10 Mai

De bartasses en cosina de Clément Alet

De bartasses en cosina

N’es un Viure al Pais especial que vos portam duèi sus un platèu… e qu’un platèu repais, amb’un menut de sason, per una emission especialament dedicada a la cosina occitana de la prima !
Se vos disi, alhet, falsa garba, responchons, bineta, pimparelas, mauvas, pissenlièches… probable que coneissètz e que n’aurètz dejà tastat… Totas aquelas plantas, flors e menudalhas las anam culhir, aprestar e manjar.
Al menut : cap en Lomanha, al mièg dels prats de blat vèrd d’aquèsta passa, en cerca de l’alhet, que buta ara e que se manja en moleta…
Coma n’es encara la sason, èra pas possible de far aquela emission sens nos arrestar sus una planta occitana mitica de la prima : lo responchon. Planta bartassièra, que congosta los tarneses, los roergasses e al delà…ne disi pas mai, estant que daissarèm la paraula a un mèstre coeta, un cosinier, especialista e amorós de totas aquelas plantas nòstras, que el sap cosinejar per ne meravilhar las papillas : Lo Geors Nosella. Pels bartasses de la bòrda bio del Loriot dins Gers, anèrem amassar de pavòt, de mostarda salvatja, de pimparèlas, de borage… e plan mai encara,
e n’es en cosina que vos prepausarem de seguir las receptas per aquel menut de sason :

Ton grezilhat, porròu caramelizat e lemon, huelhas de mostarda e hlors, padenada de pavòt e alhets.

Hitge de guit sus ua infusion de facelia, linhèt de siròp de pavòt et rhubarbe aux cinc còstas, margarideta et Borrage servis dambe crespeths de pimparèlas…


De haies en cuisine

C’est un Viure al País spécial que nous vous portons sur un plateau… repas, avec un menu de saison pour une émission spécialement dédiée à la cuisine occitane du printemps !
Si je vous dis : Aillet, Respounchous, oseille, pâquerette, mauve, pissenlit, peut-être en aurez-vous déjà gouté ? Toutes ces plantes et fleurs nous allons apprendre à les cueillir, les préparer et les manger.
Au menu de l’émission : direction la Lomagne où en plein milieu des champs de blé vert pousse en ce moment l’aillet, excellent en omelette. C’est encore la saison, alors il n’était pas possible de faire autrement que de nous arrêter un instant sur une plante occitane mythique du printemps : le responchon. Plante des haies, qui régale les tarnais et aveyronnais et au-delà… je n’en dit pas plus. Nous laisserons justement la parole à Georges Nosella, un maître cuisinier, un chef spécialiste et amoureux de ces plantes et fleurs qu’il sait sublimer pour nous en régaler les papilles.
C’est dans les haies de la ferme bio du Loriot dans le Gers que nous sommes allés ramasser du coquelicot, de la moutarde sauvage, des paquettes, de la bourrache et bien d’autres encore…
C’est en cuisine que nous vous proposons de suivre ces recettes pour un menu de saison :

Thon à la plancha, muscari caramélisé au citron, feuilles de moutarde et fleurs, poêlée de coquelicots au aillets

Foie gras de canard sur une infusion de phacélie, un trait de sirop de coquelicot et rhubarbe au plantain, pâquerettes et bourrache servi avec deux beignets de pâquerettes


Viure al paìs- spéciale Cuisine Occitane – la BA par france3midipyrenees

Emission spéciale du 13 mai sur les spécialités culinaires occitanes

“la cosina occitana de la prima” spécificités culinaires occitanes du printemps, dimanche 13 mai à 11h30

Voir l’émission

présenté par Clément Alet

COSINA : « La moleta a l’alhet »
De Sirine Tijani et Clément Alet
Comment cuisiner l’aillet ? Ce jeune plan d’ail, doux et parfumé, qui n’a pas encore fait ses gousses, est ramassé dans les champs de blé seulement au printemps. Alain Bazalgette, agriculteur du côté de la Lomagne, capitale de l’ail blanc, nous apprend à préparer une omelette que sa mère et sa grand-mère faisaient avant lui. Une recette simple et délicieuse, facile à faire et à refaire.

COSINA: « Lo responchon »
De Clément Alet, Denis Hémardinquer et Laurence Boffet
C’est une plante mythique qui transperce les haies à chaque printemps. Les Tarnais et les Aveyronnais en raffolent. Le reste de la planète ne sait même pas que l’on en mange, et pourtant… Le fameux, amer et unique Responchon (prononcé Respounchou) et que l’on nomme tamier en français, revient sur les tables pendant près d’un mois, chaque année autour de Pâques. Qu’elle soit préparée en salade, en omelette ou même mangée crue, cette plante remplit depuis des siècles les estomacs au moment de la « soudure », entre la fin de l’hiver et le début du printemps, lorsque le jardin n’est pas vraiment réveillé. L’habitude ne s’est jamais perdue et le Responchon est ainsi devenu un véritable plat unique en son genre, initiatique voire même mystérieux. Mais ce n’est pas tout car le Responchon, que l’on ramasse dans les haies, peut également servir à faire de la bière et lorsqu’on habite dans le Gard et l’Hérault, ce même mot occitan désigne une salade, qui n’a rien à voir et que l’on mange également.
Voyage dans cet univers mythique du « Responchon », depuis la cueillette jusqu’à la dégustation, en compagnie de spécialistes et d’amateurs…

CONVIDAT : Jòrdi Nosella
Restaurateur à Auch, patron du « Café Gascon » depuis 1991, Georges Nosella cuisine les produits et les plantes du pays. Spécialiste d’une gastronomie traditionnelle et moderne à la fois, Georges Nosella cuisine comme il parle: en gascon. Nous sommes allés à sa rencontre pour nous apprendre à cueillir, choisir méticuleusement ces herbes et ces plantes avant de les cuisiner… et de les goûter !

03 Mai

Las fèstas de mai

Chaque année, le mois de mai marque – en général – le retour des beaux jours et donc, des fêtes et festivals occitans. Cette année, la 5e édition du festival itinérant Mai que mai, se déroulera du 12 au 20 mai 2012 dans plusieurs villages du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc. Il s’agit en effet, pour les organisateurs, de valoriser et d’animer ces petits villages des vallées d’Orb et de Jaur mais aussi d’offrir aux artistes du pays un moyen d’expression pendant 10 jours. Arts plastiques, musique, poésie, sport, cinéma… tous les pans de la culture occitane sont mis à l’honneur chaque année depuis 5 ans.
Programme

20 ans à Trad’envie
Du coté du Gers, cela fait plus de 20 ans que le petit village de Pavie se transforme en centre de la culture traditionnelle tous les 2 ans. Si ce festival met à l’honneur les cultures et traditions populaires, il n’a jamais voulu se limiter à une identité seulement occitane. Depuis toutes ses années, Trad’envie a évolué et s’est notamment rapproché de son grand frère gersois, « Jazz in Marciac », avec la mise en place d’ateliers et de concerts qui mêlent musique jazz et traditionnelle.
Pour sa 14e édiction (du 16 au 20 mai 2012), Trad’envie proposera des trad’apéros chaque jour, des repas, des concerts, des contes ou encore du cinéma.
Programme

Una grépia bilingüa novèla

L’idée existe depuis des années, mais les quelques essais de crèches bilingues à Toulouse ont tous été infructueux. Pourtant, il semble cette fois-ci que la machine soit bien lancée : une première réunion de préfiguration a eu lieu mercredi 25 avril. « Il n’y a, pour le moment, qu’un collectif informel qui regroupe les personnes qui ont fait connaître leur intérêt pour ce projet de crèche, explique Jean-François Laffont, président de Convergencia occitana. Nous nous réunissons aujourd’hui (mercredi 25 avril, N.D.L.R.) pour connaître le nombre de personnes intéressées et réfléchir à la création d’une association qui porterait ce projet. Nous espérons ainsi une ouverture rapide, à Toulouse, de la seconde crèche occitane. »

La seconde crèche bilingue
Pimponet, première crèche bilingue occitan-français, se trouve en Béarn, à Louvie-Juzon et à Laruns. Mais Toulouse a tout ce qu’il faut : croissance démographique la plus élevée de France, taux de femmes actives record, politique d’amélioration de l’offre de garde prometteuse ou encore un développement de l’occitan en plein essor. Et comme le souligne Yves, présent à la réunion car tout nouveau grand-père : « S’il n’y en a pas à Toulouse, je ne sais pas où on pourrait en trouver ! »

La Carta occitana de Tolosa

Fin mars, la mairie de Toulouse adoptait une charte pour la langue et la culture occitanes.

Ses objectifs : contribuer à la transmission de la langue, aider à la promotion de la culture et participer à sa diffusion.

Cette charte, fortement inspirée de celle de Perpignan, en plus d’une forte portée symbolique espère avoir de réellement conséquences pratiques : des plans d’action, pour chaque domaine (patrimoine, théâtre, signalétique, enseignement…) permettra à la mairie d’harmoniser les différentes politiques publiques et d’inciter et d’aider les structures concernées. Pour Jean-Charles Valadier, adjoint au maire chargé de la langue et de la culture occitan, « à la fin de l’année, dans la « case » occitane, on regardera quelle a été la politique de l’occitan dans les bibliothèques par exemple : on a acheté ça, on a fait un fonds, on a monté un stand, on a fait livret d’information… C’est une politique sur une, deux, trois années qui fonctionnera avec des plans d’action à chaque niveau et dans chaque domaine ».

« Une étape importante pour l’occitan à Toulouse »

Les différentes institutions occitanes toulousaines soulignent la portée symbolique de cette charte, qui marque une étape de plus dans la politique occitane de Toulouse. Mais ils espèrent également une véritable évolution dans la ville et dans les faits. Pour Gérald Niclot, membre de l’IEO, 2e bénéficiaire des subventions municipales derrière le conservatoire occitan : « Nous pensons, par exemple, qu’il serait important que la mairie de Toulouse mette en place une signalétique en occitan, dans ses bâtiments, ses musées, etc., un peu partout pour dire que l’occitan est dans la vie quotidienne de tous les Toulousains. » 

02 Mai

Viure al paìs du 6 mai

Se parla bravament de politica e de missant temps d’aquesta passa. Nautres causirem puslèu la literatura. Cal dire que lo periòd vei passar plòssas manifestacions coma lo salon del libre de Sent Orens (31), Escritura a Montoliu (11) o la Hèsta de l’arrosa e deu libe d’Aush (32)…
Mistral e autres 6 escrivan fondèron lo felebrige en 1854, jorn de la Santa Estela. Los felibres, coma d’autres paguèron de la lor vida pendent la granda guèrra de 14. Un felibre de Clarmont d’Erau (Clovis Roques) volguèt que lo monde se remembrèsson amb una selva plantada al ròc de las doas vèrjas, sus la comuna de Sant-Saturnin de Lucian (34). Un memorial i es quilhat e la selva permet d’oblidar pas totes los sacrificis de soldats de Miègjorn dins las trencadas.
Dominique de Barros nos quitèt el tanben a la debuta de 2010. Aquel amorós del Pirenèus, de la poesia e dels rescontres enregistrèt un disc abans de partir : « Caminaire ». Aimat Brees lo nos presentarà.
Enfin, pas mai la pena de presentar Florian Vernet. Professor, escrivan a despart, a totjorn debartassat de camins novèls literaris. S’es tanben interessat a la lenga. Son « Que dalle » mostrèt que fòrça mots de l’argòt venián de la lenga nòstra. Fa lo même trabalh rapòrt al francés. Miriam François e Jean-Pierre Duntze se son passejats dins sa vila (Besièrs) e dins son òbra. De que vos sortir un pauc de la politica e del temps tristonás.

On parle beaucoup de politique et de mauvais temps en cette période. Nous avons choisis plutôt de parler littérature. Il faut dire que la période est riche en manifestations comme le salon du livre de Saint-Orens (31), Ecriture de Montoulieu (11) et la fête de la rose et du livre d’Auch (32)…
Mistral et 6 autres écrivains ont fondé le félibrige en 1854, jours de la Sainte Estelle. Les félibres, comme d’autres, ont payé un lourd tribut lors de la grande guerre 14-18. Un félibre d’Hérault (Clovis Roques) a voulu que les gens se remémorent avec une forêt plantée au roc des deux vierges, sur la commune de Saint-Saturnin de Lucian (34). Un mémorial y est dressé et la forêt permet de ne pas oublier tous les sacrifices des tranchées.
Dominique de Barros est parti lui aussi en début d’année 2010. Cet amoureux des Pyrénées, de la poésie et des rencontres a enregistré un disque avant de partir « Caminaire » (marcheur). Aimé Brees nous le présentera.
Enfin, inutile de le présenter. Florian Vernet est un professeur et écrivain à part. Il a débroussaillé de nouveaux chemins littéraires. Il s’est aussi intéressé à la langue. Son « Que dalle » a démontré que de nombreux mots argotiques venaient de l’occitan. Il réalise le même travail par rapport au français. Myriam François et Jean-Pierre Duntze se sont promenés dans sa ville (Béziers) et dans son œuvre. De quoi vous changer un peu de la politique et du temps déprimant.
Benoît Roux

Le programme de l’émission

RSS