22 Mai

Investigation : « Médiacités » publie ses premières enquêtes cette semaine à Toulouse

Après Lille et Lyon, le nouveau média local spécialiste des investigations publie ses premières enquêtes toulousaines à partir du mardi 23 mai.

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C’est un petit bouleversement dans le monde médiatique toulousain et d’Occitanie dont nous vous parlons sur ce blog depuis septembre 2016. A partir de ce mardi 23 mai, Médiacités va publier ses premières enquêtes toulousaines. Les lecteurs de la région, avides d’infos et de journalisme d’investigation, vont donc pouvoir découvrir ce média, né fin 2016 à Lille et installé depuis deux semaines à Lyon.

Il s’agit d’un site payant (de 4,92 à 6,50 euros par mois selon l’offre choisie), indépendant et sans publicité. Il a été créé par d’anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion. Médiacités vise 3000 abonnés (par ville) d’ici 3 ans.

A Toulouse, les créateurs vont travailler avec une douzaine de pigistes, des journalistes dont certains sont spécialistes de l’investigation. Tous les domaines sont concernés : politique, culture, sport, environnement, etc. Si Médiacités a choisi de s’intéresser principalement à la métropole toulousaine, certaines de ses enquêtes vont aussi traiter de sujets dans des départements voisins.

Ces dernières années, le paysage médiatique toulousain ou régional a été frappé par de nombreuses disparitions (Carré d’Info, TLT, Métro, etc). Heureusement, il y a eu aussi des naissances (Boudu, Côté Toulouse). Ce nouveau média est donc une bonne nouvelle pour le pluralisme d’autant qu’en ces temps d’information parfois pré-digérée, vite ingurgitée, l’investigation et l’info de révélation sont (re)devenues des références en France et un réel besoin pour les lecteurs.

FV (@fabvalery)

18 Mai

France-Bleu en grève : programmes et infos perturbés à Toulouse

Un mouvement de grève touche le réseau France-Bleu ce jeudi 18 mai en raison notamment de la décision de la direction générale de retirer aux locales une tranche matinale. Mais le malaise est plus profond.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

Le réseau France-Bleu, les radios locales de Radio-France, est en crise. Ce jeudi 18 mai, les radios sont touchées par un mouvement de grève. A Toulouse, il n’y a pas eu d’émissions matinales et de journaux.

Le préavis de grève a été déposé par les syndicats CFDT, CGT, SNFORT, SNJ, SUD, UNSA. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est la décision de la direction du réseau de retirer aux radios locales la tranche 8h45/9h25 pour en faire une tranche nationale et la confier à l’animateur Jean-Luc Reichmann. 

Il est aussi question de supprimer la tranche locale 14h/16h et de confier aux rédactions locales la charge des infos à la demie de chaque heure pendant les matinales. Des réformes qui ne passent pas.

A moyens constants, après les baisses de ces dernières années, cette politique condamnera la grande majorité des locales à sacrifier les journaux du soir, des chroniques ou reportages, et/ou le web. Dans le même temps, elle dévalorise les stations et les équipes (intersyndicale)
 

Les syndicats et les grévistes réclament notamment le « respect des particularismes de chaque locale qui est l’ADN du réseau : avec des populations, des cultures et des moyens différents, toutes ne peuvent pas avoir la même grille ».

A Toulouse, cette inquiétude se double de celle concernant le projet annoncé en février dernier : celui de faire de France Bleu Toulouse, radio locale, une sorte de radio régionale d’Albi à Auch, de Rodez à Montauban. Mais avec quels moyens, quel personnel ? Jusqu’à présent la direction de France Bleu est restée silencieuse sur ce projet.

FV (@fabvalery)

17 Mai

TV Sud reporte son démarrage à Toulouse pour « raisons techniques »

Coup dur pour la future télé locale privée de Toulouse : alors que ses dirigeants avaient fixé au 31 mai prochain son démarrage, ils ont été contraints de le reporter. Explications.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

Le canal 31 de la TNT à Toulouse va rester orphelin pendant encore quelques temps. Alors que TV Sud avait annoncé son démarrage dans la ville rose le 31 mai prochain, on a appris auprès de la direction que la chaîne reportait son lancement pour une durée indéterminée.

Le dossier de TV Sud a pourtant été mené tambour battant depuis la disparition de TLT en juillet 2015 : dès les jours suivants le PDG de Médias du Sud Christophe Musset, qui exploite déjà les télés locales de Nîmes, Montpellier et Perpignan montrait son intérêt pour la fréquence laissée libre à Toulouse. Contre l’avis de la mairie de Toulouse, refroidie par les dernières années difficiles de TLT, le dossier a continué à avancer. D’autant que Christophe Musset a pu s’appuyer sur le soutien du Conseil Régional : alors que se constituait la nouvelle grande région Occitanie, Médias du Sud a rapidement compris qu’un réseau de télés locales, basé sur le navire amiral toulousain, pourrait avoir les faveurs de la Région. Bingo, début 2017, après le feu vert obtenu devant le CSA, le conseil régional s’est engagé à verser 1,5 million d’euros sur 3 ans à TV Sud Toulouse.

Durant la procédure, tous les obstacles s’étaient effacés un à un devant le projet de TV Sud : notamment la concurrence. Dans un scénario incroyable, BFM TV qui avait déposé un dossier de reprise de la fréquence toulousaine l’a finalement retiré… la veille des auditions au CSA pour finalement entrer dans le projet de TV Sud en tant qu’actionnaire minoritaire !

Sans surprise, le 12 octobre 2016, le CSA a donné son feu vert au projet avant de le valider définitivement début 2017. Moins de 18 mois s’étaient donc écoulés entre la fin de TLT et l’obtention de la fréquence toulousaine par TV Sud.

Les dirigeants voulaient absolument démarrer à Toulouse avant les élections législatives du mois de juin : le mois de mars avait été évoqué ; finalement le délai était trop court. La date du 31 mai avait alors été officialisée. Mais il restait beaucoup à faire notamment sur le plan technique : car à Toulouse il n’y aura qu’une dizaine de journalistes et des commerciaux. Toute la partie technique de la diffusion se fera depuis le siège de TV Sud à Gallargues-le-Montueux près de Nîmes. 

« Nous avons de très gros besoins techniques de transmission par internet, explique Jean Brun, directeur des rédactions et des antennes. On doit pouvoir par exemple piloter des caméras à distance depuis notre régie centrale à Gallargues. Ces besoins sont inhabituels pour les prestataires techniques et cela prend plus de temps que prévu ». 

TV Sud ne s’engage pas à donner une nouvelle date pour le démarrage de son antenne toulousaine. Jean Brun a tout de même « l’espoir » de démarrer avant l’été. En attendant, la chaîne entend tout de même couvrir les élections législatives en Haute-Garonne avec « un débat et une soirée électorale » diffusés sur les canaux des chaînes existantes à Montpellier, Nîmes et Perpignan et sur internet.

FV (@fabvalery)

11 Mai

Trois journalistes toulousains créent « Immédiat », conseil et formation au numérique

Xavier Lalu, Pierre Vincenot et Cécile Varin viennent de lancer « Immédiat » une société de formation au numérique à Toulouse qui s’adresse aux médias, aux entreprises et aux collectivités.

Les trois journalistes toulousains créateurs d'Immédiat (Photo : J-Christophe Magnenet)

Les trois journalistes toulousains créateurs d’Immédiat (Photo : J-Christophe Magnenet)

Parce que le numérique a bouleversé leurs propres usages, trois journalistes toulousains viennent de lancer « Immédiat », une scop qui intervient dans la formation aux univers numériques et le conseil en stratégie numérique. Xavier Lalu (ex-Carré d’info et Côté Toulouse), Pierre Vincenot (ex-La Dépêche du Midi) et Cécile Varin (ex-Sud Radio notamment) font le pari que les besoins en expertise dans ce domaine vont exploser et se lancent sur ce marché en Occitanie principalement. Tout trois, en dehors de leur expertise professionnelle, ont également une expérience de formation, notamment au journalisme.

Fact-checking, photo ou vidéo sur smartphones, écriture pour le web, création et gestion d’un compte sur les réseaux sociaux, la palette du catalogue de formations est large. « Au cours de nos expériences professionnelles, explique Xavier Lalu, on a acquis une expertise dans tous ces domaines. Ce que l’on propose en formation c’est donc ce que l’on sait faire, d’autant que les niveaux sont très divers, d’une structure à l’autre et même à l’intérieur d’une même entreprise ».

« Immédiat », créée en mars, sera officiellement lancée le 18 mai à Toulouse. Rapidement, ses créateurs ont pour projet de lancer le deuxième étage de la fusée : une sorte de médialab, qui permettrait de mettre en relation les journalistes, les entreprises innovantes, les développeurs web, etc. « L’idée, conclut Xavier Lalu, c’est de mettre en relation des gens qui ne se parlent pas, qui se connaissent peu, même s’ils travaillent tous sur le web et de leur proposer de réfléchir à l’avenir par exemple de l’écriture des contenus sur internet ou à l’évolution de la manière de travailler ». 

FV (@fabvalery)

09 Mai

« Presse à caniveau » : quand le ministre Baylet s’en prend à France 3

DOCUMENT SONORE – Il a beau être patron de presse, le ministre Jean-Michel Baylet a une idée très personnelle du journalisme. Quand le travail d’un média ne lui plaît pas, il n’hésite pas à le traîner dans la boue. Une certaine idée de la liberté d’informer et du pluralisme, illustrée par des propos récents du ministre.

Photo : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Photo : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Il pourrait avoir, en raison de son statut de ministre de la République (pour quelques jours encore), un devoir de réserve vis-à-vis de la presse et des journalistes. Il pourrait aussi, parce qu’il est lui-même propriétaire d’un groupe de presse, avoir du respect pour la liberté de la presse et le travail des autres médias.

Mais Jean-Michel Baylet a une autre vision du travail des journalistes, surtout quand ce travail le concerne.

Dernier exemple en date, lors d’une réunion la semaine dernière à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) du conseil syndical du PETR (pôle d’équilibre territorial et rural) Garonne-Quercy-Gascogne qu’il préside.

« Chagriné » par deux articles publiés sur le blog politique de France 3 Midi-Pyrénées sur le statut « fictif » de son collaborateur Max Courrègelongue, ex-directeur général des services du Conseil Général, et véritable dirigeant sans statut du PETR, Jean-Michel Baylet s’en est pris au média régional.

Interrogé par un élu sur ces révélations parues dans la presse régionale, Jean-Michel Baylet s’emporte contre France 3 Midi-Pyrénées :

Ce n’est pas dans la presse régionale que vous avez lu tout cela, c’est dans une certaine presse de ragots et de caniveau

« Presse de ragots et de caniveau », « presse à caniveau » (SIC), par deux fois le ministre fustige les journalistes de France 3. Ce passage de la discussion, ou plutôt du monologue du ministre, a été enregistré. Un document sonore que nous reproduisons ci-dessous dans le but d’accréditer les informations que nous publions ici et la véracité des propos tenus :

Donc pour un ministre de la République, un média (qui plus est de service public) qui ne va pas dans son sens ou qui révèle des petites manoeuvres entre amis mérite d’être mis… au « caniveau ».

Sur la forme, c’est désolant. Le ministre, propriétaire du groupe La Dépêche du Midi qu’il a dirigé jusqu’à son entrée au gouvernement en 2016, devrait se souvenir que son journal a été mis en cause dans son traitement de l’une des pires affaires de calomnie des 50 dernières années, l’affaire Alègre-Baudis. Traiter donc ainsi un média régional de « presse à caniveau » révèle au mieux une amnésie sélective, au pire un aveuglement sur ses propres erreurs.

Sur le fond, le ministre ne se rend certainement pas compte que ce qu’il dit (et que l’on entend dans l’enregistrement ci-dessus) accrédite les infos publiées sur le blog de France 3. Selon lui (et c’est ce qu’écrivait France 3), Max Courrègelongue exerce des fonctions rémunérées à la Communauté de communes de deux rives (présidée, elle aussi, par Jean-Michel Baylet) et est bénévole auprès du PETR. Ce serait donc, sur son temps libre, que Max Courrègelongue irait faire tourner cette instance.

Des déclarations contradictoires avec celle du principal intéressé, qui avait indiqué à France 3, être rémunéré pour cette tâche mais avait refusé de dire par qui. Des déclarations, surtout, qui ne répondent pas aux interrogations soulevées par des élus et des journalistes : quel statut ? Quelle convention de mise à disposition du collaborateur d’une entité à l’autre ? Comment peut-on rémunérer un collaborateur qui a dépassé la limite d’âge (il a 71 ans) ?

Sur toutes ces questions, le ministre ne répond pas. Il préfère s’en prendre aux journalistes qui n’ont fait qu’écrire… la vérité.

Une attitude de « médias bashing » qui se répand dans la classe politique. Quand elle est endossée par un ministre, ce n’est déjà pas banal. Mais quand le ministre en question est propriétaire d’un groupe de presse, c’est un comble. 

FV (@fabvalery)

04 Mai

VIDEO – « Echo 09 », le nouveau mensuel gratuit en Ariège

Le N°3 d’Echo 09, mensuel d’infos et d’annonces ariégeois, est actuellement en cours de distribution. Retour sur cette nouvelle aventure.

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C’est un peu une sinécure de vouloir, en 2017, lancer un journal papier. C’est pourtant l’aventure dans laquelle s’est lancé un Ariègeois. Sylvain Sastre distribue actuellement, par ses propres moyens, les 25 000 exemplaires d’Echo 09, un nouveau mensuel gratuit en Ariège.

Au sommaire, du rédactionnel (des infos sur l’Ariège, les initiatives, les terroirs) et des petites annonces, prenant ainsi le relais du « 09 », le journal gratuit de petites annonces disparu il y a quelques années.

Pour l’instant, ça marche, au prix de beaucoup d’efforts des fondateurs : après 3 numéros, les rentrées publicitaires sont en hausse.

EN VIDEO / le reportage de Laurent Winsback et Pascal Dussol :


Echo 09, nouveau mensuel gratuit

18 Avr

Quand le patron de Sud Radio compare Macron à Mussolini

D’habitude quasi-invisible dans les médias, Didier Maïsto, le PDG de Fiducial Médias s’est longuement exprimé sur TV Libertés, une web TV proche de l’extrême-droite, comparant Emmanuel Macron à Benito Mussolini.

Didier Maïsto

Didier Maïsto

Il faut bien chercher Didier Maïsto dans les médias avant de trouver ses très rares apparitions. Le patron de la branche médias du groupe Fiducial appartenant à Christian Latouche, souvent sollicité, notamment par ce blog, refuse presque tout le temps de s’exprimer, sauf quand il écrit dans le magazine local Lyon Capitale, qui appartient à … Fiducial Médias. Il s’est pourtant prêté il y a quelques jours à un long (presque 2 heures) entretien/débat dans « Bistro Libertés » sur TV Libertés. Une émission présentée par Martial Bild, un ancien haut cadre du Front National, sur une chaîne exclusivement diffusé sur internet et qui comme les sites internet qui se revendiquent de la « réinformation » est proche des milieux identitaires et de l’extrême-droite.

Le « soft fascisme » d’Emmanuel Macron comparé à Benito Mussolini

D’ailleurs Martial Bild n’a pas été déçu de son invité d’honneur qui, en se gardant de dire pour qui il allait voter à la présidentielle, a prédit un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon, assurant qu’il voyait là un débat d’idées « loin des caricatures » entre ces deux candidats. L’homme affirme que la position de François Asselineau sur l’Europe (il prévoit le Frexit) « c’est pas idiot » et pousse même beaucoup plus loin. Pour Didier Maïsto, le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron est à comparé à la marche de Benito Mussolini. « C’est du soft fascisme » indique-t-il recueillant les applaudissements nourris des spectateurs du bistro de TV Libertés. (extrait ci-dessous à partir de 18’40 »).

Une pétition pour le report de l’élection présidentielle !

Didier Maïsto, ancien assistant parlementaire d’un député RPR du Rhône, est assez habitué aux coups de gueule. Il a publié un livre sur le « scandale Numéro 23 » du nom de la chaîne de la TNT, véritable charge contre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il a aussi, plus récemment, lancé une pétition pour demander… le report de l’élection présidentielle. Selon lui, « Cette campagne n’aborde pas les sujets de fond… mais touche le fond. Les Français ont droit à de véritables débats, pas à un concours de boules puantes ! ». Cette pétition, adressée au Conseil Constitutionnel, publiée sur le site Change.org, a obtenu en un mois… 40 signatures !

Sud Radio est désormais une radio « installée au sud… de Paris »

Didier Maïsto, d’ordinaire donc pas très bavard dans les médias, a aussi profité de son passage sur TV Libertés pour longuement parler de Sud Radio. « Quand nous l’avons reprise, explique-t-il, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Le patron a aussi justifié le recrutement de Brigitte Lahaye ou encore les positions iconoclastes d’André Bercoff, fustigeant les médias traditionnels et les journalistes en général, très formatés à ses yeux.

Pour lui, Sud Radio est désormais « une radio nationale et généraliste installée au sud de Paris« . Les salariés toulousains de la radio, mutés d’office de Toulouse à Paris ou licenciés en cas de refus, apprécieront.

FV (@fabvalery)

05 Avr

Finalement, Sud Radio ne gardera aucun salarié à Toulouse

INFO FRANCE 3 – Coup de théâtre dans le redéploiement de l’ex-radio du grand sud à Paris. Le groupe Fiducial a annoncé ce mercredi aux représentants du personnel que tous les postes sont transférés à Paris. Plusieurs licenciements à la clé.

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Le feuilleton du déménagement de Sud Radio de Labège (près de Toulouse) à Paris n’en finit pas. Après cette annonce en mai 2016, Fiducial Médias, branche médias du groupe Fiducial, propriétaire de la radio, avait indiqué que la radio garderait un journaliste correspondant à Toulouse et que la rédaction des sports resterait basée à Toulouse.

Plus aucun correspondant à Toulouse

Mais patatras ! Ce mercredi matin, la direction a présenté un nouveau projet aux représentants du personnel : il n’y aura, en juin prochain, plus aucun salarié de la radio à Toulouse, journaliste ou autre. Le projet de maintenir un journaliste correspondant est abandonné.

Le service des sports supprimé

Fiducial avait prévu de laisser le service des sports (3 journalistes) à Toulouse. Finalement, la direction a décidé de fermer purement et simplement le service et de licencier les trois journalistes. Les sports seront externalisés chez un prestataire.

Mutation ou licenciement

D’ici juin, les 15 personnes qui travaillent encore à Toulouse (12 CDI et 3 CDD) se verront donc proposer une mutation à Paris. S’ils refusent, ils seront licenciés. Une première vague de licenciement a eu lieu fin 2016. 7 journalistes étaient concernés : un a accepté la mutation, les 6 autres ont été licenciés.

Dans 3 mois, Fiducial aura donc tiré un trait sur plusieurs décennies de présence de Sud Radio à Toulouse et dans le sud-ouest. 

FV (@fabvalery)

Le mensuel toulousain Boudu inaugure une nouvelle formule

18 mois après son lancement, le magazine sort en kiosques son numéro d’avril 2017 dans une nouvelle mise en page. « Le même esprit avec des habits neufs » explique l’équipe du journal.

nouveau boudu

Nouvelles rubirques, nouvelles signatures, « un peu plus d’actu au début, un peu plus relax à la fin », comme l’indique le magazine Boudu sur sa page facebook. Ce 5 avril, le magazine de société toulousain Boudu, lancé en novembre 2015, inaugure de nouveaux habits avec une mise en page remaniée.

Notre ADN ne change pas : être toujours là où il faut être et jamais là où on nous attend (éditorial) »

Dés le premier coup d’oeil, le magazine fait effectivement peau neuve : une mise en page plus moderne, plus aérée. Des choix plus news magazine « branché » pour séduire un public urbain.

 

Alors changer juste pour changer ? Dans l’éditorial de ce numéro 17, intitulé « Rester Boudu », le rédacteur en chef Jean Couderc s’explique : « On peut lancer une nouvelle formule sans pour autant renier ni regretter ses options initiales. Il n’en reste pas moins que nous avons ressenti le besoin de prendre en compte les nombreux avis qui se sont exprimés depuis le lancement de Boudu il y a un an et demi ».

Le lancement de cette nouvelle formule s’accompagne du rafraîchissement du site internet du magazine : certaines pages du numéro d’avril sont d’ailleurs consultable en ligne. Un conseil : c’est LA bonne occasion de découvrir ou de redécouvrir Boudu. Un magazine innovant et indépendant à Toulouse, c’est assez rare.

FV (@fabvalery)

27 Mar

TV Sud confirme l’entrée à son capital de Bruno Ledoux

Le riche investisseur entre au capital de Médias du Sud, qui s’apprête à ouvrir une nouvelle télé locale à Toulouse, avec comme objectif de créer un réseau de télés locales privées en France.

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Comme nous l’avions révélé sur ce blog en septembre dernier, alors que TV Sud était encore en concurrence avec BFM pour décrocher la fréquence locale de Toulouse (post-TLT), Bruno Ledoux vient de s’associer au groupe Médias du Sud. La letter of intention de Bruno Ledoux, richissime investisseur, s’est transformée en une entrée au capital du groupe gestionnaire de TV Sud, selon un communiqué du groupe de télés locales (Montpellier, Nîmes, Perpignan et bientôt Toulouse).

Sauveur de Libé

Issu d’une famille de riches industriels, Bruno Ledoux, à la tête d’une fortune personnelle considérable, est plutôt du genre discret. En 2014, il a été considéré comme le sauveur du journal Libération, alors en faillite. Actionnaire de référence du journal, il s’en est ensuite éloigné à la faveur d’un échange d’action avec SFR Presse, émanation d’Altice Média, détenue par le magnat Patrick Drahi.

Nous révélions donc ici en septembre 2016, qu’il était devenu la « botte secrète » de Christophe Musset, le PDG de Médias du Sud dans la course qu’il menait pour décrocher la fréquence de télé locale de Toulouse, laissée libre après la disparition de TLT en juillet 2015. Face à eux à cette époque, BFM TV… du groupe Altice Média. Finalement, à la veille du passage du grand oral devant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, à la surprise générale, BFM retire sa candidature et s’assoce au projet de TV Sud !

Aux côtés de TV Sud devant le CSA

D’ailleurs ce jour-là, devant le CSA, Bruno Ledoux, d’habitude presque invisible, est à la table face aux sages de l’audiovisuel. Une victoire pour Christophe Musset qui montre ainsi, avec la lettre d’intention du riche investisseur, que le CSA n’a pas de crainte à avoir concernant la solidité financière du groupe. 

En entrant au capital de Médias du Sud, Bruno Leroux ne sera pas directement opérateur de la future chaîne locale de Toulouse (qui va émettre à partir du 31 mai 2017). La holding, dans laquelle il vient d’entrer, est actionnaire à 90,1 % de la société TV Sud LR (pour « Languedoc Roussillon) associée aux Journaux du Midi (groupe La Dépêche) qui détient les 9,9 % restants. C’est cette société TV Sud LR qui détiendra 80,1 % de TV Sud Toulouse, les 19,9 autres % étant détenus par New Co (alias BFM TV).

Vers un réseau national de télés locales

Ce que recherche Bruno Ledoux, en s’associant avec Christophe Musset, c’est de créer un réseau de télés locales en France. Il est déjà actionnaire de Télif, qui réunit 7 télés locale de la région Île-de-France. Christophe Musset, lui, va créer avec Toulouse, un réseau régional de télés locales privées (bien que financées en partie par de l’argent public) : une sorte de laboratoire régional du projet de réseau national.

L’enjeu est évidemment d’être plus puissant unis qu’isolé, de diminuer les coûts en mutualisant les moyens mais aussi de parvenir à monétiser les vidéos des différentes télés locales sur internet. A ce sujet, TV Sud est en pointe. Bruno Ledoux semble l’avoir compris. Il n’y a pas que de la philantropie dans sa démarche.

FV (@fabvalery)

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