09 Avr

Occitan Pride, J-10

A défaut de Gay Pride, c’est bien une Occitan Pride qui est censée déferler dans les rues de Rodez le 20 avril prochain. A l’initiative de la Coordination Occitane, née juste après les Assises de la Culture occitane dans l’Aveyron en 2009, le « Grand passacarrièra » entend bien réveiller la part d’occitanité qui sommeille en chaque rouergat. En 1971, l’écrivain Henri Mouly avait lancé un appel « al pòble de Roèrgue », mais il avait été peu entendu. Quarante-deux ans plus tard, les organisateurs lancent à nouveau cet appel et espèrent réchauffer pour de bon la cité.

Sans revendication précise, la marche des fiertés occitanes  est uniquement l’occasion de s’afficher « Occitan », chacun à sa façon : du simple locuteur, conscient de parler peut-être plus qu’un vulgaire patois, aux militants occitanistes, en passant par tout ceux qui ont choisis de venir cueillir et s’approprier un bout cette culture rouergate. A 10 jours de l’événement, on annonce la participation aussi diverse que variée des vignerons de Marcillac, à la confrérie du fromage de Laguiole, des groupes folkloriques des quatre coins du département au Mac d’Oc d’Arvieu, des enfants des écoles bilingues ou des calandretas au camion électrique de l’entreprise Braley. Tout cela bien entendu sans parler des dizaines de groupes de musiques, chanteurs, artistes, performeurs ou encore joueurs (de quilles évidemment). Il y en aura donc pour tous les goûts et à peu prêt toutes les couleurs. Dans ce fourre-tout occitan, pas de condition particulière pour les élus ou les politiques qui prendront la parole, s’ils le souhaitent, dans un recoin de la place du Bourg, point d’orgue du « Grand Passacarrièra ».

« Plus un pays porte collectivement sa culture, plus il est en cohésion sociale, plus il est en dynamique, plus il est attractif, plus il crée, plus il invente, plus il accueille ! », affirment collectivement les membres de la Coordination Occitane qui appelle au rassemblement. Nul doute que les Occitans répondront présents et peut-être même au-delà de ce qui était prévu. Depuis que les organisateurs ont lancé leur appel pour le 20 avril, le contexte politique concernant les langues régionales en France s’est tout récemment dégradé. Le président Hollande a renoncé le mois dernier à sa 56ème promesse de campagne qui devait voir ratifier la Charte Européenne des Langues et Cultures Minoritaires et le projet de loi de refondation de l’Ecole de Vincent Peillon a failli totalement oublier les langues régionales. Pour l’heure, les organisateurs n’ont pas modifié leur appel ni reprécisé leurs revendications mais il se pourrait bien que les Occitans aient une raison de plus de défiler pour ce « Grand Passacarrièra ».

Clamenç Alet

25 Mar

La lenga nòstra, la vòstra lenga.

Clément en plein tournage

Ce dimanche dans Viure al Pais, c’est une émission originale que nous vous proposons. Originale et inédite puisque nous n’avons jamais consacré d’émission entière à la langue occitane, et rien qu’elle. Nous remonterons la source historique de l’occitan, d’où vient cette langue ? La lenga d’òc : une langue et non pas un patois. La différence est essentielle et c’est un linguiste, Pierre Salles qui nous expliquera pourquoi. L’émission aura aussi pour vocation de vous ouvrir les écoutilles. L’occitan est une langue dont les accents donnent 5 grandes familles de « parlers » : le gascon, le limousin, l’auvergnat, le languedocien et le provençal. Un peu comme 5 doigts d’une même main. Et ce n’est pas Alain Rey, le grand linguiste français qui va dire le contraire. Le temps d’un reportage, il nous a ouvert les portes de son univers et nous a donné sa vision, son regard sur cette langue occitane, qu’il connaît bien mieux que de nombreux occitanistes.

Langue transmise ou langue apprise, l’occitan n’est pas seulement la langue des vieux ou des paysans. C’est aussi la langue des Rois en Béarn, la langue administrative dès le 10ème siècle, la langue des troubadours, celle qui a donné au français le mot AMOUR, une langue qui change, qui se ré-invente, une langue vivante, qui séduit aussi ceux qui n’ont pas grandi en Occitanie.

Clément Alet

21 Mar

La douche froide

François Hollande - Photo : Fred Dufour AFP

Si le mois de mars est annoncé par tous les observateurs comme le mois plus difficile à vivre pour le gouvernement et le Président de la République, il en est tout autant concernant le monde occitan et plus largement les défenseurs des langues régionales en France. A qui la faute?  A ce gouvernement et son Président François Hollande qui semble avoir tout bonnement oublié sa 56ème promesse de campagne : celle où il annonçait qu’il « ferait ratifier la Charte européenne des Langues Régionales et Minoritaires ». Une position claire, forte, qui avait d’un coup d’un seul, permis de récupérer les voix des électeurs pro langues régionales. La campagne électorale avait été claire, pour une fois, entre les candidats sur la question. Nicolas Sarkozy s’était largement démarqué de son adversaire en affirmant que « quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la charte des langues régionales et minoritaires ».

Mais l’espoir suscité par Hollande auprès des Occitans tout autant que des Bretons vient de voler en éclat. Le 13 mars dernier, le Conseil des Ministres s’est notamment réuni pour discuter de la prochaine réforme constitutionnelle. Au menu des festivités, un certains nombre de dossiers dont celui de la fameuse Charte qui n’arrivera au final, jamais sur la table du Conseil. L’executif a renoncé à s’engager dans une modification de la Constitution, préalable à la ratification. Una brava recuolada comme on dit en oc, un large pas en arrière qui permet au gouvernement d’aller se cacher derrière d’avis négatif du Conseil d’Etat pour augmenter son choix. Ce retour à la case départ intervient au moment même où un « comité consultatif national sur les langues régionales et la pluralité linguistique interne » a été crée par la Ministre de la culture, Aurélie Filippetti et dont le rôle est de préparer la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Ce comité réuni 10 membres, dont le conseiller régional occitan David Grosclaude et s’est tenu pour la première fois le… 6 mars dernier, soit 7 jours avant sa mort programmée. Ce mois de mars est décidément long et compliqué.

Clément Alet

31 Oct

4 novembre : VAP spécial patrimoine industriel, l’édito de Sirine Tijani

La revolucion industriala dels sègles passats cambièt prigondament la societat e faiçonèt los paisatges d’Occitània. A l’ora d’ara, d’usinas abandonadas, transformadas o reabilitadas, jalonan lo territòri, patrimòni tecnic, cultural e arquitectural excepcional, testimònis vertadièrs de l’istòria contemporanèa.
Viure al país a decidit doncas de vos far descobrir tot aquel patrimòni industrial, reabilitat, salvagardat o abandonat, sovenir de las principalas produccions que participèron al desvolopament d’Occitània mas tanben de Catalonha.
La còla de VAP s’es doncas desplaçada dins lo país tot : en Bearn, a la descobèrta del patrimòni ferroviari reabilitat amb lo trenòt d’Artosta, dins la Val d’Aussau, e de l’anciana usina de tram de Pau qu’abriga ara los archius municipals e la direccion de la cultura de la ciutat. De Pau, cap a Graulhet, dins Tarn, anciana capitala del cuèr, ont se pausa ara la question del devenir de las 170 caucinas en bosiga que demòran long del Dadou. E es pas en Occitània mas en Catalonha qu’avèm decidit de vos parlar de la reconversion dins lo torisme de l’anciana fabrica de dinamita de Paulilhes e de la cava cooperativa de Belhestar, dins los PO.
Per parlar de tot aquò, sèm anats dins los Pirenèus Nauts, a Aurelhan, prèp de Tarba, ciutat entièrament labelisada “Oc per l’Occitan”. Ailà, una teulièra famosa, l’usina Oustau, fondada en 1873 e tancada dins la annadas 1970, es encara de pès, totjorn fòrça bèla. Conten dos forns Hausman, quasi-unencs dins aqueste estat. A costat de la fabrica, l’ancian ostal de la familha Oustau es ara un centre cultural important per Aurelhan, inscrita – coma l’usina – als monuments istorics. Un eretièr de l’usina Oustau e un professor d’occitan d’Aurelhan nos parlan d’aquestes dos luòcs  que fan ara partida tant del patrimòni industrial coma cultural de lor ciutat

 

La Révolution industrielle des siècles derniers a profondément changé la société et a façonné  les paysages de l’Occitanie. Aujourd’hui, des usines abandonnées, transformées ou réhabilitées jalonnent le territoire, patrimoine technique, culturel et architectural exceptionnel, véritables témoins de l’histoire contemporaine.
Viure al País a donc décidé de vous faire découvrir tout ce patrimoine industriel, réhabilité, sauvegardé ou abandonné, rappel des productions et des industries qui participèrent au développement de l’Occitanie mais aussi de Catalogne. L’équipe de VAP s’est donc déplacée dans tout le pays : en Béarn, à la découverte du patrimoine ferroviaire réhabilité avec le petit train d’Artouste, dans la vallée d’Ossau, ainsi que l’ancienne usine de tramway de Pau qui abrite désormais les archives municipales et la direction de la culture de la ville.
De Pau, direction Graulhet, dans le Tarn, ancienne capitale du cuir, où se pose à présent la question du devenir des 170 mégisserie en friche qui restent le long du Dadou. Et ce n’est pas en Occitanie mais en Catalogne que nous avons décidé de vous parler de la reconversion dans le tourisme de l’ancienne fabrique de dynamite de Paulilles et de la cave coopérative de Bélesta, dans les PO.
Pour parler de tout cela, nous sommes allés dans les Hautes-Pyrénées, à Aureilhan, près de Tarbes, ville entièrement labélisée Oc per l’occitan. Là-bas, une tuilerie célèbre, l’usine Oustau, fondée en 1873 et fermée dans les années 1970, est encore sur pied, toujours majestueuse. Elle renferme deux fours Hausman, quasi-unique dans cet été. A côté de l’usine, l’ancienne maison de la famille Oustau est aujourd’hui un centre culturel important pour Aureilhan, inscrite – comme l’usine – aux monuments historiques. Un héritier de l’usine Oustau et un professeur d’occitan d’Aureilhan nous parlent de ces deux lieux qui font désormais autant partie du patrimoine industriel que culturel de leur ville.

Viure al País spécial Patrimoine Industriel,

c’est ce dimanche 4 novembre à 11h25

22 Oct

L’édito de Benoît Roux

Adessiatz monde, Adishatz, la passejada occitana de la setmana va començar per de patrimòni. Lo fòrt del Portalet en Vath d’Aspa. Un bastiment del sègle 19 qu’a conegut de periòdes plan diferents. Serviguèt per velhar la frontièira espanhòla procha del Sompòrt. Puèi vegèt passar Blum, Mandel e Petain en preson. En 2005, lo fòrt es estat classat monument istoric. La comunautat de comunas de la Vath d’Aspa que n’es proprietari es ara a lo petassar. 20 000 personas son esperadas en 2013…A condicion de poder arribar per una rota pas tròp larga e torsuda.
Mai planièr, aqui lo vilatge de Peiriac de la salt. País de salt e de vinhas. País aparat tanben de las construccions toristicas que se tròban sus la còsta audenca pas plan luènh. Los paisatges son rete polits, un pauc balajats pel vent. Viure al País vos va menar dins aquel endret cargat de memòrias e qu’es ara candidat per èsser un dels viltages lo mai bèl.
E puèi dos personatges. Nadal Rey que manja los 101 ans. Una vida plan emplenada coma professor, aparaire de la lenga, esportiu, engajat dins la vida associativa. Es pas possible de resumir la vida de Nadal Rey. Mas sonses libres ne donan deja la mesura.
Lo second es pus jove mas es totjorn tan malaisit de lo resumir. De la « leiçon de solexitant », en passent per « Gora l’exploratrice », « l’occitanie en baignoire » e son grope talabast, Laurens Labadia es plan luènh de sa vida de paisan tranquilòt qu’imaginava un temps de far…

La promenade de la semaine commence par du patrimoine. Le fort du Portalet en Vallée d’Aspe. Un bâtiment du 19ème siècle qui a connu différentes périodes. Il a servi de poste de surveillance sur la frontière espagnole proche du Somport. Il a vu passer Blum, Mandel et Pétain…en prison. En 2005 le fort a été classé aux monuments historiques. La communauté de communes de la vallée d’Aspe qui en est propriétaire est en train de le rénover. 20 000 personnes sont attendues en 2013…A condition encore de pouvoir y accéder car la route n’est pas large et tortueuse.
Plus en plaine, voilà le village de Peyriac de mer. Pays de sel et de vignes. Pays à l’abri des constructions touristiques que l’on trouve sur la côté audoise pas très loin. Les paysages sont magnifiques, balayés par le vent. Viure al país vous emmène dans ce lieu chargé de mémoires, qui postule pour être l’un des plus beaux villages de France.
Et puis 2 personnages. Nadal Rey qui va sur ses 101 ans. Une vie bien remplie comme professeur, défenseur de la langue, sportif, engagé dans la vie associative….c’est impossible de résumer la vie de Nadal Rey. Mais ses livres en donnent la teneur.
Le second est plus jeune mais tout aussi difficile à résumer. De la « leçon de solexitant » en passant par « Gora l’exploratrice », « L’Occitanie en baignoire » et son groupe « talabast » (vacarme), Laurent Labadie est bien loin de la vie de paysan tranquille qu’il imaginait un temps avoir…

09 Oct

14 octobre : L’édito de Clément Alet

La davalada se sarra,alèra n’aprofitam un darrièr cop per nos passejar al solelh, pel País occitan. De las Pirinèias, al Massiu Central, en passant per las Corbièras : una brava caminada, dins La lenga d’oc.

Lenga de Bigòrra e d’Aragon, lengas d’aqueles paisans que se tòrnan trobar un còp l’an dempuèi 1862, cada 24 de Julhet, per mesclar lors vacas lo temps d’una estivada.

Lenga de la montanha cantalona. Sus un Massiu ont los caçaires son a l’espera del camóç, bèstia sauvatja que tòrna poblar aquel territòri desempuèi la fin de las annadas 70. Enfin, Lenga de las Corbièras, pel « tornar » del Vira-Lenga. Sul cadièiral rotge, un Joan Loís Escudier claufit de contes e reprovèrbis del sèu canton, a l’entorn de Montserret, dins Aude.

L’automne approche, alors profitons-en, une dernière fois pour prendre les chemins ensoleillés du Pays Occitan. Des Pyrénées au Massif-Central, en passant par les Corbières : un joli tour dans la langue d’oc.

Langue de Bigorre et d’Aragon, langues de ces agriculteurs qui se trouvent une fois par an depuis 1862, le 24 juillet, pour mêler leur vaches le temps d’une estive.

Langue de la montagne du Cantal, sur un massif où les chasseurs sont à l’affut du chamois. Bête sauvage réintroduite et qui repeuple ce territoire depuis la fin des années 70.

Enfin, langue des Corbières pour LE retour du « Vira-lenga ». Dans le grand fauteuil rouge, un Joan Louis Escudier tout imprégné de contes et proverbes de son coin à lui, autour de Montserret, dans l’Aude.

20 Sep

Edito de Benoîx Roux, émission du 23 septembre

L’estiu contunha sus Viure al País. Poidretz encara aprofitar dels darrèrs rais de solelh que vos farem partajar dins aquela emission. Anirem dos còps a Seta. Per començar, un viatge en poesia ambe lo festenal « Voix Vives ». La poesia de pertot, mai que mai miègterranenca e de còps que i a occitana. Aital Aubin Bonnet o Joan-Pèire Tardiu an pogut legir quauques vèrses. Un flumi de poesia de contunh tota la jornada e un polit reportatge signat Miriam François sus d’imatges rete poetics de Jean-Pierre Duntze. Seta totjorn, la villa festejava sa 270ena Sant-Loís eveniment esportiu e cultural. Las ajustas fan partida del patrimòni. Li se fa de 4 a 80 ans. L’auboi dona tostemps lo ritme Seta se vestis de blanc e l’istòria s’acaba totjorn dins l’aiga !
« La pluèja rossèla », sèm encara dins l’aiga e tanben dins la poesia ambe l’òbra de Julio Llamazares. Aquel escrivan jornalista d’Aragon es estat revirat en lenga nòstra per Fernand Vialaret e Aurelià Lassaque s’en es congostada !
Enfin lo nòstre subjèct aquitan portarà sus una question de societat : cossí aculhir los enfans andicapats e quitament quand son venguts adultes. L’ARIMOC (Association régionale des Infirmes Moteurs d’Origine Cérébrale) s’es fargada en 74 per aquò far. La familha Cabarry compta dos mainatges dins aquela estructura. Avèm seguit la vida e las dificultats e tanben las reussidas d’aquel centre.

L’été se poursuit dans Viure al País. Vous pourrez ainsi profiter des derniers rayons de soleil que nous vous ferons partager dans cette émission. Nous ferons escale à Sète à 2 reprises. Tout d’abord pour un voyage en poesie avec le festival « Voix Vives ». De la poésie comme s’il en pleuvait, essentiellement méditerranéenne et des fois occitane. Ainsi Aubin Bonnet et Jean-Pierre Tardieu ont pu lire quelques vers. Un fleuve de poésie continuel et un beau reportage signé Miriam François sur des images très poétiques de Jean-Pierre Duntze. Sète encore, la ville fêtait sa 270ème Saint-Louis, un événement sportif et culturel. Les joutes font partie du patrimoine. Elles se pratiquent de 4 à 80 ans. L’hautbois donne le rythme, Sète se vêtit de blanc et l’histoire se termine toujours dans l’eau !
« La pluie jaune », toujours dans l’eau et encore dans la poésie avec l’œuvre de Julio Llamazares. Cet écrivain journaliste Aragonais a été traduit en occitan par Fernand Vialaret et Aurelia Lassaque s’est régalée.
Enfin le sujet aquitain met l’accent sur une question de société : comment accueillir les enfants handicapés, des adultes handicapés ? L’Arimoc (Association régionale des Infirmes Moteurs d’Origine Cérébrale) s’est crée en 1974 pour ça. La famille Cabarry a placé 2 enfants dans cette structure. Nous avons suivi la vie, les difficultés et aussi les réussites de ce centre.

12 Sep

Edito de Benoît Roux – émission du 16 septembre

Brave monde aqui la dintrada per totes. Nos sèm plan preparats aquest’estiu. Sèm pas demorats a nos far rostir la pèl. O alèra pas sus la sabla mas sus d’autres terrens ! Aquel trabal, lo poidretz fintar a comptar de ara al fenestron. En Miègjorn-Pirenèus e Lengadòc Rosselhon coma de costuma, mas tanben en Aquitània tota çò qu’es una noveltat ! Un public novèl e un territòri pas vertadièrament desconegut estant que i anavèm de temps en temps. Enfin bon, noveltat…pas complètament ! Las ondas son de còps que i a capriciosas e n’i avia deja que fintavan Viure al País del costat de Bearn o de las Lanas.
E Punt de Vista me diretz ? L’emission que passava tanben lo dimenge s’arrèsta. Mas pas Denis Salles -son obrador màger- que va trabalhar tornar per Viure al país. Veidretz sonses reportatges regularament dins las emissions.
Alèra donc l’estiu passat avèm obrat. Aital a Perinhan d’Aude ont fa bon viure la maja part del temps. Mas l’estiu, tant val benlèu anar endacòm mai se òm vòl èsser suau. Cal dire que aculhir mai de 50 000 personas l’estiu supausa un pauc d’organisacion. Cal tanben rebugar las margas. E se d’abituda lo consér es un contaire finòt, aqui cal fa mai que de polidas istòrias !
L’Estivada de Rodés es tanben una de las polidas istòrias de l’estiu. Gaireben 20 ans qu’aquel eveniment es la veirina de la creacion occitana. Aquest’an, lo public s’es asondat sul barri de Bourran : mai de 30 000 personas lo primièr jorn e autant lo darrièr. De que ne perdre son latin….mas pas son occitan ! Alèra : qu’una es l’identitat de l’Estivada ? Responsa ambe Zebda, Massilia, Patric Roux lo capmèstre de l’afar e tanben de monde venguts de Brasil, de la Vath d’Aran…Fasèm nautres tanben dins l’internacional !

Et voici donc la rentrée ! Que nous avons bien préparée cet été. Nous ne sommes pas restés à bronzer. Ou alors pas sur le sable mais sur d’autres terrains ! Tout ce travail, vous pourrez le regarder dès à présent sur vos écrans. En Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon comme d’habitude, mais aussi sur tout le territoire aquitain, ce qui constitue une nouveauté. Un nouveau public mais des terres pas vraiment inconnues. Nous y allions régulièrement. Bon et puis la nouveauté n’est pas complète. Les ondes étant parfois capricieuses, certains regardaient déjà Viure al País du côté du Béarn ou des Landes.
Et Punt de Vista alors ? Cette émission qui passait également le dimanche s’arrête. Mais pas Denis Salles son acteur principal qui va œuvrer pour Viure al País. Vous verrez donc régulièrement ses reportages dans les émissions.
Ainsi donc, nous avons travaillé cet été. Du côté de Fleury d’Aude où il fait bon vivre la plupart du temps. Mais l’été, mieux vaut aller ailleurs si on veut être tranquille ! Il faut dire qu’accueillir plus de 50 000 personnes l’été suppose un peu d’organisation. Il faut aussi retrousser les manches. Et si d’habitude le maire est un conteur fin, là il faut plus que de belles histoires !
L’Estivada de Rodez est aussi une des belles histoires de l’été. Presque 20 ans que cet événement est la vitrine de la création occitane. Cette année, le public s’est déversé sur le quartier de Bourran : plus de 30 000 personnes le premier soir et autant le dernier. De quoi en perdre son latin…mais pas son occitan. Alors justement : qu’elle est l’identité de l’Estivada ? Eléments de réponse avec Zebda, Massilia, Patric Roux (directeur du festival) et des personnes venues du Brésil, du val d’Aran et d’ailleurs. Nous faisons donc dans l’international !

Le site de l’émission et le programme du 16 septembre
http://midi-pyrenees.france3.fr/viure-al-pais-occitan-catalan/

19 Juin

Edito de Clément Alet – émission thématique « un été en òc ! »

Un estiu en òc

Pel darrièr Viure al País de la sason, vos convidam un còp de mai, a prener d’aire.
Aquò’s pel país de Joan Bodon que pausèrem lo nòstre platèu per una emission capvirada sus l’estiu e las vacanças qu’arriban, amb’un troçet d’occitan al dintre. De vacanças al vèrd, a la bòria, una passejada per las Pirinèias, e un Centre de Léser pels drollets tot aquò en oc ! Aqui lo menut d’aquèl Viure al País especial que vos serà portat per Lilian Olivier. Lo director de l’ostal Joan Bodon de Crespinh nos dubrís las pòrtas, e vos farà dintrar dins lo monde l’escrivan occitan. Una idèia de mai per un estiu… occitan !

Un été en òc !

Pour ce dernier « Viure al País » de la saison, nous vous invitons une nouvelle fois à prendre l’air. C’est au pays de Joan Bodon que nous avons posé notre plateau pour une émission entièrement dédiée à l’été et aux vacances qui arrivent, à la sauce occitane bien entendu. Des vacances au vert, à la ferme, une randonnée dans les Pyrénées et un centre de vacances pour les enfants… tout ça en occitan : voici donc le menu de ce « Viure al País » spécial qui vous sera accompagné de Lilian Olivier. Le directeur de l’Ostal Joan Bodon de Crespin (12) nous a ouvert les portes pour vous faire entrer dans l’univers de l’écrivain occitan. Une idée de plus pour un été… tot en òc !

10 Mai

De bartasses en cosina de Clément Alet

De bartasses en cosina

N’es un Viure al Pais especial que vos portam duèi sus un platèu… e qu’un platèu repais, amb’un menut de sason, per una emission especialament dedicada a la cosina occitana de la prima !
Se vos disi, alhet, falsa garba, responchons, bineta, pimparelas, mauvas, pissenlièches… probable que coneissètz e que n’aurètz dejà tastat… Totas aquelas plantas, flors e menudalhas las anam culhir, aprestar e manjar.
Al menut : cap en Lomanha, al mièg dels prats de blat vèrd d’aquèsta passa, en cerca de l’alhet, que buta ara e que se manja en moleta…
Coma n’es encara la sason, èra pas possible de far aquela emission sens nos arrestar sus una planta occitana mitica de la prima : lo responchon. Planta bartassièra, que congosta los tarneses, los roergasses e al delà…ne disi pas mai, estant que daissarèm la paraula a un mèstre coeta, un cosinier, especialista e amorós de totas aquelas plantas nòstras, que el sap cosinejar per ne meravilhar las papillas : Lo Geors Nosella. Pels bartasses de la bòrda bio del Loriot dins Gers, anèrem amassar de pavòt, de mostarda salvatja, de pimparèlas, de borage… e plan mai encara,
e n’es en cosina que vos prepausarem de seguir las receptas per aquel menut de sason :

Ton grezilhat, porròu caramelizat e lemon, huelhas de mostarda e hlors, padenada de pavòt e alhets.

Hitge de guit sus ua infusion de facelia, linhèt de siròp de pavòt et rhubarbe aux cinc còstas, margarideta et Borrage servis dambe crespeths de pimparèlas…


De haies en cuisine

C’est un Viure al País spécial que nous vous portons sur un plateau… repas, avec un menu de saison pour une émission spécialement dédiée à la cuisine occitane du printemps !
Si je vous dis : Aillet, Respounchous, oseille, pâquerette, mauve, pissenlit, peut-être en aurez-vous déjà gouté ? Toutes ces plantes et fleurs nous allons apprendre à les cueillir, les préparer et les manger.
Au menu de l’émission : direction la Lomagne où en plein milieu des champs de blé vert pousse en ce moment l’aillet, excellent en omelette. C’est encore la saison, alors il n’était pas possible de faire autrement que de nous arrêter un instant sur une plante occitane mythique du printemps : le responchon. Plante des haies, qui régale les tarnais et aveyronnais et au-delà… je n’en dit pas plus. Nous laisserons justement la parole à Georges Nosella, un maître cuisinier, un chef spécialiste et amoureux de ces plantes et fleurs qu’il sait sublimer pour nous en régaler les papilles.
C’est dans les haies de la ferme bio du Loriot dans le Gers que nous sommes allés ramasser du coquelicot, de la moutarde sauvage, des paquettes, de la bourrache et bien d’autres encore…
C’est en cuisine que nous vous proposons de suivre ces recettes pour un menu de saison :

Thon à la plancha, muscari caramélisé au citron, feuilles de moutarde et fleurs, poêlée de coquelicots au aillets

Foie gras de canard sur une infusion de phacélie, un trait de sirop de coquelicot et rhubarbe au plantain, pâquerettes et bourrache servi avec deux beignets de pâquerettes


Viure al paìs- spéciale Cuisine Occitane – la BA par france3midipyrenees

Emission spéciale du 13 mai sur les spécialités culinaires occitanes