurs adversaires !

Sarcasme dans les rédactions, moqueries : Le Parisien, ce jour-là, n’en sort pas grandi.

Pour autant, cela pose la question de la vitesse de publication d’une info. Sans jouer les rabats-joie, toutes les rédactions devraient s’organiser pour qu’aucune info ne soit publiée sur le site, sur les applis, sans avoir au préalable été relue par deux ou plusieurs journalistes.

C’est déjà le cas dans bon nombre de rédactions, mais « l’industrialisation » (plus d’articles en moins de temps par moins de journalistes) que représente le numérique dans les rédactions françaises pousse à plus de publications sans relecture.

Or, qu’on le veuille ou non, le temps de relecture doit faire partie du temps de travail des journalistes.

FV

08 Sep

La Toulousaine Marie-Sophie Lacarrau joker d’Elise Lucet au « 13 heures » de France 2

La présentatrice toulousaine (mais d’origine aveyronnaise, ne l’oublions pas !) de France 3 Midi-Pyrénées a réussi avec succès son test estival : le remplacement d’Elise Lucet au journal de journal de 13 heures de France 2.

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Conséquence : celle qui remplaçait régulièrement Carole Gaessler depuis 4 ans au 19/20 de France 3 national, devient officiellement le « joker » d’Elise Lucet. Elle remplace la présentatrice lorsque celle-ci est en congé ou en tournage pour son émission « Cash Investigation ».

Bonne nouvelle pour les téléspectateurs de la région : elle continue, dans le même temps, de présenter successivement les éditions régionales du 12/13 et du 19/20 de France 3 Midi-Pyrénées.