18 Sep

HoWhy : le nouveau média vidéo toulousain, futur #DataGueule régional ?

Un jeune journaliste lance le 25 septembre HoWhy, un média de décryptage de l’actualité locale à travers des vidéos de data-visualisation. Explications.

Howhy

HoWhy, c’est la contraction entre How et Why (Comment et Pourquoi en anglais). L’idée vient d’un jeune journaliste fraîchement sorti de l’ISCPA, école de journalisme et de communication à Blagnac. Matthieu Mountels se lance dans la vidéo explicative à base de logos et de data.

« L’idée, explique-t-il, c’est de proposer des vidéos dynamique, rythmées, pas sur l’actualité chaude mais en complément de ce que peuvent faire les grands médias locaux ou régionaux comme La Dépêche du Midi ou France 3. Et d’aller au-delà de la simple info pour expliquer pourquoi et comment ».

Depuis plusieurs années, #DataGueule a inauguré le créneau de la visualisation ludique et pour autant informative. HoWhy démarre avec des moyens beaucoup plus modestes mais l’envie de percer régionalement dans ce domaine.

Une vidéo d’explication du concept a déjà été diffusée sur les réseaux sociaux :

Matthieu Mountels lancera ses premières vidéos, qui s’adressent plutôt à un public jeune, partir du 25 septembre prochain, au rythme de 2 à 3 vidéos par semaine. Elles seront exclusivement diffusées sur Twitter, Facebook et bientôt Instagram.

Cette nouvelle forme de média se veut aussi interactive. Un sondage a été réalisé pour savoir quel premier sujet serait abordé lors du lancement. Ce sera finalement « Comment naissent les fake news ».

Après l’explication de l’actualité, Matthieu Mountels espère pouvoir réaliser des interviews et des mini-reportages, un peu comme le font Konbini ou Brut.

Rendez-vous lundi 25 septembre pour découvrir les premiers HoWhy.

FV (@fabvalery)

15 Sep

Le président du CSA, Olivier Schrameck, favorable au rapprochement entre France Télévisions et Radio France

En visite à Toulouse, Olivier Schrameck, le patron du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, a dit se réjouir du projet de rapprochement entre les entreprises de l’audiovisuel public. Une idée issue du… programme présidentiel d’Emmanuel Macron.

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Interrogé ce vendredi matin sur l’antenne de France Bleu Toulouse, Olivier Schrameck, qui a effectué une tournée de deux jours à Toulouse, a répondu à la question du rapprochement entre France Télévisions et Radio France.

Je crois profondément que l’avenir de l’audiovisuel va vers ce que l’on appelle parfois le pluri-média (…) Et pour trouver un bon équilibre économique et culturel, il faut pouvoir jouer de l’ensemble de la gamme des moyens d’information. (…) Effectivement, je me réjouis que ce thème puisse être prochainement à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale et du Sénat »

Olivier Schrameck a aussi lié la question du rapprochement des sociétés de l’audiovisuel public aux contraintes budgétaires imposées par l’Etat, leur actionnaire, citant notamment l’exemple de FranceInfo, site d’info et chaîne de télé communs aux entreprises publiques.

Voici l’intégralité de l’interview d’Olivier Schrameck, par Stéphanie Mora :

C’est un point passé presque inaperçu pendant la campagne présidentielle : Emmanuel Macron souhaitait une grande réforme de l’audiovisuel public, avec un rapprochement voire une fusion entre les entreprises publiques dont Radio France et France Télévisions. Depuis son élection, ce sujet n’est pas (encore) revenu sur la table.

On ne sait pas encore quelle forme pourrait prendre ce rapprochement mais il pourrait avoir des déclinaisons en région. Radio France est par exemple en pleine réorganisation en Occitanie. Absente de la plupart des départements de l’ex-région Midi-Pyrénées, France Bleu va voir s’étendre ses émissions avec 12 nouveaux émetteurs accordés par le CSA à France Bleu Toulouse, faisant ainsi de la radio locale-départementale une antenne régionale.

Parallèlement, Mathieu Gallet, le président de Radio France, a annoncé récemment la fermeture du bureau de France Info et France Inter à Toulouse et les correspondants de ces radios nationales pourraient se voir proposer des postes dans la région pour travailler… pour France Bleu !

Autant d’annonces, qui poussent certains journalistes ou techniques de la radio en Occitanie à penser qu’il s’agit de l’amorce d’un rapprochement… entre France Bleu et France 3.

L’Occitanie, un futur laboratoire pour l’audiovisuel public ?

FV (@fabvalery)

13 Sep

La tournée des popotes toulousaines du président du CSA Olivier Schrameck

Discret, peu médiatique, le président du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) Olivier Schrameck est à Toulouse les 14 et 15 septembre pour rencontrer notamment Jean-Luc Moudenc et Carole Delga.

Olivier Schrameck (Photo : Christophe Morin / MaxPPP)

Olivier Schrameck (Photo : Christophe Morin / MaxPPP)

 

Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) est en visite « officiellement » pendant deux jours à Toulouse jeudi 14 et vendredi 15 septembre. Le patron de l’instance de régulation et de contrôle des chaînes de télé et des radios se rend peu sur le terrain. Il arrive à Toulouse 15 jours avant le lancement des émissions de Vià Occitanie, nouveau nom de TV Sud. C’est le CSA qui lui a accordé fin 2016 la fréquence locale de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015.

A Toulouse, Olivier Schrameck va surtout faire la tournée des popotes politiques : il aura un entretien le jeudi matin avec Carole Delga, la présidente PS du Conseil régional d’Occitanie, et le vendredi matin avec Jean-Luc Moudenc le maire LR et président de la Métropole de Toulouse.

Le poids des élus sur les médias

Les dossiers audiovisuels sont (toujours) très politiques. Localement comme nationalement, les élus aiment croire qu’ils peuvent avoir la mainmise ou pour le moins une influence sur les médias. La télé particulièrement. Ce média fascine ou repousse. Concernant TV Sud (pardon, Vià Occitanie), échaudé par l’expérience de TLT dont la métropole était devenu le principal pourvoyeur de fonds, Jean-Luc Moudenc n’a pas souhaité entrer dans le capital voire signer un Contrat d’objectifs et de moyens. La ville de Toulouse sera donc spectatrice mais pourrait tout de même, selon nos informations, « sponsoriser » certaines émissions de la nouvelle chaîne ou acheter des espaces publicitaires.

Il faut dire que le projet est à l’opposé de ce qu’était TLT. Les dirigeants de Médias du Sud vont lancer le 28 septembre une chaîne régionale, avec une grille commune aux antennes actuelles de Montpellier, Nîmes et Perpignan et à la nouvelle de Toulouse. Vià Occitanie conservera des décrochages locaux mais sera avant tout une chaîne aux contours proches de celle de la nouvelle région Occitanie. D’ailleurs, peu après son élection, Carole Delga appelait de ses vœux une chaîne régionale de plein exercice qui parle du nouveau territoire à ses habitants. Le conseil régional, déjà partenaire de Médias du Sud en ex-Languedoc-Roussillon a accordé 1,5 million d’euros sur trois ans à la chaîne au titre de son arrivée à Toulouse. 

L’énigme du CTA

Olivier Schrameck rencontrera aussi les membres du comité territorial de l’audiovisuel (CTA). Cette instance est inconnue du grand public. Il s’agit pourtant de la représentation locale du CSA en région. Ils sont au nombre de 12 et ont un vrai pouvoir : « ils assurent, comme l’indique le CSA sur son site, l’instruction des demandes d’autorisation pour la diffusion des services de radio par voie hertzienne terrestre et l’observation de l’exécution des obligations qu’elles contiennent. Ils peuvent, à la demande de l’assemblée plénière du Conseil, participer à l’instruction des demandes d’autorisation concernant des services de télévision locale et participer à l’observation de l’exécution des obligations contenues dans les autorisations ».

Celui de Toulouse a une particularité : il compte parmi ses membres un élu du conseil régional et président de la commission culture et audiovisuel de la Région. Serge Regourd est un spécialiste de l’audiovisuel, certes, mais, comme nous le faisions remarquer sur ce blog en 2016, qui a fait le choix d’entrer en politique. Il a donc une double casquette surprenante. En septembre 2016, le CSA nous indiquait que l’intéressé se mettrait « en retrait » du CTA quand les dossiers télés seraient discutés. Serge Regourd nous avait répondu qu’on surestimait son pouvoir et qu’il n’était alors question d’aucun retrait.

Une « tempête dans un verre d’eau » concluait-il. Il faut bien reconnaître que face à l’océan des problèmes des Français (emploi, santé, éducation, urgence climatique, etc), le dossier de l’audiovisuel ne pèse pas plus qu’une goutte. Même pas un verre.

FV (@fabvalery)

12 Sep

Sébastien Dupuis (ex-Canal +) : « Pourquoi je rejoins Vià Occitanie-TV Sud »

INFO LE BLOG MEDIAS D’ICI – L’ancien commentateur du foot sur Canal + et Toulousain d’origine Sébastien Dupuis rejoint TV Sud (qui devient Vià Occitanie) en tant que directeur des sports. A quelques jours du démarrage de l’antenne sur Toulouse.

Sébastien Dupuis

Sébastien Dupuis

C’est officiel et c’est une info exclusive du blog Médias d’ici : comme nous vous l’annoncions avant l’été, les contacts avancés entre la direction de TV Sud (qu’il faut désormais appeler Vià Occitanie) et l’ex-commentateur foot sur Canal + Sébastien Dupuis viennent de déboucher sur le recrutement du journaliste d’origine toulousaine comme directeur des sports de la chaîne locale qui va devenir régionale lors du démarrage de sa fréquence à Toulouse le 28 septembre prochain.

Un choix d’envie et d’ambition »

Passer de Canal + (où Sébastien Dupuis a œuvré pendant 14 ans et était 2ème ou 3ème commentateur football) à une chaîne régionale en Occitanie, est-ce vraiment un défi ? « Absolument, répond l’intéressé. Ce n’est pas un renoncement professionnel, mais un choix d’envie et d’ambition. Le projet m’a touché parce qu’il est régional, dans ma région d’origine. Parce que je veux participer à la renaissance d’une télé à Toulouse et puis parce qu’il s’agit de faire un journalisme de qualité mais aussi une info positive, or le sport est un vecteur de rassemblement« . 

« Il s’agit sans doute du dernier challenge pour les télés locales, poursuit Sébastien Dupuis, et la région Occitanie va être un laboratoire. C’est très excitant ».

Le lancement le 28 septembre de la diffusion de Vià Occitanie (ex-TV Sud) à Toulouse coïncide avec la régionalisation de la grille de la chaîne qui émet déjà à Montpellier, Nîmes et Perpignan et qui s’est vu attribuer la fréquence locale de Toulouse par le CSA fin 2016, après la disparition de TLT.

Christophe Musset, le patron du groupe Médias du Sud, s’est adossé au richissime Bruno Ledoux : le projet c’est de bâtir dès 2018 un réseau national de télés locales sous l’étiquette Vià. Les « petites » télés locales, fédérées, seraient ainsi plus fortes pour échanger des programmes, monnayer les vidéos sur le web, voire négocier des droits sportifs…

Nous allons jouer sur notre proximité avec les clubs locaux dans tous les sports

L’arrivée de Sébastien Dupuis, qui compte une longue expérience à Canal +, n’est donc pas un hasard. « Je sais bien que face à Canal ou BeIN, nous ne pourrons pas lutter sur les droits sportifs. Mais dans un premier temps nous allons jouer sur notre proximité avec les clubs locaux dans tous les sports. Pour les grands événements, nous saurons éditorialiser notre propos, avant et après l’événement ».

Le nouveau directeur des sports de Vià Occitanie veut à la fois parler et montrer du sport sur l’antenne de son nouvel employeur. Il ne cache pas son enthousiasme dans un nouveau défi qui mêle « envie personnelle et projet professionnel ».

Le recrutement sport de Vià Occitanie n’est pas encore terminé. D’après nos informations, Judith Soula (ex-L’Equipe TV, France Télévisions, Canal + et Sud Radio) devrait rapidement rejoindre l’équipe désormais dirigée par Sébastien Dupuis.

FV (@fabvalery)

08 Sep

Trois journalistes de Rugbyrama.fr licenciés par La Dépêche… pour avoir demandé leur carte de presse

La Dépêche Interactive, gestionnaire du site Rugbyrama.fr, a décidé de licencier trois responsables éditoriaux du site spécialisé dans le rugby, qui demandaient une revue de leur statut et venaient d’obtenir leur carte de presse. L’intersyndicale crie aux méthodes brutales et expéditives.

Capture d'écran du site Rugbyrama.fr

Capture d’écran du site Rugbyrama.fr

Trois journalistes, travaillant pour l’un depuis 3 ans et les deux autres depuis 5 ans sur le site spécialisé Rugbyrama.fr, ont reçu le 1er septembre dernier leur lettre de licenciement de la part de leur employeur, La Dépêche Interactive, filiale numérique de La Dépêche.

D’après les organisations syndicales, ces trois responsables éditoriaux ont demandé en début d’été un réexamen de leur situation et de leur statut au sein de l’entreprise et sollicité un entretien à la DRH. Mais cette demande serait la justification de leur licenciement pour « cause réelle et sérieuse ».

On leur reproche d’avoir demandé (et obtenu) leur carte de presse

Les trois salariés se seraient vus reprocher leur obtention récente de la carte de presse. D’après nos informations, ce fait serait mentionné sur leur lettre de licenciement. Obtenir sa carte de presse sans l’aval de La Dépêche, crime de lèse-majesté !

Pourtant la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) a bien vu dans leur travail celui de journalistes : 17 000 articles web publiés par les trois salariés. Elle leur a donc accordé le précieux sésame. De quoi, pour ces journalistes dont le contrat de travail stipulait qu’ils étaient webmasters, réclamer une revue de leur statut. La direction a préféré les licencier, se séparant ainsi de… la totalité de l’équipe de Rugbyrama.fr !

Une « méthode inacceptable » pour l’intersyndicale

L’intersyndicale (CGT, SNJ, CFR-CGC, SNE-CFDT) dénonce dans un tract « une méthode inacceptable ».

Comment trois salariés qui demandent une entrevue au DRH, pour discuter de leur mission et de leur statut peuvent-ils, en retour, sans avoir été entendus, être convoqués à un entretien préalable, en plein mois d’août et licenciés de façon expéditive au motif de « cause réelle et sérieuse » ? » (intersyndicale)

Les syndicats du groupe La Dépêche du Midi (dont Jean-Michel Baylet a repris la présidence cet été) demandent la réintégration des trois journalistes licenciés.

Nous avons sollicité Mickaël Bourguignon, pdg de La Dépêche Interactive, pour connaître la position de la direction sur ces trois licenciements mais à l’heure où nous publions cet article nous n’avons pas reçu de réponse.

Rugbyrama.fr est le site référent en matière d’informations sur le rugby. Il est géré par le groupe La Dépêche et est également le portail rugby d’Eurosport.

FV (@fabvalery)

Toulouse : un atelier de journalisme pour les jeunes de quartiers

C’est le Tactikollectif qui lance cette initiative : une dizaine de jeunes de 17 à 25 ans issus des quartiers défavorisés de Toulouse vont pouvoir bénéficier pendant un an d’une formation en atelier au journalisme avec des publications en ligne.

Une vue du quartier du Mirail à Toulouse (Photo : Pascal Pavani / AFP)

Une vue du quartier du Mirail à Toulouse (Photo : Pascal Pavani / AFP)

Le Tactikollectif, qui travaille depuis des années notamment sur l’accès à la culture des populations vivant dans les quartiers défavorisés de Toulouse, lance pour la première fois l’AJT, l’atelier de journalisme de Toulouse.

Cet atelier est exclusivement réservé aux jeunes (17 à 25 ans), filles ou garçons, vivants dans les quartiers populaires de Toulouse. L’appel à candidature vient d’être lancé et les premiers entretiens pour le « casting » seront retenus. Les ateliers démarreront en novembre et se dérouleront aux Minimes.

Il faut pour candidater avoir déjà un vrai intérêt pour les médias, l’information en général et avoir envie d’écrire. 10 candidats seront retenus et l’atelier devrait démarrer en novembre au rythme de trois heures hebdomadaires, encadrées par un journaliste professionnel, un référent du Tactikollectif et des intervenants extérieurs travaillant dans le monde des médias.

« Nous voulons à la fois aider ces jeunes à comprendre les mécanismes des médias dans un contexte de foisonnement de l’information, explique-t-on chez Tactikollectif, et permettre à ces populations d’avoir un espace de paroles, le droit et la possibilité de s’exprimer ». 

Une chouette initiative qui pourrait aussi permettre de dénicher de jeunes talents. Chez les initiateurs du projet, on estime que l’objectif de ce premier atelier n’est pas forcément de faire de ces jeunes des journalistes professionnels mais que si cet atelier permet à certains jeunes d’envisager de devenir journaliste ce ne sera que du bonus.

Un beau projet, dont nous vous reparlerons ici lorsqu’il aura démarré.

FV (@fabvalery)

06 Sep

N’étant plus ministre, Jean-Michel Baylet est (re)devenu PDG de La Dépêche du Midi

L’ancien ministre, 70 ans, a repris pendant l’été les rênes du groupe de presse qu’il avait laissés à son ex-épouse lors de son entrée au gouvernement en 2016.

Jean-Michel Baylet (Photo MaxPPP)

Jean-Michel Baylet (Photo MaxPPP)

Jean-Michel Baylet a quitté le gouvernement en mai dernier juste après l’élection d’Emmanuel Macron, pour lequel il avait pourtant fait campagne. Changement d’époque. Après 18 mois passés au gouvernement de Manuel Valls, le dirigeant politique pouvait, à plus de 70 ans, rêver à quelques mois de repos, voire à une retraite méritée.

Mais c’est mal le connaître.

Le 7 juin, à peine 3 semaines après sa sortie du gouvernement, Jean-Michel Baylet a été nommé administrateur du groupe La Dépêche du Midi par l’assemblée générale ordinaire annuelle. A l’unanimité des présents.

Une fois de retour au conseil d’administration, il a pris immédiatement la présidence du groupe, laissée quelques mois plus tôt à son ex-femme Marie-France Marchand-Baylet. C’est d’ailleurs lui qui signe le 16 juin dernier « Le Président Directeur Général » l’extrait de l’assemblée générale déposé au greffe du tribunal de commerce de Toulouse.

Un petit jeu de chaises musicales qui en fait ne change pas grand-chose : en entrant au gouvernement Jean-Michel Baylet avait délaissé (temporairement donc) son mandat de dirigeant de groupe de presse. Mais il n’avait ni quitté la holding familiale qui gère ses parts dans le capital du groupe, ni abandonné son influence au sein du journal et du groupe.

Désormais, les choses sont rentrées officiellement dans l’ordre.

FV (@fabvalery)

Une nouvelle maquette et une émission de radio pour Le Brigadier

Nous vous avions déjà parlé sur ce blog du magazine Le Brigadier, un bel exemple de vitalité dans le paysage médiatique toulousain (et oui, il n’y a pas que les radios qui déménagent ou les journaux qui ferment à Toulouse). Né en 2012, Le Brigadier, consacré aux arts de la scène, fête donc ses 5 ans en cette rentrée de septembre avec plein d’actualité.

brigadierA commencer par la maquette, que la fondatrice et rédactrice en chef Bénédicte Soula qualifié de « plus aérée, plus contemporaine, plus harmonieuse. Nous avons également opté pour de nouveaux interlignages, poursuit-elle, allant dans le sens d’une mise en page plus épurée, donnant davantage d’espace aux textes et aux images« . D’ailleurs, des photographes sont venus renforcer l’équipe et l’image va prendre une plus grande part dans le magazine dont la pagination augmente et passe à 80 pages.

Les fidèles lecteurs du Brigadier (qui doit son nom, rappelons-le, à ce bâton qui sert à frapper les trois coups avant la levée du rideau au théâtre) remarqueront également le passage du papier brillant au mat, plus moderne.

Enfin, le Brigadier va également se décliner cette année… en émission de radio : à compter du 7 septembre, chaque jeudi à 18h20 l’équipe va animer « Audition libre » sur Radio Présence : une émission consacrée aux arts de la scène « succédant ainsi aux mythiques Feux de la rampe créés par le chroniqueur et mémorialiste toulousain Pierre Bruel en 1982 », tient à préciser Bénédicte Soula. « Le concept de l’émission sera toutefois très différent, plus dans l’air du temps, notamment grâce à une animation collective. Interview d’un invité en pleine actualité, reportage, critique, agenda de la semaine et flash culturel rythmeront cette nouvelle émission, qui se veut légère, réactive et vivante à l’image des arts qu’elle défend, et en complément du Brigadier, dont la périodicité bimestrielle permet des formats plus longs et approfondis… »

Le n°26 du Brigadier sort en kiosques vendredi 8 septembre.

FV (@fabvalery)

30 Août

Des journalistes menacés par un homme armé lors d’un reportage dans le Lot

Travaillant sur les dégâts causés sur un troupeau et imputés au loup, deux journalistes de France 3 Midi-Pyrénées ont été menacés par un éleveur armé d’un fusil de chasse.

L'homme armé d'un fusil a été raisonné par un policier des eaux et forêts

L’homme armé d’un fusil a été raisonné par un policier des eaux et forêts

L’incident s’est produit mercredi 30 août près de Gourdon (Lot). Deux journalistes de France 3 Midi-Pyrénées, qui effectuait un reportage dans le Lot après des attaques de canidés sur un troupeau de brebis ont été pris à partie et mis en joue par un homme armé d’un fusil de chasse. 

Les deux journalistes se trouvaient à ce moment-là sur la voie publique, en présence notamment d’un agent assermenté de la police des eaux et forêts. C’est à ce moment-là qu’un éleveur est arrivé. Il a alors épaulé son fusil de chasse et mis en joue les journalistes qui se trouvaient à une trentaine de mètres environ.

S’en est suivi un vif échange avant que l’homme armé ne revienne à la raison, après l’intervention du fonctionnaire.

La scène a été filmée et l’échange enregistré par le caméraman de France 3 :


Personne n’a été blessé durant cet incident. La perte d’une partie d’un troupeau, une attaque que l’éleveur attribue au loup (dont la présence n’est pas avérée dans le Lot), est un traumatisme pour un agriculteur. Pour autant, cette tension n’excuse en rien les menaces portées contre des journalistes qui ne faisaient que leur travail.

FV (@fabvalery)

Le journaliste et romancier Jean-Pierre Alaux devient éditorialiste sur Radio Totem

Il y fera un édito chaque matin à 7h15 à partir du 4 septembre.

Jean-Pierre Alaux

Jean-Pierre Alaux

Dans le mercato médiatique de l’été, il n’y a pas que le transfert de Patrick Cohen de France Inter à Europe 1 ! Jean-Pierre Alaux, journaliste et romancier, qui animait jusqu’à juin dernier la matinale de Radio Présence à Toulouse vient d’annoncer son « transfert » vers Radio Totem où il fera chaque matin un éditorial intitulé « C’est juste mon avis ».

Jean-Pierre Alaux débutera lundi 4 septembre sur l’antenne de la radio à 7h15 pour ce billet quotidien. « En quittant le micro de Radio Présence en juin dernier, écrit-il sur sa page facebook, je croyais en avoir terminé avec la radio. Mais le virus est tenace et, parmi les propositions qui m’ont été faites, je viens d’accepter de devenir, dès lundi prochain, éditorialiste sur le réseau Totem »

Journaliste, romancier, Jean-Pierre Alaux a déjà officié notamment sur Sud Radio ou encore feue Télé Toulouse. Il est aussi le co-auteur de la série de romans policiers « Le Sang de la Vigne », adapté à la télévision avec succès pour France 3 avec notamment Pierre Arditi.

Radio Totem est l’une des radios privées phares du centre et sud-ouest de la France. Basée dans l’Aveyron, elle compte 35 fréquences dans le massif central et une grande partie de l’est de la région Occitanie.

FV (@fabvalery)

RSS