19 Juin

Emission spéciale : “un estiu en òc! ” un été occitan, dimanche 24 juin à 11h30

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Emission thématique enregistrée
à l’Ostal Joan Bodon de Crespin (12)

“un estiu en òc! ”
un été occitan

présenté par Clément Alet

UN ESTIU EN OC : « De vacanças a la bòria »
De Sirine Tijani et Olivier Denoun

Envie de vacances dépaysantes ? Envie d’être coupés du monde? C’est ce que Jean-Paul Gasc propose dans sa ferme laitière de Costes-Auries, au Travet dans le Tarn. Il y a 15 ans, le tout jeune agriculteur retraité a décidé d’aménager 3 gîtes ainsi qu’une salle et deux musées dans les anciens bâtiments de sa ferme (les infrastructures les plus modernes sont aujourd’hui gérées par son fils). Jean-Paul, lui, s’occupe des vacanciers qui viennent passer quelques jours très particuliers, rythmés par la découverte de la vie à la ferme, des jeux pour enfants, des visites de son musée sur la vie dans les années 1900. Jean-Paul fait également partie de l’association des « Gretteurs du Tarn avec Plaisir » qui propose, gratuitement, la découverte originale et insolite de la région.

UN ESTIU EN OC : « Una vida dins la montanha »
De Sirine Tijani, Olivier Denoun et Jean-Pierre Duntze

Pour Bernard Dreuilhe, la montagne n’a plus aucun secret. Originaire du Tarn-et-Garonne, il a découvert les Pyrénées adolescent, lors de vacances au ski. Il y est revenu à de nombreuses reprises, au printemps, en été, pour ensuite ne plus jamais quitter ces montagnes. Installé à Enveitg, près de Portet-Puymorens (66), Bernard est désormais accompagnateur de montagne : il organise ainsi des classes de découverte avec des enfants mais également des randonnées et des séjours de un ou plusieurs jours en Ariège et en Cerdagne. Les balades se font en étoile ou de refuge en refuge, pendant toutes les saisons. Particularité de Bernard : il organise également des radonnées en occitan. C’est dans le Tarn-et-Garonne, avec ses grands-parents, que notre accompagnateur a appris à parler la lenga nòstra. Très attaché à sa langue, il considère que la nature est un endroit fantastique et idéal pour son utilisation. Spécialament pour Viure al pais, il nous emmène au coeur du Parc régional naturel des Pyrénées catalanes, à la découverte des cabanes de bergers

UN ESTIU EN OC : « De la calandreta al CLAE… »
D’Emilie Laulhé et Jean-Luc Pigneux

Dans quelques jours ce sont les vacances d’été, la fin de l’école et le casse tête pour les parents pour trouver un activité pour les enfants ou une place en centre aéré. La Calandreta Còsta Pavada à Toulouse propose des activités tout le mois de juillet avec une particularité, des sorties en camps pour le groupe d’enfant inscrit.

CONVIDAT : Lilian Oliver
Directeur de l’Ostal Joan Bodon de Crespin, Lilian Olivier est l’invité de cette émission spéciale et il nous accueille pour une visite spéciale de cette structure unique dédiée au grand auteur occitan Jean Boudou. C’est le deuxième été que Lilian Olivier va vivre et faire vivre aux touristes ou curieux qui passeront par l’Ostal.

13 Juin

Cambiaments a Calandreta

Bonne nouvelle pour les élève du collège Calandreta Leon Cordas : à l’étroit dans leur locaux de Grabels, dans la proche périphérie montpelliéraine, ils devraient déménager dans un collège plus spacieux d’ici la rentrée 2013. Pour Patrick Albert, chef d’établissement, ce déménagement est indispensable au développement du collège : « Nous changeons de lieu parce que là où nous sommes, les locaux sont bien pour accueillir quatre-vingt enfants, mais il est clair que pour se développer, il nous faut un plus grand espace. Aujourd’hui, nous sommes quatre-vingt, l’an prochain, nous passons à une centaine. Le but, au final, est d’arriver à doubler l’effectif. »
Le nouveau collège, qui devrait s’installer pas loin de l’actuel, dans l’agglomération de Montpellier, pourra donc accueillir plus d’élèves mais aussi un internat, indispensable pour que le seul collège calandreta de Languedoc-Rousillon (le deuxième en tout avec celui de Pau) puisse recevoir tous les élèves de la région voire même d’ailleurs.

Enfin un lycée calandreta
Autre changement majeur : ces nouveaux locaux plus spacieux devraient également accueillir le premier lycée calandreta. Le dossier est désormais entre les mains de la Région Languedoc-Roussillon, mais Jean-Louis Blénet, le président de la confédération des Calandretas, est confiant : « Le projet du lycée est avancé. Normalement la Région a donné son accord. » Le président reconnaît d’ailleurs que la Confédération a quelque peu négligé la question du secondaire : « Calandreta va évoluer sur ce point. Nous allons même changer de nom parce que nous sommes la Confédération des écoles, mais dans « écoles », il n’y a pas le collège ni le lycée. »
Si tout va bien, à la rentrée 2013, une classe de seconde pourrait donc voir le jour.

08 Juin

Viva World Cup

La còla d’Occitània à la Viva World Cup

Depuis lundi, l’équipe de foot d’Occitanie participe à la 5ème Viva World Cup (Coupe du monde des nations sans état) qui se déroule au Kurdistan en territoire irakien. Emmenée par Didier Amiel, la sélection occitane a du faire un long voyage et s’adapter à une température qui avoisine les 45°C ! Pas de quoi entamer la détermination de cette équipe en net progrès depuis sa constitution.

Mardi, le premier adversaire : le Sahara Occidental (réfugiés saharaouis à Tindouf, sur le territoire algérien, près de la frontière mauritanienne). Une belle victoire 6 buts à 2 devant près de 200 spectateurs. Mercredi, un plat de réistance les attend : le Kurdistan, « pays » hôte et finaliste des 2 dernières éditions. Sous une chaleur accablante, portée par la ferveur de milliers de supporters, l’équipe kurde l’a finalement emporté 1-0. Un écart minime aux grandes conséquences puisque l’équipe occitane n’accèdera pas aux 1/2 finales.

Mais il reste encore 2 matches de classement à disputer dont un contre la Tamil  Eelam (Sri Lanka). Jeudi, les hommes de Didier Amiel n’ont pas fait de détails : 7-0. Ce qui leur donne droit à disputer leur dernier match pour la 5 ème place. Un résultat plus qu’honorable pour une compétition où l’amitié entre les peuples prime souvent sur les enjeux sportifs. A noter la présence sur les 9 équipes participantes de la Provence qui termine première de son groupe. Elle disputera donc les 1/2 et aura l’occasion de venger l’Occitanie contre…le Kurdistan!

Dans la foulée, la còla Occitana participera à l’Europeada qui se déroulera du 16 au 24 juin en Allemagne. Avec un objectif en ligne de mire : organiser la prochaine Europeada en 2016 en France, où se déroulera plus tard l’Euro 2016.

Plus de détails dans le jornalet samedi et sur les sites :

www.occitania-fotbol.com

http://prouvenco-football.org

 

24 Mai

Viure al pais du 27 mai à 11h30 : une émission commune avec Vaquì et thématique sur les Troubadours, enregistrée à Saint-Gilles (Gard)

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Liza de Vaquì et Benoît Roux de Viure al paìs

 

 

TROBADORS : Flor enversa
De Joan-Pèire Belmon Jean François Brammard
Flor Enversa « la fleur inverse » chante la lyrique courtoise des troubadours, et emmène son public 800 ans en arrière, dans l’Occitanie du Moyen Âge, dans ces cours du sud de la France habitées par la cortesia et la fin’amor.
Thierry Cornillon, Domitille Vigneron et Olivier Feraud, passionnés de la lyrique des troubadours, chanteurs, instrumentistes et chercheurs, font revivre avec un souci d’authenticité et de sincérité ces cansos et tençons, véritables joyaux de notre culture.
Ils utilisent des instruments reconstitués d’après sculptures, enluminures de manuscrits, recherches archéologiques, textes et traités, afin de faire revivre les sonorités du Moyen Âge.
Crée en 2006, Flor Enversa a joué à Paris, en Allemagne, en Italie, au Château de Caen, dans les festivals TROBAREA, Les Troubadours Chantent l’Art Roman, Les Estivales des Alpes-Maritimes, en Bourgogne à Strasbourg…
En 2010, ils ont produit « Senher Dalfin » un double CD présentant l’intégrale des chansons de Peirol, ainsi que deux chansons de Na Castelosa. Un an plus tôt, « Savis e fòls » contenant les sept chansons du troubadour Raimbaut de Vaqueiras dans leur intégralité.

TROBADORS : Trobairitz
De Miriam François et Anne Ployart
La Comtessa de Dia, Azalaïs de Porcairagues, Na Beiris de Romans, Na Castelosa, Clara D’Anduza, Gormanda de Montpelhièr, Na Lombarda, Maria de Ventadorn…en tout une vingtaine de Trobairiz qui ont exprimé leurs préoccupations sociales et personnelles des femmes de l’époque médiévale, entre 1170 à 1210.
C’est en compagnie de Philippe Carbonne que nous découvrons les femmes troubadour. Muriel Batbie nous parle de ces femmes dans un Moyen-Age éclairé et libertin. Cela ne durera pas longtemps, c’est plutôt l’obscurantisme qui prendra le pas pendant des siècles et des siècles. Les troubadours ont su traverser le temps… Muriel Batbie est la trobairitz d’aujourd’hui. Les dernières créations de Muriel sont contemporaines puisqu’elle met en musique les poèmes de Robert Laffont, Max Rouquette et Alan. Nous le retrouvons au Château de Puivert dans l’Aude où aurait séjourné Peire d’Alvernhe.

CONVIDATS (invités) : Miquela Stenta et Silvan Chabaud
Miquela Stenta vient de publier « Les valeurs de la société de Cortesia en pays d’Oc aux XIIe et XIIIe siècles » aux éditions du « Chamin Sent-Jaume ». Spécialiste du moyen-âge, écrivain, conférencière, ancienne enseignante à l’IUFM de Montpellier, elle propose plusieurs livres sur l’Art del Trobar e lei Trobaritz (les femmes troubadours). Un regard pertinent et éclairé sur le rôle de ces femmes poétesses. Silvan Chabaud alias Chab est un écrivain chanteur, un troubadour des temps modernes. Il chante d’abord ses créations au sein du groupe de Rap « Xénofil », puis plus tard, lorsqu’il s’installe à Montpellier pour des études de Lettres, avec le collectif reggae-hiphop « Mauresca fracàs dub ». Il présente en 2007 une thèse de doctorat sur le poète Louis Bellaud de la Bellaudière. Un recueil de poèmes Leis Illas infinidas (Les îles infinies) vient de sortir aux éditions Jorn.

La bande annonce :
Viure al paìs spéciale Troubadours par france3midipyrenees

 

 

L’édito de Benoît Roux :

Aprèp lo vin, lo rugbí, aqui los Trobadors…
Es ara una tradicion, un còp per an, los Occitans de França 3 se tòrnan trobar per trabahar amassa. Aqueste còp, Viure al País e Vaqui prenguèron lo camin de Sant Gèli dins Gard, brèç dels comtes de Tolosa, los Raimon. Un afar primièr de Crosada. Aquò’s lo 18 de junh de 1209 que Raimon VI s’umilièt davant lo portal de Sant-Gèli per semblar rejónher la crosada. Sant Gèli ont Pierre de Castelnau foguèt tuat un an pus lèu. Repausa dins l’abadiá d’aquela vila qu’èra tant crana coma Tolosa a l’epòca… !
La Crosada capvirèt Occitània e copèt las cambas als trobadors en cambient l’ambient poetic en pensaments politic e religiós.
Lo primièr trobador Guilhèm IX de Peitius nasquèt en 1071. Faguèt 11 cansos en occitan. Aprèp el, un vent de poesia e de libertat bufèt dins las cors d’Euròpa mercés an aquelses trobadors e tanben….un vintenat de trobairitz ! La mai coneguda es la comtessa de Dia. Mas i a tanben Clara d’Enduza, Maria de Ventadorn, Gormanda de Montpelhièr… Muriel Batbie ven de sotir un disc ambe de cantas de trobairitz. Parlarèm de la plaça d’aquelas femnas e de çò que portèron dins la societat de l’Edat Mejana. Miquela Stenta qu’a publicat mai d’un libre sus aquel sicut nos danarà son agach precis e faceciós !
Raimbaut d’Aurenja es lo pus ancian dels trobadors de Provença. Parlèt de « Flor enversa ». Es tanben lo nom causit per un grop que canta los trobadors. Son 3 d’univèrs plan diferents, que fargan tanben la maja part dels enstruments qu’ensajan de tornar trobar lo son de l’epòca. Silvan Chabaud -alias Chab- serà aqui tanben per nos parlar dels trobadors al jorn de duèi. Es que los poètas de duèi se noirisson d’aquelses davancièrs ?
Tot un programa agradiu. En esperant que prenguèssetz tant de plaser en l’agachant que la Liza o lo Benaset en lo faguent !

Après le vin, le rugby, voici les troubadours. C’est désormais une tradition, les Occitans de France 3 se retrouvent tous les ans pour travailler ensemble. Ce coup-ci, Viure al País et Vaqui ont pris le chemin de Saint-Gilles-du-Gard, berceau des Raymond, comtes de Toulouse. Une histoire avant tout de Croisade. Le 18 juin 1209, Raymond VI s’est humilié devant le portail de Saint-Gilles, semblant rejoindre la croisade…Saint Gilles où Pierre de Castelnau a été tué, un an plus tôt. Il repose dans l’abbatiale de cette ville qui était aussi grande que Toulouse à l’époque !
La Croisade a anéanti l’Occitanie et coupé les jambes aux troubadours en changeant cette atmosphère poétique en préoccupations politique et religieuse.
Le premier troubadour Guillaume IX d’Aquitaine est né en 1071. Il a fait 11 « chansons » en occitan. Après lui, un vent de poésie et de liberté a soufflé dans les cours européennes grâce à ces troubadours et une vingtaine de femmes troubadours. La plus connue était la Comtesse de Die. Il y eut aussi Claire d’Anduze, Marie de Ventadour, Gormanda de Montpellier…Muriel Batbie vient de sortir un album où figurent ces chants de femmes troubadours. Nous parlerons de la place de ces femmes et de ce qu’elles ont apporté à la société du Moyen-âge. Miquela Stenta qui a publié plusieurs livres sur ce sujet nous portera son regard avisé et facétieux !
Raimbaut d’Orange est le plus ancien des troubadours provençaux. Il parla de « Fleur inverse ». C’est le nom choisi par un groupe qui chante les troubadours. Ils sont 3, venants d’univers différents. Ils créent eux-mêmes des instruments qui tentent de retrouver le son de l’époque.
Sylvain Chabaud alias Chab de Mauresca sera là aussi pour parler de la modernité des troubadours. Les poètes d’aujourd’hui se nourrissent-ils de leurs prédécesseurs ?
Tout un programme intéressant. En espérant que vous prendrez autant de plaisir en le regardant que Liza et Benoît en le faisant !

10 Mai

De bartasses en cosina de Clément Alet

De bartasses en cosina

N’es un Viure al Pais especial que vos portam duèi sus un platèu… e qu’un platèu repais, amb’un menut de sason, per una emission especialament dedicada a la cosina occitana de la prima !
Se vos disi, alhet, falsa garba, responchons, bineta, pimparelas, mauvas, pissenlièches… probable que coneissètz e que n’aurètz dejà tastat… Totas aquelas plantas, flors e menudalhas las anam culhir, aprestar e manjar.
Al menut : cap en Lomanha, al mièg dels prats de blat vèrd d’aquèsta passa, en cerca de l’alhet, que buta ara e que se manja en moleta…
Coma n’es encara la sason, èra pas possible de far aquela emission sens nos arrestar sus una planta occitana mitica de la prima : lo responchon. Planta bartassièra, que congosta los tarneses, los roergasses e al delà…ne disi pas mai, estant que daissarèm la paraula a un mèstre coeta, un cosinier, especialista e amorós de totas aquelas plantas nòstras, que el sap cosinejar per ne meravilhar las papillas : Lo Geors Nosella. Pels bartasses de la bòrda bio del Loriot dins Gers, anèrem amassar de pavòt, de mostarda salvatja, de pimparèlas, de borage… e plan mai encara,
e n’es en cosina que vos prepausarem de seguir las receptas per aquel menut de sason :

Ton grezilhat, porròu caramelizat e lemon, huelhas de mostarda e hlors, padenada de pavòt e alhets.

Hitge de guit sus ua infusion de facelia, linhèt de siròp de pavòt et rhubarbe aux cinc còstas, margarideta et Borrage servis dambe crespeths de pimparèlas…


De haies en cuisine

C’est un Viure al País spécial que nous vous portons sur un plateau… repas, avec un menu de saison pour une émission spécialement dédiée à la cuisine occitane du printemps !
Si je vous dis : Aillet, Respounchous, oseille, pâquerette, mauve, pissenlit, peut-être en aurez-vous déjà gouté ? Toutes ces plantes et fleurs nous allons apprendre à les cueillir, les préparer et les manger.
Au menu de l’émission : direction la Lomagne où en plein milieu des champs de blé vert pousse en ce moment l’aillet, excellent en omelette. C’est encore la saison, alors il n’était pas possible de faire autrement que de nous arrêter un instant sur une plante occitane mythique du printemps : le responchon. Plante des haies, qui régale les tarnais et aveyronnais et au-delà… je n’en dit pas plus. Nous laisserons justement la parole à Georges Nosella, un maître cuisinier, un chef spécialiste et amoureux de ces plantes et fleurs qu’il sait sublimer pour nous en régaler les papilles.
C’est dans les haies de la ferme bio du Loriot dans le Gers que nous sommes allés ramasser du coquelicot, de la moutarde sauvage, des paquettes, de la bourrache et bien d’autres encore…
C’est en cuisine que nous vous proposons de suivre ces recettes pour un menu de saison :

Thon à la plancha, muscari caramélisé au citron, feuilles de moutarde et fleurs, poêlée de coquelicots au aillets

Foie gras de canard sur une infusion de phacélie, un trait de sirop de coquelicot et rhubarbe au plantain, pâquerettes et bourrache servi avec deux beignets de pâquerettes


Viure al paìs- spéciale Cuisine Occitane – la BA par france3midipyrenees

Emission spéciale du 13 mai sur les spécialités culinaires occitanes

“la cosina occitana de la prima” spécificités culinaires occitanes du printemps, dimanche 13 mai à 11h30

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présenté par Clément Alet

COSINA : « La moleta a l’alhet »
De Sirine Tijani et Clément Alet
Comment cuisiner l’aillet ? Ce jeune plan d’ail, doux et parfumé, qui n’a pas encore fait ses gousses, est ramassé dans les champs de blé seulement au printemps. Alain Bazalgette, agriculteur du côté de la Lomagne, capitale de l’ail blanc, nous apprend à préparer une omelette que sa mère et sa grand-mère faisaient avant lui. Une recette simple et délicieuse, facile à faire et à refaire.

COSINA: « Lo responchon »
De Clément Alet, Denis Hémardinquer et Laurence Boffet
C’est une plante mythique qui transperce les haies à chaque printemps. Les Tarnais et les Aveyronnais en raffolent. Le reste de la planète ne sait même pas que l’on en mange, et pourtant… Le fameux, amer et unique Responchon (prononcé Respounchou) et que l’on nomme tamier en français, revient sur les tables pendant près d’un mois, chaque année autour de Pâques. Qu’elle soit préparée en salade, en omelette ou même mangée crue, cette plante remplit depuis des siècles les estomacs au moment de la « soudure », entre la fin de l’hiver et le début du printemps, lorsque le jardin n’est pas vraiment réveillé. L’habitude ne s’est jamais perdue et le Responchon est ainsi devenu un véritable plat unique en son genre, initiatique voire même mystérieux. Mais ce n’est pas tout car le Responchon, que l’on ramasse dans les haies, peut également servir à faire de la bière et lorsqu’on habite dans le Gard et l’Hérault, ce même mot occitan désigne une salade, qui n’a rien à voir et que l’on mange également.
Voyage dans cet univers mythique du « Responchon », depuis la cueillette jusqu’à la dégustation, en compagnie de spécialistes et d’amateurs…

CONVIDAT : Jòrdi Nosella
Restaurateur à Auch, patron du « Café Gascon » depuis 1991, Georges Nosella cuisine les produits et les plantes du pays. Spécialiste d’une gastronomie traditionnelle et moderne à la fois, Georges Nosella cuisine comme il parle: en gascon. Nous sommes allés à sa rencontre pour nous apprendre à cueillir, choisir méticuleusement ces herbes et ces plantes avant de les cuisiner… et de les goûter !

 

03 Mai

Una grépia bilingüa novèla

L’idée existe depuis des années, mais les quelques essais de crèches bilingues à Toulouse ont tous été infructueux. Pourtant, il semble cette fois-ci que la machine soit bien lancée : une première réunion de préfiguration a eu lieu mercredi 25 avril. « Il n’y a, pour le moment, qu’un collectif informel qui regroupe les personnes qui ont fait connaître leur intérêt pour ce projet de crèche, explique Jean-François Laffont, président de Convergencia occitana. Nous nous réunissons aujourd’hui (mercredi 25 avril, N.D.L.R.) pour connaître le nombre de personnes intéressées et réfléchir à la création d’une association qui porterait ce projet. Nous espérons ainsi une ouverture rapide, à Toulouse, de la seconde crèche occitane. »

La seconde crèche bilingue
Pimponet, première crèche bilingue occitan-français, se trouve en Béarn, à Louvie-Juzon et à Laruns. Mais Toulouse a tout ce qu’il faut : croissance démographique la plus élevée de France, taux de femmes actives record, politique d’amélioration de l’offre de garde prometteuse ou encore un développement de l’occitan en plein essor. Et comme le souligne Yves, présent à la réunion car tout nouveau grand-père : « S’il n’y en a pas à Toulouse, je ne sais pas où on pourrait en trouver ! »

La Carta occitana de Tolosa

Fin mars, la mairie de Toulouse adoptait une charte pour la langue et la culture occitanes.

Ses objectifs : contribuer à la transmission de la langue, aider à la promotion de la culture et participer à sa diffusion.

Cette charte, fortement inspirée de celle de Perpignan, en plus d’une forte portée symbolique espère avoir de réellement conséquences pratiques : des plans d’action, pour chaque domaine (patrimoine, théâtre, signalétique, enseignement…) permettra à la mairie d’harmoniser les différentes politiques publiques et d’inciter et d’aider les structures concernées. Pour Jean-Charles Valadier, adjoint au maire chargé de la langue et de la culture occitan, « à la fin de l’année, dans la « case » occitane, on regardera quelle a été la politique de l’occitan dans les bibliothèques par exemple : on a acheté ça, on a fait un fonds, on a monté un stand, on a fait livret d’information… C’est une politique sur une, deux, trois années qui fonctionnera avec des plans d’action à chaque niveau et dans chaque domaine ».

« Une étape importante pour l’occitan à Toulouse »

Les différentes institutions occitanes toulousaines soulignent la portée symbolique de cette charte, qui marque une étape de plus dans la politique occitane de Toulouse. Mais ils espèrent également une véritable évolution dans la ville et dans les faits. Pour Gérald Niclot, membre de l’IEO, 2e bénéficiaire des subventions municipales derrière le conservatoire occitan : « Nous pensons, par exemple, qu’il serait important que la mairie de Toulouse mette en place une signalétique en occitan, dans ses bâtiments, ses musées, etc., un peu partout pour dire que l’occitan est dans la vie quotidienne de tous les Toulousains. » 

02 Mai

Viure al paìs du 6 mai

Se parla bravament de politica e de missant temps d’aquesta passa. Nautres causirem puslèu la literatura. Cal dire que lo periòd vei passar plòssas manifestacions coma lo salon del libre de Sent Orens (31), Escritura a Montoliu (11) o la Hèsta de l’arrosa e deu libe d’Aush (32)…
Mistral e autres 6 escrivan fondèron lo felebrige en 1854, jorn de la Santa Estela. Los felibres, coma d’autres paguèron de la lor vida pendent la granda guèrra de 14. Un felibre de Clarmont d’Erau (Clovis Roques) volguèt que lo monde se remembrèsson amb una selva plantada al ròc de las doas vèrjas, sus la comuna de Sant-Saturnin de Lucian (34). Un memorial i es quilhat e la selva permet d’oblidar pas totes los sacrificis de soldats de Miègjorn dins las trencadas.
Dominique de Barros nos quitèt el tanben a la debuta de 2010. Aquel amorós del Pirenèus, de la poesia e dels rescontres enregistrèt un disc abans de partir : « Caminaire ». Aimat Brees lo nos presentarà.
Enfin, pas mai la pena de presentar Florian Vernet. Professor, escrivan a despart, a totjorn debartassat de camins novèls literaris. S’es tanben interessat a la lenga. Son « Que dalle » mostrèt que fòrça mots de l’argòt venián de la lenga nòstra. Fa lo même trabalh rapòrt al francés. Miriam François e Jean-Pierre Duntze se son passejats dins sa vila (Besièrs) e dins son òbra. De que vos sortir un pauc de la politica e del temps tristonás.

On parle beaucoup de politique et de mauvais temps en cette période. Nous avons choisis plutôt de parler littérature. Il faut dire que la période est riche en manifestations comme le salon du livre de Saint-Orens (31), Ecriture de Montoulieu (11) et la fête de la rose et du livre d’Auch (32)…
Mistral et 6 autres écrivains ont fondé le félibrige en 1854, jours de la Sainte Estelle. Les félibres, comme d’autres, ont payé un lourd tribut lors de la grande guerre 14-18. Un félibre d’Hérault (Clovis Roques) a voulu que les gens se remémorent avec une forêt plantée au roc des deux vierges, sur la commune de Saint-Saturnin de Lucian (34). Un mémorial y est dressé et la forêt permet de ne pas oublier tous les sacrifices des tranchées.
Dominique de Barros est parti lui aussi en début d’année 2010. Cet amoureux des Pyrénées, de la poésie et des rencontres a enregistré un disque avant de partir « Caminaire » (marcheur). Aimé Brees nous le présentera.
Enfin, inutile de le présenter. Florian Vernet est un professeur et écrivain à part. Il a débroussaillé de nouveaux chemins littéraires. Il s’est aussi intéressé à la langue. Son « Que dalle » a démontré que de nombreux mots argotiques venaient de l’occitan. Il réalise le même travail par rapport au français. Myriam François et Jean-Pierre Duntze se sont promenés dans sa ville (Béziers) et dans son œuvre. De quoi vous changer un peu de la politique et du temps déprimant.
Benoît Roux

Le programme de l’émission

16 Avr

Viure al pais du 15 avril

Una Crida pour défendre sa langue, une Crida pour défendre sa culture, une Crida pour défendre son histoire : 30 000 occitans dans les rues toulousaines pour crier, voire même hurler leur attachement à leur langue. Sans oublier les Bretons, Catalans, Basques, Corses, Lillois et Alsaciens… En tout, 60 000 personnes toutes mobilisées le même jour, le 31 mars, pour la sauvegarde de leur patrimoine. Viure al País a décidé de consacrer une émission spéciale à ce jour pas comme les autres avec un reportage au cœur de la manifestation occitane. Pendant 13 heures, de 10 heures du matin à 23 heures, les caméras de VAP ont suivi la Crida de A à Z. Si l’événement toulousain est à l’honneur, les autres manifestations en faveur des langues régionales à Quimper, Strasbourg, Perpignan, Bayonne et Ajaccio n’ont pas été oubliées pour autant. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire dimanche prochain, à 11h30 !

Una Crida per defendre sa lenga, una Crida per defendre sa cultura, una Crida per defendre son istòria : 30 000 Occitans dins las carrièras mondinas per cridar, quitament bramar lor estacament a lor lenga. Sens oblidar les Bretons, Catalans, Còrses, Basques, Lilians e Alsacians… En tot, 60 000 personas totas mobilisadas lo meteis jorn, lo 31 de març, per la salvagarda de lor patrimòni. Viure al País a decidit de consacrar una emission especiala a aqueste jorn pas coma los autres amb un reportatge al còr de la manifestacion occitana. Pendent 13 oras de 10 oras del matin a 11 oras del ser, las cameràs de VAP an seguit la Crida de A a Z. Se l’eveniment tolosan es a l’onor, las autras manifestacions per las lengas regionalas a Quimper, Strasbourg, Perpinhan, Baiona e Ajaccio foguèron pas doblidadas. Sabètz doncas çò que caldrà far dimenge que ven, a 11 oras e mieg !

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Le programme
EVENIMENT: Al còr de la Crida
De Sirine Tijani, Clamenç Alet et Denis Hémardinquer
Une Crida pour défendre sa langue, una Crida pour défendre sa culture. Samedi 31 mars, 30 000 manifestants rouges et jaunes ont défilé dans les rues de Toulouse. Leur revendication : une loi et un cadre légal pour la langue occitane. De 10 heures à 23 heures, leur appel a résonné dans la ville rose sans interruption. Viure al País les a suivis dès l’installation du village occitan le matin, place de l’Europe, au concert de clôture du groupe Nadau place du Capitole. Nous vous proposons de dérouler le fil de cette journée au cœur de la Crida occitane.

CONVIDAT: Cristòl Larrocan
Professeur d’occitan dans le Tarn-et-Garonne, Christophe Larrocan fait également partie du CREO Midi Pyrénées, le Centre Régional pour l’Enseignement de l’Occitan, partenaire de la Coordination « Anem Òc per la lenga occitana » pour l’organisation de la Crida 2012. Avec lui, nous reviendrons sur le bilan de la manifestation ainsi que sur les perspectives d’avenir.

EVENIMENT: Crida per las lengas
Benoît Roux et Antennes régionales France 3

Pour la première fois, les défenseurs des langues régionales ont manifesté partout en France pour obtenir un statut qui assure la survie et la pérennité de ces langues. 12 000 Bretons se sont ainsi retrouvés à Quimper, 6000 Basques à Bayonne dont de nombreux politiques. Pas loin de 1000 personnes ont défilé à Strasbourg vers la place Kléber. Les Corses s’étaient donné rendez-vous devant la préfecture à Ajaccio. Ils ont réalisé une chaîne humaine de 300 personnes. Plus festifs, près de 6000 Catalans ont repris la chanson de Jòrdi Barre « Parlem català » sous forme de Lip Dub à Perpignan. Avec les Occitans de Toulouse, 60 000 personnes se sont donc retrouvées le 31 mars pour signifier leur attachement à ces langues et cultures. Histoire de les inscrire définitivement dans le débat politique.

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